Impôts, taxes... Que prévoit le budget ? Reportage C dans l'air 06.02.2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00FerméeRéponse partielle
Vous n'y croyez pas?
- 3:30OuverteRéponse directe
Les mots qu'on utilise sont biaisés?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30F.BayrouChiffre
« 5,4 % d'objectifs de déficit en 2025, au prix de 50 milliards d'euros d'économies. »
- 1:30F.BayrouChiffre
« 8 milliards d'euros dans les caisses de l'Etat, en 2025 uniquement promet le gouvernement aux patrons. »
- 2:00F.GuinochetChiffre
« 30 milliards de baisses de dépenses et 20 milliards de hausses d'impôts et de prélèvements divers, pour arriver à un déficit à 5,4 %. »
- 2:30D.SeuxChiffre
« Les dépenses publiques en 2024: 1695 milliards. »
- 4:00J.JaffréChiffre
« On n'a jamais vu ça. L'intérêt de la chose, c'est que ça a attiré l'attention de l'opinion sur le fait que chaque année, nous creusons un déficit de 150 milliards à peu près... »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ils étaient en dessous des taux grecs. - C.Roux: C'est donc le choix de la stabilité qui l'a emporté à l'Assemblée nationale, avec un budget qui a le mérite d'exister.
Un sursis pour F.Bayrou et un choix déjà contesté, celui de faire porter principalement l'effort sur les entreprises. - A les entendre, il ferait l'unanimité contre lui. - O.Faure: C'est un mauvais budget. - E.Coquerel: Le budget soumis au vote aujourd'hui est pire que celui de M.Barnier. - Pourtant, ce budget a au moins un mérite, celui d'être enfin adopté.
Un peu d'oxygène pour F.Bayrou, contraint en début de semaine de déclencher son 1er 49-40... ...son 1er 49-3. - F.Bayrou: J'ai l'honneur d'engager, en vertu de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, la responsabilité du gouvernement. - Dans la foulée, LFI dégaine sa motion de censure.
Mais sans le soutien du PS et du RN, le parti de J.-L.Mélenchon échoue cette fois à faire tomber le gouvernement. - Y.Braun-Pivet: Les conclusions de la commission mixte paritaire pour le projet de loi de finances 2025 sont considérées comme adoptées. - En négociant avec les socialistes plutôt qu'avec M.Le Pen, F.Bayrou réussit là où M.Barnier avait échoué. 5,4 % d'objectifs de déficit en 2025, au prix de 50 milliards d'euros d'économies. - F.Bayrou: Le budget que nous allons adopter aujourd'hui est une étape.
C'est même le début du début du commencement du travail que nous avons à faire. - Si les socialistes et les collectivités locales ont obtenu de larges concessions, les ménages restent mis à contribution via le triplement de la taxe sur les billets d'avion, le malus automobile alourdi ou encore la hausse de la TVA sur les chaudières à gaz. Mauvaise surprise aussi pour les autoentrepreneurs.
Ils seront plus nombreux à payer la TVA, avec un seuil abaissé à 25 000 euros de chiffre d'affaires annuel au lieu de 37 000 jusque-là. - C'est un scandale. Les autoentrepreneurs sont très remontés contre ça.
Le RN et le PS ne les ont pas défendus en ne votant pas la censure. - Les grandes entreprises ne seront pas épargnées. Leur impôt sur les sociétés sera majoré.
A la clé: 8 milliards d'euros dans les caisses de l'Etat, en 2025 uniquement promet le gouvernement aux patrons. - Oui, c'est exceptionnel. Oui, nous leur demandons un effort.
Mais en contrepartie, l'Etat fait le plus gros effort d'économies qu'il n'a jamais fait depuis 25 ans. - Provisoire ou non, la pilule ne passe pas pour le patronat. -13 milliards de charges en plus pour les entreprises françaises, qui sont déjà les plus chargées au monde, c'est un mauvais budget. - Des patrons qui, à l'image de B.Arnault, ont mené la charge sur cette nouvelle taxe sur les bénéfices en agitant la menace de la délocalisation. - La leçon, ce n'est pas qu'il faut continuer à multiplier les cadeaux, c'est qu'il faut empêcher les multinationales de faire la pluie et le beau temps en France. - Malgré les critiques, est-ce enfin le bout du tunnel pour F.Bayrou?
Rien n'est moins sûr. Ce budget adopté, les socialistes s'apprêtent à déposer leur propre motion de censure. Le RN n'a pas encore arrêté sa décision. - C.Roux: Nous allons revenir sur la colère des entreprises et en particulier des autoentrepreneurs.
Question. - F.Guinochet: Sur le papier, on nous dit qu'on va économiser 50 milliards d'euros. 30 milliards de baisses de dépenses et 20 milliards de hausses d'impôts et de prélèvements divers, pour arriver à un déficit à 5,4 %.
C'est ce qu'on nous dit... - C.Roux: Vous n'y croyez pas? - F.Guinochet: Quand on regarde précisément, on voit bien qu'il y a des coupes budgétaires un peu partout, des petits coups de rabot, notamment dans les ministères.
Mais derrière les dépenses, la difficulté, c'est comment trouver autant de coupes dans les dépenses. On ne les voit pas vraiment. Quelques agences... 30 milliards, c'est quand même beaucoup.
Une note du Haut Conseil aux finances publiques dit: "Attention, en réalité, c'est plutôt sur les hausses d'impôts que sur les baisses de dépenses que va se faire ce budget." C'est aussi ce qui explique la fronde des patrons. Ils disent qu'ils vont beaucoup payer et que l'Etat ne va pas faire beaucoup d'économie.
On parle du budget de l'Etat, mais le gros des dépenses qui augmentent, et on a beaucoup de mal à les juguler, ce sont les dépenses sociales. Les retraites, l'Assurance maladie...
On arrive à freiner un peu la hausse, mais pas à faire des économies. Dans le climat actuel, dire qu'on va couper dans l'hôpital, qu'on ne va pas faire de rallonge pour les Ehpad, l'indexation des retraites, y compris pour les retraités les plus aisés...
Ca ne passe pas, politiquement. C'est là-dessus que le gros de la dépense risque de se faire et que le dérapage financier est possible. - C.Roux: Juste une petite parenthèse pour vous livrer une information qui est tombée cet après-midi concernant la méthode des Britanniques pour faire des économies.
Le gouvernement travailliste a annoncé la mise en place d'une nouvelle mesure de performance, principalement pour les cadres de la fonction publique qui risquent désormais un licenciement s'ils ne réalisent pas suffisamment d'économies dans leurs services. C'est radical! - D.Seux: C'est radical et ça montre la tentation américaine.
En ce moment, les équipes d'E.Musk sont à la tête du département de l'Efficacité gouvernementale et ils prennent des mesures d'une violence inouïe. Si on ne fait pas de vraies réformes, on risque de finir à la hache.
Ce serait très dommageable. Les dépenses publiques en 2024: 1695 milliards. Je ne sais pas où sont les moins 50 milliards.
Baisser les crédits de la recherche, ce n'est pas simple. Nous sommes incapables, collectivement, de faire des économies sur les dépenses sociales de retraite ou de santé, qui continuent d'augmenter. - C.Roux: Une baisse aussi sur les dépenses liées à l'écologie, avec une baisse des budgets attribuée à la transition écologique. - J.Jaffré: Je ne suis pas le plus grand spécialiste là-dessus.
Mais intégrer dans les économies les hausses d'impôts, il me semble qu'il y a un problème. Augmenter les impôts, ce n'est en rien une économie, au contraire. Vous amputez le pouvoir d'achat des gens.
Pour les entreprises, ça veut dire les salaires, la participation, etc. - C.Roux: Les mots qu'on utilise sont biaisés? - J.Jaffré: Oui.
On a quand même eu 4 mois de discussions où le budget était la seule question politique posée dans le pays. On n'a jamais vu ça. L'intérêt de la chose, c'est que ça a attiré l'attention de l'opinion sur le fait que chaque année, nous creusons un déficit de 150 milliards à peu près... - D.Seux: 163, cette année. - J.Jaffré: Merci d'être plus précis, mais aussi plus inquiétant.
On voit que ça ne peut pas continuer comme ça. Quand on creusait des déficits comme ça, en gros, c'était avant la Révolution française. Les Français se disent que ça ne peut pas continuer, qu'il y a un problème pour le pays.
Ca peut être un enjeu politique de l'élection présidentielle de 2027, comment on réorganise le financement de la protection sociale, comment faire pour que le travail, ce soit à la fois payer davantage pour les salariés et ne pas être
François Bayrou