"Le parquet national financier ne fait pas de politique", souligne le procureur du PNF
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Le PNF fait trembler les politiques, comment l'expliquez-vous ?
- 2:00OuverteRéponse directe
L'affaire Sarkozy: 3 charges abandonnées, seule l'association de malfaiteurs retenue. Désaveu ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir fait appel malgré l'absence de preuves irréfutables ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
L'exécution provisoire de la peine de Sarkozy: pourquoi ne l'aviez-vous pas requise ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Avez-vous perdu la bataille de la communication dans cette affaire ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Le PNF a-t-il trop de pouvoir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Jean-François BonteFait
« Nicolas Sarkozy condamné en première instance à 5 ans de prison. »
- 11:00Jean-François BonteFait
« Le PNF ne fait pas de politique. »
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Cureur national financi. Bonjour Jean-François Bonte, [rires] merci beaucoup d'être avec nous sur France Info. Bonjour Paul.
Bonjour Agath. Vous êtes donc à la tête du parquet national financier. Ce PNF que vous allez bientôt quitter.
PNF trois lettres qui font trembler les politiques. La République aussi parfois. L'affaire Fillon, c'est vous.
L'affaire Carlos Gon Rachidati, c'est vous. L'affaire des soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozi en 2007, c'est encore vous. Nicolas Sarkozy condamné en première instance à 5 ans de prison.
On écoute ce qu'il dit de vous les magistrats. La haine n'a donc décidément aucune limite. Cette injustice est un scandale.
Ceux qui me haïissent à ce point pensent m'humilier. Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France. Vous l'avez dit, vous estimez qu'il y a eu financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozi et pourtant en première instance trois charges sur quatre ont été abandonnées.
Seule l'association de malfaiteurs a été retenue. L'avez-vous vécu comme un désaveux Jean-François Bonerte pour ne pas dire une claque ? Absolument pas.
En amont du procès du financement libyen, j'avais expliqué notamment devant vos certains de vos confrères que dans le dossier, ce qui compte c'est le dossier. Il y a des charges, il y a des preuves qui permettent de caractériser le fond même de l'affaire, c'est-à-dire le pacte de corruption. Alors, nous sommes en présence d'un jugement qui fait presque 400 pages, qu'il faut s'approprier, qu'il faut qu'il faut lire avec beaucoup d'attention.
Donc ça prend un un temps certain. Justement, vous direz que c'est le dossier le plus lourd, le plus complexe ou tout simplement le plus inflammable que vous ayez eu à gérer ? Il est inflammable en raison des personnalités en présence qui elle-même électrice.
On voit bien le le débat public et on voit à travers la citation euh euh de monsieur Sarkozy que vous venez à l'instant de de diffuser. Euh la thèse évidemment de de haine de haine en fait il renverse la situation le accusations qui ont été portées contre lui et qui ont été validées par le jugement. J'ai conscience que nous sommes actuellement en phase d'appel, d'où une certaine prudence aussi de ma part, mais il y a toujours une présomption.
Les premiers juges ont dit il y a pacte de corruption et c'est ça qu'il faut retenir. Malgré l'absence de certaines preuves irréfutables, malgré le fait que vous ayez mis de côté la note de médiia part à l'origine de l'affaire, le plus probable est que ce document soit un un faux, a dit le tribunal. Vous n'avez pas non plus trouvé de trac d'argent liquide dans la campagne de Nicolas Sarkozy.
Pour autant, vous faites appel de cette décision de première instance. Pourquoi ? Et bien, tout simplement parce que classiquement lorsqu'un prévenu fait appel, le ministère public, le parquet fait appel également tout simplement pour que la cour d'appel puisse examiner dans son intégralité les charges qui qui ressortent du dossier et non pas simplement les points sur lesquels le le prévenu fait appel.
Ça c'est une technique tout à fait classique de tous les procureurs. Vous aviez fait part déjà de votre intime conviction que vous nous répétez ce matin. Nicolas Sarkoisier coupable pour vous.
C'est mon intime conviction. Elle ressort du dossier. C'est quelque chose d'objectif.
Les Je constate qu'il n'y a pas que le parquet, le PNF qui le dit. Trois juges et avant eux de de nombre des dizaines de juges en cours d'appel à la Cour de cassation ont validé les éléments qui ont été jugés par le tribunal. lequel tribunal dit il y a un pacte de corruption et techniquement ils assoient ça sur l'association de malfaiteur excusez-moi Nicolas Sarkozy a été relaxe relaxé de la charge de corruption.
Oui. Alors, c'est une c'est une approche, une analyse technique avec laquelle le parquet national financier peut se démarquer puisque nous dans le au cours du dossier dans le réquisitoire écrit, réquisitoire oral également, nous avions soutenu un autre raisonnement. Le tribunal arrive à la même conclusion que nous, mais en suivant un chemin de raisonnement différent.
Ça c'est tout simplement l'autonomie d'appréciation. En tout cas, il est relaxé du chef de de corruption. Est-ce que vous espérez que après l'appel certaines charges que vous aviez requises et qui n'ont pas été revenu reviennent par exemple que Nicolas Sarkozy soit condamné pour corruption ?
C'est tout simplement le but de l'appel et c'est au au juge d'appel qu'il appartiendra maintenant de faire ce travail d'analyse, ce travail de d'introspection du dossier. Absolument. Dans cette affaire, il y a une autre chose qui a beaucoup interpellé, c'est l'exécution provisoire, c'est-à-dire l'application immédiate de la peine de prison malgré l'appel et donc la présomption d'innocence de Nicolas SarkoZi.
Cette exécution provisoire, malgré ce réquisitoire très lourd, vous ne l'aviez pas requise. Est-ce que vous avez été surpris ? Là aussi, c'est l'autonomie d'appréciation des juges.
Nous avons déclenché un élan de répression en requérant une peine très élevée que nous estimions équilibré et proportionné à la gravité des faits en présence desquels nous trouvons. Et le tribunal a à sa disposition une palette de mesures que qu'il a décidé d'appliquer. C'est le cas évidemment avec le mandat de dépôt à effet différé.
C'est-à-dire que en prison, il est pas parti en prison tout de suite, mais avec un délai pour préparer évidemment cette cette mesure d'incarcération euh que j'ai j'ai notifié la moi-même la date de d'incarcération. C'est vous qui l'avez rencontré pour lui pour lui expliquer les modalités de sa détention que vous n'aviez pas requise. Donc une une mise en prison immédiate quasiment qui a suscité l'incompréhension de certains dans la classe politique.
Chez les Français aussi, il y a des sondages qui montrent que un peu plus de 40 % des Français n'ont pas compris cette décision. Est-ce que vous avez perdu la bataille de la communication dans cette affaire ? Oh, certainement pas.
Moi ce que mon rôle était évidemment celui du procureur de la République, c'est celui d'exécuter la décision du tribunal. Je n'avais absolument aucune opportunité notamment euh de dire "Je n'ai pas requis euh l'incarcération, donc je ne vais pas mettre à exécution. Là, j'aurais commis une faute." Mais vous la regrettez vous cette exécution provisoire que vous ne souhaitiez pas et qui a été effective ?
Ah ben moi, je n'ai pas regretté une décision du tribunal. C'est un c'est une décision qui a été prise. Je ne la commenterai évidemment jamais parce qu'il n'y a pas lieu de la commenter.
Après ce qui nous appartient et c'est ce que je fais également ce matin, c'est d'essayer d'expliquer pourquoi une telle décision est prise. C'est encore l'expression d'un constat de gravité par le par les juges. Évidemment, dans l'opinion publique, cette mesure est tombée, je dirais, d'autant plus forte qu'elle n'était peut-être pas envisagée ou en tout cas qu'elle a pas été anticipée à ce point-là.
Mais aujourd'hui, il faut bien constater requise, les avocats n'ont pas pu Oui, mais il faut constater que le tribunal n'a pas versé dans l'illégalité. Il s'en serait bien il s'en serait bien gardé. 380 pages de motivation, ça montre bien qu'on tient à respecter la loi jusqu'au bout.
Jean-François Bonerte, est-ce que vous pouvez comprendre ceux qui sont troublés et ceux qui se disent aussi vous avez, on va parler des autres affaires, mais vous avez le pouvoir de mettre à mort politiquement des responsables, des élus. Vous comprenez ce qu' se disent ? Les magistrats ont trop de pouvoir.
Moi, c'est une c'est une responsabilité que je ressens depuis le premier jour où j'ai endossé mes fonctions. Et c'est ce qui doit conduire à une forme d'humilité de l'exercice de ces fonctions, de réflexion en permanence. Et c'est ce qui fonde également la marque de fabrique du PNF, c'est le travail en collégialité.
Vous dites aujourd'hui au monde qui vous interroge sur la visite en prison très commentée du garde des saut Gérald Armana Nicolas Sarkozi, je vous cite que ce sont des comportement qui à l'évidence interroge, c'est-à-dire le débat après cette décision évidemment je l'ai dit a été a été électrisé notamment par le par la par la personnalité du principal prévenu. Ça on s'y attendait, ça n'a échappé à personne. Je l'avais anticipé également en amont du procès.
Le l'environnement forcément autour de cette affaire, on le voit à travers ce mécanisme de d'électris a fait que les uns et les autres ont réagi sur le terrain de la politique. Terrain que nous précisément avons décidé dès le départ et depuis toujours de ne pas entamer, de ne pas nous rendre sur ce sur ce terrainl et n'aurait pas dû s'y rendre en prison. Géraldin, le garde des sauts pour vous, ça c'est une décision qui lui appartient.
Il est garde des sauts, il est il est responsable de de l'administration pénitentiaire. Après, c'est à lui de voir et de mesurer. C'est un homme intelligent qui sait mesurer le l'écho de ses de ses décisions et de son comportement.
Là en l'espèce, je peux comprendre que notamment certains magistrats, Conseil supérieur de la magistrature en tête, mais peut-être également les magistrats de la cour d'appel qui vont bientôt se pencher sur le dossier ont pu prendre ça avec irritation. Ça met un peu la pression aussi peut-être. On peut le on peut le voir comme nous écoute à la radio, il hausse les épaules.
Il y a une autre affaire dans l'affaire Jean-François Bon, c'est l'affaire de la fausse rétractation de de Zad Takedi. Donc comment l'entourage de Nicolas Sarkozi est accusé d'avoir tenté de manipuler la justice, d'essayer de truquer un témoignage. Alors Ziad Tagedin est mort fin septembre mais l'ancien président, sa femme, la communiquante Michel Marchand sont mises en examen.
Est-ce que vous allez demander un procès dans cette affaire ? C'est le chemin que nous prenons. C'est un dossier qui est en train de de se terminer au niveau de de l'instruction puisqueun juge d'instruction avait été saisi en collégialité.
Et euh nous nous orientons effectivement, nous sommes en train de de finaliser, comme on dit, le réquisitoire définitif et donc l'orientation euh qui est prise actuellement va vers le va vers le procès. Mais ça, on vous le confirmera encore en temps et en heure. Jean-François Boners, dans un instant, on va parler d'une autre affaire que dont vous avez la charge, l'affaire Renault Carlos Ga dans laquelle Rachida Dati est mise en examen, mais tout de suite, il est 8h44 et c'est l'info en une minute avec Maurine Sunor.
La Russie revendique la ville, la prise de la ville stratégique de Pocrof en Ukraine. Ce que démin la guerre se poursuit alors même que des négociations sont en cours pour tenter de mettre fin à la guerre. L'émissaire de Donald Trump, Steve Witkov, sera euh aux États-Unis euh à Russie, pardon, tout à l'heure à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine.
Sébastien Lecornu essaie d'échapper à la dissolution, affirme ce matin Marine Le Pen, la patronne des députés du Rassemblement national. Sébastien Lecornu, tente de décrocher un accord avec les socialistes pour que le budget de la sécurité sociale soit voté. Le texte est de retour aujourd'hui à l'Assemblée nationale et c'est pour s'opposer au budget 2026 [musique] que plusieurs syndicats appellent à la grève.
Aujourd'hui, 150 rassemblements sont prévus partout en France. Du côté des transports, la SNCF annonce que le trafic sera normal sur les TGV, mais des perturbations locales sont possibles. Vend Fontenais contre le PSG, l'OM face à Bourcombrè ou encore les Sables contre le Stade Renis.
Voici quelques-unes des affiches pour les 32e de finale de la Coupe de France de football. Le tirage au sort a eu lieu hier et les équipes de niveau totalement différents vont donc s'affronter. Les rencontres se dérouleront le weekend du 19 décembre prochain.
France info, le 830 France info. Agath Lambret, Paul Larouturou avec Jean-François Bonert, procureur de la République financière, l'homme qui fait trembler les politiques. D'ailleurs, on parle d'une autre affaire Paul.
Ben oui, après l'affaire SarkoZil, il y a aussi l'affaire Renault Carlos Gon dans laquelle Rachid Adati, ministre de la culture, potentielle candidate à la mairie de Paris et renvoyé en procès pour corruption et trafic d'influence. Ce sera en septembre prochain, vous la soupçonnez, d'avoir perçu 900000 € d'une filiale de Renault Nissan sans contrepartie réelle pour du lobbing alors qu'elle était à l'époque eurodéputée. Elle et Carl Gon nient catégoriquement les fait.
Mais si vous avez demandé un procès, j'imagine que vous êtes sûr de vous. Là aussi, c'est un dossier dans lequel les juges d'instruction ont sont parvenus à rassembler des charges, les charges concordantes et donc ce que nous appelons des charges, ce sont des éléments de preuve qui à ce stade sont matérialisés, sont contenus dans ce dossier et qui fondent la conviction du parquet. Comme dans l'affaire du financement libyen, je dis ici qu'effectivement selon ma conviction, ces charges sont suffisantes pour aller s'expliquer devant le tribunal. devant le tribunal, il appartiendra aux deux protagonistes Rachid Adati et et monsieur Gozn d'être de de d'expliquer de d'apporter leur leurs arguments de façon tout à fait contradictoire par rapport justement aux accusations que nous nous portons et ce sera là aussi au tribunal de décider en je dirais en objectivité et en équilibre dans un procès parfaitement parfaitement équitable.
Jean-François Bonerte, dans cette affaire, vous avez dû réaffirmer votre soutien au magistrat parce que Rachid Adati avait expliqué que vous lui aviez assurer votre désaccord avec les charges portées contre elle quand vous l'avez reçu. J'ai vu droit dans les yeux monsieur Bonert qui m'a dit que son parquet dysfonctionnait a-t-elle expliqué. C'est quoi ça ?
C'est une façon de faire pression encore. C'est une façon de faire pression qui ne correspond pas à la réalité et qui à l'évidence est destiné comme dans d'autres environnements je dirais de de dossier. On en a incité un autre qui qui revient à faire pression.
Vous azi beaucoup des pressions vous des pressions qui viennent de l'extérieur. Oui, on peut les ressentir comme tels qui sont véhiculées par notamment par les réseaux sociaux parfois aussi par les par les médias. absolument pas par le politique qui ne fait pas pression qui la part manifesté euh là en l'espèce elle a elle a une façon effectivement de venir nous nous questionner de me questionner même personnellement je me je me je je réponds et je le fais là aussi droit dans les yeux étant observé que mon rôle c'est précisément de préserver ceux qui traitent ce dossier qui l'ont fait avec âme et conscience en rigueur avec comme seul boussole Je le rappelle souvent la loi, c'est-à-dire le code pénal et le code de procédure.
C'est vrai. Mais quand on regarde les affaires traitées par le PNF, Nicolas Sarkozi, Rachid Adati, auparavant à l'époque de votre prédécesseur Elian Noulette, l'affaire François Fillon que vous avez achevé François Fillon dont l'affaire fulgurante en pleine campagne présidentielle a interpellé aussi eu égard à la lenteur habituelle de la justice. Qu'est-ce que ça signifie ?
Vous avez une dent contre la droite au Parquet national financier ? Ben écoutez, non puisque le parquet national financier euh agit selon une boussole qui est objective et le parquet le PNF ne fait pas de politique. Ça, je vous m'entendrez euh toujours le rappeler parce que c'est la réalité.
Mais beaucoup d'affaires de droite quand même qui impliquent des personnalités de premier plan de la droite. Oui, mais nous ne tenons pas de comptabilité et il se trouve simplement que les dossiers, les affaires ont un processus de maturité qui fait qui font qu'à un moment donné, on a l'impression que c'est plutôt la droite qui est qui est ciblée. Là, quand même, dans le cas de l'affaire Filiant, vous avez quand même mis moins de 24 heures après la publication de l'article du Canar enchaîné en pleine campagne présidentielle.
Cet article affirmé que l'épouse du candidat les républicains avait bénéfié d'un emploi présumé fictif. Vous avez mis 24 heures le PNF. Donc on peut se dire que là vous êtes allé quand même très très très vite.
Ce que je dans cette affaire, je n'étais je n'étais pas je n'étais pas à ce moment-là à la tête du PNF. pour autant, je l'avais suivi et ce que je ce que je sais de cette affaire pour ensuite l'avoir quand même scruté une fois que j'ai j'ai pris mes fonctions, c'est qu'il y avait notamment un débat et un sujet très épineux, très pointu concernant la prescription des faits et qui nécessitait une qui qui nécessitait une intervention rapide du PNF ou alors à défaut de laisser filer et avec le reproche bien sûr qu'on aille dire bah tiens, vous roulez pour le camp d'un tel ou d'un tel puisque vous n'agissez fallait aller vite. Mais à l'époque, il y a eu, c'est vrai, des polémiques, des incompréhensions.
Donc l'affaire Fillon, des écoutes sur des avocats, l'affaire Bmut qui était incidente de l'affaire libyenne et une personnalité avant vous Ia Noulette qui était une personnalité assez engagée. Est-ce que quand vous avez pris la tête du PNF, vous vous êtes dit il faut dépassionner, dépolitiser ? Oui, en ce sens que il m'appartenait de d'apporter au parquet national financier euh une un esprit de paix, un esprit euh d'apaisement euh non pas que ma prédécesseur avait avait avait catalysé euh euh les les les euh les courants et et qu'elle se soit mal comportée dans dans la conduite du du parquet.
Ça un parquet ce sont c'est une réalité de femmes et d'hommes, une collectivité qui qui convient d'organiser. Il y avait besoin effectivement à un moment donné compte tenu du débat entre autres autour de l'affaire Fillon de ramener de la paix, de ramener de la sérénité. C'est ce que j'ai essayé de faire pendant les les 6 ans de mon mandat.
Mais pour revenir à à votre à votre reproche de implicite de de politisation, c'est une question mais qui contient quand même un petit une petite pique. Euh quand je dis il y a il y a maturation des dossiers, là j'observe que euh sur le premier semestre de l'année prochaine, euh nous allons avoir quatre personnalités de gauche qui vont être poursuivies. Merci.
Vous m'offrez une transition, je vous remercie pour [rires] ça. Vous vous penchez donc c'était prévu. Regardez, c'est écrit sur ma feuille.
Vous vous penchez sur les notes de frais de la maire de Paris Anniealgot après qu'une association a publié des notes datant de 2020 à 2024 où en êtes-vous précisément ? Allez-vous ouvrir une enquête ? Bien, il y a des une enquête qui est en cours.
Alors, je j'ai toujours pour habitude de ne pas me prononcer sur les enquêtes qui sont en cours, que ce soit enquête préliminaire ou devant enquête conduite par un juge d'instruction. Euh cela étant, j'observe que le le travail de mon équipe et des enquêteurs qui sont associés euh progresse, avance en objectivité, en sérénité et ça c'est tout à fait important euh pour nous tous. Et ensuite, une fois que le le dossier est terminé, que l'enquête est terminée, il nous appartient de faire la balance des éléments de quelour la balance de la justice.
Vous avez parlé de quatre personnalités de gauche. Euh vous pouvez nous en dire plus. Je ne suis pas sûr qu'elle soit déjà Je ne suis pas sûr qu'elle soit déjà euh citée à comparaître.
Donc je préfère évidemment pas donner de nom. Vous le vous l'apprendrez assez rapidement au cours de au cours du premier semestre. Mais je aucune autre vous pouvez nous donner aucun.
On voit simplement qu'il y a à la fois des maires de la région parisienne. Je vois qu'il y a un maire du du sud de la France, un président d'une ancienne collectivité territoriale d'outreemer. Voilà, c'est aussi représentatif de la de la dimension nationale du parquet national financier et je dirais de la conduite de nos affaires qui nous amènent à nous interroger dès lors que des infractions sont commises et non pas dès lors qu'une personnalité politique de telle ou telle obédience est mise en ca.
Mais comment éviter que chaque signalement visant un élu devienne immédiatement une affaire nationale avant même qu'une enquête soit ouverte par vous ? la capacité d'analyse et c'est je crois euh notre notre premier devoir. Avant même de lancer une enquête, je demande à mes à mes collègues euh à mes au magistrats du parquet national financier de faire une évaluation de ce qu'on vient nous révéler.
Nous sommes destinataires tous les jours de de de courriers anonymes, de dénonciations officielles, ce qu'on appelle les articles 40 qui sont fait par des membres de de l'administration ou des hautes juridictions et il nous appartient dans ces cas-là pour éviter précisément la manipulation. PNF, c'est très bien Oui, parce que vous roulez sous les dénonciations de personnes qui veulent régler leur compte entre elles. Tout à fait, tout à fait. et qu'on vienne chercher le PNF, c'est bien commode.
Là, il nous appartient de faire cette balance entre quelque chose qui est exagéré et à ce moment-là, on rejette. Mais s'il y a des éléments avérés, là, il nous appartient d'intervenir, d'aller regarder et de faire encore une fois le travail en objectivité. Il y a un autre sujet euh dont vous avez euh la charge.
Alors ça ça n'a rien à voir avec les personnalités euh politiques, mais ça a permis au PNF depuis sa création de récupérer 12,5 milliards d'euros notamment parce que vous nouez alors c'est un peu technique, ça s'appelle des conventions judiciaires d'intérêt public avec des des entreprises. Euh concrètement elles vous donnent de l'argent et en échange, elles évitent les poursuites. Par exemple, Airbus, ça c'est une autre affaire emblématique pour vous.
Vous avez récupéré, je crois 2 milliards d'euros grâce à cette affaire. Pour la France, oui, c'était une une amende totale de 3,6 milliards d'euros. Ce qu'il faut dire, c'est que sur la procédure de de de Séjipe, Convention judiciaire d'intérêt public, Airbus encourit en ség une amende infiniment supérieure que celle qui l'encourait si j'avais traduit Airbus devant le tribunal correctionnel.
Ah d'accord. Parce que donc là vous répondez à l'argument de ceux qui disent "Attendez, c'est un peu facile pour les entreprises, elles vont s'éviter un long procès, une amende exorbitante en en dilan avec le parquet national financier. Finalement, ça ça blanchit un peu la la corruption certains la peine encorue d'Airbus à l'époque, c'était 5 millions d'euros d'amende devant le tribunal correctionnel versus 18,3 milliards d'euros en Séipe.
C'est pas la même chose. 3,6 milliards, ils ont payé avec le Royaume-Uni et l'États-Unis parce que c'était une procédure conjointe. C'était une ségipe qui était combinée avec les deux autres pays et coordonnée par le parquet national financier.
Ce qui a valu au PNF aujourd'hui de d'être regardé par les Américains et les Anglais comme une unité de lutte anticorruption à égalité avec ces deux pays. Il va être 8h57 sur France info. C'est l'heure de la question qui que a retrouvé évidemment sur Instagram et sur les TikTok de France info ce matin la question qui fait le bilan.
Vous allez quitter vos fonctions dans quelques temps. Il est l'heure un peu de partager ce matin des anecdotes. Qu'est-ce qui vous a le plus marqué ?
De quoi êtes-vous le plus fier ? Mais écoutez, c'est une transition parce que je me souviens du regard euh ébloui des des collègues, c'était pas le mien, mais c'était celui des collègues lorsque j'ai signé précisément la convention judiciaire avec Airbus avec le poids qu'elle représentait, mais aussi parce qu'elle était un, je dirais un exploit quelque part de l'autorité judiciaire que de régler en 3 ans et demi d'enquête seulement une affaire qui concernait évidemment le passé de d'Airbus mais avec des faits de corruption planétaire récupérer 2 milliards sur lesquels on a récupéré effectivement une somme importante mais moi je n'attache pas autant d'importance au montant. Je ne suis pas je ne suis pas là pour recouvrer de l'argent public.
Je le fais évidemment parce que c'est mon métier et c'est mon devoir. Mais ce n'est pas l'objectif premier. L'objectif premier, c'est de rendre la justice et de la rendre de façon équilibrée.
Et Airbus a vécu cette décision comme une décision équilibré. et Jean-François Bonner, votre plus grand regret si vous en avez un. C'était cette image de shutdown au Covid, pendant le Covid où notre parquet a souffert comme tout le monde parce que c'était un drame évidemment à l'échelle planétaire, mais je me souviens de cette de cet esprit de collégialité qui tout d'un coup a été fermé comme on fait on off avec avec l'électricité et évidemment on s'est réinventé dans les méthodes de travail mais le fait de ne pas se voir au au quotidien de travailler uniquement à distance. euh ça nous a ça nous a mis un coup au cœur et en revanche ça s'est transformé en élément tout à fait positif puisqu'on a réussi ensuite à à rebondir, à continuer notre travail et à montrer que nous étions capables de nous organiser euh malgré euh l'adversité et de continuer à faire notre travail à très haut niveau.
Merci beaucoup Jean-François Bon d'avoir répéation de France info encore procureur à la tête du parquet national financier pour pour quelques semaines. Merci Paul à demain. Vous restez avec nous.
On se retrouve tout de suite dans les informés avec Renault.