Cognac : l'Inquiétude des producteurs
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et avec nous pour ce club Alexandre wiisi bonjour merci beaucoup d'être avec nous sénateur socialiste de l'OAS Jannick Alimi bonjour jannique merci d'être là éditorialiste politique on va parler avec vous du budget qui arrive donc au Parlement examinant en commission à l'Assemblée nationale avant d'arriver au Sénat dans quelques jours et un débat qui revient sur la table faut-il travailler plus vous nous direz ce que vous en pensez puis on parlera également d'une inquiétude et elle concerne aussi votre département c'est l'inquiétude autour du doliprane alexandrey a vous allez un peu nous expliquer ce qui se passe hein oui exactement petit point sur la situation c'était un gros point de la présidence d'Emmanuel Macron et là on voit que ça commence à être écorné on en parle tout à l'heure et on en parle effectivement dans quelques instants d'abord on va regarder l'info dans nos régions on va parler du [Musique] cognac et on va parler du cognac et l'inquiétude des producteurs de Cognac mais d'abord audre on va voir avec vous pour bien comprendre ce qui se passe d'où viennent les tensions entre la Chine et l'Union européenne en matière de commerce d'une histoire de voiture qui a des répercussions sur nos producteurs de spiritueux ça paraît un peu étonnant je vous explique tout on en a déjà parlé ici l'Union européenne va interdire la vente de voitures thermiques neuve d'ici 2035 on incite donc à choisir la voiture électrique sauf que ces dernières années bah ce sont surtout des voitures électriques chinoises ce qui inonde le marché européen et ce ne serait pas tout à fait dû au hasard d'après Bruxelles les prix de ces voitures seraient artificiellement bas en raison de subvention de l'État chinois qui fausserait la concurrence des enquêtes sont en cours et les États-membres ont donné leur feu vert pour imposer de nouveaux droits de douane à ces véhicules importés de Chine ça va jusqu'à 35 % de taxe la France a donné son aval l'Allemagne pardon s'y est opposée craignant une guerre commerciale avec Pékin guerre commerciale qui n'a pas tardé à venir la Chine annonce qu'elle impose désormais 35 % de surtaxe sur tous les brandis européens et c'est le cognac français qui trainue principalement parce que ça représente 95 % des brandis européens le cognac et justement on va voir l'inquiétude de ces producteurs de cognac c'est le sujet de notre reportage dans nos régions Fabien RER nous emmène en charant de voir les conséquences justement de ce bras de faire entre Union européenne et Chine c'est un vignoble célèbre dans le monde entier en charante au cœur de l'AOC cognac les vents dangeuses effectuent leur dernier passage chez Guillaume Duluc on vient de boucler la récolte on a une récolte en berne par rapport à d'habitude liée au climat comme c'était très humide en fin de saison on a le pourri qui a commencé à venir sur les parcelles donc on s'est vite dépêché à tout récolter avant que de de détériorer la matière première la famille du Luc produit du cognac depuis 5 générations une fois pressé le raisin est viinifié dans ces immenses cuves vient ensuite l'étape de la distillation là où s'exprime pleinement le savoir-faire afin de produire la qualité recherchée par les grands négociants que sont Rémy Martin NC ou Courvoisier comme pour ce millésim de 2019jà il a une belle couleur ambrée j'aime bien puis il a un nez magnifique donc c'est un cognac très parfumé très floral un produit noble qui fait surtout rêver à l'étranger pour les producteurs de cognac c'est 95 % du marché même 99 % et le la part Chine représente 25 % de notre marché ces 25 % en plus sont des cognqus qui sont plus vieux que les autres donc avec une plus forte valeur ajoutée nous nous souhaitons juste continuer à faire notre travail et de pas être pris dans des négociations commerciales totalement indépendante de notre cause car le marché chinois est aujourd'hui en péril et les viticulteurs de Cognac victime collatérale d'une guerre commerciale entre l'Europe et la Chine en représaille contre les taxes européenne sur l'importation de voitures électriques chinoise Pékin s'en est pris aux eau- de vie français cognac et armagiaac en imposant des droits de douane allant jusqu'à presque 40 % du prix d'ort selon les marques il y a déjà aujourd'hui des commandes qui s'annulent et et forcément chaque commande qui est annulée sur le sujet est quelque chose qui nous impacte directement et qui va simpimplifier dans les semaines et dans les mois à venir si clairement rien n'est fait pour nous on peut craindre que l'on perde directement et complètement notre deuxième marché ce qui reviendrait à dire d'accepter de de se passer de 25 % de nos expéditions ce qui est complètement inacceptable selon la filière le cognac emploie 15000 personnes en charante et en charante maritime et représente 70000 emplois indirects les viticulteurs ont rencontré lundi la ministre de l'agriculture mais affirme n'avoir reçu aucune garantie il reste suspendu au bras de fer tarifaire en entre Bruxelles et Pékin Alexandre wiisy comment on répond à l'inquiétude de ces producteurs de Cognac d'abord bien sûr il faut leur dire notre solidarité et puis il faut les accompagner les accompagner ça veut pas dire céder à ce qui est en train de se passer vis-à-vis de la Chine puisque ce reportage si nous cédons sur la question automobile vous en ferez des dizaines et des dizaines dans les usines du pays parce que le l'emprise automobile européenne disparaîtra et puis il faut dire que c'est pas la même chose ce que nous faisons sur l'automobile et ce que les chinois sont en train de faire sur le cognac ce que nous n faisons sur l'automobile pourquoi le faisons-nous parce que nous savons que dans les provinces chinoises il y a du subventionnement partout pour détruire le marché européen de l'automobile pourquoi nous le savons parce que nous l'avons observé parce que évidemment l'Union européenne qui est en général très précautionneuse d'ailleurs sur ces sujets moi je trouve qu'elle mobilise parfois insuffisamment ces instruments de défauses commerciaux a fait la démonstration et puis nous avons un précédent nous avons ce qui s'est passé sur le photovoltaïque et sur l'éolien 90 % aujourd'hui des panneaux posés sont des panneaux chinois pourquoi parce que ils ont baissé artificiellement les les prix ça détruit tous les fabricants européens et puis après ils sont maîes sur le marché européen donc si nous ne vons pas subir être dans la main de ceux qui produisent il faut que nous-même nous produisions donc quand il y a des mesures de rétorsion sur le cognac alors que la France ne subventionne pas le cognac c'est là où je veux dire qu'il n'y a pas de réciprocité on n'est pas dans la même situation il y a aucune raison de de la part de la Chine de punir si ce n'est pour dire attention à ce que vous êtes en train de faire mais si nous cédons à ce moment-là nous perdrons toute toute forme de souveraineté industrielle et nous perdons tout crédit donc c'est très important de ne pas lâcher mais dans ces filières là il faut en effet les accompagner et les aider sur ce qu'ils sont en train de traverser je c mais non je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit par par Monsieur l'élément auquel vous faisz allusion c'est-à-dire que le le le free trade le free trade le le libre le libre commerce de aurait dû depuis plusieurs années faire place au fair trade c'est-à-dire qu'effectivement la concurrence soit égale et dans les mêmes conditions pour tout le monde vous souvenez pendant les les européennes on a l'impression que c'est il y a un siècle mais pas c'est pas si longtemps que ça tout le monde tout le monde mais tout le monde de la droite à la gauche extrême droite à extrême gauche parler des fameuses clauses miroir c'est ce que vous disiez monsieur c'est-à-dire que les les les les les puissances les pays et notamment les puissanceces comme la chime avec lesquel nous commercions doivent appliquer notamment les les les mêmes normes environnementales et sociales que nos pays cela dit cela dit je concluris là-dessus he l'Europe a fait preuve de beaucoup beaucoup de naïveté pendant des années c'est peut-être ça auquel à cette choseel que vous faisiez allusion on a eu effectivement une une vision une idéologie une doctrine extrêmement libérale mais au premier degré et donc on a laissé passer toutes les distorsions de concurrence qui venaient concurrencer sur nos propres marchés avec tous les exemples que vous avez donné il semble qu' est notamment sous la pression tout de même de Thierry Breton notamment qui qui n'est plus là mais qui est une prise de conscience de mais de de de cette nécessité absolue que cette concurrence soit égale dans des deux côtés de de de des accords commerciaux mais j'aiim quand même une réserve parce que il semble que vous souvenez du Mercosur c'est-à-dire cet accord de libre échange entre l'Union européenne et l'Amérique latine sur laquelle notamment lequel notamment la France faisait obstacle parce que justement les règles de concurrence notamment en matière de environnementale sur la viande et les produits agricoles n'étaient pas respectés il semble que sous la pression notamment des Hollandais je pense mais enfin d'une grande partie des pays européens cet accord finalement soit signé et là ça risque d'être une bombe à retardement même pas enfin très très rapidement explosable j'allais dire qui risque d'arriver non seulement en Europe mais surtout en France un petit point après je vous redonne la parole petit point Mercosur pour l'instant il est toujours bloqué c'est vrai que c'est la volonté des Allemands et notamment de la présidente de la commission sola vanleen de pousser parce que ils ont des intérêts notamment en matière de voiture de vente de voiturees mais pour l'instant ça reste bloqué la France a quand même toujours cette capacité de blocage et elle permet aussi d'entraîner d'autres pays qui sont concernés sur l'agriculture peut-être que le Dieu européen vous écoute peut-être ce qu' ce qu'il faut souligner avec cette histoire de voiture en fait c'est c'est notre transition écologique qui est en jeu pour l'instant on s'est mis de grands enjeux sur le fait d'interdire la vente de voitures thermiques d'ici 2035 il y a beaucoup de choses qui ont été mises on s'est mis beaucoup contrainte et c'est censé créer des emplois c'est censé créer des emplois parce qu'on va avoir ses voitures électriques c'estes pneaux photovoltaïques en fait on se rend compte que ces emplois en fait cette transition elle se fait pour l'instant made in China donc c'est pour ça que l'Union européenne est très vigilante sur le photovoltaïque là il semble que ce soit peut-être un peu trop tard mais notamment sur sur les voitures électriques parce que finalement on se met des contraintes ça doit créer des emplois et là pour l'instant on a les contraintes et on n pas les emplois c'est la Chine qui les a oui et puis vous avez tout à fait raison et moi je j'aimerais revenir sur ce qui s'est passé en effet la jeunèse comment on en est arrivé là parce que c'est quand même une une une bonne question la Chine aujourd'hui c'est 50 % de la production manufacturière installé dans le monde c'estàdire que la Chine c'est autant que les neuf pays suivants c'est-à-dire les États-Unis et les neuf et les huit premiers pays suivants la France l'Allemagne autant d'un point de vue industriel donc on s'est mis dans une situation de dépendance maximale on l'a fait en effet en 30 ans on a accepté que notre base industrielle soit délocalisée sans tenir compte d'ailleurs des spécificités politiques de ce qu'est la Chine enfin un régime autoritaire dictatorial et cetera donc on n' pas tenu compte non plus et donc là on reprend dans le visage notre dépendance et qu'est-ce que c'est qu'être dans la mondialisation c'est choisir là où on est autonome choisir là où on est interdépendant parce qu'en effet on peut pas tout faire choisir nos dépendances et l'Union européenne est un bon cadre de dépenses parce qu'on partage un empire de droit et choisir les les les endroits où il y a pas de sujet en effet il y a des il y a des produits pour lesquels il y a pas de sujet des dépend parce qu'ils ne sont pas vitaux parce qu'ils sont plus accessoirs et cetera et donc une politique industrielle c'est faire ça et ce qu'a fait la Chine depuis des années aussi parce qu'il faut qu'on se regarde un petit peu en face c'est qui pendant des années en effet eux ils ont pas hésité à faire des subventionnements pour faire émerger une industrie forte ils sont appuyer sur leur gros marché intérieur pour maximiser les coûts nous on fait pas on fait pas ça on a un système de subvention en Europe qui est extrêmement compliqué dès qu'un État veut subventionner son voisin peut le mettre devant les tribunaux parce que la question c'est le marché intérieur et qu'on regarde pas le vaste monde ça il faut qu'on bouge on est en train de bouger c'est vrai mais ça vaê trreop lement le rapport dragy hein sur ces sujets-là est explicite dit attention on est en train de disparaître du jeu industriel on est en train de disparaître du jeu faut plus de protectionisme ah il faut plus de protectionisme et puis il faut aussi qu'est-ce qu'on a fait quand on a créé Airbus contre Boeing bah on a fait des commandes on a accepté de subventionner massivement pour créer exnilo quelque part le concurrent qui qui n'existait pas forcément à Boeing et donc sur tout un tas de secteurs il faut assumer de pouvoir faire cela et d'y parvenir parce qu'on peut pas accepter demain en effet d'avoir je sais pas si vous avez vu dans les ports hollandais on rajoute des mètres carrés on rajoute des mètres carrés pour que plus de voitures chinoises puissent venir c'est pas possible de faire c type de transition là sinon l'Europe sera déclassée alors moi je mettrais une réserve sur le mot protectionnisme parce que c'est souvent le premier maillon d'une chaîne dont on connaît pas ou dont on connaît très bien l'issue c'est-à-dire un enfermement un repli sur soi et même si c'est un repli sur l'Europe vous n'empêcherez pas dans ce cas-là un repli des chacun des États sur soi ça commence par les biens et les services ça continue par les hommes on voit déjà on est pour on est contre je vais pas lancer le débat mais on sait très bien que parler de protectionnisme en matière de de de de brandy ou de panneau photovoltaïque ça continue ça se poursuit par la libre circulation des hommes et des femmes et puis aussi des idées et on en arrive peut-être plus rapidement qu'on ne le pense à des systèmes juridique voire étatique de liberté publique qui chancelle et qui reviendrait à mettre en danger pas l'idée effectivement c'est pour ça je suis sûr que c'est pas votre idée mais att attention au mot je préfère alors c'est en anglais évidemment faer TR c'estàd commerce vous voyz tout de suite c'est moins compréhensible pour les pour pour les gens qui nous écoutentou alors attention je sais que vous êtes un politique moi j'essaie de vulgariser des idées complexes en tant que journaliste le protectionnisme attention c'est utilisé ça été utilisé dans l'histoire encore une fois avec les effets de d'enchaînement qu'on connaît extrêmement pervers et négatif pour tout le monde tout le monde voilà donc s'il y a effectivement une expression peut-être plus compréhensible et qu'on pourrait traduire par concurrence régulée je sais pas effectivement c'est un peu technocratique je préfère ça parce que c'est plutôt euh comment dire ça se traduit comme vous le disiez monsieur plutôt par des politiques industrielles offensives pensé deux volet vousz PL que protectionnisme encore une fois un repli avec tous les dangers que ça comporte oui mais si vous voulez ok d'accord je peux comprendre que les mots sont piégés et cetera mais quand même à la fin ce qu'on est en train de faire sur la question de la voiture chinoise c'est une protection parce que en effet nous faisons face à une concurrence déloyale donc en fait moi ce que j'utilise parfois pour faire comprendre c'est la notion d'écluse la mondalisation est une écluse et parfois quand les gens trichent bah faut remettre au même niveau vous savez que c un mot qui utilisé il y par AR mbourg et et par Marine Le Pen dans sa campagne dans sa campagne présidentielle mbourg d'abord et je sais bien que Marine Le Pen avait volé des certaines idées de d'Arnaud mondbourg mais par Arnaud mondtebourg d'abord et et moi c'est pour ça que si vous voulez on peut pas s'arrêter au mot ce qui compte si ah si c'est important bah si vous voulez mais ce qui compte c'est quand même le fond du sujet le fond du sujet c'est bien de à la fois mener une politique offensive de subventionnement pour remettre notre industrie ha niveau mais on peut pas laisser faire le n'importe quoi notamment pas le laisser faire laisser passer et je et je retourne l'argument c'est qu'en fait le risque c'est en face un système autoritaire qui a un modèle le modèle chinois qui souhaite aujourd'hui exporter qui fait concurrence aux démocraties puisqu'ils ont inventé la prospérité plus l'autoritarisme ce qui n'existait pas jusque-là donc on est face à un défi de très fort et très puissant vis-à-vis du modèle chinis faut pas répliquer ce que nous propose la Chine en terme idéologique évidemment chose égal parilleur exactement donc justement tout notre enjeu tout notre enjeu c'est de faire face et donc pour faire face il faut des protections je comprends que le mot protectionisme vous chagrine mais c'est un mot que les gens comprennent en tout cas dans ce qu'on veut faire et dans ce qu'on peut faire mais un protectionisme juste qui s'appuie sur bah si en face on triche on répond pas en effet les forteresses pour les forteresses ça c'est clair un dernier mot en terme de de protectionisme il y a pas que la Chine qui est impliqué les États-Unis aussi font preuve de protectionisme avec leur fameux inflation reduction Act qui est censé promouvoir les voitures propres notamment le secteur automobile propre et et ça ça se fait aussi au dépend de l'Union européenne et au dépend des des fabricants européens allez on va parler d'une inquiétude c'est celle du dolipran et l'inquiétude autour de la vente du doliprane un fond américain audre pour tout comprendre on va donc d'abord voir avec vous cette annonce de Sanofi de CD sa filiale qui produ le dolipran a un fond d'investissement américain ce serait évidemment un coup dur pour la France et surtout pour Emmanuel Macron souvenez-vous nous sommes en 2020 en pleine pandémie de covid-19 la France se rend compte qu'elle manque de paracétamol elle réalise aussi comme une grande partie du monde qu'elle est dépendante de la Chine encore elle et de l'Inde pour l'approvisionnement en médicament de première nécessité et notamment ce fameux paracétamol alors Emmanuel Macron fait une annonce il fait aussi de la réindustrialisation de la France un acte fort de sa présidence et VO voici ce qu'il dit pardon c'était en 2020 nous lancerons une initiative de relocalisation de certaines productions critiques tout le monde a vu durant cette crise que des médicaments qui paraissaiit usuel n'était plus produit en France et en Europe et donc nous devons au-delà de nous poser la question on tirer toutes les conséquences et je souhaite d'ailleurs qu'avec Sanofi nous continuions dans cet esprit de partenariat à pleinement réengager ce dialogue d'ailleurs gagnant gagnant ou parce que nous investirons dans ces initiatives de relocalisation nous prendrons les engagements on pourra par exemple pleinement reproduire conditionner et distribuer du paracétamol en France çaian dans le jargon on dit que c'est une conférence de presse qui vieillit pas très bien des investissements pour la relocalisation on comprend donc que l'annonce de Sanofi passe mal le ministre de l'Économie Antoine Armand a annoncé qu'il allait demander à Sanofi un bilan complet des aide publique perçu ces 10 dernières années le groupe a déjà esquissé une réponse il dit bénéficier de 100 millions d'euros de crédit d'impôt mais dit aussi qu'il investit 2,5 milliards d'euros chaque année dans la dans le investi par le groupe pardon dans la recherche et le développement en France Orian et on va voir que cette question évidemment elle est relayée par les élus et notamment dans les cycle du Sénat il en a été question hier lors de la séance de question d'actualité gouvernement on VO ça avec Ran la session un FO américain de 50 % d'une filiale de Sanofi qui produit le doliprane provoque un toé fait réagir le gouvernement le ministre de l'Économie a été interrogé au Sénat sur le déclenchement d'un vetto à cette vente ce n'est pas la solution qu'il choisit mais il envisage une entrée au capital nous n'avons pas engagé notre droit de vetto parce que la procédure n'a pas commencé tout simplement vous auriez pu aussi évoquer la question de l'actionnariat et de la participation à la gouvernance et donc à la stratégie directe de l'entreprise quel meilleur moyen de signaler l'importance que nous accordons à ce dossier le ministre a aussi promis que le dopran resterait produit en France des engagements qui n'ont pas rassuré certains salariés de Sanofi présents lors des questions au gouvernement ils interrogent la stratégie de Sanofi Opel c'est 1 milliard et demi de résultats nets chaque année au sein du groupe Sanofi ça devrait être nécessaire pour alimenter notre recherche et inversement en fait Sanofi aujourd'hui détruit sa recherche en supprimant 330 postes à viter cette année on comprend pas finalement cette stratégie et on la dénonce depuis que ce projet a été annoncé en octobre dernier le chef des sénateurs socialistes trouvu aussi que le gouvernement ne prend pas la mesure de ce dossier le ministre est passé à côté finalement de de la réponse nous nous disons que la filale la filiale de Sanofi opellaa ne peut pas être vendue comme ça comme une simple marchandise c'est 424 millions de boîtes de dellipran qui sont acheté tous les ans par par les Français c'est de la souveraineté nationale au travers de la souveraineté médicamenteuse d'autres sénateurs soulignent que sanofi a touché 1,5 milliards de crédit d'impôt 2,5 milliards sur les investissements projet et ne paye plus d'impôt de production le gouvernement a annoncé qu'il ferait le point sur ces aides Alexandre on imagine que vous êtes particulièrement concerné parce qu'il a un site Sanofi à compienne il y aura d'ailleurs une une mobilisation aujourd'hui est-ce que la réponse du gouvernement elle est satisfaisante pour vous bah la réponse du gouvernement elle est pas claire déjà enfin il parle d'une entrée au capital il disent on n pas exercé no droit de vetto mais parce qu'il est pas encore venu le moment donc est-ce que c'est veto ou est-ce que c'est entré au capital il y a pas de il y a pas de réponse sur le sujet ce qu'on peut dire quand même c'est que un on a connu une période de pénurie sur le doliprane de c'est un produituit de premé moi je suis père de famille je veux dire ça m'est déjà arrivé de faire 3 qu C pharmacies pour trouver du doliprane à PO d'Ur pour pour pour mes enfants donc il y a il y a un vrai sujet en fait de de de disons de disponibilité du dolipran et on voit que ce qu'on évoquait déjà tout à l'heure les chaînes de valeur lorsqu'elles sont mondiales rendent moins possible le fait de d'avoir du du prcy ensuite j'ai du mal à comprendre en fait l'argument de la vente parce que que pourrait faire l'Américain que Sanofi ne pourrait pas faire Sanofi justifie la vente en disant moi je me concentre sur les activités les plus rentables et donc je je sais de cette partie cette partie de la chimie qu'est-ce qu'ils vont faire en fait les Américains pour être pour être rentable enfin je veux dire il y a pas 50000 solutions et on a quand même c'est-à-dire des localisations potentiellement et on a quand même des précédents qui sont extrêmement inquiétants je pense à la session de général électrique où soi-disant des engagements pour l'emploi avaient été pris et où là on voit aujourd'hui on a racheté un bout de général électrique avec les filières arabelles mais pour la partie disons renouvelable de général électrique on voit qu'il y a des entreprises et des usines génélectriques qui ferment en France sur les pales les éoliennes et cetera donc en fait les les engagements on sait qu'on narrive pas à les activer et à les faire respecter donc moi je suis pour ce que nous avons proposé ce que d'ailleurs Boris VO a dit il y a quelques instants chez vous c'està direire en effet on bloque la vente je crois que Sanofi ça va Sanofi il y a le crédit imp recherche et puis il y a la sécurité sociale hein la sécurité sociale c'est quand même d'un point de vue de de masse financière que Sanofi perçoit par l'achat de médicaments subventionnés par les pouvoirs publics qui est complètement énorme et les Américains sur tout un tas de sujets n'hésite pas à vooir ce qu'on appelle des clauses de territorialité on peut avoir avec Sanofi des clauses de territorial vous avez l'obligation sur Combre de de segments de d'avoir sur le territoire national ou dans l'espace européen pour d'autres vos vos produits qui sont qui sont fabriqués parce que quand même depuis 2000 au départ on produisait 60 % en Europe de ce qu'on consommait et 30 % dans le reste du monde la proportion est inversée aujourd'hui complètement inversée donc on est vraiment dans une dépendance très forte l'Union européenne a identifié un certain nombre des centaines d'ailleurs de médicaments pour lesquels nous n'avions plus de princep en Europe un un médicament surs vendu nous n'avons même plus une molécule fabriquée en Europe donc là il faut il faut agir et on ne peut pas laisser partir doliprane comme ça Jan alors oui euh il y a un problème de leadership étranger avec les les exemples que que vous avez donné avec la vente d'une partie d'Alstom et pas n'importe quel activités nucléaires et énergie renouvelable à général électrique il se trouve que le groupe quelques années après a été était dans une bref dans une situation bilancielle extrêmement compliquée il y a eu des des suppressions d'emplois des fermetures de en tout cas des supressions d'emploi des fermetures en cours c'est vrai qu'il y a ce problème-là c'est vrai euh que le le problème de le du souverain de la souveraineté médicale sanitaire est extrêmement important et d'ailleurs Arnaud mbourg dans le décret qu'il a fait passer lorsqu'il était à l'industrie ou à ber je me souviens plus en 2014 a rajouté justement dans un décret qui existait déjà qui permettait à l'état donc de euh limiter d'encadrer voire de bloquer la vente à des investissements étrangers de de la des investisseurs étrangers de d'activités stratégique il y avait ajouté d'ailleurs tout ce qui était la sécurité sanitaire tout cela tout cela est vrai et et je je ne le nirai pas cependant cependant euh et là où je vous vous approuve là où je vous suis c'est vrai qu'il y a un risque pour conclure cet aspect passif on va dire un risque à terme en tout cas de suppression d'emploi voir de fermeture carrément de Lisieux ou de compienne mais mais attention le fond d'investissement CDR c'est pas un fond Chechen gagaou avec tout le respect que j'ai pour la tchenie gagaouzi euh c'est un fond américain pas non plus c'est un fond dont on le sait qui a historique dont la rentabilité qu'il demande à ses actifs à ses investissements est plutôt de 10 à 15 ans que de 3 à 5 ans comme d'autres grands fonds comme black black Black Rock voilà je vous pris de m'excuser ou Kacer voilà premièrement deuxièmement deuxièmement pardon je vais très vite le quart des salariés français le quart le quart 20 % de tous les salariés français travaillent dans des entreprises étrangères euh on peut pas on est dans une économie mondialisée comme vous le disiez tout à l'heure monsieur on peut pas être à 100 % français surtout et puis troisèmement troisièmement le doliprane on le trouve plus dans la poche des Français parce que c'est un générique que il soigne les mauxs de tête il est extrêmement important c'est pas non plus le vaccin antiovid sur lequel Sanofi et là où je rejoint c'est qu'effectivement faut peut-être demander certainement même demander des comptes à Sanofi quiastu fait de notre argent euh de l'argent public c'est quand même plutôt un un un un un comment dire un un pas un médicament de confort mais presque enfin c'est c'est c'est pas du tout ça ne sort plus du tout des cerveaux de nos ingénieurs chimistes donc c'est pas le nucléaire c'est pas une activité stratégique demandant effectivement que l'État puisse intervenir donc il faut peut-être raison garder et puis s'entourer de toutes les précautions en terme social dans la mesure du possible ben justement on va voir ce qu'en dit la présidente de Sanofi France audre Duval elle était l'invité ce matin d' RTL on aura une société qui va permettre de se développer avec un actionnariat de Sanofi à 50 % et en plus de ça le fait d'avoir ces 50 % qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que sanofi a aussi un droit de vetto sur des décisions extrêmement stratégiques du groupe qui serait par exemple comme le dolipran il sera exactement produit en France le site de Lisieux le site de compienne il sera aussi bien évidemment avec les salariés les sal ar de Lisieux les salariés de compienne donc la pérennité des emplois des sites et du dolipran dans les pharmacies dans vos armoires de pharmacie à la maison tout ça je le vous vous rassure je préfère entendre ça que on se désengage totalement c'est clair mais les expériences passées nous inquiètent vous disiez ce sont des Américains rassurons-nous g Electric c'était des Américains donc je veux dire c'est pas parce que ça bat pavillon américain que c'est un sujet de de de qui lève qui lève toutes les inquiétudes derrière tout ça il y a aussi d'autres d'autres enfin si vous me permettez des enjeux des enjeux assez profonds c'est-à-dire que on est aujourd'hui en fait on le sait ça coûte plus cher de fabriquer des princeps et des médicaments en France que en Asie du Sud-Est et en Inde mais aussi parce que nous avons des normes on estime que la moitié du surcût c'est lié à des normes environnementales donc c'est aussi une question de stratégie environnementale et encore une fois est-ce qu'on met en concurrence ces entreprises françaises avec d'autres entreprises en Asie vis-à-vis de ça ça c'est une c'est c'est une vraie question et donc on a quand même un sujet sur sur le sujet de vous disiez c'est pas c'est pas la pointe de la recherche vous avez raison c'est pas la pointe de la recherche mais je peux vous dire qu'en revanche c'est un médicament de tous les jours c'est presque un bien de première nécessité et c'est pas juste juste c'est pas juste de la bobologie et moi je parle pas de nationaliser je dis je considère que Sanofi qui est une grande entreprise française qui dépend beaucoup de la puissance publique euh qui reçoit beaucoup de subventions publiques euh est fondé est fondé à avoir un certain nombre de clauses de territorialité et à garantir que sur des productions sur lesquelles il y a eu des ruptures d'approvisionnement il y a une production en France qui soit garantie la vérité c'est que l'expérience qu'on a de ce fond il y a d'autres exemples qui ont été faites cession il y a eu il y a eu des délocalisations d' un certain nombre de cas et donc on peut pas être pleinement rassuré je crois pas que Sanofi est un problème de financement ce que dit Sanofi parce que ce qui est quand même contradictoire avec ce que dit Madame c'est que Sanofi justifie la vente en disant on veut sortir de la chimie mais on on sera quand même là rid viment très rapidement Renault est un groupe français tous les grands constructeurs automobiles français sont français essentiellement et pourtant contrairement aux Allemands ils ont choisi de délocaliser plutôt que produire sur le territoire donc vous voyez que la nationalité non plus nationalité française n'est pas garantie et on peut pas pousser pardon l'État français à investir même si c'est sans aller jusqu'à nationaliser à surtout dans le contexte financier actuel non même à prendre despart ou ok crés compqu ok merci beaucoup vous rester avec nous si vous voulez bien on regarde ce qu' a la une de nos journx [Musique] régionaux et l'actualité dans nos régions est largement consacrée ce matin à Laffer Lina le corps de l'adolescente de 15 ans disparu il y a un an dans le barrain qui a été retrouvé hier dans la Nièvre ce terrible dénouement fait la Une de nombreux quotidiens ce matin peu importe les régions de la Dépêche du Midi en passant par le Dauphiné Libéré et l'Alsace la jeune fille avait disparu l'an dernier en septembre 2023 alors qu'elle se rendait à pied à la gare de Saint-Blaise la roche son corps a donc été retrouvé hier près de neverre le principal suspect dans cette affaire un homme de 43 ans avait mis fin à ses jours en juillet dernier c'est ce qui avait donné un tournant à l'affaire son ADN l'ADN de la jeune fille pardon avait été retrouvé dans le coffre de la voiture de cet homme une autopsie devrait permettre de déterminer les causes de la mort de la jeune fille autre sujet à la de la presse régionale Midi Libre consacre un dossier à la question migratoire alors que les assises du droit de la mer et des solidarité maritime se tienent à Montpellier des assises portées par les collectivités d'occcitanie et par l'ONG SOS Méditerranée les acteurs de la migration vont débattre sur le constat et les solutions possibles dans ce contexte Midi Libre a recueilli pardon le témoignage de San c'est une marin pompier qui était sur sa dernière mission sur un bateau de sauvetage l'Ocean Viking au moment où des réfugiés ont été jeté à l'eau par des passeurs entre la Libye et l'Italie alors que certains ne savaient pas nager un dossier très émouvant un témoignage très fort à retrouvé donc en page intérieure de Midi Libre Orian du mieux concernant la vie chè en Martinique ça fait la Une de France entillle un accord avec les distributeurs a été trouvé hier pour baisser de 20 % en moyenne les prix de l'alimentaire en Martinique ça concernerait 600 6000 pardon c'est beaucoup plus référence impimporté de métropole la Martinique qui est depuis septembre le théâtre de mobilisation contre la vie chè c tout de même le Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afrocaribéens qui était à l'origine des mobilisations n'a pas signé l'accord ce n'est peut-être donc pas la fin des manifestations la vie quotidienne ce sont aussi des travaux de la SNCF qui risquent d'empoisonner le quotidien des voyageurs entre Paris et Marseille oui travaux de modernisation obligatoire sur la ligne TGV Paris-Marseille ça va se passer du 9 au 12 novembre ça enjombe donc le pont du 11 novembre notez bien si vous devez relier ces deux villes qu'il faudra 7h au lieu de 3h ou 3h30 actuellement et puis j'enchaîne j'ai le temps ou pas sur un dossier passionnant c'est en Une de La Montagne le quotidien s'intéresse au défi de la pollution agricole pardon c'est très tôt pour en parler le matin mais la pollution au méthane et notamment la conséquence des raus de vaches il pourrait y avoir une solution qui consisterait à avancer l'âge où les femelles mettent bas pour qu'il y ait moins de bêtes sur les exploitations et de réduire de facto la pollution tout le monde n'est pas d'accord sur ce dossier certains estiment que 2 ans normalement c'est 3 ans là ce serait 2 ans pour mettre bas l'âge où on commence où elle commence B pardon je vais y arriver c'est trop tôt que les animaux ne sont pas assez formés et ça crée un vrai débat c'est-à-dire en page intérieure et je termine sur une entreprise qui ne connaît pas la crise c'est en une du MEN libre une entreprise florissante rétro image qui archive nos vieilles images nos vieilles bandes les souvenirs de famille pour éviter que les photos se perdent voilà entreprise qui ne connaît pas la crise et qui s à découvrir en une d' li merci Audrey merci beaucoup merci janalimi merci alexand d'être venu dans ce club I
Alexandre Ouizille