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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 8 mai 2020 62 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSantéSolidarités & familleEurope & international

UNE EX-DEPUTÉE LREM RÉVÈLE LES DESSOUS DE LA MACRONIE

Source d'origine 9 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 8 %Attaque 70 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Vous êtes Frédéric Dumas, donc vous étiez à la République en marche.

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Vous étiez une des premières à quitter le navire.

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Vous pensiez à qui quand vous parliez de se séparer de personnes ?

  • 1:58OuverteRéponse directe

    Vous étiez proche de François Bayrou au modèle, vous avez cru à la dynamique En Marche.

  • 3:37RelanceRéponse directe

    Si on veut poursuivre la métaphore, il s'en est cogné quelques-uns des icebergs depuis le début, et pourtant le bateau n'a pas encore coulé.

  • 4:33OuverteRéponse partielle

    Vous étiez plutôt favorable à ce mouvement ? Vous avez pris des positions publiques en disant que vous étiez plutôt Gilets jaunes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:31Invité politiqueFait
    « L'affaire Benalla, pour moi, c'était un problème d'exemplarité. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « Il faut pouvoir avoir la confiance des citoyens, et je pensais que ça passait par le fait de se séparer d'un certain nombre de personnes dans son équipe. »
  • 2:42Invité politiqueFait
    « Moi, je disais depuis un an, attention, on est en train d'aller trop vite, on est en train de ne pas tenir compte, finalement, des fractures. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Lui-même, le président, à l'époque, a indiqué, je veux aller plus vite et plus fort. »
  • 6:10Invité politiqueFait
    « J'ai dit des petits bénalais, il y en avait partout. »
  • 6:26Invité politiqueFait
    « Notamment Ismaël Emulien. »
  • 7:00Invité politiqueFait
    « Si on veut être exemplaire, et si on veut dire qu'il y a quelque chose de cohérent, si on demande à Alexandre Benalla de partir sur ce motif-là, on demande à Ismaël Emulien de partir sur ce motif-là. »
  • 9:12Invité politiqueFait
    « C'est le président, c'est le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Colère, qui prend 80% des décisions, c'est Édouard Philippe, et c'est son directeur de cabinet, Édouard Ibado-Dumas. »
  • 9:55Invité politiqueFait
    « Pour les masques, par exemple, on nous dit à la fois qu'ils sont inutiles, à la fois qu'ils vont devenir obligatoires. »
  • 11:24Invité politiqueFait
    « Je pense qu'il y a une capacité très forte, effectivement, à analyser les données pour pouvoir ensuite produire une réponse, un peu comme un algorithme. »
  • 13:52Invité politiqueFait
    « On savait tout ça. »
  • 16:46Invité politiqueFait
    « Elle avait dit des choses mais elle n'avait pas dit des choses. »
  • 18:20Invité politiqueFait
    « Il lui a dit ça serait bien maintenant d'y aller. Tu as ce poste parce que je t'ai nommé. »
  • 23:35Invité politiqueFait
    « On a eu à minuit et demi le conseiller politique d'Emmanuel Macron qui est venu voir ce qui se passait parce que, soi-disant, on était en train de remettre en cause la majorité. »
  • 28:22Invité politiqueFait
    « il dit, je vous ai toujours dit que le masque, ça ne servait à rien, que c'était inutile »
  • 28:36Invité politiqueFait
    « on n'est plus dans la vraie vie, on est dans quelqu'un qui essaye de justifier ses propres décisions au mépris de la réalité »
  • 30:18Invité politiqueFait
    « avoir quand même caché un peu la vérité et ne pas avoir donné les moyens aux Français d'être protégés »
  • 32:49Invité politiqueFait
    « la taxe carbone c'était quoi ? On avait Édouard Philippe qui nous répétait en boucle ta taxe carbone va empêcher et Christophe Castaner aussi va empêcher nos enfants de mourir demain »
  • 36:26Invité politiqueFait
    « les pouvoirs du Parlement ils étaient déjà en soi pas aussi importants que dans des pays comme l'Allemagne »
  • 36:44Invité politiqueFait
    « un président qui a plus de pouvoir que le président américain en tout cas plus que n'importe quel chef de gouvernement ou président en Europe »
  • 40:15Invité politiqueFait
    « il avait écrit noir sur blanc dans son programme qu'il n'y aurait pas de mesure d'âge »
  • 41:08Invité politiqueFait
    « c'est une idéologie de technocratie, ce n'est pas une idéologie de droite ou de gauche »
  • 41:26Invité politiqueFait
    « Alexis Collère c'est vraiment la personne qui prend des décisions dans son bureau tout seul et qui ne rend compte à personne »
  • 45:09Invité politiqueFait
    « on ne peut pas dire les masques grand public sont utiles le 13 avril et ensuite faire une interview pour expliquer à quel point les masques sont inutiles »
  • 49:01Invité politiqueChiffre
    « il y a eu une première commande de 250 millions de masques, elle n'est jamais arrivée, je crois qu'il n'y en a que 35 millions qui sont arrivés »
  • 49:38Invité politiqueFait
    « quelqu'un qui a commandé 50 millions de masques peut passer avant nous et là moi effectivement vous avez raison je me suis angoissée »
  • 50:38Invité politiqueFait
    « l'histoire du professeur Raoult, on ne sait pas si ça marche ou ça ne marche pas, mais qu'est-ce qu'il a dû faire pour juste tester essayer son traitement »
  • 52:44Invité politiqueFait
    « qu'un débat c'est essentiel mais finalement voter sur l'application numérique ça n'ajouterait pas grand chose »
  • 53:25Locuteur 10Fait
    « cette application stop Covid qui permet d'être une brique de plus qui permettra de sécuriser le déconfinement »
  • 54:35Invité politiqueFait
    « on va vous demander de dire un ok de principe sur quelque chose dont on ne pourra pas vous dire vraiment les modalités »
  • 56:16Invité politiqueFait
    « j'avais dit à Emmanuel Macron ce fameux jeudi quand j'avais fait passer les messages sur le fait d'annuler les élections »
  • 1:00:50Invité politiqueFait
    « combien de fois on m'a dit ne dis pas ça parce que ça va faire monter le Front National »

Temps de parole

  • Invité politique77 %
  • Présentateur16 %
  • Locuteur 52 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Tout peut arriver, présenté par Denis Robert. Une ex-députée LREM révèle les dessous de la Macronique. Avec Frédéric Dumas. Non, mais je suis ravi que vous interviewez comme ça, en confinement. Vous êtes Frédéric Dumas, donc vous étiez à la République en marche.

0:22
Invité politique

J'étais à la République en marche.

0:23
Présentateur

Et vous étiez une des premières à quitter une navire. Vous avez parlé de Titanic, c'était en 2018. En 2018, oui, tout à fait. En début d'année ?

0:33
Invité politique

Oui, en septembre 2018. Exactement le 17 septembre 2018, je m'en souviens. Je m'en souviens de ce jour fondateur. Oui, oui, tout à fait. Moi, j'ai été députée en marche. Parce qu'en fait, je suis quelqu'un justement qui pense qu'il ne faut pas mettre les gens dans des boîtes. Et j'ai trouvé intéressant, et je l'avoue totalement, et je l'assume, d'avoir accompagné cette aventure à l'époque qui était justement, non pas le nid droit des gauches, parce que moi ça ne m'intéresse pas, je trouve que les gens ont le droit de croire en ce qu'ils veulent, mais de pouvoir effectivement sortir des idéologies.

Donc moi, par exemple, en même temps, me plaisait, parce que je ne savais pas ce que ça allait devenir, mais en même temps, c'était le fait de ne pas effectivement bloquer la discussion, de ne pas le faire par idéologie, mais de prendre un problème dans toutes ses dimensions pour pouvoir le résoudre. C'était aussi la bienveillance, je vous passe les détails. Et en septembre 2018, j'ai décidé de partir, parce que, alors, ça ne vous a pas échappé que c'est juste après l'été, et qu'est-ce qui s'était passé pendant l'été ? C'était passé ce qu'on a appelé l'affaire Benalla.

L'affaire Benalla, pour moi, c'était un problème d'exemplarité, et moi je pensais que le président allait se séparer d'un certain nombre de personnes. Dans un monde compliqué, il faut pouvoir avoir la confiance des citoyens, et je pensais que ça passait par le fait de se séparer d'un certain nombre de personnes dans son équipe et de montrer effectivement aux Français que ça ne se repasserait plus jamais. Et donc, évidemment, comme vous le savez, en septembre, il y a eu, nous continuons, et on va plus vite, plus fort.

1:58
Présentateur

Ce qu'il faut dire, c'est que vous étiez proche de François Bayrou au modèle, donc vous avez pleinement participé à la campagne, vous avez cru à la dynamique En Marche, vous avez tenu finalement un peu plus d'un an, et à ce moment-là, vous avez eu une parole très dure, enfin très dure, pour l'époque, c'était assez courageux, c'était de dire à ce gouvernement, c'est le Titanic.

2:18
Invité politique

Oui, oui, voilà, c'était tout à fait ça. Je trouvais que l'image du Titanic, bon, moi je suis une ancienne productrice de cinéma, et je trouve qu'en plus, c'était une belle métaphore, parce qu'elle englobait tout. Le Titanic, c'était effectivement, vous vous rappelez cette histoire, un capitaine, déjà, il faisait une belle traversée, c'était une traversée inaugurale, mais en plus, il a voulu aller plus vite et trop vite. Et là, c'était la même chose. Moi, je disais depuis un an, attention, on est en train d'aller trop vite, on est en train de ne pas tenir compte, finalement, des fractures.

Moi, c'était quelque chose qui me tenait à cœur, les fractures, et on voyait qu'elles étaient multiples. Mais quand on parlait fractures, à ce moment-là, à La République En Marche, on vous regardait, et dans la majorité, du genre, bon, voilà, nous, on est moderne, on est des progressistes, et tout ça, voilà. Et donc, je suis partie en disant, voilà, c'est le Titanic. C'est-à-dire que je pensais que pendant l'été, ils allaient comprendre un certain nombre de choses. On s'en fiche, en fait, du cap au bout d'un moment. C'est le chemin qu'on prend pour faire une politique qui atterrit dans le quotidien des Français. Si elle n'atterrit pas dans le quotidien des Français, elle n'a pas d'intérêt.

Lui-même, le président, à l'époque, a indiqué, je veux aller plus vite et plus fort. Ce sont ses mots, plus vite et plus fort, donc voilà, le Titanic. Et l'autre métaphore intéressante du Titanic, c'est de vous rappeler, c'est qu'évidemment, quand il percute l'iceberg, qu'est-ce qui se passe ? Il n'y a pas assez de canaux de sautage.

3:37
Présentateur

Là, si on veut poursuivre la métaphore, il s'en est cogné quelques-uns des icebergs depuis le début, et pourtant, le bateau n'a pas encore coulé, quand même.

3:46
Invité politique

Sincèrement, à l'époque, certains m'ont dit que j'attaquais la majorité en disant que c'était le Titanic, mais j'en avais répondu non, c'est la France. Et donc, en fait, on emmène la France. Donc, ce que j'espère profondément, c'est qu'évidemment, on ne va pas atteindre la sphère. Mais vous avez raison pour reprendre ce que vous venez de dire. C'est vrai que moi, je m'étais dit, il faut des chocs. Il faut quelque chose qui va percuter, qui va faire qu'il va y avoir une prise de conscience. Je suis partie parce que moi, j'avais ce sentiment profond que s'il n'y avait rien, j'allais dire, de suffisamment fort pour arrêter tout ça, il ne se passerait rien. Et il y a eu les Gilets jaunes.

Je me suis dit, bon, c'est quand même ce qui va permettre la prise de conscience. Ça n'a pas été le cas.

4:33
Présentateur

Vous étiez plutôt favorable à ce mouvement ? Vous avez pris des positions publiques en disant que vous étiez plutôt Gilets jaunes ou comment vous êtes située publiquement par rapport à ça ?

4:44
Invité politique

Alors, je n'ai pas pris de position en disant que j'étais plutôt Gilets jaunes ou pas Gilets jaunes. J'ai pris des positions en disant que ce qui est exprimé sur les ronds-points et ce qui est exprimé par ceux qui sont sortis de l'invisibilité, si on n'en tient pas compte, c'est gravissime, puisque justement, c'était pour la première fois cette capacité de rendre les choses qui étaient invisibles visibles.

5:06
Présentateur

Je n'ai pas voulu vous couper tout à l'heure quand vous avez dit que vous espériez que le président Macron se sépare d'un certain nombre de personnes. Vous pensiez à qui ?

5:16
Invité politique

Je ne vous cache pas, j'avais trouvé plutôt bien, à l'époque, le « j'assume », quand il avait effectivement dit ces mots-là devant nous. Vous vous rappelez, on était des députés, on était de sa majorité, on était à la maison de la Marie-Clatine et puis il a parlé du « j'assume ». Après, il y a eu la phrase « venez me chercher », etc. Mais il y a eu le « j'assume ». Et pour moi, je l'ai pris au premier degré, je me suis dit c'est rare qu'un président dise « j'assume » parce que la plupart du temps, ils n'assument pas. Ce n'est pas un monde. En politique, on assume rarement. En général, on cherche toujours à dire « c'est les autres », etc.

Donc moi, j'avais pris à la lettre cette phrase « j'assume ». Et je m'étais dit « j'assume, ça veut dire quoi ? J'assume, ça veut dire, j'assume que ça ne va pas ». On s'en fiche de savoir si c'est une affaire d'État ou pas. C'est un dysfonctionnement profond, non seulement de l'Élysée, mais de tout ce qui se passait autour. Parce que moi, c'est quelque chose que j'ai exprimé à l'époque. J'ai dit des petits bénalais, il y en avait partout. C'est-à-dire des personnes qui utilisaient le pouvoir qu'on leur avait mis entre les mains, pas pour des bonnes raisons. Donc je m'étais dit « il va falloir qu'ils se séparent ».

Et à ce moment-là, je pensais, effectivement, vous avez raison, qu'il devait se séparer de ceux qui étaient directement reliés à tout ça. Et notamment Ismaël Emulien. Puisqu'au moment où, effectivement, Alexandre Benalla va être licencié, parce qu'il va finir par l'être quand même, les raisons qui sont données à son licenciement, c'est uniquement le fait qu'il avait en main des images, qu'il ne devait pas détenir, puisque c'était la préfecture de police qui lui avait donnée, et qu'il les avait utilisées. C'est le motif de son licenciement.

Quand on sait qu'Ismaël Emulien détenait ces images, et qu'en plus, il les avait mises momentanément sur les réseaux sociaux, si on veut être exemplaire, et si on veut dire qu'il y a quelque chose de cohérent, si on demande à Alexandre Benalla de partir sur ce motif-là, on demande à Ismaël Emulien de partir sur ce motif-là. Et en fait, ça n'a pas été fait, et effectivement, il a fallu attendre les enquêtes de Mediapart, ce qui a fait, effectivement, qu'Ismaël Emulien est parti en disant qu'il écrivait un livre. Mais pour moi, c'était le début de… Je ne sais pas comment vous dire…

C'est quand on commence à se dire, mais non, il y a quelque chose qui ne va pas du tout, j'ai cru à quelque chose qui n'existe pas, et surtout en termes d'exemplarité.

7:34
Présentateur

Alors, ce qui est intéressant avec vous, c'est que vous étiez quand même dans une relative proximité, et vous connaissez, vous êtes sans doute mieux informé que d'autres sur la manière dont fonctionne cette tête d'épingle du pouvoir. Et c'est pour ça qu'on s'est parlé un tout petit peu ce matin au téléphone, et c'était intéressant parce qu'on a un peu débriefé sur les séquences qu'on vient de vivre, le discours de Macron de la semaine dernière, celui de ce week-end de Véran et d'Édouard Philippe. Et je voudrais faire avec vous un peu ce… voir comment vous avez vécu ça. Vous m'avez dit ce matin que ce président était…

il y avait une forme de grande solitude chez lui, et en même temps, il n'écoute personne. C'est lui-même qui s'enferme dans cette grande solitude, et quand vous parlez de Titanic maintenant, on est en droit quand même d'être inquiet sur qu'est-ce qui va nous arriver à nous, Français, face à ce président-là.

8:39
Invité politique

Oui, moi je pense qu'on peut être…

c'est vrai que c'est peut-être des mots un peu durs, en plus moi je suis partie du centre en politique, et c'est peut-être un peu détonnant venant du centre, mais moi je pense effectivement qu'on peut être inquiet, parce qu'effectivement il y a le Titanic, ce que j'ai appelé aussi un an après, puisqu'au mois de juin j'ai fait une autre tribune où j'ai parlé de Matrix, et là je parlais de Matrix parce que je pense effectivement que le pouvoir est détenu par quelques personnes actuellement, parce que c'est quelques personnes qui décident, c'est le président, c'est le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Colère, qui prend 80% des décisions, c'est Édouard Philippe, et c'est son directeur de cabinet, Édouard Ibado-Dumas.

Si on est honnête, c'est vraiment ces quatre personnes qui décident, qui ont une matrice qui ne s'imprime de rien d'autre qu'elle-même. C'est pour ça que je dis Matrix, parce que Matrix, c'est une matrice dans laquelle les gens ne savent pas qu'ils sont dans la matrice. Donc ils sont déconnectés, mais ils ne savent pas qu'ils sont déconnectés. Et je pense qu'aujourd'hui, sincèrement, c'est peut-être dur de le dire, mais je pense que c'est le cas, puisqu'effectivement, rien ne leur permet de se nourrir pour uniquement prendre des décisions de bon sens, par exemple. Il n'y a plus de décisions de bon sens qui sont prises.

Pour les masques, par exemple, on nous dit à la fois qu'ils sont inutiles, à la fois qu'ils vont devenir obligatoires.

9:59
Locuteur 9

Le masque grand public, que nous encourageons fortement, c'est un complément. Je rappelle ce soir la bonne conduite concernant le port du masque. Il ne faut pas porter de masque. Si nous ne sommes pas malades, il ne faut pas porter de masque lorsqu'on n'est pas soignant. J'ai toujours plaidé pour l'accès au masque grand public. Certains d'entre vous confectionnent des masques en tissu. Ce sont des initiatives personnelles. Il est important de souligner que les manipulations de masques, qu'elles soient en tissu ou qu'elles soient protecteurs, augmentent les risques de transporter des virus de surface à surface. Et puis, un masque, c'est une technique. C'est réservé à des soignants.

On enlève son masque, on manipule son masque, on se contamine en touchant son masque, on se touche le visage sous le masque. Et donc, il n'y a pas d'indication à garder son masque, surtout quand on n'est pas personnel soignant. Il faut apprendre à le poser, à l'adapter correctement à son visage, à couvrir absolument, et c'est très important, le nez et la bouche, à savoir l'enlever et se laver les mains. Et surtout, à ce qu'on comprenne tous ensemble quels sont les gestes à risque, les situations à risque.

11:05
Invité politique

Ça ne gêne personne. Dans la matrice, ça ne gêne personne. Mais quand on est dans la vraie vie, ça gêne quand même.

11:11
Présentateur

Au moment de la séquence des élections, du premier tour des élections, vous étiez en tête de pompe pour dire qu'il ne fallait pas organiser ce premier tour.

11:22
Invité politique

Moi, je pense qu'il y a une capacité très forte, effectivement, à analyser les données pour pouvoir ensuite produire une réponse, un peu comme un algorithme. Donc ça, c'est vrai. Je pense qu'il y a une capacité supérieure à prendre des éléments et ensuite à restituer des réponses. Mais je pense qu'il oublie que ça, c'est complètement intellectuel, que c'est complètement cérébral et que ça ne correspond pas à la réalité et qu'il y a un déni profond de la réalité, celle qui est vécue tous les jours.

Et effectivement, le fameux 12 mars, puisque c'était le jour où il était amené à prendre sa décision et à nous annoncer, notamment, c'était la première intervention, notamment si le premier tour devait être annulé ou pas. On sait tous ce qu'il y a pensé. Donc, toutes ces journées-là, il y avait effectivement des messages dans la presse où on pouvait imaginer même peut-être qu'il la prendrait, cette décision. Donc moi, effectivement, j'ai tenu à vraiment lui mettre des messages très forts parce que le problème, ce n'est pas juste de dire « ça serait peut-être bien que… » On sait tous qu'au moment où il y a des décisions très graves à prendre, il faut mettre le maximum pour peser.

Donc je dis ça parce que j'ai vraiment dit, j'allais dire, des choses qui pourraient même être gênantes, mais pour peser, pour que vraiment cette décision soit prise d'annuler le premier tour des élections. Parce que si on est honnête, sincèrement, il y avait tous les éléments sur la table à ce moment-là. Si on voulait prendre la bonne décision, pour le faire. C'est-à-dire que moi, j'ai un neveu, une nièce qui sont infectiologues à la Seine-Pétrière et à Tenon, j'avais toutes ces informations comme quoi il ne fallait pas tenir le premier tour. Si moi, je les ai. Je veux bien qu'on dise que ça ne monte pas jusqu'à l'Élysée, mais ça veut dire deux choses.

Dans les deux cas, c'est quand même assez angoissant. Soit les informations ne montent pas, mais ça veut dire qu'effectivement, à chaque niveau administratif, on a empêché l'information de monter et dans ces cas-là, on est quand même face à la pire qu'on puisse imaginer une technocratie qui empêche les éléments de monter. Mais dans ces cas-là, celui qui est en haut est comptable de ça aussi parce qu'il ne s'est pas donné les moyens d'aller chercher. Moi, je trouve qu'à ce moment-là, qu'est-ce qu'on fait ? On ne réunit pas un comité scientifique, même si je n'ai rien contre le comité scientifique en soi.

On peut avoir un comité scientifique, mais on passe son temps à prendre son téléphone ou se déplacer pour aller sur le terrain, dans les hôpitaux, interroger les soignants, interroger les gens qui sont sur le terrain tous les jours pour prendre la température et savoir ce qui se passe. On savait tout ça. Et à ce moment-là, ce qu'on savait aussi, c'est qu'on sortait d'un 49.3 et que politiquement, ça allait être assez compliqué, effectivement, d'annoncer, par exemple, l'annulation d'un premier tour des élections quand on sort d'un 49.3, qui n'est pas le dispositif le plus démocratique possible, surtout.

Il s'agissait quand même d'une réforme très importante qui touchait tous les Français et de l'autre, des prévisions assez négatives par rapport aux municipales. Donc, on allait obligatoirement l'accuser, peut-être des pires mots, d'un coup de force, etc. Mais je pense qu'à ce moment-là, quand on s'écoute au fond de soi-même dans des moments de crise ou des moments historiques comme ça, on fait la part des choses et on se dit je fais passer d'abord la santé des Français avant le problème politique. Là,

14:40
Présentateur

on est au cœur d'un vrai problème. La première, c'est que vous parliez qu'il y a quatre personnes ou trois personnes autour de lui dont Édouard Philippe. Donc, ces gens-là, quand même, s'ils sont un petit peu informés, est-ce qu'ils peuvent exercer une influence sur lui ou est-ce qu'ils n'en ont aucune ? Et j'ai une deuxième question qui concerne Agnès Buzyn puisqu'on l'a vu, on a vu son interview au Monde et puis là, on a vu ce que Macron a dit au Point récemment, c'est qu'elle, elle l'avait alertée très fortement parce qu'elle savait qu'il y avait une situation qui était très anxiogène. Et dans ces deux cas, il semble qu'il soit allé tête baissée, c'est-à-dire qu'il n'a pas écouté.

15:17
Invité politique

Non, mais finalement, finalement, ce n'est pas pour dire qu'Édouard Philippe n'a aucune responsabilité dans cette décision-là. Moi, je pense qu'Édouard Philippe, il est dans ses municipales au Havre. Je pense que c'est la dernière personne à qui il faut demander s'il faut annuler des élections ou pas. Il est trop dedans. Donc, ce n'est pas une excuse, mais en gros, c'est la dernière personne à qui il faut demander. Bien sûr, que lui, il va dire qu'il faut continuer.

Moi, j'ai discuté, par exemple, avec Gilles Simeoni, le président du Conseil exécutif de Corse, qui a, le samedi, demandé, il n'a pas fait le jeudi, mais il a fait partie de ceux qui, le samedi, comme plusieurs présidents de région, ont demandé l'annulation des élections. Lui, il a écrit une très belle lettre, il savait qu'il se faisait mal à lui-même par rapport à Bastia, c'est-à-dire qu'il fallait avoir ce courage de demander. Le monde politique, pourquoi il n'a pas demandé annuler les élections ?

Parce qu'il était touché par ça et il était aveugle en se disant les élections, c'est plus important que tout et parce qu'ils étaient dedans un mois ou deux mois de campagne, on a quand même du mal à se faire à Raquiri. Donc, ces personnes-là n'étaient pas obligatoirement les bonnes personnes à interroger pour savoir s'il fallait arrêter ou pas une élection.

mais en même temps, Agnès Buzyn, pour moi, je trouve ça terrifiant ce qu'elle a fait parce que quoi qu'elle ait dit et la preuve, elle a dit des choses puisque pour que le président lui-même dans le point dise oui, la ministre nous avait informé, d'ailleurs Édouard Philippe lui-même n'a pas démenti non plus, elle avait dit des choses mais elle n'avait pas dit des choses. C'est pour ça que je dis à un moment donné quand on veut faire peser sur une décision, on ne dit pas j'ai dit les choses.

pour peser sur une décision, on s'engage à 100% surtout quand on parle de mort puisque là, elle nous a parlé de ce qu'il angoissait c'est qu'il y aurait des milliers de morts dans ces cas-là, on pèse et on dit moi je ne serai pas de cette histoire-là, de cette aventure-là et donc la première chose qu'on fait c'est qu'on ne quitte pas évidemment son poste de ministre pour aller prendre la tête d'une municipale à Paris. Une fois qu'on a fait ça, je veux dire, il n'y a plus de crédibilité à quoi que ce soit. Comment vous expliquez

17:23
Présentateur

à la fois quelle est cette attitude-là et comment vous vous expliquez le fait que dans l'interview du point dont vous parlez, Emmanuel Macron la félicite en quelque sorte ?

17:35
Invité politique

Je pense qu'elle a fait un certain nombre de choses où elle a dû écrire où elle a dû faire passer des messages qui font qu'elle a la preuve qu'elle a alerté. Donc une fois qu'on a ça, je pense que ce n'est pas très malin effectivement de dire non puisque si c'est la réalité et qu'il y a des preuves écrites de ça, oui. Maintenant, je pense que ce qui est terrible quand on s'approche du pouvoir pour certains qui ne perdent pas vraiment une mesure par rapport à ça, c'est qu'ils sont quand même prêts à beaucoup de choses. Moi, je trouve ça impressionnant ce à quoi Agnès Buzyn était prête pour pouvoir rester dans la course. C'est quand même incroyable.

Elle avait eu une pression du Premier ministre déjà de, pardon, je pense, du président au moment des européennes. Elle n'a pas voulu aller aux européennes. Là, en gros, il lui a dit ça serait bien maintenant d'y aller. Tu as ce poste parce que je t'ai nommé. Donc, je pense qu'il ne l'a pas forcée puisqu'elle-même, elle avait cette ambition politique. Mais ce que je veux dire, c'est qu'ils arrivent à un moment où ils sont hors sol. C'est triste, mais au moment où Nicolas Hulot est parti, je ne sais pas si vous vous souvenez, au moment où il donne sa démission en direct sur France Inter, il dit lui-même cette phrase.

Il dit il y a le moment où on commence à se demander si on ne va pas devenir cynique parce qu'on commence à accepter trop de choses. Moi, je l'ai vu. Pourquoi je suis partie de cette majorité ? C'est qu'à force de nous demander d'accepter des choses, on se dit à quel moment dire non ? Il y a juste un moment où pour certains il est très très loin et pour certains il est... Moi, je suis faite comme ça. Ce n'est pas possible d'aller contre mes convictions. Donc, j'ai très vite dit non. Mais il y a des gens qui acceptent effectivement assez longtemps avant de... Alors, Agnès Buzyn, elle a accepté jusqu'à la claque des municipales. Il n'y a rien d'autre qui l'a arrêté.

C'est-à-dire c'est une claque aux municipales qui l'arrête dans son acceptation. Elle dit elle-même à la fin de son interview qu'elle aurait dit à un proche « Si je reste ministre jusqu'en 2022 et qu'Emmanuel Macron perd les élections, j'aurais abîmé ma réputation. » Il dirait une phrase pareille. Oui, c'est terrible. Vraiment ? C'est horrible et de quitter son poste de ministre et d'aller au ministère. Franchement, il n'y a plus de mesures en fait. Il n'y a plus de... Et après le départ de Nicolas Hulot, je ne sais pas si vous vous rappelez, mais il y avait plein de porte-parole parce qu'il y a toujours les porte-parole de la majorité.

Eux, c'est quand même assez intéressant de voir leur niveau aussi de capacité d'acceptation qui venait expliquer qu'un ministre, en fait, s'il était responsable, il devait mettre de côté ses convictions. Il le disait comme ça. C'est-à-dire, en fait, si vous êtes toujours en train quand même de ramener vos convictions dans l'histoire, vous ne pouvez pas être ministre. Pour être ministre, en fait, ce qui est incroyable, c'est que c'est vrai qu'il y a beaucoup de ministres qui l'ont été de ce fait-là. Mais là, en fait, c'était assumé. C'était de dire qu'on ne peut pas être ministre si on veut garder un minimum de convictions. Vous, au départ,

20:32
Présentateur

quand vous vous engagez aux côtés d'Emmanuel Macron, vous êtes séduit, voire bluffé par son intelligence, par le personnage. Et à un moment donné, le charme est rompu. Enfin, il s'est passé… Vous avez parlé de Benalla, mais quand même, quand on est à son contact, vous me disiez ce matin qu'il pense ce qu'il dit et il dit ce qu'il pense. Et à un moment donné, il pense que tout ce qu'il dit, c'est la vérité. Il n'écoute pas les autres. Il y a quelque chose d'assez délirant dans cette manière d'être et de fonctionner et d'assez inquiétant quand on se dit qu'il est à la tête de l'État. Pour moi,

21:09
Invité politique

il y avait quand même deux Emmanuel Macron. Je vous assure que quand je m'engage, moi, en fait, ce qui m'avait intéressé, j'avais suivi le personnage, et d'ailleurs, je l'ai écrit à l'époque, c'est quand il évoque son inconfort devant… inconfort philosophique devant la déchéance de la nationalité proposée par François Hollande et Emmanuel Valls donc en janvier 2016.

21:36
Locuteur 6

J'ai, à titre personnel, un inconfort philosophique avec la place que ce débat a pris. Je pense qu'on ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale. Une sortie inattendue et bienvenue chez les opposants au texte.

21:49
Locuteur 7

Ça fait un de plus, bienvenue au club. Là, je n'exclus pas qu'Emmanuel Macron soit sincère.

21:54
Invité politique

En fait, quand j'entends ça, je me dis que c'est incroyable justement de garder autant de liberté là où il est parce que, vous vous rappelez, ça a fait complètement échouer d'ailleurs, tout a échoué à partir de là, il y a eu les 49-3, etc. Donc pour moi, je m'étais dit quelqu'un qui est capable justement d'être libre. Et quand je l'ai rejoint, j'ai écrit ça, j'ai dit « Fidélité n'égale pas servilité, Emmanuel Macron est libre et il nous rend libres ». Vous imaginez, j'ai écrit cette phrase parce que j'en suis convaincue. Parce qu'effectivement, pour moi, c'était la méthode Macron.

Vous savez, quand la loi Macron, il a passé des heures et des heures au Parlement pour essayer de convaincre, etc. C'était la méthode Macron contre la méthode autoritaire du 49-3 de Emmanuel Valls. Tout ça, c'est ce dont il était porteur. Et donc, quand il arrive en disant « On met de côté, on n'est ni de droite ni de gauche », je ne l'ai pas pris au sens « On ne respecte pas ceux qui ont envie d'être de droite ou ont envie d'être de gauche », c'était « On arrête avec les idéologies qui en ferment et on est libre ». Donc moi, je les rejoins sur l'indépendance, la liberté et le fait qu'il défendait des valeurs.

Mais ce qui est impressionnant, c'est que le jour même où il a gagné, ce n'est pas le pouvoir qu'il a amené à changer. C'est le jour où il est élu, il change radicalement de manière de faire. On est élu, nous, en juin. dès juillet, on n'avait même pas le droit de s'abstenir sur un amendement, je parle d'amendement, sur le verrou fiscal, c'était quand même normal. Il y avait, en plus, je crois que c'était le groupe UDI, Charles de Courson qui avait proposé de le remettre en cause. Moi, je sais que j'ai voté, je me suis abstenue à République En Marche, on a été 10 à s'abstenir, 10 à voter contre.

On a eu à minuit et demi le conseiller politique d'Emmanuel Macron qui est venu voir ce qui se passait parce que, soi-disant, on était en train de remettre en cause la majorité. Juste parce qu'on s'était abstenus, on avait voté pour un amendement sur le verrou de Bercy. Et donc, après, vous vous rappelez, au mois de juillet, il y a eu les statuts d'En Marche. Je n'ai jamais vu des statuts aussi peu démocratiques d'un parti politique. Ça n'existe pas. Des statuts où on vous dit que tout le monde est nommé et personne n'est élu et où l'argent, parce que vous imaginez bien qu'il y avait, je ne sais plus combien, 200 millions, je crois, qui avait récolté la majorité.

Moi, dans le département dans lequel je suis, les 92, on avait droit à 3 000 euros, je crois. Je veux dire, je n'ai jamais vu ça. C'est 20 millions, vous dites 200 millions pour la campagne ? Ah non, je peux me tromper dans les chiffres, mais en tout cas, ce n'est pas 20 millions. Non, puisque déjà, ils achètent 40 millions à nouveau siège, actuellement. Non, l'argent dont dispose aujourd'hui la République En Marche,

24:33
Présentateur

c'est des montants

24:35
Invité politique

très conséquents. C'est pour ça que je dis, je ne parle même pas de la campagne, je vous dis qu'après, pendant la campagne, on sait tous qu'on fait ça sans argent, mais en tout cas, quand on est militant à la base. Mais non, là, pour le parti,

24:51
Locuteur 6

dans les hautes scènes,

24:54
Invité politique

gentiment, 3 000 euros ou 7 000 euros à se distribuer, on n'a jamais vu ça. Et puis, tous les gens nommés par le siège et personne délu. et après, moi, comme je m'occupe beaucoup d'audiovisuel, j'ai fait un rapport sur l'audiovisuel public après la fameuse séquence appelée… Oui, quand Macron

25:14
Présentateur

a critiqué France Télé.

25:15
Invité politique

de la République, et moi, c'était justement pour, comme je connais bien, pour essayer de… C'était une aide, c'était un outil d'aide à la décision. Et puis, vous savez ce qui s'est passé, les coupes importantes, la suppression, justement, de France 4 et de France 4. Bon, on a vu que France 4 va sûrement ressusciter après le confinement, mais vous voyez ce qu'il faut à chaque fois pour qu'une décision change. Ça, c'était une décision d'Alexis Collère. Alexis Collère a décidé, le jour de la conférence de presse de Françoise Nyssen sur le sujet de l'audiovisuel public, il trouvait que ça ne faisait pas très moderne et qu'il fallait donc…

Il s'est dit, on va basculer France 4 sur le tout numérique et comme ça, ça fera moderne. Mais une décision… Coup de fil d'Alexis Collère à la ministre pour annoncer ça. Donc, c'est là que moi, j'ai commencé effectivement à réagir et à dire qu'on ne peut pas prendre des décisions comme ça. Justement sur

26:03
Présentateur

Françoise Nyssen et son successeur, quel est leur objectif marge de manœuvre par rapport à l'Élysée ? Est-ce qu'elle est nulle ? Aucune. Vous avez pensé quoi du dernier discours qu'il a fait la semaine dernière, le lundi soir, vu par 36 millions de Français, je crois ? Donc, vous étiez, on va dire, une spectatrice privilégiée. Quand vous l'avez entendu parler, toute cette manière de… Il est un peu sorti de la rhétorique guerrière pour écouter les Français, pour changer lui-même en disant qu'il allait changer, etc. Comment vous l'avez trouvé et est-ce que ça nourrit chez vous une réflexion par rapport à lui nouvelle ?

26:46
Invité politique

Non, pas une réflexion nouvelle parce que moi, je n'ai pas été… Comme je vous l'ai dit, je pense que… Ce n'est pas que c'est un jeu parce qu'on est dans un moment grave, mais il y a une forme de mise en scène et cette mise en scène, elle serait intéressante si elle correspondait à des changements profonds. Mais, en fait, on ne peut pas à la fois redire effectivement le 13 avril, donc c'est-à-dire… On ne peut pas à la fois dire il faut se réinventer, moi, le premier, et deux ou trois jours après, faire une interview au point où les deux choses qui remontent, c'est j'assume ce que j'ai fait.

Le premier tour, c'était très bien, il n'y avait aucun problème et toutes les mesures barrières ont été respectées. Donc, voilà, ma décision n'a absolument eu aucune conséquence sur la propagation de la maladie, alors que ça n'existe pas dans la vraie vie que toutes les mesures barrières aient été respectées et que beaucoup de témoignages, évidemment, l'ont monté. Donc, déjà, c'est d'assumer totalement, en fait, d'être déconnecté de la réalité sans que ça soit gênant du tout, ce n'est pas grave, puisque j'ai décidé que c'était ça la réalité, donc je dis que c'est ça, voilà, et puis ça sera comme ça.

Et ensuite, pareil sur les masques, sur les masques, après avoir dit le 13 avril que ça serait peut-être bien d'avoir des masques grand public, c'est lui-même qui a sorti pour la première fois ce concept, on ne savait pas très bien ce que ça voulait dire non plus, mais en tout cas, des masques grand public qui pourraient être relayés par les mairies et dans cette interview du Point, trois jours après, il dit, je vous ai toujours dit que le masque, ça ne servait à rien, que c'était inutile et je ne vais pas dire le contraire aujourd'hui, sinon ça serait incohérent.

Et là, on se dit, mais en fait, on n'est plus dans la vraie vie, on est dans quelqu'un qui essaye de justifier ses propres décisions au mépris de la réalité, puisque sur les mesures barrières respectées dans toute la France pour les bureaux de vote, c'est un mépris total de la réalité, il faut oser quand même dire ça.

28:44
Locuteur 5

J'ai interrogé les scientifiques sur nos élections municipales dont le premier tour se tiendra dans quelques jours. Ils considèrent que rien ne s'oppose à ce que les Français, même les plus vulnérables, se rendent aux urnes. J'ai aussi demandé au Premier ministre, il l'a fait encore ce matin, de consulter largement toutes les familles politiques et elles ont exprimé la même volonté. Mais il conviendra de veiller au respect strict des gestes barrières contre le virus et des recommandations sanitaires. Je fais confiance aux maires et au civisme de chacun d'entre vous. Je sais aussi que les mairies et les services de l'État ont bien organisé les choses.

Des consignes renforcées seront données dès demain afin que nos aînés n'attendent pas longtemps, que des fils ne se constituent pas, que les distances soient aussi tenues et que ces fameuses mesures barrières soient bien respectées. Mais il est important, dans ce moment, en suivant l'avis des scientifiques comme nous venons de le faire, d'assurer la continuité de notre vie démocratique et de nos institutions.

29:54
Invité politique

Et la deuxième chose sur les masques, ça veut dire qu'il est prêt toujours à continuer à dire le contraire de ce qu'il a dit lui-même trois jours avant pour pouvoir effectivement se protéger d'une certaine manière parce que je pense qu'aussi, il y a une envie aussi de se protéger juridiquement ou de protéger son gouvernement parce que reconnaître que les masques, c'est utile, c'est reconnaître aussi de ne pas avoir dit, évidemment, avoir quand même caché un peu la vérité et ne pas avoir donné les moyens aux Français d'être protégés. Donc en fait, je pense que, d'une certaine manière, son discours, on ne peut pas le croire. C'est ça.

Et d'ailleurs, il en a montré lui-même la démonstration puisque trois jours après, il est capable de dire le contraire lui-même de ce qu'il a dit. C'est quand même assez impressionnant. Et moi, je pense qu'il faut absolument le dire ça. Il faut absolument se confronter à cette réalité-là parce que cette réalité-là, elle est quand même très, très angoissante. Quelqu'un qui est capable de dire le contraire de ce qu'il a dit lui-même et que ça ne le gêne pas du tout. C'est pour ça que tout à l'heure, j'ai parlé de pathologie. C'est une forme. C'est vrai qu'on peut dire à un moment donné que c'est une forme de pathologie puisque quelqu'un qui est effectivement…

31:05
Présentateur

Qui a un déni du réel et surtout… Ce qui est très inquiétant dans ce que vous dites et dans ce qu'on voit, c'est d'une part qu'il y a ce déni et d'autre part qu'autour de lui, on a l'impression qu'il n'entend personne ou que tous ces gens, ces quatre ou cinq personnes autour de lui sont comme lui, mentalement. Je ne sais pas.

31:28
Invité politique

Vous avez vu sa phrase. En fait, c'est très intéressant plus qu'on l'imagine d'étudier ces phrases et de vraiment les étudier jusqu'au bout. Pas dans l'image qu'il projette et qu'il voudrait qu'on accepte, mais dans ce qu'elles veulent vraiment dire. et lui-même dit dans l'interview du Point, par exemple, il dit il faut se réinventer intellectuellement ou moralement, il dit cette espèce de phrase-là parce que je pense qu'effectivement il fait marcher son algorithme puisqu'il est assez brillant et ensuite il dit on se forge des convictions, le plus dur c'est après de les faire partager.

Donc il est toujours dans le système c'est moi qui ai raison et je vais vous expliquer et je vais essayer de vous convaincre que j'ai raison. Le problème, c'est jamais il s'est dit quelqu'un d'autre que moi peut penser quelque chose d'intelligent et où vous avez raison c'est qu'il est entouré que par des personnes qui pensent exactement la même chose. Que ce soit Alexis Collaire, Benoît Ribadeau-Dumal, directeur de cabinet ou Édouard Philippe, ils pensent évidemment que ce qu'ils disent sera toujours plus intelligent que ce que disent les autres. Ce qu'ils n'ont pas compris c'est qu'on s'en fiche un peu de l'intelligence dans le monde dans lequel on est.

l'intelligence intellectuelle elle sert à quoi ? Elle sert à briller mais est-ce qu'elle sert à résoudre le problème posé ? Vous savez, la taxe carbone c'était quoi ? On avait Édouard Philippe qui nous répétait en boucle ta taxe carbone va empêcher et Christophe Castaner aussi va empêcher nos enfants de mourir demain. Alors on leur disait bon mais c'est quoi le chemin pour arriver de la taxe carbone à permettre de sauver nos enfants demain ?

Et donc il ne se disait pas que la taxe carbone qui n'était ni fléchée vers la transition énergétique et écologique et qui n'était ni prise en compte pour si on n'essayait pas que les personnes les plus défavorisées puissent effectivement intégrer cette transition ça ne marcherait pas. Mais en fait intellectuellement la phrase elle fonctionne donc comme elle fonctionne intellectuellement on dit souvent d'ailleurs je crois que Sylvain Dye je lui ai entendu dire que la parole politique est performative mais à ce point de croire que parce qu'on parle ça va arriver c'est hyper impressionnant.

Là on a on a effectivement alors c'est une pathologie je trouve d'être persuadé que de parler de dire les choses vont faire qu'elles vont atterrir dans la réalité regardez quand le président annonce que le déconfinement aura lieu le 11 mai on sait tous je pense que même les français se disaient mais est-ce que c'est bien sûr est-ce qu'il va bien est-ce qu'il va bien y arriver donc il prend ce pari comme un peu un pari énorme quand même et ensuite on apprend trois jours après qu'il a mis la pression à tous ses ministres il y a des articles qui mettent en avant par exemple les ministres et les scientifiques au rythme de je ne sais pas quoi c'est un truc comme ça doivent se mettre au rythme d'Emmanuel Macron mais on le croit rêver c'est-à-dire que ce n'est pas Emmanuel Macron qui doit se mettre au rythme bien sûr on ne demande pas de se mettre au rythme il doit décider d'un certain nombre de choses mais en gros comme il a décidé le 11 mai tout le monde doit apporter des solutions pour le 11 mai même si c'est impossible et donc on a eu droit quand même à des ministres qui ont un peu dit tout et n'importe quoi parce qu'il fallait bien qu'ils trouvent quelque chose comment on déconfine le 11 mai pour le ministre de la Culture il a trouvé l'invention des petits festivals alors qu'on ne lui avait pas demandé on ne lui avait rien demandé mais comme en fait il y a cette pression que le président met sur son équipe gouvernementale pour trouver des idées pour déconfiner en partie le 11 mai voilà tout le monde se met à produire des choses quand même un petit peu un petit peu effectivement hors sol mais en fait il ne s'est jamais posé la question de si je veux déconfiner comment je fais et à chaque fois finalement moi j'ai décidé de déconfiner le 11 mai à Edouard Philippe et à mon gouvernement de me trouver les solutions comme s'ils avaient une baguette magique

35:18
Présentateur

vous vous êtes maintenant dans le groupe Territoires et Libertés

35:21
Invité politique

je suis venue à la politique au fait d'en faire à 100% puisque quand on est député on en fait à 100% effectivement qu'en 2017 mais sinon moi j'ai fait de la politique depuis très longtemps j'étais maire adjoint chargé de la culture conseiller régional voilà mais je voulais justement être libre donc je ne voulais pas je voulais avoir mon métier mon métier était productrice de cinéma j'ai dirigé Orange Studio et je ne voulais justement pas aller en politique à 100% pour pouvoir rester libre même si j'étais dans des parties j'ai toujours été à l'UDF c'est vrai j'ai pas été au Modem parce que j'ai pas suivi François Bayrou qui à mon avis à un moment donné lui aussi a emmené cette belle idée de la troisième fois un petit peu droit dans le mur mais donc en fait je fais quand même de la politique depuis assez longtemps mais vous avez raison j'ai décidé d'en faire à 100% que depuis je suis du juin

36:10
Présentateur

voilà c'est ça et ma question c'est l'expérience courte là que vous avez mais qui est quand même conséquente à quoi ça sert d'être députée en France aujourd'hui

36:19
Invité politique

c'est la bonne question je pense je pense que vraiment réduit fondamentalement les pouvoirs du Parlement ils étaient déjà en soi pas aussi importants que dans des pays comme l'Allemagne le Parlement en Allemagne compte vraiment donc déjà en France avec cette cinquième république avec un président qui a plus de pouvoir que le président américain en tout cas plus que n'importe quel chef de gouvernement ou président en Europe effectivement le Parlement n'a pas un poids aussi important qu'on le voudrait la deuxième chose c'est qu'il en a encore moins depuis effectivement 2017 donc vous avez raison pendant la crise des gilets jaunes on a beaucoup d'ailleurs dans la lettre aux français le président de la république il a demandé aux français de s'interroger sur deux choses le rôle du Sénat et le rôle de l'Assemblée il n'a pas demandé à ceux que les français s'interrogent sur le rôle du gouvernement ou sur le rôle du président donc effectivement c'est facile de donner en pâture la démocratie représentative donc je pense qu'effectivement si on est honnête on n'a pratiquement pas de pouvoir mais je pense que de là où on est on doit en profiter justement pour être libre et ce que je trouve dommage c'est qu'effectivement certains déjà n'ont pas de pouvoir mais en plus deviennent tellement serviles qu'on se dit c'est quand même dommage parce que c'est quand même un beau mandat et on peut aussi s'en servir pour porter des idées pour interroger pour faire bouger des choses même si on n'a pas autant de pouvoir que ça dans l'hémicycle nos abondances sont très peu reprises

37:53
Présentateur

là en tant qu'élu mais aussi en tant que citoyenne quand vous voyez la manière dont se gère ce confinement ce déconfinement cette date du 11 mai cette absence de masque enfin je ne vais pas énumérer tout ce qu'on sait tous déjà simplement ajouter par exemple les morts dans les EHPAD etc. et que vous voyez le comportement les réflexions qui prévalent à ce type de décision est-ce que vous-même vous dites quelle est individuellement votre sensation est-ce que vous êtes vous aussi angoissé est-ce que vous vous dites mais comment on va se sortir de tout ça vers où ils vont nous mener est-ce qu'on peut rester comme ça les bras ballants à attendre

38:32
Invité politique

angoisser c'est pas obligatoirement le mot parce que je pense que si on veut avancer proposer l'angoisse je veux dire au niveau à titre individuel et en tant que député ce ne serait pas obligatoirement quelque chose qui permettrait d'avancer non moi je suis un peu vous l'avez dit je suis concernée je pense qu'on n'a pas du tout les bonnes personnes au bon endroit par rapport à ce qu'on vit donc je ne vais pas dire que je suis optimiste parce que je pense que quand les personnes ne sont pas équipées n'ont pas le logiciel ça c'est quelque chose que j'ai dit à Emmanuel Macron depuis le début je lui ai dit qu'il y avait un problème de logiciel donc ce logiciel là on ne va pas le changer ils ne vont pas changer ça n'existe pas de changer de cette manière là dans la manière dont c'est évoqué donc effectivement je ne suis pas du tout optimiste par rapport à ça je pense en revanche j'ai toujours pensé que du pire sort toujours du meilleur c'est à dire que il y a aussi le fait que maintenant ça se voit vraiment parce que le vrai problème c'est quand on est au centre de l'échiquier politique comme Emmanuel Macron l'est ce qu'il a fait depuis deux ans ça aurait été Nicolas Sarkozy qui l'aurait fait mais ça aurait été impossible en fait moi ce qui m'a le plus frappée comme j'ai suivi plusieurs campagnes présidentielles c'est qu'il a fait une fois qu'il était au pouvoir je ne parle pas de la campagne parce que moi la campagne ça ne me gênait pas si vous regardez la plupart des objectifs quand on regarde par exemple la transition énergétique cet écrit noir sur blanc permet de réduire la facture carburant énergie pour les plus modestes c'était écrit dans le programme ce n'est pas vraiment ce qu'on a fait sur la réforme des retraites moi je n'étais pas spécialement contre une réforme à points mais la réforme à points on avait toujours imaginé que ce n'était pas quelque chose d'uniforme c'était quelque chose qui tiendrait compte de la pénibilité et il avait écrit noir sur blanc dans son programme qu'il n'y aurait pas de mesure d'âge c'est pareil je ne suis pas non plus contre une mesure d'âge en soi si on tient compte de la réalité des personnes donc en gros chaque fois qu'on nous dit ou qu'on m'a dit souvent à moi mais finalement tu as été élu sur un programme non la plupart du temps il a fait l'inverse je ne parle pas de tout mais il a fait beaucoup de choses qui n'étaient pas du tout dans le programme donc moi je pense qu'aujourd'hui effectivement ce n'est pas angoissant mais c'est au contraire il faut se dire que ça va permettre je pense aux français de se rendre compte que ce n'est pas parce qu'on est au centre de l'échiquier qu'on est raisonnable je pense qu'on est en face d'un gouvernement d'un président qui ne sont pas raisonnables ils sont aussi au prix d'une idéologie c'est une idéologie de technocratie ce n'est pas une idéologie de droite ou de gauche c'est la technocratie au pouvoir et d'ailleurs elle est au cœur de l'Élysée Alexis Collère moi je l'ai souvent dit tant que le président ne se séparera pas d'Alexis Collère il ne peut pas nous dire qu'il a changé ça n'existe pas Alexis Collère c'est vraiment la personne qui prend des décisions dans son bureau tout seul et qui ne rend compte à personne puisque personne ne sait que c'est lui qui prend les décisions et on ne peut pas un ministre on peut lui demander de venir un ministre il vient nous répondre dans l'hémicycle Alexis Collère il répond à qui ?

à personne

41:43
Présentateur

vous pensez comme certains je pense au livre de Juan Branco Crépuscule ou à ce genre d'ouvrage qu'avec l'expérience de ces années de pouvoir qu'Emmanuel Macron est quand même placé à cet endroit a été placé à cet endroit par des gens comme Bernard Arnault ou d'autres et qu'il a quand même des comptes à leur rendre ou qu'il est devenu indépendant aussi de ces gens-là et qui fait cavalier seul

42:09
Invité politique

écoutez ça vraiment en fait je ne pourrais pas répondre parce que j'en sais rien en fait c'est vrai que pour pouvoir le dire il faut quand même avoir des éléments après sur la fin de votre phrase oui je pense qu'à les deux je pense que de toute façon il est en partie lié par certaines choses lesquelles je ne sais pas mais je ne pense pas que ce soit quelqu'un d'aussi libre que ça ça c'est vrai et ça je l'ai pensé assez vite justement au moment où je suis partie c'est que j'ai pensé qu'il n'était pas obligé mais ça ne veut pas dire ça ne veut pas dire de Bernard Arnault j'en sais rien il y a quelque chose qui fait qu'il ne le rend pas libre voilà ça j'en suis convaincue la deuxième chose c'est que la fin de votre phrase est aussi vraie c'est-à-dire je pense qu'il n'en a quand même rien à faire de pas mal de choses donc en gros il est tout à fait possible qu'il ait fermé la porte d'un certain nombre de personnes qui pensaient qu'éventuellement et moi c'est ça aussi qui m'avait fait le rejoindre moi ce qui m'avait fait le rejoindre c'est quand je voyais qu'il ne faisait aucun accord électoral et je me suis dit quelqu'un qui a la capacité de refuser tout accord électoral moi j'ai cru à l'exemplarité de quelqu'un qui refuse tout accord électoral après voilà ça ne s'est pas traduit donc je pense qu'il y a une partie de lui qui est libre il fait ce qu'il veut il fait ce qu'il veut voilà et toute cette partie-là on ne l'avait pas vraiment vue pendant la campagne parce que toutes les petites phrases il y en a quand même beaucoup plus depuis qu'il est président que pendant la campagne

43:42
Locuteur 5

et la vie d'un entrepreneur elle est bien souvent plus dure que celle d'un salarié il ne faut jamais l'oublier parce qu'il peut tout perdre lui mais moi je n'ai pas de le soir c'est pas un fil mais on ne l'aimait pas que la France soit bloquée arrêtez de la bloquer mais voilà vous êtes en train de faire pleurer la meilleure chose c'est le travail c'est le travail et une gare c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien

44:03
Présentateur

là l'élément qui est un peu qui peut être angoissant pour lui en tout cas on a des retours qui vont dans ce sens c'est le problème judiciaire qui peut être posé après le confinement c'est-à-dire il y a quand même des familles qui aujourd'hui des morts auraient semblent pu être évitées et l'usage qu'il a fait du pouvoir et les informations qu'il n'a pas voulu prendre en compte ont des effets qui sont quand même terribles sur le réel et on voit bien d'ailleurs que des consignes sont données en ce moment au préfet je ne sais pas si vous avez vu ça de ne pas communiquer par écrit et de tout faire oralement on voit qu'il y a une sorte de je ne sais pas si le panique le mot est fort peut-être mais il y a quand même une angoisse du pouvoir autour de ça

44:47
Invité politique

oui ça c'est évident moi je pense je vous dis là c'est ce que je pense ça peut être subjectif mais l'interview du point pour moi elle était avant tout une espèce de bouclier pour dire autant d'incohérence quand même c'est parce qu'il y a une raison supérieure à ça on ne peut pas dire on ne peut pas dire un certain nombre on ne peut pas dire les masques grand public sont utiles le 13 avril et ensuite faire une interview pour expliquer à quel point les masques sont inutiles et que d'ailleurs il ne va pas dire il dit lui-même je ne vais pas dire le contraire de ce que j'ai dit avant sinon je serais incohérent je pense que sincèrement ils sont c'est pareil par rapport à Agnès Buzyn c'est pareil c'est à dire que vous imaginez la somme de choses qui ont été dites et qui peuvent être utilisées contre eux je crois qu'ils ne se rendent pas compte parce que comme ils ont géré ils n'ont pas voulu faire quelque chose de mal ils n'ont pas voulu évidemment que ce qui est en train de se passer mais justement c'est cette déconnexion qui les a empêchés de comprendre qui ne pouvaient pas gérer la crise comme ils avaient fait avant quand ils géraient le reste c'est à dire que ils n'ont jamais été dans l'anticipation et la prospective ils étaient tout le temps en train de réagir pour gérer au jour le jour avec c'est une bête d'ail on l'a vu et donc en gros cette réaction du jour le jour ils ne se rendaient pas compte que ça allait être le problème d'apprennement et donc ça ils se sont pris vraiment boubran de se rendre compte qu'après avoir dit autant de choses qui étaient effectivement fausses quand même ou autant de non-réponses que tout ça se retournerait on est contre eux parce qu'on est là on est dans le réel on est dans la vraie vie on est dans des gens qui meurent on est dans des gens qui perdent leur travail on est dans des gens et ça ce fameux réel je me souviens je ne sais plus qui avait dit ça quelqu'un de son entourage qui avait dit Emmanuel Macron ce qu'il aime bien c'est avoir sa vision du réel à lui et c'est vrai que ça le gêne le réel le vrai réel ça le gêne sauf que là dans la crise qu'on est en train de vivre c'est terrifiant parce qu'effectivement le réel il ne peut pas l'habiller il ne peut pas le maquiller

46:51
Présentateur

tout à l'heure je parlais d'angoisse parce que je ne sais pas moi si je suis angoissé mais en tout cas je suis très inquiet plus j'apprends plus j'avance dans ma compréhension et plus j'analyse les discours politiques il y a trois semaines je n'aurais pas dit que Macron était le pire président de la Sainte-République je le pense très sincèrement aujourd'hui et l'inquiétude que j'ai c'est que je ne sais pas si vous la partagez c'est que ces accumulations d'erreurs qu'on a énoncées comme elles ne sont jamais prises en compte elles peuvent mener à une catastrophe c'est un peu vous savez la théorie des erreurs absurdes l'histoire du pilote d'avion il a un avion en marche et il va accumuler 5-6 erreurs de suite qui vont faire qu'il y a un crash là le fait par exemple d'avoir fixé la date du 11 mai et de tout faire pour arriver au 11 mai même le conseil de l'ordre des médecins dit que c'est une stupidité mais il va le faire quand même ils vont envoyer à l'école les gamins etc ça ne peut générer qu'une deuxième une deuxième forme d'épidémie ou de pandémie ça veut dire beaucoup de mort il y a quelque chose d'assez angoissant quand même non ?

47:59
Invité politique

si non mais c'est vrai quand je dis ça quand je dis pas angoissant c'est parce que je me dis toujours qu'il y a un moment donné j'espère qu'on aura des outils ou des choses qui vont faire qui vont empêcher la catastrophe c'est pour ça que je dis pas angoissant mais je suis moi je suis affligée parce que il n'y a pas une décision il n'y a pas une manière de gérer les choses qui est fait correctement c'est à dire on se dit bon il y avait eu la première phase où effectivement il y avait la pénurie et on a pu raconter n'importe quoi on se dit que dans la phase d'après là où il ne peut plus dire que c'était avant le problème par exemple des masques qui n'arrivent pas moi en fait il y a des gens qui m'ont expliqué un petit peu aussi pourquoi c'est encore un problème encore un problème de technocratie c'est à dire que alors les commandes on n'arrive pas à savoir vraiment quand elles ont été faites il y a beaucoup de gens qui ont posé des questions au gouvernement sur à quel moment vous avez fait vos commandes ou pas on n'arrive pas vraiment à savoir mais de toute façon au delà de savoir à quel moment ils les ont fait ils les ont mal faites il y a eu une première commande de 250 millions de masques elle n'est jamais arrivée je crois qu'il n'y en a que 35 millions qui sont arrivés les 1 milliard ou les 2 milliards il y a Jean-Yves Le Drian qui nous explique fin juin et on a Olivier Véran qui dit lui-même quand je les verrai sur le tarmac je serai sûr qu'ils sont là parce qu'effectivement d'après ça c'est des éléments qu'on m'a donné je ne sais pas si c'est la réalité mais en tout cas d'autres sociétés qui importent et qui avaient l'habitude de travailler avec les Chinois qui ont dit qu'on a fait l'erreur de penser que parce qu'on mettrait la quantité 1 milliard 2 milliards on serait livré en premier or les Chinois eux ce qui leur importe c'est combien on paye le masque et l'unité donc quelqu'un qui a commandé 50 millions de masques peut passer avant nous et là moi effectivement vous avez raison je me suis angoissée je me suis dit mais ils ne vont jamais arriver en fait parce que tous les autres pays nous passent devant et comment voulez-vous qu'ils gèrent le truc ils vont aller dire aux Français vous savez on a commandé 2 milliards de masques mais ils vont arriver donc en fait c'est vrai ils annoncent qu'il y aura 17 millions de masques bon là de production de production nationale alternative bon ça je pense que j'espère qu'on va pouvoir le faire puisque les Marocains arrivent à le faire j'espère que nous on va arriver à le faire ils sont incroyables les Marocains vous avez vu oui j'ai vu ils ont réquisitionné ils n'ont même pas réquisitionné ils ont été proposés à des entreprises qui ont accepté de le faire

50:20
Présentateur

j'ai même vu aussi que l'Institut Pasteur de Dakar fabriquait des tests pour moins d'un euro et nous on n'est pas capable de le faire

50:27
Invité politique

oui et parce que c'est encore un autre problème de la technocratie c'est-à-dire que on n'autorise pas non plus de tester et d'essayer bon c'est un petit peu en fait j'allais dire l'histoire du professeur Raoult on ne sait pas si ça marche ou ça ne marche pas mais qu'est-ce qu'il a dû faire pour juste tester essayer son traitement donc même si personne ne peut savoir si c'est bien ou pas bien entre nous on passe notre temps en péché les tests pareils donc en fait c'est tout notre c'est tout notre fonctionnement qui est remis en cause et alors évidemment on pourrait dire que ce n'est pas que le gouvernement actuel sauf que les gens qui nous dirigent c'est la caricature justement de la technocratie qui montre ses limites donc en fait c'est vrai que c'est angoissant c'est-à-dire qu'on est face à quatre personnes qui n'ont pas j'allais dire les antennes qui n'ont pas le logiciel pour comprendre ce qui est en train de se passer et pour apporter les bonnes réponses

51:26
Présentateur

et après vous dites quatre personnes mais en fait ça représente beaucoup plus de monde c'est là où on voit la compromission de certains journalistes et moi je ne suis pas anti-journaliste par essence mais je suis affligé quand même parce que ce qu'on dit là c'est une sorte de on parle c'est un peu on observe on a un peu de bon sens et on voit tout ça on voit qu'il y a l'ordre de la supercherie c'est le roi ému qu'on commence à analyser la chose mais pourtant quand vous allumez les chaînes tout un flou vous regardez tout à l'heure le journal de 20h vous ne verrez pas tout ça donc ça entretient une sorte de halo comme ça de fausse réalité qui fait que le système tient on n'a pas vécu ça Dieu sait si je me suis tapé Sarkozy aussi j'apprécie assez peu François Hollande ça n'a pas été terrible mais ça n'a pas atteint ce degré de perversité finalement

52:16
Invité politique

non mais vous n'avez pas tort je ne vais pas dire le contraire là-dessus c'est vrai que comme moi c'est pareil j'ai quand même suivi les choses je n'étais pas à 100% politique mais j'ai toujours été depuis 30 ans je n'ai jamais vu à ce niveau-là d'éléments de langage répétés en boucle par les uns et par les autres on a beaucoup de porte-parole de la majorité qui assument des choses que personne n'aurait assumé qu'ils soient de droite ou de gauche quand Gilles Legendre dit en gros qu'un débat c'est essentiel mais finalement voter sur l'application numérique ça n'ajouterait pas grand chose

52:51
Locuteur 2

mais est-ce que par exemple le débat du 28 avril sur le traçage c'est un débat sans vote il y a beaucoup dans l'opposition qui sont choqués parce que dans le fond c'est un débat sur les libertés publiques les libertés individuelles c'est très concernant est-ce que c'est normal que ce soit sans vote celui-là ?

53:11
Locuteur 10

écoutez que le débat ait lieu c'est une nécessité et notre majorité le groupe La République En Marche l'ont eux-mêmes réclamé c'est indispensable pour la raison que vous dites ce tracing comme on dit dans un horrible mot mais cette application stop Covid qui permet d'être une brique de plus qui permettra de sécuriser le déconfinement ou qui permettrait si elle est retenue de faciliter le déconfinement pose des problèmes de principe parfaitement légitimes donc que le débat ait lieu c'est essentiel le vote n'apportera rien de plus ou n'apporterait rien de plus mais cette phrase-là

53:48
Invité politique

elle est énorme jamais je crois quelqu'un dans le monde d'hier comme on dit n'aurait osé dire une phrase pareille qu'un vote à l'Assemblée ne sera rien alors déjà qu'on ne sert pas à grand-chose si en plus alors on débat alors attendez parce qu'on nous demande de débattre il faut quand même le faire c'est-à-dire on nous dit qu'on va débattre comme vous le savez on ne peut plus réellement physiquement venir débattre et on est représenté chaque semaine par exactement deux députés chaque groupe est représenté par son président de groupe et par deux députés donc ça veut dire trois députés par groupe donc déjà un débat avec trois députés par groupe c'est quand même on ne peut pas vraiment appeler ça un débat c'est un mini débat déjà et après on nous dit vous savez l'application on va venir vous la présenter mais en fait elle n'est pas terminée donc en gros on va vous demander de dire un ok de principe sur quelque chose dont on ne pourra pas vous dire vraiment les modalités parce qu'elles ne sont pas encore prêtes alors c'est énorme un débat sur quelque chose où on n'a pas les outils pour savoir dans quel sens on doit aller et après on nous dit vous n'allez quand même pas voter et ça ça passe c'est à dire que finalement on se dit et on a Gilles Lejeune qui dit à quoi ça servirait de voter bah oui dans ces cas là arrêtons de voter effectivement mais si le vote ne sert à rien on n'a même pas voté pour le président de la République non plus dans ces cas là il n'y a plus d'élection donc ce que je veux dire c'est que vous avez raison c'est que des choses énormes passent pourquoi ?

parce que c'est dit au centre de l'échiquier politique n'importe quelle personne qui dirait ça et qui serait beaucoup plus à droite ou beaucoup plus à gauche serait inaudible mais là comme c'est dit au centre finalement ça passe

55:33
Présentateur

au Parlement vous êtes particulièrement intéressé par les affaires étrangères on va dire pour être au sens large est-ce que comment vous vous sentez autour de la France comment on nous regarde comment on nous voit est-ce que vous avez des contacts en Afrique ou ailleurs ?

55:52
Invité politique

écoutez en tout cas sur notre gestion de la crise on est quand même assez caricatural parce que ce que les Français perçoivent comme incohérent ou contradictoires les autres pays évidemment ont le même sentiment donc en Europe mais bon après j'allais dire eux ils ont une vision moi c'est quelque chose que j'avais dit à Emmanuel Macron ce fameux jeudi quand j'avais fait passer les messages sur le fait d'annuler les élections j'avais dit imaginons que nous on ne soit pas en période d'élection mais que ce soit l'Allemagne qui soit en train de faire des élections mais je pense que les Français et nos propres gouvernements auraient pris les Allemands pour des fous c'est-à-dire que si on avait à côté de nous en pleine crise du Covid-19 un pays qui organisait des élections municipales c'est-à-dire qui intéresse je crois que c'est là où les Français vont le plus et que ça avait été l'Allemagne on aurait redonné des leçons en leur disant que c'était n'importe quoi donc je pense évidemment que les autres pays nous regardent de manière un petit peu bizarre que ça soit sur le masque que ça soit sur tout ça donc et après sur l'Afrique sur l'Afrique c'est vrai que c'est ce qui est un peu amusant pour eux et j'espère qu'évidemment ils ne seront pas dans la situation pour l'instant le virus ne se propage pas de la même manière mais ça ne veut pas dire qu'il ne se propagera pas et là ça sera ça sera évidemment très difficile mais ils ont le sentiment que le monde s'arrête parce que effectivement des personnes meurent en Occident parce que vous imaginez bien que le nombre de morts en Afrique de paludisme de tuberculose ou de VIH voilà est énorme donc ça ne veut pas dire moi je suis très contente qu'effectivement on donne autant d'importance évidemment à la vie en Occident mais c'est paradoxal quand on n'a jamais été capable de prendre en compte les vies lorsqu'elles ne sont pas chez nous

57:55
Présentateur

depuis tout à l'heure j'essaie de trouver je vous écoute et je me dis mais quelle question je pourrais lui poser qui prête un peu à l'optimisme parce que là on est une souris mais on est quand même très noirs donc qu'est-ce qui pourrait être encourageant en ce moment pas grand chose

58:14
Invité politique

alors qu'est-ce qui peut être encourageant quand même c'est vous l'avez dit en disant le roi est nu c'est-à-dire qu'à un moment donné de faire apparaître des choses qui n'apparaissaient pas avant parce que tout le discours de ce gouvernement aussi qui m'a vraiment de cette majorité qui m'a beaucoup gênée moi et qui m'a gênée depuis le départ c'est de toujours dire que les fake news c'est chez les autres c'est-à-dire ils répètent en boucle qu'eux disent la vérité et que les autres effectivement mentent ou font des fausses informations moi j'ai vérifié à plusieurs reprises que les ministres mentent je l'ai vérifié sur les sujets sur lesquels je me suis occupé de la taxe GAFA je me suis occupé de sujets comme ça Bruno Le Maire a passé son temps à mentir toutes les questions que j'ai posées sur par exemple je suis aussi vice-présidente du groupe d'habitier France-Iran et France-Afghanistan toutes les questions que j'ai posées par rapport à l'Iran et notamment notre position par rapport aux Américains la pression maximale le fameux outil des échanges les ministres ont menti moi je prends le verbatim de toute façon des ministres parce que ce que je trouve très intéressant c'est effectivement de prendre ce qu'ils disent parce qu'ils répondent ce qu'ils ont envie de répondre je pense que ça peut faire apparaître ça ne veut pas dire que les autres ont la vérité non plus ça peut faire apparaître qu'il n'y a pas la majorité qui détient la vérité il y a d'autres vérités et je pense que cette crise elle permet de montrer des choses qu'on ne pouvait pas voir et elle permet aussi peut-être à des gens de travailler ensemble alors qu'ils n'auraient pas imaginé travailler ensemble avant en venant de son qui vous appelle voilà exactement non mais sincèrement je pense que dans les gens qui vont nous écouter nous regarder nous écouter il y a des gens qui vont se dire mais c'est l'enseignement qui est en marche qu'est-ce qu'elle fait là etc mais je pense qu'aujourd'hui il faut qu'on arrive à trouver des moyens de travailler ensemble les uns les autres à partir du moment où on a le même objectif et qu'on a les mêmes motivations

1:00:25
Présentateur

vous pensez aussi que le jour d'après sera plus pareil que le jour d'avant ou vous pensez que le système va se remettre en marche

1:00:31
Invité politique

je pense qu'il sera à la fois pareil et différent il ne peut pas être le même monde dans le sens où justement des choses seront apparues qui ne pourront plus être cachées donc ça j'y crois vraiment je pense qu'il y a des discours qui pourraient être tenus qui ne pouvaient pas être tenus avant parce que combien de fois on m'a dit ne dis pas ça parce que ça va faire monter le Front National toute l'histoire de nationalisme contre progressisme pour moi c'est terminé je veux dire si les gens ne comprennent pas donc moi je pense que ça ce sera le jour d'après va permettre ça après je pense qu'évidemment les forces j'allais dire les forces d'avant elles n'ont aucune raison de vouloir disparaître et notamment tout ce qui est transition écologique ou énergétique on a déposé des amendements pour que ça puisse être pris en compte un minimum même dans l'urgence parce que l'idée ce n'était pas obligatoirement de demander de faire des choses qui empêcheraient les entreprises de sortir la tête de l'eau mais que les grandes entreprises prennent quand même des objectifs de transition énergétique et écologique et effectivement avec ce plan d'urgence ce n'était quand même pas non plus demander des choses aberrantes ça n'a pas été le cas donc je pense que le jour d'après au niveau de la transition écologique et énergétique c'est sûr qu'elle n'est pas là encore je pense qu'il va falloir qu'on se batte

1:01:53
Présentateur

on se rappellera alors en tout cas merci beaucoup je suis ravi de vous avoir vu et parlé moi aussi Denis

1:01:59
Invité politique

en tout cas j'espère justement que c'est le début de large coopération pour pouvoir inventer ce monde d'après

1:02:05
Présentateur

merci de votre disponibilité aussi au revoir

1:02:07
Invité politique

c'était très agréable merci Denis

1:02:10
Locuteur 1

au revoir le média est indépendant des puissances financières et n'existe que grâce à vos dons soutenez-nous sur lemédiatv.fr et pour ne rien rater de nos contenus abonnez-vous à nos podcasts et pour ne rien rater

1:02:28
Locuteur

et pour ne rien rater