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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 11 mai 2025 12 minComplaisantPortrait personnelJusticeSolidarités & famille

Xavier Dupont de Ligonnès : le témoignage de son ami d'enfance

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:06OuverteRéponse directe

    Vous aussi vous y avez cru ?

  • 1:19OuverteRéponse directe

    Mais vous y avez cru parce que vous vous attendez à ce que chaque jour il ressurgisse, vous êtes persuadé qu'il est toujours vivant.

  • 1:25OuverteRéponse directe

    C'est d'ailleurs pour cela que vous écrivez ce livre, vous vous adressez à lui.

  • 1:45FerméeRéponse directe

    Vivant et à l'étranger ?

  • 2:05RelanceRéponse directe

    C'est une intime conviction, rien d'autre ? Vous n'avez pas d'élément précis qui étaille cette conviction ?

  • 2:42OuverteRéponse directe

    Et dans le plan, c'était d'être un fugitif et non pas de mettre fin à ses jours.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Locuteur non identifiéFait
    « Xavier Dupont de Ligonnès, l'auteur de La tuerie de Nantes, c'était en 2011. »
  • 0:21Locuteur non identifiéFait
    « Une source anonyme aurait informé la police écossaise que Xavier Dupont de Ligonnès allait monter dans un avion depuis l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. »
  • 0:29Locuteur non identifiéFait
    « Ce sont des agents britanniques qui ont procédé à l'arrestation, à la demande de la police française. »
  • 0:34Locuteur non identifiéFait
    « L'homme arrêté hier soir à l'aéroport de Glasgow n'était pas Xavier Dupont de Ligonnès, on vient de l'apprendre. »
  • 0:41Locuteur non identifiéFait
    « Il a été finalement totalement disculpé suite à des analyses de ADN. »
  • 0:57PrésentateurFait
    « Depuis 9 ans déjà, Xavier Dupont de Ligonnès en fuite depuis la découverte du corps de son épouse et de leurs 4 enfants qu'on a cru avoir retrouvés l'année dernière. »
  • 1:28InvitéFait
    « Et je vais écrire des lèvres dans le Parisien, dans le Sud-Ouest, à la règle du jeu. »
  • 2:12InvitéFait
    « Personne n'en a, non, c'est une conviction intime. »
  • 2:26InvitéFait
    « Et puis quand on voit le mode opératoire, surtout quand il rappelle son fils Thomas, deux jours après avoir tué Agnès, »
  • 2:39InvitéFait
    « Il écrit sa lettre et le dit s'il quitte Nantes. »
  • 3:28InvitéFait
    « Ils prennent la carte d'identité, il s'appelle Xavier Dupont-de-Mars-de-Légonès. »
  • 3:51InvitéFait
    « Et puis surtout qu'on rende justice à Agnès aux quatre enfants. »
  • 5:40InvitéFait
    « C'est-à-dire que pour moi, les moyens n'ont pas été mis en place. »
  • 7:19InvitéFait
    « Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Versailles il y a un petit peu moins d'un an. »
  • 8:11InvitéFait
    « Xavier, en fait, j'ai compris que pendant des années, et c'est pour ça qu'on était copains, c'est un garçon cool, agréable, »

Temps de parole

  • Invité61 %
  • Présentateur24 %
  • Invité 25 %
  • Invité 34 %
  • Locuteur non identifié3 %

7,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

C'était il y a tout juste un an, le 11 octobre 2019. Les médias français s'emballent, croyant à l'arrestation du fugitif le plus recherché de France. Après plus de 8 ans de cavale, c'est peut-être la fin de l'une des plus mystérieuses énigmes criminelles de ces dernières décennies.

0:16
Locuteur non identifié

Xavier Dupont de Ligonnès, l'auteur de La tuerie de Nantes, c'était en 2011. Une source anonyme aurait informé la police écossaise que Xavier Dupont de Ligonnès allait monter dans un avion depuis l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Ce sont des agents britanniques qui ont procédé à l'arrestation, à la demande de la police française. L'homme arrêté hier soir à l'aéroport de Glasgow n'était pas Xavier Dupont de Ligonnès, on vient de l'apprendre. Il a été finalement totalement disculpé suite à des analyses de ADN.

0:45
Présentateur

Bonsoir Bruno Stabenrat, merci de votre présence ce soir à l'occasion de la sortie de demain en librairie de l'Ami Impossible, publié chez Gallimard. Un portrait fouillé et saisissant de cet homme justement insaisissable. Depuis 9 ans déjà, Xavier Dupont de Ligonnès en fuite depuis la découverte du corps de son épouse et de leurs 4 enfants qu'on a cru avoir retrouvés l'année dernière. Vous aussi vous y avez cru ?

1:07
Invité

J'y ai cru, oui le même temps que les journalistes, mais en même temps il y avait des éléments qui étaient, enfin on voulait un visage quoi. Et dès qu'on a vu le visage de Joao, tout s'est écroulé quoi.

1:19
Présentateur

Mais vous y avez cru parce que vous vous attendez à ce que chaque jour il ressurgisse, vous êtes persuadé qu'il est toujours vivant. C'est d'ailleurs pour cela que vous écrivez ce livre, vous vous adressez à lui.

1:28
Invité

Oui, depuis presque 10 ans maintenant, ça fera 10 ans en avril 2021 et je vais écrire des lèvres dans le Parisien, dans le Sud-Ouest, à la règle du jeu. Parce que j'ai la conviction intime qu'il est vivant en travaillant sur le mode opératoire, en voyant comment il a préparé sa fuite.

1:45
Présentateur

Vivant et à l'étranger ? Et à l'étranger.

1:48
Invité

Alors quand il a eu l'affaire Joao, c'était intéressant parce que Joao il avait une maison à côté de Versailles.

1:52
Présentateur

Qui Joao ? C'est l'homme ?

1:53
Invité

Voilà, de Glasgow. Et je me suis dit, tiens finalement on le cherche au bout du monde et s'il était finalement pas loin de sa mère. Puisqu'il y a toute cette histoire avec Philadelphia, le groupe de prière.

2:04
Présentateur

On va y revenir. C'est une intime conviction, rien d'autre ? Vous n'avez pas d'élément précis qui étaille cette conviction ?

2:12
Invité

Personne n'en a, non, c'est une conviction intime. Et je pense que dans les affaires criminelles, la conviction intime, l'intuition, c'est fondamental. C'était quelqu'un du côté de la vie, c'était quelqu'un solaire Xavier, malgré tous les crimes, tout ce qui s'est passé. C'est-à-dire qu'il n'avait pas envie de mourir. Et puis quand on voit le mode opératoire, surtout quand il rappelle son fils Thomas, deux jours après avoir tué Agnès, quand il rappelle son fils, on sent que c'est un type qui est comme une machine. Donc il a son plan qui est prévu, il va jusqu'au bout. Il écrit sa lettre et le dit s'il quitte Nantes.

2:42
Présentateur

Et dans le plan, c'était d'être un fugitif et non pas de mettre fin à ses jours. Vous l'expliquez, vous ne cesserez jamais de suivre sa trace. Je n'aurai de cesse de poursuivre ton ombre, de te démasquer là où tu te crois invisible. Et vous ajoutez, quand je serai fatiguée, alors je m'arrêterai. C'est toi qui viendras à moi. Et vous vous préparez vraiment, est-ce qu'un jour, Xavier Dupont-Légonès frappe à votre porte ?

3:04
Invité

Il faut tout envisager, oui. Oui, parce que je pense que, moi, c'est pour ça que c'est l'ami impossible. C'est-à-dire que, moi, j'ai gardé le souvenir d'un garçon avec une certaine noblesse, un vrai copain. Quand j'ai mon accident de voiture, il était là. Et puis tout d'un coup, il y a ce Xavier Dupont. Moi, je ne l'ai jamais appelé Xavier Dupont-Légonès. Le Dupont-Légonès, il arrive quand la police, en 2011, lance un avis de recherche. Ils prennent la carte d'identité, il s'appelle Xavier Dupont-de-Mars-de-Légonès. Mais moi, mon ami, il s'appelle Xavier Dupont-Légonès. Donc, Xavier Dupont, je ne le connais pas.

Mais je voulais, si vous voulez, rendre hommage, enfin rendre hommage, entre guillemets, à cette amitié.

3:41
Présentateur

Vous avez gardé l'espérance et aussi l'espoir de la justice, c'est-à-dire qu'ils puissent s'expliquer.

3:48
Invité

Et puis surtout qu'on rende justice à Agnès aux quatre enfants. Parce que pour l'instant, on ne leur a pas rendu justice. Les assassins ou les complices courent toujours.

3:57
Présentateur

Mais vous pourriez l'accueillir chez vous, le faire parler et ensuite le comprendre, écrivez-vous, et ensuite le livrer à la police. Vous pourriez ?

4:06
Invité

Écoutez...

4:06
Présentateur

Vous avez envie de tenter de comprendre. Et il reste votre ami, votre frère même, je crois.

4:11
Invité

Vous savez, la première question que je me suis posée quand j'ai eu connaissance des crimes, c'est quand vous aimez quelqu'un d'amour ou d'amitié, que vous vous engagez vis-à-vis de cette personne, est-ce que vous vous fixez une limite ? Moi, je pense que non. Moi, mes parents, ils m'ont élevé. Quand on a un ami, un amour, on va jusqu'au bout. Donc, ce serait trop facile. Et puis, il y a beaucoup de nos amis qui nous ont tourné le dos. On dit que cette histoire est horrible. Allez, on met la poussière sous le tapis. Et moi, je n'ai pas voulu.

Et puis, je pense que c'est important d'avoir une vérité, c'est-à-dire de sondé Xavier, de comprendre, ne serait-ce que pour la justice, et même pour l'humanité, de comprendre pourquoi un homme franchit une frontière, un homme décide de devenir l'assassin de sa propre famille, si on n'est pas là pour être l'espèce de traducteur de l'impossible.

4:54
Présentateur

Ça fait dix ans que vous lui écrivez, vous lui consacrez votre dernier ouvrage. Est-ce que vous êtes hanté, obsédé par cet homme, par cette affaire ?

5:04
Invité

Je ne suis pas hanté, mais je suis rempli de tristesse. Parce qu'aujourd'hui, Arthur, il aurait 30 ans, Thomas, 28, Anne, 26, et Benoît, 23 ans. Et qu'on a volé leur vie. On a volé la vie d'Agnès. Et on les oublie. Je parle de cette pierre tombale, Anne-Moyer-sur-Serein, où il n'y a même pas leur nom.

5:22
Présentateur

Ils n'ont pas de stèle.

5:23
Invité

Voilà.

5:24
Présentateur

Et une partie des recettes de ce livre ira...

5:28
Invité

Si la famille est d'accord. Si la famille est d'accord. Et donc, où je porte mon regard, il n'y a que de la tristesse et de la désespérance. Donc je me dis qu'il y a cette justice-là qui doit être rendue. Et puis je pense aussi qu'on doit retrouver Xavier. C'est-à-dire que pour moi, les moyens n'ont pas été mis en place. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas un narcotafiquant, ce n'est pas un terroriste. Il n'est pas recherché par la DGSE ou la CIA. Ce n'est pas un délinquant financier. Il n'est pas lié au grand mendictisme. Donc sur l'échelle des recherches, il arrive en cinquième ou sixième position. Donc il n'est pas recherché à l'heure actuelle.

Il y a une cellule qui travaille, qui met la famille sur écoute. Mais bon, ça peut...

6:01
Présentateur

Les moyens ne sont pas suffisants.

6:05
Invité

Vous parlez ni plus ni moins d'un coup de foudre amical quand vous vous rencontrez. Ce qui éclaire un peu la façon dont vous soulignez beaucoup, vous rappelez beaucoup, vous décrivez les jours heureux. Mais il y a de temps en temps, pour nous, qui avons plus le crime en tête que les jours heureux, de temps en temps, il y a collision. Par exemple, vous racontez que quand vous vous retrouvez la première fois, vous vous rencontrez pour la première fois sur les bancs du collège en 77. Les premiers mots qu'il vous dit, même s'ils sont les bras ouverts, c'est « Bienvenue chez les fous ». Oui, parce que j'arrive d'un tournage. J'arrive d'un tournage, j'arrive de ma jeune vie d'acteur.

Et puis, il y a une table qui est au fond de la classe, qui est libre, et il est à côté. On n'explique pas les amitys d'adolescence, c'est parce que c'était lui, parce que c'était moi. Donc, c'est important aussi. Les amis, on n'en a pas tant que ça.

6:54
Présentateur

Vous étiez fasciné ? Vous l'appeliez mon capitaine, mon prince ?

6:57
Invité

Non, ça, c'est une connerie de la presse. Non, non, j'étais pas fasciné.

7:00
Présentateur

Il n'y a pas de fascination.

7:01
Invité

Il n'y a pas de fascination. On était des vrais amis, on avait Elvis, les Beach Boys, les Cabriolets. On avait tous en commun, donc il n'y a rien de plus. Marion. Vous racontez aussi l'emprise de sa mère, Geneviève, qui a fondé l'église de Philadelphie, un groupe de prières fermé, toujours actif aujourd'hui, et soupçonné de dérive sectaire. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Versailles il y a un petit peu moins d'un an. Vous dites que Xavier a été élevé en pensant qu'il serait l'élu, celui qui sauvera le monde de l'apocalypse annoncé par sa mère. Pour vous, est-ce que c'est la secte de sa mère qui explique qu'il soit passé à l'acte ?

Est-ce que sans l'influence de l'église de Philadelphie, il n'aurait pas tué ses enfants ? Ça, c'est une question qui est importante parce que moi, pendant neuf ans, j'ai essayé de retrouver des gens de la secte. Enfin, la secte, c'est un groupe de prières fermées. Ce n'est pas une secte parce que c'est une secte qui a échoué. Ils auraient pu réussir, c'est ce que j'explique dans le livre. Ils avaient tout, la messagère, le chanon de Ridolfi, les messagers, les adeptes. Ils n'ont jamais voulu vous rencontrer. Ça n'a pas marché, ça n'a pas marché. Et j'explique ça pourquoi.

Et j'ai voulu aussi analyser la toxicité de cette éducation religieuse terrible sur Xavier puisque en 1995, tout s'écroule pour lui. Parce que Xavier, en fait, j'ai compris que pendant des années, et c'est pour ça qu'on était copains, c'est un garçon cool, agréable, qui voyageait tout le temps, c'était un pigeon voyageur. Mais en fait, il pensait qu'il allait faire un héritage. Il a été élevé pour ça. Il allait avoir une espèce d'apocalypse et il serait l'élu. Enfin, c'est comme quelqu'un qui va toucher un héritage colossal. Et en 1995, il y a ceux qui se réunissent à Rennes, au château des gens de la secte. Et puis Xavier, il se réunit à Saint-Maxime. Et j'ai eu des témoins qui étaient là.

Et en fait, il va vraiment croire que...

8:43
Présentateur

Il y croyait.

8:44
Invité

Vraiment. Et quand j'en parle avec Emmanuel Teneur, qui était son meilleur ami pendant 37 ans, qui, hélas, est mort en janvier dernier, il dit à Xavier, Xavier, est-ce que je peux libérer ma parole ? Rien que la phrase. Xavier, tu penses réellement qu'il va résister ? Et Xavier répond oui. Et donc, c'est à ce moment-là où nous, on se rend compte que c'était grave, en fait. C'était grave et que l'influence de la mère, elle était terrible. Maintenant, est-ce que c'est un motif religieux qui a poussé Xavier au crime ? Est-ce que c'est la... On ne peut pas savoir. Mais moi, je pense évidemment que ça fait partie du mobile.

Vous avez cette expression qui fait frémir, vous parlez de crime altruiste. C'est les criminologues qui en parlent de ça. C'est-à-dire que c'est un crime domestique parce que c'est un crime familial, comme il y en a une centaine de parents en France. Et puis, c'est un crime altruiste parce que la personne qui tue sa famille estime que c'est la meilleure solution pour eux. Alors, vous imaginez le délitement mental pour arriver à cette conclusion-là. Et donc, des crimes altruistes, il y a eu notamment cette affaire américaine auxquelles on fait référence, John List, aux Etats-Unis.

9:47
Présentateur

Ce qui est terrifiant, c'est que la mère de Xavier nie aujourd'hui la mort d'Agnès et des enfants.

9:54
Invité

Ça, on ne peut pas l'entendre et en même temps, on peut l'entendre. On ne peut pas l'entendre parce que c'est dégueulasse. On ne peut pas nier la mort de tes enfants. C'est terrible. Alors, il suffirait qu'ils donnent une goutte de leur sang pour qu'on sache que c'est le même ADN. Et surtout, qu'ils demandent pardon. On ne peut pas lire ça.

10:11
Présentateur

Mais ça fait partie d'une espèce de théorie du complot ?

10:14
Invité

C'est Philadelphia, c'est-à-dire le déni, c'est la théorie du complot. Et en même temps, ça donne une indication terrible sur la psychologie de Xavier. Parce qu'on se dit que si sa mère et sa sœur pensent cette folie-là, que ce n'est pas les enfants, on se dit que Xavier, qui est de la même culture, de la même idéologie, de la même religion...

10:33
Présentateur

A pu avoir le même raisonnement.

10:34
Invité

Oui, et a le même dérèglement psychologique. Il faut appeler les choses par leur nom, quoi.

10:40
Présentateur

Votre dernier contact avec Xavier Dupont-Légonnais ?

10:42
Invité

C'était en 2008. C'était en 2008. Son père est mort en 2011. Et c'est là où il a récupéré la vingt-deux longs rifles, l'arme du crime. Et je lui avais envoyé un mot, mais il ne m'a pas répondu. Enfin, les dernières années sont terribles, quand on rentre vraiment dans sa vie.

10:57
Présentateur

Des années qui deviennent très difficiles pour lui à ce moment. L'ami, impossible. C'est un portrait, une enquête. Et c'est un ami qui reste fidèle malgré tout. C'est peut-être ce qui est le plus difficile à comprendre.

11:13
Invité

Oui, de tenir cette place. Et puis moi, je le vois bien, quand je témoignais sur les réseaux sociaux, je me prenais des volets de bois vert, où les gens me disaient, alors tu défends l'assassin. Les gens n'ont pas compris que c'est important qu'on rende justice. Il n'y a que lui qui peut nous dire ce qui se passe dans la tête d'un homme. Pourquoi ? Il n'y a rien de plus terrible que d'assassiner les gens qu'on aime.

11:30
Présentateur

Bruno Stabenrat, l'ami, impossible. Xavier Dupont-Ligonnette, c'est disponible à partir de demain en librairie. Merci d'être venu nous en parler ce soir. C'est l'heure du 5 sur 5 des militres à Lenguyen.