"1 euros de dépensé pour le sport c’est 13 euros économisés pour la santé"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Un euro dépensé pour le sport, c'est 13 euros d'économisés pour la santé. Gouverner, ce n'est pas prévoir de se faire élire, mais prévoir pour les générations futures. Quand on est en tenue de sport, tout le monde se retrouve et tout le monde peut se mélanger. - A.de Tarlé: Justement, ces Jeux auront-ils donné envie aux Français de se mettre au sport?
Entre la salle de sport et la course à pied, le sport du quotidien s'installe de plus en plus dans nos vies. - Profiter de chaque instant pour se dépenser...
Tous les jours, sur les quais de Seine, des coureurs par centaines et des promeneurs soucieux de leur nombre de pas. Combien vous avez fait de pas aujourd'hui? - Peut-être 5000. - J'ai mon application, je vais vous le dire. 12 500 pas.
C'est plutôt bien. J'ai atteint mon objectif de 10 000 pas, c'est une bonne journée. - J'ai commencé à courir.
Ca me détend. J'ai acheté une montre. Quand je fais mes 10 000 pas, elle sonne.
Sinon, je regarde et je vois combien je dois faire encore. - L'objectif a été revu à la baisse, non plus 10 000 pas nécessaires, mais 6000 à 7000, selon les professionnels de santé. L'équivalent de 30 minutes d'activité quotidienne.
Pour l'atteindre, chacun sa solution. - C'est difficile, avec le travail, de faire de l'activité physique. Mais marcher permet de le faire tranquillement en y allant ou en en partant. - Au début, on n'aime pas trop.
Mais après la douche, on se sent plus réveillé et actif. - La flamme olympique aurait-elle réveillé la motivation des Français? Dans cette salle de sport, des nostalgiques des performances françaises l'an dernier.
Baptiste et Louise ont repris le sport ces derniers mois. - Quand on voit les athlètes avec un corps magnifique, ça donne envie. C'est l'idéal qu'on aimerait atteindre.
C'est l'objectif qu'on se fixe. - Depuis la rentrée, le directeur a vu le nombre d'inscriptions augmenter de plus de 10 %. - On constate un engouement des jeunes de 16 à 25 ans par rapport aux réseaux sociaux, mais aussi, sûrement, par rapport à ce qu'ils ont pu voir à la télé avec les JO. - Plus d'adhérents, parmi lesquels beaucoup de novices intéressés par le sport non pour battre des records, mais pour se sentir mieux dans leur corps. - Depuis quelque temps, les nouveaux adhérents sont plus à la recherche de la pratique de la mobilité, du sport santé-bien-être, et moins la performance. - Une prise de conscience qui infuse progressivement. - Je suis un peu plus forte et endurante.
Ce n'est pas négligeable. Et sur la santé mentale, ça fait du bien de se dire qu'il y a quelque chose dans lequel on peut se dépasser. - On dort bien la nuit, on mange bien...
Le sport, c'est la santé. - Mais les Français sont encore loin de tous atteindre les objectifs recommandés. 47 % des femmes et 29 % des hommes sont physiquement inactifs.
Ils ne bougent pas assez dans la journée. Pourtant, avant les Jeux, le gouvernement avait annoncé 30 minutes d'activité physique par jour dans les écoles et une heure de sport en plus dans les collèges. Un objectif aujourd'hui facultatif qui dépend de la volonté des chefs d'établissement. - C'est dommage.
On a un manque critique d'activité physique chez les jeunes et les adolescents. On prévient de 25 % le risque de cancer, de 50 à 75 % le risque de diabète de type 2, de 25 à 50 % le risque de développer une maladie cardiovasculaire, de 30 % le risque de démence ou de maladie de Parkinson. On prévient toutes les maladies chroniques qui explosent actuellement. - Un enjeu de santé publique.
D'après certaines études, si les recommandations d'activité physique étaient respectées de tous, 5 millions de vies pourraient être épargnées dans le monde chaque année. - A.de Tarlé: On a beaucoup dit qu'en septembre, il y avait eu nombre d'inscriptions...
Le ping-pong, avec les frères Lebrun, la natation avec L.Marchand...
On s'est fait plaisir ou il y a eu un vrai engouement? - A.Mattéoli: Je pense que les enfants ont demandé à être inscrits dans des clubs de sport.
On compare souvent au tableau des médailles les Français avec les Américains, les Chinois, les Russes...
L'intéressant, c'est d'avoir remporté des médailles dans de nombreuses disciplines. C'est ça, la force du sport français. En tir à l'arc comme au volley-ball ou en tennis de table, il y a eu des emblèmes et des exemples.
Ca dure depuis 50 ans. Ca a suscité des vocations. Tous ne deviendront pas des frères Lebrun ou L.Marchand, mais le sport performance incarne un exemple pour cette jeunesse.
C'est à différencier du sport santé, mais il y a aussi des gamins qui le pratiquent. - A.de Tarlé: Ca joue aussi sur le tourisme?
Avant, on allait faire des crêpes à la plage. Maintenant, les véloroutes et le vélo-tourisme se développe. 37 % de plus en 4 ans et 21 000 km de véloroutes.
On peut longer l'Atlantique en famille. - D.Arino: Les pratiques pendant les vacances sont aussi issues des pratiques pendant le reste de l'année.
Avec le développement du vélo dans les villes et le développement de cette offre, quand les vacanciers arrivent dans les stations balnéaires ou à la campagne, ils ne comprennent pas de ne pas pouvoir faire de vélo. On arrive avec son vélo, mais il faut aussi pouvoir le louer. Il y a une recherche de découverte à vélo.
Mais au-delà de ces pratiques, une quantité de sports et de pratiques n'existaient pas il y a quelques années. Les sports liés au vent, notamment, sur le littoral. Le kitesurf et tous ses dérivés...
En montagne, il y a aussi une démultiplication des sports. Quand il y a de la neige, on développe le vélo sur neige avec des systèmes différents, mais une déclinaison de la pratique à vélo. On a vu que le sport est aussi une façon de se surpasser, se lancer des défis et les accomplir.
Sans être un grand sportif...
Par conséquent, on voit la démultiplication de certaines pratiques, comme le trail qui se développe fortement. Des territoires misent dessus. Ca peut poser des problèmes, notamment sur des sentiers, car ça peut avoir un impact sur l'environnement.
Mais on a une palette de pratiques... - A.de Tarlé: Et tout simplement la randonnée en montagne, même.
C'est un aimant à touristes? - D.Arino: Oui.
Ca s'est beaucoup développé pendant le covid et après. On a vu une démultiplication des pratiques de randonnée. Parfois, des populations urbaines qui ne connaissaient pas vraiment les codes de la campagne ou de la montagne.
Il y a beaucoup de monde à 1300 ou 1400 m, mais dès qu'on arrive à 2000 m, il y a beaucoup moins de randonneurs. Il faut être préparé physiquement. Dans les entreprises, la performance est aussi liée à l'état de santé physique, au fait d'avoir une activité...
On devrait investir sur ce qui permet aux gens de se dépasser. Dans ces images de sport, il y a un certain nombre...
Ils ne sont pas devenus sportifs par hasard. Ca passe par la discipline, l'acceptation de la défaite et de la frustration...
Permettre à nos jeunes de mieux assumer la frustration...
Il ne suffit pas de faire un Instagram pour se valoriser. Le sport, c'est autre chose. Ca passe par un travail, une constance.
Ce sont des valeurs fondamentales, y compris pour la République. - A.de Tarlé: Des conséquences sur l'hygiène de vie, sur la discipline...
Sortir les enfants des écrans et de la puff ou autres addictions...
C'est aussi ça, le sport? - L.de Nervaux: Oui.
Notre enquête a démontré que 1 Français sur 3 et 1 jeune sur 2 avait eu envie de faire plus de sport grâce aux Jeux. Au-delà de la santé physique, sur la santé mentale, les chiffres sont alarmants. Sur l'isolation relationnelle, 2 fois plus de zoomers se sentent seuls que de boomers.
Là où j'aimerais apporter une nuance...
Quand on se demande quel est l'héritage d'un événement en France, le réflexe est le budget de l'Etat. Il y a d'autres dimensions. Un aspect n'a pas été traité dans votre reportage: les bénévoles des JO. 45 000 personnes.
Ces bénévoles sont partout dans la société, comme un ferment et des passeurs de ces valeurs du sport et de cette énergie. Une très grande partie d'entre eux continuent à être actifs dans des événements professionnels et amateurs. Ils les font vivre.
C'est un palliatif, pourrait-on dire, parce que l'Etat et les budgets ne sont pas au rendez-vous, mais ce sont des forces vives qui renforcent la pratique sportive et la cohésion. Ils se considèrent presque comme des anciens combattants. Ils se reconnaissent entre eux avec les pin's de leurs événements. "J'étais Champ-de-Mars, équipe logistique..." Des profs d'EPS ressortent leur uniforme pour faire plaisir aux élèves.
Arnaud Bonnet