Face à Face : Yaël Braun-Pivet - 09/01
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC RMC jusqu'à 9h Apolline Matin Face à face
Il est 8h28, vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Yael Brunpivet Merci de répondre à mes questions ce matin Dans ce studio, vous êtes la présidente De l'Assemblée Nationale, je voudrais d'abord qu'on revienne Sur ce qui s'est passé hier, il était 11h Il y avait un certain nombre de manifestants Agriculteurs devant l'Assemblée Nationale Vous êtes sortis A leur rencontre et voilà ce qui s'est passé
Vous avez été hué
Des cris de démission Vous avez même pris, semble-t-il, un projectile Peut-être même un crachat Non, une poignée de neige Vous avez le sourire ce matin ?
Mais bien sûr, parce que vous savez, quand on fait de la politique On ne peut pas avoir peur des gens qu'on représente On ne peut pas avoir peur des Français, des citoyens Donc les citoyens viennent manifester Devant l'Assemblée Nationale C'est qu'ils ont des choses à dire à la représentation nationale Il est normal que la présidente Que je suis aille à leur rencontre Et essaye de discuter avec eux Vous imaginez ?
Même quand ils sont énervés Même quand ils sont en colère Mais bien sûr, vous savez Moi, ça fait plusieurs années que je fais de la politique J'ai vécu les manifestations Lors de la réforme des retraites avec des cassereaux-lades Les préfets me disaient N'y allez pas, annulez votre déplacement Je ne l'ai jamais fait J'ai toujours, toujours été à la rencontre des Français À la rencontre des syndicalistes C'est comme ça que je conçois la vie politique On ne peut pas avoir peur du dialogue De la confrontation Parfois désagréable Mais ce n'est pas grave C'est ainsi Si on ne veut pas cette confrontation On ne fait pas de politique On fait autre chose
Donc pour vous, pas de regrets d'y avoir été Vous les avez ensuite reçus Tout à fait
Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est dit ?
Moi, j'ai reçu l'ensemble des organisations syndicales Les unes après les autres C'est des organisations avec lesquelles je suis en contact régulièrement Je vais aussi, quand je me déplace sur le territoire national Beaucoup à la rencontre de nos agriculteurs Dans des exploitations, etc Donc c'est une préoccupation que j'ai depuis longtemps Donc ce dialogue syndical, il faut l'avoir Et après, il faut les écouter Et c'est un peu Et c'est ça qui est un petit peu, finalement, perturbant C'est que c'est toujours les mêmes revendications qui reviennent Ils ont besoin de simplification Trop de normes Trop de complexité administrative Ils ont des boulets aux pieds Ils estiment que la concurrence n'est pas loyale Entre ceux qu'ils font Et les autres producteurs à l'international Ils doivent faire face à des crises Crises sanitaires, crises climatiques Et ils ont le sentiment de ne pas être suffisamment armés Pour autant, ils aiment leur métier Nous aimons nos agriculteurs Nous aimons notre agriculture C'est ce qui définit notre pays On le sait tous, on y est très attachés Et donc il faut engager un certain nombre d'actions Continuer parce que ça s'inscrit dans un certain nombre d'actions Qu'on a déjà réalisées
Yann Brune Pivet, vous dites Ce qui est terrible, c'est que c'est toujours les mêmes revendications
Mais parce que les choses n'ont pas changé Alors, elles ont changé Mais à chaque fois, on ne va pas assez loin Et ça ne va pas assez vite Je prends un exemple Les questions de simplification Ça fait des mois que nos préfets ont travaillé Avec les agriculteurs main dans la main Pour simplifier les procédures Mais il faut continuer On n'est pas au bout du chemin Et ils ont le sentiment que quand on remet une disposition Eh bien, on recomplexifie à nouveau Et que c'est une espèce de va-et-vient qui s'installe Et donc il faut qu'on ait un cap clair de simplification Et c'est ce que je crois A engager le gouvernement actuellement
Sauf que l'une des revendications de ces agriculteurs C'est le Mercosur Journée décisive aujourd'hui à Bruxelles La France a annoncé qu'elle voterait non
Et ça ne changera rien Écoutez, on est 27 C'est une union Et donc il n'y a pas de droit de veto Comme au Conseil de sécurité des Nations Unies Et donc il fallait convaincre des partenaires Nous avons fait tout ce que nous avons pu Pour ce faire Et nous avons réussi en décembre A convaincre les Italiens Et à avoir ainsi une minorité de blocage Ça n'a pas perduré Les Italiens ayant obtenu d'autres garanties Et donc il faut continuer à se battre Parce que le combat n'est pas fini Il y a le Parlement européen Qui va s'exprimer La Cour de justice de l'Union européenne Qui peut être saisie Et donc il y a encore des procédures Et puis il y a toujours et encore Ce combat pour renforcer les garanties Les agriculteurs, nous en avons parlé Ces fameuses clauses de sauvegarde Ces fameux clauses miroirs Et surtout ces contrôles Pour ne pas en fait Avoir posé des actes Poser des paroles Poser des principes De concurrence loyale Et finalement Faire que ça ne soit pas effectif La question de la réalité
Effectivement de ces contrôles On va y revenir Mais vous n'êtes pas triste Quand même de vous dire Que hier on entendait Par exemple la ministre de l'agriculture Sur notre antenne Qui disait C'est un non puissant de la France Et c'est un non puissant
Qui ne pèse plus rien Alors je ne suis pas d'accord Il ne pèse pas plus rien Ce non Déjà il a été exprimé Très puissamment Et par le gouvernement Mais aussi par l'Assemblée nationale L'Assemblée nationale A travers plusieurs votes Donc de façon très transpartisane A exprimé son opposition Très ferme au Mercosur Mais cette opposition Cette position de la France Elle a permis justement D'avoir ces clauses de sauvegarde Elle a permis justement D'avoir ces clauses miroirs Elle a permis justement De pouvoir renforcer les contrôles Au niveau européen Mais pas suffisamment Puisque le Premier ministre Lui-même dit Que le compte n'y est pas Mais c'est la raison Pour laquelle nous nous y opposons Et c'est la raison Pour laquelle nous continuons A mener le combat Et nous allons Être très constant En la matière Il y a un mot qui m'a frappée
Dans les paroles d'Annie Gennevard Elle dit C'est un symbole fort Et moi je vais vous dire C'est ce qui m'a le plus désolée C'est qu'au fond Nous ne sommes plus que symboliques
C'est pas vrai Mais c'est pas vrai Je ne suis pas d'accord La France est attendue La France a une parole forte La France a une place importante En Europe A nous après De mener les combats
Nous sommes dans un collectif Vous-même présidente De l'Assemblée nationale Vous l'avez constaté Les députés français Ont voté A la quasi-unanimité C'est ce que je vous ai dit
Mais c'est ce qui permet Au gouvernement aujourd'hui D'avoir une assise Très démocratique Pour pouvoir continuer A s'opposer A cet accord Qui aujourd'hui Ne nous satisfait pas pleinement Le compte n'est pas Nous ne sommes pas Contre les accords De libre-échange Mais pour autant Il faut continuer A nous battre Pour préserver nos intérêts Préserver nos agriculteurs Vous ne vous dites pas La France est faible Mais pas du tout Si vous considérez Que vous êtes faible Vous ne pouvez pas Aller vous battre Et vous vous battez Avec les mains Dans le dos Nous pensons Que la France est puissante Nous pensons Que la voix de la France Compte à nous Hommes et femmes politiques De la porte et eau Mais nos agriculteurs En cela Nous aident Parce que justement Ils nous montrent Qu'ils se mobilisent De façon Très unitaire Pour défendre l'agriculture Et nous sommes Et nous sommes aussi Leurs porte-parole Nous sommes Leurs représentants Vous soutenez Cette mobilisation Et même si elle doit durer Mais je soutiens La mobilisation Des agriculteurs Et je souhaite aussi Que nous puissions Leur apporter Des réponses Tout n'est pas Dans le Mercosur Tout n'est pas Dans le Mercosur C'est ce que je vous disais Au départ
Vous parliez De la question De la simplification La question De la concurrence déloyale Qui n'est pas qu'avec Des pays hors de l'Union Européenne C'est aussi Nos propres voisins C'est l'Espagne C'est l'Allemagne Qui ont des règles Moins dures Et c'est l'adaptation Les changements climatiques Les questions de l'eau Est-ce que nous La France On ne s'est pas trompé En étant trop zélée Sur un certain nombre De normes Plus en tout cas Que nos voisins En tout cas Ce qui est sûr
C'est qu'il faut On a créé cette distorsion Parfois On a créé A travers ce qu'on appelle Des surtranspositions Et donc on a été Peut-être un peu plus loin Qu'on aurait dû Et c'est la raison Pour laquelle Il faut absolument Remettre un certain Nombre de choses A plat Pour créer Les conditions D'exercice du métier D'agriculteur Qui soient satisfaisantes Et j'ai oublié Quelque chose Qui finalement Est fondamental Parce que c'est ce qui vient En premier dans la liste Un revenu digne Un agriculteur Sa revendication Aujourd'hui principale Telle qu'elle a été exprimée Encore hier Dans mon bureau C'est de pouvoir Gagner dignement Sa vie Et sa vie De son métier Pouvoir produire En ayant Une stabilité financière Qui lui permette De regarder l'avenir Avec sérénité De pouvoir nourrir Sa famille Ses enfants
Ça a des conséquences Aussi en termes De bras de fer politique Alors du côté de Marine Le Pen Elle demande A ce que l'on brandisse La menace D'une suspension De la contribution De la France Au budget de l'Union Européenne Est-ce qu'il faut Qu'on rentre dans ce bras de fer ?
Je crois que ce n'est pas La bonne méthode Parce que De l'autre côté Nous avons aussi La politique agricole commune La fameuse PAC Dont la France Est un des principales bénéficiaires Donc c'est pour ça Qu'il faut continuer A discuter Mais il ne faut pas Rentrer dans cette radicalité-là Je pense qu'elle serait Parfaitement contre-productive
Les républicains Les républicains par la voix De Bruno Retailleau Ont évoqué aussi La possibilité de censurer Le gouvernement Sur la question du Mercosur
J'ai vu effectivement Qu'il y aurait Peut-être une motion de censure Alors pas à l'initiative Des républicains Mais à l'initiative Qu'il puisse éventuellement voter On verra quand elle sera déposée A l'heure où je vous parle Elle n'est pas déposée On verra aussi Quels sont les arguments Et comment cela est posé Et puis le débat aura lieu Si elle est déposée rapidement Le débat aura lieu La semaine prochaine À l'Assemblée nationale
La méthode des agriculteurs Vous avez dit que vous souteniez La mobilisation On voit sur des images en direct Pour ceux qui nous regardent Sur BFM TV Je les commente pour RMC Ce sont des agriculteurs Sur le périphérique Ils continuent donc Leur mobilisation Quitte à bloquer Est-ce que cet aspect-là Est-ce que la méthode Vous la soutenez ?
Non, je ne soutiens pas Les blocages Je ne soutiens pas L'entrave A la liberté d'aller et venir Des Français Je ne soutiens pas Les dégradations J'ai des parlementaires Qui encore hier Ont vu leur permanence dégradée Donc je ne soutiens pas Ces actions Qui visent à entraver Les Français Dans leur liberté Vous leur demandez De rentrer chez eux Donc moi je souhaite Qu'on arrive A avoir ce dialogue Ce qui est important C'est qu'on discute Et qu'on arrive Ils savent que nous sommes A leur côté Donc il faut qu'on avance Main dans la main Pour pouvoir gagner Ce combat ensemble Je le précise Ces opérations escargots
Donc des tracteurs Des agriculteurs Ça se passe sur le périphérique Parisien en ce moment même Et on continue à vous informer Sur BFM TV Et RMC Le budget Pendant ce temps-là La France n'a toujours pas De budget Les discussions Ont repris Cette semaine Et ça pourrait Vraisemblablement Se terminer assez vite Par un 49-3 Est-ce que vous le comprenez Que finalement On arrive là ?
Je trouve cela dommage Et je trouve Qu'il y a encore aujourd'hui Une autre voie de passage La voie du débat parlementaire Vous l'avez rappelé Le débat a recommencé Donc on est en nouvelle lecture A l'Assemblée nationale En commission La semaine prochaine Dans l'hémicycle Mardi Et je présiderai Mardi après-midi L'ouverture des débats Sur cette loi de finances Moi je pense Et j'invite tout le monde A réussir A converger Parce qu'on ne peut pas vouloir A la fois Quand on fait partie Des oppositions L'abandon du 49-3 Donc l'abandon D'un passage Un peu en force Du gouvernement Devant le parlement Et puis après Ne pas aller jusqu'au bout Du débat Et finalement Être capable de l'assumer Et de voter Soit pour Soit au moins De s'abstenir Il faut être cohérent Donc moi J'invite tout le monde Vous y croyez encore ?
Moi j'y crois toujours Et je me rappelle J'étais sur un plateau Un peu avant le vote Du PLFSS Et on me disait Mais madame La présidente C'est un peu la méthode Coué Vous croyez au vote Mais en fait Vraiment Ce n'est pas réaliste Et c'est passé Et c'est passé Donc moi j'y crois toujours C'est l'essence De mon travail En ce moment En fait le mot débat
Vous l'aurez prononcé De très très nombreuses fois Depuis le début Mais parce que ça fait
Mais je le prononce Depuis 2022 Depuis que je préside L'Assemblée nationale Moi j'y crois A cette assemblée Parfois un peu Contre vents et marées Et j'y crois Parce qu'elle est le résultat Du vote des français Et moi mon job C'est de faire en sorte Qu'elle fonctionne Et qu'elle produise Ce qu'elle doit produire Et aujourd'hui Ce qu'elle doit produire C'est un budget pour la France Et donc continuons A y travailler Par le débat C'est le lieu Vous trouvez ça dommage Vous regrettez
Vous espérez encore Qu'on puisse s'en passer Mais si toutefois Le 49-3 était nécessaire Alors il ne faut pas s'en priver
Moi je n'y souscris pas Je suis présidente De l'Assemblée nationale Et donc je ne souscris pas Au 49-3 Je ne souscris pas A ce type d'outil Dans les circonstances actuelles A partir du moment où Le Premier ministre Et le gouvernement Ont dit qu'ils y renonçaient Je pense que la parole publique Est importante La parole publique Doit être crédible Et lorsque l'on dit une chose On ne peut pas faire l'inverse Quelques semaines Ou quelques mois plus tard En tout cas moi Ça me dérange profondément Sur le plan démocratique Mais la contrepartie de cela C'est que chacun Doit faire des efforts Chacun doit faire des efforts Pour débattre Chacun doit faire des efforts Pour aller au compromis Et chacun doit pouvoir Ça peut durer des semaines Mais non Parce que les débats Vont avoir lieu Et vont s'enchaîner A l'Assemblée nationale Et il va y avoir des votes Dans les jours qui viennent Donc ça ne peut pas durer des semaines Mais j'invite tout le monde A être très conscient De cette situation Et à faire Continuer à faire des pas Les uns vers les autres Pour que nous puissions avoir Un budget par le vote Alors on n'utilise pas le 49-3
Dans votre scénario On continue à débattre On vote Et si le budget n'est pas adopté On fait quoi ?
Eh bien ça c'est une impasse Et donc on continue Si le budget n'est pas adopté On continue Sous le régime De la loi spéciale Que nous avons Ça n'est pas du tout satisfaisant Et c'est la raison Pour laquelle Il faut que nous ayons un budget Donc si je comprends bien Ça n'est pas satisfaisant On va faire le maximum d'efforts Nous sommes aujourd'hui A un moment où les débats N'ont pas repris Ni en commission Ni dans l'hémicycle Donc ne jouons pas D'ores et déjà La fin de la partie Aujourd'hui la partie qui s'ouvre C'est une partie De débat parlementaire Donc mettons tous nos forces Dans ce débat parlementaire Et j'espère que nous réussirons A trouver le chemin
Gaël Bronpivet Ce qui est important C'est que vous dites ce matin Que vous ne voulez pas de 49-3 Vous dites Ils se sont engagés A ne pas l'utiliser Il ne faut donc pas l'utiliser Que pour autant Effectivement Les ordonnances Serait une impasse Qu'il faut donc Continuer jusqu'au bout Mais sur quel texte ? Par exemple Un des points de blocage C'est la question Il faut encore trouver Entre 12 et 15 milliards C'est la question De la surtaxe Sur l'impôt Sur les sociétés Vous là-dessus Vous êtes ok ?
Vous dites on le fait ?
Moi j'ai toujours été Favorable au fait Qu'il fallait Qu'on ait un budget Qui soit équitable Et que l'effort Soit justement partagé Et qu'il y ait donc Une contribution Des plus aisés Sur les personnes privées Et des sociétés Ça ne me pose Aucune difficulté Il faut trouver Le bon niveau De prélèvement Pour que Chacun ait le sentiment Et la conviction Que l'effort Ça ne vous pose Aucune difficulté Ça ne vous paraît pas Contraire à ce qu'était L'engagement du macronisme Mais pas du tout Parce que l'engagement Du macronisme C'était de promouvoir Une politique de l'offre De promouvoir Une action Une activité économique Qui se redynamise Une réindustrialisation De notre pays De la création d'emplois La baisse des impôts De production C'est ce que nous avons fait Maintenant nous sommes Dans une situation compliquée Et vous savez quoi ?
Il est beaucoup plus dommageable Pour nos entreprises Pour notre économie De ne pas avoir de budget D'être dans une situation De blocage Où ils n'ont pas De perspective Vous savez lorsque Nous n'avons pas eu De budget L'année dernière C'est quasiment 50% Des investissements Que ce soit d'entreprises Étrangères Ou d'entreprises françaises Qui ont été gelées Reportées Etc On ne peut pas se payer Ce luxe là Et c'est la raison Pour laquelle aussi Il est important De trouver un vrai compromis Sur le budget Qui nous permette D'avancer Qui nous permette De nous projeter Et qui nous permette De pouvoir nous occuper Des autres sujets De préoccupation Les Français Elle va servir à quoi Cette année 2026 ?
Justement nous avons Des lois Probablement agricoles Dont il faut Que nous débattions à nouveau Nous avons l'importante loi Sur la fin de vie Vous savez que c'est un combat Que je mène depuis des années Pour que nous puissions avoir Un débat parlementaire Suivi d'un vote Sur ce texte Pour ouvrir ce nouveau droit Pour les Français Moi je souhaite Qu'il soit ouvert En 2026 Le débat va commencer La semaine prochaine au Sénat Et ce texte reviendra En février A l'Assemblée nationale Nous avons un texte important Sur les fraudes Les fraudes sociales Les fraudes fiscales Qui est prêt Qui attend d'être examinées Dans l'hémicycle Nous avons un texte Sur la politique pénale De notre pays Sur l'accord Sur les collectivités Donc oui cette année Mais ce n'est pas Elle peut être utile Elle doit être utile C'est notre mission Les Français Ne nous ont pas confié Un mandat De 3 ans et demi Ils nous ont confié Un mandat De 5 ans Et donc nous devons Travailler Jusqu'au bout
J'ai envie de vous dire Ils vous ont confié Un mandat de 5 ans Et puis il y avait eu Les 5 ans précédents Est-ce que pour vous Le macronisme existe encore ? Est-ce que ça existe encore ?
Ben écoutez Je crois que je suis devant vous Et que j'existe Comment vous l'incarnez ? Et que j'agis ? Et on est très nombreux C'est quoi le macronisme ?
Le macronisme C'est une action politique Qui croit Dans le dépassement De clivage Moi je suis peut-être La dernière à y croire Moi j'y crois J'y crois au rassemblement Des énergies Je crois au rassemblement Des convictions Je crois au travail Avec des gens Qui ne sont pas Complètement d'accord avec moi Mais qui partagent La même vision Les mêmes valeurs Et qui ont envie De s'asseoir A la même table que moi Pour travailler Dans l'intérêt des Français Ça c'est le macronisme Le macronisme C'est le progressisme C'est une vision européenne C'est justement Une haute idée de la France Moi j'entends plein D'hommes et de femmes politiques Qui pensent que la France Elle est en déclin Que la France s'effondre Mais c'est pas cette France-là Ni que je vois Ni que j'aime Et ni cette France Dont les Français me parlent
Je trouve ça très séduisant De se dire Moi j'y crois encore A cette France puissante Évidemment On n'a qu'une envie C'est de se dire la même chose Mais vous comprenez bien Qu'on se heurte au mur du réel
Oui Mais justement En fait moi je crois Aujourd'hui Que la description Qu'on fait du réel Parfois Est en fait Complètement erronée Qu'il y a un sentiment
Que ça se dégrade Alors qu'en réalité Ça ne se dégrade
Il y a des choses Il y a des choses qui se dégradent Évidemment Il ne faut pas être naïf Mais tout ne va pas mal Dans notre pays Tout ne va pas mal Dans notre pays Vous savez moi Sur le plan de la santé On dit que ça ne va pas bien Et c'est vrai Il y a des déserts médicaux Il y a un énorme problème D'accès aux soins Nos compatriotes nous le disent Partout où on va Sur le territoire De notre pays Pour autant On a la meilleure recherche du monde On a des chercheurs On a des prix Nobel Et donc Soyons aussi optimistes Ayons confiance Dans les forces de notre pays Soyons conscients De nos faiblesses Pour pouvoir y remédier Mais croyons à la grandeur Et à la hauteur de la France
Merci Yael Brunpivet D'avoir répondu à mes questions Ce matin Président de l'Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet