Brunet sans filtre du jeudi 27 août 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour les amis, bonjour à tous et bienvenue avec un programme extrêmement chargé où nous allons aller des États-Unis à Katmandou. Nous allons également aller à Kief et à Moscou où nous avons des nouvelles extrêmement, je dirais extrêmement inquiétantes. Beaucoup d'actualité aussi national et politique avec un un sondage édifiant.
Cette fois-ci, c'est un sondage à nous. Hop LCI, on le connaît bien, on sait comment travaille HFOP et on va vous donner euh dans la perspective de cette présidentielle les petites tendances qui se dessinent, qui se confirment et avec quelques petites surprises bien évidemment, on aura on ira aussi du côté de de la grande du grand raout du MEDEF aujourd'hui avec un événement tout à fait extraordinaire. Je j'assume le mot cet après-midi sur notre antenne euh à propos duquel je vous dirai tout dans une poignée de seconde.
Mais maintenant, il faut absolument que nous regardions et que nous prenions des nouvelles du Népal, de ce petit état coincé entre le Tibel chinois et et l'Inde où s'est déroulé un véritable tsunami de montagne, un tsunami de bou et de neige qui a submergé littéralement des villes entières, des quartiers entiers. Regardez, ces images sont absolument édifiantes. Magalie Lunel, bonjour Magalie.
Bonjour. C'est même un monstre. Regardez, c'est un monstre qui s'est abattu donc sur ce territoire.
Il a tout dévasté sur son passage. Des tonnes et des tonnes de bouts de grav et de roches qui ont semé la mort. Les images sont aussi impressionnantes que terrifiantes.
Alors bien sûr, quand on voit ce quand quand on voit ce regardez ces images. Regardez. Ouais. ઓહો પુરા ડમ ફૂટે આય લગल Mon fils s est bloqué dans les inondations.
Il est chauffeur routier et il m'a dit qu'il était au volant. Nous nous sommes parlés pour la dernière fois vers 8h30. Depuis, nous n'avons plus aucune nouvelle de lui.
Nous n'arrivons pas à en savoir plus. Voilà, nous nous sommes tu effectivement en regardant ces ces images. Le bilan que vous voyez s'inscrire sur notre bandeau rouge en bas est bien évidemment très très enain de la réalité puisqu'il y a des centaines et des centaines de personnes disparues.
Il y a des centaines de touristes étrangers euh disparus et des centaines même de touristes népalais disparus. Donc les chiffres sont absolument pharaoniques. On est avec un guide francophone au Népal, Mo qui est avec nous.
Bonjour Mo de la situation ce matin, mon cher Mohan ? Bonjour. Et en fait la situation c'est toujours la même.
En fait l'État ils font tout, ils mobilisent tout euh tout euh pour faire des secours et puis des personnes qui sont en vie. et puis euh ils font des recherches et puis euh également il ils activent le l'accepteur des aides internationales. Ils ont déjà enancé je crois et puis et pour le moment le le le personnes qui sont trouvé meurent et c'est plus que 270 et 644 touristes encore qui sont hors contact inclus quatre français et puis ils disent qu'il y a 1500 familles qu'ils ont perdu leur maison qui sont qui ont pas qui sont dans la rue maintenant qu'ils ont perdu également le famille.
Est-ce que vous pensez, vous qui êtes sur place, on va pas rentrer dans un un décompte macabre, mais vous pensez quoi ? Qu'il y aura à la fin des fins des milliers de de victimes tuées ? Moi personnellement, personnellement je pense que ça va dépasser le 1000 parce que ceux qui sont disparus, il y a très peu de sens qui de survivre.
En fait, c'est comme c'est tellement catastrophique et que c'est c'est très très peu de sens que ils vont trouver en vie les gens qui sont disparu qui sont hors contactement. On le sait. Donc pour le moment, il y a 1300 disparus dont plusieurs étrangers qui étaient là pour faire des tre notamment.
Il y avait aussi un pélénérerinage. Euh parmi ces disparus, il y a quatre français. Est-ce que vous avez des clients qui manquent à l'appel aujourd'hui ?
Et moi, dans ma part, par mon aisance, il y avait il y avait personne, mais je connaissais euh des aisances de voyage qu'ils ont perdu leurs clients et spécialement c'était des euh des Indiens qui partaient vers le Tibet euh pour visiter le manquel et ils ont ils ont ils ont perdu euh pas mal des des voyageurs touristes. Je connais quelques de voyage qu'ils ont perdu en fait. Qu'est-ce qu'est-ce qui s'est passé Mo pourri ? on commence à à l'analyser, à le comprendre.
Nous, cette coulée debout, certains disent que c'est le réchauffement climatique tout simplement qui a détaché un glacier très en mamont et qui a provoqué cette véritable tragédie coulé debout. Quelle est votre lecture de cet événement ? Qu'est-ce qui s'est passé selon vous ?
Euh ben euh selon en fait en base selon les informations que j'ai reçu en fait c'est le petit tremblement de terre de 4 euh magnitude ils disent c'est ce qui a provoqué le des éboulements de terre en montagne c'est glissement de terre et après euh il y avait un un gros barrage qui était cré il disait après ça a été pété puis ça raait tout dans la vallée en bas et personne éétait en courant ce que ce qu'on sait que pour l'instant En fait, ouais, c'est ça. Mais depuis les scientifiques effectivement on ont travaillé sur la catastrophe et l'estimation a un peu évolué. Guillaume, effectivement, c'est peut-être pas le séisme en fait, c'est un c'est un décrochage de roche qui aurait tout provoqué.
Oui, absolument. En fait, c'est c'est la ce qu'on pensait être la cause en fait, c'est la conséquence hein de ce qui s'est ce qui s'est passé, pardon, hier après-midi. Les autorités Népalaisses parlait effectivement de de ce tremblement de terre de l'autre côté, donc au Tibet de 4,4 qui aurait provoqué cet effondrement de roche.
Et en fait, c'est l'inverse, hein. C'est vraiment un pan tout entier d'un glacier qui s'est effondré et c'est ce qui a provoqué ce tremblement de terre qui a été révalué de magnitude 5,2. Donc pour vous, on imagine que ce glacier est d'un du d'un volume absolument phénoménal pour qu'il puisse produire un séisme de cette magnétude là, c'est que effectivement ce morceau de roche est absolument phénoménal et a priori, il est tombé soit dans un lac sous-glaciaire, soit dans un lac glaciaire.
Donc soit un lac au pied de ce glacier, soit un lac qui s'est formé sous le glacier puisqueavec la fonte des glaces, ça forme des cavités. C'est ce qui vient déstabiliser le glacier. Et donc cette poche d'eau s'est rompue et a emmené absolument tout sur son passage.
C'est pour ça qu'on on a une violence du phénomène qui est absolument incroyable. Pauvre extrêmement violent. Mais oui, c'est extrêmement violent.
On le voit sur ces images, c'est extrêmement euh c'est c'est dramatique et c'est extrêmement impressionnant. Le bilan, on en a parlé effectivement, ça sert peut-être ça sert à rien de de faire ce décomte macabre parce qu'on imagine peut-être pas l'ampleur de la catastrophe. Oui, parce que en fait ce qu'on ce que l'on sait c'est que ce glacier situe à 1800 m d'altitude.
Les images que l'on voit c'est à 1000 m d'altitude. Donc il y a un dénivelé de plus de 800 m de qui qui a été parcouru he donc par cette vague. Il y a de nombreux villages qui ont été atteints et c'est arrivé avec une telle puissance que beaucoup ont n'ont pas pu se mettre à l'abri.
On a vu quelques vidéos où on voyait des habitants tenter de gravir la montagne. En plus ce sont des montagnes où le dénivelé est extrêmement important. Claxé est difficile.
Donc il y a forcément des milliers des milliers de personnes et peut-être plus encore qui se sont retrouvé prises au piège par ces quantité de bout absolument phénoménale. Le glacier, on parle de millions de mètres cubes qui se sont détachés de ce glacier et qui ont emporté avec lui cette eau, cette boue, ses débris. Donc là forcément les et et mo le disait, les personnes qui sont portées disparues, l'espoir d'en retrouver beaucoup vivantes et très faibles parce que il y a des quantités de bouts sur plusieurs mètres.
Donc les les corps sont malheureusement sous sous ces quantités de bou. Oui, on reçoit des images comme ces images de d'un hélicoptère qui va secourir une personne isolé dans le dans le centre du du d'une ville. euh on se rend compte que c'est vraiment euh le le bon le Népal est un pays qui est plutôt pays pauvre euh qui ne dispose pas des des moyens euh de sécurité civile euh développé que nous pouvons avoir en Europe. et et voilà, les les opérations de secours se font parfois un peu au petit bonheur la chance et ce ce ressortissant a pu être évacué de cette façon avec cet hélicoptère.
Ce n'est pas malheureusement c'est c'est pas Mo pourri, notre guide francophone qui est en direct avec nous au Népal. C'est pas la première fois ces dernières années que le que le Népal est est frappé. Il y a eu un un épisode terrible il y a quelques années hein qui a touché 4 Mandou et et le et le Népal.
Oui. En fait ce ce type des événements, ce type ce type de catastrophe en fait on est on a vécu déjà même à Katmandou à la campagne même dans la même région l'année dernière aussi il y avait il y avait un catastrophe naturelle comme ça mais c'était pas aussi gros. On a jamais jamais eu aussi gros euh catastrophe naturelle comme ça.
Jamais eu. Même des des gens, je vois les vidéos parfois sur la médiia sociaux, les gens qui ont vécu euh des des catastrophes, ils disent que en fait ils avaient reçu des informations. Ceux qui vivaient plus bas, ils avaient reçu des informations en fait euh même une demi-heure avant mais sauf quand ils étaient en train de manger à table, ils étaient au magasin. il se disait entre eux ça doit pas être aussi gros, ça doit pas être aussi catastrophique.
Et puis ils ont mal estimé, mal calculé ce que il disait. Après dès qu'ils ont vu tout proche, ils ont couru. Ceux qu'ils ont couru vers le Montagna, ils ont ils ont survécu et ceux qu'ils ont couru dans la rue ou dans des plaines et après ils ont pas ils ont tous ragé, ils sont tous partis en fait.
H bien merci beaucoup Mo pourri. Je rappelle que vous êtes guide francophone au Népal. Le Népal, c'est ce petit pays niché euh sur les contreforts de l'Himalaya entre l'Inde, le nord de l'Inde et le Tibet chinois.
Et il est très prisé le Népal pour les trecs absolument incroyables. Des Européens, des Américains, des gens du monde entier, des asiatiques bien évidemment vont faire des des trecs, des promenades en montagne, de l'alpinisme également au Népal. Et c'est la raison pour laquelle parmi les personnes disparues, il y a de nombreux touristes ou visiteurs étrangers.
On vous tiendra au courant et à 13h10 ensemble, on on fera une courte pause dans l'actualité politique nationale et internationale pour envisager la possibilité de ce type d'événement en France. Il y a eu des coulées de bout impressionnantes en Savoie dans les Alpes. On va voir si tout cela est possible.
Nous reviendraz Guillaume Voznica et on va très sérieusement envisager et travailler ensemble sur ce scénario. En attendant, nous allons revenir à l'actualité nationale et je je ne résiste pas au plaisir savoureux de vous annoncer que pendant que nous parlions du Népal, j'ai eu vu une nouvelle information politique débarquer la un nouveau candidat un nouveau candidat à la présidentielle. Je dis bonjour à Isabelle Saporta qui est avec nous.
Bonjour Isabelle. J'accueille Frédéric Hermel, journaliste et écrivain qui est avec nous. Frédéric, bonjour et éditorialiste, merci d'être avec nous.
Pascal Perry est là. Bonjour Pascal. Bonjour bonjour à tous.
Go nous a rejoint également. Il n'est pas le nouveau candidat à l'élection présidentielle de vos par vous savez qui est le nouveau candidat Xavier Bertrand. Xavier Bertrand.
Bravo Xavier Bertrand, nouveau candidat à droite. Alors, on parle justement d'une primaire primaire pour essayer de faire en sorte que le candidat du bloc central ou du centre droit ou de la droite soit seul hein. Il va falloir élaguer là.
Et ben il y en a un nouveau. Voilà, il y en a un nouveau. C'est Xavier Bertrand.
Il faut que nous vous parlions en tout cas Magali, je compte sur vous de cet événement extraordinaire. Alors franchement, parfois les journalistes en rajoutent un peu hein dans Ben là, c'est vraiment un événement extraordinaire qui va se dérouler cet après-midi sur notre antenne sur LCI. C'est la campagne présidentielle qui commence tout simplement avec le premier débat de cette présidentiale.
Ça se passe sur LCI en partenariat avec le MEDEF. Sepandidats déclarés qui vont faire face au patron. Ça commence à 16h45.
Ce sera animé par Amélie Carwer. Et ça se passe où ? Sur le cours central de Roland Garos.
Tout un symbole. Mathilde Guénégan, vous êtes déjà sur place avec Alexis Tessier. racontez-nous parce qu'on est assez curieux.
Il y en a sept face à des patrons. Comment ça va se passer ? Où ça va se passer ?
Quel Quelles sont les règles ? Dites-nous tout. Comment ils seront installés aussi ?
Comment seront installés ? Est-ce que moi ce que j'ai j'ai Mathilde, bon je rajoute une question à la question, ça va vous faire beaucoup de questions mais moi j'ai toujours pas compris si c'était les candidats qui parlaient face au MEDF ou si c'est les patrons ou des représentants du MEDF qui leur posent des questions à y répondre. Euh je je Expliquez-nous comment ça va se se passer si vous avez l'info.
Alors, on va vous expliquer tout ceci dans un instant mais pour vous montrer à quel point LC est au cœur de l'actualité. Regardez qui vient de terminer sa table ronde. Xavier Bertrand qui vient donc d'annoncer sa candidature.
On va essayer d'aller lui poser une question juste après les photos. C'est sur ce terrain de tennis qu'aura lieu le premier débat présidentiel cet après-midi. Sep candidats positionnés les uns à côté des autres et effectivement face à eux, il y aura cinq représentants de patron.
Alors on va essayer de se dépêcher pour avoir Xavier Bertrand qui essaie de nous échapper. Hop là ! Et pour l'instant, je continue à me préparer.
J'ai dit que je le serai mais le moment n'est pas venu. On déclare pas sa candidature comme ça et je continue à me préparer à cela. Avant l'heure, c'est pas encore l'heure.
D'accord. Mais si vous le faites, un candidat non, un candidat à la place, pas un candidat de plus et avec un projet. Est-ce que vous avez déjà des mesures à annoncer ?
C'est pas de faire barrage à qui que ce soit, c'est de proposer un projet au français. Ce moment n'est pas venu, je continue à me préparer à cela. Vous inquiétez pas.
Passer vos idées aujourd'hui ? Pardon ? À qui faites-vous passer vos idées aujourd'hui ? devant les entrepreneurs mais pas seulement.
Quand je m'adresserai, ça sera à l'ensemble des Français. On a besoin des entrepreneurs mais pas seulement devant les entrepreneurs. Avant l'heure, c'est pas l'heure, ce sera le moment que j'auraiis décidé.
Est-ce que vous avez déjà eu des réactions de votre famille politique à votre déclaration ? Ah, j'avais le droit aussi d'être concentré sur le débat. Merci.
Merci. Première réaction de Xavier Bertron qui vient donc d'annoncer à sa candidature à Alexand présidentielle. Avec Alexis Tessier, nous allons vous remontrer ce cours central où aura lieu le débat présidentiel.
Donc on vous disait les patrons face aux sep candidats. Les patrons qui se font les porte-vois des adhérents du MEDDEV. 66000 adhérents, ils ont des questions très précises à leur adresser sur les priorités économiques, sur la réindustrialisation de la France ou encore que faire de cette dette française ?
Les candidats jouent gros cet après-midi puisque l'objectif et ben c'est tout simplement de convaincre. Donc on va regarder ce match décisif, savoir qui montera au filet pour remporter la balle de match. Merci beaucoup Mathilde Guegan.
J'aime bien j'aime bien la métaphore hein. Je disais c'était un symbol effectivement sur le central de Roland Garos. On verra qu'il y a la balle de match.
C'est pas mal quand même. Ça sera donc sur LCI. Vous avez compris vous ce qui s'est passé du coup Xavier Bertrand ?
Non non mais si si j'ai compris ce qui s'est passé. Je crois que Xavier Bertrand avait l'intention d'être candidat à la présidentielle qu'il avait l'intention de faire une annonce dans les prochains jours ou les prochaines semaines et qu'il a succombé à la tentation de le dire maintenant. mais sans faire le grand lancement de sa campagne qu'il voulait faire.
Donc là, il rétropédale un peu. Il dit "Je je suis candidat." Mais attendez, attendez.
Oh oh je serai candidat. Je serai candidat. Mais on parle pas tout de suite.
On en parle pas tout de suite. Non c'est ça. Donc qu'est-ce qu'on dit ?
Et puis c'était pas le bonjour parce que l'événement il est pas dans la photo des 7. Ouais c'est ça. C'est ça le problème.
C'est complètement raté. Moi je l'aime bien c'est mon président. Enfin président moi je suis un jeti.
Président des jetis. On a l'impression que sa zone de confort c'est la région de France. Dès qu'il sort un peu perdu.
Ah, je trouve que c'est un peu c'est un peu bah attends mais à chaque fois il essae il essae et ça marche jamais. Donc il faut être arrêté quoi. Il a été élu.
Enfin si on si on en était à cette règle là Jacques Chirac n'aurait jamais été élu. François Mitteran non plus. Le voilà.
Pardonnez-moi mais il est pas Non non mais n'empêche que n'empêche que c'est c'est curieux. Moi je comprends hein, il est là, il doit être très en colère de ne pas faire partie des sep candidats, voir Rota. Il voit Édouard Philippe.
Bon sens, ça ça sent bon ça son sa famille politique historique, hein. Tout ça, c'est des anciens LR. Voilà.
Et bien, il est un peu jaloux et il dit il dit un journaliste, je serai je ser un candidat. Moi aussi un candidat. Mais et puis après il rétropédal, il dit "Mais c'est pas le lieu, c'est pas le moment, je ferai une annonce officielle, vous serez conviés.
Pour l'instant, on nen parle pas." Oui, mais tout tout ça participe quand même à donner aux Français qui nous écoutent une image pitoyable de stratégie d'intérêt personnel et de de positionnement plutôt que d'intérêt général. Soit vous êtes porteur d'un intérêt général et et et d'une vision de la France et bah vous êtes candidat à l'élection et vous le dites et vous l'assumez.
Euh soit vous essayez de d'être dans des positionnements et toutes ces stratégies qu'on décrypte ici et je rejoins ce que disait Éric sur son analyse euh donne quand même une image pitoyable de la politique, c'est-à-dire c'est l'intérêt personnel de tel candidat dans son positionnement plutôt que euh porter des valeurs d'intérêt général qui dépassent la personne. Moi, je trouve que peut-être qu'on décrypte trop, il faut prendre les choses, mais que ça participe à détourner une partie conséquente des Français, des hommes politiques. Bon, est-ce qu'on est-ce que vous voulez qu'on parle maintenant de la vraie actualité, hein ?
C'est sympa pour vous aviez bien, vous êtes tous éventur, il est pas dans les se voilà mais dans les pas dans les bondames, messieurs, nous allons parler maintenant de la vraie actualité. La vraie actualité, c'est ce sondage qui a été entrepris par notre chaîne LCI. avec euh une une maison d'un institut de sondage sérieux, l'IPOP.
Je dis ça parce que vous allez voir beaucoup de sondages émergés quasiment tous les jours sur la présidentielle. Bon ben méfiez-vous des imitations comme disait le regretté Thierry Hardisson. Euh il y a quelques grandes maisons euh de sondage.
Il y a pas seulement l'hop hein, il y a il y a aussi des concurrents qui travaillent avec d'autres chaînes. Je voulais pas dire on est les meilleurs, mais bref l'hop est une maison sérieuse. C'est pour ça que moi dès qu'il y a une maison sérieuse qui fait un sondage, je le regarde quand même avec une acuité toute particulière.
Et ce sondage, il nous dit pas mal de choses. Pas mal de choses. Marine Le Pen gagnante à tous les coups.
Effectivement, on le verra pour le deuxème tour. D'abord, on va se focaliser sur ce premier tour parce que ça confirme une tendance. Ça confirme que ce duel RN LFI est en train de se dessiner.
Regardez les courbes avec peut-être ce croisement de courbe. Jean-Luc Mélenchon, Édouard Fib. Alors attendez, attendez attendez attendez moi, je suis je suis un garçon lent.
Le rouge en haut, c'est Marine Le Pen. Quoi qu'il arrive, Marine Le Pen est qualifié pour le deuxème tour si jamais l'élection avait lieu évidemment cette semaine. Elle baisse un tout petit peu.
Elle baisse un tout petit peu. Ce qui est intéressant c'est les dynamiques et donc il y a une baisse du côté de Marine Le Pen. Il y a une stabilisation quand même pour Édouard Philippe et regardez la courbe jaune, c'est Jean-Luc Mélenchon qui est en passe effectivement de se qualifier pour ce deuxème tour, en passe de dépasser Édouard Philippe.
Donc la dynamique, elle est clairement du côté de Mélenchon aujourd'hui. Isabelle Saporta, première analyse. Marine Le Pen déjà pour l'instant est bien parti, pardon de le dire aussi nettement, pour être président de la République, même si on est 9 mois avant le premier tour qui aura lieu le 18 avril.
Alors, c'est toujours plus facile d'être challenger que d'être au top, hein. Donc, elle est au top. Elle a gagné, elle a gagné Roland Garos, voilà, 20 fois de suite, disons.
Et c'est Nadal, quoi, tu vois. Et là, il y a des challengers qui ont faim. Et le challenger qui a le plus faim, effectivement, c'est Mélenchon.
Moi, je trouve que la courve de Mélenchon, elle est exponentielle et c'est très impressionnant parce que d'habitude, il est à ce niveau-là quelques semaines avant la présidentielle, hein. Et là, on est très très en amont. Moi, je trouve que déjà le il a fait quand même plusieurs actes forts, hein, ces derniers mois.
Jean-Luc Mélenchon, il a fait ce meeting en plein air à Saint-Denis devant la basilique des des rois de France où il avait reconnu où il y avait plein de monde. C'était quand même assez impressionnant. plus ces journées d'été qui ont été vraiment aussi un au fond un une épreuve de force qu' a qu' l'a gagné qui l'a construite.
C'est lui qui installe tous les débats en fait sur l'annulation de la dette sur tout en fait il instaure les débats et donc effectivement il a cette dynamique. Moi ce que je trouve très intéressant là-dedans, plus que la baisse de Marine Le Pen qui quand même est très limitée, c'est celle d'Edouard Philippe. C'est que Édouard Philippe quoi qu'il arrive ça fonctionne pas.
Même quand on enlève Gabriel Atal, ça fonctionne à peine mieux. Et donc si vous voulez, on en est aujourd'hui à dire "Ah non, mais absolument, ils sont ils se ils se cannibalisent Gabriel Atal et euh Édouard Philippe, mais en fait les deux n'y arrivent pas." Hm !
Ah ! Alors, euh je vous passe le micro. Premier euh focus qu'on voudrait vous montrer, c'est le scénario premier tour de l'élection présidentielle 18 avril prochain.
Si Gabriel Atal euh se maintient et si Édouard Philippe est là bien évidemment. Alors dans ce cas, au premier tour, Marine Le Pen ferait selon l'FOP 33 %, Jean-Luc Mélenchon 16 %, Édouard Philippe 14,5 Raphaël Gluxman C'est une surprise, il va falloir qu'on en parle. Il est à plus haut que prévu à 11 %, Gabriel Atal à 8 % et Bruno Retaillot à 6 %.
C'est le scénario qu'évoquait tout à l'heure Isabelle Saporta. Dans ce cas, si Gabriel Atal se maintient, et bien Jean-Luc Mélenchon coiffe Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon est au second tour. Frédéric Hermel.
Alors, il y a une petite baisse de Marine Le Pen, on le voit, c'est sur le mois d'août. Elle a été totalement absente. On l'a pas vu.
Mais comme tous les ans, hein. Comme tous les ans. Mais alors, elle se prépare à une longue campagne à s'est reposé quoi qu'il arrive.
Voilà. remarqué au mois d'août elle est en vacances on l'a vole a raison on l'a vu avec ses plantes et cetera très bucolique donc elle elle se elle se prépare c'est une baisse de deux points enfin vous imaginez le niveau quand même. Regardez, vous voyez la différence, c'est le le graphique est tellement parlant, c'est parlant, enfin c'est c'est il y a un écart, il y a Marine Le Pen et le reste du monde, vous voyez, puisqu'on parlait un peu de de tennis de Nadal un moment, voilà, c'est elle est là et puis il y a le ceux qui sont qui sont là pour la deuxème place.
Euh Jean-Luc Mélenchon, il a beaucoup occupé le terrain. Ça ça c'est c'est une évidence mais aujourd'hui est un jour qui me semble déjà décisif dans la campagne. Pourquoi ?
Bah parce que là on a une photo, ils son on parle du club des 7 là on aimait les les clubs des 5 quand on était petit quand on lisait ça mais le club des 7 est là. On a l'impression que c'est figé que voilà là est le deuxème tour on le sait déjà et on va vivre aujourd'hui sur LCI. Et donc on va voir des candidats qui d'ors et déjà vont devoir faire preuve h de beaucoup de choses.
Marine Le Pen, moi je pense sincèrement que c'est déjà l'un des jours les plus importants de sa campagne h parce qu'elle est elle est face à des gens qui m mieux bardé là quand même. Oui. C'est-à-dire que économiquement elle Marine Pen a pas besoin de séduire les gens.
Elle a besoin de rassurer. Elle a besoin de rassurer les patrons, les grands patrons, les moyens patrons, les petits patrons. Donc je pense que cette rentrée pour elle, elle est essentielle surtout après ce mois d'absence.
On a parlé hier, vous avez raison, de la Bardella nostalgie du côté du du MEDF et des patrons parce que Bardella avait fait le tour des popotes. Il avait été voir des patrons du CAC 40, des patrons de grosses boîtes françaises, des patrons de PME. Il avait paraît-il un dîner quasiment tous les soirs où il essayait d'expliquer et comme il est plus pro business et libéral que Marine Le Pen, il les avait beaucoup rassuré.
Le sondage le montre ERC le sondage le montre. C'estàd que la perte là, c'est une perte qui correspond la perte d'influence pour Marine Le Pen, c'est une perte d'influence qui correspond tout à la fois à la population des entrepreneurs et à celle des personnes âgées. Pourquoi ? parce que en effet et bien Bardella avait rassuré ce ce ces populations et qu'il était soluble qu'il était soluble, il aurait été soluble cet après-midi là dans dans le l'université du Médam.
D'où l'importance de du rendez-vous de Marine Le Pen aujourd'hui. Juste une chose, je voudrais vous montrer le deuxième scénario quand même. Si Gabriel Atal n'est pas là, si on s'entend dans le bloc central et la droite, si on a un candidat unique qui serait Édouard Philippe, attention gros changement, Eddouard Philippe est au est au second parce que la mode en ce moment pas les fesses hein, pas les fesses hein, il est à 18, Jean-Luc Mélenchon est à 17 et c'est vraiment le 1 % mais demander à n'importe quel sondeur mais l'étiage naturel l'étiage naturel du centre et du centre droit, c'est plutôt au-dessus de 20 % en France, c'est l'électorat naturel de cette famille politique après 10 ans, il y a eu 10 ans de Macron.
Ma alors le principal handicap pour Édouard Philippe et d'ailleurs ce sera le même pour Gabriel Atal, c'est d'avoir été les premiers ministres d'Emmanuel Macron un moment où s'exprime moins pour Rota mais un moment où s'exprime quand même une volonté dégagisme. Les amis, il va falloir que la droite s'entende le Ah ben c'est c'est indispensable. Le le ce que montre ce sondage, c'est qu'il y aurait encore en France éventuellement euh un corps solide, robuste, un corps électoral, une une part de marché électoral significative pour le centre et pour la la le centre droit comme il y aurait d'ailleurs comme il y a toujours une famille sociale-démocrate en France, c'est une gauche une gauche de gouvernement.
Gluxman rentre, c'est beaucoup 12 % c'est beaucoup quand oui, il rentre. Alors, il était pas candidat il y a 72h, hein. Il est il est candidat bien, on en tient compte.
Alors, il y a les faits d'annonce, il prend deux points. Mais vous imaginez par exemple que la famille se regroupe peut-être autour de lui, peut-être autour de François Hollande qui fait hier des propositions extrêmement significatives sur le terrain économique. C'est c'est du socialisme réaliste.
Vous allez voir que peu à peu ces famillesl vont retrouver leur espace. faudrait faudrait c'est qu'à droite ou au centre droit il y ait des élus de terrain qui disent nous allons faire une pétition pour que tous les tous les candidats du bloc central se réunissent par exemple par exemple Édouard Morin il faudrait Hervé Morin pardon par exemple il faudrait appeler Hervé Morin parce qu'il fait partie de ceux et celles qui fait on est-ce que la régie pourrait essayer de joindre Hervé Morin le patron de la région Normandie qui fait partie de celles et ceux qui voudraient qui pétitionnent pour que tout le monde s'entende dans le bloc central. Il apparaît, il est là.
Quel homme il est là. Non, moi je je voudrais dire qu'on passe la parole à Hervé. Je vouis juste dire que moi j'ai le sentiment que dans ces tableau, il y a une vraie différence entre ceux qui veulent changer le système qui n'ont pas participé au système en l'occurrence Marie Le Pen, en l'occurrence Mélenchon, peut-être un peu Gluxman qui était pas dans le système à voir s'il veut vraiment le changer et ceux qui veulent réparer le système et qui sortent du système.
Et je pense que le vrai débat qui va être celui des jours qui viennent, c'est est-ce qu'on répare, on essaie de réparer à nouveau le système ou est-ce que on a un nouveau logiciel et qu'il faut prendre en compte cette attente du pays d'un changement profond ? Bien Hervé Morin, d'abord vous êtes donc vous faites partie des 200 élus du centre et de l'alroite qui appellent à une primaire 254 maintenant de combien maintenant ? 254 254 il y en a 50 depuis hier soir plus voilà et en fait en fait vous dites il ne faut pas attendre que les sondages départagent les candidats, il faut qu'aujourd'hui ce soit clair.
Non, moi c'est simplement un appel du bon sens d'où cette pétition parce qu'on voit bien que euh on a des candidats qui sont sur des couloirs de nage qui vous explique que les sondages n'ont pas de sens jusqu'en janvier-février parce que l'électorat n'est pas complètement dans la campagne présidentielle et donc on voit très bien qu'en janvier-février on débranchera personne. Et donc très clairement soit on décide de disparaître et on continue comme ça, soit on décide de passer par un processus démocratique ouvert. Ça doit pas être une une primaire réservée à des militants parce qu'alors là c'est une catastrophe.
Euh mais ouvert comme l'a été la primaire de 2016 pour François Filon qui est parti, je vous le rappelle, à 3 % et qui a été largement élu. Et donc il faut qu'il y ait ce débat démocratique qui intéressera 5 6 7 millions de personnes qui iront probablement voter. Je vous rappelle que la primaire de 2016, il y a eu 4 millions et demi de votants et qui n'intéressait à l'époque que l'UMP.
Euh et et donc qui a permis de désigner quelqu'un qui devient notre candidat. Euh la question, elle est aussi simple que ça. C'est c'est pas nous-même.
Nous, j'allais dire qu'on qu'on disparaisse, c'est pas très grave. Et d'ailleurs, il y en a plein qui le souhaitent. Mais mais ce que tu comprend, ça veut dire que vous n'avez pas tellement confiance en votre camp.
La la campagne, elle a à peine peut-être arrivera à convaincre les électeurs en allant à leur rencontre dans les semaines qui viennent. Vous baissez les armes tout de suite face à Marine Le Pen que je constate, non, je baisse pas du tout les armes. Je souhaite qu'on ait un seul candidat qui soit capable de gagner.
C'est aussi simple que ça. Et que ce candidat puisse globalement être l'élan de ce que représente une primaire. C'est un élan absolument exceptionnel. des semaines de débat au bout du compte quelqu'un qui est désigné par un chiffrage universel relativement large et qui ensuite est porté par cette par cette première ce premier tour en quelque sorte ou cet avant-tour ou ce tour de chauffe.
Appelons ça comme on veut. Euh ce qui est sûr, c'est que quand on nous dit les candidats n'ont pas peur, ils disent c'est à partir de janvier-février que les sondages veulent dire quelque chose, mais quand vous aurez les équipes de campagne qui seront en route, l'argent qui aura été consacré d'ors et déjà à cette campagne euh euh et et puis par ailleurs des hommes et des femmes qui euh diront "Ne t'inquiète pas, vous connaissez ça tous vous les journalistes. Ouais, je sens que ça vient, je sens qu'il y a quelque chose qui est en train de se passer.
H 8 jours de plus, au bout d'un moment, il y a plus de dynamique possible. Euh et il y a aujourd'hui, pardon de le dire pour ceux qui le sont, il y a moi j'ai c'est ça qui est bien de l'été, c'est que l'été vous rencontrez des copains qui sont pas dans la politique qui votent pour vous, qui sont dans votre famille politique au sens large et aujourd'hui personne ne donne réellement envie. Hm.
Alors, attendez Hervé Hervé Morin, une seconde, j'aimerais que vous j'aimerais que vous découvriez avec nous euh notre sondage IfOP. On a parlé l'IPOP me le me l'a envoyé hier soir. Ah ben très bien.
Vous l'avez vous l'avez depuis hier soir. Euh euh regardez le second tour. Second tour, vous le découvrez euh en même temps que moi.
Ça n'est pas ceci. Ça va venir le voilà. Petit croquis à gauche, Gabriel Atal, Marine Le Pen au second tour, elle triomphe 54 48 croquy du milieu, Marine Le Pen, Édouard Philippe, c'est le scénario le plus serré comme quoi effectivement si on veut si on est un électeur français et qu'on a envie de faire obstacle à Marine Le Pen, le scénario aujourd'hui à ce jour le plus fort, c'est celui du bloc central et d'Édouard Philippe 52 48 et puis monsieur Retaillot 42 au second tour face à Marine Le Pen 58 % voilà.
Oui, c'est logique hein. C'est logique. Il y a un pôle de rassemblement au centre et au centre droit dont bénéficie pour le moment Édouard Philippe.
Mais ce que ce que je veux dire en même temps, c'est est-ce que vous m'autorisez à vous montrer d'abord le dernier slide ? Montrez montrez ce que vous voulez. Je montre le dernier slide parce que on a l'impression que il n'y a que la droite face à l'extrême droite.
Pas du tout. a second scénario bien évidemment celui des candidats de gauche au second tour qui serait donc printemps face à Marine Le Pen et ce scénario le voici. Donc on voit que là Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen serait sans doute le plus mauvais candidat au second tour.
C'est le plus mauvais au 3367 parce qu'il y aura un front anti Mélenchon. C'est le meilleur c'est le paradoxe de Jean-Luc Mélenchon. C'est le meilleur candidat de premier tour en terme de dynamique.
C'est quelqu'un qui sait faire campagne qui fait ce qu'il faut au moment où il faut le faire. C'est ça, c'est la culture trotskiste, la la capacité à occuper le terrain, à imposer le débat. En revanche, et il ne veut pas l'entendre et ses amis ne veulent pas l'entendre.
C'est pourtant la vérité. C'est le meilleur candidat pour Marine Le Pen au second tour. Donc c'est le plus mauvais c'est le plus mauvais candidat de gauche du second tour.
C'est voter Marine Le Pen finalement. C'est alors moi je je pense que dans un enfin pas anticiper ce qu'on va dire mais dans un cas de second tour qui serait euh Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen l'emporte très largement. Dans un cas de figure qui serait euh au second tour Marine Le Pen contre Édouard Philippe, je suis convaincu que Jean-Luc Mélenchon appellerait à voter pour Marine Le Pen pour provoquer un trème tour social, c'est-à-dire se situer bien sûr que si.
Il le ferait pas officiellement mais il le ferait faire. Beaucoup de ces électeurs très naturellement de la même façon de la même de la même façon que euh euh en 1974 les forces gaulistes ont appelé à voter de façon tout à fait secrète pour Valérie Giscardestin contre à l'époque le le l'ancien maire de Boron Jacques Chabond. Alors deuxème scénario, Raphaël Gluxman s'il était au second tour, il fera un score tout à fait honorable face à Marine Le Pen mais il perdrait 455. et François Hollande, on est dans la même épure.
Marine Le Pen 54, François Hollande 46 au dans la perspective d'un second tour. 248 jours nous sépare du 2e tour. 248 jours 248 jours aujourd'hui, il peut se passer beaucoup de choses en 248 jours et même en 20 jours, il peut se passer beaucoup de choses, on l'a vu et à l'époque, j'étais encore dans la vie politique et avec François Fillon.
Donc moi je pense qu'il faut être très prudent sur ces sondages de deuxième tour. Vous savez au premier tour on choisit et au deuxième tour on élimine. Oui.
Donc dans le deuxème tour c'est quel est celui qui nous fait le plus peur dont on veut le moins sur c'est Mélenchon sur ce tableau. Moi c'est pas ce que je ressens sur le terrain mais c'est une vision personnelle des choses. Je pense que c'est si Mélenchon et Marine Le Pen se retrouvaient face sa face, ça serait beaucoup plus serré que ne veut bien le dire ce tableau et qu'on a je suis persuadé que le rejet de enfin l'utilisation par Jean-Luc Mélenchon de non fascisme, non racisme, non Le Pen aurait beaucoup plus de puissance chez un électorat qui est pas forcément mobilisé aujourd'hui qu'on ne peut le penser ici.
Et et et je pense qu'il faut qu'on soit Non, mais je pense qu'il faut qu'on soit très prudent sur le deuxième tour. En tout cas, c'est le premier tour qui compte. Qui va-t-on choisir ?
Je pense que cet après-midi sur votre antenne, chaque candidat, si on les prend tous les se a un enjeu majeur cet après-midi. Oui. Différent les uns des autres.
Différent mais majeur. Marine Le Pen, c'est de revenir dans le jeu, de montrer qu'elle est pas en vacances définitivement et qu'elle existe toujours. Retaillo, c'est de montrer que LR existe encore un peu.
Édouard Philippe et Atal, c'est de se distinguer les uns des autres. Marine Tondelier, c'est d'essayer de montrer que malgré la présence de Gluxman, elle peut encore avoir un intérêt. Enfin, quand on les prend tous, chacun a un enjeu majeur.
Et ce que je trouve moi de particulier qui est vécu ayant un peu de bouteille beaucoup de campagnes présidentielles, c'est que nous sommes le 27 août et que la campagne est démarrée à fond le 27 août. Et ben je peux vous dire, c'est sans doute la première fois dans l'histoire de la 5e République que aussitôt on est autant au cœur de la campagne et aussi loin au fond du résultat final. s'envis dans les 8 jours qui viennent.
Hervé Morin, le patron de la région Normandie, fait partie des 250 signataires du centre et de la droite des élus pour l'essentiel qui demande une primaire du centre et de la droite. Morin, vous avez vu ce sondage. Donc celui qui résiste le mieux mais de façon assez honorable à la vague Marine Le Pen en ce 27 août, c'est Édouard Philippe qui fait un très honorable 48 % au second tour ce qui est pas mal du tout compte tenu de de des scores de Marine Le Pen qui caracolle en tête des sondages depuis si longtemps.
Moi je je pense que les seconds tours sur des sondages ça pas de sens mais parce que en fait pour tous ceux comme Yvg ou moi qui avons malheureusement parce que c'est pas bon signe en terme de de génération qui avons connu un centre de campagne on sait très bien que on a gagné le second tour au soir du premier en clair soit on apparaît comme étant le vinqueur potentiel soit on apparaît comme celui qui va échud bon c'est c'est la dynamique du premier tour c'est une réalité on l'a toujours vécu. Donc si vous avez un candidat du bloc central, pour l'appeler comme ça, moi j'appelle ça plutôt un candidat des modérés, ceux qui croient encore en l'économie de marché, qui veulent la construction européenne avec un modèle qui évolue, qui qui pensent que la France et l'Europe ont leur place dans la mondialisation, si on veut bien restaurer la compétitivité de l'économie. Bref, ces gens-là euh ils gagneront s font un bon premier tour, s'ils font un bon score et s'ils peuvent apparaître comme pouvant gagner, mobiliser des abstentionnistes du premier tour, faire venir à eux ceux qui ne sont pas qualifiés pour le second tour quoi.
Les électeurs de ceux qui ne sont pas qualifiés pour le second tour. Et donc le premier tour, il est clé. Donc si vous commencez le premier tour à 18 ou à 19, c'est mort quand surtout quand l'autre est à 35.
Si en revanche vous êtes à des scores qui sont les scores normalement de cette de ceux qui pensent ce que je disais, euh si vous êtes assez haut, le second tour, il est jouable. Et donc c'est ça la clé. D'où la nécessité d'une primaire qui permettra d'ailleurs à nos compatriotes de découvrir probablement d'autres visages de femmes et d'hommes qui ne sont pas portés par des partis politiques mais qui ont une expression politique et au bout du compte de permettre de créer les langues qui nous permettra au second tour de pouvoir vraiment jouer nos cartes.
Merci Hervé Morin d'avoir passé ces quelques instants avec vous avec nous pardon. Je passe la parole à Isabelle Saport. Qu'est-ce que vous êtes ronchon ?
Ouais, je suis un peu ronchon. arrive. Non mais moi j'ai l'impression je je j'ai j'ai l'impression d'être dans un sketch en fait où comment les minoritaires pensent continuer à garder le pouvoir.
Pardon mais c'est que on vous entend tous là Herv Mor inclus c'est oh là là non mais d'accord on arrive à rien on est au fond du saut de la loose et ça marche pas et pourtant ça fait quand même 10 ans qu'on est au pouvoir. Mais là on sait jamais on va essayer de voir comment on peut réussir à se maintenir. Mais même moi démocratiquement je commence à être un peu gênée par ça. ce truc de montrer tout le temps Mélenchon en épouvantail de si vous votez Mélenchon, vous faites élire Marine Le Pen.
Pardon mais un pour tous les candidats pour tous les électeurs mélanchonis, je trouve qu'on leur crache au visage 15 fois par jour et je me mets à leur place, moi je serai radicalisé. De je suis pas d'accord avec vous non plus Pascal Périt parce que vous avez la le la Je comprends plus là. Vous avez le vous avez le un moi je représente pas Emmanuel Macron.
Attendez, je je je vais juste finir sur ce que vous disiez tout à l'heure. Vous disiez vous disiez moi je crois pas du tout qu'il va progresser Jean-Luc Molanchon en deuxème tour. Ça c'est la fondation Jean Jorè qui dit que la gauche il y a un gros quart de la gauche, un très gros quart de la gauche qui quoi qu'il arrive votera utile et voter utile quand vous avez Marine Le Pen Mélenchon c'est Mélenchon.
Donc si vous voulez, moi j'entends au fond tout le monde là Fleur Mouchet en train de se dire vous aussi hein parce que quand vous avez dit à candidat si vous si vous avez fait aussi même si je vous aime beaucoup comme c'est que bah si c'est de dire il y a candidat du système il y a candidat du système et les candidats antiystème donc les candidats antisystème bah si vous avez très bien compris vous avez très bien compris qu'ici en fait l'idée c'est comment on fait passer les minoritaires qui pour le moment ne représentent rien et donc les deux seuls candidats aujourd'hui qui pèsent dans le game c'est mélange Comment vous pouvez faire ça ? Parce que c'est vrai que c'est vra moi je dis que je dis que comment vous pouvez nous charger du je mets un billet sur la table là je pense que le président de la République sera issu du du bloc central. Donc les minoritaires s'accrochent au pouvoir et on sait jamais par 48 % 48 % pour Philippe aujourd'hui au deuxème tour c'est pas être minoritaire.
Désolé Isabelle. D'accord. Il a combien au premier là ?
Euh ben 17 ou 18, on faut voir un peu le le truc. Mais oui mais non mais non mais mais oui parce que après j'aiécouté ce que disait Morin sur le fait oh on peut pas penser au deuxème tour je suis désolé pour beaucoup de gens le choix du premier tour va être que qui sera capable de de battre Marine Le Pen au deuxème tour donc entre choisir Atal ou choisir Édouard Philippe bah je pense que beaucoup de gens du bloc central ou même droit mais non mais oui défaut ça fait quelques Isabelle désolé ça fait quelques années que la France vote par défaut moi je vous dis ce bloc central un peuite àabloc central démontrez-moi qu'il n'est pas majoritaire en France. des moi moi je pense qu' alors bien évidemment il y a pas un candidat méchauvant qui exalte les foules, ça c'est sûr.
Il y a pas un grand tribin comme Mélenchon, il y a pas quelqu'un qui vient avec un projet mûri depuis des années comme Marine Le Pen. Certes, enfin franchement, c'est quand même un tiers non négligeable des électeurs français, voir peut-être même plus qu'un tiers et des électeurs de Gluan qui est à 11 %. Vous croyez que Édouard Philippe au 2è tour, ils vont voter, ils vont pas voter pour Édard Philippe contre contre Marine Le Pen que si.
Si je puis me permettre, je pense que on en fait les électeurs sont beaucoup plus volatiles qu'on qu'on l'imagine. Plusieurs plus de plus de 20 % à la dernière présidentielle avait demandé 24 heures avant le premier tour à chat GPT qu'il devait voter. Je pense à mon grand-père Alban Bertin qui était la SFO qui toute sa vie a voté socialiste comme un seul homme qui a eu deux joies 36 et 81%.
Imaginez que les mecs demandent à chat GPT pour qui je voter dem que le modèle qu'elle nôtre enfermé enfermé dans la gauche extrême, la droite extrême, le bloc central, ça ne marche plus que les électeurs ils vont voter d'abord en fonction d'un d'un sentiment médiatique et d'une personnalité dans le star système. Ça ça compte. Et puis deuxièmement, de qu'est-ce qu'il y a dans le panier ?
Qu'est-ce que vous m'apportez à moi ? Moi, j'ai écouté Jean-Luc Mélenchon dimanche sur votre antenne à ses universités d'été. Je dois reconnaître, même si je ne suis pas un électeur de Jean-Luc Mélenchon, que sur bah ça ne surprendra personne compte tenu de mon passé.
Je pourrais avoir des retournements de vestes spectaculaires mais pas à ce point-là. Il y a une série de choses qu'il disait avec lesquelles j'étais d'accord. Et si j'étais un électeur ou quelqu'un non engagé politiquement, je pourrais me dire tiens, ça c'est bien, ça c'est bien et le choix va se faire comme ça.
Il faut pas penser que quelqu'un qui a voté Marine Le Pen ne pourrait pas voter Mélenchon ou qui vote Gabriel Atal ne pourra pas voter pour Retaillot. Je pense qu'on a une vision qui est trop scienp d'enfermer les gens dans des dans des cases pour donner de la rationalité à la vie politique et que l'électorat réel, il est beaucoup plus volatile que ça et il peut nous créer beaucoup plus de surprises qu'on l'imagine aujourd'hui. Il est vrai que lors de la dernière présidentielle, il y a une certaine partie de l'électorat Mélenchon qui a voté Marine Le Pen contre Macron 2è tour.
Ça c'est les amis tout en avance. On avance, on avance. On va quand même pas laisser madame Saporta dire que nous soutenons des minoritaires.
Moi, je ne soutiens, je tiens à le dire de façon très claire Éric, je ne soutiens personne. Le seul aujourd'hui, pardon, qui pose sur la table des propositions sérieuses, vous savez qui c'est ? C'est François Hollande, c'est François Hollande, le retour des 37 heures, la retraite à 63 ans, l'augmentation de la TVA, la baisse du coût du travail.
Pardon mais sortons un peu des postures qui sont les nôtres. Si après tout, si après tout il avait appris de ses conneries, de ses erreurs plus que François Hollande est quand même le champion souris absolument passage acceptons acceptons-le acceponsle bien chapitre 2 de cette émission restez avec nous ça monte en crchendo on commence par le le toutvenant goorta hermel pis lunel brunet le toutvenant à partir de maintenant on monte en puissance mesdames messieurs avec ce grand patron français qui était hier c'est à Roland Garos que se tiennent ces assises du MEDF qui vont nous occuper beaucoup aujourd'hui. Patrick Pouyanet qui a dit un truc passionnant je sais pas si il s'adressait à qui il s'adressait aux politiques ou aux entrepreneurs ?
Ah aux politiques. Aux politiques. Parce que ça ne vous a pas échappé que le contexte est un petit peu compliqué.
Donc ça fait 2 ans que les politiques doivent faire des compromis pour mettre en place un budget. Ça énerve un peu les patrons pour être un peu poli parce qu'évidemment ça a des conséquences extrêmes sur leur quotidien. Et donc ça suffit.
Ils appellent tous au courage, même un peu plus que du courage, peut-être même à de il appelle à la de la brutalité. Patrick Pouyané, écoutez, le déclin de l'Occident est un enjeu majeur et les Français doit nous français, on doit aussi prendre notre part de du renouveau ensemble. On en a les moyens, il faut juste, comme vous l'avez parfaitement dit, faire preuve de leadership, de courage et c'est pas grave si on est un peu brutal.
Faut arriver arrêter de vouloir faire plaisir à tout le monde en même temps parce que sinon on sera pas courageux. Voilà. Soyez courageux et un peu de brutalité.
On n'est pas là pour plaire à tout le monde, dit-il aux politiques. Mais mine de rien, c'est un sacré conseil parce que franchement dans une dans une période électorale où le clientélisme est là, franchement, on est à court terme. Un député, un ministre, c'est quelqu'un qui soigne son image et qui veut juste mettre une petite mesurette en avec son estampille à lui.
Et puis le devenir de la France, c'est un concept és éterré, très lointain. Bon et ben lui il dit non, il faut une une approche globale avec du courage. Le courage c'est la l'approche globale, la réforme globale des système.
Et puis parfois et bien ne pas hésiter à brutaliser quelque peu la société française qui s'arqueboute sur ses sur ses acquis. Alors ça c'est très intéressant. Regardez en bas à gauche de l'écran, 4h 7 minutes et 38 secondes, c'est euh le temps qui nous sépare de cette grande confrontation des sept candidats à la présidentielle euh avec face au patron sur le cours central de Roland Garos. euh LCI sera là.
C'est une opération montée par LCI avec le MEDEF bien évidemment et ça va être un moment tout à fait exceptionnel parce que puisque il y a du flou du flou sur les programmes économiques de ces candidats et bien là on saura tout parce qu'ils vont pas parler tout seul dans une espèce de de tribune au pupitre les sept candidats. Ils seront confrontés à cinq chefs d'entreprise qui seront face à eux et qui leur diront bah ça c'est pas possible ça enfin vous êtes loin du principe de réalité ça marche pas comme ça une entreprise. Donc ça c'est à 16h45 sur notre antenne et à mon avis c'est sans doute on est peut-être à 9 mois de la présidentielle mais c'est sans doute déjà un temps très fort de cette présidentielle en ce 27 août et elle s déjà dans les allées de Roland Garos avec Benedict le Châelier vous voyez des patrons depuis hier parce que ça fait de jours he vous suivez ces ces rentrées du MEDF de depuis hier est-ce que c'est un peu l'état d'esprit des patrons on vient d'entendre Patrick Brouillen qui appelle au courage qui appelle même à la brutalité dans les prises de décisions de de ces candidats.
Ils attendent beaucoup. On voit les patrons des des candidats tout à l'heure pendant le débat. Ah oui, ça c'est sûr he Magalie Éric.
Effectivement, ça fait de jours qu'on est là, qu'on sillonne les allées de de Roland Garos et je peux vous dire qu'on sent bien cette offensive tentée par les patrons de peser dans le débat. Il est loin le temps de 2017 où Emmanuel Macron leur donnait un peu envie de envie de rêver. On en est plus là du tout.
Fabien Rossignol est avec moi. Bonjour à vous. Vous êtes président du MEDEF pour la région Bourgogne Franchecté.
Merci d'avoir accepté de venir nous voir. Magalie disait à l'instant, on a sentiment que c'est un peu la sonnette d'alarme économique que vous venez tirer ici. Oui, tout à fait.
Effectivement là on sent des indicateurs économiques qui sont en très nette dégradation depuis quelques temps. On a des échéances électorales qui sont importantes l'année prochaine. Donc c'est l'occasion de faire peser l'économie au sein de nos politiques parce que pour que les les ça pas l'an prochain ça passe où ça casse.
Clairement l'an prochain ça passe ou ça casse. Alors c'est effectivement ce qui a été dit hier pendant le notamment la prise de parole de de Patrick Martin. Tout à l'heure on a croisé Roland l'Escur qui disait justement qu'il fallait faire preuve de courage.
Ce que vous disiez Éric il y a un instant. Alors il citait par exemple suspendre la réforme des retraites. Ça c'était faire preuve de courage parce qu'il fallait de la stabilité.
En revanche, il a pas dit un mot sur la TVA sociale. Je lui ai posé la question, il m'a répondu "On verra en temps et en heure." Ouais.
Alors quand on dit TVA sociale, la TVA est un impôt social. Il y a quand même 50 milliards d'euros qui sont fléchés pour la protection sociale issu de la issu de la TVA. Non, l'idée étant que on a quand même des nos voisins, nos partenaires européens qui ont une TVA TVA taux normal autour de 22 23 %.
L'idée étant de remonter un petit peu le taux de TVA pour permettre d'alléger les cotisations euh pour les pour les salariés pour que le net, la différence entre le net et le brut ou le super brut hein pour les salariés soit soit plus faible et augmenter le pouvoir d'achat des salariés. Sachant hein chose chose importante que pour les ménages modestes, on nous dit la TVA est un impôt un impôt inégalitaire. Oui et non parce que d'une certaine façon, on a 50 % à peu près 50 % du budget des ménages modestes qui est lié au logement qui lui n'est pas soumis à la TVR.
Oui. Alors après quand vous dites nos voisins européens, ils sont à 22 23 %, ils ont pas notre pression fiscale quand même hein. Ouais.
Oui. Mais alors ils ont pas notre pression fiscale mais ça permettrait d'augmenter la rémunération nette de nos salariés hein. Clairement que la différence delta entre le brut et le net serait pour être plus important.
Il y a une histoire de serpent qui se mort la queue parce que ça fera aussi augmenter les les prix. C'est un débat sans fin. C'est un vrai serpent de mer d'ailleurs cette histoire de de TVA social.
Si vous étiez tout à l'heure devant ces ces candidats la présidentielle, ces sept candidats qui seront devant Amélie Carwer là sur le cours central de Roland Garos, qu'est-ce que vous auriez envie ? Alors, je sais pas, soit de leur poser comme question, soit de leur faire passer comme message. Bah, on a on a besoin de retrouver de la compétitivité au sein de la France a besoin de retrouver de la compétitivité.
On parle de réindustrialisation, hein. On a on a des on a des pépites, on a on a des champions, on a un système éducatif, bon qui va qui qui est en difficulté, mais quand même qui qui est là et et qui est important. Donc, il faut vraiment qu'on retrouve de la compétitivité et cette compétitivité, elle va s'appeler, elle va elle ne pourra se faire que via baisse de charge pour que les entreprises puissent investir et mieux rémunérer les salariés.
Parce que ce que vous m'expliquez tout à l'heure, c'est que donc ce sont c'est la rentrée politique du MEDF. la rentrée du MEF tout court. Quand on parle de MEDEF, on parle pas forcément que d'entreprises du K40.
Il y a beaucoup beaucoup très très grande majorité des entreprises qui sont aux alentours de 50 100 salariés. Bon, vous voyez, vous avez compris que maintenant l'objectif pour les patrons ce soir c'est d'être entendu certainement mais aussi d'être écouté. Je pense que vous ne me contredirez pas là-dessus.
Fabien Rossignol, merci beaucoup en tout cas d'avoir été avec nous et donc rendez-vous he avec avec tous ces candidats tout à l'heure à 16h45. Merci. Merci beaucoup Benedicte le Châelier.
La la la pression monte. La tension monte. Je vous le redis.
Euh 16h45 ça sera un temps très fort de cette présidentielle même si on est qu'à 9 mois. Vous dites oh la réalité c'est que cette occasion de voir tous les candidats face à des patrons ne se reposera pas. En tout cas pas comme ça.
C'est pour ça que il faut vivre intensément ces heures là en fin d'après-midi sur LCI. Euh en attendant, vous savez que puisqu'on parle des candidats face au patrons, il y en a un qui a déjà qui a déjà fait quelques propositions sur le plan économique et social. Ah ben je sais pas s'il a entendu Patrick Pouanet euh demander au candidat de faire preuve d'un peu de brutalité, mais peut-être qu'Édouard Philippe, lui, il est un petit peu brutal.
Regardez l'une de ses propositions, il les a dévoilé à l'AFP, c'est plutôt cash. Voilà ce qu'il dit notamment. J'entends mettre fin à l'open bar des arrêts maladies.
Il il détaille l'évolution actuelle des arrêts de travail lié à la maladie, c'est en valeur une augmentation de presque de 40 % entre 2019 et 2025. C'est une dérive préoccupante, dit-il. Open bar, mais c'est quand même alors on peut avoir des avis quand même mais c'est quand même un discours qui peut froisser des personnes qui effectivement sont en arrêt et qui c'est pas simulé.
C'est pourtant la réalité. Pouan disait un peu de brutalité dans le management. Non, mais c'est la réalité.
C'est qui est bon qu'on soit couvert Non mais attendez, qu'on soit couvert euh contre les accidents du travail, contre la maladie, bien sûr, c'est c'est la c'est la règle, c'est républicains, le droit du travail fonctionne comme ça. Mais le droit du travail, il est il crée des droits. Et puis il y a aussi des des il y aurait à l'inverse des obligations qui sont un peu des un élément de responsabilité éthique.
On ne peut pas tirer éternellement sur il y a pas de droit de tirage éternel sur les arrêts maladies. Je vous rappelle quand même que ça fait 17 milliards d'euros. Je ne sais pas si vous vous rendez compte ce que c'est que 17 milliards d'euros.
C'est considérable chaque année. Ce sont les indemnités qui sont payées pour les arrêts de travail. Et puis on constate deux choses.
On constate un premier phénomène qui est une croissance inexplicable depuis le début des années 2020. Ça c'est le premier point. Est-ce que les conditions de travail se seraient très nettement dégradé ?
La réponse est non. Je pense que de façon générale, au contraire, les chefs d'entreprise sont soucieux de ces questions. Je rappelle que la responsabilité du chef d'entreprise, elle est civile et pénale.
Vous êtes responsable. Et puis le deuxième élément, Éric, pardon, j'en termine avec ça, c'est que ça ne concerne pas les vieux parce qu'on se dit tiens, en vieillissant, il y a un peu plus de maladie professionnelle. Non, l'augmentation la plus significative de consommation des arrêts de travail, ce sont les jeunes de moins de 30 ans et ça s'explique encore moins.
Ça fait longtemps qu'on avait pas dit que les jeunes c'étaient des tiroirus. Je suis quand même assez contente qu'on le fasse 2h44 aujourd'hui. Non mais c'est vraiment c'est pas c'est pas dites-moi, dites-moi ce que je dois dire et je le ferai.
Non pas du tout mais je Non mais j' l'an dernier Isabelle un salarié sur tr un salarié sur 3 a été en arrêt de travail au moins une fois l'an dernier. Un salarié sur 3 était en arrêt de travail. L'absentéisme a augmenté de 50 % depuis l'épidémie du du Covid.
Vous vous rendez compte ce que je viens de dire ? L'absentéme a augmenté de 50 % depuis le la fin du Covid. Est-ce que c'est lié aux conditions de travail ?
Bah chacun jugera. Regardez ce reportage, c'est très court mais vous allez voir dans une entreprise de transport Jean-Marie Bakayoko Linovial Marie leur bonne main ont tant qu'été regardé. Il est 9h dans ce dépôt de livraison.
Les camions auraient déjà dû partir mais quatre chauffeurs manquent à l'appel. Jour après jour, les absences de dernières minutes sont de plus en plus nombreuses. On a effectivement une augmentation de 35 % des absences justifiées.
C'est les salariés qui sont absents le matin et on décour le matin. L'année dernière, cet absentéisme a coûté 540000 € à son entreprise. On a un coût induit par le fait de remplacer le salari qui est absent et il peut avoir un coût supplémentaire qui est le geste commercial qu'on va faire au clients.
Oui. Le taux d'absentéisme a atteint 4,8 % en 2025. Concrètement, cela veut dire que dans une équipe de 20 personnes, un salarié est absent toute l'année pour cause d'arrêt maladie.
Et justement, d'après l'étude de cet assureur qui porte sur 3 millions de salariés, le nombre d'arrêts maladie ne cesse de bondir, plus 50 % depuis 2019. Ce qui augmente beaucoup et de façon régulière, ce sont les arrêts longs, en particulier les arrêts de plus de 6 mois. Ce qu'on remarque le plus en terme de fréquence, ce sont les arrêts courts et singulièrement pour les populations les plus jeunes, les moins de 30 ans.
Tu vois iciite la partie trouble psiermel, je sais que vous êtes un ancien de RMC, vous avez sévie des années. Quand j'étais RMC en même temps que vous, nous, je l'ai déjà raconté à cette antenne, nous avions demandé à plusieurs journalistes d'aller demander des arrêts maladies auprès de médecin à Paris en région parisienne. C'était plus simple comme la rédaction était à Paris.
Donc on était parti à une dizaine de journalistes et on chacun devait ramener h arrêt maladie he 4 le matin 4 l'mirant. Il y avait chacun avait pris h rendez-vous chez chez les médecins. Bon voilà et bien au début c'était ah je suis grippé et à la fin c'était j'en ai marre de mon boulot mon patron m'emmerde.
Est-ce que vous pourriez me coller un arrêt maladie ? C'est qu'il y avait une il y avait une progression dans la demande. Bon et bien 10 journalistes 8 arrêts maladie ils sont tous rentrés à la rédaction des RMC le soir avec 100 % de succès, c'est-à-dire 10 10 arrêts maladie pour rien du tout.
Ils étaient en pleine santé. 80 arrêts maladie de dans la journée. Alors bien évidemment, un médecin est pas là pour enquêter, pour savoir si le patient ment, c'est pas sa fonction première, mais enfin quand même, c'était du 100 %, hein.
Non, mais ce qui est dingue, c'est pas c'est le l'augmentation plus 50 % c'est du délire. Ouais. Voilà.
C'est ça qui s'est qui voilà le pays est pas plus malade mais enfin il y a le secret médical mais enfin on a quand même le sentiment que ce sont plus des maladies mentales et puis il y a aujourd'hui une expression qui est maladie les maladies mentales dire mais mais oui mais sauf qu'on a le droit de s'interroger pourquoi ben oui jamais de la faute des personn je je ben je dis simplement que il y a une expression qu'on entend de plus en plus c'est je me mets en arrêt. Alors ça je l'adore. Je me mets en ar ça c'est alors ça c'est quelque chose de qui qui est dingue.
Moi je suis désolé. Moi, j'ai eu souvent les problèmes avec les médecins parce que voilà, don des débats et cetera mais il y a un moment il faut peut-être que les médecins contrôlent un peu plus voilà parce que il y a aussi la solution de facilité peut-être parce qu'ils sont fatigués, parce qu'ils ont beaucoup de patients et qu'ils n'ont pas envie de trop discuter, qu'ils signent plus facilement un arrêt maladie. Mais je sais pas moi, j'ai 56 ans maintenant je suis vieux mais à 30 ans à 40 ans je n'avais envie 35 ans je n'avais qu'une chose c'était de travailler.
Et aujourd'hui on voit que beaucoup de jeunes n'ont plus envie ou non. À votre avis pourquoi Frmel ? Et peut-être que les conditions de travail peut-être que les conditions de travail aujourd'hui ne sont plus réunies.
Peut-être qu'il y a une autre mentalité aujourd'hui. Mais au moindre petit bobo, demander un arrêt c'est pas c'est pas dans ma culture, c'est pas dans la culture de ma famille. Et je je n'accuse pas je n'accuse pas, je dis simplement non 50 % d'augmentation en quelques années, notamment chez les jeunes, c'est qu'il y a un problème.
Normalement quand on est jeune, on a envie de bouffer le monde. Regardez, attendez attendez. Alors là 30 secondes pourraz défendre les jeunes parce que là ou vous allez défendre les jeunes mais là vous allez pas les trouver tellement défendables.
Regardez une une osculptation filmée. Alors les visages sont floutés mais c'est intéressant écouter les mots. Écoutez c'est très court.
Cette hausse de l'absentéisme n'est pas prêt de s'arrêter. Je laisse me suivre. Elle est portée par une fragilité inédite de la santé mentale des salariés.
Est-ce que vous dormez la nuit ? Ça va. 38 % des ars sont liés à un trouble psychologique.
Je me réveille le matin, j'ai la boule au ventre, je ser les dents. Enfin, je suis pas bien. Les arrêts longs, les arrêts qui sont souvent multifactoriels, qui sont liés à de la violence au travail, qui sont liés à des jeunes qui vont pas bien et bien une société qui quand même globalement va pas bien.
Bah oui, ça ça reste pas à la porte de nos cabinets du je suis d'accord, je vous dis vous non mais pendant le sujet Pascal Per disait la violence au travail, il faut aussi que faut savoir ce que c'est que la violence hein, faut aussi savoir ce que c'est que le travail la violence au travail ça existe la violence au travail enfin la jeune fille là elle dit le matin je sers les dents et j'ai la boule au ventre mais et ça nous fait un arrêt longue maladie ça nous fait ça nous fait un arrêt de 6 mois qui est du mauvais management en France dans certaines entreprises dans La brutalité du management par directive, par objectif, sans humanité. Oui, mais la violence au travail c'est autre chose. Pardon ?
La violence au travail c'est le 19e siècle. Je pense que si si on il faut écouter les patrons, notamment les patrons des petites entreprises parce qu'ils connaissent bien leur salariés. Il y a une proximité entre le patron et les salariés.
Je pense qu'il y a effectivement un problème et c'est plutôt les arrêts de maladie longs sur les questions psychologiques qui a un problème de société qu'il faut pas nier sur ce sujet même si c'est simulé, ça veut dire qu'il y a quand même quelque chose derrière et qu'il y a euh les petits arrêts de complaisance. Et c'est ça qui rend les les petits patrons fous. C'est l'arrêt de complaisance du type qui se dit aujourd'hui je dois faire c, je dois faire ça, je vais pas travailler.
C'est l'arrêt maladie qui qui remplace la RTT et que ça c'est un fléo pour les petites entreprises, pour les grands aussi, mais à une autre mesure. Mais pour les petites entreprises, on l'a vu tout à l'heure dans votre reportage, j'ai quatre camions. Le matin, il y a deux chauffeurs qui viennent pas au dernier moment et ils me préviennent au dernier moment.
Ça me fout en l'air mon chose. Le problème, il est réel. La vraie question et je ne sais pas, j'ai pas eu le temps de voir ce que proposait Édouard Philippe, mais c'est comment on fait pour lutter pour pour faire régresser cette ces mauvaises contrôle plus les médecins.
Je suis désolé. Euh euh j'entends mais mais à force d'avoir une société de contrôleurs qui contrôle ceux qui sont chargés de contrôler, on n' pas une société qui se porte bien. C'est pas le modèle qu'on veut.
Donc je pense qu' il y a il y a un vrai souci sur ce sujet. Je pense que les jours de carence sont sans doute un des moyens de lutter contre ce sujet. Tu prends un jour de maladie mais c'est pris sur tes vacances.
Euh si tu veux un jour de plaisance jours de les arrêts longs mais très dur avec les arrê on le voit autour de votre plateau Éric c'est que c'est un débat impossible parce qu'il y a les vrais arrêts maladies et les faux et que chacun parle de de de sa fenêtre si j'ose dire et que remettre en cause les faux arrêts maladies n'est pas insulter les gens qui sont vraiment malades. Isabelle ça porte c'est ça ? Non mais moi je moi je vais vous dire un truc je je serai jeune aujourd'hui.
Vous êtes jeune ? Je Non merci. Mais ça me fait plaisir mais c'est faux.
Je serais jeune aujourd'hui. Je pense que je je ferai la révolution en fait. Je les trouve incroyablement cool nos jeunes hein.
Quand j'entends Édouard Philippe dire qu'il faut s'inspirer de l'Allemagne pour effectivement réduire le taux d'indemnité et cetera, d'indémisation du chômage, moi j'aimerais bien qu'il s'inspire de l'Allemagne par exemple pour intégrer les jeunes. Quand je vois qu'il y a 20 % à peu près de taux de chômage des jeunes en France et qui a que 7 % en Allemagne, j'aimerais qu'il s'inspire de l'Allemagne pour ça. Et moi, je vais vous dire un truc.
Vous parlez des jeunes et vous dites "C'est des tirs au cul et cetera". Moi, je voudrais quand même la différence entre notre génération et la leur c'est quoi ? C'est qu'on leur a laissé une planète où il y a la canicule, les coulé qu'on a vu au Népal, la sécheresse en permanence ça pardon mais on l'avait pas.
On a et on leur laiss le chômage, on avait le sida Isabelle sorti quand on avait 20 ans en quand on a commencé à chercher du travail, la société était pas si belle. Désolé, nous on a on a jamais fait l'amour sans penser au sida et nous on était la première génération après être glorieuse. On nous parlait du chômage à peine sorti de la fac.
Alors excuse-moi, notre notre enfance, notre jeunesse était pas si dorée hein. Euh oublié taux d'emploi des tant d'emploi des jeunes des 15 24 ans en France, 35 %. Je suis désolée.
Alors moi je veux bien les charges sociales hein sur des sur des salaires minables pour pour financer quoi ? Pour financer la retraite qui Ah ça y est les vieux. Ah ça y est parti.
Non mais pardon pardon. Ça fa que jeattendais celle d'accord. Et ben écoutez très bien, moi je vais vous dire un truc.
C'est ce pays est en train de virer à la gérontocratie qui vomit sur ces jeunes en permanence. Et je vais vous dire un truc, c'est non, c'est pas la gérontophobie. Aujourd'hui, ce sont les seigniors qui font les les élections présidentielles.
D'ailleurs, c'est une énorme bêtise de la part de la part des jeunes. Avec les retraites, ça peut virer la gérontophobie rapidement parce que c'est pas la gérophobie, c'est un peu toi tu es qu'un boomer. Pardon, c'est un petit peu plein de fois.
Oui, ben très bien. C'est un petit peu de prise de conscience de la situation des jeunes aujourd'hui. Un tout petit peu de prise de conscience du déclassement dans lequel sont les jeunes aujourd'hui.
On leur a laissé en plus une éducation nationale. C'est pas nous on qui leur a laissé 1% ce que vous dites là. On est 1 % de la population mondiale nous les français.
Donc le réchauffement climatique c'est pas lié. les les retraites c'est qui le fait que aujourd'hui on est c'est quoi euh Pascal 400 milliards aujourd'hui de près les retraites plus maintenant. Voilà.
Bon d'accord. Maintenant le fait que par exemple on mette 7 % aujourd'hui dans l'éducation nationale et 14 % dans les retraites c'est qui ? Qu'est-ce que vous voulez que je lui dise ?
C'est quoi le modèle qu'on laisse aux jeunes ? Si vous voulez qu'ils aillent dans le monde du travail en disant ou c'est super ça se passe super bien, je suis hyper contente apporter juste un élément juste un élément de réflexion qui qui va abonder votre votre remarque. C'est c'est vrai que aujourd'hui la part qui finance les retraites dans l'écart entre le brut et le net, c'est ce dont on est passé en 15 ans de 18 % à 28 %.
Pourquoi ? parce qu'on n pas fait les réformes. La gauche a une responsabilité écrasante dans ce domaine comme la droite d'ailleurs qui pense à gauche les deux.
Mais effectivement nos politiques publiques depuis une vingtaine d'années protègent un acquis qui est celui de la retraite et qu'il faut défendre hein parce que c'est des cotisations. On a payé pour ça en réalité. sûr, on a on a mais mais il faut aussi admettre que la responsabilité, elle est très politique et que c'est tous ceux qui dirigent ce pays depuis 2000 à peu de choses près et peut-être même un peu avant qui sont responsables de la situation d'aujourd'hui.
Les amis, les amis, les amis, il faut que nous parlions, je sais pas si vous avez lu ce matin le Figaro, cet excellent quotidien, mais il y a un un papier, un article sur la recrudescence des violences en France qui mérite que l'on s'y attarde. Nous sommes rejoints à l'instant par Guillaume Biette du service police justice de LCI TF1 et nous sommes en compagnie de Benjamin Camboulive, porte-parole du syndicat alternative police CFDT. Merci d'être avec nous.
Que s'est-il passé ? Quel est ce ce ce Guillaume qui va nous porter ses chiffres parce qu'effectivement alors c'est un institut qui travaille pour le ministre enfin pour le la police nationale et qui affirme qu'effectivement les agressions queles qu'elles soient sont en constante augmentation. Alors oui, c'est le c'est le service statistique du ministère de de l'intérieur qui regroupe tous les chiffres collectés par la police et par la gendarmerie.
Donc c'est un service officiel. Et voilà ce qu'il nous révèle. L'augmentation la plus spectaculaire, c'est celle du nombre d'affaires de violence sexuelle plus 22 % sur 1 an, c'est une très forte hausse qui s'explique par un double contexte.
D'abord l'augmentation constante du nombre de plaintes depuis 2020, ça c'était la tendance de fond et l'accélération très récente qui est liée elle aux conséquences de l'affaire Liana avec d'une part de nouvelles plaintes qui ont été déposées et puis surtout ces milliers de procédures qui ont été réexaminées dans les commissariats et les brigades de gendarmerie et qui ont été enregistré d'un seul coup dans les statistiques. Rien qu'au mois de juin, il y a eu 77 % d'affaires supplémentaires enregistrées par rapport au mois de mai. On note aussi que le nombre d'agressions physiques en dehors du cadre familial est en nette augmentation, plus 8 % sur les 12 derniers mois, ça représente 228000 victimes de cous et blessures volontaires sur 1 an.
Ça, c'est un phénomène qui augmente particulièrement depuis le début de l'année alors que c'était relativement stable depuis 2022. Et puis le dernier point, ce sont les violences physiques intrafamiliales. Elles sont aussi en forte hausse, plus 9 % sur les 12 derniers mois.
Et là encore, il y a en partie des des conséquences de de l'affaire Liana. Hm. Et bien, on a un policier sur le plateau, un porte-parole en tout cas de cette police nationale.
Est-ce que vous dans votre quotidien vous le voyez cette augmentation ? Alors effectivement, ça passe par davantage de plainte parce que la médiatisation de certaines affaires font prendre conscience à certaines victimes que il est important de porter plainte. Mais comment ça se passe dans les commissariats ?
C'est un engorgement constant mais qui est la conséquence effectivement de cette violence qui devient de plus en plus banale quotidienne. On a fait d'hiver on ne peut plus récent avec un cycliste qui est se prend un coup de couteau au niveau de la gorge parce que des gens ont un petit conflit quand même dans dans la rue. Paris Paris vous avez raison cyclist altercation cycliste automobiliste coup de couteau dans la gorge de l'automobiliste sur le cycliste.
Alors il paraît que c'est mal fait là-bas c'estàd que les voitures arrivent à contresens des vélos. Bon ça peut une raison pour essayer de d'égorger quelqu'un. Je veux dire, on voit le le niveau de violence qu'on qu'on a atteint.
Et pourquoi ? Parce que tous les facteurs de violence ont augmenté. Tout ce qui fait qu'il y a plus de faits qui se produit dans la rue, ça a augmenté.
Le trafic de stupéfiant qui explose, la violence juvénile qui explose, l'immigration qu'on veut ou non qui a une surreprésentation dans l'effet de violence notamment d'ailleurs dans les attaques au couteau qui augmentent. Les troubles psychiatriques, on voit bien que bien souvent on a ce profil là qui se génère et un facteur auquel on ne fait que trop rarement allusion, c'est tout bête mais c'est la démographie. Quand vous avez la population d'un pays qui augmente logiquement assez mécaniquement, vous adaptez vos capacités en terme de police et de justice.
Nous, ça fait plus ou moins 20 ans que ces deux entités, la police et justice, travaillent effectif constant. Donc oui, c'est assez mécanique quand vous avez les facteurs de violence qui augmentent que la violence soit constatée de façon plus grande. Et leur après, c'est la question de la réponse, la réponse du politique parce que évidemment là en plus c'est une période d'élection et cetera donc tout le monde se saisit de ce qui fait peur aux gens.
Les gens voient bien qu'il y a une insécurité qui est grandissante, des faits d'hiver qui leur font froid dans le dos, ils ont pas pourux, ils ont pas leurs enfants. Donc le politique veut répondre à ça, sauf qu'ils veut le faire sans mettre trop d'argent sur la table parce qu'en fait c'est que ça. Donc qu'est-ce qu'on dit à la police ?
On dit mettez plus de gens dehors, mettez plus de bleus dans la rue. Et vous le constatez. Alors au niveau de la police puisque c'est effectif constant, vous les prenez ailleurs les gens pour les mettre sur la voie publique.
Vous avez moins de gens en enquête. Et au niveau de la municipale, bah c'est pareil, on met du bleu mais euh déjà c'est les maires qui le veulent parce qu'il y a des considérations politiques qui rentrent là-dedans aussi. les maires qui le peuvent parce que ça coûte un bras aux municipalités, mais le résultat c'est toujours le même.
Vous avez plus de policiers dehors sur la voie publique. Alors ça donne une illusion d'efficacité policière parce que ce qui se passe c'est que les gens dehors une fois qu'ils y sont bah ils travaillent que ce soit les policiers municipaux ou les policiers nationaux ils sont dehors, ils voient des infractions, ils vont interpeller. C'est c'est le le boulot du policier.
Il est là pour ça, pour mettre un terme à cette infraction de voie publique. Mais si en regard de cela vous n'avez pas augmenté de façon logique et cohérente et proportionnelle les gens qui sont des enquêteurs dans la police nationale, comment est-ce que vous voulez qu'il y ait une suite en terme de justice ? Il sert à ça l'enquêteur hein.
C'est ce rouage entre l'interpellation de voie publique et la réponse amené par la magistrat. Je je regardais le chiffre toujours communiqué par le ministère de l'intérieur aujourd'hui. 750 faits de violence par jour dans l'espace public.
Je ne compte pas les violences intrafamiliales. Il y a en France 750 faits de violence par jour dans l'espace public. Ça monte d'année en année les juste les homicides plus 4 % en 1 an, c'est considérable.
Plus 4 % en un an. C'est que si si ça si ça suit cette trajectoire, vous savez, moi j'ai passé 29 ans à Madrid comme correspondant de presse. Je suis rentré en France il y a 5 ans, je me suis installé à Paris.
On me demande souvent ce que j'ai ce qui m'a surpris le plus à mon retour, c'est la violence de cette société. J'ai dû réapprendre à vivre dans une société violente, ce qui n'est pas du tout le cas à Madrid. J'ai dû réapprendre des réflexes.
Apprendre des réflexes dans le métro. Voilà. Parce que à Madrid, ça se passe pas comme ça.
On n'est pas en train de regarder tout le temps, de faire attention à soi. On n pas peur à Madrid. Paris, je le reconnais, certains moments, je me sens pas très en sécurité.
Hm. Et ça c'est une évolution de de mon pays qui me qui me fait peur. Je suis fasciné par euh ce que vous dites et euh moi j'adore le voyage et je fais des comparaisons quand je voyage toujours, quand je j'ai un peu de vacances, j'essaie de prendre un petit billet d'avion et à Madrid, j'ai demandé un jour à un chauffeur de taxi de m'amener NLP bario dans le pire quartier.
C'était mon côté journaliste. Le type m'a regardé un peu étonné. On a fait 20 minutes de voiture, on est allé dans un quartier ultra populaire comme on dit.
J'ai dit euh restez avec moi. J'avais la trou. Il m'a dit ça va pas ou quoi ?
Il y a des taxis toutes les 2 secondes ici. Ah bon ? Je suis descendu et les immeubles étaient pour pas construit sur la période franquiste était pas beau délabré et cetera.
Puis j'ai vu des gens qui promenaient l'Orlando et cetera, le bar des Los Amigos des gens qui jouaient aux dames ou et j'ai vu des types qui réparaient leur voiture qui faisaient la vie d'en jeu même et c'était très sympa. C'était la pub de c'est la vie gamma vous voyez. C'était la pub.
Peut-être qu'il a compris le pire dans le sens où il y a pas beaucoup d'argent où c'était un quartier des labrés. Non non p c'est on comprend bien très bon espagnol mon cher mais même en français on peut on peut mais mais sincèrement en fait les les ce qu'on dirait ce qu'on appellerait des banl en Espagne sont pas des ghetos en fait c'est ça la différence. Pardonnez-moi mais euh Éric Brunet de vous redire ça un peu sèchement parce que c'est pas un mon et puis en plus j'ai quand même envie de vous failloter pour pouvoir rester ici.
Mais est-ce que vous vous dites un taxi quand vous êtes en France d'aller NLPR bario ? Je crois pas que vous le faites ? Donc est-ce que on n'est pas là aussi avec des on a un service de statistique qui marche très bien, on a des gros problèmes de violence, ça va s'en dire, vous avez tout à fait raison de les rappeler.
Mais pardon, mais si vous alliez aujourd'hui dans la pire des banlieux, vous trouveriez aussi des gens qui réparent, des gens avec l'Orlando des gens qui vivent leur vie. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire qu'en fait, moi ce qui me gêne un petit peu avec au fond le le discours qu'on a là, c'est qu'on a l'impression qu'on a des gens avec un couteau entre les dents qui pense quasiouiller tout le monde.
On a une majorité de gens qui vivent dans ces quartiers difficiles et qui essayent d'élever leurs enfants comme ils peuvent malgré le narcotrafic qui grandine, malgré du coup la concurrence de l'argent facile du narcotrafic et qui voudrait qu'il s'en sortent, c'est quand même la majorité et une minorité agissante dont je ne je ne dis pas qu'elle existe pas. Elle existe, c'est évident. et que elle s'attaque pas au policiers et qu'elle fasse refus d'obtér et qu'elle tue et qu'elle assassine et cetera bien sûr mais c'est quand même une minorité dans un monde il y a une majorité de qui vivent dans des quartiers difficiles.
Mais personne n dit ça Isabelle vous marquez un point vous dites c'est vrai dans les quartiers populaires de Marseille Nord de la scène Saint-Denis il y aussi des gens avec des Landau bien sûr vous avez raison mais vous avez j'ai du mal m'expliquer moi j'ai vu une banlieu avec de la joie du bonheur de la paix civil non et vous demandez à Hermel qui a vécu 25 ans. Herm il a décidé que l'agne c'était mieux que la France. Non mais Herme Herme dit simplement ce qu'il a vécu quand il rentr pay la guardia civile la police espagnole on est dans un état socialiste avec Pedro Sanchez un état walk un état voilà et ben je peux vous dire que personne ne va insulter un policier en Espagne.
Il y a une très grosse progression également de la délinquence en Espagne. Oui. Lié à quoi ?
Lié à quoi aussi ? Parce que on va dire des choses, il y a aussi beaucoup plus d'immigration en Espagne qu'il en avait auparavant. Euh, pardonnez-moi, vous parlez d'immigration et de quartier, mais ce qui augmente le plus, c'est les violences sexuelles.
Ça, ce sont des violences intrafamiliales aussi avec des inceste avec de ce qu'on découvre par exemple les derniers choses qui se caché et qu'aujourd'hui les choses se disent beaucoup plus et qu'on dénonce beaucoup plus et qu'on a plus de statistiques. Je j'espère que c'est ça. L'affaire Liana semble avoir libéré la parole et d'ailleurs c'est le ministre le garde des saut lui-même qui a dit et qui a qui a demandé au procureurs généraux de de traiter les dossiers et cetera un peu.
Mais si si si vous me permettez ce que ce que vous avez dit parce que comme on a un représentant de la police ici, l'Espagne est le pays en Europe où il y a plus de policiers par nombre de par habitant. Hm hm hm. En fait, parce qu'en Espagne, comme c'est un pays décentralisé, vous avez des polices municipales, elles sont toutes armées les polices municipales.
À Madrid, quand vous avez un problème, c'est pas la nationale qui qui intervient, c'est la municipale. C'està-dire que la BAC la BAC espagnole, elle est d'abord au quotidien la police municipale. Vous avez les municipales, vous avez d'ancien région les régionales, Pays-Basque ou Catalogne la régionale et vous avez la nationale et vous avez la gendarmerie qu'on appelle la guer civil.
Donc en fait mettre du bleu comme vous le dites ça marche. Bah oui, on se sent plus en sécur en Espagne parce qu'il y a plus de bleu. Ouais.
C'est c'est quand même un truc c'est malheureux monsieur Cambouli, il faut bien l'admettre mais il y a il y a il y a qu'en France qui a ce niveau de culture antifrique antiflic. Il y en a un peu partout hein, mais chez nous c'est sans doute beaucoup plus élevé que chez nos voisins. Ouais.
Alors au niveau de la haine antifttique, c'est qu'on a historiquement évidemment le le délinquant qui n'apprécie que moyennement la la police. Donc oui, quand on parle de délinquant de cité, vous avez cette haine antiflique qui en fait dans le logiciel de base, c'estàd on déteste la police parce que c'est un manque à gagner pour le trafic de stupe pour schématiser pour évidemment ce dont on parle et pas pour l'entièreté des gens qui sont dans dans la cité. Mais il y a aussi le laxisme de la justice, c'est-à-dire le vécu ou par expérience de ce qui est arrivé aux copains.
Donc ils ont pas cette appréhension là. Et c'est là où je je vous rejoins qu'à moitié. C'est-à-dire que oui, plus de d'effectif dans dans sur la voie publique, ça donne une impression de sécurité, ça permet une prévention.
Mais il faut des enquêteurs. Il faut des enquêteurs. Oui.
Non, mais c'est au niveau de comment dirais-je de du crédit que le délinquant apporte à la police que que je veux parler. Cette le fait qu'ils aient plus d'appréhension, qu'ils aient plus peur de la police. Ça ça tient pas nécessairement que au volume de d'effectif.
Parce que pourquoi est-ce qu'une police est respectée, redoutée ? C'est parce qu'ils savent que le boulot du flic, c'est de les conduire devant la justice. Donc c'est aussi de cette case là, la case de la dissuasion, la case de l'efficacité de la justice que va venir naître l'appréhension de la police.
Sinon, vous aurez beau avoir trois fois plus de flic sav qu'il ne va rien se passer parce que ils sont mineurs, donc il a l'excuse de minorité parce que c'est des violences urbaines, donc la justice arrivera pas à caractériser les faits à matérialiser l'infraction. Donc ils vont repartir avec des es alors qu'ils ont balancé un mortier sur des fonctionnaires de police. Tant que vous aurez pas cette certitude de la sanction donc au passage je le demande des peines planché pour ceux qui agressent les forces de l'ordre et bien vous n'aurez pas ce respect du bleu dans la rue du policier en uniforme.
Merci à vous Benjamin Cambouive porte-parole d'Alternative police CFDT on commentait donc ces ces chiffres publiés par le Figaro des statistiques des agressions en France qui explosent. Nous allons aux États-Unis maintenant ou alors sortie de Donald Trump. Alors là sortie des sorti on a l'habitude on a l'habitude des phrases iconoclasse dirons-nous de ce président américain là il s'en prend à la France et il estime que c'est la charia qui fait loi chez nous alors pourquoi dit-il ça d'où tient-il ces informations ?
Ça nous intrigue bien évidemment complètement lunaire ces ces ces déclarations. Et puis vous n'oubliez pas notre rendez-vous. Vous restez sur notre antenne bien évidemment tout l'après-midi puisqueà 16h45 la campagne présidentielle commence chez nous sur LCI avec ce débat les sept candidats à la présidentielle qui font face à des patrons.
C'est un un débat organisé avec le MEDAF animé par Amélie Carw 16h45. Soyez au rendez-vous. à tout de suite.
Mesdames, messieurs, c'est une histoire trumpienne assez banale. Donald Trump donne des interviews à droite et à gauche et là il était au micro dans un podcast d'un ancien journaliste de Fox News, un journaliste éditorialiste un peu conservateur. Et au fil de l'eau, c'est les podcasts, on se laisse aller hein.
Le podcast, on est tranquille Émile dans un dans un fauteuil, on répond aux questions très décontracté. Il faut jamais sous-estimer Donald Trump en matière de décontraction et de libération de la parole. Il discute avec ce journaliste qui lui parle à un moment donné de de l'Islam aux États-Unis, de la charia et là paf, notre sang n'a fait qu'un tour car Donald Trump a parlé de la situation en Europe.
Écoutez-le. Vous allez à Londres, vous allez à Paris, c'est presque comme si la charia était un second mode de vie. C'est ridicule.
Il est tellement décontracté qu'il raconte n'importe quoi. C'est un peu ce que vous avez dit en fait. C'est ça.
Chacun vous à mon avis sur ce sujet passionnel, chacune et chacun aura son avis. Je vous confirme. Ouais.
Ben c'est ça va être intéressant de trouver de de de d'écouter vos arguments des uns et des autres. Magalie d'abord pour le contexte effectivement c'est sur un média conservateur. Qu'est-ce qu'il raconte là Donald Trump ?
Alors je veux dire il y a un débat en ce moment aux États-Unis parce que ça vous a pas échappé. On est dans la course pour les élections de mi-mandat et il y a notamment une course qui s'annonce très très serrée, c'est dans le Michigan où il y a une la très importante communauté musulmane. Et c'est vrai que il y a des passes d'armes entre les démocrates et les républicains et que ces derniers temps, le débat du moment, c'était certains accusant bah le camp d'en face de chercher à à instaurer la la charia dans dans cette rappelle, c'est la loi islamique. la loi islamique de et et c'est vrai que c'est dans ce contexte que Donald Trump répond à la question en effet de ce de ce média conservateur.
Et j'ai envie de vous dire que comme très souvent Donald Trump prend l'Europe comme épouvantail absolu, c'est-à-dire que pour ressouder le camp maga, on tape de toute manière sur les Européens. C'est pas la première fois, on ne reconnaît plus Paris. Paris n'est plus Paris à cause des questions d'insécurité.
C'est ce qu'il avait dit. rappelez-vous sur Londres sortie à la tribune de l'ONU à l'an dernier contre le le le maire Sadq en disant qu'en effet Londres les islamistes étaient au pouvoir. Donc c'est c'est quand même un thème qui lui permet et après je vous laisserai juger de du fond mais qui lui permet de souder son camp.
Et moi le nombre de fois où je suis je me suis retrouvé aux États-Unis où des supporters de Donald Trump sont venus me voir pour me demander comment est-ce qu'on arriva à vivre à Paris et comment ça se passait concrètement. C'est vraiment quelque chose qui est très présent dans le débat américain. Alors moi je voudrais juste dire une chose parce que je suis pas spécialiste de l'islam et à mon avis beaucoup de celles et ceux qui nous regardent ne sont pas des spécialistes.
La charia ça n'est pas forcément Kabou et l'Afghanistan. Moi qui vais souvent en Afrique de l'Ouest, par exemple au Sénégal où il y a 95 % à peu près de la population qui est musulmane, c'est une démocratie. Euh même si ces derniers temps il y a eu des petits bouleversements qui ont ému la communauté internationale euh au Sénégal dans cette démocratie qui a été capable d'élire un président chrétien au second tour sans gor alors qu'il était face à un musulman quand même.
Donc donc c'est plutôt un pays d'ouverture et de tolérance même si je je le redis ces derniers jours, il y a des gens qui sont particulièrement émus par ce qui se passe au Sénégal. Bref, et bien au Sénégal c'est la charia, au Maroc c'est la charia. La charia souvent synonyme de Kabou ou des talibans.
Non, la charia c'est simplement les règles de vie musulmanes dans les pays musulmans. Voilà. Qu'est-ce que j'aime Qu'est-ce que j'aime Brunet quand il est libéral et que voilà c'est c'est c'est le Brunet que j'aime.
Alors maintenant je vais entendre l'hermel que j'aime pas. Ça va être parfait. Non non, mais je vais pas être très très loin de de tout ça.
Le problème de Trump, c'est qu'à chaque fois toute déclaration, même quand il parle du monde, c'est toujours à vis intérieur. Voilà. Et dans la simplification la plus totale, déjà pour lui, l'Angleterre, la France, non, l'Europe est un pays pour lui.
C'estàd qu'il y a pas de différence. Alors, je suis désolé, il y a une vraie différence entre la France et l'Angleterre sur ces sujetsl modèle. Donc voilà.
Donc et puis la char, je suis d'accord, ce n'est pas un épouvantail. Moi, je j'aime bien en Arabie Saoudite et je trouve que j'ai des amis là-bas, c'est beaucoup plus compliqué. l'image qu'on a l'Arabie Saoudite quand on est ici et quand on est là-bas, ben c'est pas exactement ce qu'on ce que ce que ce qu'on imagine.
Non, la France si tentez qu'il y avait un risque de charia, la France est beaucoup plus protégée de par son système laïque que l'Angleterre, que le Royaume-Uni, ça c'est clair. Et puis les principes de la charia notamment la possibilité qu'offre le la règle islamique d'avoir quatre épouses, par exemple, c'est totalement illégal. Et la réglementation française, la loi l'interdit.
Il dit il dit il dit euh Trump, "J'interdirai absolument la charia et et elle est présente dans une certaine mesure dans ce pays." Il parle des États-Unis et là où nous la voyons, nous la supprimons. Il faut la supprimer.
Attention, ce sujet dépasse la planète trumpienne et des magas. Euh beaucoup de gens, j'ai croisé des Américains plutôt démocrates ou plutôt écœurés par Trump mais qui disait "On votera quand même pour lui ou pour son prochain candidat car c'est un vrai sujet pour nous." Mais c'est un vrai sujet parce que c'est mais mais parce que parce que la protection que nous offre en France la laïcité n'existe pas aux États-Unis, loin de là où il y a une libère liberté totale dans tout dans au niveau croyances et cetera.
Il y a des villes américaines qui qui sont déjà régies d'une sadne manière par la charière. Hm. C'est tout le débat au Michigan.
En effet, c'est c'est il montre l'épouventail de la France mais dans son propre pays ça existe réellement. Alors ça n'existe pas chez nous. Isabelle.
Oui, de toute façon et vous avez raison de rappeler que avec Trump tout est toujours avisé avisé interne. Moi, je suis quand même j'aurais bien aimé savoir d'abord qu'est-ce que vous répondez aux Américains qui vous demandent si c'est si c'est possible de vivre en France en fait en vous écoutant et en vous disant est-ce que c'est vraiment la chari les les coins de rues et cetera. Vous leur dites quoi que vous avez je leur dis que non, je leur dis que Paris est complètement est complètement vivrable.
Et quand Donald Trump vient à Paris, je veux dire, il est plutôt charmé par là la dernière fois qu'il est venu en France, pardonnez-moi, mais entre le cadre de déviant pour le le sommet du G7 puis Versailles à l'invitation d'Emmanuel Macron, c'est ça l'image qu'il renvoie de la France quand il quand il vient chez nous. Alors, on va les revoir parce que depuis tout à l'heure, c'est en boucle. Mais vous savez dans l'image de la France qui véhicule mais lors du lors de même de la campagne de 2016-27, il parlait toujours de son ami Jim.
Alors on savait jamais qui était l'ami mais qui qui avait l'habitude de venir à Paris et qui ne pouvait plus qui ne voulait plus y venir parce que en effet la la France était gangée par rapp on maximalise nous-même. Je discutais l'autre jour avec un un expert des questions juives en France. Et c'était très intéressant parce que ce monsieur me disait "On entend beaucoup, la vie n'est plus possible, c'est très difficile pour la communauté juive avec la montée de l'antisémitisme, c'est une réalité." Mais il me disait quand on regarde depuis l'après-gerre, le nombre de français juifs assassinés, tués du fait de leur judaïé, on est autour de 20 personnes.
Voilà. Et il me disaient, il y a beaucoup de gens qui font leur allias et qui vont en Israël. Et en Israël, les les les morts euh israéliens liés aux guerres, mais aux guerres existentielles liées à l'existence d'Israël, c'est plus de 30000 sur la même période.
Voyez ? Donc donc parfois on on se fourvoit, la réalité rythmétique nous nous nous entraîne très loin de tout ça. Oui.
Oui. Bien sûr. Après en Israël, avant le 7 octobre, c'était à peu près 500 morts par an.
Ouais. Ouais. Bah moi je vais souvent en Israël c'est c'est 500 morts par an qui était accepté dans la culture israélienne en disant le le prix que nous avons à payer pour exister en tant qu'état juif c'est 500 morts par an.
Ça a un peu changé depuis 7 octobre. Il il y a autre chose. Ensuite non mais sur la charia aujourd'hui on se retrouve avec un Trump qui regarde ses news pas ses news ou là ah Fox News pardon.
Fox News. Voilà, vous voyez Fox News toute la journée. Il faut voir aussi le miroir déformant que représentent les les ces chaînes aux États-Unis quand il regardent de l'Europe.
Alors nous aussi, on a parfois pas pas pas avec Magali bien entendu, mais on a aussi parfois des des journalistes correspondants à l'étranger qui ont l'habitude de de un avi déformant et cetera. La vision qu'ont les journalistes de news de la France influence quand même beaucoup Trump et influence beaucoup aussi le le public qui regarde cette chaîne quand même. Moi ce que je trouve quand même assez baroque là-dedans, c'est que vous vous souvenez quand vous avez redit c news, hein, Fox News quand on a parlé euh quand on quand vous étiez là pour nous annoncer en fait la campagne présidentielle avec Trump et cetera, vous nous disiez que Trump avait conquis une partie de l'électorat musulman radicale et que donc au fond cet homme qui a conquis en pour son élection cet électorat musulman radical leur crache à la figure aujourd'hui.
Ils doivent être contents les radicaux musulmans. En fait, c'est vrai qu'on on sent une crispation aujourd'hui et notamment bah donc dans cet état du du Michigan où les démocrates sont pris pour cible évidemment comme faisant partie d'une aile gauche. Trump parle même de de djihadiste quand il parle de de la la gauche américaine.
Donc on a un débat qui est extrêmement clivant et c'est vrai que dans ce contexte, on voit toujours à quel point l'Europe c'est le contreexemple he pour Donald Trump. On se souvient du discours de Munique du vice-président Jedy Vens quand il nous fait euh la la leçon euh sur euh en effet euh sur la liberté d'expression et euh le fait que euh là on reprenne le thème de la charia, ça ça évidemment ça reprend le thème de l'immigration, thème qui est clé dans la politique de Donald Trump. Bien, nous voulions en tout cas euh vous tenir informé de cette sortie de de Donald Trump qui nous paraît importante.
Maintenant, restez avec nous pour plusieurs raisons. La première, c'est qu'à dans 3h 21, il y aura ce débat où tous les candidats de la présidentielle, c'est une occasion unique, vont être confrontés à des patrons, à des chefs d'entreprise dans le cadre de cette réunion du MEDEF à Roland Garos. Et c'est très important parce que c'est une date très importante dans la présidentielle.
C'est peut-être la grande occasion de les entendre parler de leur programme économique à chacun confronté à des patrons, des chefs d'entreprise qui iront les chercher. Ils iront les chercher chacun de ces candidats sur les thèmes échos. Bon, c'est le premier point.
Le deuxième est à mon avis encore plus grave, encore plus grave car suite à la à la visite mystérieuse du patron de la CIA à Moscou dont on vous a parlé hier, pourquoi est-il allé à Moscou ? On sait désormais de façon, je dirais pas certaine, mais enfin quand même qu'une frappe nucléaire, vous entendez bien, d'une frappe nucléaire est envisagée en ce moment sur l'Ukraine par Vladimir Poutine et les Russes. À tout de suite mesdames, messieurs, nous allons parler maintenant de questions internationales parce que l'heure est assez grave, je dois vous le dire.
Nous sommes en compagnie de DAED Elkei qui nous a rejoint. Bonjour. Bonjour. rédacteur en chef du service monde de l'hebdomadaire Marianne, nous sommes avec Anthony D'Abila.
Bonjour Anthony, expert défense et chercheur à Science Poau. Le général Chauvancy est avec nous. C'est vous dire si l'heure est grave.
Bonjour mon général. Bonjour. Merci d'être avec nous.
Isabelle Saporta est là. Frédéric Hermel, journaliste et écrivain qui nous rejoint aujourd'hui et à qui nous souhaitons la bienvenue sur cette antenne LCI. et Magalie Bartesz du service international qui me fait vous dire et confirmer que l'heure est vraiment grave.
Maintenant, je quitte ce petit ton badin et amusé car hier nous vous avons parlé de la venue la visite mystérieuse du patron de la CIA à Moscou. C'est très rare. La dernière fois que le patron de la CIA était en Russie, c'était 3 jours avant 3 mois pardon avant l'invasion de l'Ukraine en février 2022.
Donc c'est 3 mois avant là, il s'est rendu à Moscou. Il semblerait que nous avions eu hier un bon pif puisque c'était vraiment aujourd'hui, on l'a appris, c'était pour parler des lignes rouges que l'OTAN souhaitait fixer à Vladimir Poutine dans le cadre des agressions et des attaques et des explosions de sites de fabrication d'armes notamment dans des pays de de l'OTAN. Bon, donc on a quand même une pression qui monte aujourd'hui.
Nous apprenons également et nous allons parler dans un instant qu'il n'est pas totalement farfelu de penser que Vladimir Poutine est en train de songer à l'utilisation d'une bombe atomique, d'une bombe nucléaire tactique en Ukraine. C'est une information assez précise qui nous vient de la presse occidentale britannique et nous allons en parler dans les prochains dans les prochaines minutes. Pour l'instant, on est obligé Magalie Lunel de parler de ce qui s'est passé quoi ce matin à KF.
Ouais, ce matin à Kief. Là encore, on on hausse le niveau de jeu du côté des Russes. D'habitude, on vous dit cette nuit, la nuit dernière, non, maintenant ça se passe en plein jour.
Image spectaculaire. Regardez, c'est un panage de fumée qui s'élève depuis la place Maidan. Vous avez entendu parler de cette place.
Évidemment, on est dans l'hypercentre de Kief, la capitale ukrainienne, frappée donc en plein jour. image qui corrobore un article paru dans la nuit de Bloomberg qui explique que la Russie se prépare à intensifier ses frappes domicile balistiques sur Kief et notamment sur le centre-ville. Donc on a voulu se rendre au cœur de Kief avec notre équipe justement qui est sur place Thomas Misraki et Vincent Wartner.
On parlera de cette stratégie russe. D'abord expliquez-nous ce qui s'est passé donc avec cette nouvelle frappe en plein jour dans l'hypercentre. Écoutez, c'était ce matin ici aux alentours de de 10h avec Vincent, on se préparait à faire un duplexe et juste avant le duplexe, on a entendu une très forte détonation et un une colonne de fumée qui s'est levé juste là où Vincent vous montre, vous voyez ces ces bâtiments.
Alors, ce quartier-là, il est important parce que c'est un quartier où il y a des des musées, il y a aussi des ministères. Il y a un grand centre sportif et notamment le stade du Dynamo Kiev. Et c'est juste derrière à quelques dizaines centaines de mètres de là où nous nous trouvions ce matin et nous nous trouvons encore et bien que ce drone Shaded euh a frapper.
Il y en a eu plusieurs de drones Chaen qui sont tombés aujourd'hui sur Kiev. Alors vous l'avez dit, ce qui est intéressant d'abord, c'est que ça s'est passé en pleine journée. Généralement, les attaques russes se déroulent plutôt la nuit et ensuite que c'est l'hypercentre de Kiev qui a été frappé.
Pour tout vous dire, ce qui s'est passé ce matin aux alentours de 10h heure local, c'est la suite d'une longue nuit, d'une très longue nuit qu'on a vécu avec Vincent. Les alertes ont commencé aux alentours de 1h30 du matin et elles se sont poursuivies jusqu'à il y a environ 2h. La nuit a été violente ici avec notamment deux vagues de tir de missile en plein milieu de la nuit aux alentours de 3 4h du matin.
Heureusement, fort heureusement, ces missiles ont été détruits, mais Kiev a véritablement été ciblé de manière assez particulière. Euh d'abord parce que cette alerte, elle a duré pratiquement 11h. Euh alors par intermittence évidemment, il y avait des des petits moments de répis, mais ça ne s'est euh quasiment jamais arrêté jusqu'à la mi-journée euh ici et ensuite euh à cause de l'intensité de cette alette.
Alors euh des spécialistes à qui j'ai pu parler ce matin me disaient que il y avait deux solutions. Soit c'était ce qui avait promis Vladimir Poutine, vous l'avez évoqué, c'est-à-dire un début d'intensification de frappe sur l'Ukraine et notamment sur la capitale Kiev, soit tous les drones qu'on a vu arriver ici ce matin et dont la plupart ont été détruits servaient en quelque sorte aux Russes pour et bien préparer une attaque véritablement musclée probablement la nuit prochaine pour essayer de de déterminer où se trouvaient les défenses antiaériennes ici à Kiev. Donc voilà, ces deux hypothèses sont évoquées.
Là, pour l'instant, c'est calme depuis environ 2h. Voilà, vous savez qu'ici, il y a la France est assez populaire pour tout vous dire. On est on est souvent accosté par des des Ukrainiens qui viennent nous remercier pour les efforts que la France fait pour l'Ukraine.
Je voudrais juste vous montrer tous ces drapeaux ici. À chaque fois qu'on vient ici à Kiev, et bien il y en a de plus en plus des drapeaux, des photos de tous ceux qui sont tombés depuis le début de l'invasion globale en 2022. Il y a maintenant même des carrés avec des combattants étrangers notamment derrière des combattants français.
Merci beaucoup Thomas Misraki, vous avez encore une fois complet. Merci à vous. C'est bon.
Si je comprends bien les amis, Poutine avait pendant ces 5 qu premières années de guerre beaucoup hésité à frapper le cœur des villes. Kief est notamment une ville importante dans l'histoire de l'orthodoxie de la religion russe et ukrainienne. Et donc les Russes rechignaaient à toucher Kief, à toucher des sites religieux par exemple.
Bon là apparemment c'est fini là. Terminé. Maintenant, on n plus peur, il y a plus de tabou, il y a plus de ligne rouge.
Et c'est un peu la la façon dont on sent l'évolution de cette guerre, hein, ces ces ces dernières semaines, c'est qu'en effet les en effet c'est certaines lignes rouges, elles sont en train d'être complètement enfoncées et en effet, ce sont des frappes en plein jour, ce qu'on voyait quand même beaucoup moins jusqu'à présent. Quand vous avez une frappe comme ça en plein jour sur l'hypercentre de Kie, vous avez évidemment une vie qui s'arrête à un certain moment. Donc il y a il y a vraiment en effet des limites que l'on sent de plus en plus être dépassé avec une volonté terrorisée, d'intimider et puis de mettre à bas aussi toute l'activité.
Est-ce que Est-ce que quelqu'un a quelque chose à dire sur ce sujet ? Parce qu'après, je voudrais qu'on parle vraiment de la bombe atomique de du de Poutine qui envisage d'utiliser une bombe atomique en Ukraine. Ça ça me semble être une actualité qui écrase tout.
Mais vous avez un mot à dire là-dessus Ahmed rapidement, c'est que la saisure est quand même le début de l'opération de Volodimir Zelenski ses 40 jours qu'il a annoncé ses frappes à l'intérieur du territoire russe, ces bombes ou ces drones à quelques kilomètres de Moscou qui ont complètement changé la configuration. Poutine ne peut plus parler d'opération spéciale. Il est obligé de rentrer dans un mode de guerre.
Euh les citoyens russes ont compris que c'était une guerre et là ils sent tout le pays pour euh mobiliser en Sibérie, en Extrême Orient euh russe mobiliser des troupes et passer à une autre étape de cette ville. Et l'étape, elle elle est dite hein dans l'article de Bloomberg qui suite quatre hauts responsables du Kremelin qui souscouvert de d'anonymat le disent. Il n'y a pas avancé diplomatique mais on a toujours les mêmes objectifs et pour les atteindre et bien c'est l'escalade supplémentaire qu'on est en train de franchir on est en train de mettre en place une escalade supplémentaire.
Oui. Alors entièement d'accord sur ce qui vient de dire ce que vous venez de dire puis un dernier point peut-être jusqu'à présent la modération entre guillemets russe des frappes sur l'Ukraine était quand même liée à l'incapacité ukrainienne de taper la Russie. Or aujourd'hui l'évolution technologique de l'Ukraine donne un équilibre et donc les lignes rouges, il en a plus du tout dans la guerre totale.
Dans la guerre total, je voudrais vous faire écouter une archive le 10 mois 11 mois, c'était au mois d'octobre 2025. Vladimir Poutine qui annonçait au monde entier ben la la mise au point de son missile Bouresnique. Borves Vesnik.
Voilà, écoutez-le. Les essais du missile de croisir à propulsion nucléaire à porté illimité Bour et Vesnique sont à un succès. J'ai lu les rapports de nos industries et je connais les évaluations du ministère de la défense.
Il s'agit d'une création unique que personne au monde ne possède. Et bien c en octobre 2025. effectivement ça avait stupéfié le monde entier parce qu'il venait d'avoir un essai de ce fameux missile.
Je le dirais pas aussi bien qu'Éric mais vous avez compris. Il s'agit d'un missile nucléaire. C'était il y a quasiment pile un an et aujourd'hui on apprend par ces mêmes sources qu'effectivement dans cette nouvelle escalade qui est envisagé cet avantage frapper le centre-ville de Kief mais aussi pourquoi pas en dernier recours utiliser des armes tactiques nucléaires en Ukraine.
Macad et c'est-à-dire que en fait en effet on a un Vladimir Poutine qui est acculé par ces frappes maintenant qui sont enfin acculé qui est évidemment mise en difficulté par ces par ces frappes de plus en plus intenses sur le territoire russe et qui n'a aucune intention d'aller vers la négociation. Ça, je pense que maintenant on peut être tous très clair là-dessus et qui regarde les moyens de justement de d'aller dans cette fuite en avant. Donc il y a ces frappes plus intenses, frappes balistiques.
Et d'après ces informations euh que rela euh notamment euh la presse anglo-saxonne, en effet, certains pensent que dans que que Vladimir Poutine pourrait envisager d'aller encore plus loin et d'utiliser peut-être ce nucléaire tactique sur l'Ukraine. C'est quand même un sujet dont on parle depuis 4 5 ans maintenant. Mais c'est vrai que la aujourd'hui ces frappes qui mettent en difficulté le créelin peuvent potentiellement obliger Poutine à aller euh plus loin, peuvent pousser Poutine à aller plus loin.
Bon, c'est dans ce contexte quand même général que la CIA et le patron de la CIA a pris son C17, son avion spectaculaire, s'est posé à Moscou et est allé voir euh les autorités, le renseignement russe euh il y a quelques jours. On se souvient les amis Anthony Dila, Ahmed Alki, on se souvient que la CIA a établi que sur l'année 2023, les Russes en difficulté avaient songé une première fois à utiliser une bombe atomique, une bombe nucléaire tactique sur l'Ukraine et il semblerait que ils aient été dissuadés peut-être par les Chinois de le faire quand même. Pardon de le dire comme ça, mais on parle ce soir de la présidentielle française sur notre antenne à 16h45 avec un débat incroyable.
Je me demande si l'information du jour, c'est pas plutôt que Poutine envisage d'utiliser une bombe atomique. Hein, pardonnez-moi, je suis peut-être exagérément inquiet, mais ça me semble quand même une information que moi, si c'était si c'était moi, si on ne m'avait pas censuré, j'en aurais fait 2h30 de ce sujet. 2h30.
Comment est-il possible qu'après Hiroshima, qu'après Nagasaki en 1945, il ait le dirigeant d'un grand pays dans le monde qui soit ce matin en train de se dire euh où on utiliserait une bombe atomique, à quel endroit en Ukraine, où est-ce qu'on la ferait exploser, dans quel contexte on la ferait exploser, euh est-ce que vous pensez que ça pourrait nuire ? Est-ce qu'il faut s'occuper des vents qui pourraient rabattre les radiations sur nos populations et nos soldats à nous ? Enfin, vous imaginez, il Je suis pas certain qu'il soit dans ces problématiques là, mais peut-être que oui.
Anthony d'Abila alors le la première occurrence de cette rumeur d'une possibilité d'une attaque tactique nucléaire russe avait déjà eu un pas simplement des effets comment dire sur les discussions quoi, mais sur le soutien américain. qui avait été un peu diminué pour ne pas que les Ukrainiens fassent complètement comment dire mettent en échec complet l'armée russe dans sa reconquête notamment de Kerson et de la région de Karkiv. C'est donc il y avait vouz dire qu'en 2023 quand on en parle les Américains baissent l'intensité en disant c'est trop dangereux faut pas faut pas le pousser à bout.
Voilà, exactement. Et donc on est maintenant à nouveau dans cette discussion pour les raisons qui ont été dites très bien qui est que les Ukrainiens avec le missile Flamingo ou FP ont accès bah à la profondeur stratégique russe. L'avantage qui a toujours été l'avantage de la Russie dans les conflits son l'immensité de son territoire est à présent un inconvénient parce qu'il faut défendre une immensité qui est tout à fait considérable et bah voilà quand vous avez une grande maison vous avez plus de frais d'entretien.
Bah, c'est pareil avec le territoire russe et au 17 millions de kilomè carr, vous devez avoir autant de de couverture de défense aérienne, ce qui est littéralement hors de porté des des finances russes. Et donc aujourd'hui, il y a en dernier recours, c'est le mot très important qui a été donné parce que c'est aussi pour faire peur un peu. Donc en dernier recours, ça veut dire quoi ?
Que la l'Ukraine continue ses frappes sur les entrepôts de White Berries et d'Ozone. Ça me paraît quand même vraisemblable. En revanche, dans la révision de la doctrine nucléaire russe en novembre 2024, il y avait euh écrit que maintenant il faut que ce soit une menace vitale sur euh l'existence de l'État russe, même si elle est conventionnelle.
H voilà. Euh je rappelle que Poutine a signé des décrets secrets ces derniers jours. Poutine a signé he des décrets secrets qu'on ne connaît pas ces derniers jours.
Absolument. Trois trois décrets. Et c'est vrai qu'on s'interroge beaucoup sur ce qui a été décidé par le chef du Kremelin.
Franchement hein, le contexte général. Bien sûr, la venue du patron de la CIA 2023, Poutine qui avait déjà songé à utiliser une arme nucléaire sur l'Ukraine. Euh Poutine qui commence à être mise à mal sur le plan intérieur politique par les Ukrainiens, les attaques ukrainiennes, la population qui en a assez, les Russes euh une droite, moi j'allais dire une droite, une opinion publique et des parlementaires russes qui lui disent et qui lui répètent tous les jours des télévisions de propagande, "Foutez un une bombe euh sérieux sur sur Kief.
Allez-y, frappez, on est une puissance nucléaire, il faut y aller. Il est poussé quand même par une partie de l'opinion publique et des parlementaires de tout partiis d'ailleurs. C'est à croire que Poutine est presque un modéré au regard des des des députés russes.
Bref, tout ce contexte n'amène pas à l'optimisme. Ahedi, la Russie est une puissance nucléaire. Elle utilise son pouvoir de dissuasion.
Poutine l'utilise même la manière dont il envoie des missiles sur l'Ukraine, il envoie des missiles qui ont une cette dualité, une possibilité d'être conventionnel et nucléaire. Donc il joue sur cet aspect nucléaire depuis le début de la guerre. Euh là, la CIA, me semble-t-il, ont eu vent et ont pu observer les mouvements massifs euh à l'intérieur du territoire russe, les déplacements des généraux, la mobilisation des troupes et je pense que l'approche est plus globale que sur euh exclusivement la question du nucléaire parce que il y a la dissuasion et puis les conséquences.
Si Poutine passe cette ligne rouge, c'est une déflagration mondiale assurément. Est-ce qu'est-ce que vous en savez mon général ? D'abord, qu'est-ce que c'est qu'une bombe nucléaire tactique ?
Première question. Et la deuxième ce sera est-ce qu'on est certain que il y a une déflagration, une conflagration mondiale derrière si les Russes utilisent une bombe nucléaire tactique sur le sur l'Ukraine ? D'abord, qu'est-ce que c'est qu'une bombe nucléaire tactique ?
Alors, c'est une bombe de faible puissance, ce qui est tout à fait relatif, c'est-à-dire que ça a usage militaire sur des forces militaires. C'est une convention de manœuvre, hein. On ne tire pas sur une ville avec une arme tactique.
C'est une arme du champ de bataille. C'est dans la doctrine russe à différence d'une arme dite stratégie qui va nuclariser une ville à au titre de la dissuasion. Donc c'est une arme d'emploi quand on parle de tactique qui peut être transportée par un missile, un avion et à une époque av c'est même porté à dos d'homme pour certains.
Voilà donc on est faible puissance et c'est plus à mon avis un marquant politique parce qu'on n'est pas obligé finalement de tuer des gens. Je donne toujours cet exemple depuis je dirais 2022 l'île au serpent il y a plus personne dessus on tire une arme nucléaire sur c de faible puissance. C'est un message si vous continuez j'irai plus loin.
Donc on est bien dans l'arme peut-être d'ultime avertissement que la France avait dans sa doctrine il y a quelques années. Ça c'est a plus nous d'armes nucléaires tactique. On en a pas on en a pas.
Oui. Voilà. Donc l'arme nucléaire tactique c'est une arme.
C'est une bombe atomique d'emploi. D'emploi. Mais quand dites vous dites faible puissance c'est plus faible que qu'iroshima.
Bah non aujourd'hui Hiroshima c'est en gros 18 kn. Ouais. Aujourd'hui les armes tactiques pourraient être un peu plus importantes mais on sait pas très bien.
Ou donc spectaculaire petite bombe plus grosse de toute façon ça fera des dégâts. Et pour répondre quand même à votre deuxième question euh moi je ne crois pas alors la déflagration les conséquences sont pas forcément militaires, elles sont géopolitiques parce on parlait des Chinois tout à l'heure les Chinois quand même dans leur communiqué en 2023 dans ont bien essayé pas d'usage de l'arme nucléaire message à la Russie. Donc euh je dirais que les conséquences seront plus beaucoup plus géopolitiques que militaires.
Est-ce qu'il y aura des rétorsions ou des représailles, je dirais, de l'OTAN ? Bah l'OTAN n'est pas attaqué. Donc qu'est-ce qu'on fait ?
Alors maintenant, quel est le message des Américains qui sont là en tant que puissance globale face à la Russie ? Serait-il en mesure euh de se dire on va quand même vous taper dessus si vous utilisez une arme nucléaire ? Je n'y crois pas non plus.
Donc on est plus à mon avis dans la communication stratégique de l'usage ou non d'une arme nucléaire pour peser sur la décision et pas forcément pour l'employer réellement. Moi, moi je je pense que vous avez raison, hein. Euh si euh Poutine utilise une bombe atomique tactique sur l'Ukraine, euh l'OTAN ne réagit pas, enfin l'OTAN va réagir mais l'OTAN ne va pas attaquer la Russie et il y a il est peu probable que la réaction américaine soit une attaque de la Russie.
Moi, ce que je trouve vraiment flippant dans ce que vous venez de dire général, c'est qu'au fond vous comptez sur la Chine pour arrêter la blague. On est d'accord ? C'est ça que vous venez de dire ?
Oui. Ah bah il y a pas la Chine Non, il y a pas que la Chine. Je pense que toutes les États-Unis aussi, je pense que tout le monde contre personne ne veut que l'arme nucléaire ne soit employée.
Non, mais enfin vous dites quand même que vous pensez pas que l'OTAN pourra répondre parce que c'est pas un pays de l'OTAN, que les États-Unis, bon, ils envoyaient le patron de la CIA et que malgré tout, enfin, moi j'ai bien entendu, hein, c'est la Chine. Je dirais on est dans le rapport de il y a un bloc qui s'est constitué autour de la Russie ou autour de la Chine, ça dépend de quel côté on se place qui fait que il y a des relations je dirais d'intérêt convergant qui font que l'un peut écouter l'autre. Nous, on n'est plus écouté par Vladimir Poutine.
Donc qui peut se faire écouter par Vladimir Poutine qui bah il est-ce que Trump est-ce que Trump est écouté par Vladimir Poutine ? Mon avis personnel c'est non. Voilà.
Donc c'est la Chine. Est-ce que ça prouve pas finalement que Vladimir Poutine est en grande difficulté parce qu'à chaque fois qu'il est accumulé, bless, à chaque fois la carte à chaque fois il ressort la carte nucléaire. C'est vrai que c'est quand même ce qu'on dit beaucoup sur ces plateaux depuis le début de la guerre, c'est qu'à chaque fois qu'il est en difficulté, il ressort.
C'est les le mot du nucléaire, les gesticulations sur le nucléaire. Mais oui, mais démontrez-moi, démontrez-moi qu' va pas s'en servir. Il n'y pense pas sincèrement.
Ah non, mais je pense que les options, toutes les options à mon avis sont sur la table parce que comme le disait le général, de toute manière c'est dans la doctrine russe. Mais euh mais est-ce qu'il va à enfin est-ce qu'il est vraiment prêt à franchir ce cap ? Il est il l'envisage certainement parce que il ne sait plus à mon avis comment aussi se sortir de la questionne.
Magalie Bartez. Donc il y a ces trois fameux décrets secrets qui ont été signés par Vladimir Poutine ces dernières heures, ces derniers jours. Moi, je me souviens qu'au début de la guerre, j'avais été très inquiet de découvrir qu'il y avait eu un décret au début he 2022 signé par Poutine dans lequel il diminuait le nombre de signatures nécessaires à l'envoi d'une bombe atomique.
Il y avait 8 ne signatures de divers généraux et cetera. Bon, il avait ramené le nombre de signatures, c'est-à-dire de validation à deux ou trois au début de la guerre. Bon alors est-ce que c'est de la git propre ?
Est-ce qu'il fait ça pour impressionner ? En tout cas, il a signé ce décret assez discrètement. D'ailleurs, les journalistes en avaient pas parlé.
Moi, j'avais été extrêmement ému par le truc. Je dis là et c'est une il y a une volonté d'intimider et d'influencer aussi le débat sur le soutien à l'Ukraine en Europe parce que enfin, il sait très bien que on va enfin les Russes savent très bien que nous parlons de ces questionsl et quand ça fuite dans la presse occidentale, évidemment c'est repris. Évidemment, ça nous fait peur et on en et on en parle, mais il faut quand même savoir raison gardé euh Vladimir Poutine aujourd'hui a-t-il vraiment intérêt à utiliser le nucléaire tactique sur le champ ukrainien ?
H la question, elle est quand même euh la réponse, elle est pas elle me paraît pas évidente, hein. Inquiété par le général, moi général, vous m'avez un peu rassuré quand même. Quand même Non, mais quand même.
Qu'est-ce qui vous a rassuré ? Bah que c'est de la quoi. Voilà parce que en fait moi qui suis né sur la guerre froide comme tout le monde un peu ici je pense nous sommes tous nés pas sous la guerre froide euh plus j'avançais en âge plus la le risque nucléaire disparaissait quand même.
On a appris à vivre en disant voilà maintenant c'est c'est c'est de la dissuasion. Mais là quand même qu'on en reçoit aujourd'hui fin du mois de d'août de 2026 à parler clairement de la possibilité d'une bombe nucléaire utilisée dans une guerre. Franchement, enfin vous rendez compte dans quel monde on est on est arrivé aujourd'hui.
Il y a il y a 10 ans, on n'urait pas eu ce on ne pensait pas avoir ce genre de discussion. Et moi c'est ce qui me fait peur. Merci de m'avoir rassuré un peu.
Général, je rappelle quand même que je le redis, la CIA en 2023 a dit on a la preuve que Pier a mis cette hypothèse sur la table. Mais il y a 10 ans, c'était quelque chose qui existait pas. Mais faut quand même pas qu'on oublie qu'on est dans un contex américaine, l'ancien envoyé spécial de Donald Trump en Ukraine dit euh attention parce que moi par exemple, enfin c'est ce qu'il dit hein, c'est Kisselog.
Moi je n'ai pas confiance en Vladimir Poutine. Écoutez Poutine à mon avis ne veut pas s'arrêter tant qu'il n'aura pas pris l'oblast de Louansk, Donetsk, Zaporijja et Carson. Il contrôle déjà la Crimée.
Ce qui m'inquiète, c'est que je commence à voir les parallèles avec la Seconde Guerre mondiale quand Hitler a dit au Britannique, "Tout ce que je veux, c'est les Sudettes ou la Técoslovaquie." Et les britanniques à l'époque ont répondu "Et bien, nous avons la paix pour le moment." Et ils ont eu tort.
C'est pourquoi je ne fais pas confiance à Poutine. Je pense qu'il va continuer à essayer de s'étendre et d'aller plus loin. Fred Hermel, vous qui avez convoqué l'histoire.
Bah oui, bah le parallèle, je fais toujours très attention parce que faire des parallèles avec le troisème Reich, c'est c'est la c'est la tentative, c'est la tentation pardon sans piternel. Voilà, c'est le fameux point Godwin. Il faut éviter de parler de d'Adolphe Hitler et de comparer.
Mais ce qu'il dit, je l'ai sur le cœur depuis longtemps. La crise des sudettes, c'est c'est ça. C'est c'est Hitler qui dit au Tè, il y a une minorité germanophone en Rub en Tchécoslovaquie à l'époque, hein.
Voilà, ces gens sont martyrisés par le gouvernement de Prague et par conséquent, je dois intervenir, vous envahir pour libérer les sud-ettes qui sont cette cette minorité allemande. Voilà. Bon, je je on est dans des rhtoriques très proches quand Poutine va dire les les minorités russopones en Moldavie, en Geéorgie, dans les pays baltes, attention vous vous les vous les martyrisez, on est on est très on est dans une proximité et et là et surtout Munich 1938, c'est magnifique.
On on va voir Chamburlin, va voir Hitler et lui dit "Bon, OK, on vous laisse intervenir mais c'est la dernière fois. Après vous nous promettez, vous êtes pacifique. Il dit ou oui il y a aucun problème. 2 ans plus tard c'est la c'est la seconde guerre.
Qui sont les muniois aujourd'hui ? Qui sont les munis ? Des gens qui disent oui, il faut que l'Ukraine accepte de perdre 15 20 % de son territoire.
Il y en a il y en a des munichi il y en a mais mais moi il m'arrive de me dire bon ben la Crimée elle est perdue. Euh il faut que et puis après ben je me je m'ébroue je m'ébrou un peu et je me dis mais ça marchera jamais jamais Poutine ne s'arrêtera au Donbas et à la Crimée. Mais mais en fait encore je vais encore citer le général que j'admire beaucoup l'histoire de la Chine ben finalement ça peut être notre protecteur aussi.
H c'est que la la Chine la Chine c'est une usine à cache en fait. Faut pas faut pas faut pas bousculer le le le commerce international et puis aussi il faut accepter aujourd'hui qu'il y a une nouvelle grande puissance qui s'appelle la Chine et qui peut être utile. Donc si elle peut nous aider à éviter cette guerre nucléaire, ben onend je vous avez dit 2 ans après, c'est c'est 11 mois après Munich, il y a eu la Seconde Guerre mondiale.
Donc c'est presque un effet de de cause à conséquence, hein. Et il y a un parallèle très intéressant entre la Tchécoslovaquie et la Russie, c'est que donc les Allemands ont annexé les Sud-Et, c'est le pouretour de la Tchécoslovaquie et ça c'est en octobre 38. La première guion mondiale, c'est le 1er septembre 39 euh et en mars 39, les ce qui restait de l'État euh tchécoslovaque a euh capitulé sans un coup de feu euh face à l'Allemagne nazie parce qu'ils étaient tellement perdus au niveau stratégique.
Les sudes c'est il y a une sorte de montagne qui entoure la la République tchèque, la Bohème. Et c'était une position stratégique majeure. Une fois que la République Tchécoslovaquie avait perdu ses les Sudettes, ils étaient perdus au niveau stratégique.
Donc quand les Allemands ont ont pénétrer à Prague, ils ont tout simplement ouvert les barrières et ils ont laissé les soldats allemands rentrer. C'est exactement ce qui s'est passé en Crimé où il y a pas eu un coup de feu tiré et donc le parallèle, il va encore plus loin que ce que vous vouiez suggérer. Oui.
Une réaction à ce que vous avez dit il y a quelques instants sur Munich. C'est vrai que Munique est quelque chose qui nous a marqué historiquement parlant. Maintenant, vous savez que euh juste après Munique, cette c'est cette en réalité cette défaite en trompelœil, Néville Chamberlin rentre à Londres et les Français sont tellement heureux qu'il va y avoir une souscription nationale en France et des Français volontaires enfin des citoyens français vont acheter une maison, une résidence secondaire à Chamberlin l'anglais en France parce qu'il avait sauvé la paix en citon.
Vous vous imaginez le truc à quel point on s'est pourvoyer à quel point l'opinion publique française gouré. On a payé des braves lecteurs d'un grand quotidien français de l'époque. On a payé une belle baraque au premier ministre britannique.
Merci vous nous avez amené la paix. Vous vous avez sauvé la paix. Voilà.
On vacheter une baraque au chinois. 11 mois plus tard, c'était la Seconde Guerre mondiale. Je referme la parenthèse.
Cette histoire est dingue. Bon, revenir à aujourd'hui. La question est Munque, c'était aussi la guerre de 141 qui nous avait coûté un million et dei de morts, ne l'oublions pas, et 3 millions et demi de blesser ou de mutiler.
Ce qui fait quand même réfléchir pour dire est-ce qu'on remet le couvert 20 ans après ? Et aujourd'hui, peut-on demander à nos concitoyens européens et français le aller à la guerre ? Quand on voit le débat qu'il y a eu sur le service militaire volontaire, quand on voit le débat qu'il y a eu sur le rééquipement des armées, le réarmement qu'on a qui est en cours, est-ce que on est prêt aujourd'hui à accepter le prix du sang ?
Est-ce que c'est le moment où on peut s'engueuler dans l'émission là tous les deux ? Est-ce qu'on a le droit ? Vous m'avez dit vous-même qu'on arrivrivait même pas à accueillir les réservistes parce qu'on arrivait pas à leur fournir les uniformes, parce qu'on arrivait pas à les accueillir parce qu'on avait pas l'espace.
Est-ce que vous y croyez vraiment vous à la formation de tous les jeunes français pour qu'ils partent faire la guerre alors qu'on a déjà pas un rond pour filer aux militaires et aux réservistes qui veulent y aller ? Parce que moi je veux dire ça c'est encore on est non je ne fais pas un amalgame. Il y a je ne fais pas un amalgame.
Vous voyez bien que ça c'est toujours le truc à chaque fois qu'on sait pas quoi. Alors c'est le dernier c'est c'est la dernière couche qu'on fout sur la tronche des jeunes parce que c'est vrai qu'on leur met déjà bien cher. C'est le coût du service militaire de la conscription et les envoyer au front.
C'est vrai que l'avenir est tellement joyeux pour eux qu'il leur manquerait plus que ça. C'est que vous m'avez pas laissé terminer jusqu'au bout. Je n'ai jamais parlé de services militaire universel déjà pour commencer.
On a bien parlé de volontaires. Donc on a de Français qui sont prêts à participer à la défense du pays. Est-ce qu'on a les moyens ?
Ah oui ou de les accueillir. Pourquoi on on accueille pas bien les réservistes alors si on a les moyens ? Ben parce que aujourd'hui on a fait des choix moment budgétaires qu'on est obligé d'essayer de remplacer de de réparer.
Ouais. Mes amis, quand quand je vois votre discussion passionnante sur euh avec ce bandeau en bas, Poutine envisage une frappe nucléaire sur l'Ukraine et vous parlez des réservices, c'est c'est vrai qu'il y a rien les réservistes les réservistes sont en tongue et on veut les envoyer sur le front. C'est ça que je vous dire par que ça passe.
C'est pas comme ça que ça se passe aujourd'hui. Euh autant j'accepte ce genre de critique parce que elle est en partie tout à fait justifiée. En revanche, il faut bien voir que nous nous préparons euh justement à ce conflit éventuel qui fait peur à beaucoup de gens.
C'està-dire que d'ici 2030 et on le voit, on se prépare à faire la guerre. Pourquoi faire la guerre ? Pour ne pas avoir l'affaire justement.
Si on est prêt, on sera capable de dissuader l'adversaire et que ça se fait aussi bien dans les armées elles-mêmes que dans la préparation morale de nos concitoyens que dans cet appel à des volontaires pour venir effectivement renforcer les forces d'actives. Mais nous sommes bien dans cette marche et c'est pour ça que Munich je reviens à Munique n'aura peut-être pas lieu à cause de ça justement parce à condition que d'ici 2030 il se passe rien. Attention, mais d'ici 2030, je pense qu'on aura des armées et une société qui sera mieux armée psychologiquement, intellectuellement et militairement pour résister justement tout forme de mais on a une période difficile de 4 ans devant nous.
Je voudrais dire quelque chose quand même très important. Si la le scénario d'un engagement plus important des pays de l'OTAN en Ukraine, ça serait pas le scénario de la Première Guerre mondiale. Vous aviez par exemple les Anglais qui occupaient une partie du front de Dquer à Amien et on leur laissait ce secteur.
D'ailleurs, il y avait pas de généralissime de il y a chaque armée avait son commandant et on faisait chaque son son sa défense de la ligne du front dans son coin sur son périmètre. Ça serait pas comme ça du tout. On a longtemps dit "Oui, la France pourrait tenir 50 km du front mais on ne tiendrait pas un une portion du front.
On serait en appui technologique à une armée qui est déjà là, l'armée ukrainienne, voir l'armée polonaise ou les pays-Baltes et on serait euh pour euh être un un surcroix de puissance pour ces soldats qui tiendraient leur pays parce que c'est pas en Alsace ou dans le nord que va se dérouler la guerre. En tout cas, dans un premier temps, ça c'est certain. En revanche, il y aurait ce front de 1200 km.
Disons que Vladimir Poutine attaque avec une bombe nucléaire tactique euh l'Ukraine. Ça que ça provoque euh on dise voilà bah maintenant on s'engage pour l'Ukraine, on donne des armes aux Ukrainiens, ils les utilisent comme ils veulent sur n'importe quelle cible en Ukraine. C'est possible.
C'est ça serait ça la première étape mais c'est improbable hein pour l'instant mais ça pourrait être le le cas. On va pas donner 50 km à l'armée française. On va lui on va dire on utilise les avions, on utilise les missiles, on utilise tout ce qu'on peut. on utilise le renseignement, les satellites et cetera, les moyens cyber pour donner plus de puissance à une armée qui est déjà là.
Donc c'est c'est dans les armées moda pas besoin de beaucoup de de on aurait pas besoin de faire une levée en masse. Vous avez raison de rappeler que dans les armées modernes, on dit que c'est un combattant pour 10 personnes en backoffice derrière. Euh non, mais juste pour pour aller dans votre sens et rappeler quelques évidences, la guerre entre la Russie et l'Ukraine dure depuis plus longtemps que la Première Guerre mondiale et que nous n'avons pas de enfin c'est pas l'appel à l'histoire est certes convaincant, mais là nous avons une configuration qui est claire.
Ça fait ça dure depuis très longtemps. Les Européens soutiennent très très intensément l'Ukraine. Ils connaissent l'adversaire russe et il travaille à éviter justement toute possibilité d'extension de de cette guerre. rappelons quand même que Poutine au départ pensait qu'il allait clore ce chapitre en quelques jours ou en quelques semaines.
Donc ça fait ça dure depuis plus longtemps que la Première Guerre mondiale cette histoire et que Poutine n'a pas intérêt quand même à voir les occidentaux s'investir davantage aussi dans cette guerre. C'est pour ça qu'il est en train de tester euh nos limites. Il il est dans une fuite en avant.
Euh il est dans une dans une escalade, c'est certain, mais euh les il il cherche à voir jusqu'où on est prêt à accepter en effet les sabotages, les cyberattaques, les déstabilisations. Il testent notre détermination en permanence. Donc il faut se montrer déterminé.
En effet, il faut se réarmer moralement et euh militairement. Mais mais il faut bien comprendre que c'est pas aujourd'hui dans l'intérêt de Vladimir Poutine d'être en en guerre contre Magalie. Moi je vais pas faire mon ERC Brunet mais je vais faire mon ERC Brunet.
C'était pas dans son intérêt. On était tous enfin moi j'étais pas encore sur ce plateau de en train de dire que c'était pas son intérêt d'attaquer l'Ukraine. Il a quand même attaqué l'Ukraine.
C'est pas son intérêt effectivement d'utiliser l'arme nucléaire mais il va peut-être utiliser l'arme nucléaire. C'est qu'à chaque fois qu'on essaie d'opposer de la rationalité au comportement de Poutine raison. À chaque fois on se plante en fait.
H moi moi je pense que ce scénario là dans notre discussion et même peut-être les Européens, les Américains, nous sommes en train de le sous-considérer. Je suis convaincu que il est vraiment vraiment posé sur la table parce que mettons-nous la tête de Poutine avec son mode de fonctionnement s'il veut vraiment s'il veut vraiment marquer un point important, il n'a pas d'autres issu aujourd'hui. Voilà.
Alors, il y a la mobilisation générale dont on parle. Est-ce qu'elle va porter ses fruits ? Et celle-là qui serait un coup d'arrêt évident, voilà.
Et qui sur le plan intérieur lui redonnerait du crédit puisque ses oppositions n'arrêtent pas de lui dire "Allez-y, utilisez la bombe atomique, on a une puissance nucléaire." Non mais il y a déjà beaucoup d'enfants beaucoup d'enfants russes qui sont enfin d'enfants de de fils de qui sont morts hein. Ça commence mobilisation générale.
Là aussi, il faudra voir la réaction du peuple aussi parce que vous disiez Éric oui aujourd'hui il y a un combattant pour 10 derrière. Enfin il y a quand même beaucoup de morts déjà hein. 500000 on est russe mort et hors de combat blessé hors de combat.
Voilà parce que tout ce qu'on nous disait au début de la guerre une guerre technologique et cetera euh non enfin c'est pas les tranchées mais ou presque quand même c'est quand même une boucherie cette guerre. Donc un moment ou un autre, la population va peut-être se désolidariser de de de ce de cette position ultra de de Poutine, quoi. On l'attend ce moment hein, la population.
Oui, mais oui, mais mobilication générale, c'est pas rien dans un pays hein. Je suis d'accord. Les amis, il faut que nous parlions maintenant de la situation politique en France parce qu'il se passe beaucoup de choses dont on doit vous parler.
Regardez, il y a un petit compteur en bas dans 2h 38 minutes et 50 secondes. Il va y avoir un moment absolument fondamental dans cette campagne présidentielle. Rappelle que le premier tour, c'est le 18 avril, hein.
C'est pas dans 2 ans, c'est dans quoi ? 9 mois et demi, 10 mois par là. Voilà, à peu près.
Même même plutôt 9 mois hein. Plutôt 9 mois. Calculer là.
On va calculer mois demon. Combien vous dit ? 7 mois et demi. 7 mois et demi 18 avril.
Bah 4 mois jusqu'à Noël et 3 mois et demi. Oui. Bon, d'accord.
Mars autour. autour de 8 mois. Alors mesdames, messieurs, c'est sans doute l'unique occasion, en tout cas la grande occasion de voir tous les candidats s'expliquer sur les questions économiques.
Donc rendez-vous très important parce que les questions économiques, c'est le cœur de cette compagnon compris. La dette, l'emploi, le volet social, tout tout. Alors, ils seront opposés cet après-midi en direct sur notre antenne à des chefs d'entreprise dans le cadre de ces journées du du MEDEF qui se déroule à Roland Garos.
Et donc ils vont se faire chacun travailler au corps, si je puis dire, par ces chefs d'entreprise qui vont leur dire sans doute, sans doute mais cette vous n'avez pas le sens des réalités, il se passe ça dans une entreprise, ce que vous dites est absurde et cetera. Donc cette confrontation entre les sept candidats, leur programme économique et les patrons, ben elle est à mon avis cruciale, déterminante, inédite et singulière et unique dans l'histoire de cette campagne 2026-2027. En jeu capital he pour ces candidats, même si c'est différent, un enjeu différent pour chacun d'entre eux.
Comment ça va se passer ? Évidemment, on a envie d'être une petite souris. Et bien Mathilde Guénégan va remplir ce rôle pour nous avec Alexis Tessier.
Vous êtes déjà dans les través de Roland Garos. Ça se passe sur le cours central ce débat. Cours centrale de Roland Garos.
Tout un débat tout un tout un programme pardon. Oui, absolument. Dans les allées de Rolan Garos, on cherche.
Mais il n'y aura pas cet après-midi de Gael Montfils ou de Richard Gasquet. Non, mais la fiche elle va quand même être intéressante. Un match 100 % français.
SEP candidats, vous l'avez dit, qui seront au milieu du cours central qui est actuellement en préparation. Donc, on y aura accès tout à l'heure. Ils seront face à cinq représentants de grandes entreprises, de petites entreprises, des patrons qui ont mené une très grande enquête auprès des adhérents du MEDF, 66000 personnes et ils ont donc des questions très concrètes à leur adresser sur la question de la priorité.
Quel secteur économique faut-il valoriser dans les prochaines années ? la dette française, qu'est-ce qu'on peut faire ? La réindustrialisation de la France.
Et là, ici, on attend clairement des clarifications, pas du tout d'éléments de langage que parfois vous connaissez les politiques font des grandes phrases. Non, non, non, là, on veut des choses précises, clarifier, chiffrer. Les candidats jouent gros pour ce premier grand débat présidentiel qui sera arbitré par Amélie Carwir à partir de 16h45.
Merci beaucoup Mathilde. Mathilde donc à Roland Garos avec les arrivées des candidats les uns après les autres. Il y a Édouard Philippe qui va pas tarder à arriver et on le suivra bien évidemment en direct et c'est capital vous l'avez dit.
D'autant plus que peut-être que le casting de la présidentielle de la phase finale est en train de se dessiner. En tout cas, c'est confirmé par notre dernier sondage. Ah oui, on a on a un sondage très solide, hein, LCI avec l'IFOP qui est une maison de sondage très sérieuse.
Je le dis parce que souvent il y a des sondages un peues baroques. Oui. Qui sortent farfelu de maisons de sondage qui d'institut qui veulent montrer qu'ils existent mais qui font qui donnent des résultats.
Il faut faire confiance aux grandes maisons de sondage. Il y en a quelques-unes. Renseignez-vous.
Et l'OP en fait partie. Voilà. Un sondage ça n'est qu'une projection. un moment t hein, demain, il sera peut-être faux, mais ce moment t c'est en ce moment et on va regarder dans les perspectives du premier tour ce que ça donne.
Alors, première euh premier première chose euh voilà euh dans le cadre de du premier tour, vous voyez le l'évolution des des intentions de vote. En rouge, c'est Marine Le Pen. Vous voyez que ça baisse légèrement mais c'est toujours stratosphérique.
Voilà, en bleu pâle, c'est Édouard Philippe. C'est très très stable. Il y a pas de dynamique, il y a pas de folie, il y a pas de passion Philippe, il y a pas de Voilà.
En même temps Philippe a été assez discret ces derniers jours mais non ces dernières semaines, mais là il a beaucoup parlé ces dernières heures. Bon euh et alors là puisqu'on parle de dynamique d'intention de vote, il y a la ligne jaune. La ligne jaune c'est celle de Jean-Luc Mélenchon, voilà qui tutoie celle de Philippe désormais. il est très très proche donc qui est en claire et nette augmentation comme d'ailleurs celle de Raphaël Gluxman.
C'est intéressant. Raphaël Gluxman qui lui aussi augmente. Il y a des désirs de gauche hein.
Quand on regarde les le total total voix de gauche, on est très nettement au-dessus de 35 %. que la gauche reprend des couleurs. Oui, mais beaucoup moins que la droite quand même.
Beaucoup moins que la droite. Enfin, je veux dire, le pays est à droite hein. Enfin, je le pays est à droite.
C'est enfin c'est c'est une évidence hein. Je veux dire, il fut un temps où la gauche c'était quand même autre chose. Gluxman, il vient d'annoncer sa candidature.
Il y a aussi toute l'histoire avec sa compagne. On a beaucoup parlé de son arrivée. Automatiquement, il a été sous les feux de les les projecteurs là dans les dernières heures.
Donc, c'est un petit peu normal qu' qu'il en soit. Voilà, c'est sur la durée qu'on va où on va sur la durée, on va pouvoir voir si il y a un véritable effet de à long terme de sa candidature. N'empêche que je suis aujourd'hui dans l'étatmajor de Gluxman, je je dis ben à gauche, jouons le coup, on n'est pas ridiculement loin de de de Jean-Luc Mélenchon.
On peut peut-être espérer que les courbes se croisent, Gluxman Mélenchon en septembre octobre, hein. Ouais. Oui, bien sûr.
Ououi. Non non, le résultat le résultat est pas mal pour Gluxman quand même. Bon, alors premier tour, regardez les scénarios de premier tour selon notre tout dernier sondage Ifop LCI.
Voilà. Alors, ça c'est dans l'hypothèse où Gabriel Atal se maintient. Voilà.
Donc, on a au bloc central profusion de candidat notamment Édouard Philippe et Gabriel Atal. Donc on a une Marine Le Pen à 33, très solide, très puissant qui s'effrite très légèrement mais elle est toujours au-dessus des autres. Jean-Luc Mélenchon 16 % qualifié pour le second tour juste devant Édouard Philippe 14,5 Gluxman 11 Gabriel Atal 8 Retaillot 6 Retaillot assez bas hein maintenant regardez le deuxième scénario si Gabriel Atal se retire et s'il se retire plutôt au profit d'Edouard Philippe ça nous fait toujours une Marine Le Pen à 33 % et là c'est Édouard Philippe en l'absence de Gabriel Tal qui est euh qualifié pour le second tour.
Jean-Luc Mélenchon est très prèt. Alors là, on est dans le mouchoir de poche. Un point derrière, Gluxman un peu plus haut à 12, Retaillot un peu plus haut à 8 et Éric Zemour est à 3,5 %.
Bon, commentaires, témoignage. Je voudrais saluer d'ailleurs Patrick Vignal qui est avec nous. Il n'est plus député, il n'est plus élu, il est toujours professeur de judo et il est il est avec nous.
Bonjour Patrick Vignal. Bonjour Éric. Je vois que vous êtes en forme.
Les vacances ont été salutaires pour vous. Vous êtes pas candidat à la présidentielle. Oh là là.
Alors, je peux vous dire c'est la dernière des choses à laquelle je songerai moi. Que des ennuis. Vous avez vu qu'on a on a plus de on a plus de candidats au présidentiel d'électeurs qui vont voter si ça continue.
D'accord. En d'accord. Plus sérieusement.
Votre enseignement vous avec Marine Le Pen là qui caracolle en tête du premier tour, comment est-ce que vous l'analysez-vous ? C'est pas une surprise. Vous savez 2012, il y avait deux parlementaires RN. 2017 il y en avait 16. 2022 il y en a 123.
Je rajoute notre ami Siot, ça fait 140. La gauche et la droite a failli. On n'a pas rendu servi dans les territoires reculés.
Moi chez moi dans la dans dans les roues, les gens des campagnes ils vous disent "Vous nous aimez pas al" que Marine Le Penel nous parle. Ça c'est un constat. Mais vous savez, je je sais pas si vous partagez ma réflexion.
Marine Le Pen est au 2e tour qu'elle soit 33 à 28 c'est comme ça c'est sacralisé le vrai débat si vous avez Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon Bruno Rota Raphaël Guzman et un du bloc central que ce soit Philippe Atal débat avec des extrêmes. Donc ça c'est qu'on veuille ou pas ça sera mathématique. Le vrai débat c'est qu'on est à 7 mois et demi et c'est que je pense que les choses peuvent bouger et moi je vais aller plus loin dans le débat.
Moi, je suis conseil politique de Gabriel Atal. Je suis remonté sur Paris pour dire qu'il fallait aller convaincre les gens dans les chaumières, dans les quartiers populaire qu'on a abandonné à LFI et il voulait dans les territoires reculés. Donc on est un peu loin aujourd'hui.
Il faut qu'on fasse campagne. La dernière fois quand j'ai dit à Éric Brunet, il a passé l'été à faire campagne. Patrick Vigal, vous pouvez pas lui approcher.
On peut lui approcher beaucoup de choses à Gabriel àal mais il a passé l'été à faire campagne à tel point d'ailleurs qu'il est devenu in inaudible. Il a été dans des camps de gens du voyage et on n'a pas bien compris son geste. Il a commencé à redécouvrir qu'il y avait un problème de l'eau en France au moment de la sécheresse alors que pardon et qu'il voulait un ministère de l'eau.
En fait, on a K Porio aujourd'hui les agences de l'eau qui existent déjà. Donc si vous voulez me dites pas qu'il a pas fait campagne, il a fait campagne, ça a pas marché. Donc moi je comprends que vous voyez son soutien et que vous vous accrochiez.
Moi je trouve ça bien. Attendez, vous êtes injuste là. Vous êtes injuste.
Je vais vous dire pourquoi. Mais ça y est, on vote demain matin pour la présidentielle. Il a 7 mois et demi.
Mais non, mais je peux pas. Mais ça commence à peine madame. Regardez, on a Xavier Bertrand qui est candidat depuis ce matin.
Mais de quoi on parle aujourd'hui ? Aujourd'hui, les gens ils veulent voir les politiques, ils veulent qu'ils soient portés de baffe. Là, demain, on est en Mayne, dimanche on est à Chalon, la semaine prochaine, on est à Lille.
Moi, tu veux qu'il revienne chez moi justement pour rencontrer les élus locaux que pendant les 10 ans de Macroni, on n' pas été capable d'écouter. Tout à l'heure, il y a la reine avec des patrons. Il n'y a pas de réalité sociale s'il y a pas de réalité économique.
Moi, je vous aime tous mais chaque fois on a l'impression que la campagne s'arrête mais elle commence. On ne va pas lâcher. Pardon ?
Attendez, attendez. Euh je je vous passe le micro tout de suite, reste restez là, hein. Euh je je vois cette euh ce ce scénario de premier tour.
Je me dis qu'il faut quand même qu'on soit complet et que vous on vous offre les scénarios de 2e tour qui sont proposés notamment pour commencer avec un deuxème tour avec la droite euh par euh notre sondage IfOP LCI qui est encore une fois à mon avis un gros sondage important sur cette campagne. Alors vous allez voir 2è tour de la présidentielle Marine Le Pen face à un candidat de droite. Est-ce que la régie m'entend ?
Elle est là, elle m'entend. Premier scénario, enfin quand je dis de droite, c'est bloc central, vous l'aurez compris. Si c'est Gabriel Atal qui est face à Marine Le Pen, ça fait 46 54.
Si c'est Édouard Philippe face à Marine Le Pen, ça fait 48 52. C'est le meilleur score. Personne ne va autant mordre les molets à Marine Le Pen que Édouard Philippe, que ce soit à droite ou à gauche au second tour.
Voilà, selon ce sondage. Et et puis si c'est Retaillo, c'est 428. Voilà le scénario Marine Le Pen face à un candidat bloc central centre droit.
Regardez Marine Le Pen dans un scénario face à un candidat de la gauche. Vous allez voir premier scénario Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen. Jean-Luc Mélenchon est le candidat le plus faible de tous les candidats s'il est opposé à Marine Le Pen 67 33, Gluxman 55, Marine Le Pen l'emportant dans tous les cas de toute façon hein.
Et puis François Hollande 54 pour Marine Le Pen et 46 pour François Hollande. qui n'est pas officiellement candidat mais qui a sorti un livre avec des propositions économiques qui plaisent bien à Pascal Perry d'ailleurs et qui comment si ça plaît à Pascal Perry, c'est bon signe. Ça c'est bon signe.
Moi, j'aime beaucoup Patrick Vigal que j'ai la chance d'avoir pour voisin à Paris que je je vous je vous salue chers voisins. Euh mais on on va dire des choses clairement. Enfin vous vous êtes un mec de région comme moi.
À tal quand il va en région ça passe pas. Voilà, c'est ça sonne faux. Je suis désolé de vous le dire Patrick, ça sonne faux.
H et aujourd'hui il faut regarder les choses. Le meilleur candidat pour battre Marine Le Pen, c'est en tout cas selon ce sondage et dans l'atmosphère c'est Édouard Philippe. Euh le dans le camp d'Atal, dès qu'il y a un petit problème pour Édouard Philippe, allez vous vous réjouissez mais vous sentez bien que la campagne d'Atal ne prend pas.
Bon attendez cher amis, moi je vais vous dire une chose, les entourages, je vais être poli, ils m'emmerdent. Voilà. Et l'entourage qui était près de Gabriel Attal, il ne s'amuse pas à sortir des fakes, y compris l'entourage d'Edard Philippe.
Ces deux candidats se parlent. Les Français ne croient plus à la parole politique. La parole politique est devenue une langue morte.
Vous avez des gens qui vous expliquent quelque chose qui lendemain disent le contraire. Nous, ce qu'on a décidé et c'est la force de Gabriel Natal, c'est d'aller sur le terrain, que ce soit en matière d'écologie, en matière d'école de sécurité et puis au mois de janvier avec notre famille. Parce que Edouard euh Philippe c'est notre famille mais je vais aller plus loin.
On ne peut pas gagner contre les extrêmes. Si on n' pas rassembler Guzman, Hollande, Carole Delgat, Michel de la Fosse, Atal Philippe, Xavier Bertrand, on ne gagnera pas. Il faut la gauche social et la droite sociale.
C'est un grand projet qu'on doit faire mais on a le temps. Enfin, vous rentrez Non, vous n'avez pas le temps. Janvier, c'est trop tard.
Mais si qu'on a le temps, écoutez quand je monte sur un tatami à mes élèves qui va être champion du monde, je leur dis pas "Ah mais en quart de finale, tu as le candidat au Zuc qui va te gagner." On n est pas encore. On a 7 mois et demi.
Patrick Vignal. Moi j'entends d'abord que vous parlez avec d'atal avec les yeux de Chimen. Très bien.
Vous êtes un soutien, c'est tout. Pas les amis, on parle de la présidentielle, on parle pas. Non mais parce que c'est quand même bien de dire de là où oui parle monsieur Vignalin parce que là on a bien compris qu'il défendait à tal.
C'est formidable. Parfait. Je vous entends depuis tout à l'heure dire qu'en fait là maintenant vous êtes tellement désespéré parce que c'est quand même le camp présidentiel pardon.
Ah bah vous êtes tellement désespéré après 10 ans de pouvoir que vous êtes prêt à ratisser de la gauche de Glusman à la droite de Rotaillot pour être sûr de rester au pouvoir. Pardon mais c'est quoi du coup le projet commun de ces gens qui ne pensent pareil sur rien ? Alors moi je veux bien qu'on passe sa vie à constuer les extrêmes mais moi je vois ce qu'elle veut Marine Le Pen, je vois ce que veut Mélenchon.
Mais là par contre si ça va de Gluxman à Retaillon inclus, pardon mais je vois pas ce que vous voulez et je vois et alors les électeurs je vais vous dire qu'il se marrent hein parce que Guxman Rota sur l'immigration pardon je vois pas quel est leur point commun. Non non mais vous pouvez parler laissezla parler laissez continue. Non non mais c'est parce que ça c'est quoi les points communs économiquement ?
C'est quoi de Gluxman à Rotaillo ? C'est quoi les points communs ? Vous vous rendez compte, vous êtes prêt à raptisser à rapiécer tous ces petits bouts de gens qui pèent rien individuellement pour essayer de faire un truc qui garde le pouvoir sans avoir aucun chemin commun ?
Mais comment vous voulez que ça marche ? Pardon ? Elle marque un point.
Ça porta one point parce que c'est un très bon argument. C'est un très bon argument. Vous parliez de Carole Delga.
Carole Delga et Christelle Moranet. Christ qui est la région pays de la Loire qui est une patronne de région magnifique d'ailleurs extraordinaire tout comme Carole Delga dans un autre registre elles sont irréconciliables honnêtement elles peuvent pas bosser ensemble c'est pas les mêmes méthodes c'est pas les mêmes façons de travailler et c'est pas les mêmes visions du monde. Rotaillot et Gluxman n'ont pas la même vision de la gouvernance de la France ils sont comme on dit maintenant irréconciliables.
Isabelle Saportna vous avez bien fait de venir. Je vous en félicite. Je vais vous dire pourquoi.
Il est hors de question qu'on fasse un accord et Bruno Rota. Vous m'avez pas laissé m'exprimer. Bruno Rotaillot doit être candidat à la présidentielle pour deux raisons.
La première, les LR sont trop dissous dans la macronie, il faut qu'ils existent. Et la deuxième, il doit remplir son portefeuille. Chaque voix, c'est 1,39 € et chaque député ramène 30000 € à son parti.
Rota et Atal, ça n'a rien à voir. Par contre, Glusman, Carole Delgatin, Michel de la fosse c'est une famille élargie et je suis désolé de vous le dire. Ces gens c'est hors LFI et moi j'ai des facilités à travailler dans la région avec Carole Delgat, Michael de la Fosse et même Xavier Bertrand.
Et que vous vouliez ou pas Isabelle si on n' pas un consensus de ces présidentiels qui devrait être aussi fait pour les législatives ? Il y en a marre de prendre les Français pour des cons. Les extrêmes, ils ont un projet.
Voilà notre ami LFI, c'est quoi ? C'est la faute de la Nouvelle-Fance parce que c'est vrai qu'on a oublié les quartiers populaires. Moi, j'ai bossé sur ça pendant des années.
On les a paré la France d'en bas, la France du haut. Et de notre côté vous avez le RN qui vous dit s'il pleut s'il neige c'est la faute des noirs et des arabes. Donc si on n'est pas capable ça marche plus monter ça ne marchera pas.
Patrick Vignet je vous interromps de secondes dans ces cas-là pourquoi vous rangez pas derrière Gluxman qui fait plus de points que Atal il est plus fort. Allez pour rentrer Buxman et qu'on en parle plus hein et puis c'est fini puisque vous êtes de gauche maintenant. Je me réjouis.
Mais alors vous êtes vine avec moi parce que j'ai tout c'est la grande gueule de la Macronie. Chez Macron. On me déteste parce que j'ai tout toujours dit les choses au président et vous m'expliquez que maintenant je vais me vendre à la gauche.
Vous êtes pas cohérente. Moi je vous dis une chose pas d'accord. Bon mais alors chacun sa petite chacun sa petite entreprise personnelle quoi.
Alors bon les amis revenons sur ce sondage et sur cette perspective quand même. On a le temps Éric. Oui ben je on a 7 mois mais ça ça me paraît très peu 7 mois.
Je suis désolé hein. Moi je vais vous dire ma conviction c'est que le tri le triptic est sorti. Le trio est sorti.
Ma conviction hein me tromper, je me suis souvent trompé. Euh c'est le trio, c'est Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe.
Vous pouvez les mettre dans tous les sens. Je ne vois pas une 4è personne. Fus Atal Gluxman je j'ai l'impression que c'est plus possible.
C'est figé désormais. Sauf si Hollande non le cornu moi je dis donc alors le désir de le cornu c'est beau ça moi j'aime bien le cornu vous souvenez les sondages en août 2027 le sondage d'Emmanuel Macron il était pas forcément donné gagnant donc il peut se passer beaucoup de choses pendant une campagne présidentielle oui peut-être peut-être Hollande alors vous Oui mais nous sommes dans une campagne qui commence très très très tôt quand même aujourd'hui. On l'a dit he le débat cet après-midi c'est déjà un événement majeur de la campagne.
Ouais ouais. Et ben ça commence aujourd'hui sur LCI. Effectivement, merci beaucoup Patrick Vigal d'avoir participé à notre débat et ses analyses.
La campagne présidentielle c'est maintenant sur LCI 16h45 ce débat. Ne surtout pas manquer les sept candidats à la présidentielle face au patron animés par Amélie Carwer. Débat monté en association avec le MEDEF.
Donc vous restez bien avec nous sur LCI. M continue l'analyse.
Xavier Bertrand