Emmanuel Macron pense organiser un référendum, l’opposition réagit, explication
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« En 2025, nous continuerons de décider. Et je vous demanderai aussi de trancher certains de ces sujets déterminants. »
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« Commençons par un référendum sur les retraites, sous-entendu donc sur la question de la réforme des retraites qui a été adoptée. »
- 11:33PrésentateurChiffre
« Une récompense de 100 000 dollars a été proposée pour toute aide permettant de capturer Edmundo González Urrutia. »
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Ce mardi 31 décembre, lors de ses traditionnels voeux du nouvel an, Emmanuel Macron a annoncé qu'en 2025, il demanderait aux Français de trancher sur des sujets déterminants pour préparer l'avenir, laissant penser donc à l'organisation d'éventuels référendums. Mais alors, quelle forme tout cela pourrait prendre ? Et quelle est la stratégie d'Emmanuel Macron alors qu'il fait face à une impopularité importante et des appels à la démission ? Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. Et c'est donc le sujet à la une des actualités du jour. Alors cette année, les voeux du président de la République ont été marqués parce qu'ils s'apparentent à une sorte de mea culpa.
Emmanuel Macron a reconnu que la dissolution avait apporté, je cite, « davantage de division que de solution ». Mais dans ce discours, une autre phrase a aussi retenu l'attention.
En 2025, nous continuerons de décider. Et je vous demanderai aussi de trancher certains de ces sujets déterminants. Car chacun d'entre vous aura un rôle à jouer.
Alors, même si lors de ce discours, Emmanuel Macron n'a pas été très clair sur ses intentions, il y a tout de même plusieurs options qui pourraient permettre aux Français de trancher, comme il le dit, sur certains sujets. Et la première à laquelle on pense, évidemment, c'est de toute façon dans le titre de ce format des actus du jour, c'est la question du référendum. Le référendum, c'est donc évidemment un processus de vote au cours duquel les citoyens d'un pays ou d'une région peuvent se prononcer directement sur une question précise. En France, la tenue de référendum à l'échelle nationale, elle est plutôt rare. Le dernier, il date de 2005, donc ça fait quasiment 20 ans.
Il a été organisé sous le mandat de Jacques Chirac. Les Français, à l'époque, devaient se prononcer sur la ratification du traité établissant une constitution pour l'Union Européenne, donc une forme de norme suprême à l'échelle de l'Union Européenne. Et lors de ce référendum, le nom l'avait emporté à 54,68%. Bon, cela dit, on en avait déjà parlé, ça n'avait pas empêché un certain nombre d'éléments qui étaient proposés ici de se retrouver malgré tout dans le traité de Lisbonne qui a été signé à l'échelle européenne en 2007, mais on aura l'occasion d'en reparler.
Bon, là-dessus, si on est très précis, il faut quand même noter que le mot référendum en tant que tel, il n'a pas été prononcé par Emmanuel Macron lors de ses voeux. Cependant, selon son entourage qui est cité notamment par le média France Info, c'est bien ce que le président a en tête potentiellement pour cette année. Et d'ailleurs, il souhaiterait en organiser plus d'un. En fait, ces dernières années, le camp d'Emmanuel Macron a souvent évoqué l'idée d'un référendum à questions multiples. C'est ce qui est parfois appelé un préférendum. Alors, c'est un nom un peu naze, c'est pas moi qui l'ai choisi, désolé pour ça.
Mais l'idée, c'est que pendant un vote, les Français auraient la possibilité de trancher et de se positionner sur plusieurs sujets. Alors, pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron aurait envie de faire un préférendum plutôt qu'un référendum avec un seul sujet ? Alors, il y a évidemment cette idée d'avoir plusieurs questions et plusieurs thématiques qui peuvent être abordées. Mais à l'inverse, en fait, ce préférendum, il a aussi l'avantage de ne pas faire du référendum un vote pour ou contre le président. Car oui, en soi, même si un référendum, c'est sur une mesure que les Français se positionnent, eh bien, dans les faits, c'est toujours un pari risqué pour un chef de l'État.
Alors certes, il a répété à plusieurs reprises qu'il ne démissionnerait pas, malgré donc les demandes répétées de plusieurs partis politiques. Mais ce qu'il faut comprendre, encore une fois, c'est que les résultats de référendum, ils peuvent s'avérer dangereux pour un chef de l'État. En 1969, De Gaulle en avait fait, en quelque sorte, les frais puisque le non l'avait emporté à 52,41% concernant un référendum sur la création de régions et la rénovation du Sénat qu'il portait. Alors évidemment, le contexte, la situation n'est absolument pas la même. Mais tout de même, ce revers avait conduit à sa démission et c'est ce qu'il avait annoncé en cas d'échec.
Cela dit, vous l'aurez compris, dans la Constitution, absolument rien ne dit qu'un président de la République doit démissionner si une mesure qu'il porte via un référendum n'est pas approuvée par les Français. Alors pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron souhaite organiser un référendum ? Évidemment, il y a une part de stratégie politique et de communication politique sur tout ça. L'idée de solliciter directement les Français, ce serait une manière pour lui de tenter de se replacer au centre du jeu et de rester en quelque sorte à la manœuvre alors que l'Assemblée nationale est très divisée et qu'il n'a plus vraiment les cartes en main aujourd'hui.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que l'organisation d'un référendum s'est strictement encadrée par la Constitution. Cela permet au président de soumettre des textes sur l'organisation des pouvoirs publics, sur la ratification d'un traité international ou encore sur la politique économique, sociale ou environnementale. Cela exclut donc, à priori en tout cas, un potentiel référendum sur la question de l'immigration ou sur la question de la fin de vie, même si on aura l'occasion d'en reparler.
Et dans tous les cas, là aussi, on aura l'occasion d'en reparler, mais le président ne peut pas décider seul d'un référendum puisqu'il doit obtenir l'aval du Parlement, donc l'Assemblée nationale et le Sénat, ou alors du gouvernement. Après en soi, là aussi pour nuancer, vous le savez, le gouvernement actuellement est majoritairement composé de personnalités politiques issues de son camp. Alors très rapidement, sur quels sujets pourraient porter ces référendums ? Lors de ses voeux, Emmanuel Macron a cité parmi les sujets possibles l'économie, la démocratie ou encore la sécurité. Il y a notamment un sujet sur la démocratie qui revient régulièrement dans les débats.
C'est la question de la mise en œuvre potentielle de la proportionnelle aux élections législatives. C'est ce que réclame notamment la France Insoumise ou encore le Rassemblement National. En effet, aujourd'hui, les élections législatives, ça se joue donc en deux tours, avec un premier tour et un second tour à l'échelle d'une circonscription, donc d'un territoire. Et l'idée, en instaurant au moins une partie de proportionnelle, ce serait de faire en sorte qu'une partie des élus, voire la totalité des élus, soit élu à partir d'une élection en un seul tour et avec une répartition en fonction du nombre de voix obtenues lors de ce premier tour.
La meilleure façon de comprendre, c'est de voir comment ça fonctionne lors des élections européennes qu'on a eues il y a quelques mois. Lors des élections européennes, un parti qui avait, disons, 5% des voix, il avait environ 5% des sièges qui lui revenaient. Bon, en tout cas, en matière de thématiques, ça a forcément mené à pas mal de réactions. On peut noter notamment la réaction de la députée écologiste Sandrine Rousseau, qui a déjà trouvé un sujet, en déclarant, je cite, « Commençons par un référendum sur les retraites, sous-entendu donc sur la question de la réforme des retraites qui a été adoptée.
» Bon, ça, c'est donc la question des référendums, mais ce qu'on peut aussi noter, c'est qu'il y a d'autres choses éventuelles qui pourraient être portées par Emmanuel Macron, notamment la question des conventions citoyennes, donc ces assemblées des citoyens dont on avait pas mal entendu parler, notamment en réponse au mouvement des Gilets jaunes il y a quelques années. C'est l'idée d'avoir des dizaines de personnes qui sont tirées au sort au sein de la population française. Elles sont guidées aussi par des spécialistes sur le sujet en question. Et elles sont chargées de débattre et d'émettre ensuite des propositions sur une thématique particulière.
Emmanuel Macron a déjà mis en place deux conventions citoyennes, une sur le climat en 2019 et une sur la fin de vie en 2022. A noter que pour Emmanuel Macron, ces conventions citoyennes, elles sont potentiellement beaucoup moins engageantes qu'un référendum, puisque rien ne l'oblige en soi à mettre en place telle ou telle proposition. Sur la convention citoyenne pour le climat, par exemple, il y a 149 mesures qui avaient été portées. Le ministère de la Transition écologique estime qu'environ 100 de ces mesures ont été mises en oeuvre partiellement ou totalement.
Mais selon une enquête du média spécialisé Reporter, une enquête qui a été menée deux ans après la convention, le média estime que seuls 10% des propositions initiales ont effectivement été reprises finalement dans le projet de loi climat et résilience. Je vous mets des liens en description, je vais vous souhaiter en savoir plus. Bon, et la dernière hypothèse qui est éventuellement évoquée concernant le fait de laisser les Français trancher, ce serait l'idée d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale à partir du mois de juillet puisque techniquement c'est possible à partir du mois de juillet. Cependant, pour l'instant, ça ne semble pas être une option envisagée par Emmanuel Macron.
En tout cas, ces propositions de référendum ou de convention citoyenne font réagir. Certains estiment que c'est une façon de donner la parole directement aux Français. Mais d'autres estiment, y compris d'ailleurs certains partis politiques de l'opposition, que c'est une forme de communication politique et que c'est aussi une façon de contourner le Parlement, de contourner aussi l'Assemblée nationale où le camp présidentiel n'est pas majoritaire aujourd'hui. Bref, tout ça fait beaucoup débat, vous l'aurez compris. On aura l'occasion d'en reparler dans les prochains jours.
Aujourd'hui, l'idée, c'était surtout de présenter ce qui est possible techniquement en quelque sorte avec la Constitution notamment. Pour tous les nouveaux, je vous rappelle que chaque jour, on vous partage aussi l'actualité directement sur Instagram. Le nom du compte, c'est HugoDécrypte. Sachant qu'on a aussi des comptes dédiés à la culture et au sport, HugoDécrypte.pop et HugoDécrypte.sport. Je vous laisse avec Lisa pour les actualités en bref et je reviens juste après. Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette actu.
Le projet de loi d'urgence pour Mayotte, un département d'outre-mer français dévasté par le passage du cyclone Chido il y a plus de deux semaines, sera finalement présenté en Conseil des ministres la semaine prochaine. Il était censé être présenté ce vendredi. L'objectif de ce report serait, je cite, de prendre le temps de continuer la concertation avec les élus de l'archipel, selon Matignon. Concrètement, ce projet de loi d'urgence devrait contenir plusieurs mesures concernant l'éducation, la santé, l'approvisionnement en eau et en électricité ou encore le soutien à l'économie locale.
En tout cas, le report de sa présentation au Conseil des ministres ne devrait pas avoir d'impact sur son examen au Parlement qui reprend son activité le 13 janvier. A noter que Marine Le Pen, la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale, se rendra à Mayotte de dimanche à mardi prochain. Deuxième actu, la crise agricole se poursuit, des blocages ponctuels pourraient avoir lieu dès ce dimanche à Paris en cas d'absence de réponse du gouvernement après le Conseil des ministres de ce vendredi. C'est ce qu'a annoncé ce vendredi sur RTL la présidente du syndicat agricole de la coordination rurale, qui est le deuxième syndicat agricole.
Elle n'a toutefois pas donné plus de détails sur le déroulement de l'opération ni sur les lieux exacts qui seraient concernés. En fait, le syndicat avait donné jusqu'à ce jeudi au Premier ministre François Bayrou et à la ministre de l'Agriculture Annie Gennevar pour recevoir ses représentants. menaçant sinon de bloquer les accès à la capitale. Le syndicat a donc décidé de laisser un jour de plus pour obtenir un rendez-vous avec eux afin de parler de leurs revendications comme la mise en place d'un bouclier énergétique ou encore la révision du calcul des charges sociales des agriculteurs.
Troisième actu, le conducteur du cybertruck de Tesla qui a explosé devant l'hôtel de Trump de Las Vegas ce mercredi a été identifié. Il s'agirait de Matthew Allen Livelsberger, un membre des forces spéciales américaines âgée de 37 ans qui était en congé au moment des faits. A noter que les analyses ADN sont toujours en cours pour formellement l'identifier. Selon les autorités américaines, ils se seraient suicidés avant l'explosion puisqu'ils ont retrouvé une blessure par balle à la tête lors de l'autopsie. Elles ont toutefois précisé que les raisons de cet acte restaient pour l'heure inconnue.
Quatrième actu, en Corée du Sud, les autorités ne sont pas parvenues à arrêter le président conservateur déchu Yoon Sok Kyeol malgré le mandat d'arrêt qui a été émis à son encontre. On en a déjà parlé dans ce format, Yoon Sok Kyeol est visé par une enquête suite à sa tentative ratée d'imposer la loi martiale dans le pays le 3 décembre dernier. Alors par rapport à cette tentative d'arrestation ratée, les procureurs du bureau d'enquête sur la corruption des hautes personnalités ont dû abandonner après avoir été bloqués pendant plusieurs heures par les services de la sécurité présidentielle.
Ils leur ont interdit l'accès à la résidence de Yoon Sok Kyeol où il est enfermé à Séoul, la capitale du pays. Le bureau d'enquête sur la corruption des hautes personnalités a jusqu'au 6 janvier prochain pour exécuter le mandat d'arrêt délivré par un tribunal de Séoul contre lui a noté que Yoon Sok Kyeol a déjà ignoré trois convocations pour un interrogatoire. Cinquième actu, au Venezuela, un pays d'Amérique du Sud, une récompense de 100 000 dollars a été proposée pour toute aide permettant de capturer Edmundo González Urrutia, le principal opposant politique du pouvoir qui s'est exilé en Espagne depuis septembre.
L'opposant qui revendique sa victoire lors de l'élection présidentielle du 28 juillet face à Nicolas Maduro serait en route pour l'Argentine selon l'AFP. Il avait promis de revenir dans son pays afin de prendre ses fonctions le 10 janvier prochain à la place de Nicolas Maduro. A noter que la proclamation de la réélection de Nicolas Maduro pour un troisième mandat de 6 ans a été vivement contestée par l'opposition et avait donné lieu à plusieurs manifestations. Les Etats-Unis, l'Union Européenne et de nombreux pays d'Amérique latine ne reconnaissent pas non plus la réélection de Nicolas Maduro élu depuis 2013 après des scrutins contestés.
Sixième actu, au Kenya, un pays d'Afrique de l'Est, un étrange objet spatial est tombé du ciel et a atterri ce lundi dans le petit village de Moukoukou dans le sud du pays. Sa chute n'a pas fait de blessés. Il s'agit d'un anneau métallique d'environ 2,5 m de diamètre et pesant près de 500 kg. Ce serait, je cite, un anneau de séparation de lancement de fusées selon la KSA, qui est l'agence spatiale du Kenya. Elle précise par ailleurs dans son communiqué que ce type d'objet est conçu pour se désagréger lors de son retour sur Terre ou retomber dans des régions inhabitées de la planète comme l'océan.
En tout cas, les débris ont été récupérés par la KSA et vont faire l'objet d'un examen plus approfondi qui devrait notamment permettre d'identifier le propriétaire de l'objet. Et on finit avec cette actu. Le jeu de société controversé du youtubeur Michou et de la marque Topic Games a fait l'objet d'un rappel officiel des autorités ce jeudi en raison, je cite, d'un risque moral lié au contenu de la boîte de jeux non adaptée pour les enfants à partir de 7 ans. Alors le jeu intitulé Qui sera le menteur a suscité de vives polémiques en raison de certaines questions jugées non adaptées à des enfants de 7 ans qui est l'âge minimum indiqué sur la boîte.
Parmi elles, on retrouve notamment des questions à caractère sexuel ou sur l'alcool ou la drogue par exemple. Michou avait présenté ses excuses ce week-end en précisant que la boîte allait être retirée de la vente et que les clients seraient remboursés. Le site Rappel Conso appelle lui aussi les consommateurs à rapporter le produit au point de vente pour obtenir un remboursement. Merci beaucoup Lisa. Alors un petit débat aujourd'hui. Êtes-vous favorable à l'organisation d'un référendum à questions multiples en France ? Et ça se passe directement donc dans les commentaires. N'hésitez pas à en débattre directement.
Peut-être qu'on pourrait même organiser un jour un référendum pour savoir s'il faut organiser des référendums. Ça peut être un inception du référendum. En tout cas, c'est tout pour cette semaine. N'hésitez pas à vous abonner si ce n'est pas encore le cas. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches, passez un excellent week-end et on se dit à lundi donc pour le retour de ces actus. et on se dit à lundi.
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