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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 27 août 2025 34 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & famille

Aleksandar Nikolic : "Il faut changer de politique en France !" (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:17OuverteRéponse directe

    Vous, Jonas Haddad, c'est plutôt le camp de la responsabilité puisque chez LLR, on soutiendra François Bayrou, alors si je comprends bien.

  • 2:01FerméeRéponse partielle

    C'est pour ça que vous voulez, vous votez plutôt la confiance à François Bayrou, c'est ça ?

  • 3:02ComplaisanteÉludée

    Moi, je dis que le moment est grave. Ce n'est pas une raison pour signer un chèque en blanc.

  • 3:51RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous voulez Lucie Casté à Matignon ?

  • 4:03OuverteRéponse partielle

    Ne mentez pas aux Français.

  • 4:50FerméeRéponse partielle

    ils sont unanimes quant au soutien de François Bayrou.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « On n'a jamais eu autant d'entreprises qui ferment. On a un déficit commercial inédit. On a une dette qui explose, un déficit public qui explose. »
  • 0:12Invité politiqueFait
    « Vous allez plonger le pays dans la certitude de nouveau en renvoyant François Bayrou. »
  • 0:19Invité politiqueChiffre
    « Il faut changer de politique sur beaucoup de sujets, notamment sur l'immigration, sur les agences aujourd'hui qui nous coûtent 80 milliards d'euros »
  • 0:21Invité politiqueFait
    « sur ce qu'on donne et ce qu'on reçoit à une Union européenne qui joue contre nous. »
  • 1:47IntervenantFait
    « Nous empruntons plus cher que l'Italie, nous empruntons plus cher que la Grèce. »
  • 1:57IntervenantFait
    « les marchés nous font payer notre puérilité. »
  • 2:54IntervenantFait
    « Je suis avocat, je vois les gens qui nous demandent de fermer des entreprises. »
  • 2:58IntervenantFait
    « on n'a pas de budget dans la région Normandie. »
  • 3:18IntervenantChiffre
    « On veut réduire l'immigration qui coûte cher à la France. On veut réduire les agences qui coûtent cher à la France. Et on veut réduire l'assistanat qui coûte cher à la France. »
  • 3:43Invité politiqueFait
    « C'est vous qui avez mis les taxes de production qui plombent notre industrie. »
  • 3:46Invité politiqueFait
    « C'est vous qui avez fait les choix énergétiques qui font que le prix de l'électricité a augmenté. »
  • 6:01IntervenantFait
    « François Bayrou, ce serait le premier locataire de Matignon à être renversé sur la question du vote de confiance. »
  • 7:48IntervenantChiffre
    « Faire payer, par ceux qui travaillent, les 1 000 milliards de dettes Macron, c'est quand même du jamais vu et c'est rejeté avec la suppression des deux jours congés par 80% des Français. »
  • 19:57Invité politiqueChiffre
    « Les dépenses publiques dans notre pays, c'est 57% du PIB. Quand vous avez les amis de M. Chavez, même à l'époque, en 2012, même au Venezuela de Chavez, c'était 38%. La Chine communiste, c'est 33%. »
  • 22:37IntervenantChiffre
    « nous avons fait adopter, nous, les insoumis par une majorité de parlementaires, pour 70 milliards d'euros de recettes supplémentaires. »
  • 22:44IntervenantChiffre
    « 70 milliards d'euros, c'est l'équivalent du déficit budgétaire, quasiment l'équivalent du déficit budgétaire tel qu'il est aujourd'hui constaté. »
  • 28:28IntervenantFait
    « la CFDT vient de dire qu'elle ne participera pas à la négociation sur la suppression des jours fériés. »
  • 33:28Invité politiqueFait
    « M. Rotaillot il dit je suis pour un référendum sur l'immigration quelques jours après M. Bayrou lui dit non. »

Temps de parole

  • Intervenant29 %
  • Intervenant 219 %
  • Aleksandar Nikolic14 %
  • Intervenant 311 %
  • Intervenant 410 %
  • Intervenant 57 %
  • Intervenant 66 %
  • Intervenant 73 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Aleksandar Nikolic

On n'a jamais eu autant d'entreprises qui ferment. On a un déficit commercial inédit. On a une dette qui explose, un déficit public qui explose. Et pourtant, il y a une fiscalité qui est au-delà. Vous allez plonger le pays dans la certitude de nouveau en renvoyant François Bayrou. Il faut un autre plan. Il faut changer de politique sur beaucoup de sujets, notamment sur l'immigration, sur les agences aujourd'hui qui nous coûtent 80 milliards d'euros, sur ce qu'on donne et ce qu'on reçoit à une Union européenne qui joue contre nous. On l'a vu encore récemment avec les négociations avec Donald Trump ou l'accord sur le Mercosur. Et M.

Bayrou, il sait très bien qu'il n'a pas les solutions parce que ce qu'il vient de décider là avec ce vote de confiance, c'est une démission. Il sait très bien qu'aujourd'hui, il y aura une dissolution. Vous aussi, M. Lecconi ? Vous savez la différence entre la motion de censure et ce vote de confiance. La motion de censure, il faut une majorité absolue. Donc il aurait fallu 289 députés et il pouvait s'en sortir. Et même si je pouvais espérer qu'il allait y avoir cette majorité qui allait voter contre lui. Mais en proposant ce vote de confiance, il démissionne parce qu'il sait qu'il y aura une majorité relative présente à l'Assemblée nationale qui ne votera pas cette confiance.

Et donc il ne veut pas assumer en réalité ce qui allait poursuivre l'échec d'une politique dont il a participé depuis 30-40 ans de vie politique.

1:17
Intervenant

Mais alors vous, Jonas Haddad, c'est plutôt le camp de la responsabilité puisque chez LLR, on soutiendra François Bayrou, alors si je comprends bien. – Bon, d'abord ce soir, je me mets à la place de nos téléspectateurs. Ils rentrent de congé et ils se disent, c'est à ça, ce spectacle-là que nous donnent les politiques. On a une date qui est extrêmement importante, le 12 septembre. Le 12 septembre, les agences de notation vont regarder notre pays. – Fitch. – Fitch notamment, ils vont dire, est-ce que la France est en bonne santé ou pas ? Depuis quelques jours, des signaux s'accumulent pour dire que la France n'est pas en bonne santé.

Nous empruntons plus cher que l'Italie, nous empruntons plus cher que la Grèce. La bourse, hier, s'est écroulée. Les taux d'intérêt sont en train d'exploser. Ça veut dire que tous les débats qu'on a ici sont intéressants, mais d'ores et déjà, les marchés nous font payer notre puérilité. – C'est pour ça que vous voulez, vous votez plutôt la confiance à François Bayrou, c'est ça ? – Alors moi, ce que je dis, c'est qu'il faut qu'on agisse en adulte. Peut-être qu'il est réel que du 15 juillet au 25 août, il y aurait dû avoir plus de discussions. Notre pays aurait mérité qu'on se bouche pendant l'été plutôt que chacun soit à la plage.

Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, on est face aux murs et qu'on a 4 jours qui vont être cruciaux. Le 8 septembre au 12 septembre. Le 8, il y a la proposition de Bayrou. Le 10, il y a les grandes insurrections qui sont proposées par Jean-Luc Mélenchon qui veut juste que tout pète pour qu'il soit candidat à la présidentielle. Le 12 septembre, il y a Fitch. Donc si pendant cette séquence qui va de 8 au 12 septembre, notre pays s'effondre, je le dis, il y a un risque. Et je rejoins ce que disait M. Nicolique tout à l'heure. Et c'est pour ça que je m'étonne du vote du Rassemblement national. Les faillites sont en train d'exploser.

Je vous le dis, je suis avocat, je vois les gens qui nous demandent de fermer des entreprises. Je suis vice-président d'une région, on n'a pas de budget dans la région Normandie. Et malgré cela, on continue à faire les guignols sur un théâtre politique ? Moi, je dis que le moment est grave. Ce n'est pas une raison pour signer un chèque en blanc. Nous aussi, on a fait des contre-propositions. Parce que vous êtes divisés au sein des LR. Non, non, non, on est très clairs sur les contre-propositions. Non, non, vous êtes divisés. Non, on est très clairs sur les contre-propositions. On veut réduire l'immigration qui coûte cher à la France. On veut réduire les agences qui coûtent cher à la France.

Et on veut réduire l'assistanat qui coûte cher à la France. Mais si on perd un gouvernement, soit on a le chaos, soit on a peut-être plus...

3:30
Aleksandar Nikolic

On veut soutenir un gouvernement qui fait tout l'inverse ?

3:32
Intervenant

Oui, mais vous, vous le dites...

3:33
Aleksandar Nikolic

Non, mais parce que nous, ce qui nous intéresse, c'est les idées. Oui, mais attendez.

3:37
Intervenant

Le RN, si vous faites tomber François Bayrou, vous avez Lucie Casté. Mais c'est normal que vous le soutenez, parce que c'est ce que vous avez fait.

3:43
Aleksandar Nikolic

C'est vous qui avez mis les taxes de production qui plombent notre industrie. C'est vous qui avez fait les choix énergétiques qui font que le prix de l'électricité a augmenté. D'accord.

3:50
Intervenant

Je suis désolé, monsieur. Est-ce que vous voulez Lucie Casté à Matignon ? Donc si vous faites tomber Bayrou, vous aurez Lucie Casté. Non, il y aura une dissolution et on peut... Mais vous êtes le président de la République, vous n'êtes pas Emmanuel Macron. Donc vous ne pouvez pas décider de dissolution. Ne mentez pas aux Français.

4:05
Aleksandar Nikolic

Écoutez, si on...

4:06
Intervenant

C'est même si précieux de voir ceux qui sont constables de 10 milliards de dettes, du déficit budgétaire tel qu'il est aujourd'hui, qui aujourd'hui s'interroge pour savoir s'ils vont pousser dans le dos François Bayrou, puisqu'une partie des vôtres, monsieur Haddad, s'interroge sur leur conduite le 8 septembre prochain. Je vais donner des leçons aujourd'hui sur ce plateau. Vous n'avez pas écouté Mélenchon hier qui a dit que la dette était un petit problème qui se réglerait facilement. Mais plus vite vous serez partis, plus tôt notre pays aura enfin déterminé et vous aura engagé une nouvelle politique. – Et j'ai pas des envies de grand soir.

– Loin des margouilles et des cubines qui ont été les vôtres cette dernière année. – On n'est pas dans un amphi à l'Assemblée. C'est sérieux de quoi on parle en fait. – Exactement. – Alors justement, pardon, en attendant de continuer notre discussion, M. Calfon, juste une petite seconde, je voudrais qu'on passe par le palais Bourbon, parce que ça négocie, ça discute. Et c'est Lola Bayle qui est à l'Assemblée nationale pour BFMTV, justement. Et vous aviez une oreille qui traînait du côté des Républicains, Lola, savoir si, oui ou non, ils sont unanimes quant au soutien de François Bayrou.

– Alors ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'y a pas d'unanimité au sein du groupe LR sur la question du vote de confiance, avec deux visages, deux postures et quelques nuances, parce que ça se joue sur des millimètres. Mais en fait, c'est important, parce que comme vous le savez, sur ce vote de confiance, toutes les voix, elles vont compter. Ça va être très serré pour le Premier ministre François Bayrou. Alors le premier visage, c'est celui de Laurent Wauquiez, qui préside le groupe de la droite à l'Assemblée. Il a 49 députés. Il dit oui, oui, mais avec condition. Pas de chèque à blanc pour François Bayrou. Oui, mais sans s'engager sur la question du budget.

Et d'un autre côté, nous avons Bruno Rotaillot, ministre de l'Intérieur, chef de file LR. Il a convoqué une réunion un peu plus tôt ce matin. Et lui, il a dit oui, même s'il y a des différences sur le budget. Vous voyez, il y a différentes palettes, différentes nuances de bleu, sans faire de mauvais jour de mots. Mais voilà, en tout cas, la course va être extrêmement compliquée, extrêmement serrée. En tout cas, si l'on regarde dans le rétroviseur de la Ve République, François Bayrou, ce serait le premier locataire de Matignon à être renversé sur la question du vote de confiance. Ça veut dire que c'est la bataille Rotaillot-Wauquiez qui continue chez les LR.

entre ceux qui ont serré la main de François Bayrou et ceux qui sont dans une espèce d'opposition qui continue, quoi, en fait, Jonas Haddad ? Ça veut dire que c'est un secret pour personne qu'il n'y a pas de mandat impératif. C'est-à-dire que dans une situation si particulière, il y a des députés qui sont élus dans des territoires qui sont très ruraux, dans des territoires urbains, qui sont confrontés à des situations différentes. Et bien évidemment que nous, on ne va pas leur mettre un flingue sur la tempe pour voter. En revanche, ce qu'on dit, c'est de dire potentiellement qu'il y a des conséquences à cela. Les députés n'ont pas de mandat impératif.

Je sais qu'à la France Insoumise, quand Mélenchon dit un truc, tout le monde s'exécute, même si lui, il n'est pas député. Chez nous, les gens ont le droit. Et nous, on fait des contre-propositions. On fait des contre-propositions. Si Bayrou les accepte, je pense que ça pourra renverser la table. Voilà. Je vous l'ai dit sur l'immigration, sur l'assistanat et sur les agences. Et même d'ailleurs... Mais il a dit l'inverse. Il dit qu'il préfère prendre aux retraités que, par exemple, toucher à l'immigration. Mais si le RN voulait nous rejoindre là-dessus, ce serait pas mal. Le RN, il faudrait qu'il rejoigne la gauche pour la motion de censure.

Après, il faut qu'il vous rejoigne aussi sur d'autres propositions. Le RN, il est assis et il attend toujours de voir quelle est le meilleur ou la meilleure proposition. La meilleure, bien entendu. Mais M. Calfon, vous représentez le Parti Socialiste. Vous êtes député européen. Là, tout à l'heure, devant la CFDT, François Bayrou a répété que concernant les niches fiscales, et Gaët Almelin va nous le détailler, les niches fiscales des plus aisées ou des grandes entreprises. On pourrait voir, si elles sont injustes, on les supprimera. Là, il fait une petite concession, un petit pas vers la gauche. Donc vous allez lui sauver la vie, à François Bayrou ?

Le péromane du pays qui ne fait des choses qu'en fonction de lui, c'est M. Bayrou, qui a eu des propositions fiscales qui sont incendiaires. Faire payer, par ceux qui travaillent, les 1 000 milliards de dettes Macron, c'est quand même du jamais vu et c'est rejeté avec la suppression des deux jours congés par 80% des Français. Au-delà des clivages partisans, et j'aimerais bien un peu qu'on les quitte dans l'intérêt du pays. Ce que va faire le Parti Socialiste dans les prochains jours, c'est quoi ? C'est qu'il va présenter ses propositions. D'accord, mais vous le renversez, François Bayrou, on est d'accord.

On renverse François Bayrou, mais simplement, puisqu'on a déjà un débat sur ce plateau, sur l'après. Il ne manquera pas une voix au PS pour faire tomber Bayrou le 8 ? Nous, on va présenter nos propositions. Carton rouge sur la suppression des deux jours de congés. Carton rouge sur l'injustice par rapport à la dette, qui, elle, est bien réelle. Ça n'est pas une invention, la dette. Et oui, nous en prendons à des taux qui pénalisent les entreprises, qui pénalisent les Français, avec un risque de relégation. Les socialistes n'ont pas d'abord l'intérêt de partis chevillés au corps, avec rajouter de la crise à la crise, rajouter du chaos au chaos.

Ils ont l'intérêt du pays en ligne de mire, et c'est dans les prochains jours qu'on pourra voir comment les choses avancent. Alors, ne demandons pas aux socialistes de sauver Bayrou. C'est M. Macron, mais on sauvera aussi, malgré les invectives, un certain nombre de députés de gauche, même si ce n'est pas notre orientation politique. Donc, restez modestes. Ce qui nous préoccupe, c'est quoi ? Est-ce qu'on peut, comme certains en ont déjà pris le parti, d'avoir un pays qui, jusqu'à l'élection présidentielle, est comme ça non géré, avec une perte d'influence, avec une crise politique, une crise sociale ?

Rien ne dit que vous attiendrez une dissolution derrière, avec un nouveau vote, parce que le président de la République l'avait dit. Lui, la dissolution, il n'est pas pour. Alors la démission, encore moins en l'état actuel des choses, Marie Chantret. Absolument. Ce n'est absolument pas une option, même si ce soir, petite quand même nuance, par la voix de l'entourage du président de la République, qui ne s'est toujours pas exprimée, quand même, en silence assourdissant d'Emmanuel Macron, on fait savoir ce soir qu'on a toujours la même position sur ce point. Enfin, ce n'est pas son souhait, mais il ne se privera pas, a priori, d'un pouvoir constitutionnel. Pouvoir qu'il a retrouvé, on le sait.

C'est-à-dire de dissolution, alors ? Une dissolution, absolument. On parle de dissolution, de démission, en effet, il n'en est absolument pas question. D'ailleurs, M. Vannier, vous le savez, cette motion de destitution, vous l'aviez déposée déjà en octobre 2024, et cela avait été rejeté par la Commission des lois. Marine Le Pen, qui, à la concurrence des présidents à l'Assemblée nationale, disposait de la voix permettant la transmission de cette motion devant l'ensemble des parlementaires pour qu'ils se prononcent. Et en effet, ce jour-là, comme à de si fréquentes occasions, Marine Le Pen était intervenue comme un bouclier de M. Bayrou et de M. Macron.

Vous n'avez pas marre de raconter n'importe quoi. En fait, chaque parlementaire, il n'y aura pas de dissolution de M. Macron, il faut les trois cinquièmes. Vous, comme les autres, probablement. Vous savez que M. Vannier finisse, vous répondez. Cette situation est une impasse. Chacun le sait. Tous les téléspectateurs qui nous regardent savent parfaitement qu'une dissolution, qu'un changement de Premier ministre nous conduirait au même état de crise. Il faut repartre profondément les cartes. Et la seule façon de le faire, je le redis. Parce que c'est la solution politique à la crise de régime. C'est l'élection. Vous avez peur de l'élection, M. Haddad ?

Vous qui avez fait moins de 5% la période. Rien ne dit que ce sera Mélenchon qui... Je n'ai peur de convoquer les Français pour que chaque formateur... Rien ne dit que c'est vous qui arriverez au pouvoir. C'est vrai, mais justement, voilà le beau jeu de la démocratie. Je pense que vous... De confier la parole aux Françaises et aux Français. Est-ce que vous accepterez le verdict des urnes ? Bien sûr, nous l'avons toujours fait. Non, c'est faux. Je pense que chacun présente son projet politique. Vous avez appelé... Nous proposons-nous un projet de rupture dans l'ordre social, écologique et géopolitique. Est-ce que vous pouvez vous répondre ? Et nous appelons...

Peut-être aller au bout de ce que je veux dire, M. Haddad. Parlons du fond, parce que vous avez été tout à l'heure... Alors, je dis juste... Dans la combinaison et dans l'embrouille de la guerre de vos chefs. Je n'ai pas d'un avis à François Calfon qui avait la parole, quand même, s'il vous plaît. Un peu de respect. Juste peut-être quand même... C'est mieux que toutes les paroles, ce qu'on vient de voir sous nos yeux. C'est-à-dire qu'il y a des profiteurs de crise. Il y a eu des profiteurs de crise pendant la crise du Covid. Il y a des profiteurs de crise politique. Et là, je viens de voir sur ce plateau ceux qui veulent ajouter le chaos politique au chaos de la dette.

Nous ne l'en saurons pas. Et je vous le dis... Pour prenez les mots de François Véroux ce soir. Non, mais je reprends les mots sur un point très clair. Il s'agit de gouverner le pays avec des Français qui sont extrêmement angoissés, avec des situations sociales qui sont extrêmement précaires. Il ne s'agit pas d'ajouter de la crise à la crise. Et je le dis avec force. Modifier l'ordre institutionnel en décidant par des motions de destitution qui, d'ailleurs, n'ont aucune chance d'amétir. Cela me semble être hors sujet et ne nourrir qu'un seul agenda. Je l'ai dit tout à l'heure. Un agenda de parti.

Alors qu'il faut que les responsables politiques soient responsables et qu'ils aient comme boussole l'intérêt du pays. Mais vous croyez que les Français, entre les deux positions des LR, la radicalité permanente de la France insoumise et la gourmandise du Rassemblement national à retourner aux urnes, ils comprennent quelque chose, ce qu'ils voient. Je vais le dire de manière très concrète. Je vais le dire de façon extrêmement concrète. Oui, cette crise fait en sorte que nous empruntons encore plus cher sur les marchés. Cela veut dire quoi pour les Français ? Je termine d'une phrase. Je crois que cela ne nous intéresse pas beaucoup. Je termine d'une phrase.

Et comme cela, je vous laisse la parole. Cela veut dire que les entreprises ne pourront plus emprunter. Mais cela veut dire aussi que les Français qui n'arrivent pas à se loger vont emprunter à des taux qui sont insupportables. Mais cela, manifestement, sur ce plateau, cela n'intéresse personne. Mais justement, puisque vous êtes sur le contexte économique, il n'a cessé de le dire, de le répéter encore aujourd'hui. François Bayrou, il a bel et bien insisté, le Premier ministre, devant la CFDT. Mais les petites approches, les petites mesures, c'est bel et bien vers la gauche, là, qui tente à les faire, le chef du gouvernement.

Il a juste énoncé les mesures qu'il avait déjà proposées le 15 juillet. Il ne les a d'ailleurs pas précisés, notamment sur la contribution des plus hauts revenus, la suppression des niches fiscales. Il parle d'une suppression des niches fiscales pour les ménages les plus aisés. Il parle d'une suppression des niches fiscales pour les plus grandes entreprises. Mais encore une fois, il n'apporte aucun détail sur les fourchettes, les montants. Tout ceci reste très imprécis. Donc François Bayrou, d'ailleurs, l'a indiqué hier. Il a été interrogé sur cette question.

Il a expliqué tout simplement que toutes ces propositions étaient amendables et négociables et qu'elles feraient justement l'objet de discussions lors de la séance parlementaire. Donc il a tenté effectivement aujourd'hui de caliner la CFDT en indiquant que dans ces propositions, il y avait certes des propositions qui concernaient les travailleurs, les retraités, les fonctionnaires, mais qu'il n'avait pas oublié les plus aisés ni les plus grandes entreprises. Mais encore une fois, on peut lui reprocher de ne pas avoir été très précis sur les montants qui seraient exigés justement à ces plus aisés.

Le paysage que dessine François Bayrou, qu'on a entendu hier dans son discours politique, qu'on a encore entendu hier, c'est de dire attention, on risque de plonger dans un chaos économique. – Mais ce que les Français qui nous regardent voudraient comprendre, c'est est-ce qu'on risque, oui ou non, la dégradation, la mise sous tutelle ou pas ? – Alors je vais être très claire sur ce point. – Quelqu'un, ce serait historique dans l'histoire de France. – Je rejoins les propos de M. Calfon. Effectivement, la situation aujourd'hui de la France est grave. On a un déficit public qui est conséquent, on a une dette publique qui est colossale.

On emprunte effectivement à des taux beaucoup plus élevés que l'Italie ou bien encore la Grèce. Mais malgré tout, on n'en est pas du tout à la situation qu'a connue la Grèce ou bien encore le Portugal. – Ça veut dire que la France reste solide quand même ? – La France est encore solide, la France peut encore emprunter sur les marchés financiers pour se financer. – À des taux beaucoup plus élevés. – À des taux plus élevés, avec justement le ministre de l'Économie qui ce matin avait indiqué, il était un peu alarmiste, qu'on pouvait être effectivement dans la situation de la Grèce. Il a rétropédalé ce soir en indiquant que bien évidemment, non, on n'était pas dans cette situation.

– Oui, nous ne sommes aujourd'hui sous la menace d'aucune intervention du FMI ou de la BCE, c'est ce que dit M. Lombard. – Bien évidemment, on n'est pas du tout dans cette situation. – Mais il a tenu à le repréciser. – On n'est pas du tout dans cette situation. Mais malgré tout, encore une fois, là vous avez parfaitement raison, c'est que cette hausse des taux sur les marchés financiers, elle a des conséquences très concrètes sur les entreprises françaises, sur les ménages français.

Et d'ailleurs, quand on regarde l'évolution de la Bourse de Paris hier, qui a décroché après l'annonce faite par le Premier ministre, des marchés financiers qui ont ouvert ce matin en baisse avec les principales valeurs attaquées qui étaient les valeurs financières, tout simplement parce que ce qu'il faut expliquer aux Français qui nous regardent, c'est que si la France emprunte à des taux plus élevés, ce sont les banques qui se financent sur le marché qui empruntent elles aussi à des taux plus élevés et donc qui réintègrent ces taux sur les Français. – Quand elles prêteront ensuite aux citoyens, bien sûr.

– Donc ça va impacter notre marché immobilier, la construction, les ventes, les achats.

16:49
Locuteur non identifié

– Et la machine économique sera grippée.

16:50
Intervenant

– Et la machine économique. Et puis il y a aussi une chose qui est très importante, c'est cette incertitude. On l'a vu après la dissolution en 2024, ce que ça a créé. On a une croissance qui est aujourd'hui à tonnes. Tout a été figé pendant des mois. Les entreprises n'ont plus investi, elles n'ont plus embauché. Et c'est cette situation qu'il faut absolument éviter. Car aujourd'hui, on n'est pas dans une situation très saine, avec deux choses très importantes. Vous savez, la croissance économique française, elle est actuellement de 0,5% pour 2025. Elle dépend de deux choses, la consommation des ménages et l'investissement.

Et ces deux choses, la consommation et l'investissement, elles dépendent de quoi ? De la confiance. – Et là, le moral des ménages est au plus bas. – Et l'incertitude, c'est… – Et l'investissement, il n'y est pas. – C'est un salaire. – Alors, juste une chose, pardon, monsieur Nicolique, parce que François Bayrou, il le dit dans un entretien à L'Express, il dit « Moi, je suis toujours passé par les trous de souris. » – Le trou de souris. – Voilà. « Toute ma vie, j'ai réussi à passer par tous les trous de souris, » dit-il. – Il en a encore un, franchement, François Bayrou, vu le contexte, vu la situation ? – C'est extrêmement compliqué, effectivement.

Si on fait les comptes, là, ce soir, il n'y a pas trop de souris, et je parle sous le contrôle de tous. – Même pas un chat d'aiguille. – Même pas un chat d'aiguille, ça paraît extrêmement compliqué. Si on fait nos calculs, et on les fait régulièrement avec le service politique de BFM TV, il faudrait une vingtaine, voire un tout petit peu plus, de députés socialistes. – De tous bords, pourquoi socialistes ? – De tous bords. – Parce que si on inclut les fameux liottes et les non-inscrits qui votent cette confiance, dont on n'a pas du tout l'assurance, il faudrait en effet vingt, voire un peu plus de socialistes. – Parce que c'est plus de votre côté qu'on peut les trouver aujourd'hui.

– Effectivement. – C'est sûrement pas du côté de la France insoumise, du Rassemblement national. – Donc ça paraît opération extrêmement… – Vous voulez rajouter ?

18:40
Aleksandar Nikolic

– Oui, je voudrais juste qu'on ne mélange pas tout. En fait, il faut quand même rappeler, tout à l'heure, je parlais de déficit commercial, de déficit public qui augmente, M. Le Maire n'arrivait même plus à l'évaluer. On voyait qu'il y avait des variations de 0,5, 0,6, tellement la dérive et la trajectoire étaient inquiétantes. On a la pire trajectoire en Europe. Et ça, c'était avant la dissolution. Et c'est la conséquence de politiques qui ont été menées depuis un moment. Et on a ici les responsables. Le PS, LR, ils ont été aux manettes, comme la Macronie. – Pourquoi vous n'avez pas voté à l'attendre ? – Je veux juste rappeler. Mais parce qu'on voulait voir la politique qui était menée.

Mais nous, ce qui compte pour nous, c'est les idées. Et on veut faire en sorte que nos idées soient entendues. Marine Le Pen, elle a écrit le 25 juillet. – Pourquoi vous n'avez pas censuré Bayrou avant ? – Marine Le Pen a écrit à François Bayrou le 25 juillet. Elle n'a même pas eu le droit à une réponse sur des orientations qui pourraient améliorer la situation et des économies réelles. Et quand je parle de cette trajectoire, ce déficit commercial, oui, il y a 25 ans, on avait un excédent commercial. Les choix énergétiques qu'on a pu mettre en place, les taxes qui n'ont fait qu'augmenter. Je veux juste que les Français se rendent compte.

En 1975, les prélèvements obligatoires, c'était 34% du PIB. Aujourd'hui, on est à 46-47%. Il n'y a pas un pays de l'OCDE qui a des prélèvements obligatoires aussi importants. Et certains veulent encore rajouter des impôts. Je vais juste donner un autre chiffre, c'est important. Les dépenses publiques, parce qu'il y en a qui veulent encore dépenser plus. Les dépenses publiques dans notre pays, c'est 57% du PIB. Quand vous avez les amis de M. Chavez, même à l'époque, en 2012, même au Venezuela de Chavez, c'était 38%. La Chine communiste, c'est 33%. Il faut se rendre compte qu'on puise toujours dans l'économie réelle.

En se disant, on va trouver des recettes pour compenser un puits sans fond de dépenses publiques aujourd'hui, qu'il va falloir considérablement réduire. Et c'est ces réformes qui sont nécessaires pour qu'on s'en sort.

20:25
Intervenant

Peut-être. On dit, est-ce qu'on est dans la situation de la Grèce ? Évidemment qu'on n'est pas dans la situation de la Grèce. Mais est-ce qu'on s'enfonce dans une crise politique ? Oui. Est-ce qu'on s'enfonce potentiellement dans une crise économique ? Oui. Est-ce qu'on peut se permettre ce luxe-là pendant un an ? Non. Et je pose la question très simplement. Est-ce qu'un homme de gauche, normalement constitué, peut se satisfaire d'une situation, de retour d'une crise économique, où les taux d'intérêt flamberaient, où on n'aurait plus accès au logement, où le salaire réellement perçu se dégraderait ? Eh bien non, je n'accepte pas comme homme de gauche que nous nous enfonsions.

Non, justement, pourquoi vous ne censurez pas alors ? Non, nous censurons parce qu'il y a un carton rouge à des mesures qui sont marquées du sceau de l'injustice. Mais je réponds à M. Vanier, parce qu'il y a un débat derrière. C'est est-ce que la censure appelle, la démission appelle, les élections appellent un an de crise ? C'est mon problème. Nous nous souhaitons, et je le dis avec force, présenter nos propositions. La mise à contribution, c'est d'abord la justice sociale. Alors, attendez, justement, là-dessus, il y a quelque chose que je trouve pas cohérent, pardon M. Haddad, mais dans ce que vous dites à gauche.

Ce que va dire François Bayrou le 8 septembre, c'est juste une déclaration de politique. D'accord ? Et hier, il l'a dit, tout est amendable et négociable. C'est ce qui me semble. Pourquoi ne pas attendre le budget à ce moment-là pour présenter vous-même vos contre-propositions ? Et nous, on le présente. Oui, mais il faut attendre le budget. Et à ce moment-là, au moment du budget, vous votez la suppression des jours fériés, vous dites on n'en veut pas, avec des amendements, voilà nos propositions, et vous voyez que ce qui est accepté est négocié. Et si ça passe pas, vous le censurez au moment du budget. Ça, c'est la logique du sorti par le haut de la crise.

Eh bien, c'est pas la logique du cas très simple. Là, vous prenez la déclaration de politique, c'est sur la forme et pas sur le fond. Parce que François Bayrou, je suis assez bien placé pour le dire, est un menteur. Oui, c'est vous qui avez présidé la commission sur Bétard. Oui, il a menti sur cette affaire très grave. Il a roulé dans la farine les socialistes il y a un an, leur faisant tant de promesses et n'en tenant aucune. Nous le connaissons désormais. Il ment aujourd'hui en affirmant que demain s'ouvrira un dialogue et qu'il intérira des propositions à propos de la situation économique du pays, qui est désastreuse. Oui, vous ne m'avez pas répondu sur le budget.

22:26
Locuteur non identifié

Pourquoi ne pas attendre le budget ?

22:27
Intervenant

Je voudrais vous dire que nous avons les solutions. Lors de l'examen de la première partie du budget de l'an passé, nous avons fait adopter, nous, les insoumis par une majorité de parlementaires, pour 70 milliards d'euros de recettes supplémentaires. Elles ont été votées par les représentants du peuple français. 70 milliards d'euros, c'est l'équivalent du déficit budgétaire, quasiment l'équivalent du déficit budgétaire tel qu'il est aujourd'hui constaté. Nous avons, nous, les solutions, non seulement pour rétablir les comptes. Riez, M. Haddad, mais nous avons fait cette démonstration. Parce que je n'ai jamais vu un endroit dans lequel quand on taxe plus, ça marche plus.

Une politique qui réponde aux besoins écologiques du pays. Est-ce que vous voulez encore une discussion avec M. Bayrou, un été de plus sans Canadair ? Est-ce que vous voulez une année de plus avec des pesticides dans nos assiettes tel que la majorité actuelle le propose ? Est-ce que vous voulez une année de plus avec des professeurs en moins ? Avec un hôpital public qui s'effondre ? Nous, nous disons non, nous avons les solutions. Nous les avons fait voter à l'Assemblée nationale. Pour ça, il faut le retour au pouvoir. Il faut le retour aux urnes, aux élections. Non, le seul fantasme de LFI, c'est la même révolution qu'octobre en Russie, c'est qu'ils veulent tout renverser.

Sauf que ça ne résoudra rien. La réalité, c'est qu'il y a quelque chose dont on n'a pas parlé. Cet été a été marqué par quoi ? Nous ne sommes plus dans un moment pacifiste. Donald Trump est en train de nous écraser. En Italie, Georgia Meloni est en train de faire des politiques massives de réduction d'impôts qui attirent des capitaux. Et nous, on est là. Il y a toujours du déficit, mais ils sont sur une trajectoire. Oui, c'est le déficit. L'extrême droite est vraiment devenue votre modèle. Oui, ben... En revanche, ce que je dis, c'est que nous, nous ne pouvons plus continuer à débattre de l'agenda politique sans tenir compte de l'agenda économique.

Ce que je disais tout à l'heure, François Calfon avait du sens. Mais ce que je ne comprends pas dans la position du PS, c'est qu'il dise on va faire des contre-propositions, mais que de toute façon, on va le censurer. Donc, nous, ce qu'on dit, c'est faisons des contre-propositions. Et si les contre-propositions... Donc, vous voulez aller au budget, simplement. On veut aller au budget. Parce qu'il faut que, comme dans une famille, il y ait un budget. Parce que, lorsqu'une famille est en difficulté, ce n'est pas parce qu'on dit qu'on va changer de famille que la famille va bien aller. Notre budget, nous avons besoin de le voter. Mais monsieur... Attendez, attendez, attendez.

Attendez, François Calfon, répondre. Peut-être pour répondre à monsieur Haddad. Vous pouvez aller au budget, monsieur Calfon. Oui, mais ce que ne comprend pas monsieur Haddad et tous les gens qui sont autour de la table, manifestement... Moi, je ne comprends pas. Ça peut s'appeler un désaccord. Ça s'appelle... Non, mais d'accord. Mais moi, je vais vous dire exactement quelle est notre posture. Notre posture, elle est simple. C'est d'arracher, quel que soit le gouvernement, des victoires pour les Français. Le rééquilibrage fiscal. Parce que ça n'est pas aux travailleurs de... Là, il vous le propose, François Bayrou. Comment vous le censurez ? Il vous le propose.

La suppression, puisque pour l'instant, M. Bayrou, il fait des grands discours, d'ailleurs, soporifiques... Mais vous allez le proposer à qui ? À qui vous le proposez ? Arrêtez, ce n'est pas un one-man show. Laissez-moi répondre sérieusement. Deuxième chose sur la suppression des deux jours de congé. Eh bien, nous attendons des engagements tout à fait clairs. Mais je dis une chose, parce que je ne vais pas monopiliser la parole. Ceux qui nous appellent aux élections... Regardons, puisque vous vous appelez à regarder ce qui se passe en Europe. Je ne veux pas qu'on ajoute une crise politique à la crise économique et sociale. Je ne veux pas de l'extrême droite au pouvoir en France.

Je ne veux pas que ceux qui appellent toujours le chaos au chaos, finalement, nous conduisent à une... Ah oui, mais vous parlez de l'Europe. Nous conduisent à une assemblée encore plus ingouvernable dans une situation de crise. M. Calfon, vous dites, regardons l'exemple en Europe. Et là, Marie Chantré, Amandine Nathalie, me corrigeront si je me trompe. Mais par exemple, en Allemagne, gauche, droite, gouvernent ensemble. Ils ont trouvé une plateforme de compromis parce qu'elle n'est pas de majorité absolue. Pourquoi vous n'y arrivez pas ? Mais je vois, valide totalement le choix du SPD en Allemagne qui, oui, fait bloc contre l'AFD néo-nazis.

Bien évidemment qu'à un moment donné, la République est supérieure. Pourquoi vous n'arrivez pas à vous entendre, justement ?

26:25
Aleksandar Nikolic

Vous êtes obligés de jouer toujours sur les peurs de... L'AFD, ce n'est pas des nazis. L'AFD, ce n'est pas des nazis. Quand vous dites juste avant... Mais c'est vrai, c'est vos alliés. Ce ne sont pas du tout nos alliés au Parlement européen. Ce ne sont pas des néo-nazis ? Ce ne sont pas des néo-nazis ? Mais je connais très peu l'AFD. Ce ne sont pas des néo-nazis. Soyons un peu sérieux quand on aborde le sujet. Par contre, je vois que vous jouez sur les peurs quand juste avant, vous dites « Regardez, la crainte qu'on peut avoir, c'est que l'extrême droite va arriver au pouvoir.

» Nous ne sommes pas d'extrême droite, mais votre crainte, en tout cas, c'est que le Rassemblement national arrive au pouvoir et améliore la situation, comme ce qu'on peut faire dans nos villes, parce que c'est ça qui vous fait peur, comme l'a fait Mélanie en Italie. C'est ça qui vous fait peur. C'est ça qui vous fait peur. Parce que vous, votre résultat. Oui, mais là, on est sur autre chose. Le résultat, c'est qu'après le quinquennat, François Hollande, il n'a même pas pu se représenter.

27:08
Intervenant

C'est ça le résultat du PS. Vous n'avez pas répondu à ma question, François Bayrou. François Bayrou, François Calfon, à propos de François Bayrou. Pourquoi vous n'arrivez pas à vous entendre avec une partie de la droite pour arriver à gouverner ? Moi, ce que je constate, c'est que... Une partie de la droite ou de la gauche ou de certains délus de votre camp et qui sont aujourd'hui avec François Bayrou. J'ai des pâtes vues sur ce plateau avec des députés du Bloc central qui disent, pour nous, j'attends de voir ce qu'ils vont dire en rayon de groupe. C'est quand même pas le plus à droite, François Bayrou. Je vais au bout. Je vais répondre à votre question.

S'il y a une révolte parlementaire, ça a existé sous le précédent quinquennat, qui dit, nous, on n'acceptera pas que ce soit les travailleurs qui payent. J'ai entendu M. Ramos, qui est du même parti que M. Bayrou le dire. Justement, vous auriez pu vous entendre avec cette partie du camp de Bayrou. Je dis qu'à un moment donné, pourquoi vous ne le faites pas, là ? Mais que M. Bayrou fasse des propositions, que M. Bayrou change son agenda. La niche fiscale sur les riches, il vous tend la main. Nous, on va faire des propositions, pas dans huit jours. Je vous dis, c'est un théâtre incroyable. Le théâtre, c'est pas ça. Même le match et le guignol, c'est plus drôle.

Bien évidemment que ce qui nous intéresse et ce qui nous détermine, je vous réponds, c'est l'intérêt des Français. Si on arrache la suppression des deux jours de congés, si on arrête l'équilibrage fiscal, alors la donne sera différente. Mais aujourd'hui, je n'entends qu'un vague discours visant à dire que c'est aux partenaires sociaux de gérer l'assurance retraite, qui commencent par retirer la réforme des retraites. À l'instant, la CFDT vient de dire qu'elle ne participera pas à la négociation sur la suppression des jours fériés. C'est ce que vient de dire Maryse Léon. Et je rappelle que François Bayrou était cet après-midi, justement, devant la CFDT.

Mais Amandine Nathalie, Marie-Chanterie, ce que les Français vont peut-être avoir un petit peu de mal à comprendre quand on va s'approcher de cette date du 8 septembre, c'est que véritablement, François Bayrou va être censuré sur de la forme et pas sur le fond, c'est-à-dire qu'on ne saura pas sur la discussion budgétaire et des mesures qui fâchent, mais plus sur sa déclaration d'intention. Donc c'est là où on va avoir du mal à comprendre, Marie-Amandine Marie. Oui, effectivement. Et par ailleurs, sur ces 13 jours qui nous amènent au 8 septembre, il y a une vraie inconnue de savoir comment François Bayrou va procéder.

Est-ce que des réunions, des consultations sont prévues pour avoir des concessions sont prévues avec les groupes parlementaires ? Dans l'agenda initial, c'était ce qui devait accompagner ce mois de septembre jusqu'au dépôt, l'examen au Conseil des ministres de ce budget. Là, Amandine, peut-être... Pour le moment, c'est un flou absolument total sur les intentions du Premier ministre.

Il va s'exprimer devant le Médèche jeudi, il va aller voir les Français à la foire de Chalons, donc sans doute à nouveau des prises de parole que l'on suivra en direct sur BFM TV, mais quid de la négociation directe avec les groupes parlementaires et au fil du temps aussi les syndicats qui lui cattent la porte au nez ? Exactement, mais ça corrobore complètement ce flou, le fait que François Bayrou ne semble pas, au fond de lui, vraiment vouloir négocier.

On fait tous semblant de croire qu'il peut encore se passer quelque chose, mais on sait, d'après les informations qui viennent à la fois des proches de François Bayrou et du Président de la République, que cette idée du vote de confiance a été prise il y a de ça plusieurs semaines avant même le discours du 15 juillet de François Bayrou, c'est-à-dire que quand il se présente pour faire ses grandes annonces, il a déjà en tête la possibilité de recourir à un vote de confiance et donc de tomber un mois et demi après les annonces et début septembre.

Donc c'est quelque chose qui est très réfléchi et c'est aussi ce que nous disent d'ailleurs certains ministres, c'est-à-dire qu'il ne faut pas prendre François Bayrou pour un perdreau de l'année, il a en tête l'objectif ultime d'être un jour président de la République davantage que d'être Premier ministre et donc c'est un scénario où François Bayrou soigne sa sortie pour avoir une image, celle du martyr de la dette, c'est comme ça qu'on peut à peu près résumer la façon dont François Bayrou pourrait construire une éventuelle campagne présidentielle et donc là où il se dit de toute façon c'est perdu, je n'y arriverai pas, je ne sauverai pas ce budget, il ne passera pas, qu'est-ce qui me reste ?

À savoir mon intérêt aussi personnel c'est-à-dire comme les autres François Bayrou n'est pas complètement au-dessus de la ménée il taxe tous les autres aujourd'hui d'être des irresponsables politiques mais lui aussi réfléchit à son propre avenir et on comprend dans ses propos d'aujourd'hui notamment qu'il est en train d'essayer de se construire ce personnage présidentiel Est-ce que c'est audible encore pour les Français si jour après jour on leur dit c'est moi ou le chaos et ce n'est pas de ma faute c'est de la faute des responsables politiques c'est-à-dire après moi c'est le déluge Est-ce que ça c'est audible ou pas ?

Non, il suffit d'ailleurs de regarder aujourd'hui ce que disent les Français et les ondages ils sont complètement paumés les Français parce que cette situation est incompréhensible et insatisfaisante pour tout le monde et quand bien même il y aurait une dissolution pour faire quoi ? Et comment les Français vont voter en se disant qu'à nouveau ça va être le drame des gens qui n'arrivent pas à s'entendre ?

Vous vous souvenez que quand il y a eu la première sortie des élections législatives en discuter tous en plateau de la France va changer sa culture parlementaire enfin on va apprendre à discuter tous ensemble pas du tout et on n'y arrivera pas d'ici 2027 donc quoi qu'il en soit on va re-voter éventuellement à des législatives en sachant maintenant Rien n'est moins sûr parce qu'il peut très bien avoir la nomination d'un autre Premier ministre J'ai une proposition qui n'est pas en mon nom pas au nom des Républicains mais j'essaie de parler en mon nom parce qu'on a eu un plateau Elle est en votre nom ou pas en votre nom ?

En mon nom mais pas au nom des Parti et des Républicains J'entends sur ce plateau qu'il y a un certain nombre de personnes qui veulent être constructives Pourquoi ? Les gens qui sont constructifs et qui disent qu'ils ont des contre-propositions ne demandent pas n'exigent pas un rendez-vous à François Bayrou Mais on a demandé mais nous on a demandé

32:41
Aleksandar Nikolic

le 25 juillet il nous a pas répondu M. J'ai dit que je vous ai mis dedans Mais on a demandé ça fait des mois

32:46
Intervenant

Je ne mets pas LFI parce qu'LFI Ni LFI ni LERN ne sont dedans Je ne sais pas Je trouve que ce serait intéressant que les différentes personnes qui disent j'ai des contre-propositions et si je suis entendu nous voterons la confiance à François Bayrou et bien chiche C'est pas vrai de dire qu'il n'a pas annoncé l'orientation Il doit consulter les groupes politiques François Bayrou Oui mais est-ce que ces consultations auront lieu ou pas avant ce vote de normes

33:12
Aleksandar Nikolic

Je pense qu'il faut les exiger Il n'y a pas de rendez-vous formel pris encore Absolument pas On a compris quelques orientations sur les retraités On a compris qu'il ne voulait pas qu'il va faire en sorte que les retraites ne suivent pas l'inflation et que par contre il ne touchera pas à l'immigration Tout à l'heure vous avez parlé d'immigration Vous avez M. Rotaillot qui est au gouvernement M. Rotaillot il dit je suis pour un référendum sur l'immigration quelques jours après M. Bayrou lui dit non Il dit qu'il est pour la double peine M. Bayrou lui dit non Il dit qu'il est pour des peines planchées Non mais à un moment Messez-vous à un niveau de la situation Pas le truc de la politique M.

Bayrou il s'est positionné Nous on écoute ses positions Et aujourd'hui il fait le choix par exemple de s'en prendre et de faire les poches plus aux retraités que de faire en sorte qu'on arrête avec l'AME qu'on arrête avec des aides Il y a des clandestins qui n'ont pas lieu d'être