Mobilisation des lycéens : "Les revendications sont légitimes, écoutons-les", demande la députée LFI de la Somme
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:39OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est la place d'une élue de la République ?
- 1:11RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à ces critiques ?
- 2:19OuverteRéponse partielle
Mais comment on fait pour faire redescendre la tension ?
- 3:26OuverteRéponse directe
Est-ce que la collectivité a failli, de votre point de vue ?
- 4:20RelanceRéponse directe
Mais Zayadane, vous aussi, vous faites partie de ce conseil régional, c'est un peu votre part de responsabilité ?
- 4:47OuverteRéponse directe
À quoi est-ce que vous vous attendez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« 'est complètement la place d'une élue de la République. »
- 0:44Invité politiqueFait
« À partir du moment où les revendications des lycéens sont légitimes et sont en responsabilité, bien sûr que nous devons. »
- 1:13Invité politiqueFait
« je déposerai plainte pour diffamation concernant et contre M. Jean-Christophe Lauric, puisqu'il a, sur ses réseaux sociaux, dit clairement que j'incitais à la haine et à la violence lors de ces manifestations, alors qu'ils viennent à nos côtés aujourd'hui pour entendre ce que je dis depuis quelques jours aux lycéens. »
- 2:22Invité politiqueFait
« je condamne surtout ce gouvernement qui, depuis des années, fustige l'éducation nationale et ne donne pas les moyens, justement, aux lycéens de pouvoir étudier correctement et aux professeurs de pouvoir donner une pédagogie correcte. »
- 2:36Invité politiqueFait
« On manque de professeurs, on manque de psychologues. »
- 3:29Invité politiqueFait
« La collectivité a complètement failli et nous avons un conseil régional qui est méprisant face aux lycéens, notamment son vice-président, M. Rigaud, que nous interrogeons régulièrement au conseil régional et qui, pour lui, tout se passe bien. »
- 3:49Invité politiqueFait
« Nous avons mis les moyens, il n'y a pas de soucis. La preuve en est qu'il y a deux ans, la cité scolaire à Branly, Tuilliers, Gans, il n'y avait plus de chauffage et la mobilisation des lycéens et des parents a fait que les sommes qui étaient prévues ont été débloquées. »
- 4:52Invité politiqueFait
« nous avons regardé précisément cette dotation globale de moyens qui est insuffisante, je le dis aujourd'hui. »
- 5:00Invité politiqueFait
« Par contre, ça ne suffit toujours pas puisque nous avons des locaux qui sont vieillissants et qui méritent aujourd'hui d'être remis à neuf. »
Temps de parole
- Zahia Hamdane53 %
- Présentateur23 %
- Présentateur 214 %
- Présentateur 36 %
- ?3 %
≈ 11,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Jusqu'à 9h, ici m'attends.
Vous
écoutez ici Picardie, il est 7h46, autour de 6000 lycéens. Picard se sont mobilisés hier encore devant leurs établissements pour dénoncer le manque de moyens et leurs conditions d'enseignement. Des rassemblements parfois tendus face aux forces de l'ordre et des critiques qui fusent sur la participation d'élus à cette mobilisation. C'est le cas de votre invitée ce matin, Céline Autin, la députée de la France Insoumise de la Somme. Bonjour Zahia Hamdan. Bonjour,
merci pour l
'invitation.
Vous
étiez effectivement avec les jeunes de Lusarche à Amiens il y a deux jours, devant la cité scolaire Amiens-Sud hier matin. Est-ce que c'est la place d'une élue de la République ?
C
'est complètement la place d'une élue de la République. À partir du moment où les revendications des lycéens sont légitimes et sont en responsabilité, bien sûr que nous devons. Et je regrette que nous ne soyons pas plus d'élus présents aux côtés des lycéens, justement.
Les
élus locaux de droite de la Somme, notamment, n'ont pas fait ce choix et fustigent votre présence parmi des petits groupes de casseurs. Fin de la citation qu'on doit à Jean-Christophe Lauric, élu amiennois. D'autres encore reprochent à votre parti d'instrumentaliser la colère. Qu'est-ce que vous répondez à ces critiques ?
Écoutez, je vous annonce ici à votre antenne que je déposerai plainte pour diffamation concernant et contre M. Jean-Christophe Lauric, puisqu'il a, sur ses réseaux sociaux, dit clairement que j'incitais à la haine et à la violence lors de ces manifestations, alors qu'ils viennent à nos côtés aujourd'hui pour entendre ce que je dis depuis quelques jours aux lycéens. Et justement, en responsabilité, comme ils le font depuis quelques jours, et partout en France, ils sont légitimes, comme je le disais, à revendiquer certains droits.
Alors, vous dites en
responsabilité, mais il y a eu effectivement des dégradations sur des abribus, il y
a
eu des jets de projectiles sur les policiers, sur un journaliste du Courrier Picard, un chef d'établissement de la cité scolaire Amiens-Sud, blessé. C'est en train de mal tourner, non
? C
'est en train de mal tourner, non. C'est un raccourci quand même. Dans toute la France, effectivement, les lycéens sont en nombre pour revendiquer des droits, des droits à une meilleure scolarité, des droits à un meilleur accueil dans leur lycée.
Mais comment on fait pour faire redescendre la tension ? Moi,
je condamne surtout ce gouvernement qui, depuis des années, fustige l'éducation nationale et ne donne pas les moyens, justement, aux lycéens de pouvoir étudier correctement et aux professeurs de pouvoir donner une pédagogie correcte. On manque de professeurs,
on manque de psychologues. Mais je repose ma question, comment dans l'immédiat,
on fait retomber cette tension ? Alors, on peut faire retomber tout simplement cette tension en écoutant. En écoutant tout simplement les lycéens. Là, ce qu'ils nous disent depuis quelques jours, c'est qu'ils ne sont pas entendus, en fait, dans leurs revendications. Et leurs revendications, je le répète, sont légitimes. Vous avez des lycéens qui revendiquent le droit de travailler sereinement, le droit de travailler dignement, le droit de travailler correctement. Entendons-le, écoutez-les, écoutons-les. Ici
Picardie,
il
est 7h49, on est avec Zahia Hamdan, députée LFI de la deuxième circonscription de la Somme. Et vous êtes aussi conseillère régionale d'opposition. La région qui est mise en cause, notamment parce que c'est elle qui a la charge d'entretenir les lycées, les bâtiments. Et on l'a entendu ce matin sur l'ici Picardie, les jeunes dénoncent l'état, justement, de leurs bâtiments. Est-ce que la collectivité a failli, de votre point de vue ?
La collectivité a complètement failli et nous avons un conseil régional qui est méprisant face aux lycéens, notamment son vice-président, M. Rigaud, que nous interrogeons régulièrement au conseil régional et qui, pour lui, tout se passe bien. Nous avons mis les moyens, il n'y a pas de soucis. La preuve en est qu'il y a deux ans, la cité scolaire à Branly, Tuilliers, Gans, il n'y avait plus de chauffage et la mobilisation des lycéens et des parents a fait que les sommes qui étaient prévues ont été débloquées. Vous avez le lycée de Lambre, la cité scolaire de de Lambre, qui en janvier également a un état, en tout cas des murs complètement délabrés.
Le conseil régional a enfin, enfin, dénié mettre des moyens.
Mais Zayadane, vous aussi, vous faites partie de
ce conseil régional, c'est un peu votre part de responsabilité ?
C'est ma responsabilité, je suis dans l'opposition, malheureusement dans l'opposition et nous nous crions haut et fort constamment et régulièrement lors des séances plénières, lors des commissions permanentes qu'il manque, que le lycée manque de moyens.
Il va y avoir une séance plénière lundi à Amiens avec la présentation de la dotation globale de fonctionnement, soit l'enveloppe dédiée au lycée chaque année pour le chauffage, l'entretien, etc. À quoi est
-ce
que vous vous attendez ?
Eh bien écoutez, nous avons regardé précisément cette dotation globale de moyens qui est insuffisante, je le dis aujourd'hui.
Elle est en
baisse ? Elle est régulière, elle n'est ni en baisse ni en augmentation.
Et
ça ne suffit pas
?
Par contre, ça ne suffit toujours pas puisque nous avons des locaux qui sont vieillissants et qui méritent aujourd'hui d'être remis à neuf.
Zayadane, je le rappelle, vous êtes députée de la France Insoumise de la deuxième circonscription de la Somme, élu d'opposition, on vient de l'entendre au conseil régional. Merci d'avoir accepté de répondre à nos questions ce matin.
Merci à vous.
Bonne journée. Je tiens à préciser que
le recteur que nous avons invité ce matin a décliné notre invitation. Il est 7h51. On vous donne la parole ce matin à ce sujet, d'ailleurs au sujet des manifestations des lycéens. Oui, vous avez la parole. Les lycéens manifestent et bloquent des établissements.
On
en parlait pour faire entendre leurs revendications. Vous trouvez ça normal, nécessaire, gênant ? Vous êtes partagé ? Quel regard portez-vous sur ces manifestations et sur les revendications ? Vous avez donc la parole maintenant, 0322 92 58 58, sur Facebook et sur WhatsApp aussi, c'est possible, un message écrit, un message vocal juste avant de partir au travail. Comme ça, vous pouvez vous exprimer librement. Vous avez peut-être manifesté aussi, vous, quand vous étiez plus jeune. Partagez votre expérience avec nous en direct sur ICI Picardie. Vianney, d'or et d'éteint.
Zahia Hamdane