Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatC dans l'air (sur YouTube)· 23 septembre 2024 64 minContradictoireMixteInstitutions & électionsBudget & impôtsSolidarités & familleSanté

Gouvernement Barnier : les heures décisives #cdanslair 22.09.2024

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:33OuverteRéponse directe

    Karl Meus, peut-on dire que pour ce gouvernement, qui devrait sortir ce soir, c'était une affaire de casting et que ça a été compliqué ?

  • 20:27OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça augure mal, quand même, est-ce que la colère sociale se rappellera au bon souvenir de Michel Barnier dans les semaines et les mois à venir ?

  • 38:30OuverteRéponse directe

    On voit des services publics à l'abandon, des Français mécontents et pourtant des Français qui n'ont jamais payé autant d'impôts. Alors, comment ça s'explique, ce paradoxe ?

  • 40:25OuverteRéponse directe

    Alors, ça n'est pas un problème de moyens, c'est un problème d'allocation. Les moyens sont là. Alors, allez-y. Comment vous expliquez ce paradoxe ? Parce que la démonstration est passionnante, mais quel est le nœud du problème, alors ?

  • 44:16OuverteRéponse directe

    Ça veut dire quoi ? On va tailler dans les dépenses qui alimentent ces services publics ou on n'évitera pas des hausses d'impôts ? Est-ce que c'est la question qui très vite va se poser à cet exécutif ?

  • 45:00FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il va remettre en question la loi de programmation militaire ? Est-ce qu'il va remettre en question tous les moyens mis sur la police ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:56PrésentateurChiffre
    « Aujourd'hui, vous avez 59% des Français qui vous disent être beaucoup ou assez intéressés par l'actualité politique. »
  • 12:10Locuteur non identifiéPromesse
    « Emmanuel Macron a beau faire croire qu'il peut décider de tout tout seul, eh bien, je le redis, la seule limite à l'autoritarisme, c'est lorsque l'on dit non, comme nous le faisons aujourd'hui. »
  • 20:41PrésentateurChiffre
    « Cet après-midi, il y avait 50 rassemblements. »
  • 35:33Locuteur non identifiéChiffre
    « 44% des Français accèdent difficilement aux services de santé. »
  • 36:10PrésentateurChiffre
    « Marine Le Pen a obtenu plus de 56% des voix. »
  • 39:15PrésentateurChiffre
    « Les prélèvements obligatoires sont toujours à peu près à leur plus haut historique. On est à peu près entre 45 et 48 % du PIB. »
  • 39:23PrésentateurChiffre
    « Les dépenses publiques, elles, sont aussi, si on enlève le moment du Covid qui était vraiment exceptionnel, à leur plus haut historique. »
  • 39:37PrésentateurChiffre
    « Entre 1997 et 2020, la fonction publique d'État n'a augmenté que de 6 %. La fonction publique territoriale, donc les fonctionnaires territoriaux, de 44 %, et la fonction publique hospitalière de 35 %. Dans le même temps, la population, elle, n'a augmenté que de 13 %. »
  • 40:03PrésentateurChiffre
    « On dépense plus pour l'éducation, on dépense plus pour la santé, plus pour la vieillesse aussi, mais ça, c'est lié à notre système par répartition, que nos voisins. »
  • 40:47PrésentateurChiffre
    « On a neuf points de plus en part par rapport aux Allemands de gens qui sont des administratifs dans les hôpitaux qui ne sont pas des soignants. »
  • 42:45PrésentateurChiffre
    « On est à 73% de satisfaction. »
  • 43:44PrésentateurChiffre
    « En 2004, vous avez le même niveau de satisfaction à l'égard des services publics qu'aujourd'hui, 73-74%. »
  • 44:07PrésentateurChiffre
    « Le déficit de cette année ne sera pas de 5,6%, mais plutôt de 6%. »
  • 48:10PrésentateurChiffre
    « Le paiement des intérêts de la dette bondit à 64,3 milliards. »
  • 52:36PrésentateurChiffre
    « Le prix des produits alimentaires est en moyenne 40% plus cher que dans l'hexagone. »
  • 1:01:20PrésentateurChiffre
    « Sa cote de popularité ne pourra jamais remonter au-dessus de 35-40%. »

Temps de parole

  • Présentateur90 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. Enfin, un gouvernement qui devrait être annoncé dans la soirée. Un parcours d'obstacles pour Michel Barnier, accusé d'avoir fait la part trop belle à la droite conservatrice. Un gouvernement extrêmement fragile, contesté à gauche, mais aussi par une partie du bloc central censé le soutenir. Michel Barnier saura-t-il faire durer ce gouvernement qui reste à la merci d'une motion de censure, avec comme baptême du feu le budget qui s'annonce un véritable casse-tête ? Et puis, quelle sera la place d'Emmanuel Macron ? Ressort-il fragilisé de cette séquence ?

C'est le sujet de cette émission de ce « C'est dans l'air » intitulé ce soir « Gouvernement Barnier, les heures décisives ». Pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir Karl Meus. Vous êtes rédacteur en chef du Figaro Magazine. À la une cette semaine du Figaro Magazine, un plan d'urgence pour la France. Et puis je cite votre dernière chronique, « La difficile équation de Michel Barnier ». Alexandra Schwarzbord, vous êtes directrice adjointe de la rédaction de Libération. Votre dernier livre, « Éclat », c'est sur votre parcours de journaliste qui est publié aux éditions Mercure de France.

Claire Gatinois, vous êtes journaliste politique au Monde, en charge du suivi de l'Élysée et de Matignon. À la une du numéro de ce week-end, « LR et macroniste au cœur des choix Barnier ». Et enfin, Laure Salvin, vous êtes directrice générale de l'institut de sondage Varian, c'est l'ancien cantard public. Merci de participer à cette émission en direct. Karl Meus, peut-on dire que pour ce gouvernement, qui devrait sortir ce soir, c'était une affaire de casting et que ça a été compliqué ? On a même eu quelques couacs avec des noms qui sont sortis et qui visiblement ont été biffés. On a eu une semaine un peu compliquée pour nous, journalistes politiques.

Ça a été un peu les montagnes russes parce qu'on a affaire à des joueurs de poker qui n'ont pas grand-chose dans leurs mains mais qui bluffent beaucoup. Et donc on a eu une montée de tension mardi-mercredi. Avec mercredi, une tension très forte où des rumeurs d'une démission de Michel Barnier ont couru très rapidement. Et tout le monde s'est très vite calmé parce que tout le monde a compris que si Michel Barnier s'en allait, c'était quand même le mur qui s'approchait dangereusement pour Emmanuel Macron mais également pour tous les autres dirigeants politiques qui essayaient de construire quelque chose.

Et donc Michel Barnier a réuni un peu tout ce qui peut composer sa majorité jeudi à Matignon. Et tout ça s'est calmé. Et maintenant on est dans ce qu'on appelle la dernière ligne droite. Mais je fais attention parce que je pense que dans votre émission tous les jours vous disiez que c'était la dernière ligne droite et qu'on approchait. Mais là il semble quand même qu'on approche du dénouement et que la liste des ministres potentiels telles qu'elle est composée est à la haute autorité de la transparence de la vie publique qui vérifie si tout va bien, s'il n'y a pas de...

Alors selon l'AFP, Michel Barnier serait en train d'appeler les ministres pour leur confirmer la bonne nouvelle en ce moment même. Dans le plan idéal de Michel Barnier, il y a l'annonce, peut-être dans l'émission, peut-être un peu après, un 20h demain soir. La journée quand même du patrimoine où il accueille ceux qui viennent à Matignon. Ce sera sa premier contact. Ce sera fait avec du public dans les bureaux, puisque c'est la journée du patrimoine. Voilà, donc j'imagine là peut-être qu'il dira deux, trois choses. Et puis un petit déjeuner du gouvernement à Matignon lundi avant des passations de pouvoir et il espère un conseil des ministres avant le départ d'Emmanuel Macron pour New York.

Alors Claire Gatinois, voici une liste, c'est celle d'hier. Alors déjà, je crois qu'on peut enlever Laurence Garnier, voilà, qui était promise à la famille, mais dont on s'est aperçu qu'elle avait voté contre... C'était un profil de droite catholique... Manif pour toutes. Voilà, exactement, parrainé par Bruno Retailleau, qui était lui-même un ancien de Philippe de Villiers. Donc voilà, ça a beaucoup heurté la famille macroniste. Donc son profil a sans doute été biffé par Emmanuel Macron. Il y a plusieurs listes comme ça qui ont circulé. Est-ce qu'Emmanuel Macron les a toutes eues en main, ces listes ? Et est-ce qu'il les a commentées, voire... Est-ce qu'il y en a eu plusieurs ?

Alors l'Elysée soutient qu'Emmanuel Macron ne biffe jamais de nom, puisqu'il a martelé que le pouvoir était pour le Premier ministre, qui lui laissait les coups des franges et les mains libres. Donc il assure qu'il ne touche à rien. En réalité, on sait qu'il y a quand même plusieurs listes qui ont circulé depuis le début de la semaine et qu'elles n'ont visiblement pas complètement satisfait le président de la République. Pourquoi ? Parce qu'il les trouvait trop marqués LR ? Alors, début de semaine, effectivement, visiblement, il y avait un peu trop d'appétit de la part des LR.

Donc Emmanuel Macron a jugé que ce n'était pas assez équilibré, qu'il voulait quelque chose, un peu comme il l'avait mentionné dans sa lettre aux Français en juillet. Il voulait un gouvernement un peu plus rassembleur, plus large et représentatif de l'arc républicain. Mais l'Élysée soutient, puisque Emmanuel Macron nous promet qu'il a changé de rôle et qu'il est désormais dans une stature plus présidentielle, que le président omniprésent n'existe plus. Soutient donc qu'Emmanuel Macron n'a pas biffé, mais a juste alerté sur certains profils, et notamment sur celui de Laurence Garnier.

Alors, Alexandra, Laurence Garnier, qui est étiquetée droite conservatrice, très famille à l'ancienne, on a parlé de l'arrivée de la droite trocadéro au pouvoir. Alors vous, à Libération, vous y allez plus fortement. Vous dites un gouvernement avec un arrière-goût de Rance. Oui, d'ailleurs, je ne vois pas bien la cohérence à biffé le nom de Laurence Garnier et pas celui de Bruno Retailleau, parce que finalement, vous l'avez dit... Ils ont fait du même bois ? Oui, bien sûr. C'est la même famille. C'est ce qu'on a appelé la droite trocadéro. La droite trocadéro ou droite Fillon. C'est ça, parce que...

Et donc, vous vous rendez compte, quand même, il y a trois mois, il s'est passé trois mois, où les Français, dans les derniers scrutins, ont dit, ont fait passer un message. Le plus important, c'était qu'ils voulaient autre chose. Ils voulaient autre chose. Trois mois plus tard, alors qu'on n'a pas eu de... Il ne s'est rien passé pendant ces trois mois. On se retrouve avec la même chose et en pire. C'est-à-dire avec un retour en arrière colossal vers des valeurs, en effet, vraiment des valeurs ringardes. Enfin, voilà, moi, je dirais... C'est la droite des années 90 ? Mais oui, c'est la vieille droite. Alors qu'on voit bien que le monde est en train de bouger tellement vite.

On voit qu'on a tellement de défis, des défis modernes. Et notamment, le premier d'entre eux, c'est la transition écologique, qu'il faut mener tambour battant. C'est vrai qu'on a revu sur les réseaux sociaux, cette vieille affiche de 1986, c'était « Au secours, la droite revient ». C'était le PS à l'époque qui, voyant se profiler la victoire de la droite, avait fait cette affiche. C'est un peu ça. C'est un peu ça. Et donc, ça fait vraiment peur. Parce qu'on a l'impression que les politiques n'ont rien compris, que là, la France est à côté de la plaque.

Et d'ailleurs, ce qui s'est passé en début de semaine à Bruxelles, avec le coup de force d'Ursula von der Leyen, qui a viré Thierry Breton, qui était un des poids lourds de la Commission européenne, et donc qui a amégris le portefeuille de la France, montre bien que la France est en train de perdre du pouvoir, de l'influence. Et je crois qu'à l'étranger, on nous regarde en se demandant ce qui se passe. Parce que c'est vraiment une régression, alors qu'aujourd'hui, on aurait vraiment besoin d'un bond en avant, en matière de transition écologique, en matière de services publics. On va en parler, mais c'est vraiment... Il faut à tout prix accélérer la modernisation.

Enfin, non pas la modernisation, mais le rétablissement des services publics. C'est aussi une des demandes des Français. Et là, alors là, services publics, pour l'instant, on ne voit pas bien où ça apparaît. La transition écologique, j'ai l'impression que, pour l'instant, ça va être un peu la dernière roue du carrosse. On va voir, mais j'ai assez peu d'espoir. Et en fait, qu'est-ce qu'on va voir revenir très vite ? Les discours sur l'immigration, la sécurité, les immigrants qui mangent le pain des Français, qui prennent tout leur boulot. C'est ça qu'on va voir revenir dans les semaines et les mois qui viennent.

Alors qu'on a, au contraire, besoin d'une France moderne et de politique moderne qui nous projette vers l'avenir et non pas qui nous renvoie vers le passé. Laure Salvin, comment les Français voient-ils, jugent-ils, apprécient-ils toute cette séquence ? Est-ce que d'abord, ça les intéresse ? On est très marqué, justement, par le fort intérêt des Français, aujourd'hui, sur l'actualité politique. On mesure depuis très longtemps. Aujourd'hui, vous avez 59% des Français qui vous disent être beaucoup ou assez intéressés par l'actualité politique. Ce sont des niveaux qu'on n'avait pas atteints depuis 2012.

Vous voyez, 2012, cette idée, effectivement, que les changements étaient possibles, les changements étaient voulus. Et là, aujourd'hui, vous avez un petit peu le même sentiment. C'est-à-dire que le gouvernement de Michel Barnier, on n'a pas encore les noms exacts, mais il peut se passer des choses importantes. Et puis, on sort d'une séquence électorale très intense pendant laquelle les Français se sont beaucoup mobilisés. On a eu beaucoup d'effervescence. Et puis, d'effervescence également au niveau, ensuite, français avec les Jeux olympiques.

Et là, finalement, les Français se sont rendus compte, contrairement à tous les pronostics, que des choses positives pouvaient aussi se passer en France, qu'on pouvait très bien arriver à une forme de communion collective autour de valeurs fédératrices, sportives, comme le respect, la solidarité, l'effort, le dépassement de soi. Est-ce que les Français attendent aujourd'hui ? Et d'ailleurs, quand on leur demande comment ils souhaiteraient que le gouvernement soit composé, ce qu'ils attendent aujourd'hui, c'est justement de l'union. De l'union, de la collaboration, de la négociation. On parle beaucoup de culture du compromis. On s'inspire des JO. On s'inspire des JO, voilà.

Et les valeurs qui ont été mises en avant par ces JO, effectivement, on aimerait qu'aujourd'hui, les hommes et les femmes politiques, finalement, se les approprient, ces valeurs. Et notamment, moi, ce qui me marque dans l'opinion, c'est notamment cette valeur, justement, de respect de l'autre, respect de ses adversaires, et puis de le travail collectif. C'est-à-dire que, finalement, ils se rendent compte qu'une équipe française sportive, elle réussit parce qu'ils sont soudés, parce que les sportifs jouent ensemble.

Et là, ils attendent effectivement un gouvernement un peu divers, avec du centre-gauche, du centre-droite, voilà, mais un gouvernement qui puisse, effectivement, changer, peut-être, les méthodes de faire de la politique. Alors, le travail collectif, on va voir si Michel Barnier a un collectif autour de lui. Mais d'abord, alors que la composition du gouvernement n'a pas encore été officiellement dévoilée, des manifestations ont eu lieu cet après-midi dans plusieurs villes de France pour protester contre ce gouvernement Barnier. Sujet de Mathieu Lignot et Benoît Thébault. 60 manifestations partout en France pour dénoncer un gouvernement de droite avant même sa nomination.

Des organisations de gauche ne veulent pas du projet annoncé de Michel Barnier et d'Emmanuel Macron.

11:38
Locuteur non identifié

Emmanuel Macron a beau faire croire qu'il peut décider de tout tout seul, eh bien, je le redis, la seule limite à l'autoritarisme, c'est lorsque l'on dit non, comme nous le faisons aujourd'hui. Ce gouvernement, c'est un gouvernement d'un syndicat de perdants avec des personnages plus ou moins là pour un décor en faux-semblant et d'autres qui seront les vrais patrons comme M. Retailleau.

12:01
Présentateur

Un casting et des tensions entre Michel Barnier et le président en début de semaine. Hier, Emmanuel Macron tentait de rassurer. Je ne vais pas faire de commentaires sur des commentaires. Je vous dis qu'il a pleine liberté, c'est son gouvernement et il faut que les uns aient les aides. Mais je nommerai sur la base des propositions qu'il me fera. À la fin, une liste qui a fuité de 38 ministres, dont 16 de plein exercice. Mais est-ce finalement le président qui décide de tout ? Ce matin, le chef de file de l'UDI

12:34
Invité

raconte quelques coulisses. Le Premier ministre nous l'a dit quand il nous a réunis. J'ai les mains libres. J'ai les mains libres. Il a rappelé qu'on l'avait appelé, qu'il s'était engagé. Michel Barnier doit composer avec l'UDI,

12:51
Présentateur

les macronistes, le modem et son propre parti, les Républicains. Et c'est dans sa famille qu'il aurait choisi des personnalités qui font grincer des dents, comme Laurence Garnier et Patrick Hetzel, respectivement sénatrices et députées de droite.

13:08
Locuteur non identifié

Conservateurs, ils ont voté contre l'adoption de l'IVG dans la Constitution et s'étaient engagés

13:13
Présentateur

contre le mariage homosexuel. Est-ce que vous refusez de marier un couple homosexuel ? Si je suis élue maire de Nantes, effectivement, vous l'avez rappelé, je me suis beaucoup engagée parce que c'est ma conviction qu'on fait de la politique pour défendre à la fois des idées et des valeurs. Autre point de crispation, Bruno Retailleau. Chef des sénateurs LR, il deviendrait ministre de l'Intérieur. Très dur sur l'immigration, il choque lors des émeutes en 2023. Certes, ce sont des Français, mais ce sont des Français par leur identité. Et malheureusement, pour la deuxième, la troisième génération, il y a comme une sorte de régression vers les origines, vers les origines ethniques.

L'ancien soutien de François Fillon n'hésite pas à reprendre parfois le vocabulaire de l'extrême droite. Alors, le Rassemblement national ne serait pas contre sa nomination à Beauvau. À partir de là, effectivement, si ces mesures-là sont prises, si effectivement, ces proclamations de la droite classique, mais ce n'est pas la première fois, malheureusement, qu'on les entend, eh bien, si cela est suivi des faits, ça peut être effectivement un signal en couange. Mais du côté des macronistes, notamment l'aile gauche, certains sont très inquiets de cette droitisation et menaces.

Non, je ne vote pas de censure, je ne voterai peut-être pas la confiance et je pense qu'il est important de maintenir cette pression actuellement. On ne parle pas simplement de représentants d'une ligne politique, c'est un ensemble de discours, un ensemble de choses. Moi, quand je parle de français de papier, c'est quand même quelque chose qui a été porté sous Vichy, l'Action française, c'est un ensemble de sujets. Ambiance électrique. Emmanuel Macron devrait recevoir demain soir les nouveaux ministres à l'Elysée. Karl Méhuz, question de Yannick en Gironde. Gabriel Attal est décevant, il joue le pourrissement.

L'ex-premier ministre se laisserait-il gagner par l'ambition pour reprendre l'image de Laure Salvin qui parlait d'un collectif. Est-ce que tout le monde joue collectif dans le bloc central où certains ont l'air de jouer d'une carte plus personnelle ? Ce n'est pas vraiment un pour tous, tous pour un. C'est plutôt chacun pour soi. C'est ce qui déçoit un peu Michel Barnier pour tout vous dire. Lui pensait que tout le monde se regrouperait. Alors derrière lui, à côté de lui, ça, ça pouvait être déterminé. Mais que sa feuille de route étant un gouvernement équilibré et assez large, il allait pouvoir, même s'il n'est pas naïf, compter sur les uns et les autres.

Il s'est rendu compte le jour de la passation de pouvoir que Gabriel Attal allait jouer une partition un peu différente. On se souvient des pics que Gabriel Attal lance en premier et Michel Barnier lui répond. C'est un peu trop voyant, d'ailleurs, on peut penser. Vous voulez dire que la une du point est l'interview dans la quête. Oui, j'ai une histoire à écrire avec les Français. Oui, mais parce que lui, il a intérêt à ce que ça soit voyant parce que d'abord, il est jeune et ensuite, dans l'esprit des Français, je parle sous le contrôle de Laure Salvin, mais il n'est pas encore un candidat à l'élection présidentielle. Il ne s'est pas encore affirmé comme ça. Donc, il faut qu'il crée ce lien.

Édouard Philippe le fait depuis son départ de Matignon et qu'il a de l'avance. Gabriel Attal va très vite. On peut dire qu'il a chaussé les bottes de cette lieu, mais parce qu'ils font tous un pari. Ils font, enfin, plusieurs paris. Ils font le pari que le gouvernement de Michel Barnier ne va pas durer très longtemps. Ce n'est pas de la faute de Michel Barnier, ce n'est peut-être pas de la faute de leur comportement, c'est parce que c'est une majorité relative qui est très friable. On y reviendra. Deux, ils font le pari que derrière, c'est Emmanuel Macron qui sera fragilisé et peut-être qu'il ne pourra pas terminer son mandat.

À l'Élysée, on dit, mais il en est hors de question, on ira jusqu'au bout. On se souvient qu'ils avaient dit aussi qu'il ne ferait pas de dissolution. Donc, ils sont obligés de se préparer. Édouard Philippe comme Gabriel Attal ont très mal vécu la dissolution parce que ça leur a un peu coupé les jambes et ils ne veulent pas à nouveau être pris au dépourvu et être dans une situation où ils n'auront pas été prêts. Donc, Gabriel Attal, il pense à 2027 et lui, son horizon, c'est 2027. Ce qui complique effectivement la relation avec Michel Barnier et ce qui explique la tension qu'il y a eu notamment en milieu de semaine.

Claire Gatinois, alors je cite Le Figaro ce matin qui recueille ce témoignage d'un prof, c'est Édouard Philippe qui dit « Darmanin et surtout Wauquiez vont tirer sur Barnier dès qu'il sera impopulaire. » Comme on dit, avec des amis comme ça, on n'a pas besoin d'ennemis parce que c'est censé être son bloc qui le soutient. Oui, tout à fait. En fait, c'est assez intéressant même si on n'a pas encore l'architecture complète du gouvernement, on sait que les prétendants à 2027, Laurent Wauquiez, Édouard Philippe, Gabriel Attal et Gérald Darmanin n'y sont pas. Donc, comme le disait Carl tout à l'heure, en fait, ils ont intérêt à exister. Et comment on existe dans cette période, il faut crier.

il faut crier. Donc, le rôle le plus facile est finalement celui de l'opposition. Donc, en fait, Michel Barnier, c'est très compliqué pour lui parce qu'il sent qu'au moindre à coup, et d'ailleurs, tout le monde lui rappelle assez régulièrement, personne ne lui pardonnera. Et ce sera l'occasion de prendre la tangente et d'expliquer que moi, pour 2027, choisissez-moi, je ferai mieux, j'existerai, je trouverai mieux. Alors, c'est très compliqué pour tous parce qu'ils sont un pied dedans et un pied dehors. Et comme vous le disiez tout à l'heure, en fait, les Français n'attendent pas ça. Ils n'attendent plus le bruit, la fureur, ils veulent de l'apaisement. Le monde est en train de changer.

Et en fait, on sent qu'il y a un petit décalage entre la classe politique, on parlait tout à l'heure des couacs, c'est que chacun fait des négociations un peu de marchands de tapis pour avoir plus de poids, peser un peu plus lourd, exister. Et qu'en fait, aujourd'hui, ce que les Français attendent, c'est une véritable coalition. Alors, Laure Salvin, donc on voit Michel Barnier qui a peu de soutien dans la classe politique. Est-ce qu'il en a auprès de l'opinion ? Alors, dans les premiers sondages qui sont sortis, effectivement, il y a plutôt une certaine neutralité, je dirais.

Vous avez quasiment un tiers des Français qui le soutient, un tiers qui n'a pas une bonne opinion de lui et puis un tiers neutre. C'est vraiment les trois blocs qu'on retrouve partout. Les trois blocs de l'Assemblée, oui. Donc, effectivement, il y a quand même un certain attentisme. Il est connu par les plus âgés. Effectivement, il a une bonne notoriété auprès des Français les plus âgés. Il a marqué, notamment, par son rôle au moment du Brexit. Et donc, il est quand même perçu comme un homme à la fois compétent et ouvert au dialogue, capable de négocier. Donc, ça, c'est sa grande force, cette capacité à négocier.

Et je pense que l'opinion, justement, l'attend sur ce point-là en se disant est-ce qu'il va réussir à faire en France qu'il a réussi, finalement, au niveau européen. Et puis, il a également sur ses épaules le poids du succès, quelque part, du gouvernement parce qu'il ne veut en Nogota être responsable de l'échec de ce gouvernement-là après une période aussi longue de tractation, de crispation, même, on pourrait dire. Donc, voilà. Donc, il est un peu à la croisée des chemins et les Français attendent beaucoup, je pense, de Michel Barnier. Alexandre Schwarzbrot, ce gouvernement n'est même pas nommé que déjà, il y a des manifestations, et ce n'est pas le premier samedi, contre ce gouvernement.

Est-ce que ça augure mal, quand même, est-ce que la colère sociale se rappellera au bon souvenir de Michel Barnier dans les semaines et les mois à venir ? Je crois que ça va être... Ça a commencé déjà. Cet après-midi, il y avait 50 rassemblements. Oui, alors, bon, il n'y avait pas énormément de monde, mais je pense que ça va... Mais est-ce que les fermants sont là ? Ah oui, bien sûr. Ah, mais tous les fermants sont là.

Et justement, je rebondis sur ce que vous avez dit tout à l'heure, le retour au réel est d'autant plus difficile que cet été, on a vécu, c'est vrai, enfin, ceux qui ont vécu ce moment des Jeux Olympiques à Paris, mais aussi partout en France, ont tous gardé en mémoire cette espèce de bulle et cet espèce de sentiment de solidarité, de bienveillance, de joie populaire. Et du coup, le retour au réel est d'autant plus difficile parce que tout à coup, ça, ça s'évapore totalement et on risque d'avoir des annonces difficiles dans les semaines qui viennent.

Un spectacle déplorable parce que, je vous rappelle, quand on a parlé au début de l'émission du moment, ce moment au milieu de semaine où on a cru que Barnier allait démissionner, c'était pourquoi ? C'était parce que Gérald Darmanin a appris qu'il n'aurait pas le Quai d'Orsay qui le convoitait parce que le Quai d'Orsay, il pensait que ça allait l'asseoir sa stature présidentielle puisque c'est un poste régalien où il est amené à rencontrer des chefs d'État. Michel Barnier qui voyait bien que ça allait lui donner justement un piédestal trop important n'en a pas voulu et du coup, fou de colère, il est allé faire cette interview, je crois, sur France Télévisions.

À Télématin, il a dit Michel Barnier va augmenter les impôts, moi, ça sera sans moi, je ne le soutiendrai pas. Donc, fou de colère, il a mis un petit coup de pression et il a commencé à canarder. Donc, vous imaginez ce que ça va être ? C'est parce qu'il n'a pas eu le Quai d'Orsay. Il a inventé ? Mais bien sûr, il n'a pas eu le Quai d'Orsay donc il a canardé tout de suite pour se venger de ses petits copains qui ne sont pas gentils avec lui. Donc, vous imaginez ce que ça va être dans les semaines et les mois qui viennent. Et en effet, vous parliez de tous les présidentiats parce que le problème de tout ça, le drame de tout ça, c'est quoi ?

C'est la présidentielle, c'est la prochaine présidentielle. Ils se mettent tous en attente. Pourquoi on a des seconds couteaux dans ce gouvernement ? Pourquoi on a des juniors qui n'ont pas forcément d'expérience ? Parce que les cadors, les seniors, si je puis dire, n'ont pas voulu y aller parce qu'ils se mettent en retrait pour la présidentielle.

Donc, ça va être une pétodière absolument effroyable et j'ai peur que, socialement, parce que pendant ce temps, la Martinique est affaillassante, pendant ce temps, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Calédonie, ça empire de jour en jour et si ça se trouve, la Guyane, la Guadeloupe vont prendre leur lait et dans les rues de France, j'ai peur que beaucoup, beaucoup de gens finissent par descendre dans la rue. Claire Gatinois, finalement, tous ces politiques qui ont des ambitions présidentielles, c'est Édouard Philippe qui dit que Michel Barnier ne voulait pas dans son gouvernement de personnes qui ont des ambitions présidentielles.

Est-ce que ce n'est pas plus dangereux, finalement, de les avoir en dehors du gouvernement et qu'ils sont là, ils regardent Michel Barnier avec le fusil chargé ? C'est ce qu'a essayé de faire comprendre Gérald Darmanin, justement, en sortant en expliquant qu'à l'extérieur il y aurait un fort pouvoir de nuisance. Donc, effectivement, ça va être très délicat pour Michel Barnier et pour rebondir un peu sur les ferments de la colère, il y a une thématique, je pense, qui est extrêmement dangereuse avec ce gouvernement. Il va falloir que Michel Barnier, notamment au moment de l'annonce de son programme, navigue de façon assez apaisée. c'est qu'il y a ce sentiment quand même de déni de démocratie.

Il s'est passé une élection. La gauche a l'impression qu'on lui a volé et que ça ne sert à rien de voter. Voilà, exactement. Pas que la gauche, parce qu'effectivement, vous avez trois quarts des Français qui considèrent qu'Emmanuel Macron n'a pas pris en compte les résultats des élections législatives. Voilà, exactement. Donc, je pense que c'est ça qui est très compliqué. Aujourd'hui, il y a peu de gens dans la rue, mais est-ce que ça ne veut pas dire que finalement, la conséquence, ce sera une forte abstention aux prochaines élections ? Peut-être pas, visiblement, puisqu'il y a un fort intérêt pour la politique, mais il y a quand même un danger.

On voit bien qu'il y a un ballon d'essai et il faut le saisir. Donc, je trouve que c'est ça qui est quand même assez inquiétant dans la période, c'est qu'il faut qu'il y ait une classe politique qui soit à la hauteur de ce qu'on est en train de vivre. Et là, pardonnez-moi l'expression, on a l'impression qu'on a quand même un gouvernement un peu de looser. Il y a les LR qui ont 47 députés à l'Assemblée nationale. Le camp d'Emmanuel Macron qui a été défait lors de ces élections. Donc, c'est compliqué pour Michel Barnier parce qu'il a tapé aux portes des représentants de la gauche et personne n'a voulu. Personne ne veut monter dans le bateau.

Donc, la mission était quasiment impossible pour lui. Mais c'est vrai que, voilà, on sent qu'on est dans quelque chose de nouveau et on ne sait pas vraiment de quel côté ça va pencher. Carameus ? Il y a un vote qui va pouvoir peut-être résoudre cela, enfin, résoudre ou en tout cas apaiser parce que c'est un vote à l'Assemblée nationale qui va montrer le rapport de force.

Ce gouvernement de Michel Barnier et c'est pour ça qu'Emmanuel Macron insistait pour qu'il soit le plus large possible, comprend des membres de l'ancienne majorité, ce qu'on appelle aujourd'hui ensemble pour la République, donc Horizon, Édouard Philippe, Modem, François Bayrou et on va dire les macronistes, fatalistes et les LR. Plus une partie de l'IOT puisque si dans la liste qui sera confirmée, il y a peut-être un ou deux ministres qui viennent de ce petit groupe charnière de centristes. Si vous additionnez ces gens-là, vous avez à peu près 213 à 230 députés. Le nouveau Front Populaire c'est 193.

Donc la démonstration peut être faite mathématiquement que le nouveau Front Populaire n'est plus le premier bloc à l'Assemblée nationale comme il le programme depuis juillet mais qu'il y en a un autre qui est celui qui est au gouvernement qui a 213 à 230. Qui a réussi à faire une coalition de 213 députés. Et la seule façon de faire chuter ce gouvernement-là, il y en a deux. Un, c'est que le Rassemblement National et le nouveau Front Populaire mêlent leur voix dans une motion de censure auquel cas, effectivement, là, ça fait plus de 300, ils chutent.

Ou, comme vous le disiez, la majorité se disloque parce qu'il y a des ambitions différentes et qu'il y a des appels à ce que tout ça parte en rime. Mais là où la gauche fait peut-être une erreur, on verra, il y a peut-être une ou deux personnalités de gauche qui seront dans le gouvernement. Mais au fond... Didier Migaud, on parle à la justice. On parle de Didier Migaud à la justice. Si on prend l'exemple de ce qu'a fait Martin Hirsch en 2007 avec Nicolas Sarkozy, c'est peut-être un exemple qu'aurait pu prendre une personnalité de gauche cette fois-ci en se disant après tout, je suis en position de force. Michel Barnier cherche absolument à recruter des gens de gauche.

Je lui dis je viens, mais à mes conditions. Je ne veux pas un poste de ministre, je veux être haut-commissaire, haut-commissaire, comme a fait Martin Hirsch. Et je dis voilà, moi je viens pour faire ma mission. En l'occurrence, c'était le RSA. Alors il a fait un peu plus parce que quand j'ai pris cet exemple, il m'a tout de suite répondu en disant oui, mais j'ai fait aussi des choses pour les jeunes. Et donc il y a moyen de faire des choses sans renier ses convictions. C'est peut-être compliqué, mais en tout cas Martin Hirsch l'a fait. Il n'a pas renié ses convictions. Lorsalvin, il a malé pas mal de coups.

Pour revenir sur ce que disait Claire Gatinois, est-ce que les Français auraient souhaité un gouvernement plus à gauche ? Est-ce qu'il y avait une envie de gauche au sortir de cette élection législative ? Il y avait une envie de diversité. La première chose que nous répondent les Français quand ils auraient dit de quoi voulez-vous que soit constitué le gouvernement, c'est un des personnalités de la société civile. Donc des gens qui connaissent la vraie vie des Français. Et en deuxième position, des personnalités du Parti Socialiste.

C'est quand même assez étonnant parce qu'effectivement quand on voit le score du Parti Socialiste aux dernières élections ou même quand on voit dans l'opinion la perception, l'opinion, vous avez seulement aujourd'hui 30% de Français qui nous disent avoir une bonne image du Parti Socialiste. Mais je pense que cette envie-là, c'est aussi pour que effectivement ce gouvernement soit divers et qu'il puisse y avoir une discussion sur les grands sujets et les grandes préoccupations aussi de la société. On parlait tout à l'heure de protection. Les Français ont besoin effectivement de protection dans ce climat très anxiogène, international, national.

et c'est vrai que la gauche pourrait en effet apporter ce sentiment-là de bienveillance, protection, effectivement, et peut-être pause sur un certain nombre de réformes économiques qui sont plus ou moins bien prises par les Français. En attendant, va pour Barnier, Alexandre Schwarzbrod. Barnier, dont on a vu qu'il n'avait pas forcément beaucoup de soutien au sein même de son camp avec des ambitions personnelles de Gabriel Attal ou de Laurent Wauquiez. Est-ce qu'au moins, il a le soutien de l'Élysée et d'Emmanuel Macron ? Est-ce que si Barnier tombe, Emmanuel Macron s'en retrouverait fragilisé ? Oui, on a vu le temps qu'il a fallu pour trouver la perle rare.

Michel Barnier, c'est vrai qu'Emmanuel Macron s'est dit qu'il ne lui ferait pas trop d'ombre. Ça irait. Il n'est pas un âge où on a des ambitions présidentielles et je crois qu'il n'a pas compris ce qui lui arrivait. Il était tranquille. Donc, leurs intérêts sont alignés pour le coup ? Je pense qu'Emmanuel Macron a dû être très content de trouver cette idée-là parce que c'est vrai que c'était quelqu'un et je crois que c'est pour ça qu'il a cette image auprès des Français. Il a un côté comme ça, rassurant. En effet, il n'a pas les dents qui rayent le plancher et en ce moment, c'est difficile à trouver. Un politique qui ne vise pas...

S'il réussit, il peut avoir lui aussi des ambitions pour 2017 ? Ah oui ! Il a été candidat en 2021. Il a été candidat à la primaire mais je crois que ça a été douloureux. Ça a été douloureux. Il n'a pas été bon. Je pense que c'est quelqu'un qui n'est pas bon en campagne. Il n'a pas été bon. Pendant cette campagne primaire, objectivement. Moi, je pensais qu'il serait bien meilleur. Et il n'a vraiment pas été bon. Il a perdu. Et donc, je pense que c'est le type de... Il est arrivé en troisième position. Et c'est le type de personnalité politique qui n'est pas bon en campagne et qui peut, en revanche, avoir un côté rassurant, en effet rassembleur, capable de parler un peu à tout le monde.

Non, je vous écoutais et je pense que ce dont les Français auraient rêvé, c'est d'un Premier ministre comme c'est Laurent Berger. Typiquement, société civile, plutôt à gauche, mais pas non plus trop excité, plutôt rassurant, parce qu'il n'a pas voulu. Oui, bien sûr, il n'a pas voulu. Mais voilà ce dont les Français auraient rêvé, je pense. C'est quelqu'un... On voit bien qu'il rêve de quelqu'un, en effet, de calme, de posé, de ne pas excité et qui essaye de trouver un semblant de rassemblement. Simplement, je pense que c'est une mission impossible pour Michel Barnier. Tôt ou tard, son équipe va voler en éclats. Et donc, Carl Meussi, on dit que leurs intérêts sont alignés.

C'est parce que la chute de Barnier pourrait-elle entraîner la chute d'Emmanuel Macron ? Je cite Manon Aubry ce matin qui dit, vous pensez, en parlant d'Emmanuel Macron, vous pensez qu'il est capable de tenir son mandat ? Il est détesté dans le pays et minoritaire dans l'opinion publique. Très fréquemment, maintenant, on parle, il y a la destitution qui est en examen, mais elle n'a pas de chance d'aboutir. Mais cette idée est dans l'air quand même d'un Emmanuel Macron qui ne terminerait pas son mandat. Oui, c'est pour ça que dès le début, il a veillé à choisir un Premier ministre qui ne serait pas censuré immédiatement.

Sa crainte, c'était, je nomme, en l'occurrence, c'était Lucie Castet du Nouveau Front Populaire, mais ça aurait pu être Xavier Bertrand, par exemple, et qu'il y ait une session extraordinaire et que tout de suite, une coalition censure et à ce moment-là, la question se déportait vers l'Élysée en disant, mais finalement, le problème, ce n'est pas qu'il y avait un Premier ministre ou pas, c'est vous. Et qu'on en arrive à cette idée que finalement, le départ d'Emmanuel Macron réglerait peut-être la situation. Donc, Michel Barnier, quelque part, lui donne du temps.

Là, on a vu, il y a le temps de la composition du gouvernement, ensuite, il va y avoir ce temps de la déclaration de politique générale, le 1er octobre, peut-être une motion de censure qui normalement ne sera pas adoptée, et donc, il y aura la preuve que le gouvernement Barnier peut continuer son bonhomme de chemin, au moins jusqu'au vote du budget. Le vote du budget, soit c'est un 49-3, soit, il n'y a peut-être pas de vote et auquel cas, on part, alors là, ça devient technique, mais sur les 12e, mais le pays continue et on, voilà, Michel Barnier lui donne du temps. Le problème, c'est que Michel Barnier n'est peut-être pas aussi souple qu'Emmanuel Macron pouvait l'espérer.

et c'est une des raisons aussi des tensions de la semaine dernière. Il va remettre en permanence le chantage à la démission ? Non, alors, ce n'est pas un chantage, c'est que Michel Barnier a des convictions et a des certitudes. Et par exemple, quand Gérald Darmanin est venu, il lui a dit « mais c'est bien que tu sois député, j'aurais besoin de gens comme toi à l'Assemblée puisque justement, je n'ai pas la majorité absolue ». Mais c'est complètement oublié que Gérald Darmanin voulait absolument être ministre. Donc en gros, il lui dit « je ne veux pas de toi ».

À un autre ministre qui vient de voir, il lui dit « ce qui est bien, c'est que maintenant, avec mon gouvernement, on va avoir des gens compétents ». Ce n'est pas très habile. Alors, évidemment, ce sont des propos rapportés. Donc ceux qui nous les rapportent ont aussi intérêt à... Gabriel Attal, il dit « il nous parle comme à des enfants ». Oui, mais exactement. Et il y a ce côté... Enfin, c'est l'impression en tant qu'ils ont. Et il y a ce côté aussi, peut-être un peu décalé. Parce que comme le disait Alexandre Schwarzbord, depuis qu'il a échoué à la primaire, il était un peu en retrait. Il n'avait plus de fonction et tout.

Et souvent, quand quelqu'un lui donnait un nom, il disait « mais qui est-ce ? Je ne connais pas. De qui parlez-vous ? » Et ça donnait une impression à la fois pour ça de décalage et pour d'autres d'une rigidité qui n'augure rien de bon dans une assemblée où il faudra justement de la souplesse. Alors, l'un des enjeux de ce prochain gouvernement sera de réinvestir dans les territoires où beaucoup de Français se sont abandonnés par l'État. Une équipe de cédants l'air est allée à Lure. C'est en Haute-Saône où les services publics ferment les uns après les autres. Reportage de Barbara Stec avec Léo Seux et Quentin Gilles. En Haute-Saône, la ville de Lure a ses anges gardiens.

Une association et lutte au quotidien contre la fermeture des services publics.

34:36
Locuteur non identifié

Nous sommes devant la gare de Lure, gare qui est utilisée pour la ligne ferroviaire Paris-Mulhous. Catherine, Patrick et Benoît sont de toutes les batailles. Face au risque de fermeture de la ligne, ils se sont mobilisés. La gare est pour le moment sauvée, mais ils restent vigilants. Une sous-préfecture comme Lure pour laquelle la municipalité se bat au quotidien pour la question d'attractivité que vous soulignez sans transport ferroviaire. Ce serait une complication énorme. Pour ces habitants militants, les premières manifestations

35:14
Présentateur

ne datent pas d'hier.

35:16
Locuteur non identifié

Ça, c'est des photos faites si mes souvenirs sont bons en février 1981 pour la défense de la maternité de Lure. Combat perdu cette fois-là,

35:28
Présentateur

la maternité a fermé ses portes en 1999.

35:32
Locuteur non identifié

En milieu rural, 44% des Français accèdent difficilement aux services de santé. Les gens, aujourd'hui, ont le sentiment qu'ils paient des impôts, comme tout Français, mais qu'ils n'en reçoivent pas le juste retour. Et ils ont ce sentiment d'être déclassés, ils ont ce sentiment d'être délaissés, et qu'ils payent peut-être pour les autres. Et ça, c'est un risque, on l'a vu, c'est le vote à l'extrême droite.

36:07
Présentateur

Dans ce département rural, au second tour de la présidentielle, Marine Le Pen a obtenu plus de 56%

36:13
Locuteur non identifié

des voix, et le député est issu des rendus RN.

36:20
Présentateur

Le sentiment de déclassement, d'abandon, la difficulté d'accéder aux soins, Henri Retraité connaît bien.

36:27
Locuteur non identifié

« Que ce soit pour le dentiste, tout ce qui est l'oculiste et tout, il faut les... Bon, le dentiste, il y a la mutuelle à Luxeuil, mais bon, il faut avoir les moyens de se déplacer. Moi, je n'ai plus le droit de conduire à cause de mes problèmes de santé. J'ai 950 euros de retraite, alors on nous laisse dans le trou, on est dans un trou. Voilà. Puis on vivote. » Allure, la liste des fermetures est longue.

36:54
Présentateur

Urgence de nuit, tribunal, commissariat, et le départ d'une garnison de l'armée a été un tournant pour la petite ville.

37:02
Invité

« Ici, on a perdu le régiment des dragons qui avait beaucoup de militaires donc qui faisait fonctionner un petit peu l'économie aussi. Ça, d'autres choses, il y a plein de choses qui ont disparu. »

37:16
Locuteur non identifié

Mais à la mairie, socialiste, le premier adjoint refuse tout fatalisme et se veut optimiste. L'assurance maladie ferme ses locaux, la ville lui offre un bureau. « C'est typiquement un service public qui aurait pu disparaître sur le secteur et pour lequel on a mis à disposition dans l'hôtel de ville un bureau qui permet d'accueillir cette permanence une fois par semaine pour les usagers. » « Compenser », c'est le maître mot de Stéphane Fréchard. En 2014, la prison ferme, la mairie obtient la création d'un centre éducatif fermé. « On ne refuse jamais rien et j'envoie un message très simple au futur ministre de la Justice.

S'il veut quand même, malgré le CEF, le centre éducatif fermé, nous construire une prison, les plans sont prêts, tout est prêt, il suffit de ressortir les cartons, les plans, tout est prêt pour accueillir une prison allure. Quand on entend des collectivités qui disent « Nous, on refuse une prison », nous, on l'accepte. Parce qu'on sait que derrière, ça a du sens économiquement, tant sur le travail et sur l'impact économique.

38:22
Présentateur

Avec l'ouverture du futur centre éducatif fermé, 30 emplois seront créés à l'Ur. Alors, pour parler de ces services publics, je vous propose de retrouver Olivier Babot. Bonjour, monsieur. Vous êtes économiste, président de l'Institut Sapiens. Avec une question toute simple. On voit des services publics à l'abandon, des Français mécontents des services publics et pourtant des Français qui n'ont jamais payé autant d'impôts. Alors, comment ça s'explique, ce paradoxe ? Il y a en effet un paradoxe français, peut-être un mal français, puisque l'abandon par l'État des contribuables, des citoyens est visible partout.

Et on a le sentiment aussi que ces services publics sont moins bons en qualité et en présence. Cet abandon est visible partout, sauf dans les chiffres des statistiques. que quand vous regardez la présence de l'État d'un point de vue pécuniaire, si vous voulez, financier, les prélèvements obligatoires

39:15
Locuteur non identifié

sont toujours à peu près à leur plus haut historique. On est à peu près entre 45 et 48 % du PIB. Les dépenses publiques, elles, sont aussi,

39:25
Présentateur

si on enlève le moment du Covid qui était vraiment exceptionnel, à leur plus haut historique. On n'a jamais dépensé. On n'est pas dans l'austérité. Il n'y a pas d'austérité. Il n'y a même pas eu un début d'austérité. Si vous prenez le personnel public, il y a une statistique intéressante. Entre 1997 et 2020, la fonction publique d'État n'a augmenté que de 6 %. La fonction publique territoriale, donc les fonctionnaires territoriaux, de 44 %, et la fonction publique hospitalière de 35 %. Dans le même temps, la population, elle, n'a augmenté que de 13 %. Donc, vous voyez, c'est très frappant de voir qu'on n'a jamais mis autant de moyens.

Et quand on se compare aux autres pays européens, on dépense plus pour l'éducation, on dépense plus pour la santé, plus pour la vieillesse aussi, mais ça, c'est lié à notre système par répartition, que nos voisins. Et pourtant, on a l'impression d'être de plus en plus mal lotis. Il y a évidemment des explications derrière. Alors, allez-y. Comment vous expliquez ce paradoxe ? Parce que la démonstration est passionnante, mais quel est le nœud du problème, alors ? J'attendais la transition vers les solutions. Alors, ça n'est pas un problème de moyens, c'est un problème d'allocation. Les moyens sont là.

Le problème, c'est effectivement qu'on jouit, par exemple, qu'on souffre pour les collectivités locales, toujours de ce millefeuille qui fait qu'on a beaucoup de strates administratives qui ne servent pas à grand-chose. Si vous avez, qui sont coûteuses, si vous prenez l'hôpital, on sait qu'on a neuf points de plus en part par rapport aux Allemands de gens qui sont des administratifs dans les hôpitaux qui ne sont pas des soignants. On pourrait dire dans l'enseignement, probablement, mais je n'ai pas encore retrouvé le chiffre, mais on a malheureusement beaucoup moins de gens devant les élèves en proportion par rapport aux autres pays. Donc, c'est un problème d'organisation.

Sur les réseaux aussi, puisqu'on parlait des maternités,

41:08
Locuteur non identifié

par exemple, dans votre reportage très intéressant, il faut savoir qu'une maternité où on accouche peu est une maternité dangereuse.

41:15
Présentateur

Et donc, il faut, à un moment donné, revoir la carte d'organisation du système de santé. Le modèle allemand, par exemple, est un modèle où il y a beaucoup moins d'hôpitaux. Les hôpitaux sont beaucoup plus gros. Ils ont donc des moyens totalement différents. Il faut accepter à son âge de ne pas avoir de maternité toujours à 20 minutes de chez soi. Alors, c'est vrai qu'on a ce problème endémique en France, de Paris, le désert français, en fait. En gros, des grandes capitales régionales qui attirent beaucoup de monde. Et puis, des sous-préfectures qui parfois perdent de la population et qui perdent des services. Évidemment, ce n'est pas toujours là qu'il y a les populations les plus aisées.

Donc, il y a évidemment des redimensionnements des choix budgétaires à faire. Mais le drame, c'est que l'argent, il est là. Voilà. Merci beaucoup, Olivier Babot, pour ces explications. C'était très clair. On a bien compris qu'on dépensait beaucoup, mais il y avait beaucoup de bureaucratie qui rendait malheureusement parfois inefficient cette dépense publique. Lors, les Français ont envie de services publics, mais ils n'ont pas envie de payer plus d'impôts. Ils sont très attachés à leurs services publics, les Français. Et d'ailleurs, ce paradoxe que cet économiste souligne, vous l'avez aussi dans l'opinion française. Vous avez une mauvaise opinion des services publics d'une manière générale.

Vous avez à peu près 44% aujourd'hui des Français qui nous disent avoir seulement une bonne opinion des services publics. Il n'y en a pas pour son argent à l'école, à l'hôpital. Exactement. Mais surtout, quand on leur demande, quand ils sont usagés des services publics, est-ce que vous avez une bonne ou une mauvaise satisfaction, alors là, on est à 73% de satisfaction. À titre personnel, moi, je suis contente de l'école de mes enfants. Donc, au global, je n'ai pas une bonne image, mais quand j'utilise et quand je suis utilisateur des services publics, là, j'en ai plutôt une bonne image et je suis plutôt attachée.

Alors, effectivement, il y a encore des attentes, notamment des attentes de disponibilité, de respect des délais, mais quand on est confronté aux services publics, et c'est vrai que ça, pour les agents, notamment du service public, c'est important aussi à répéter, c'est-à-dire qu'en fait, les Français sont plutôt satisfaits. Donc, on voit bien que ce paradoxe, il existe aussi dans... Il existe aussi dans l'opinion. Alors, évidemment, il y a différents secteurs et on voit notamment que, par exemple, l'éducation fait partie des secteurs aujourd'hui qui semblent plus dégradés. Le logement aussi émerge dans les préoccupations des Français.

Mais quand vous regardez et que vous comparez dans le temps, puisque nous avons ce baromètre depuis 20 ans sur, justement, l'image des services publics, en 2004, vous avez le même niveau de satisfaction à l'égard des services publics qu'aujourd'hui, 73-74%. Donc, c'est quand même un pari qui n'est pas, comment dire, qui n'est pas si perdu que ça pour les services publics. Il y a des attentes, on est d'accord, mais effectivement, il y a quand même cette réalité-là. Claire Gatinois, des attentes pour les services publics, ce qui veut dire un minimum des moyens, un minima, sauf qu'on l'a vu, les échos disent que le déficit de cette année ne sera pas de 5,6%, mais plutôt de 6%.

Donc, d'ailleurs, Michel Barnier l'a dit, la situation budgétaire est très grave. Ça veut dire quoi ? On va tailler dans les dépenses qui alimentent ces services publics ou on n'évitera pas des hausses d'impôts ? Est-ce que c'est la question qui très vite va se poser à cet exécutif ? C'est effectivement une question cruciale parce que la première haie que Michel Barnier aura sauté, c'est celle du budget. Et là, il est confronté à une situation abominable pour un Premier ministre, c'est-à-dire qu'il doit faire des coupes franches en fait dans certains secteurs. Plusieurs dizaines de milliards. Exactement. Donc, c'est éminemment impopulaire ou taillé.

On en parlait tout à l'heure, une grosse attente sur les services publics. Donc, on sent qu'il y a des secteurs qui sont a priori sanctuarisés. comme la santé ou l'école. Donc, ça veut dire que Michel Barnier va devoir trouver des économies. Est-ce qu'il va remettre en question la loi de programmation militaire ? Est-ce qu'il va remettre en question tous les moyens mis sur la police ? Chaque endroit où il voudra toucher va provoquer une levée de bouclier. Donc, c'est une des difficultés les plus difficiles à surmonter. Je pense qu'il aura et ce sera la première. Et alors, Carl Meus, pour piloter ce budget hautement stratégique à Bercy qui est pressenti pour diriger Bercy. Ils sont deux.

Deux inconnus. Antoine Armand, 33 ans, et Laurent Saint-Martin, 39 ans. Le Parisien un peu méchamment disait des bleus à Bercy. C'est habile ça de mettre de jeunes novices pour diriger ce ministère stratégique ? Le problème, c'est quand vous mettez à Bercy quelqu'un qui n'a pas un poids politique fort, c'est l'administration de Bercy qui prend le dessus. On a vu Bruno Le Maire, là, lui, réussissait à s'imposer d'abord parce qu'il avait son poids politique dès le départ et puis la longévité qui lui permet aussi d'imposer ses choix. Là, ça va être plus compliqué.

Ce qu'il y a, c'est quand même, alors, ce n'est pas forcément politique, mais voilà, on a Alexis Collère à l'Elysée, Fournel à Matignon, à la direction du Trésor, le successeur Daniel Moulin. C'est l'Elysée et Matignon qui vont faire le budget. Ce n'est pas à Bercy qui va se faire. Oui, au moins, de toute façon, celui-là, il va en partie être le budget préparé par Bruno Le Maire et Thomas Cazenave parce que il ne reste pas beaucoup de temps. Il faut déposer le projet de loi avant le 9 octobre et sachant qu'il doit être passé au Conseil des ministres, au Conseil des finances publiques et au Conseil d'État.

Donc, ça vous laisse peu de temps pour jouer sur ce budget sachant que Michel Barnier l'a dit lors de son premier déplacement dans un hôpital. Je ne vais pas pouvoir faire de miracle. et c'est là la difficulté parce que ce que nous dit Olivier Babaut c'est que ce sont des problèmes structurels. Si vous mettez de l'argent mais que ça fuit parce qu'il y a trop de bureaucratie, la bureaucratie, vous ne le réglez pas en 3-4 mois.

C'est long à se mettre en place et c'est ça toute la difficulté du gouvernement de Michel Barnier c'est que les Français sont en attente ils sont en attente de résultats mais que ces résultats vont mettre du temps à venir et ce n'est pas sûr que Michel Barnier ait le temps pour mettre en place tout ça. D'ailleurs, pardon, je voulais juste réagir au début de ce que vous avez dit sur Michel Barnier qui au moins lui était un senior et qui avait le poil de la CSA Bruno Le Maire avec les résultats qu'on connaît quand même. Donc, je ne suis pas sûre finalement, peut-être qu'un junior de 33 ans sera plus efficace qu'un senior très sûr de lui et qui finalement nous conduit dans le mur.

Je pense que là, c'est... Il y a ces chiffres dans le budget prévisionnel 2025 qui sont quand même assez édifiants le paiement des intérêts de la dette bondit à 64,3 milliards et surtout ce dont on s'aperçoit c'est qu'ils sont en train de dépasser l'enseignement scolaire c'est-à-dire que maintenant on paye des impôts non plus pour l'école de nos enfants mais on paye des impôts pour payer nos dépenses pour rembourser nos dépenses passées et c'est... C'est quand même dramatique de se dire ça C'est dramatique et politiquement... Quelle lâcheté ! Voilà, mais politiquement il faut quand même noter que Laurent Wauquiez à qui on a proposé Bercy n'en a pas voulu A cause de ces chiffres-là ?

Voilà, je pense qu'on a parlé des ambitions tout à l'heure il y a quand même des postes qui sont hautement compliqués donc là on voit qu'effectivement Bercy il n'y a que les coups à attraper et c'est assez intéressant dans la formation du gouvernement c'est qu'on voit que sur quoi s'est battu Emmanuel Macron le camp présidentiel il ne s'est pas battu pour le ministère de l'immigration puisqu'a priori si nos informations restent les mêmes ce serait plutôt Bruno Retailleau qui le récupère en fait tout le domaine régalien va plutôt vers la droite mais Emmanuel Macron et le camp présidentiel se sont battus pour garder l'économie c'est vraiment le sanctuaire de la Macronie la chose pour laquelle lui se bat et il se battra je pense justement pour qu'il n'y ait pas assez hausse d'impôts qu'on peut penser assez inéluctable et on parlait aussi tout à l'heure de la personnalité de Michel Barnier c'est que peut-être Emmanuel Macron imagine que voilà c'est un vieux sage à l'écoute qui va être assez malléable mais Michel Barnier son premier 20 ans a quand même expliqué qu'il voulait plus de justice fiscale donc je pense qu'il a envie aussi de montrer qu'il n'est pas là pour beurrer les tartines et qu'il va se faire entendre et qu'il veut s'imposer aussi parce que Michel Barnier même s'il a raté beaucoup d'étapes dans sa carrière politique il prend cette nomination un peu comme une réparation de l'histoire c'est-à-dire qu'enfin enfin on lui donne quelque chose voilà donc il a envie de marquer aussi de marquer l'opinion alors si la question du pouvoir d'achat est prégnante en métropole elle est exacerbée en Martinique où la mobilisation contre la vie chère se poursuit mais après plusieurs nuits de violences urbaines le préfet a instauré un couvre-feu et interdit certaines manifestations sujet de Constance Meyer avec Benoît Thébault 21h dans les rues de Fort-de-France en Martinique la sirène du couvre-feu retentit interdiction de sortir jusqu'à 5h du matin pourtant cette nuit-là les violences continuent

50:49
Locuteur non identifié

barrages

50:54
Présentateur

voitures en feu et face à face tendues avec les forces de l'ordre les tirs de mortier et les pierres répondent aux grenades lacrymogènes des tensions

51:05
Locuteur non identifié

et de nombreux dégâts cette enseigne de restauration rapide a été incendiée au petit matin la directrice ne peut que constater ce qu'il reste de son restaurant vous avez la cuisine juste devant vous sur la main gauche vous aviez la salle du personnel

51:22
Présentateur

les 120 salariés dont beaucoup d'étudiants vont être mis au chômage partiel

51:27
Locuteur non identifié

là on a des mois de travail pour pouvoir refaire un restaurant et ça met beaucoup de jeunes en difficulté

51:35
Présentateur

depuis mercredi soir et l'instauration du couvre-feu plus de 120 000 habitants sont sous cloche des policiers ont été ciblés à balles réelles une centaine de militaires a été envoyé en renfort j'ai demandé aux forces de sécurité intérieure de saturer les axes routiers et les ronds-points de leur présence et de procéder à un maximum d'interpellations l'île s'embrase depuis plusieurs semaines suite à un mouvement de colère contre la vie chère 20 euros les steaks hachés surgelés 15 euros l'huile d'olive 8 euros la plaquette de beurre dans les rayons des supermarchés les produits sont devenus hors de prix pour les martiniquais

52:14
Invité

le prix des produits

52:34
Présentateur

alimentaires est en moyenne 40% plus cher que dans l'hexagone

52:38
Locuteur non identifié

selon l'INSEE alors que le taux de pauvreté y est deux fois plus élevé depuis juillet les manifestations et opérations escargot se multiplient pour demander un alignement des prix aujourd'hui il y a une portion de la population qui se retrouve vraiment dans une misère extrême des personnes âgées qui se retrouvent seules avec des petites retraites des enfants dont les parents n'arrivent pas à les nourrir correctement et qui sont obligés de faire le choix entre des produits de première consommation de basse qualité et à des prix exorbitants nous sommes français nous avons les mêmes cartes d'identité les mêmes armandes les mêmes taxes si ce n'est quand même une plus de taxes on ne comprend pas pourquoi au sujet de l'alimentaire précisément on ne pourrait pas avoir les mêmes prix on est passé à une phase un petit peu plus dure avec des blocages pour se faire entendre

53:29
Présentateur

pour répondre à la crise le président du conseil exécutif de Martinique demande au nouveau premier ministre des mesures d'urgence comme le blocage des prix la suppression de la TVA sur 54 produits essentiels ou encore l'encadrement des marges des distributeurs des négociations sont en cours entre l'Etat les enseignes et les collectivités pour baisser les prix de 20% 2500 produits

53:53
Locuteur non identifié

seraient concernés une baisse qui se fait désespérément attendre

53:57
Présentateur

alors l'actualité se fait en direct le gouvernement dont on nous disait qu'il pourrait être annoncé à 19h Claire Gatinois votre téléphone portable a sonné et ce serait maintenant alors tout reste en suspens exactement au conditionnel mais il n'est pas impossible que ce soit finalement annoncé demain à la mi-journée c'est le signe de quoi ça qu'il y a des derniers ajustements que peut-être certains noms ne sont pas passés à la barrière de la haute autorité de la transparence de la vie publique puisque ce qu'on nous disait c'est que la liste avait été transmise à l'Elysée hier qui est maintenant elle est à la HATVP donc et pourquoi quels sont les critères qui font que vous ne pouvez pas être ministre parce que à la HATVP il y a des conflits d'intérêts il peut y avoir d'autres choses oui des choses que vous avez des choses qui vous disqualifient pour être ministre parce que vous avez oublié de déclarer telle ou telle chose oui oui il y a beaucoup de choses qui peuvent vous disqualifier ce n'est pas exhaustif parce que parfois des révélations arrivent après les nominations parce que la HATVP n'a pas pu tout vérifier donc la phobie administrative de exactement Tévenou non ?

oui monsieur Tévenou pour revenir sur le reportage qu'on a vu sur cette colère sociale en Martinique Alexandre Charles-Borde on a parlé des services publics le pouvoir d'achat c'est aussi l'un des fermants de la colère et à laquelle il faudra apporter une réponse Bruno Le Maire d'ailleurs l'a dit en partant la question des salaires sera l'une des questions sociales les plus importantes des 25 prochaines années oui absolument et j'imagine que dans vos sondages le pouvoir d'achat on le voit depuis ça fait des mois que le pouvoir d'achat c'est la première préoccupation des français il y a eu cette flambée des prix d'énergie après la guerre enfin le déclenchement de la guerre en Ukraine c'est un vrai problème et encore plus dans ces territoires éloignés où il faut acheminer acheminer tout parce que tout vient de métropole c'est ça qui est incroyable quasiment tout vient de métropole c'est ça qui est fou donc ça arrive deux fois plus cher dans les magasins oui au moins deux fois plus cher si ce n'est plus et donc les gens n'y arrivent pas parce qu'il y a un taux de chômage quand même qui est assez important et on voit bien que ce qu'il y a c'est que ça peut ça peut faire traîner de poudre en général quand ça s'embrasse quelque part ça donne voilà d'autres peuvent se dire nous aussi on va descendre dans la rue pour protester le problème c'est qu'en général à Paris à Paris quand on voit ça on est c'est panique à bord parce que personne n'a intérêt à ce qui est ce genre de manifestation d'embrasement donc on colmate on fait plein de promesses on fait des réunions de crise etc on arrive à éteindre le feu et puis après ça repart comme avant et puis on s'en désintéresse c'est ça le problème je pense que c'est un problème structurel parce que ces manifestations reviennent régulièrement tous les dernières je crois que c'était il y a trois ans je crois où on a bien vu que la Guadeloupe et la Martinique se sont embrasées d'un coup et voilà et donc si il n'y a pas le problème n'est pas pris de façon structurelle c'est-à-dire avec des vraies des vraies mesures de fond est-ce qu'il faut est-ce qu'il est raisonnable de tout acheminer de métropole peut-être plus de transparence aussi est-ce que les grandes enseignes justement d'en parler votre sujet est-ce qu'elles ne doivent pas être mises davantage à contribution et faire davantage d'efforts sur les produits de première nécessité enfin bref il y a plein de trucs à faire mais là on voit bien que le vide dans lequel on est le vide politique dans lequel on est depuis depuis trois mois ne va certainement pas aider à enfin est plutôt propice à ce que ce genre de colère se manifeste allez tout de suite on revient à vos questions Claire Gatinois les ajustements de dernière minute sont-ils dus aux directives du président de la république alors l'Elysée assure que non comme depuis le début de la semaine puisque en fait au cours de la journée l'entourage d'Emmanuel Macron expliquait que que la liste était maintenant entre les mains de la haute autorité pour la transparence de la vie publique donc là on peut estimer que voilà enfin on peut les croire et penser qu'effectivement ça bloque plus côté HATVP que sur un non puisque on en parlait en début d'émission tout a été un peu expurgé au cours des derniers jours il y a eu les portes qui claquaient les menaces de démission les familles politiques qui voulaient plus de postes des profils qui dérangeaient donc on a l'impression que tout ça maintenant est un peu expurgé et on est quand même dans la dernière ligne droite mais quand hier Emmanuel Macron disait appeler le gouvernement appeler à aider Michel Barnier à le laisser travailler en disant c'est son gouvernement ne peut-on pas penser qu'Emmanuel Macron est sincère en disant moi maintenant je veux un petit peu me retirer des affaires au quotidien et devenir un président qui prend la hauteur voilà qui préside un peu ce à quoi on avait l'habitude durant les cohabitations précédentes tout à fait en fait c'est un peu le calcul d'Emmanuel Macron parce qu'il sent qu'il est lui-même très en danger puisque voilà les dernières élections ont montré qu'il y avait un fort rejet de sa part si le gouvernement Barnier tombe se posera la question de qu'est-ce qu'il faut faire derrière est-ce qu'effectivement le problème c'est pas Emmanuel Macron donc lui il est obsédé par l'idée que ce gouvernement ne soit pas censuré pour lui permettre de prendre un peu plus de recul on le voit d'ailleurs ces dernières semaines on l'a peu entendu il essaye de ne plus apparaître il ne fait plus d'interview il ne donne plus son avis la parole rare façon Mitterrand exactement façon Mitterrand et en fait c'est un peu le calcul de l'Elysée c'est de se dire ok je me mets un petit peu à l'écart pendant quelques mois quelques années et ma cote de popularité va remonter et je partirai la tête haute parce que Karl Meus être président en cohabitation c'est l'assurance de voir sa cote de popularité remonter dans les sondages non ?

alors oui mais parce que je parle aussi sur le contrôle de Laure Salvin en cohabitation votre camp est satisfait de vos décisions parce que vous êtes là ils sont contents et le camp adverse est satisfait que vous laissiez vos opposants gouverner et donc tout le monde considère que tout ça est parfait à partir du moment où on revient sur des oppositions plus fortes et bien la cote de popularité baisse là on est dans une configuration différente il a son camp qui peut être satisfait il a une partie des LR qui peut être effectivement satisfait mais il aura toujours deux tiers des français les deux autres blocs qui seront mécontents et qui seront on l'a entendu avec Alexandra Charlotte encore plus mécontents parce que le NFP considère qu'il a gagné et qu'il devrait gouverner donc là vous avez un tiers qui sera viscéralement opposé et vous avez le RN dont une partie peut apprécier Michel Barnier mais attendra de voir les résultats sur l'immigration sur le pouvoir d'achat

1:01:09
Locuteur non identifié

de marqueurs importants pour eux mais qui attendent Marine Le Pen ou Jordan Bardella donc ils seront toujours mécontents d'Emmanuel Macron donc sa cote de popularité ne pourra jamais remonter

1:01:19
Présentateur

au-dessus de 35-40% enfin alors question sur Laurent Wauquiez en refusant le ministère de l'économie montre-t-il ses limites et son manque de courage politique les français lui en tiendront-t-il rigueur en 2027 ?

je pense que c'est une vraie question et quand Laurent Wauquiez a annoncé ça à ses députés en disant de façon explicite on m'a proposé Bercy j'ai refusé ça ressemble quand même à un refus d'obstacle je pense que vis-à-vis de l'opinion publique il faudra quand même à un moment qu'il explique ça parce qu'on va lui dire voilà demain s'il explique que le pays est en faillite que ce gouvernement est composé d'incapables qui n'arrivent pas à redresser les finances publiques on lui dirait mais on vous a proposé de le faire pourquoi ? pourquoi ne vouliez-vous pas y aller ?

donc voilà c'est toute la difficulté de l'exercice moi je trouve que cette façon qu'a eu Laurent Wauquiez de dénoncer ce refus de prendre Bercy est assez dangereux vis-à-vis de sa cote de popularité Luc dans le Jura Gérald Darmanin est-il le grand perdant de cette histoire ?

alors oui et non oui parce que je pense que son égo qui est quand même assez important en a pris un coup de se faire jeter du gouvernement et l'a un peu humilié et en même temps il se dit de toute façon là il va y avoir que des coups à prendre dans ce gouvernement ça va pas durer longtemps je suis plus à l'aise à l'extérieur pour faire entendre ma voix là aussi c'est un pari c'est comme Laurent Wauquiez chaque fois là ils prennent tous des paris est-ce qu'être dedans dehors ils ont quelques jours pour décider et ça va sans doute déterminer tout leur avenir politique David en Haute-Savoie combien de jours avant que le nouveau Front populaire dépose une motion de censure contre le nouveau gouvernement ?

Dès la déclaration de politique générale on le sait sans surprise ils l'ont annoncé et on aura la démonstration La question c'est de savoir quand est-ce que Marine Le Pen exactement baissera à son tour le pouce ce qui sera fatal votera donc avec la gauche pour faire tomber ce gouvernement Merci beaucoup de nous avoir éclairé sur ce gouvernement qu'on espérait pour ce soir finalement ça pourrait être repoussé mais vous restez sur France 5 parce que tout de suite l'actualité sera décryptée avec Aurélie Cass bonsoir Aurélie c'est l'hebdo alors ce soir au programme ce soir Bonsoir Axel bonsoir à tous c'est l'hebdo est en direct ce soir pour ne rien rater de ce nouveau gouvernement encore en formation on sait que Michel Barnier appelle en ce moment les futurs ministres est-ce une question d'heures ou de minutes c'est ce qu'on va suivre dans un instant dans C'est l'hebdo avec Nathalie Saint-Cric et Jérôme Jaffray et puis les réactions politiques viendront Alexis Corbière le député Nouveau Front Populaire et Sébastien Chenu vice-président du Rassemblement National sont nos invités à tout de suite Voilà à tout de suite au programme de C'est l'hebdo je rappelle que C'est dans l'air est disponible gratuitement en podcast audio sur toutes les bonnes plateformes lundi vous retrouverez Caroline Roux bonne soirée et bon week-end sur France 5 Sous-titrage Société Radio-Canada

Gouvernement Barnier : les heures décisives #cdanslair 22.09.2024 · Pourquijevote