Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 19 juin 2020 11 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJustice

Témoin RMC : Alexandre - 19/06

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Ce n'est pas trop dur ce matin Alexandre ?

  • 0:42FerméeRéponse directe

    Vous êtes à l'hôpital ?

  • 1:07OuverteRéponse directe

    Nous allons reprendre les faits, Alexandre. Et nous reviendrons sur vos blessures et sur les soins.

  • 1:13OuverteRéponse directe

    Alexandre, vous étiez, c'était quand ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Ensuite ?

  • 4:10OuverteRéponse directe

    Et là, ils ont commencé à vous frapper.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:15InvitéFait
    « Et c'est le début, je vais t'enculer, sale flic. »
  • 4:33InvitéFait
    « une attaque à la cheville qui m'occasionnera maintenant une triple fracture au niveau de la cheville. »
  • 5:04InvitéChiffre
    « J'ai dû recevoir une quarantaine de coups. »
  • 6:53InvitéFait
    « On me lâche et on me laisse pour mort. »
  • 8:29PrésentateurChiffre
    « Alors, vous êtes grièvement blessé, incapacité totale de travail de 45 jours, triple fracture de la cheville. »
  • 8:35PrésentateurChiffre
    « Votre compagne ITT de 3 jours, blessé aussi. »

Temps de parole

  • Invité77 %
  • Présentateur19 %
  • ?3 %

4,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Témoignage fort ce matin sur RMC. Un témoignage exclusif en radio, en direct. C'est le témoignage d'Alexandre, policier, à Caluire-et-Cuir. C'est dans la métropole de Lyon. Alexandre qui est aussi délégué du syndicat Alliance, il faut le préciser. Et son avocat, maître Laurent Boé, est à ses côtés. Bonjour Alexandre.

0:27
Invité

Bonjour, bonjour monsieur.

0:31
Présentateur

Merci d'être avec nous. Ce n'est pas trop dur ce matin Alexandre ?

0:34
Invité

Si, effectivement, c'est difficile. Les nuits sont très compliquées. Donc en ce moment, difficile de trouver le sommeil.

0:42
Présentateur

Vous êtes à l'hôpital ?

0:45
Invité

Non, j'ai quitté l'hôpital, heureusement. Et là, j'ai pu faire une première nuit à domicile. Mais bon, j'ai encore pas mal de séquelles, de douleurs. Et les problèmes psychologiques n'ont pas encore commencé à arriver. Je n'ai pas encore commencé à réaliser bien tout ce qu'il en est.

1:06
Présentateur

Nous allons reprendre les faits, Alexandre. Et nous reviendrons sur vos blessures et sur les soins. Alexandre, vous étiez, c'était quand ? C'était dans la nuit de ?

1:19
Invité

Dans la nuit de samedi à dimanche, donc dimanche matin. J'étais chez moi avec ma compagne. Quatre heures et demie.

1:26
Présentateur

Quatre heures et demie, dans la nuit de samedi à dimanche, vous rentrez chez vous avec votre compagne. Ensuite ?

1:33
Invité

Donc voilà, moi, je rentre chez moi. À un moment, je vais pour traverser la route, tout simplement, d'arriver à l'entrée de l'immeuble. Quand surgit une voiture dans mon boulevard, qui attaque avec un dérapage en frein à main, une grande accélération, qui manque de me percuter. Sans ma conjointe, qui me prévient que la voiture, de faire très attention, je n'aurais pas réussi à éviter cette voiture. Et puis là, tout commence. La voiture, en voyant qu'il n'y a pas d'impact, le conducteur tire le frein à main, descend. Et c'est le début, je vais t'enculer, sale flic. Et il commence directement à venir me voir pour venir me taper. Donc, j'ai la chance de pouvoir arriver à me défendre.

À ce moment-là, il était avec un complice. Il avait quelqu'un à son bord. J'arrive à les repousser, heureusement. Et ils prennent la fuite, en prévenant qu'ils vont revenir et en prévenant qu'ils vont revenir. Donc là, je pense, on pense, ma femme avait déjà commencé à appeler le 17. J'ai appelé également le chef de car à Lyon pour avoir le collègue pour écourter un peu le délai d'intervention. Et je tombe sur un fonctionnaire, un collègue qui m'annonce qu'il va m'envoyer les renforts le plus vite possible. Sauf que le véhicule en question est stationné un petit peu plus loin. Et je vois des mouvements un petit peu bizarres.

Donc, j'annonce à ma conjointe qu'on ne va peut-être pas attendre les policiers tout de suite. Que j'ai vraiment un mauvais pressentiment. Et qu'on va rentrer tout de suite. Qu'on va foutre le camp tout de suite. Sauf que le temps de lui dire ça, le véhicule a fait le tour. Et là est arrivé une douzaine d'individus qui s'en sont pris à nous, qui nous cherchaient. Où est-ce qu'ils sont ? Ah ouais, ils sont là. C'est toi l'enculé de flic qui s'en est pris à mon copain. Voilà, donc ma compagne avait réussi à ouvrir la porte de l'immeuble. Donc, juste le temps de refermer derrière elle. De se jeter sur les individus. Il y en a quand même un qui a réussi à lui porter des coups.

Au niveau de la poitrine, il a blessé. Voilà, puis ensuite a commencé la partie lynchage. Ils s'en sont pris à vous.

4:10
Présentateur

Et là, ils ont commencé à vous frapper.

4:12
Invité

Ah là, ça a été carrément, oui, le lynchage. Moi, je me suis jeté sur eux. Mais voilà, c'était perdu pour perdu. Autant essayer de gagner du temps le plus possible. Donc voilà, il y a eu des premiers échanges de coups. Derrière, l'un d'eux était armé d'une barre en métal. Alors, je ne saurais pas exactement ce que c'était. Donc voilà, une attaque à la cheville qui m'occasionnera maintenant une triple fracture au niveau de la cheville. Et une relaxation du tendon d'Achille. Et puis après, ça a été de la survie. Donc moi, je me suis retrouvé au sol, en position fétale pour me protéger le plus possible. Je me suis mis face à un grillage.

Et là, a commencé le déferlement de coups, de coups de pied au niveau de la tête, de la nuque. Et j'ai dû recevoir une quarantaine de coups.

5:07
Présentateur

Quarantaine de coups, ils étaient une dizaine, c'est ça ?

5:09
Invité

Une douzaine, oui.

5:10
Présentateur

Une douzaine, et tout ça parce que vous êtes, et tout ça, en vous traitant de sale flic.

5:18
Invité

Oui, oui, oui.

5:20
Présentateur

Donc si vous avez été agressé, c'est parce que vous êtes policier.

5:24
Invité

C'est ça, c'est ça. Alors, moi, je suis fonctionnaire de police. Le quartier où j'habite, j'y vis depuis 22 ans. Ça fait 15 ans que je suis fonctionnaire de police. J'ai grandi là-bas, je côtoie les gens. Je connais pas mal de monde dans ce quartier-là. Et j'ai eu affaire à certains de ces jeunes dans le cadre de mon travail. Donc ils vous connaissaient ? Donc oui, ils me connaissaient, c'était sûr. La dernière fois que j'ai eu affaire à eux, c'était il y a un an et demi, deux ans. Mais tout allait, enfin, comment dire, ça m'arrivait plusieurs fois de les voir, d'avoir des échanges de regards, où tout se passait bien. En tout cas, c'était dans le mondi, mais sans vagues et sans bruit.

Moi, ça m'arrivait régulièrement de passer avec eux, avec ma fille, devant eux. Je regardais les petits échanges de regards. Et puis bon, la vie continuait. Ils savaient que j'étais policier. Je savais ce qu'ils faisaient parce que je sais qu'ils dealent, entre autres choses, dans le quartier. Et voilà. Mais je n'avais jamais eu de soucis. Là, je rentre chez moi un dimanche matin, à 4h30 du matin, dans le plus grand calme. Et on vous agresse. Et on vous agresse. Là, on m'agresse. Enfin, même pire que ça. Pire que ça, oui. On me lâche et on me laisse pour mort. Oui, on vous laisse pour mort. À la fin, je finis inconscient. Si je n'ai pas la chance...

6:56
Présentateur

Dites-moi, les policiers sont arrivés, d'autres policiers sont arrivés vite, sur place. Qu'est-ce qu'il vous agresse ?

7:00
Invité

Les policiers sont arrivés très vite. Ils sont arrivés très vite. Mais vraiment, ce qui fait la différence, c'est ce voisin qui hurle. Les policiers arrivent, les policiers arrivent. Il a anticipé de quelques secondes, mais ne serait-ce que de quelques secondes, 15-20 secondes, l'arrivée des policiers. Ce qui, eux, les met en fuite. Ils continuent à me taper un petit peu encore au sol parce que je continuais à gigoter un petit peu. Et avant de prendre la fuite. J'avais l'impression qu'ils voulaient continuer à me finir. Alors que moi, quand je reçois les coups, je sentais en manu qui se briser un petit peu plus à chaque fois.

Et je me demande si je vais finir d'abord tétraplégique ou si je vais mourir. Parce que j'ai des pertes de conscience à chaque coup. Et j'essaie de tenir un peu plus en me disant, le prochain coup, après le prochain coup, après le prochain coup, c'est la fin. Et jusqu'au moment où je commence à me résigner et à me dire, de toute façon, c'est fini, j'en peux plus. Ça y est, c'est la fin. Et c'est là que j'entends ce prix salvateur de ce voisin qui horle par la fenêtre distinctement. Et qui arrive à mettre en fuite, du coup, ces jeunes. Et mes collègues arrivaient 15-20 secondes après, ce qui est très court. Mais je ne sais pas si j'aurais pu tenir plus longtemps.

Je pense que j'aurais pas tué et qu'on n'aurait pas cette conversation.

8:29
Présentateur

Alors, vous êtes grièvement blessé, incapacité totale de travail de 45 jours, triple fracture de la cheville. Votre compagne ITT de 3 jours, blessé aussi. Alexandre, aujourd'hui, c'est difficile. Vous êtes rentré chez vous après opération, après l'hôpital. C'est difficile. Il y a 3 suspects qui ont été arrêtés. 3 seulement. J'espère que ça va. 3, c'est ça, Alexandre ?

9:00
Invité

Oui, alors, c'est beaucoup plus difficile que ça. Moi, je rentrerai pas chez moi. Il n'y a que 3 suspects qui ont été arrêtés pour le moment. L'enquête est en cours. Donc, il est en cours et je sais que les diligences sont effectuées. J'ai toute confiance dans la justice, le travail des enquêteurs. Ensuite, le problème, c'est que moi, je ne peux pas rentrer chez moi.

9:30
Présentateur

Oui, vous n'êtes pas rentré chez vous. Vous avez quitté l'hôpital, mais vous n'êtes pas rentré chez vous.

9:35
Invité

Là, je suis obligé de procéder à un déménagement d'urgence. D'urgence, oui. Un relogement, oui. Je ne peux pas rentrer dans le quartier où je suis connu. Je ne sais pas à quoi m'attendre. Je ne peux pas continuer à vivre la peur au ventre. Parce qu'à l'heure actuelle, c'est ça. Moi, j'ai totalement la peur au ventre. Je ne peux pas me retourner toutes les 2 secondes dans la rue. Enfin, me permettre de me balader en me retournant toutes les 2 secondes dans la rue. J'ai peur aussi pour ma conjointe. Ma conjointe s'en est prête aussi gratuitement, alors qu'elle n'est pas dans la police. C'est une femme extrêmement gentille qui n'a rien à voir avec la violence de cet univers que je côtoie.

Et voilà, j'ai aussi une petite fille que je ne peux pas laisser. Donc, il a fallu que je vois pour faire en rembourser. Vous ne pouvez pas exposer. Que vous ne pouvez pas exposer. Oui, que je ne peux pas exposer. Bien sûr.

10:24
Présentateur

Exposer au danger. Bien, merci Alexandre. Dans tous les cas, bon courage. Et on est derrière vous, Alexandre.

10:31
Invité

Merci beaucoup Jean-Jacques. J'entends effectivement. Et c'est vraiment agréable d'entendre tout le soutien qu'on peut avoir.

10:40
Présentateur

On est derrière vous. Merci Alexandre. Policier, caluire et cuire. Agressé parce qu'il est policier. Violemment agressé parce qu'il est policier, simplement. Délégué du syndicat Alliance, si je voulais le préciser. Il est 7h22. 6h22.

10:55
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada. L antibどもne ou listier. Il est poderia être le frontièrereur à l' preys. Sous-titrage Société Radio-Canada. J'attends à vous. FAIT de la pandémie. Sie en commentpentre. J'attends à vous. Sous-titrage Société Radio-Canada. Presse Sous-titrage Société Radio-Canada. außer là si vous trouverez de la sandraie. Allégais. Ils plus prains tous les Shy noisy très одתי�acatu. Sous-titrage Société Radio-Canada. 10h鼻 comme euh��Video. Sous-titrage Société Radio-Canada.

Témoin RMC : Alexandre - 19/06 · Pourquijevote