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interviewLCI — L'événement du dimanche· 18 février 2024 58 min

"L'Événement du dimanche LCI" du 18 février : Marine Le Pen

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Bienvenue dans l'événement du dimanche, ravie de vous retrouver. Bonjour Marine Le Pen. Bonjour. Et merci d'avoir accepté notre invitation, présidente du groupe Rassemblement National à l'Assemblée Nationale. Une heure pour vous interroger avec à mes côtés ce dimanche route, elle crie Yves. Bonjour. Bonjour. Et François Langlais pour la partie notamment économie. Une émission, je vous le rappelle, à regarder également en direct sur tous les réseaux TF1, info de notre groupe. Plein week-end de grève à la SNCF, faut-il réformer justement ce droit de grève, les suites de la crise agricole, les perspectives de croissance à la baisse. Mais d'abord, arrêtons-nous sur la situation internationale.

Marine Le Pen, ennemi numéro 1 de Vladimir Poutine, Alexei Navalny, 47 ans et mort. La mort de Navalny dans sa prison de l'Arctique, dit selon le président français Emmanuel Macron, la faiblesse du Kremlin et la peur de tout opposant. Le monde occidental au complet a condamné un assassinat en l'attribuant à Poutine. Est-ce que vous partagez aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que les conditions de détention qui ont été imposées à M. Navalny sont très certainement une des raisons de son décès. Le choix d'un emprisonnement dans une des prisons les plus dures de Russie démontre très clairement un durcissement du régime de Vladimir Poutine.

Et on ne peut évidemment que déplorer et condamner la manière dont les droits de la défense, quel que soit le pays d'ailleurs, ne sont pas respectés, notamment lorsqu'il s'agit bien entendu d'opposants politiques. Est-ce que vous diriez que c'est le crime du régime de Poutine aujourd'hui ? Est-ce que vous le diriez comme ça ? Vous ne l'avez pas sur vos réseaux sociaux. Je suis toujours, mais quelles que soient les circonstances par ailleurs, toujours très prudente dans les mots que j'utilise. Mais je considère que je ne suis pas loin de penser qu'effectivement, c'est une forme de faiblesse d'emprisonner ses opposants politiques sous des prétextes.

Parce qu'en réalité, il n'a pas été emprisonné parce qu'il était un opposant politique. Mais on a démultiplié les procédures contre lui. Au tout départ, c'était d'ailleurs une société française qui avait porté plainte contre lui et contre son frère pour, comment dire, escroquerie. Mais en fait, je pense que personne n'est dupe précisément par le choix de la prison dans laquelle il a été envoyé, de la volonté exprimée par le régime russe à la suite de cette décision, de priver M. Navalny de sa capacité à s'opposer en réalité à Vladimir Poutine. Donc voilà, c'est à tout le moins une perte importante pour la démocratie russe. Des hommages réprimés, d'une opposition muselée.

Vous parlez de ces conditions de détention, route sur ce sujet.

2:52
Intervenant

Juste un mot quand même, parce que j'ai envie de vous reposer la question de la même façon. Mais est-ce que vous nous dites aujourd'hui, Poutine est responsable ? Pas directement, mais indirectement peut-être. Mais est-ce qu'il est responsable ?

3:01
Présentateur

Encore une fois, le choix qui a été fait de la prison dans laquelle il a été envoyé, évidemment, entraîne une responsabilité du pouvoir russe. Alors, la question elle se pose parce qu'au Parlement européen, il y a eu deux résolutions.

3:18
Intervenant

Une le 20 avril 2023, qui dénonçait les conditions politiques, justement, de détention de Navalny. Et une le 16 février, sur la récente détérioration des conditions de détention et de la santé de Navalny. Dans les deux cas, votre groupe s'est abstenu. Et dans le deuxième cas, Thierry Mariani a même voté contre. Et Jordan Bardella n'était pas là.

3:43
Présentateur

Donc, aujourd'hui, certains disent qu'il y a un double langage. Non, il n'y a pas un double langage. Le problème de ces résolutions qui, par ailleurs, n'ont aucun effet. En réalité, une résolution du Parlement n'a aucun effet. Ça dépend d'ailleurs du domaine des sanctions et donc du Conseil et pas du Parlement européen. Mais le problème, c'est que dans cette résolution, il n'y avait pas que Navalny. Il n'y aurait eu que Navalny que nous aurions voté. Le problème, c'est qu'en règle générale, ces résolutions, si vous voulez, M.

Navalny a servi en réalité à ceux qui veulent influencer les positions des uns et des autres sur la guerre en Ukraine, à une généralisation avec des propos qui sont extrêmement généraux. Et on y met à peu près tout. Et le symbole, parfois, à son importance. Vous savez, le rôle du politique, précisément, c'est de savoir ce qu'il vote. Et encore une fois, la responsabilité, ce sont ceux qui, encore une fois, se servent du cas Navalny pour essayer d'élargir et de faire avancer leur position, alors qu'il lui fallut peut-être que cette résolution, effectivement, se consacre exclusivement à lui. Vous savez, moi, j'avais été interrogé en février 2021 sur le cas Navalny.

J'avais déjà exprimé le fait qu'il était relativement vain de dire qu'on va s'ingérer dans la justice d'un pays étranger qui, par ailleurs, ne fait pas partie de l'Union européenne. Donc, il faut arrêter de faire croire aux gens aussi qu'on a absolument tous les pouvoirs. Mais j'avais très clairement exprimé que j'étais toujours du côté de la préservation des droits, de la défense. Et y compris, bien entendu, quand il s'agit d'opposants politiques. C'est aussi la raison pour laquelle j'ai deux fois réclamé que M. Assange puisse bénéficier du statut du droit d'asile. M. Navalny l'avait appelé à ce que vous ne soyez pas élu en mars 2022.

5:37
Intervenant

Il avait fait un texte pour dire, attention, j'appelle les électeurs potentiels de Marine Le Pen à ne pas voter pour elle.

5:42
Présentateur

parce qu'il y a des relations troubles avec la Russie et le pouvoir de l'Aïkine. Mme Ekriyev, je conteste formellement ces relations troubles, vous le savez. Une commission d'enquête a été mise en œuvre. Elle a révélé que l'intégralité des institutions qui sont là pour surveiller les ingérences possibles à l'égard des partis politiques, l'intégralité de ces institutions, que ce soit la DGSI, la DGSE, la Commission nationale des comptes de campagne, a indiqué qu'il n'y avait pas d'ingérence à l'égard d'ailleurs d'aucun parti politique français de la part de la Russie, encore moins d'ailleurs d'actes de corruption. Mais le fait que M.

Navani ait été contre moi ne change strictement rien à la position qui est la mienne. Enfin, je remercie par ailleurs. Quand on a des principes, on les applique aussi à ceux qui vous combattent politiquement.

6:35
Intervenant

Si on élargit, Marine Le Pen, présidente, quelle diplomatie construit-elle vis-à-vis de la Russie ? Un pays qui tue ses opposants, vous nous l'avez dit. Un pays qui agresse son voisin, l'Ukraine. Un pays qui orchestre des campagnes de désinformation contre la France notamment.

6:53
Présentateur

Oui. Alors, des pays qui orchestrent des campagnes de désinformation, il y en a hélas beaucoup. Sur la Russie, Mme Le Pen. On peut quand même le dire. Quelle est votre position vis-à-vis de la Russie actuelle, celle de Poutine ? Non, mais de manière très claire, notre position n'a jamais changé. Nous considérons que la France se doit de conserver des contacts diplomatiques avec tous les pays du monde. C'est une vision qui est certes différente de celle qui est choisie aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que précisément, il faut être capable...

7:21
Intervenant

Le pouvoir actuel a entretenu des relations avec Poutine jusque très tardivement.

7:25
Présentateur

Oui, mais d'ailleurs, je l'ai soutenu, le pouvoir actuel, lorsqu'il a fait cela. Parce que je crois que le fait de se couper diplomatiquement de tous les pays, et particulièrement des pays qui peuvent poser problème, c'est s'empêcher de pouvoir avoir une action diplomatique pour obtenir aussi quelque chose. Car après tout, n'aurait-on pas pu obtenir, peut-être précisément, le retour de M. Navalny par une action diplomatique dans un pays européen, la France ou l'Allemagne dont il était parti ? Si tant est qu'il l'ait voulu, car on doit quand même constater le courage qu'a été celui de M. Navalny.

Car il était en Allemagne, il aurait pu rester en Allemagne, il est volontairement retourné dans son pays pour mener... Ce qui lui a causé d'ailleurs à plus. Vous voyez, même si encore une fois M. Navalny s'était opposé politiquement à moi, moi je considère que ceci mérite encore une fois d'être salué.

8:23
Intervenant

Tout simple, question toute simple. Est-ce que vous considérez la Russie comme un pays hostile ?

8:30
Présentateur

Aujourd'hui, la Russie a violé le droit international. J'ai condamné de la manière la plus claire qui soit, et extrêmement rapidement, l'atteinte à la souveraineté territoriale, et l'atteinte évidemment, et l'agression militaire que la Russie a mise en œuvre à l'égard de l'Ukraine. Je continue d'ailleurs à défendre l'Ukraine dans sa volonté de retrouver évidemment sa liberté et son intégrité territoriale. Mais quand on a dit ça, on n'a pas dit grand-chose, parce que la réalité c'est que qu'est-ce qui va se passer dans les années qui viennent ?

Moi ce que je vois, je l'ai dit encore une fois, à Touriste, parce que c'est utilisé par mes adversaires politiques contre moi, dans une sorte de réduction, si vous voulez, de la pensée politique ou de l'analyse politique, consistant à dire que si vous n'êtes pas pour la guerre, c'est que vous êtes pour la Russie. C'est faux. Moi la question que je pose, c'est qu'est-ce que l'on cherche à faire ? Parce que l'on sait pertinemment que l'Ukraine ne peut pas gagner la guerre sans l'OTAN. Ça c'est une certitude. Donc quel est l'objectif ? C'est continuer ce massacre.

Parce que la réalité c'est que derrière ce mot guerre, qui est probablement la chose la pire qui puisse arriver à un pays, la guerre c'est la chose la pire qui puisse arriver à un pays, eh bien il y a aujourd'hui au moment où je vous parle manifestement 500 000 morts ou blessés dans ce conflit. On continue cela ou on cherche les voies d'un règlement pacifique ? Évidemment, en tentant de préserver encore une fois au maximum les intérêts de l'Ukraine. Mais Marine Le Pen... Alors c'est une vraie question parce que, pardon, si on livre des armes...

10:15
Intervenant

C'est pas très rassurant ce que vous dites, tenter de préserver au maximum les intérêts de l'Ukraine, c'est pas très rassurant.

10:20
Présentateur

Mais oui, c'est pas... Mais le principe d'une paix négociée, M. Langlais... C'est pas la position du gouvernement écrime. C'est une négociation. Bien sûr... Ça veut dire qu'il va falloir donner des choses à la Russie. Mais alors à ce moment-là, il faut gagner la guerre. Totalement. Mais encore une fois, pour gagner la guerre...

10:33
Intervenant

C'est pas la bonne option ?

10:35
Présentateur

Non, parce qu'encore une fois, on ne peut gagner la guerre que si l'OTAN entre en guerre.

10:39
Intervenant

Elle l'est de fait indirectement.

10:41
Présentateur

C'est pas la bonne option. La réponse, non, je ne souhaite pas, moi, que l'OTAN entre dans cette guerre. Car si l'OTAN entre dans cette guerre, nous entrons dans cette guerre. On pourrait intensifier votre soutien. Non, non, non, pardon. Nous envoyons nos soldats. Parce que, encore une fois, ceux qui, sur les plateaux, disent qu'il faut faire la guerre, accélérer la guerre, continuer la guerre, ne disent pas aux Français ce que ça veut dire. Ça veut dire que c'est pas seulement notre matériel militaire que l'on met à disposition de l'Ukraine. Ce sont nos soldats. Et les soldats des pays de l'OTAN. Est-ce que je souhaite donc la mise en œuvre ?

Parce que, quoi qu'on en dise, et je suis désolée d'être obligée de dire la vérité, mais ce serait quand même une troisième guerre mondiale. Est-ce que je le souhaite ? Non, évidemment, je ne le souhaite pas.

Mais je ne souhaite pas non plus que l'on maintienne, en quelque sorte, l'Ukraine dans une situation de guerre permanente, qui pourrait durer 5 ans, 10 ans, 15 ans, pour finir par faire de l'Ukraine ce que les Russes souhaitaient faire et qu'ils ont échoué à faire lors de leur première offensive, c'est-à-dire effondrer ce pays qui a déjà perdu, encore une fois, quasiment une génération entière de jeunes hommes, qui est en partie totalement détruite, dont une grande partie de la population a fui le territoire et probablement ne reviendra pas. Donc, je veux dire, préserver l'Ukraine, c'est aussi avoir cette pensée-là. Alors, je comprends qu'être binaire, c'est plus simple sur les plateaux.

On essaye de se positionner dans le camp du bien ou dans le camp du mal, en trompant, je pense, une partie de ceux qui nous écoutent. Moi, j'essaye d'avoir une approche pragmatique des relations qui doivent être celles de la France et de préservation aussi de l'Ukraine et de la population ukrainienne. Emmanuel Macron a reçu ce vendredi Volodymyr Zelensky, le président ukrainien. Juste pour, dans la continuité de ce que vous demandez, François, il fait une erreur, selon vous, Emmanuel Macron, en ne contactant pas, en ne reprenant pas contact avec le président russe Vladimir Poutine ?

La réalité, c'est que l'Union européenne, qui s'est attribuée en quelque sorte un pouvoir diplomatique, a tué les possibilités diplomatiques des pays membres de l'Union européenne. Aujourd'hui, il y a des discussions qui sont en cours. Je ne sais pas si les Français le savent, d'ailleurs, mais il y a des pays qui cherchent à trouver une issue à cette guerre. Et ce ne sont pas des pays européens. Et évidemment que je le regrette, c'est la Turquie, c'était Israël avant le 7 octobre. Un certain nombre de pays du Golfe, également, sont en discussion.

Donc, est-ce que les décisions doivent être portées par des pays qui ne sont pas de l'Union européenne, alors que l'Ukraine est voisine de l'Union européenne ? Je pense que c'est assez malheureux, encore une fois, et c'est la démonstration, peut-être, qu'on aurait dû laisser les pays de l'Union européenne développer leur diplomatie, plutôt que de confier ça à Mme Van Dalen. Je le disais, Elzelinski reçut vendredi, un accord de sécurité avec Emmanuel Macron sur 10 ans a été signé, qui a promis jusqu'à 3 milliards d'euros d'aide. Vous, présidente de la République, élue, dans 3 ans, peut-être, comment voyez-vous cet accord ?

Et est-ce que vous le remettriez en cause si vous arriviez à l'Élysée ? Parce qu'encore une fois, c'est un accord sur 10 ans, et qui vous engageriez si, effectivement, vous étiez élue. D'abord, permettez-moi tout de même de vous dire qu'on dépense des sommes qui sont extrêmement importantes, et on peut comprendre qu'un certain nombre de Français qui sont dans une grande difficulté se disent mais 1,7 milliard en 2022, 2,1 milliards en 2023, 3 milliards en 2024.

14:28
Intervenant

Le soutien reste quand même majoritaire.

14:30
Présentateur

La question est, pour faire quoi ? Je reviens à la question de tout à l'heure. Quel est le but de cette aide ? Si le but de cette aide, c'est de positionner l'Ukraine en position de force pour entrer dans une négociation, oui, si c'est ça l'objet, non, oui et non, puisqu'on ne veut pas de la négociation, et qu'on nous explique dans un certain Sénèque de l'Union Européenne que non, personne ne recherche la voie, en réalité, d'une solution négociée. Donc ça n'est pas pour arriver plus fort dans une négociation. Mais qui non plus ne veut pas négocier, lui aussi, il renforce ses moyens, et il essaye d'avoir des victoires, et en l'occurrence, il vient d'en avoir une.

Donc si c'est ça, oui, il faut évidemment continuer. Si c'est pour entretenir, encore une fois, une guerre de cent ans qui va laisser l'Ukraine totalement exsangue, je pense que ça n'est pas, encore une fois, une bonne chose pour l'Ukraine.

15:26
Intervenant

Mais Madame Le Pen, il y a quand même un autre but à cette guerre. C'est la défense de la liberté, de la démocratie, face à un pays qui, depuis dix ans, annexe régulièrement des territoires voisins, face à un pays dont certains dirigeants d'Europe du Nord ont dit la semaine dernière, les semaines qui précèdent, un jour ou l'autre, dans trois ou cinq ans, il attaquera un pays de l'OTAN, et plus probablement un pays européen. Donc, est-ce que vous reconnaissez la validité de ce but de guerre ?

15:54
Présentateur

D'abord, si vous voulez, je ne me sens pas tenue par les... C'est nous qu'on défend aussi. Non, mais d'accord, mais M. Langlais, moi je ne me sens pas tenue par les déclarations guerrières d'un certain nombre de pays. Je comprends que leur histoire les pousse extrêmement inquiets à l'égard de la Russie, mais dont l'objectif est aussi de mobiliser, évidemment, autour de cette...

16:18
Intervenant

Qu'on défend la liberté, qu'on défend la liberté avec cette guerre.

16:21
Présentateur

Mais M. Langlais, il faut pouvoir gagner cette guerre. Or, je viens de vous le dire, ça n'est pas en livrant de manière sporadique, même si c'est de manière continue, des armements à l'Ukraine...

16:34
Intervenant

Donc, on livre les guerres qu'on peut gagner.

16:35
Présentateur

Non, mais je veux dire que l'on arrivera à permettre à l'Ukraine de gagner la guerre. Sans l'OTAN, l'Ukraine ne peut pas gagner la guerre. Donc, il faut voir les options qui sont de manière pragmatique sur la table. Or, le pire, ce serait ça, en réalité. Le pire, ce serait que malgré cette aide, en réalité, la guerre soit perdue. Alors là, on aurait, pour le coup, perdu sur l'ensemble des tableaux, mais surtout, l'Ukraine aurait perdu, elle, sa liberté, son choix démocratique... Ça veut dire qu'aujourd'hui, il faudrait laisser tomber, en quelque sorte, en disant, en fait, elle n'y arrivera pas. Et nous, l'OTAN, nous ne voulons pas entrer en guerre directement. Donc, en fait, on laisse.

Non, la réponse est non. Il ne faut pas laisser tomber, mais il faut savoir pour quel but on se bat. Alors, encore une fois, si l'on livre des armes à l'Ukraine, alors, il faut se dire que c'est dans le but de lui permettre d'arriver en position de force. Donc, beaucoup plus, alors ? Beaucoup plus, on ne peut pas, madame Écrette. Vous voyez, il y a un moment aussi, si vous voulez, nous avons nous-mêmes, si vous voulez, des capacités militaires qui sont en dégradation, et nous ne serions pas potentiellement en capacité, au moment où je vous parle, de faire face à un conflit de haute interlocuteur. Marine Le Pen, vous aimez. Mais dans le but de négocier.

Si on ne veut pas être dans cette démarche-là, et l'Union européenne ne souhaite pas l'être, alors, je pense que ce que l'on fait appauvrit la France, appauvrit l'Ukraine, et ne permet pas une issue qui soit positive. Vous évoquiez l'OTAN, les propos d'un candidat à l'élection américaine interroge. C'est avec vous, Ruth.

18:16
Intervenant

Oui, c'est vrai que Donald Trump a dit qu'il ne financerait plus l'OTAN de la même façon. Vous-même, vous le dites régulièrement, et ce sera la position, j'imagine, de votre candidat aux élections européennes, vous ne souhaitez pas une défense européenne comme telle, une défense fédéraliste européenne. Mais qu'est-ce qu'on fait, alors ? S'il n'y a plus d'OTAN américaine, et s'il n'y a pas de défense européenne ?

18:38
Présentateur

Et c'est qui, on ? Nous, les Français. Nous, les Français, ça va, merci. Ah bon ? On est assez forts tout seuls. Non mais pardon, mais pour le coup, s'il y a bien un pays au sein de l'Union européenne qui a relativement peu de crainte à avoir, c'est la France. Pourquoi ? Parce que d'abord, nous sommes à quelques déciles des exigences qui sont portées par les États-Unis en matière d'investissement militaire, ce qui n'est pas le cas d'autres pays. Et deuxièmement, parce que nous avons quelque chose dont Emmanuel Macron cherche à nous départir, et vous imaginez bien que je serai la première à m'opposer à cette dépossession, qui est la dissuasion nucléaire.

D'où l'importance d'ailleurs d'avoir une dissuasion nucléaire. On peut faire face à un conflit tout seul.

19:22
Intervenant

Je prends un exemple. Vladimir Poutine se lance dans la conquête d'un autre pays européen, membre de l'OTAN. L'OTAN s'affaiblit parce que l'Amérique ne la finance plus. Il n'y a pas de défense européenne.

19:34
Présentateur

Et nous, on regarde alors. Non mais d'abord, Madame Écrève, pardon. On peut revenir aux propos de Donald Trump. Qui sont les mêmes... Vous n'y croyez pas ? Non mais ce n'est pas ça. Ce sont les mêmes que ceux de M. Obama. Non parce qu'on essaye de faire porter... Ah oui, il a dit exactement la même chose. Il a dit, nous avons passé un accord. Nous vous défendons...

19:55
Intervenant

Il n'a pas dit avec le même ton. Parce que Trump a dit... Enfin écoutez, si vous faites une...

19:58
Présentateur

Non mais ce ne sont pas les mêmes. Et je ne doute pas que le vocabulaire ou le ton puisse être différent. Moi, j'essaye de vous dire que sur le fond, M. Obama et M. Trump ont porté la même exigence, à savoir que l'accord qui a été passé de contrepartie de la protection de l'OTAN, c'est que les pays investissent 2% de leur PIB dans l'investissement militaire. Et ils viennent tous les deux, l'un après l'autre, dire, écoutez, il faut respecter l'accord. Parce que si vous ne respectez pas l'accord, nous ne le respecterons pas de notre propre côté.

20:33
Intervenant

Justement, Trump, vous le souteniez, il y a 8 ans. Aujourd'hui... Vous avez cherché à le rencontrer.

20:39
Présentateur

Non mais je ne le soutenais pas. Je ne rencontre pas que les gens que je soutiens. Enfin écoutez, vous avez quand même une vision... Est-ce que vous le soutenez aujourd'hui ? Mais je ne sais même pas ce qu'il compte proposer.

20:52
Intervenant

On connaît son...

20:53
Présentateur

De manière...

20:54
Intervenant

On connaît l'homme, on sait ce qu'il a fait.

20:55
Présentateur

Moi, je soutiens la France. Je détermine mes positions en fonction de l'intérêt de la France. Trump est-il bon pour la France ? Est-ce que la politique de tel président américain ou le programme de tel président américain est plutôt positif ou est plutôt négatif pour la France ?

21:13
Intervenant

Trump est-il bon pour la France ou pas ?

21:15
Présentateur

Je pense que les élections ne sont pas assez avancées pour que je puisse vous répondre. Maintenant, si vous voulez, le Trump d'hier, qui a dit... Enfin, qui disait à l'époque, il l'a dit d'ailleurs dans son discours de politique d'investiture, les Etats-Unis n'ont pas vocation à être le gendarme du monde. Ça m'allait plutôt bien parce qu'il se trouve qu'en voulant être le gendarme du monde, les Etats-Unis imposent à la France toute une série de contraintes et voire même de sanctions que je considère comme éminemment critiquables. Et je pense à nos entreprises françaises, mais pas seulement. Je pense aussi, vous savez très bien à quoi je fais référence, à nos entreprises européennes.

C'est l'extraterritorialité du droit américain, c'est-à-dire cette propension, si vous voulez, à vouloir imposer aux autres la vision américaine. Bien sûr que ça va à l'encontre de l'idée que j'ai de la souveraineté nationale et de la puissance qui doit être celle en même temps de la France et accessoirement de l'Europe. Une réélection qui serait vécue par une catastrophe pour beaucoup de dirigeants, ce n'est pas donc votre point de vue. L'élection ou la perspective d'une élection de Trump ne vous fait pas peur ? Mais c'est le choix des Américains. C'est le choix des Américains. Moi, je ne me substitue pas, je ne suis pas américaine, ça n'est pas à moi de choisir.

Et si, comme je le souhaite, je suis élue, si je me présente en 2027, eh bien, on fera avec. On fera avec. Vous ne présenterez pas ? Vous ne savez pas ? Je vous ai dit que j'étais candidate sauf démonstration contraire.

22:46
Marine Le Pen

Marine Le Pen, prochaines élections, ce sont les européennes

22:50
Présentateur

qui nous intéressent dans tous les sondages d'opinion. Sondage après sondage, votre parti arrive largement en tête à environ 30% des voix, 10 points de plus devant la majorité présidentielle. Et ce dimanche, dans le JDD, on apprend une nouvelle prise de guerre. L'ancien patron de Frontex, Fabrice Leggeri, vous rejoint. Il apparaît troisième position sur la liste de Jordan Bardella. Il a été sept ans, on le disait, à la tête de Frontex. Il n'y a pas une forme de contradiction de promouvoir un tel profil qui est finalement tout ce que vous avez dénoncé durant des années à la tête de Frontex, à Bruxelles, dans les institutions européennes.

Vous avez eu beaucoup, beaucoup de critiques à l'égard de ce genre d'administration. Alors, permettez-moi de vous dire que votre propos est à un poil caricatural. Car la réalité, c'est que nous ne sommes pas d'accord avec les objectifs qui sont donnés à Frontex avec la Commission européenne. Nous l'avons dit de la manière la plus claire. Nous avons dit clairement, si Frontex est une structure de garde-côte européen, banco, si Frontex est une agence d'accueil des migrants, pas pour nous. Et bien clairement, M. Leggeri, qui a dirigé cette en Frontex, a essayé d'en faire précisément une agence de garde-côte européen. Il s'est trouvé confronté à une idéologie portée...

Mais durant 7 ans, Marine Le Pen, 7 ans ? Oui, oui, 7 ans. Ce n'est pas un petit mandat. Mais bien sûr, 7 ans. Et c'est la raison pour laquelle, c'est parce que précisément il voulait en faire une instance de garde-côte européen qu'il a fini par être combattu par une idéologie qui est une idéologie d'accueil des migrants. Il l'explique très bien, d'ailleurs, dans les différents articles où il est interrogé sur ce sujet et qu'il a fini par démissionner, voyant bien qu'il n'arriverait pas à faire de Frontex l'outil de protection des frontières de l'Europe et donc l'outil de protection contre l'immigration clandestine.

Au contraire, c'est très intéressant d'avoir quelqu'un qui, de l'intérieur, a eu ses responsabilités, de l'intérieur, peut dire aux Français ce qui se passe et peut démontrer ce que nous disons depuis longtemps, à savoir que pour l'Union européenne, l'immigration n'est pas un problème, c'est un projet. On a une petite question. À quoi ça va servir

25:08
Intervenant

de voter pour votre liste, sachant que vous allez rentrer dans un groupe qui s'appelle IDÉ, dans lequel il y a d'autres parties plus nationalistes qu'européens et qui, dans le fond, chercheront plus à bloquer le fonctionnement aujourd'hui qu'à influer, comme par exemple Georgia Mélanie qui dit, elle revendique, elle, d'avoir influé sur le pacte migration. Vous évoquiez il y a quelques instants avant l'émission des projets qui ne sont pas passés à 30 voix près. À 30 voix près, peut-être qu'ils ne seront plus là ces 30 voix. C'est vrai. Mais du coup, vous bloquerez des projets. Vous bloquerez. Oui, je m'en réjouis.

Oui, mais donc, est-ce que votre projet, c'est seulement de bloquer le fonctionnement de l'Europe

25:48
Présentateur

ou est-ce que vous allez la modifier

25:50
Intervenant

ou est-ce que vous allez

25:51
Présentateur

la faire mieux fonctionner ? Parce que ce qu'on entend, c'est bloquer. Non, mais vous comprenez bien que... Alors d'abord, vous ne savez pas dans quel groupe nous serons parce qu'en réalité... Non, parce que la constitution des groupes, vous savez que je n'ai pas perdu de vue... Ça peut bouger. ...l'espoir de ce grand groupe qui puisse réunir ceux qui défendent plus de pouvoir pour les nations et moins de pouvoir pour une Union européenne qui s'est accaparée au bénéfice des crises, d'ailleurs, à chaque fois, des pans supplémentaires sans d'ailleurs jamais demander l'avis des Européens. La crise financière de 2008, on s'est accaparé des pouvoirs.

La crise de Covid, on s'est accaparé des pouvoirs. La crise... Comment dire ? Agricole, on essaye de s'accaparer des pouvoirs. Donc, à chaque fois, on cherche à la crise migratoire. D'ailleurs, ils se sont accaparés également des pouvoirs en matière d'immigration. Donc, à chaque fois qu'il y a une crise, une technique de l'Union européenne, elle en profite pour s'accaparer des pouvoirs qui appartiennent aux nations. Donc, sur cet axe-là de dire que l'Union européenne n'a pas le droit de s'accaparer sans la volonté des peuples des pouvoirs supplémentaires, nous pouvons trouver, je pense, un consensus relativement large et au-delà des groupes.

D'ailleurs, la question, c'est de savoir qui va voter ou qui ne va pas voter telle ou telle proposition. Maintenant, il y a deux, vraiment, deux philosophies aujourd'hui qui s'affrontent. Il y a la philosophie des européistes qui ne sont même plus dans une démarche de création d'une Europe fédérale. Ils sont dans une démarche de création d'un État européen centralisé. C'est le rapport Verhofstadt qui est un rapport qui dit que Mme von der Leyen doit devenir présidente de l'Union européenne, elle doit choisir les commissaires européens à la place des nations, elle doit s'attribuer des domaines entiers, la défense, la fiscalité, la santé, la diplomatie, etc.

Et surtout, elle veut, dans ce rapport Verhofstadt, on veut supprimer le droit de veto des nations. C'est-à-dire le droit pour chaque nation de dire non lorsque la politique vise ses intérêts vitaux. Marine Le Pen. Eh bien, face à cela, notre vision est celle d'une Europe des nations, une Europe respectueuse des intérêts vitaux des nations.

Donc oui, il y a deux visions qui s'affrontent et nous, nous devons de construire l'Europe que je crois les Français souhaitent, qui est une Europe en même temps respectueuse des nations et donc respectueuse de leur volonté exprimée démocratiquement et en même temps soit capable de mettre en place des coopérations sur des sujets qui sont des sujets où la coopération des pays européens est utile. Je veux dire, c'est vrai d'Erasmus, c'est vrai pour la sécurité civile, c'est vrai pour la diplomatie sur le site, etc.

Pardonnez-moi, je vous coupe, on y revient juste après la pause, notamment vos relations aussi avec les Allemands, l'AFD, le torchon a un peu brûlé ces derniers temps, on y revient juste après la pause, à tout de suite.

28:38
Locuteur 10

Avec les portes blindées

28:50
Locuteur 1

Torchman Metal, votre sécurité en toute sérénité.

29:07
Locuteur 4

Lui, c'est Harry.

29:33
Locuteur 8

Il voudrait faire des économies de chauffage, mais là, il bloque. Bon, pour vous la faire courte, Harry voudrait fermer ses volets pour garder la chaleur et consommer moins d'énergie. Sauf que pour les fermer, il faut ouvrir la fenêtre et perdre de la chaleur et hop, envoler les économies. Alors, il ouvre, il ferme. C'est compliqué d'économiser de l'énergie. Alors, NG Home Service vous accompagne. Par exemple, en remplaçant votre vieille chaudière par une pompe à chaleur, c'est en moyenne 1500 euros d'économie sur sa facture par an. J'agis avec NG Home Service.

30:01
Intervenant

Besoin d'un nouveau pare-brise ? Réglez ça facilement vous-même. En 3 minutes, c'est fait. Avant que votre programme reprenne, tapez votre numéro d'immatriculation. Choisissez un Carglass près de chez vous, le jour et l'heure. Et on remplace votre pare-brise où et quand vous voulez. Alors, rendez-vous tout de suite sur carglass.fr et tapez bien carglass.fr. En plus, en ce moment, Carglass vous offre vos balais d'essuie glace Bosch.

30:23
Locuteur 4

Carglass répare, Carglass remplace.

30:38
Locuteur 2

Et en ce moment, on va vous refaire pour l'achat d'une machine soda stream.

30:44
Intervenant

J'ai toujours aimé tes chansons.

30:53
Locuteur 3

Tout le monde n'aime pas ce que tu racontes.

30:55
Locuteur 2

Tout le monde change.

30:58
Intervenant

Le messager doit devenir le message. Bob Marley, One Love.

31:25
Marine Le Pen

Swing of Montuse ?

31:26
Locuteur 3

Yes. Tout fraîche.

31:27
Marine Le Pen

Sur le ventre,

31:35
Intervenant

il y a mille façons de dormir mais une seule d'en profiter pleinement. C'est sans interruption. Euphitose nuit à libération prolongée de mélatonine pour une nuit complète de sommeil. 84% des utilisateurs sont satisfaits du produit.

32:09
Locuteur 4

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32:22
Locuteur 2

Chez Direct Assurance, vous économisez en moyenne 250 euros sur votre assurance auto. En ce moment, ça fait plaisir. Direct Assurance, bien assuré,

32:28
Locuteur 3

direct réglé. Excusez-moi, je sais que c'est direct réglé mais c'est encore la pub Direct Assurance là.

32:36
Locuteur 10

Miaou, miaou. Elle, c'est Charlotte.

32:40
Locuteur 8

Aujourd'hui, elle se prend la tête pour dépenser le moins d'électricité possible. Mais là, elle bloque. En fait, elle se demande si elle doit mettre son sèche-cheveux très fort mais pas longtemps ou alors pas fort du tout mais très longtemps. Elle est perdue. Compliquée d'économiser de l'énergie. Alors, NG My Power peut vous aider. Par exemple, avec des panneaux solaires, c'est jusqu'à 1500 euros d'économie sur votre facture par an. C'est bien ça, Charlotte ? J'agis avec NG My Power.

33:17
Locuteur 4

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33:53
Intervenant

J'ai toujours aimé tes chansons d'amour.

34:01
Locuteur 3

Tout le monde n'aime pas ce que tu racontes.

34:07
Intervenant

Le messager doit devenir le message. Bob Marley, One Love.

34:24
Locuteur 4

Dans une location de vacances à Britel, vous avez toute la maison rien que pour vous et personne d'autre. Vous avez tout l'euro

34:32
Intervenant

et le coin secret

34:41
Locuteur 4

pour faire la sieste. Parce que ce n'est pas vraiment une maison de vacances si vous devez la partager avec des inconnus.

34:47
Présentateur

Tour dans l'événement du dimanche toujours avec notre invitée Marine Le Pen. Week-end de perturbations majeures dans les gares françaises en raison d'une grève des contrôleurs. Les aiguilleurs pourraient se joindre au mouvement la semaine prochaine. Plein week-end de chassés croisés. L'ensemble des personnels de la SNCF, Marine Le Pen, ont été augmentés d'environ 20% ces trois dernières années quand l'inflation est à environ 13,5%. Sans compter les primes. Deux fois 400 euros. Je parle sous le contrôle de François Langlais. D'abord, première question, est-ce que vous trouvez cette grève des contrôleurs justifiée ?

En réalité, il y a une ambiance absolument épouvantable sur le plan de la discussion sociale dans notre pays. C'est aussi un peu la faute du gouvernement. Il faut être honnête, la réforme des retraites a créé une faille extrêmement importante et le 49-3 utilisé à cette occasion n'a pas arrangé les choses. la rémunération en cause du statut de la SNCF, évidemment, ça crée des inquiétudes qui sont extrêmement fortes. Maintenant, c'est la quadrature du cercle qu'on se pose depuis des années. Comment permettre la mise en œuvre de revendications parce que c'est une des libertés de notre pays ? Enfin, à un moment donné, je reparle de liberté.

Liberté, liberté chérie, c'est comme ça que j'avais lancé ma campagne présidentielle. Mais je crois que j'avais vu assez juste parce que sur toute une série d'autres sujets, nos libertés sont en train de s'effacer. Et en même temps, préserver, évidemment, la continuité du service public, particulièrement dans les moments qui sont des moments sensibles et évidemment les week-ends de ce qui est passé. Mais certains les ont décrits comme des enfants gâtés. Ce ne sont pas des mots que vous reprenez à votre compte. Oui, mais enfin, moi, je ne rentrerai pas dans le...

36:41
Intervenant

Ah non, mais cette grève, elle est justifiée

36:42
Présentateur

ou pour reprendre les mots de Marie ? De la guerre des pauvres contre les pauvres, je n'aime pas ça.

36:50
Intervenant

Vous seriez au pouvoir vis-à-vis de ces contrôleurs. Qu'est-ce que vous faites ? Vous prenez des mesures, justement, pour encadrer le droit de grève, etc. Ou vous considérez que c'est l'expression normale

36:59
Présentateur

d'un mécontentement social ? Moi, je pense que l'idée qu'il puisse y avoir des jours fixes où l'on puisse limiter le droit de grève dans un service public est audible. Mais pas des jours fixes à la discrétion du gouvernement. Parce que ça, ça veut dire que, par exemple, il y a une réforme des retraites, il y a une grève pour s'opposer à la réforme des retraites, on dit, ah bah tiens, je vais utiliser mes jours fixes pour les empêcher de faire grève. C'est comme à l'EDF, les jours rouges et les jours bleus. En revanche, les week-ends de chasse et croisés pourraient être effectivement un des éléments précis annoncés de jours où cette limitation du droit pourrait intervenir.

Parce que vous l'utilisez au conditionnel. Pardon, M. Langlais, mais moi je voudrais poser une question un peu plus large. Normalement, c'est nous qui posons les questions. Oui, d'accord, mais à un moment donné, il faut être un peu cohérent aussi. C'est un service public ou c'est un service ouvert à la concurrence ? Parce qu'on va se poser la question plusieurs fois. Je veux dire, ce qu'on réclame au service public, au service public, peut éventuellement, effectivement, faire l'objet de limitations parce que c'est le service public de droit de grève selon des conditions très précises et annoncées à l'avance.

Mais si on ouvre ces services à la concurrence, alors est-ce que c'est encore un service public ? Et ça, c'est une incohérence de nos propres dirigeants. Et c'est ce à quoi ils doivent peut-être répondre. Parce que, vous voyez que on est dans une sorte de flou artistique.

38:24
Intervenant

La part de la SCF est ultra prévalente. Donc, de fait, elle est en situation de quasi-monopole.

38:28
Présentateur

De l'État. De fait, il n'en demeure pas moins qu'elle n'a pas vocation à l'être.

38:32
Intervenant

Oui, là, vous en sortez un peu facilement.

38:34
Présentateur

Non, je ne m'en sors pas facilement

38:35
Intervenant

parce que je pense

38:36
Présentateur

que c'est une des questions qui se posera demain. Alors qu'il y ait, encore une fois, un service minimum qui soit envisageable pour le rail, pour l'hôpital, pour l'énergie, oui,

38:50
Intervenant

ça se discute. Là, qui s'appliquera à des compagnies privées, d'ailleurs.

38:52
Présentateur

Il faut le discuter, d'ailleurs, avec les syndicats. Mais je pense que le problème aujourd'hui, c'est la rupture, en réalité, c'est un peu le sentiment qu'on a, la rupture de toute possibilité de négociation qui est liée, comme je vous le disais au début de mon propos, aussi à une défiance parce que la réforme des retraites, 49.3, ça a créé... Les corps intermédiaires peut-être un peu trop négligés et mis sur le côté. sur les côtés. Oui, je pense qu'il est nécessaire de créer...

Moi, je l'avais proposé avant la présidentielle en disant, je pense qu'il faut maintenant organiser une grande conférence sociale et remettre à plat aussi les salaires parce que c'est un sujet qui est évidemment un sujet latent mais essentiel qui ne cesse d'être une préoccupation de beaucoup de Français et auquel on apporte peu de rêve.

39:39
Intervenant

Il a été mis sur la table à SNCF en plus 20% comme le rappelait Marie.

39:42
Présentateur

Oui, mais au-delà de la SNCF, il y a des dizaines de millions de Français qui attendent aussi une réponse sur leur salaire et que l'on... Le travail, justement. Justement,

39:51
Intervenant

en un tout petit mot avant de parler du travail et du RSA, les JO, Mathilde Paneau, a dit il faut qu'il y ait des mouvements sociaux

39:58
Présentateur

dans tous les sens avant les JO pour faire pression. Vous êtes d'accord ? Bien sûr que non. Mathilde Paneau est une révolutionnaire à la tête d'un groupe de députés révolutionnaires dont l'objectif est que toutes les institutions possibles et imaginables soient jetées dans un chaos indéfinissable pour que ces institutions s'effondrent sur elles-mêmes. Bon, on a vu d'ailleurs qu'ils cherchent désespérément à effondrer l'Assemblée nationale. Ils y arrivent parfois d'ailleurs. Donc, ce sont des révolutionnaires.

Moi, je ne suis pas une révolutionnaire et je pense qu'il ne faut rien faire qu'ils puissent au passage créer les conditions d'un danger d'ailleurs pour ceux qui participeront à ces JO olympiques. Il y a beaucoup de Français qui vont participer, pas beaucoup, je ne sais pas d'ailleurs parce que vu les prix qui sont mis en œuvre, il n'y en a pas beaucoup effectivement qui arriveront à pouvoir aller voir ces JO olympiques. Mais il va y avoir évidemment beaucoup de Français qui vont vivre ces JO olympiques et d'autres évidemment. Et c'est une vitrine aussi pour...

Et pour l'instant, les risques sur la sécurité sont déjà assez importants pour ne pas en rajouter par un chaos volontaire et organisé. La question du travail est route.

41:11
Locuteur 4

La question du travail parce qu'en fait

41:12
Intervenant

pour rester dans le social on s'interrogeait ensemble. Quand on a vu que Jordan Bardella avait déclaré il y a quelques jours qu'il fallait une contrepartie aux prestations sociales et il pensait peut-être au RSA puisqu'il y a eu une loi qui est passée sur la conditionnalité du RSA à 15 heures de travail obligatoire. Mais vous, groupe Rassemblement National, vous avez voté contre cette loi de conditionnalité. Donc il y a Jordan Bardella qui dit il faut une contrepartie et vous vous dites il ne faut pas de contrepartie. Donc on ne sait pas très bien

41:42
Présentateur

où vous en êtes sur la question du travail. Pour le coup, son propos a été extrêmement clair et Jordan Bardella participe tous les mardis à la réunion de groupe des députés du Rassemblement National et nous décidons ensemble bien entendu des positions de vote. Et donc il était parfaitement d'accord pour refuser cette soumission du versement du RSA à 15 heures d'activité. il a dit dans cette interview il faut qu'il y ait des contreparties mais il y en a. Voilà ce qu'il a dit. Il y en a déjà puisqu'il y a une obligation de formation de la part de ceux qui bénéficient du RSA. Donc ces contreparties existent déjà et manifestement on n'est même pas en capacité de les faire respecter.

Donc que dit Jordan Bardella ? Est-il utile d'en rajouter alors que Est-ce que c'est une valeur le travail à tout prix

42:33
Intervenant

au sens comme valeur justement on voit bien que le gouvernement ou que d'autres parties dans le passé ont voulu en faire une valeur ? Est-ce que vous dites vous le travail

42:41
Présentateur

c'est une valeur face à l'inactivité ? Mais je crois même que c'est dans le préambule de 46 de la Constitution le travail est un devoir.

42:48
Locuteur 4

Ah c'est la phrase de Gabriel Attal sur les grèves.

42:50
Présentateur

Vous êtes d'accord là-dessus ? Vous la reprenez cette phrase ? Bien sûr que je la reprends. Donc la valeur travail elle est absolument essentielle mais encore une fois ce qui est essentiel aussi c'est l'obligation pour le gouvernement de mettre en place les conditions de la création de richesse et la condition de création de l'emploi.

Or je suis navré de vous dire que je ne suis pas bouleversé par les statistiques qui sont données par le gouvernement nous expliquant que jamais on a eu un chômage aussi bas parce que je sais très bien que ces statistiques en réalité sont des statistiques en partie camouflées voilà parce qu'on y met ceux qui sont en formation parce qu'on y met les alternants parce qu'on y met les apprentis parce qu'on y met ceux qui travaillent trois heures par semaine parce qu'on y met on y met on y met et après on crie victoire Ce ne sont pas des calculs nouveaux

43:40
Intervenant

C'est comme ça depuis 30 ans on n'a pas changé la méthode

43:42
Présentateur

Monsieur Langlais je n'accuse pas ce gouvernement-là en particulier mais en réalité on voit bien que le chômage est plus important le chômage c'est-à-dire la recherche d'un emploi à temps complet et reste toujours extrêmement difficile dans notre pays et on doit le dire parce que sinon les français se disent mais en réalité qu'est-ce qu'ils cherchent à nous dire ?

Ils cherchent à nous dire qu'on est des feignants et que si on ne trouve pas de travail c'est de notre faute c'est pas vrai moi je viens de leur dire c'est pas vrai Et que répondez-vous aux commentaires de ceux qui disent le Rassemblement National vous tiraillez finalement entre ceux qui veulent revaloriser ce travail et ceux soucieux de ne pas fâcher des classes populaires et les milieux populaires et qui ont du mal finalement à gagner leur vie Mais quel est le rapport entre créer de l'emploi et demander à des gens qui sont au RSA d'aller travailler 15 heures dans une association dans une collectivité on ne sait même pas comment tout ça sera d'ailleurs organisé On lance ça en l'air en se donnant bonne conscience Regardez ce qui est en train de se passer avec les classes de niveau Ils n'arrivent même pas à mettre en place des classes de niveau dans l'éducation nationale Alors inutile de vous dire que d'envoyer les gens qui touchent le RSA travailler 15 heures on ne sait pas à quel travail La philosophie de ça c'est quoi ?

Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'il faut les occuper ? Qu'ils vont être des sous-fonctionnaires ? On va les utiliser à quoi ? Oui il n'y aura rien Il n'y aura pas de travail Si il y aura la mise en oeuvre de l'exigence qui existe déjà qui est l'exigence de formation et nous serons attentifs à ce que les gens se forment Mais pour cela il va falloir regarder de très près la formation dans son ensemble qui coûte quand même 32 milliards d'euros par an à la France et qui ne nous apparaît pas fonctionner de la meilleure des manières Marine Le Pen Bruno Le Maire et ce soir l'invité du 20h de TF1 Est-ce le retour de la rigueur le retour inévitable c'est le chiffre de l'anglais ?

45:42
Intervenant

Ce chiffre vous le connaissez Marine Le Pen c'est 1,4% c'était la prévision initiale de croissance faite par le gouvernement pour l'année 2024 Alors Bruno Le Maire vient ce soir pour en rabattre diminuer cette prévision et assorti d'un certain nombre d'économies il y aurait 10 milliards d'économies à faire pour pouvoir respecter ce fameux chiffre de 4,4% de déficit en 2024 conformément aux engagements du gouvernement est-ce que vous vous considérez que justement il y a lieu il y a nécessité de réduire le déficit budgétaire pour la France qui est l'un des pays en Europe qui connaît les chiffres les plus élevés

46:18
Présentateur

Bien sûr de la même manière que j'ai dit de la manière la plus claire que la dette française devait être remboursée il faut évidemment baisser le déficit C'est quoi le bon chiffre ?

46:28
Intervenant

Le bon chiffre vous paraît situé à quelle hauteur ?

46:31
Présentateur

C'est pas un problème de bon chiffre ça fait des années et des années et des années qu'on vote des budgets qui sont en déficit On nous avait vendu que le Mozart de la finance allait changer tout ça La réalité c'est que le Mozart de la finance d'Ixit Emmanuel Macron a créé 900 milliards d'euros de dettes en 7 ans c'est-à-dire autant que la dette générale de la France en 2000 Il a augmenté de plus de 30% cette dette et que personne ne vient lui faire par ailleurs de reproches sur ce sujet Les choix qui ont été faits ont été des mauvais choix D'un côté on a fait des cadeaux à un certain nombre de secteurs de la population qui n'ont rien rapporté

47:16
Intervenant

Vous pensez à quoi ? L'ISF ?

47:17
Présentateur

Notamment oui L'ISF Vous savez très bien que moi je ne suis pas pour le retour stricto sensu de l'ISF mais pour la création d'un impôt sur la fortune financière et donc la disparition de l'impôt sur la fortune immobilière étant entendu que ce que je souhaite c'est enraciner en réalité l'économie dans le pays et dans le même temps des dépenses ont été faites absolument fantastiques qui visaient à pallier à l'absence de décision politique Je vous donne un exemple c'est le bouclier énergétique Le bouclier énergétique il a été choisi au détriment de quoi ? Il a été choisi au détriment du fait de sortir de la tarification européenne de l'électricité

48:04
Intervenant

De fait tournier maintenant C'est prévu

48:06
Présentateur

Oui C'est prévu Quand Bruno Le Maire prévoit quelque chose permettez-moi de douter J'avais dit une fois quand Bruno Le Maire vous dit qu'il va faire beau il faut sortir la doudoune A chaque fois qu'il dit quelque chose c'est l'inverse qui se passe Il a quand même fait des prévisions Il a quand même fait des prévisions de croissance et il nous a fait voter quand même un budget sur une prévision de croissance dont tout le monde savait qu'elle était fausse Tout le monde Et bien ça si c'est pas de la malhonnêteté je ne sais pas ce que c'est Bon aujourd'hui évidemment il est obligé de venir dire pour finir ça va être différent mais tout le monde tous les gens sérieux savaient que la prévision de croissance qui était annoncée évidemment ne pourrait pas être tenue Donc pour ne pas froisser l'Union Européenne en indiquant tout de suite quand il y a eu la crise que nous sortions de la tarification européenne de l'électricité et bien ils ont été contraints de dépenser des milliards par la mise en oeuvre d'un bouclier énergétique

49:02
Intervenant

Vous vouliez baisser la TVA c'était pareil ça aurait coûté des milliards aussi

49:05
Présentateur

Non Au moins autant Mais non parce que ces milliards en question ils seraient partis dans la poche en l'occurrence de l'ensemble des français et auraient bénéficié à augmenter le pouvoir d'achat et puis pardon mais il y avait une explication politique l'explication politique c'est que l'énergie est un bien de première nécessité on est bien placé on s'en est rendu compte là d'ailleurs donc parce que c'est un bien de première nécessité il est normal de baisser la TVA à 5.5

49:31
Intervenant

Comme l'alimentation la santé etc enfin les biens de première nécessité il y en a une foultitude

49:34
Présentateur

Oui mais l'énergie comme son nom l'indique l'énergie pour un pays c'est un peu comme pour un être humain quand vous n'avez pas d'énergie vous devenez improductif et bien les hommes et les femmes que nous sommes on est pareil quand on n'a pas d'énergie on devient improductif donc l'énergie c'est fondamental et monsieur Langlais vous savez bien d'ailleurs que si on avait eu à l'époque de la crise du gaz je vous rappelle quand même à tous ceux qui nous écoutent que le bouclier énergétique a été voté avant le déclenchement de la guerre en Ukraine non non mais parce qu'on dit c'est à cause de la guerre en Ukraine c'est pas tout à fait vrai mais si nous avions eu un prix de l'énergie proche de nos prix de production nous aurions été l'eldorado des entreprises mondiales c'est à dire que nous aurions non seulement réindustrialisé nous aurions relocalisé nos entreprises mais beaucoup d'entreprises européennes seraient venues pour s'installer en France du fait du prix très bas de l'énergie on aurait créé un paradis énergétique comme dirait Jordan Bardella et on se rend compte que c'est évidemment vers cela que nous devons le temps file Marine Le Pen une semaine marquée notamment file très vite mais une semaine marquée notamment par un hommage national

50:45
Intervenant

à Robert Banninter une rapide question de Routel-Criève très très brièvement vous n'êtes pas allée vous avez respecté les volontés de la famille mais il y a une question est-ce que vous êtes contre la peine de mort est-ce que vous êtes pour la peine de mort est-ce que vous pourriez la remettre dans les lois françaises non

51:03
Présentateur

je ne la remettrai pas dans les lois françaises d'ailleurs la question s'était posée est-ce qu'on peut faire un référendum mais en réalité on ne peut pas je suis pour l'incarcération à vie d'un certain nombre de criminels dans notre pays mais est-ce que vous êtes contre la peine de mort c'est ça que je vous pose comme question mais on se moque de ce que je pense moi à titre personnel ce qui est important c'est que pas vraiment si vous êtes amené à diriger le pays pardon pardon mais si moi j'ai évolué sur ce sujet moi j'étais pour la peine de mort parce que je réagissais comme avocate et que effectivement Jordan Vardella a eu raison de dire que la suppression de la peine de mort a effondré l'échelle des peines par un effet d'ailleurs mécanique mais parce que la peine de mort n'a pas été remplacée par la perpétuité réelle si elle existe avec Abdelham qui est en port la réalité c'est qu'elle n'existe pas dans notre droit la perpétuité à vie n'existe pas dans notre pays si à la peine de mort avait été substituée cette perpétuité à vie alors l'échelle des peines aurait gardé sa cohérence et sa logique en supprimant la peine de mort sans mettre cette perpétuité à vie et bien on a effondré l'échelle des peines mais je crois que si on remettait en oeuvre ou si on mettait en oeuvre cette perpétuité à vie alors la peine de mort ne serait plus majoritaire dans notre pays alors qu'elle l'est encore aujourd'hui pourquoi ?

parce que les français ont le sentiment qu'aujourd'hui malgré des crimes d'une barbarie absolument inouïe les criminels ressortent et c'est insupportable pour beaucoup de nos compatriotes et je ne vous cache pas que je fais partie de ceux et de celles qui considèrent ça comme insupportable La politique Marine Le Pen Olivier Véran ce matin dans le Parisien donne une interview et parle de vous en ces termes ces gens-là sont dangereux dit-il je ne les considère pas dans l'arc républicain et jamais je ne voterai une proposition de loi d'extrême droite Olivier Véran avec qui vous êtes vivement affronté cette semaine dans l'hémicycle dans le même temps Gabriel Attal le Premier ministre explique que son arc républicain à lui c'est l'hémicycle en brillant le pas à Emmanuel Macron donnez-vous un bon point à Attal Emmanuel Macron bon point que vous avez donné au cours de cette interview notamment sur le travail qui est un droit position que vous partagez un devoir plutôt pardonnez-moi je n'ai pas donné un bon point à un Premier ministre qui dit qu'il respecte la démocratie ça me paraît quand même être la moindre des choses quant à M.

Véran c'est un vieux socialiste sectaire qu'il se comporte comme un vieux socialiste sectaire n'a rien de très étonnant il est évident que l'ensemble de l'Assemblée nationale a été élu par les Français et qu'à ce titre l'ensemble des députés doivent faire l'objet du respect du gouvernement et ce quel que soit ce qu'on pense encore une fois des options politiques défendues par les uns ou par les autres c'est-à-dire que ce n'est pas une nouveauté que nous sommes opposés au gouvernement j'ai été deux fois face à Emmanuel Macron à l'élection présidentielle je ne sais pas comment est-ce qu'on peut prouver mieux que cela l'opposition qui est la nôtre mais ça ne passe pas par un comportement encore une fois qui vise à mettre à l'écart des électeurs français parce qu'il n'y a pas de sous-citronaut mais il y a une évolution donc il y a une évolution donc vous dites oui ça a changé enfin j'attends parce que vous savez bien souvent au gouvernement entre les mots et les actes il y a un espace qui parfois analyse dans un gouffre François

54:23
Intervenant

ce qui a changé aussi c'est le positionnement politique du gouvernement avec depuis que Gabriel Attal est Premier ministre positionnement plus à droite d'ailleurs qui suscite les critiques de la gauche sur ce thème et même d'une partie du centre est-ce que ça ne rétrécit pas un peu votre espace politique est-ce que ça ne vous ennuie pas un peu de le voir se déporter sur des thèmes qui comme vous le dites souvent étaient les vôtres

54:44
Présentateur

et encore une fois moi je ne me paye pas de mots monsieur Langlais vous ne devriez pas le faire parce que si vous vous payez je vous pose la question non non mais si vous vous payez de mots vous allez être évidemment très déçu il y a ce que dit monsieur Attal et il y a ce qu'ils vont faire or moi j'attends avec impatience leur loi pour l'instant ce que j'ai vu c'est l'augmentation de la facture d'électricité c'est l'augmentation de la facture de gaz quand même 6 milliards et demi pour 2024 pardon du peu c'est l'annonce de la suppression pour les personnes d'un certain âge au chômage de la capacité de pouvoir obtenir des trimestres supérieurs supplémentaires oui d'accord de retraite enfin tout ce que je vois arriver c'est une vision qui est une vision que j'ai exprimée tout à l'heure à savoir qu'ils pensent que ceux qui n'ont pas d'emploi sont des feignants et ils ne se remettent eux jamais en cause qu'est-ce que nous n'avons pas bien fait pour que l'ensemble des français mais sur des sujets plus régaliens aller sur vos terres jamais c'est toujours de la faute des autres c'est toujours de la faute des autres jusqu'à l'absurde jusqu'à ce pauvre monsieur le maire vous me direz chacun son Biden mais enfin qui explique quand même que c'est à cause de nous si le prix de l'électricité a augmenté voilà c'est toujours de la faute des autres et bien en l'occurrence c'est de leur faute c'est eux qui sont au pouvoir depuis 7 ans et vous verrez que ces grands discours encore une fois de valorisation du travail etc.

vont se heurter encore à des décisions profondément injustes trop rapidement

56:16
Intervenant

je pensais à une petite phrase de Laurent Wauquiez aujourd'hui qui disait mais Marine Le Pen elle n'a pas dirigé même une mairie de 500 habitants comment est-ce qu'elle gouvernerait un état je ne vois pas le rapport la différence entre

56:26
Présentateur

le gouvernement le gouvernement

56:28
Intervenant

ça fait 7 ans qu'ils n'ont rien fait et il y en a qui disent mais est-ce qu'elle ferait

56:32
Présentateur

vraiment des choses c'est sûr que si vous me dites vous ne pouvez pas prouver ce que vous allez faire parce que vous n'avez jamais été au pouvoir je ne peux pas vous apporter la preuve évidemment d'un fait négatif mais enfin ça fait à peu près 30 ans que les Français me connaissent ils m'ont vu en de multiples circonstances ils m'ont vu d'ailleurs être conseiller municipal d'opposition je ne suis pas sûr que M. Wauquiez l'ait été c'est là où on apprend le plus

56:52
Intervenant

par ailleurs est-ce que vous êtes inquiète sur le procès qui s'annonce qui est prévu donc à la fin de l'année après la relaxe de François Bayrou mais il est considérant

57:02
Présentateur

très sévère de la cour la relaxe sur lequel le parquet a fait appel par ailleurs on peut s'interroger d'ailleurs de la concomitance entre les critiques de M.

Bayrou et l'appel du parquet est-ce que je suis vous y voyez un lien ce qui m'inquiète c'est de voir que la vision française de ce qu'est un député et de ce que sont ses collaborateurs et de quel est le rôle d'un député dans son activité politique cette vision française vient d'être battue en quelque sorte par les magistrats français au bénéfice de l'adoption de la vision européenne dont je ne suis pas loin de penser que c'est la vision allemande voilà ça ça m'inquiète parce que la liberté des députés c'est la liberté des français qui votent mais le procès à venir ne vous inquiète pas on sent non nous expliquerons quelle est notre position et nous défendrons ces positions pour tenter de faire comprendre encore une fois aux magistrats qu'il en va de la liberté des députés Marine Le Pen merci beaucoup d'avoir été sur notre plateau ce dimanche tout de suite LCI Midi avec Jeanne Baron on se retrouve dimanche prochain très belle journée à tous

58:03
Locuteur 10

Sous-titrage Société Radio-Canada

58:04
Locuteur

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