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interviewC à vous (sur YouTube)· 15 mai 2023 10 min

Marine Le Pen est un danger pour les travailleurs - Laurent Berger - C à Vous - 15/05/2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

je crois que sur le sur les retraites il y a eu un grand mépris de ce qui s'est exprimé dans la mobilisation je confonds pas avec ce qui s'est passé aujourd'hui je crois qu'il y a une nécessité d'investissement étrangers en France on a d'abord parlé d'un d'une réalité budgétaire qui était le fait de combler le trou le trou le déficit à peu près de 12 12 milliards par an des retraites qui n'était pas un sujet tabou pour la CFDT mais au lieu de parler des conditions de travail des seniors de la façon dont on pouvait distinguer selon les catégories professionnelles on a on a fait cette mesure brutale et injuste qui touche plutôt les travailleurs justement intermédiaires en laissant de côté un certain nombre d'entre eux qui n'était pas concerné et puis après il y a eu du mépris qui s'est manifesté en écoutant pas les les millions de manifestants il y a une courbe qui vient de sortir ces jours-ci fin des histogrammes qui montrent que c'est le plus grand mouvement en termes de nombre de manifestants depuis 1968 donc il y a une forme de mépris il y a une mépris y compris chiffre de la police c'est ce que montre ce que montre quand on regarde un peu en arrière il y a eu un mépris parce que les organisations syndicales évidemment n'ont pas été reçus et puis surtout après je crois qu'il y a une procédure parlementaire qui a été escamotée et moi c'est le moment où j'ai senti qu'on passait de d'un sentiment de contestation de de sentiment de mépris un sentiment de colère c'est-à-dire en disant attendez au bout d'un moment moi je crois que dans une dans un pays démocratique ça peut passer la décision elle peut passer par le compromis il y a pas eu de compromis social ou le fait majoritaire c'est le rôle de l'Assemblée nationale et sur ce texte en tant que tel je sais bien qu'il y a une motion de censure mais sur ce texte en tant que tel il y a eu ni compromis social avec les organisations syndicales et patronales il n'est possible majoritaire il était possible le sentiment qu'on a en oui il était possible dans les syndicats c'est que vous cherchez la capitulation du gouvernement mais j'ai proposé une pause une voix de sortie de reposer les choses pour parler du travail et du financement du Center trade je l'ai fait à plusieurs reprises il y a une volonté de poursuivre la route de la route de la procédure Parlement et ça ça a été pris je crois et ça crée aujourd'hui très mal et ça crée un vrai ressentiment dans le monde du travail mes prix orgueil incapacités c'est comme ça que vous parlez d'Emmanuel Macron je parle de la chambre des retrait il a fait preuve d'orgueil voire d'incapacité enfin il y a un point d'interrogation du mépris à la colère cet essai vous allez l'offrir à Elisabeth borne demain vous la rencontrer à 19h30 vous avez des sites tout à l'heure pour faire la dédicace comme ça vous avez le l'exemplaire pris si vous avez jusqu'à tout à l'heure c'est votre défi pour imaginer la dédicace Émilie le consommer social c'est peut-être pour demain parce que les cinq tuteurs syndicaux dont vous sont aussi à Matignon on sait déjà ce que Sophie Binet la nouvelle leader de la CGT va dire à Elisabeth borne elle va pas offrir le livre mais voilà ce qu'elle va lui dire c'est ce qu'elle a dit sur RTL que je veux dire à la première ministre c'est que il n'y aura pas de retour à la normale si cette réforme n'est pas abandonnée la défiance elle est extrêmement profonde les salariés ne tourneront pas la page tout simplement parce parce que cette réforme elle consiste à nouveau les deux ans de vie et qu'en plus le gouvernement veut l'appliquer à marche forcée la défiance restera extrêmement profonde et ce à tous les niveaux une défiance avec les organisations syndicales et toutes toutes on dit chacune à leur manière et une défiance avec les salariés la population du pays donc on est quand même sur cette notion de deux ans de vie sacrifiées quand on écoute Sophie Binet vous êtes d'accord il y a pas de retour à la normale possible d'abord on a joué ensemble on continuera de le faire à chaque fois que nécessaire mais on n'a pas le même vocabulaire et la même perception surtout moi je ne parle pas de deux ans de vie volée je ne crois pas aujourd'hui tous en situation de travail je crois pas qu'on est en train de et même dans les situations vous savez que la civilité et l'organisation où il y a le plus de travailleurs qu'on a qualifié deuxième ligne il n'exprime pas de misérabilismes sur leur travail simplement une volonté de reconnaissance donc je parlerai pas de deux ans de vie volées ces deux ans de travail en plus donc pour certains d'entre eux dans des conditions pénibles et difficiles alors qu'ils ont commencé à travailler jeunes et ça c'est pas acceptable parce que c'est pas juste et après ça va créer durablement une forme de ressentiment moi je sais pas ce que c'est la normale en fait en vrai mais ça va créer un ressentiment et moi ce que j'ai dit et ce que je dirais demain à la première ministre au-delà de dédicace et bien ce que je vais dire c'est il y a un profond ressentiment dans le monde du travail une volonté de mépris une sentiment de mépris qui s'exprimait et vous devez le réparer en faisant en sorte que sur les conditions de travail sur les salaires sur le dialogue social sur les compétences la reconnaissance des compétences et il y a de vrais avancées qui soient palpables et mesurables par les travailleurs et les travailleurs c'est ça qu'il faut obtenir aujourd'hui des avancées concrètes et ça pourra pas être des mesurettes technocratique sur lesquelles on comprendrait rien et qui est finalement changerait pas la vie des travailleurs et travailleuses le 6 juin prochain aura lieu la 14e journée mondiale de mobilisation journée nationale et papa mondiale journée nationale de mobilisation contre la réforme des retraites histoire de soutenir l'examen la proposition de loi du groupe liotte qui veut abroger cette loi avec des des chances quasi nulles d'aboutir l'Assemblée nationale peut la voter mais le Sénat majoritairement à droite et favorable 64 ans le frappa ce sera donc votre dernière manifestation en tête de cortège mais pour un combat perdu d'avance Laurent Berger mais en tout cas ce qui est sûr c'est que ça sera la première fois avec cette proposition de loi du groupe yote que l'Assemblée nationale la représentation peuple peut voter sur le report de 62 à 64 ans ce sera la première fois lors de l'examen de l'article 7 il y a pas eu cette possibilité de vote on a été plusieurs avec Philippe Martinez notamment à l'époque c'est-à-dire il fallait un vote il y a pas eu de vote et c'était pas de la forcément de la seule responsabilité on l'a dit à l'époque de de du groupe majoritaire ou du gouvernement le vote de la motion de censure pouvait faire office de non parce que c'est pas la même chose parce que si ça faisait office 2 dans ce cas il fallait aller au vote il fallait aller au vote ce fameux jeu dit pour voir s'il y avait une majorité et la motion de censure est dans nos textes Constitution partenaires est un vote pour savoir si on voit que la censure ou pas et on peut très bien être un député considéré qu'il ne faut pas passer de 62 à 64 ans mais considéré aussi qu'on ne veut pas voter la motion de censure de tel ou de ce gouvernement parce qu'on voulait pas le faire tomber et donc à l'Assemblée nationale vous avez raison de souligner parce qu'il faut pas mentir aux gens que ça ne fera pas abrogation de des 64 ans mais ce sera la première fois que l'Assemblée nationale votre a sur l'allongement à 64 ans et à ce moment-là par défaut quoi non non à ce moment-là il faut aussi en appeler à la responsabilité enfin on peut pas quand même considérer que dans notre pays l'Assemblée nationale est un fait et le vote de l'Assemblée nationale est un fait anecdotique c'est pas anecdotique c'est un vote que le l'exécutif ne pourra pas ignorer l'application la proposition du groupe yote elle est très claire non retour enfin la non extension à 64 ans et donc le 62 ans et une conférence de financement avec des propositions des potentiel pour ensuite venir s'opposer à la réforme des retraites ça pose un vrai problème je trouve de crédibilité et de responsabiliser de la parole des syndicats c'est le premier parti ouvrier de France non le rassemblement national c'est le parti pour lequel les ouvriers voient le plus en France et sans doute parce que je le dis dans le livre d'autres partis politiques ont pas pensé le travail ce sont des partis politiques notamment de gauche on considérait que les ouvriers les employés c'était pas pour eux la politique dans leur dans leur partie et ça depuis longtemps je l'explique et donc je pense que le rassemblement national prospère sur le ressentiment social et il y a toute une partie de la population salariée qui aujourd'hui un sentiment qu'on ne les écoute plus qu'on ne les qui a plus de progression possible qu'il n'y a plus de reconnaissance possible avec des problèmes de salaire et des problèmes de conditions de travail etc et donc le rassemblement national je persiste ces signes il est pas un danger seulement pour être ailleurs il a un danger pour la société donc qu'il en peut qui s'appelaise ou pas monsieur Bardella s'il y avait de nouveau une élection demain je le dis j'appell de nouveau à faire que Madame Le Pen ne soit pas élu mais ceci étant si on veut lutter contre la formation nationale c'est maintenant c'est pas un 2027 c'est en agissant contre le ressentiment social sur les bases du ressentiment social les causes du ressentiment social en améliorant les situations des salariés en leur permettant de pouvoir s'exprimer sur leur travail d'avoir une juste reconnaissance du travail fourni et c'est là-dessus qu'il faut agir et ça n'a pas rien d'eux j'attends rien d'eux son argument là vous pensez pas qu'il porte auprès d'une partie des électeurs Marine Le Pen donc vous avez compris à l'élection et à la réélection d'Emmanuel Macron donc vous n'êtes pas en mesure de vous plaindre des mesures c'est pas vrai parce qu'à l'époque on l'a fait d'ailleurs avec collectivement avec d'autres et notamment on l'a fait avec Philippe Martinez on a expliqué que au-delà ça valait pas validation du programme de Monsieur Macron mais pour moi pour nous encore le rassemblement national n'est pas un parti comme les autres bien sûr encore aujourd'hui il faudra le dire ça suffit pas de le dire sur le terrain des valeurs il faut le dire aussi pour lutter contre les causes qui font prospérer le rassemblement national on sait on les connaît les deux causes principales une défiance dans les institutions généralisée et un ressentiment social parce que inégalité sociale parce que nous reconnaissances non écoute des réalités vécues il faut agir contre ça contre ces deux fondements du rassemblement national pour éviter la catastrophe dans des années à venir

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