🔴 DÉBAT - Faut-il VITE sortir du «quoi qu'il en coûte» ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonsoir à tous bienvenue dans le grand studio du figaro en et en direct on est avec vous c'est figaro live et on attend vos points de vue faut-il en finir au plus vite avec le quoi qu'il en coûte c'est la question qu'on pose sur twitter ce soir et on va en débattre avec vincent treulet devillers bonsoir autant vincent directeur adjoint la d'action du figaro et en signale au passage les loges du politique le livre que vous avez dirigé aux éditions tallandier ce normal quand on est un éditorialiste politique avec vous avec nous une femme politique également lucide mais avec un grand p qui co fondatrice de la fabrique écologique et membres de la revue de l'excellente et passionnante revue esprit membres de la rédaction de la revue esprit avec en une dans la dernière livraison l'idée libérale en question est bien sûr ça fait débat ça fait question et c'est très intéressant on reviendra ensemble sur l'actualité de ce matin à la rencontre assez tendues entre le ministre de la justice eric dupond moretti et les syndicats de policiers dans le cadre du bureau de la sécurité questions qu'on pose sur twitter eric dupond moretti et les policiers peuvent-ils se réconcilier 15 milliards d'euros c'est la rallonge avancée par bercy pour la relance de l'économie une rallonge supplémentaire arrive à une quarantaine de milliards d'euros au total avec cette fois ci l'idée d'en finir progressivement avec le quoi qu'il en coûte c'est en tout cas ce qu'annonce sur toutes les antennes le ministre de l'économie et il l'a lancé encore ce matin projet de loi de finances de transition qui doit nous faire passer de la période de crise économique et de protection totale à un retour à la vie économique normale et dans la vie économique normale les entreprises fonctionnent sans le soutien de l'état l'économie française n'a pas vocation à être placés en permanence sous perfusion et un moment donné il faut sortir du quoi qu'il en coûte quand nous sommes arrivés à ce moment nous le faisons nous sommes arrivés à ce moment de la sortie du quoi qu'il en coûte mais nous le faisons progressivement et de leur côté les entreprises sont assez confiante c'est en tout cas le discours officiel depuis quelques jours en tout cas le discours tenu par l'un des plus éminents représentants d'entre elles le président du medef geoffroy roux de bézieux mais je ne suis pas trop inquiet pour deux raisons la première c'est que il va y avoir pas une forte demande des consommateurs dans pratiquement tous les secteurs ça va être vrai dans la restauration ça va être vrai dans les commerces deuxième chose il n'y aura pas de murs des faillites durera bien sûr des gens qui vont déposer le bilan mais il y aura pas un mois de septembre et d'octobre des dizaines de milliers de filles vincent on se demande si roux de bézieux dit vrai si tous les indicateurs sont aussi vert que ceux annoncés par bruno le maire il faut dans ce cas là pas aller plus vite je pense quand même que la boe dans le maire de prudence et qu' il a raison c'est à dire que cette moment du dégel où c'est comme ça qu'il l'appelait au mois de janvier en parlant de la la fin de l'aide pour revenir à une économie qui serait moins assistés et et créer chez chez lui et chez beaucoup demande du gouvernement une inquiétude à la fois économique sociale et politique donc tout le jeu et de faire les choses avec le plus de doigté possible avec deux écueils qu'il faut éviter la précipitation qui pourrait entraîner des conséquences rapides et et avec des effets sociaux très très évident et puis le maintien des aides par un certain nombre de dérogations par aussi peut-être une volonté politique d'aller jusqu'à l'élection présidentielle pour artificiellement porter une économique que l'état protège de façon spectaculaire depuis maintenant un an et demi donc c'est un je ne pense pas que qu'il faille aller plus vite mon avis le choix de bruno le maire et et le bon la seule question en fait elle est psychologique c'est à dire que on a appris à vivre avec ces aides on a appris à travailler autrement parfois ne pas travailler tout en étant payés et tout ça n'est pas sans conséquence et pour l'activité est pour même le rapport on y reviendra peut-être après après plus il est donné à son tour son avis mais le rapport au travail à mon avis a profondément changé depuis un an et demi et peut avoir des conséquences qui peuvent être préoccupantes avant de discuter de débattre sur justement le rapport au travail du cible est-ce que vous partager l'optimisme de geoffroy roux de bézieux non si c'est pas une question piège non fob sans s'en vouloir la kz2 la question c'est c est ce que geoffroy roux de bézieux parle pour les pme est-ce qu'ils parlent pour les salariés précaires ou est-ce qu'il parle pour les grands groupes c'est à dire que je pense que le discours très globale aujourd'hui pour dire les choses vont aller bien la croissance sera au rendez vous les consommateurs consommeront la même manière ça dépend du niveau de revenu ça dépend des anticipations des consommateurs et ça dépend des secteurs dans lesquels on se trouve et des territoires donc moi j'aurais tendance à dire que avoir un discours positif global c'est plutôt une bonne chose parce que je pense qu'on a besoin de retrouver une espèce d'optimisme en revanche prédire déjà ce qui va se passer étant donné la complexité de la question économique et de la question sociale ça me semble constituer un exemple les transports on voit bien que la question du secteur automobile de ce qui se passe dans l'aviation à la fois en termes industriels et long terme simplement de voyage ces deux sujets sur lesquels le gouvernement a mis en place des plans des particuliers parce qu'ils pensent qu'il ya une crise une crise de ce secteur qui va aller au delà de la pandémie un autre exemple ça peut être certains territoires où justement ces industries sont plus implantés comment est-ce qu'on va travailler sur à la fois la relance et la transformation je rappelle qu'il s'agit d'une relance verte dire qu'on a assumé le fait de dire qu'il s'agit pas seulement de promouvoir la croissance et le rebond de la consommation aussi transformer le modèle économique et social peut-être un troisième troisième remarque sans vouloir être trop compliqué c'est que tout dépend au fond d'eux est ce que vous êtes un salarié protégé ou pas est-ce que vous avez la sécurité de l'emploi est ce que vous avez un bon niveau de salaire ou est ce que vous êtes en train de chercher un emploi reparlons des jeunes des étudiants de ceux qui au fond se retrouver en plein précarité pendant la pandémie aujourd'hui être un jeune demandeur d'emploi je pense que c'est compliqué surtout si on n'est pas très qualifiés donc tout ça me semble devoir être nuancée et puis en revanche le quoi qu'il en coûte ça a coûté plus de 160 milliards d'euros à l'état ce quoi qu'il en coûte c'est vrai qu'il ya un moment où on ne peut pas penser que l'état se substitue à une économie qui n'est pas une économie administrée là je rejoins ce que dit bruno le maire on n'est pas une économie administrée 160 milliards c'est quasiment la moitié d'un budget annuel quoi exactement donc pour chardons bleus qui ne regarde en ce moment quand ça lui nous dit il faut continuer à aider un peu certaines entreprises ce sera intéressant vous me disiez à qu'elles ont de l'entreprise vous pensez à quel type d'entreprise vous pensez est ce que comme lucille vous pensez notamment au secteur du transport secteur du tourisme peut être est également vous ne de l'événementiel qui est quand même dévasté et qui pour le moment ne peut pas retrouver même pas un pouvoir trouver un pourcentage vraiment infime de ski de ce qu'ils pouvaient faire et de ce qu'il réalise est autrefois c'est que ça fait quand même partie des secteurs qui devront pouvoir être aidées encore pendant un moment vous disiez tout à l'heure justement le rapport au travail a profondément changé et c'est un c'est un enjeu de cette sortie du quoi qu'il en coûte de se dé confinement on rappelle que c'est à partir du 9 juin que le les réglementations vont évoluer par rapport au télétravail qui jusqu'à présent est la règle et va la règle va évoluer avec moins de présence obligatoire en télétravail à ce moment là quand vous dites que justement c'est un enjeu par rapport à ça c'est à dire que vous êtes pessimiste par rapport aux ansériens je sais pas comment ça va tourner tout son but il a montré sa prudence tout à l'heure et je la rejoins c'est à dire que on a on a cru sortir de cette histoire puis on est revenu plusieurs fois donc il est en a dit ensuite que ça se finirait en émeute à la sortie puis maintenant on dit que ces deux ça va se passer extraordinairement bien bon je pense que tout ça est quand même très très fragile mais cette situation a créé des précédents plusieurs précédents on en a souvent parlé ici il ya le précédent des libertés publiques avec des décisions administratives qui peuvent en 24 heures transformer la vie des gens sur un impératif sanitaire mais qui pourrait demain être écologique ou sécuritaires et qui fait que l'administration a maintenant un pouvoir sur une liberté de détails qu'il n'a qu'elle n'avait pas autrefois mais j'écarte ça puisque ce n'est pas le sujet mais il ya aussi un précédent sur les possibilités qu'ont offert de quoi qu'il en coûte quelles sont ces possibilités ça a quand même été l'expérience éprouvée d'une vie salariés sans travailler pour certains puisqu'il ne pouvait pas travailler puisque laurent serre notamment au chômage partiel voilà ce qu'on appellera vitalité leurs activités étaient était et est empêchée et il me semble que ça n'ait ça ne peut pas ne pas avoir de conséquence c'est à dire que ça peut avoir une conséquence positive qui est la volonté et on l'a vu avec les restaurateurs quand les choses ouvre de se jeter sur le métier pour essayer de l'accomplir de la façon la plus enthousiaste possible mais ça peut aussi créer une habitude proche de ce qu était le projet du revenu universel c'est à dire d'une vie qui serait une vie organisée selon l'aide de l'état et non plus selon le le travail réalisé donc et il va y avoir une une remise or en rythmant en commander rang des retrouvailles avec 1 rythme naturel de l'existence qui a été absolument déréglé je pense la même chose avec l'école d'ailleurs on le voit que l'arrêt de l'école a fait feu sur les élèves une possibilité psychologique de deux courts en pointillés et bien de la même façon on va voir ça avec les salariés et on va voir ça quand on va voir obésité est certainement temps quand on va voir certaines entreprises fermées on va avoir une incompréhension de l'opinion disant pourquoi l'état qui était capable de déverser des dessins des dizaines de milliards pendant un an et demi ne viendrait pas on est des sept entreprises quand bien même cette entreprise n'aura plus de pertinence économique donc je crois que ses précédents ont transformé profondément la psychologie collective est ce que vous partagez la prévention de la censure sur ce rapport au travail je pense que vincent a raison de dire qu'on a besoin de retrouver ses marques et que c'est pas évident que chaque individu les retrouve seul et donc la question de comment est-ce qu'on retrouve collectivement nos marques et qu'on se remet effectivement à travailler mais en ayant le sentiment de l'utilité je pense que ce qui a changé pendant la pandémie c'est que la question du sens la question de l'articulation entre le court terme et le moyen terme a changé et que par exemple la question du rôle de l'état moi je nous écoutant je me disais il faut pas seulement penser la question du rôle de l'état évidemment par rapport à lèvres de court terme - dette de court terme sans doute mais plus d'action publique et de capacité à investir de l'état c'est aussi un des enseignements de la crise c'est à dire que ce qu'on a découvert ce qui s'est passé autour de l'hôpital la question l'éducation par exemple quand jean michel blanquer annonce une revalorisation du salaire des enseignants je suis pas sûr que ces choses-là se serait passé s'il y avait pas eu la pandémie donc on est dans une situation au fond la question de la dépense publique elle est aujourd'hui vu très différemment le sait il ya 18 mois et il s'agit pas de dépenser à tombeau ouvert mais dépenser justement et de façon à assurer l'avenir ça c'est un point important alors là où c'est simplement il ya c'est vrai une petite révolution qui va plaire à lui s'il est qui qui va déplaire à un certain nombre de de nos téléspectateurs qui sont de l'autre côté de l'échiquier politique c'est que il me semble que le rallye 120-112 de l'autre côté de l'ordinateur on peut dire que c'est des internautes voilà voilà 2le la question de la rigueur budgétaire qui est nos coeurs d'un certain discours de droite à mon avis sera inaudible pendant l'élection présidentielle avec l'anah et demi que nous avons passé et si le candidat de la droite se fait l'équivalent de ce qui était françois fillon sur ce plan simplement de la rigueur budgétaire et de la dépense publique il risque fort de se mettre à dos un certain nombre d'électeurs même ceux qui autrefois pourrait soutenu cette famille politique parce que là il ya eu aussi des bouleversements à la fois psychologique et peut-être même structurelles sur ce sujet et alors est ce que c'est ça ou c'est malsain selon ben il faut aussi me posez la question à la wii encore une fois le cas sinon à l'éditorialiste et après je pars et je ne veux pas vous allez dire que je veux pas trancher mais je crois que les situations exceptionnelles comme celle que l'on a vécu ont des conséquences qui sont ambivalentes donc on ne peut pas tirer un seul fil en disant de toute façon ça va être pire le jour d'après ou ça va être enfin les jours heureux je ne crois pas mais je pense que si on a une réflexion de la rigueur brainard mais si on a une réflexion sur le périmètre de l'état et sur les lieux où il faut défendre ce périmètre et et l'hôpital fait partie du régalien la question de la sécurité très importantes aussi l'école aussi si on décide de renforcer et de financer des secteurs qui sont aujourd'hui appauvri c'est une bonne chose et si on supprime un certain nombre de dépenses qui sont superfétatoire ou qui s'accumulent sans qu'elle est grand ce sens voilà donc ces il n'y a pas de réponse tranchée je pense que ce que je veux dire c'est que le discours purement et d'économies en 10 ans il faut faire tant d'économie par secteur est un discours qui à mon avis aujourd'hui et inaudibles parce que le lieu où l'on a fait ça c'est comme un hôpital et on s'est aperçu pendant cette période que c'était une à lui seul moi je pense qu'il faut pas toujours accoler le terme de rigueur à la question de l'économie sans discernement on peut dépenser de manière rigoureuse la dépense publique mais il s'agit de faire des investissements et je rappelle qu'on est face à des élections le rassemblement national qui récupère la colère face à la disparition des services publics est très fort c'est le deuxième parti partout voir le premier on verra ce qui se passe au deuxième tour des élections régionales mais enfin on est dans une situation le rassemblement national et comme déjà qualifiés pour la présidentielle et donc par rapport à cette question là il faut apprendre à gérer la dépense publique d'abord d'une manière plus coordonnée entre les différents acteurs publics avec rigueur mais en faisant les investissements d'avenir nécessaires pour assurer l'égalité dans les territoires sur le transport par exemple certes il ya une crise du secteur des transports par rapport à la voiture individuelle mais est-ce qu'on peut doter les territoires de transport en commun ça c'est un vrai sujet comment est-ce qu'on travaille pour assurer cette égalité d'accès aux services publics c'est un vrai sujet est à mon avis le budget de l'état et de l'action publique en général il est il doit être revu dans cette optique jeu justement même si le temps film et vous poser une autre question sur les précédents qui ont été qui ont été créés alors je note que vous faites vous mettez de l'hôpital dans le régalien je vous que je suis un peu étonné par rapport à ça mais bon ça c'est un autre débat j'aurais bien dit ça il ya ya ya deux ans mais bon là il est évident que c'est le le sida year on avait déversé une partie du quoi qu'il en coûte sur l'hôpital pour que les personnels soignants 1 30 % dans certains hôpitaux sont partis entre septembre et novembre parce qu'ils n'ont pas supporté la première vague et la façon dont on ont été traités comme en été traitées l'hôpital si on avait plutôt que financer des projets sur moteur à hydrogène qui sont très bien mais qui était peut-être moins concret évident mis cet argent pour les personnels soignants et pour créer des lits de réanimation peut-être qu'on aurait éviter de fermer l'intégralité du pays comme on l'a fait donc il me semble que cette crise a montré mais encore une fois faux c'est ce que dit lucide c'est une dépense qui fait de discernement qui est intelligente mais qui rigoureuse mais à montrer que l'hôpital avait besoin d'argent et que si on l'avait développé on aurait pu affronter mieux ce qui s'est passé juste une dernière une dernière question est-ce que c'est pas aussi le moment de d'amplifier un virage qui sont la vie des précédentes créances dans ce domaine sur la relocalisation la protection de l'économie est même allé plus loin comme le disait l'économiste l'économiste patrick artus la semaine dernière c'est la fin de l'économie du moins cher oui c'est hyper intéressant l'histoire la relocalisation ca va montrer que vincent par le question de questions régaliennes moi je pense que l'aménagement du territoire va être totalement bouleversée par ce qui est en train de se passer je voudrais quand même insisté sur le fait qu on dit aussi des choses assez contradictoires entre elles ou entre lesquels il ya des tensions par exemple on dit qu'on va relocaliser l'industrie et par ailleurs on est beaucoup plus écologique re nature dans un certain nombre d'endroits on nous dit faut faire les villes autrement il va falloir assumer le fait qu'on peut pas faire en tout cas tout à la fois sur le même territoire comment est-ce qu'on assemble les choses comme on les fait aussi acceptée par l'opinion publique moi je vois par exemple monter un mouvement assez contrôlé aux liens parce que c'est une industrie qui en fait est répartie sur le territoire je me disais si on remet des grands sites industriels il faut voir comment on fait on peut peut être utilisé les friches industrielles qui sont nombreux en france mais il faut réfléchir du coup de manière assez film et ce qui est important je reprends sur l'histoire la santé c'est de faire travailler ensemble les acteurs par exemple sur l'hôpital moi je trouve qu'on aurait dû travailler davantage on l'a déjà dit ici mais certes avec les cliniques privées mais surtout avec les médecins généralistes comment est ce qu'on fait pour organiser cette interaction entre acteurs de façon à relocaliser re nature et redonnez aussi une espèce de côté presque charnel à la relation entre l'état et la société moi c'est un de mes points essentiels je vous que l'état ne doit plus être dans une tour d'ivoire qu'il faut apprendre à connaître qui sont les fonctionnaires qu'ils aient le droit aussi de parler davantage avec les citoyens cueillez pas seulement les politiques qui puisse au fond faire des tweets enfin je dis pas qu'il faut qu'ils font bien face des tweets mais en tout cas que la relation entre euros chacun d'entre nous les généraux des tribunes la question de comment est-ce qu'on refait ce lien ce dialogue et comment on organise l'acceptabilité sociale on semble être aujourd'hui un point important le rassemblement national se nourrit de la méfiance et de l'abstraction moi je crois perfusé les entreprises et les français n'est pas une solution nous dit cats sur twitter que tous puissent retrouver leur emploi ça suffit d'en tester les générations futures ricoh sur lefigaro.fr l'argent magic est un puits sans fond nicole fidèles internautes qu'on salue il faudra bien à un moment ou un autre rembourser ce n'est pas la peine de ce mode de se demander qui va payer et une autre qui nous disent c'est vrai que sortir de l'endormissement sera difficile c'est d'ailleurs aussi on peut répondre très rapidement et on va parce que c'est à peu près la même note chacun chacun des commentaires que vous avez lu il faudrait quand même posé la question essayez d'imaginer le scénario s'il n'y avait pas eu ces aides et si on avait vu des entreprises mourir les unes après les autres moi je parlais l'autre jour avec un commerçant qui m'a dit c'est la première fois depuis que je travaille il a 60 ans que l'état vient mon aide ça n'est jamais arrivé et donc j'ai passé un moment très difficile ça va je si jo que si j'avais 20 ans je serai décourager devant les 60 donc je suis à la fin de ma carrière mais je vais pouvoir ré ouvrir et pouvoir travailler jusqu'à ma retraite ça compte aussi donc il est évident que ça a coûté très cher et qu'il va falloir le rembourser mais quel prix aurions nous payer si jamais on avait tenu la rigueur budgétaire plus importante que le maintien de l'emploi e quoi qu'il en coûte est il encore possible c'est la question qu'on vous pose sur twitter et vous répondez une large majorité merci d'avoir répondu 80 % donc c'est plus qu'une large majorité l'autre question qu'on vous pose sur twitter c'est si eric dupond moretti et la police peuvent se réconcilier il faut dire que l'ambiance était assez tendue ce matin place beauvau entre syndicats de policiers et le ministre de l'injustice de la justice excusez moi c'était pas c'était même pas là dessus c'est un problème d'articulation donc il était venu parler devant les syndicats dans le cadre de ce qui est ce qu'on appelle le beauvais de la sécurité le ministre de la justice a défendu en tout cas son institution de nouveau très critiquée par les syndicats de policiers en écoute dans la globalité des peines qui sont prononcés dans notre pays je vous ai de les chiffres la justice est plus dure peut-être pas aussi dur que vous le souhaiteriez mais il n'y a pas d'autre solution que celle que nous connaissons aujourd'hui ça s'appelle l'indépendance plaidoyer pour l'indépendance de la justice de la part d'eric dupond-moretti de son côté le ministre de l'intérieur a temporisé la police et la justice fonctionne ensemble c'est une tautologie de dire est que pour moi la police et la justice encore plus les relations entre les deux ministres ce n'est pas un duel c'est un duo c'est un binôme et parce que si c'est un duel alors forcément il y a un des deux qui perd ou les deux qui perdent est par nature parce que nous sommes que de passage c'est toute institution tout l'état et de la nation qui perdent alors attendant de revenir sur justement le duel où le duo voici à la sortie la réaction d'un des syndicats de policiers le syndicat sgp police on reste sur notre faim pour l'instant mais mais je ne désespère pas j'ai rappelé l'article 30 ans 232 19 de la loi de belloubet de mars 2019 qui vient justement précisé que finalement l'exception c'est l'emprisonnement est ce qu'à un moment donné on se dit pas qui on a on s'est un peu trompé de chemin et ce qui n'est pas le temps de faire marche arrière j'ai demandé à ce que les agresseurs de forces de l'ordre soient sortis de cet article là vincent travaux les îles à il a raison ce syndicaliste de ne pas désespérer ou le hiatus et il est trop fort je trouve en réfléchissant à cette querelle qui est une querelle permanente entre la place beauvau et vendôme acebo vous qui créent le plus fort ses grandes oeuvres les plus forts rebonds qu'il faut faire attention à pas se laisser emporter par le théâtre communicationnel que l'on nous sert je pense que la situation n'est pas la même que quand on nous évoque les manifs de policiers devant le bureau de robert badinter sous françois mitterrand où l'affrontement manuel valls christiane taubira il ya des seuils qui ont été franchies depuis d'abord il ya des policiers qui sont morts en nombre durant l'exercice de leurs fonctions et puis il ya une violence qui se développe de façon irrationnelle et aveugle c'est un élu en côte d'or qui se fait tabasser pas ce qu'il dit à un quad qu'il faut qu'il fasse attention sur un chemin de halage c'est un médecin qui quitte son cabinet à mantes la ville parce que son cabinet a été dévastée alors que ça fait des années qu'ils travaillent là-bas ce sont des signes qui nous révèle quelque chose d'une société complètement déréglé et dans laquelle le cadre habituel de la bataille entre la célèbre en gros l'impératif sécuritaire les grands principes de l'état de droit apparaissent comme des mots creux c'est à dire que la sécurité n'est plus assurée l'état est affaissé et le droit s'en mêlent dans un code de procédure pénale qui est de plus en plus important est de plus en plus compliqué et donc je crois que le duo duel que nous sert gérald darmanin et eric dupond moretti est un peu là pour occuper la galerie et vous m'avez compris je pense que la crise est beaucoup plus profonde en fait c'est à dire qu'on vit une crise de l'autorité à tous les étages de la société et dont les conséquences visibles se font sur le dernier rempart de l'autorité qui est la police et les forces de maintien de l'ordre mais je crois pas que la réponse pour terminer soit policière ou simplement judiciaire c'est quasiment une réponse de civilisation qu'il faut apporter à un moment que nous vivons alors justement soit la réponse de socialisation rien de tel que d'avoir le commentaire du membre de la rédaction de la revue merci vincent moi ce qui me frappe c'est que gérald darmanin a invoqué les institutions et l'état chose que je trouve dans sa bouche intéressante je ne m'y attendais pas alors prêt de plusieurs choses d'abord eric dupond-moretti moi je trouve incarne avec beaucoup de force cette position 7 de ministre de la justice et je alors il a eu maille à partir d'ailleurs avec les magistrats parce que c'est un avocat et je trouve ça intéressant et je trouve intéressant qu'il est le verbe de haut pourquoi parce que je rejoins mon dupond-moretti lorsqu'il dit que les français ne savent pas comment fonctionne la justice dans notre pays et que en revanche il mesure c'est beaucoup plus évident comment fonctionne la police on a plus souvent affaire à une police de proximité on sait qui est policier on sait qui est gendarme etc on s'est beaucoup moins comment fonctionne la justice et du coup la tentation d'accuser la justice de dysfonctionner d'être trop faible est une tentation d'ailleurs en plus quand elle est relayée par les syndicats de policiers qui est une tentation de facilité donc je trouve que la posture de dupond moretti est une bonne posture je trouve ça intéressant aussi que gérald darmanin est choisi au fond d'être modéré dans sa posture alors que c'est quelqu'un qui a plutôt l'habitude quelque part de faire de la provocation confère le fait qu'il avait dit qu'il allait engager un procès contre audrey pulvar donc ça ça me semble bien la deuxième chose qu'il faut dire ça a été dit et redit c'est que la france n'a pas les moyens d'une justice correct par rapport au droit qu'elle développe et c'est vrai que le gouvernement actuel doté le budget de la justice a de recruter des magistrats et que du coup le rééquilibrage entre une justice qui fonctionne et une police qui fonctionnerait mieux étant est en cours donc ça c'est un deuxième point que je trouve important le troisième point c'est évidemment l'ambiance c'est à dire que lorsqu'on voit lorsqu'on entend les interventions des représentants syndicaux de la police on sent une colère très forte on l'a vu pendant la manifestation on sent aussi une tentation parfois de s'affranchir de sa responsabilité en tant qu agent public c'est à dire que ya l'idée qu'au fond on va mettre la pression sur le pouvoir politique et qu'on va se servir quelque part de sa force électorale moi je trouve que c'est condamnable et donc tout l'enjeu c'est aussi que les policiers restent dans les institutions et que la confiance revienne entre la société et la police c'est à dire que peut-être que les policiers n'ont plus confiance dans la société mais la société se pose des questions doudou le débat qu'on a eue sur utilisé ou pas l'expression de violences policières je rappelle ce qui s'est passé sur l'interview d'emmanuel macron sur brut où il a parlé de violence 2 certains policiers je viens la fois ils ont policière et ça vous arrange ou en suisse ensuite il est revenu sur des stations et lens position qu'on voit bien que tout le vocabulaire est piégé et où vincent a raison c'est que tout le débat est hanté par une sorte de polémique qui ne cesse de s'accroître et qu'il ne faut pas séparer le fait d'avoir un droit à la sécurité est un droit à la justice ce ne sont pas de droits contradictoires non mais la difficulté devant laquelle on est c'est que mon avocat des droits qu'on oppose au feu alors qu'ils ne sont pas contraires c'est à dire le droit de se promener tranquillement et l'état de droit et le droit d'être attachés à des libertés publiques d'être défendus et de pouvoir bénéficier d'une justice équitable ça c'est ce qu'on affiche mais le problème et moi c'est ça qui m'inquiète et c'est pour ça que là je ne suis pas d'accord avec vous sur eric dupond moretti c'est que la vocation des grands principes à mon avis abymes quand derrière cette invocation ces grands principes ont dans l'opinion publique devienne le paravent ou du renoncement ou d'une forme de laxisme ou d'une forme d'impuissance c'est à dire que assez souvent le garde des sceaux dit c'est comme ça parce que c'est ça notre grandeur c'est ça la république et qu'est ce qu'entendent les gens ça veut dire la république c'est qu'il ya des choses que l'on ne peut pas faire écho au fait il ya un risque à vivre dans notre pays et que ce risque il faut le prendre parce que si on voulait le limiter on empiète ray sur l'héritage de nos libertés publiques moi je ne crois pas que ce soit le cas je pense que c'est simplement parce qu on a abandonné l'application simple de la loi même pas on n'arrête pas de parler là deux possibilités législatives moi je ne peux plus dire aucune des lois non appliquées c'est insensé et que cette application de la loi dans le cadre du droit devrait être beaucoup plus ferme je voyais ce syndicaliste qui rappelait la prison comme exception aussi pour des raisons de place manquantes mais je je pense que moi dans cette histoire l'éducation compte beaucoup et que l'éducation n'existe pas sans la sanction il n'y a pas d'éducation sans sanction est qu'aujourd'hui la sanction alors elle est prononcée c'est lé chiffre qu'avance eric dupond moretti mais le s quel et exécutés non entre la peine encourue la peine prononcée et la peine exécutée il y aurait des tableaux statistiques à faire et là on verrait la différence entre les trois j'ai juste une question vous lancer de twitter sur ce que vous disiez vous vous étiez le problème de confiance entre la société à société la police bon alors au limbourg répond maintenant la société n'est pas anti police mais c'est parce que j'ai voulu dire non mais enfin bon voilà on lui donnait la parole et vous lui a demandé il ya un autre phénomène c'est que il ya quand même 80 % des français trouvent la justice trop laxiste 81% est-ce que la réponse de dupond moretti sur ce qu'ils disaient sur l'indépendance de la justice où effectivement l'écart sur les peines de prison qui ce qui était donné un parent syndicats de policiers alors les plus durs 1 c'était alliance mais qui était quasiment un écart de 1 à 10 entre la peine théorique et la peine réellement prononcées par par les juges qui s'empare est-ce que c'est pas de nature justement à rompre cette confiance entre la population et la justice sachant comme vous le disiez que on connaît pas assez bien cette institution et que l'expérience qu'on a souvent c'est que quand on met qu'un procès ça prend des plombes en tous les cas on passe des plombes on met des plombes à passer devant un juge et et ex et ex est toujours lent entre le moment passé en plus souvent la décision il ya plusieurs choses sur la justice et c'est là que moi je trouve qu eric dupond moretti est un bon avocat de la justice c'est que comme on vient de le dire elle a pas suffisamment de moyens donc comme vous le dites vincent quand on engage une action judiciaire ou quand on est dans une traînée dans une action judiciaire on sait que ça prendra beaucoup de temps et que le lien entre la réalité et le jugement sera distendu lorsque le jugement sera rendu donc ça c'est un premier point qui crée la défiance la deuxième chose c'est que ce manque de moyens c'est un manque de moyens matériels et humains criant et on parle beaucoup de l'absence de moyens du côté de la sécurité et de la police mais il beaucoup plus criant encore faut-il comparer en tout cas puisqu'on parlait d'investissement que l'état allait dans la justice dans le régalien ça me semble est un point essentiel la troisième chose c'est qu'il ya une trop grande complexité la justice par rapport à notre culture générale et aux justiciables donc on a le sentiment qu'au fond en fonction des accès qu'on a peut-être de l'argent qu'on a aussi assumons le la justice est réservé à certains et qu'elle n'est pas la même pour tous donc ce sentiment de méfiance je crois qu'il est fondée ou 6 sur l'idée d'une inégalité d'accès et d'une inégalité de décision et ça je trouve que c'est essentiel qu'on s'y attelle et la suspicion porté par les policiers par rapport à la justice à mon sens c'est plutôt une suspicion par rapport au fait qu' ils ont le sentiment aussi de ne pas être assez écouté d'être parfois maltraités de faire un travail ingrat mais ça ne justifie pas le fait de concentrer leur colère sur la justice je trouve que ça c'est scandaleux et je pense que quand on est partie prenante de l'état et d'une institution on doit être partie prenante globalement et pas segmenter les choses moi c'est un point vraiment fondamental et puis et puis il ya eu ce dernier point rapide non mais on a bien vu que dans le fait d'aller participer à la manifestation des policiers il ya eu 10 compris des espèces de prises de position parfois un peu polémique ou démagogique de certains et je trouve que les policiers mérite mieux que ça je pense que il suffit pas d'aller jeter trois phrases dans une manifestation de policiers pour en fait et du procès des policiers fait de ce qu'ils vivent moi je joue et je partage votre point de vue cette manifestation enfin à mon avis n'a pas été analysé ac en profondeur dans ce qu'elle révèle de la crise de l'état mais elle elle est la conséquence directe d'une une suite d'agressions il n'ya sûr que petites moyennes ou terrible que vivent les policiers et dans l'indifférence mais on ne peut pas on peut pas surfé on peut pas être démagogue par rapport à la douleur est donc s'il n'y a pas un rétablissement assez rapide d'un certain nombre de principes élémentaires d'autorité on va voir ses sept déséquilibré de différents représentants de l'état qui vont les uns contre les autres dire c'est que ça doit pas se passer comme ça c'est c'la procès quand même en voilà eric dupond-moretti la justice peuvent ils se réconcilient cité la question que vous posez sur twitter vous répondez non à 76% donc vous êtes encore plus pessimiste au début ce que c'était à 75% général escape sur youtube où nous disent les français et la police sont d'accord pour dire qu'il ya trop de laxisme dans la justice mais 80% c'est les chiffres dernier sondage sur la question les violences et la récidive ne sont pas punis alors juste valeur estimée vous eric dupond-moretti n'est pas un ministre de la justice mais il reste un avocat nous dit nicole mais comme le dit lucide c'est un très bon avocat en tous les cas de son institution et ça on a pu le voir s'en rendre compte ce matin le problème n'est pas un problème de personne estime bennett sur youtube c'est un problème culturel de construction de manteaux rites et donc rien ne sera réparé sans une reprise en main de certains principes et certaines institutions babineau il y a un vrai désaccord de fond entre dupond-moretti les revendications des syndicats de police c'est un dialogue de sourds effectivement c'est ce qui ressort de ce qu'on a pu voir de cette séquence du bureau de la sécurité aujourd'hui cédric sur youtube la justice n'est pas laxiste elle est juste extrêmement tolérante les aménagements de peine devrait être interdit pour les multirécidivistes estimez vous c'est votre opinion c'est votre point de vue merci beaucoup de nous l'avoir donné et merci vincent merci d'utiliser de nous l'avoir partagé ce soir et c'était comme d'habitude très intéressant on se retrouve demain même heure même endroit au tour de guillaume roquette ferghana ziari et guillaume bigot a très vite sur figaro life
Bruno Le Maire