Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewParti socialiste (sur YouTube)· 25 octobre 2026 53 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiSantéÉducation & rechercheJustice

Olivier Faure, invité du Grand Jury de RTL et Public Sénat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 43 %Attaque 41 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:08OuverteRéponse partielle

    Avec Raphaël Glucksmann, est-ce la fin de toute alliance avec la France insoumise ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Quelle image retenez-vous de ce samedi de manifestation ?

  • 2:37RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ces slogans violents sont acceptables ?

  • 3:17OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement a réussi à ce que la manifestation se passe plutôt bien ?

  • 4:39RelanceRéponse directe

    Le tracé modifié par le ministère de l'Intérieur était-il une bonne chose ?

  • 5:21RelanceRéponse directe

    Le gouvernement a-t-il eu raison de modifier ce tracé au dernier moment ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:37Olivier FaureFait
    « CRS-SS n'était pas forcément du meilleur goût non plus. »
  • 3:17Olivier FaureFait
    « Nous avons résisté, il y a toujours des CRS, il y a toujours des gens qui sont là pour assurer l'ordre et personne n'est mort. »
  • 3:57Olivier FaureFait
    « Le message n'est pas d'aller tuer les policiers. »
  • 4:39Olivier FaureFait
    « C'est seulement à l'arrivée place de la Nation que à ce moment-là les échauffourées ont commencé parce que là pour le coup, les choses étaient moins préparées. »
  • 6:45Olivier FaureFait
    « Si désormais euh pour éviter les casseurs, on interdit de manifester, nous ne sommes plus en démocratie. »
  • 7:24Olivier FaureFait
    « Imaginez que demain un pouvoir autoritaire s'installe en France et qu'il vienne et qu'il reprenne vos arguments et qu'il dise simplement arguments, c'était voilà, il y a deux principes dans la Constitution. »
  • 9:19Olivier FaureFait
    « C'est l'absence de réponse politique qui a amené à l'accentuation pour vous de la contestation et des mobilisations et parfois des drames. »
  • 10:44Olivier FaureFait
    « Le gouvernement qui renvoie la responsabilité sur la France insoumise. »
  • 12:00Olivier FaurePromesse
    « Je souhaite que les armes qui sont des armes classifiées comme armes de guerre soient proscrites dès lors qu'on a des jeunes face à soi. »
  • 12:40Olivier FaureFait
    « Quand vous avez un jeune qui se fait arracher la mâchoire, j'ai vu cette vidéo. En fait, il est attrapé, il se défend, ensuite il y a un policier qui lui tire dessus à bout portant, il est à 1 m, il lui déchire la mâchoire. »
  • 14:41Olivier FaureFait
    « Ce principe là est un principe fou. Il fut d'ailleurs abrogé par François Mitterrand en 80 parce que cette loi, elle a déjà existé et elle avait été justement abrogée parce qu'elle ne correspondait évidemment à rien. »
  • 16:46Olivier FaureFait
    « La réforme Blanquer, c'est aussi tellement d'options que ce qu'on appelait le bloc classe a été tellement divisé que vous avez aujourd'hui des jeunes qui vivent dans une forme de solitude parce que ils sont trimballés d'une classe à une autre. »
  • 19:27Olivier FaureFait
    « Cette réforme elle n'a pas eu que des bénéfices, loin s'en faut. »
  • 20:48Olivier FaurePromesse
    « Vous conservez la sélection à l'orientation. L'orientation, la sélection. »
  • 21:33Olivier FaurePromesse
    « Il faut que ça le bac reste le diplôme qui permet un accès inconditionnel à l'enseignement supérieur. »
  • 22:14Olivier FaureFait
    « Il y a aujourd'hui une forme d'évidence au fait que l'enseignement supérieur est un enseignement supérieur qui est largement oublié, méprisé et qu'on a des universités qui sont aujourd'hui en péril. »
  • 22:55Olivier FaureChiffre
    « 1,2 milliards d'euros de budget supplémentaire dans le prochain budget. »
  • 23:35Olivier FaureFait
    « En l'état, je ne vois pas très bien ce qu'ils ont obtenu. »
  • 24:14Olivier FaureFait
    « Nous avons présenté avec Raphaël Glucksmann avec Valo, avec Patrick Kanner jeudi dernier un plan de sortie de crise. »
  • 24:58Olivier FaurePromesse
    « Dans les 10 mesures de sortie de crise que fait votre candidat et votre famille politique, il y a le SMIC à 1700 euros. »
  • 26:13Olivier FaureFait
    « Être socialiste aujourd'hui, c'est encore lutter contre les inégalités. »
  • 27:40Olivier FaureFait
    « Si le gouvernement acceptait de dialoguer, pourquoi est-ce que les choses se passent ? »
  • 28:24Olivier FaureFait
    « Ce pouvoir depuis 10 ans n'écoute personne. »
  • 30:35Olivier FaureFait
    « Marine Le Pen, elle a du sang sur les mains. »
  • 31:19Olivier FaureFait
    « Ce que je dis simplement là, c'est que à force de créer un climat, de laisser penser que nous sommes envahis, qu'il y a une forme de grand remplacement, que Trappes serait une république djihadiste, les mots de Jordan Bardella, les mots de Marine Le Pen, eh bien, quand vous avez un esprit faible qui à un moment euh croit se croit missionné pour venir rétablir à sa façon une forme d'ordre, eh bien, il y a là passage à l'acte. »
  • 32:03Olivier FaureFait
    « Le racisme n'est pas une opinion. C'est un délit. »
  • 34:11Olivier FaureFait
    « On ne peut pas avoir le sentiment d'un deux poids deux mesures. »
  • 34:50Olivier FaureFait
    « Ce n'est pas un tournant, c'est une pente dangereuse dans laquelle nous glissons progressivement. »
  • 36:54Olivier FaureFait
    « Nous avons une histoire bien sûr, nous avons un patrimoine, mais nous avons aussi une capacité à nous enrichir au fur et à mesure imaginer que par exemple le cassoulet trouve ses racines aussi dans la cuisson du cassoulet, et bien ça j'ai découvert ça il y a peu de temps que on le devrait au couscous. »
  • 37:34Olivier FaureFait
    « La Nouvelle France, elle me pose un problème. Elle a un mérite, c'est qu'elle dit à des gens qui jusqu'ici avaient le sentiment d'être rejetés, de ne pas être intégrés à notre pays. »
  • 40:49Olivier FaureFait
    « Je me plie aux jeux démocratiques. »
  • 41:21Olivier FaureFait
    « Le premier secrétaire, il est désigné par les militants socialistes, il est pas désigné par une primaire. »
  • 42:31Olivier FaureFait
    « Je suis premier secrétaire du PS, donc vous imaginez bien que je serai associé à cette campagne. »
  • 43:46Olivier FaureFait
    « Je ne suis pas Manuel Valls. »
  • 44:25Olivier FaureFait
    « Je ne vais pas en fait d'un seul coup devenir celui qui trahit un vote qui a été un vote de 120000 personnes. »
  • 46:26Olivier FaureFait
    « Les sondages ont un poids qui est trop important dans la vie politique. »
  • 47:39Olivier FaureFait
    « Le Parti socialiste est souverain sur les choix qu'il fait à chaque échéance. »
  • 48:15Olivier FaureFait
    « Dans cette élection législative, le Parti socialiste retrouve sa pleine souveraineté et il fera ses choix comme il l'entend. »
  • 50:18Olivier FaureFait
    « Vous faites comme si la 5e République n'avait pas été bonne mère avec les gouvernants. »
  • 50:57Olivier FaurePromesse
    « Il faudrait déjà de la justice fiscale. »
  • 50:18Fait
    « Vous faites comme si la 5e République n'avait pas été bonne mère avec les gouvernants. »
  • 50:57Chiffre
    « On a des étudiants, des lycéens qui manifestent. Ils veulent 10 milliards. Est-ce que ces 10 milliards sont dans le budget ? Non. »
  • 50:57Fait
    « On réduit le nombre d'enseignants, on réduit le budget des collectivités locales qui doivent elles venir rénover les lycées, les collèges, les écoles. »
  • 51:39Fait
    « Le contact n'a jamais n'est jamais rompu. »
  • 52:16Fait
    « si rien ne changeait, évidemment, je vois pas très bien au nom de quoi nous irions prêter main forte à un gouvernement qui revient y compris sur ce que nous avions obtenu l'an passé. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:25

Le grand jury présenté par Thomas Sotto et Près. Bonjour à tous et bienvenue dans [musique] ce grand jury très heureux de vous retrouver pour votre grand rendez-vous politique du dimanche. Bonjour Olivier Faure. Bonjour à vous Thomas. Bienvenue en direct sur RTL et sur Public Sénat canal 8 de la TNT. Vous êtes premier secrétaire du Parti socialiste. Plus de 410000 manifestants ont défilé partout en France hier. Vous avez parlé de marée humaine mais toujours en marge des cortèges, des tensions, des poubelles brûlées, des slogans anti-police également. Comment en est-on arrivé ? La France ne sait-elle plus se parler sans ? Quelle réponse attendez-vous désormais du ? Nous sommes ensemble pendant 1h. Bienvenue dans ce grand jury Olivier Faure. À mes côtés pour vous interroger

1:08

aujourd'hui, Céline Bardi de Ouest-France et Steve Jourdain de Public Sénat. Bonjour à tous les deux. Dans ce grand jury Olivier Faure, nous évoquerons aussi bien sûr l'élection présidentielle et votre candidat tout juste désigné Raphaël Glucksmann. Avec lui, est-ce la fin de toute alliance avec la France ? Nous parlerons de l'examen du budget au Parlement. Vous répondrez à nos questions express et à celles des lecteurs de Ouest-France, notre partenaire. Le grand jury, l'événement. Mais d'abord l'événement de la semaine Olivier Faure, c'est bien sur cet acte 2 des manifestations pour le pouvoir d'achat. Hier, 410000 manifestants selon les autorités, 800000 selon la CGT et deux images. Les cortèges remplis un peu partout en France, à Rennes, à Marseille, à Nice, à Paris, mais

1:53

toujours ces scènes de tension en en de manifestation avec près de 1000 interpellations selon le ministre de l'Intérieur. Quelle image vous vous retenez de ce samedi de manifestation Olivier ? Je retiens celle qui est derrière vous, cette image d'une foule incroyable, jeune, enthousiaste, heureuse, joyeuse, qui euh vient en fait dire aux adultes ce qu'ils veulent et je je vois en fait une génération qui se lève comme d'autres avant elle et qui veut prendre sa place dans la société française et c'est un formidable moment. Et les messages qu'elle développe sont des messages de générosité, une volonté de vivre ensemble, loin de toute forme

2:37

de séparation entre les uns et les autres et et je souhaite qu'on les entende, qu'on les qu'on ne fasse pas simplement semblant de les écouter, mais qu'ils soient entendus pour leurs revendications et c'est la meilleure façon de mettre fin à ce mouvement. On va revenir sur les revendications bien sûr sur le fond, mais il y a tout de même eu hier des images de de violences, des casses dans certaines villes de France et des slogans très violents entendus par des reporters d'RTL hier sur le terrain. "A câble, les policiers sont tous des bâtards. Louis XVI, on l'a décapité, Macron, on peut recommencer." Est-ce que c'est ? Écoutez, dans enfin, CRS-SS n'était pas forcément du meilleur goût non plus. Mais c'est Et vous avez Nous avons résisté, il y a toujours des

3:17

CRS, il y a toujours des gens qui sont là pour assurer l'ordre et personne n'est mort. Donc tout va bien et Mais c'est acceptable, c'est ? Mais je ne dis pas que c'est acceptable, je dis simplement que vous aviez toujours dans ce type de manifestation une forme de colère qui s'exprime parfois de manière exagérée, mais ne ne ne ne nous arrêtons pas à l'anecdote, allons jusqu'au bout et regardons ce qu'est le message qu'ils adressent. Le message n'est pas d'aller tuer les policiers. Le message L'anecdote un pays dans lequel on peut vivre, dans lequel on peut étudier, dans lequel on peut avoir un avenir. Et là le message de qui ont été blessés, c'est pas de l'anecdote non plus. Vous dites anecdote. Non, je ne dis pas Enfin, je dis simplement que les slogans qui sont

3:57

développés, on a toujours connu ça dans tous les pays du monde et je ne veux pas que d'un seul coup, on laisse penser qu'on aurait là une jeunesse qui serait prête à aller tuer des policiers, c'est pas vrai. Est-ce que ça veut dire que le gouvernement et le ministère de l'Intérieur ont cette fois réussi à ce que la manifestation se passe plutôt ? Ça veut dire que quand ils anticipent, quand ils y mettent les moyens, quand ils font en sorte que les choses se passent bien, ça se passe bien. Et la réalité du cortège hier à Paris, c'est que il a défilé totalement pacifiquement et c'est seulement à l'arrivée place de la Nation que à ce moment-là les échauffourées ont commencé parce que là pour le coup, les choses étaient moins préparées et que c'est très difficile Le quel est le le sujet en

4:39

fait pour celles et ceux qui assurent ? C'est d'avoir des lieux de dispersion qui soient des lieux de dispersion possibles, faciles. Justement, jusqu'au dernier moment sur cette place-là et donc évidemment ça ça ça se finit toujours avec des échauffourées et puis on le sait bien, c'est pas un phénomène exclusivement français. Il y a dans tous les pays européens des casseurs, des pilleurs qui opportunément viennent se mêler à la foule pour commettre des exactions qui doivent être condamnées et qui doivent être effectivement sanctionnées. Justement, jusqu'au dernier moment jusqu'au dernier moment hier le ministère de l'Intérieur, la préfecture de police de Paris a modifié le tracé de de la marche qui était prévue à Paris. Est-ce que finalement c'était une bonne

5:21

chose d'avoir cette manifestation autour de Paris qui ne traverse pas les quartiers où il y avait beaucoup de de de commerce qui auraient pu être cassés, qui auraient pu être pillés comme la semaine ? Vous avez contesté cette décision dans un premier temps hier. Est-ce que finalement le gouvernement, le ministère de l'Intérieur a eu raison de modifier ce tracé au dernier ? Ce que j'ai contesté, c'est le fait que un tracé qui avait été signé avec les organisations syndicales après deux jours de débat a été en fait transformé à la veille du défilé et que le risque pris, heureusement ça n'est pas intervenu, mais le risque pris c'est qu'il y ait non pas un cortège mais deux cortèges avec des manifestants ne sachant plus très bien où on manifeste et se retrouvant dans une situation où

6:04

justement le désordre aurait pu s'installer. Très euh enfin de manière heureuse, eh bien les manifestants se sont tout de suite rabattus sur le nouveau tracé et ça s'est bien passé. Donc il y avait une prise de risque, on aurait pu l'éviter. Je souhaite que désormais les euh le les gouvernants eh bien adoptent des tracés qui soient des tracés connus à l'avance, qui permettent la mobilisation parce qu'on sait aussi que les changements peuvent dissuader les gens de manifester. Là, on avait le mauvais temps, on avait qui ont été interdites quand même. Il y a eu des manifestations qui ont été interdites sur le territoire, d'autres ont été euh euh déplacées. Vous avez dénoncé vous des atteintes graves à la liberté de manifester. Mais quand on voit les scènes de casse qu'on a pu voir

6:45

le weekend dernier, qu'est-ce que vous ? Est-ce que finalement l'interdiction c'est pas dans certains cas la seule ? Mais je sais pas si vous vous rendez compte de ce que vous venez de dire. Si désormais euh pour éviter les casseurs, on interdit de manifester, nous ne sommes plus en démocratie. Alors il y a la liberté de manifester, il y a le respect de la propriété privée. Nous avons besoin Nous avons besoin d'attention là existe entre ces deux principes. Vous avez raison de le rappeler. Mais on ça ne peut jamais se faire au péril de la démocratie et de la possibilité de manifester et d'exprimer une opinion. Imaginez que demain un pouvoir autoritaire s'installe en France et qu'il vienne et qu'il reprenne vos arguments et qu'il dise simplement arguments, c'était voilà, il y a deux

7:24

principes dans la Constitution. vous développez. Je comprends bien que vous êtes journaliste et que c'est pas forcément vos opinions, mais je les reprends tels que vous les exprimez. En disant simplement que si désormais on avait un pouvoir autoritaire, comme c'est le cas dans un certain nombre de pays en Europe et que au au prétexte qu'il y a un risque, on a la manifestation, vous voyez bien que on entre dans une démocratie dite illibérale qui n'est plus vraiment une démocratie mais déjà un régime dans lequel Interdire d'interdire les manifestations selon ? Interdiction d'interdire les manifestations selon ? Les interdictions qui ont été décrétées Quand [grognement] il y a des lieux qui sont des lieux à risque, on peut effectivement changer les tracés, on

8:02

peut faire en sorte que sur des délais très courts, sur des endroits qui sont des foyers de casseurs, de pilleurs et cetera, on peut aussi mettre en place un couvre-feu provisoire pendant un jour, deux jours, le temps de rétablir l'ordre, mais on ne peut pas vous, vous vous vous vous acceptez que le gouvernement propose des ? Quand il est très limité à quelques rues, dans un endroit où effectivement les choses se passent mal mais qu'on interdit pas de manifester de manière générale, effectivement, je suis pas un abruti, je pense qu'effectivement l'ordre doit revenir. Qu'est-ce qui doit prendre le pas selon ? Le maintien de l'ordre ou le droit de ? aucun intérêt pour les manifestants à ce que les autres s'installent. ? Parce que on sait très bien que ce que cherchent

8:42

tous les gouvernants, notamment de droite, c'est de faire en sorte de glisser progressivement d'un sujet qui est un sujet social, politique, vers un sujet qui est exclusivement sécuritaire. Et on voit bien ce qui se passe. Quand on a été convoqué cette semaine à Matignon avec le Premier ministre Jeudi après-midi. Jeudi après-midi. De quoi nous ? Ils nous parlent exclusivement de sécurité, comme si le sujet était exclusivement sécuritaire. Non, le sujet, il est d'abord au départ un sujet social et un sujet politique auquel il faut apporter une réponse et sociale et politique. C'est l'absence de réponse C'est l'absence C'est l'absence de réponse politique qui a amené à l'accentuation pour vous de la contestation et des mobilisations et parfois des drames,

9:19

c'est c'est ce que dit Maliba Gayoko ? Ce que je dis, c'est que c'est à l'épreuve de l'histoire. Quand vous avez un mouvement auquel personne n'entend répondre qui est depuis un mois euh laissé face à lui-même forcément, vous avez des mouvements qui se radicalisent avec des revendications qui sont de plus en plus euh euh plus radicale. Et puis euh parfois des formes qui prennent des formes plus radicales aussi. Et donc Est-ce qu'il y a la moindre est-ce qu'il y a la moindre violence légitime dans ces ? à un moment que les choses se calment, si vous voulez que les manifestations s'interrompent, eh ben c'est il faut c'est simple, il suffit de répondre aux revendications. Est-ce que vous trouvez logique et normal que le chef de l'État ait attendu vendredi pour recevoir enfin

10:03

les ? Il les a reçus pour ne rien leur dire. Et c'est maintenant lundi que le Premier ministre va les recevoir à son tour. Mais il aurait pu les recevoir avant la manifestation, il aurait pu leur dire "Écoutez, Parcoursup, c'est fini. La réforme Blanquer, j'y reviens. Des moyens pour les lycées." Je suis prêt. C'est simple, en fait, il y a quelque chose qui est incompréhensible dans la façon dont est géré ce mouvement. On voit bien que il y a eu une dotation très claire de la part du pouvoir, c'est de dire "Ah, bientôt les vacances de la Toussaint." Vacances de la Toussaint, ils vont finalement se démobiliser, à la rentrée, il ne se passera plus rien. Attendez, on va parler vraiment des revendications. Et maintenant, après il y a une autre dotation, c'était de se dire "Bon, ça

10:44

barre le 17, donc on va pouvoir dire que le sujet n'est plus un sujet social, mais un sujet sécuritaire." Et ne jamais répondre sur le fond. Et bien non, le moment est venu de répondre aux Sur la responsabilité politique, Steve Jordan. Effectivement, vous renvoyez la responsabilité du du chaos, en tout cas de ce qu'on a pu constater la semaine dernière, sur les épaules du gouvernement. Le gouvernement qui renvoie la responsabilité sur la France insoumise. Est-ce que selon vous, la France insoumise a une responsabilité dans ce qu'on a pu constater ces derniers ? Mais euh là aussi, ça fait partie, en fait, de l'écran de fumée du pouvoir. Bah trouver un adversaire commode, un épouvantail et dire "Voilà, en fait, le problème, il est là." Mais euh vous pouvez supprimer

11:21

la France insoumise, vous pouvez l'interdire, ça n'empêchera pas les lycéens d'être dans la rue. Donc pas de responsabilité du tout. Quand on entend un élu quand on entend un élu La France insoumise on n'est pas une île. Regardez ce qui se passe dans les autres pays européens. Vous voyez bien que la jeunesse se soulève partout et euh je ne crois pas que la France est soumise à ce pouvoir incroyable de ce pouvoir lever les masses partout Quand Jean-Luc Mélenchon dit "La police tue", quand Jean-Luc Mélenchon dit "La police tue", est-ce que ça contribue pas à un climat de ? Mais c'était une erreur de sa part de dire "La police tue". Il y a malheureusement des policiers, et on le voit bien encore dans les manifestations qui ont pris qui prennent peu de précautions. Et quand on voit ces jeunes

12:00

avec les mains arrachées ou les yeux crevés, ben forcément euh on se dit que il y a des gens qui euh ont pas le souci et que quand on a des enfants face à soi, on ne leur tire pas dessus. Moi, je souhaite que les armes qui sont des armes classifiées comme armes de guerre soient proscrites dès lors qu'on a des jeunes face à soi. Parce qu'on ne peut pas tirer sur des enfants. il faut que la police n'utilise plus euh dans sa doctrine de maintien de l'ordre, par exemple, les grenades de ? Oui, euh parfaitement. Je pense que il y a des armes qui ne sont pas utilisables face à des jeunes, face à des enfants. On parle là de jeunes qui ont 14, 15, 16, 17 ans. de jeunes qui arrivent parfois dans des manifestations avec un attirail comme s'ils voulaient en découdre justement

12:40

avec les forces de l'ordre. Il y a des jeunes qui peut-être veulent en découdre, mais rien ne mérite euh le fait que l'on tire euh des tirs qu'il y ait des tirs tendus, qu'il y ait des Enfin, quand vous avez un jeune qui se fait arracher la mâchoire, j'ai vu cette vidéo. En fait, il est attrapé, il se défend, ensuite il y a un policier qui lui tire dessus à bout portant, il est à 1 m, il lui déchire la mâchoire. Est-ce que vous pensez sérieusement que dans une grande démocratie, cet acte-là n'est pas ? Je crois qu'il l'est et je crois qu'il doit l'être et je pense que il y a effectivement des armes qui ne peuvent pas être utilisées face à des enfants. C'est un principe simple. L'Assemblée nationale demande une commission d'enquête euh sur les violences en marge du 17 octobre. La

13:20

commission des lois euh du Sénat va aussi se pencher sur les événements. Est-ce que c'est une décision que vous ? Et quelles questions À quelles questions souhaitez-vous qu'elle réponde ces commissions ? Je souhaite que elle reprenne tout le continuum de tout ce mouvement et que ce soit pas simplement fixé sur le 17 octobre mais sur tous les événements qui ont précédé le 17 octobre. Comment le maintien de l'ordre a été ? Comment est-ce que en fait on s'est déployé face à nos ? Qu'est-ce qui s'est passé pour que à un moment effectivement vous ayez des slogans qui fleurissent sur les murs à Cab même si je je suis sûr que ce soit l'exclusivité des lycéens plutôt euh de l'ultra gauche ou de casseurs qui sont venus là pour en découdre mais euh ce que je crois c'est que effectivement il

14:04

faut faire la lumière sur ces événements et que nous puissions en tirer des leçons qu'on ne soit pas là à reproduire année après année les mêmes erreurs. Vous soutenez cette initiative de de Yael Braun-Pivet de Bah euh la commission d'enquête a été demandée par l'ensemble des oppositions. Yael Braun-Pivet ensuite y a accédé d'une manière un peu particulière parce qu'elle a souhaité que ce soit je donne un exemple en 2 secondes mais que ce soit la commission des lois qui soit en réalité euh donc Comme c'est le cas régulièrement, ça a déjà été le cas pour l'affaire Benalla par exemple. mais enfin c'était pas un grand succès. Donc j'aurais préféré que ce soit une commission ad hoc. C'est comme ça, on va prendre notre parti de cette solution là et maintenant

14:41

enquêtons et faisons en sorte de tirer les bonnes leçons d'un mouvement qui n'a pas été forcément euh exemplaire à tout point de vue. Olivier Faure en un mot avant de revenir sur les revendications des des lycéens et pour plus de pouvoir d'achat euh ces manifestations la semaine dernière elles ont coûté cher entre euh 800000 euros à minima selon les assureurs et et 1 milliard d'euros euh de coûts euh notamment pour les commerçants. Qui doit ? Euh il y a un projet de loi qui va arriver euh bientôt le projet de loi casseur payeur, il arrive au Sénat euh mardi. Euh le texte doit donner la possibilité de faire payer les dégâts à toute personne, qu'elle soit auteur de violence ou pas au simple motif qu'elle appartient à un groupe ayant lui-même commis des dégradations. Est-ce que vous

15:22

vous y êtes ? Mais vous venez enfin Je suis assez interdit. Vous venez presque de donner la réponse dans l'énoncé même de cette loi. Vous pouvez n'avoir commis aucun délit et être condamné. Mais participer à un groupe qui lui-même a commis des délits. Participer à un groupe, ça passe par ? Ça passe par être présent à un moment dans une manifestation où il y a des dégâts et parce que vous étiez là au mauvais moment et parce que vous n'avez pas répondu aux sommations de la police qui a demandé de partir. Comment vous le ? Comment vous vérifierez le fait que la sommation a bien été entendue dans un moment de ? Comment est-ce que vous vérifierez que il y a pas quelqu'un qui vous avez vu que il y a une la jeune fille qui dans l'est de la France a pris

16:06

un tir de LBD dans l'œil sortant d'un restaurant. Euh elle Alors très bien très bien, elle peut être prise dans une nasse, être elle-même embarquée, euh être mise à contribution pour des dégâts qu'elle n'a pas commis. Vous voyez bien que ce principe là est un principe fou. Il fut d'ailleurs abrogé par François Mitterrand en 80 parce que cette loi, elle a déjà existé et elle avait été justement abrogée parce qu'elle ne correspondait évidemment à rien et que c'était un en réalité un dispositif de dissuasion des manifestations elles-mêmes. Laisser entendre que vous pouvez vous-même être amené demain à aller rembourser le prix d'une vitrine euh alors que vous n'étiez pour rien. Aujourd'hui, c'est l'État qui est jugé responsable. C'est c'est c'est pas ? Bah l'État n'est c'est pas mieux. Enfin,

16:46

c'est quand même euh un peu mieux que d'être pris le jour même. Enfin, je je entendez-moi, je ne défends pas les bris de vitrine. Je dis simplement que ce que l'on considère aujourd'hui, c'est que c'est l'État qui a euh malheureusement euh n'a pas été à la hauteur de sa capacité à maintenir l'ordre et donc c'est lui qui est rendu responsable. Il y a une partie les assurances, une partie l'État. Et donc il faut que évidemment c'est à tous les Français de payer pour des jeunes qui vont manifester dans des groupes qui cassent. Mais écoutez, euh quand vous avez des agriculteurs qui brûlent le Parlement euh de de Rennes, euh, est-ce que vous avez considéré à ce moment-là que ce n'était pas logique que la collectivité le prenne en ? Vous avez accepté de le faire parce que,

17:27

malheureusement, il y a un moment, ben, on ne sait pas très bien à qui attribuer et euh donc euh forcément, eh bien, c'est la collectivité qui paye. Est-ce que je m'en ? Non. Est-ce que je crois que la violence soit une manière utile de se faire ? Non. Est-ce que ça peut arriver, malheureusement, à l'insu du plein gré de ceux qui ? La réponse est malheureusement oui. Et donc il y a des règles et il faut les respecter. Steve Jordan, sur les revendications des des lycéens, très très précisément, Sébastien Lecornu qui reçoit euh demain les représentants des lycéens pour faire des annonces après les grèves et les blocages qui avaient euh euh précédé les grandes manifestations qu'on connaît depuis. Emmanuel Macron, lui, euh a reçu également euh les représentants pendant

18:08

plus de 2h30, c'était vendredi. Selon son entourage, il a reconnu le besoin d'une refonte en profondeur de Parcoursup. Vous dites ça y est, ils ont compris ? J'attends de voir. J'attends de savoir quelles seront les propositions que fera le Premier ministre. Vous avez compris que il y a à la fois le problème de Parcoursup et puis le problème de la réforme Blanquer. Qu'est-ce que vous attendez demain, justement, des annonces du Premier ? Et donc, la réforme Blanquer, qu'est-ce qu'elle a causé comme ? C'est les rythmes scolaires, c'est une pression dès la première puisque vous êtes jugés sur un contrôle continu qui parle qui parle de vos notes de première jusqu'à la terminale. Et c'est aussi la possibilité Olivier Fort, c'est aussi la possibilité pour les lycéens

18:47

que les bacs blancs servent presque plus dans le contrôle continu que le bac lui-même et donc euh il y a là une forme de stress permanent et vous voyez bien que, y compris en terme de santé mentale, nous avons aujourd'hui un vrai problème avec des lycéens qui sont de plus en plus mal à l'aise avec l'institution scolaire. Blanquer, c'est aussi la possibilité Olivier Fort d'ouvrir les d'ouvrir le champ euh des lycéens qui peuvent choisir des options qu'ils ne pouvaient pas choisir avant, c'est aussi ça la réforme Blanquer. La réforme Blanquer c'est aussi tellement d'options que ce qu'on appelait le bloc classe a été tellement divisé que vous avez aujourd'hui des jeunes qui vivent dans une forme de solitude parce que ils sont trimballés d'une classe à une autre sans avoir la

19:27

possibilité de de se ranger à un collectif. Et donc c'est alors je ne dis pas que c'était l'intention de Jean-Michel Blanquer, je ne dis pas que il avait l'intention de faire mal volontairement mais quand on évalue les conséquences d'une réforme et bien à un moment, il faut aussi regarder les choses en face et se dire que cette réforme elle n'a pas eu que des bénéfices, loin s'en faut. Vous avez vous avez évoqué Parcoursup, vous vous proposez votre famille politique propose d'abroger Parcoursup mais au-delà du mode d'orientation, il y a une question de place dans les universités, dans les filières universitaires. Comment est-ce que vous vous faites Mais vous vous souvenez que quand Parcoursup a été inventé, c'était pour résoudre les problèmes dans deux

20:04

filières principalement. C'était STAPS et puis psycho-sociaux, je ne me souviens plus. Bon. Euh pour deux filières, on a mis en place un système que personne ne comprend dont les algorithmes sont totalement opaques et qui conduit, je vois dans ma circonscription, des jeunes chaque année qui viennent me voir en me disant "Vous vous rendez compte, j'habite en Seine-et-Marne, ma mère travaille et elle est mère célibataire et on me demande d'aller faire mes études dans le nord de la France. Comment est-ce que c'est ?" le diagnostic mais qu'est-ce que vous proposez très concrètement à la place de ? Moi ce que je propose c'est que on est d'abord qu'il n'y ait plus jamais d'algorithme sans recours humain. Qu'on ait la possibilité d'avoir la

20:48

transparence sur tous les modes de sélection qui sont opérés. Que jamais on ait le sentiment de dépendre de critères qui sont des critères que personne ne comprend ni ne connaît. Donc vous conservez la sélection, qu'on comprenne bien, vous conservez la sélection à ? L'orientation. L'orientation, la sélection. la possibilité de dire que en fonction de ses résultats et bien on va vers telle ou telle filière mais la réalité c'est que quand moi j'ai passé le bac et bien on était en fait le bac était le premier étage qui permettait d'accéder à l'enseignement supérieur. C'était inconditionnel. Aujourd'hui vous voyez bien que ce n'est plus le cas. Et donc il faut que ça le bac reste le diplôme qui permet un accès inconditionnel à l'enseignement supérieur. Voilà.

21:33

Mais quand on échange avec les manifestants, certains ont du mal à comprendre que aujourd'hui il y a une forme de sélection, que les meilleurs élèves peuvent accéder aux classes où il y a le moins de places. C'est c'est c'est même ce principe même qui fait débat aujourd'hui chez certains manifestants. Non, je ne crois pas. Je crois que tout le monde a bien compris que il y a forcément un moment un critère qui va être un critère objectif et ce critère permet d'accéder à telle ou telle enseignement, telle ou telle école et ça tout le monde le reconnaît. Simplement pour ceux qui veulent accéder à l'enseignement universitaire. Pourquoi est-ce que la sélection se fait non pas sur des bases qui soient des bases ? Comment est-ce qu'il est possible aussi de ne pas chercher à faire en sorte

22:14

qu'il y ait aussi les moyens humains pour accueillir derrière nos ? Il y a aujourd'hui une forme d'évidence au fait que l'enseignement supérieur est un enseignement supérieur qui est largement oublié, méprisé et qu'on a des universités qui sont aujourd'hui en péril et que 1,2 milliards d'euros de budget supplémentaire dans le prochain budget. D'une part on on privatise une part de l'enseignement supérieur et en fait on on bah pour ceux qui veulent poursuivre des études supérieures de qualité, on les oriente vers des enseignements qui sont des enseignements très chers et seule une partie de nos enfants peuvent y accéder pour des raisons qui sont évidentes et donc c'est une sélection qui n'est pas une sélection par les notes mais une sélection par l'argent ce qui est bien pire encore.

22:55

Dans ce contexte du coup vous vous souhaitez que les lycéens reprennent leurs barrages à la ? Mais moi je ne souhaite rien. C'est-à-dire que je pense que ce mouvement, il est organisé par des syndicats lycéens, par des par des étudiants, par des syndicats étudiants. l'UNEF dit qu'il va reprendre le mouvement s'il y a pas d'annonce. leur conduite ni aux salariés ni aux lycéens et aux étudiants. Donc je m'abstiendrai de toute forme de conseil en la matière. éventuellement sur des points de blocage. Je souhaite que ils soient entendus et donc en fonction des réponses qui leur seront faites demain par Sébastien Lecornu, bien il faudra qu'ils avisent et qu'ils reviennent vers leurs assemblées générales pour voir s'ils prolongent ou s'ils arrêtent. En l'état, vous considérez que ce n'est

23:35

pas satisfaisant et qu'il faut continuer la mobilisation des lycéens. En l'état, je ne vois pas très bien ce qu'ils ont obtenu. Donc je ne vois pas très bien ce qu'ils de Parcoursup, une refonte en profondeur, c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron, ce n'est pas suffisant. pas ce que ça veut dire. En fait, j'attends de voir concrètement ce que proposera le Premier ministre et en fonction de ce qu'il dira, on verra s'il a véritablement un plan de sortie de crise ou s'il il n'en a pas. Nous avons présenté avec Raphaël Glucksmann avec Valo, avec Patrick Kanner jeudi dernier un plan de sortie de crise. Il est sur la table et bien que le gouvernement s'en saisisse et qu'il voit s'il est prêt à avancer ou pas parce qu'il y a non seulement les étudiants et les lycéens mais aussi les salariés.

24:14

C'est aussi un mouvement contre la vie chère et donc il va falloir quand même que à un moment quelqu'un au gouvernement entende. On va en parler. Le grand jury, question des lecteurs. Justement Olivier Faure, beaucoup de questions des lecteurs et des lecteurs de Ouest-France qui vous interrogent justement sur les réponses à apporter à cette crise, Céline Bardy. Oui alors André vous demande si votre candidat l'emporte en 2027, est-ce que vous vous engagez à augmenter le RSA, le SMIC, à rendre les moyens de contraception gratuits et à baisser le prix des transports en commun dans toutes les ? Ben si vous me posez la question à moi, je vous réponds oui. Dans les 10 mesures de sortie de crise que fait votre candidat et votre famille politique, il y a le SMIC à 1700 euros.

24:58

Aujourd'hui, il est à 1477,93 euros nets. Pour les autres salariés qui sont pas au SMIC et qui ont eux aussi des problèmes de pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous ? Bah, je propose d'abord que il y a beaucoup de propositions. La première proposition, peut-être la plus simple à comprendre, c'est que désormais, quand on verse 1 euro de dividendes aux actionnaires, il y a 1 [raclement de gorge] euro qui est versé aux salariés sous forme de participation, d'intéressement ou de salaire. Deuxième élément, c'est qu'il faut convoquer une grande conférence salariale qui permette là de conditionner les aides d'État aux entreprises au fait que il y ait une transformation écologique dans les entreprises, mais qu'il y ait aussi des salaires qui augmentent. Et puis dernière proposition, c'est de faire en

25:35

sorte que pour toutes les branches professionnelles qui ont des minima qui sont des minima de branches qui sont inférieurs au SMIC et donc c'est un peu technique, mais en gros, vous avez des gens qui sont très en dessous du SMIC, ils sont ils sont malgré tout payés au SMIC, mais tout au long de leur carrière, à chaque fois que chaque année ils évoluent, ils évoluent dans une grille qui est inférieure au SMIC et donc ils passent toute leur vie au SMIC sans jamais être augmentés. Et donc ces gens-là, évidemment, il faut qu'il n'y ait plus aucune branche professionnelle qui ait des minima inférieurs au SMIC pour que dans l'évolution d'une carrière, il y ait la possibilité de voir son salaire augmenter. Christian dans les Côtes-d'Armor et Delphine en Guadeloupe vous interrogent

26:13

sur les inégalités. Ils vous demandent si être socialiste aujourd'hui, c'est encore lutter contre les inégalités. Et pour ce qui est des Outre-mer, Delphine demande si vous portez toujours le projet d'égalité réelle en Outre-mer qui avait été porté par Victorin Lurel en en 2017 et qui est depuis tombé aux oubliettes, nous dit-elle. Absolument. Absolument et vous me permettez de saluer aussi nos nos compatriotes ultramarins. Euh, d'ailleurs on dit ultramarins. Ils sont enfin c'est c'est plutôt enfin moi je préfère l'expression de pays des océans puisque c'est en fait une façon de ne pas considérer qu'ils sont la périphérie et non le centre et qui aujourd'hui manifeste aussi pour des conditions de

26:56

vie d'existence qui sont encore bien plus compliquées que celle de l'hexagone et donc qu'il s'agisse de l'accès aux soins, qu'il s'agisse de la vie chère, qu'il s'agisse des études, évidemment, il y a beaucoup à redire sur cette inégalité qui demeure entre donc les pays des océans et puis l'hexagone. Olivier Faure, la coordination des gilets jaunes a déjà appelé à une nouvelle journée de manifestation samedi prochain le 31 octobre. Est-ce que vous participerez à cet ? Moi je participe à chaque fois que les syndicats appellent, je participe derrière eux à ces appels. Donc je verrai ne participent pas parce que là c'est les gilets jaunes. Si les syndicats n'y appellent pas, n'appellent pas, je n'appelle pas. Est-ce qu'aujourd'hui vous pensez qu'on

27:40

rentre dans une dans une litanie de ces actes 1 2 3 4 comme on a connu au moment du du premier mouvement des gilets ? Est-ce que vous pensez qu'on qu'on est là-dedans et que ça va se poursuivre peut-être jusqu'à l'élection ? Je n'en sais rien, mais ça dépend en réalité moins de ce que je vais vous répondre moi que de ce que va répondre le gouvernement. Si le gouvernement acceptait de dialoguer, pourquoi est-ce que les choses se passent ? Mais c'est assez simple en réalité parce que ce pouvoir depuis 10 ans n'écoute personne. Il a eu le mouvement des gilets jaunes, il y a eu un grand débat, des cahiers de doléances, ils ont été enfermés dans une armoire de fer, personne ne les a jamais revus. Il y a eu des conventions citoyennes dont une sur les rythmes scolaires, il n'en a pas été tenu

28:24

compte. Vous avez eu ensuite y compris des syndicats qui ont revendiqué, qui n'ont jamais été entendus. Certains appellent à la démission d'Emmanuel Macron, Vous avez eu aussi une élection même plusieurs élections en 2022 une majorité relative, en 2024 une majorité encore plus relative. Et pour autant rien n'a changé. En un mot, il doit partir Emmanuel ? Vous comprenez que quand les gens on leur dit, les corps intermédiaires ça ne sert à rien, les partis politiques ça ne sert à rien, la rue ça ne sert à rien, à un moment ça finit par être justement la violence. Et donc si on veut éviter que tout cela dégénère, il faut des réponses politiques à un mouvement politique. Réponse très simple, est-ce que Emmanuel Macron doit démissionner aujourd'hui selon ? Il doit répondre aux questions qui lui

29:05

sont posées. Moi je ne souhaite pas précipiter l'élection présidentielle, je pense que ce serait un Pour vous c'est plutôt non. Ça créerait un précédent, je ne veux pas que désormais on puisse revenir sur des institutions et sur la stabilité nécessaire. Il y aura un nouveau président dans 6 mois, mais dans l'intervalle, il faut que ce président-là Et on va avoir l'occasion d'en parler dans la deuxième partie de cette émission, on va évoquer la campagne de votre candidat Raphaël Glucksmann. Merci beaucoup, restez avec nous. Le Grand Jury RTL, Public Sénat, Ouest-France, M6.

29:51

Suite du Grand Jury présenté par Thomas Desprez. Et toujours avec nous dans ce studio Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste, député de Seine-et-Marne. Avec nous dans ce studio Céline Bardy de Ouest-France, Esquirol Jourdain de Public Sénat. Dans un instant, nous parlerons de la campagne de votre candidat tout juste désigné Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire de Place Publique et du Parti Socialiste. Le Grand Jury sur le terrain. Mais d'abord Olivier Faure, l'autre événement de ce weekend, c'est cet attentat perpétré vendredi soir à Attrape, un homme de 39 ans a fait un mort et cinq blessés dont une jeune fille de 12 ans dans une attaque qualifiée d'attentat raciste. Il est soupçonné d'avoir voulu précisément s'en prendre à des personnes en raison de

30:35

leur couleur de peau ou de leur religion supposée. Vous avez dit hier l'extrême droite porte une lourde responsabilité, c'est le RN, c'est Marine Le Pen qui est responsable. D'abord, je veux dire un mot euh aux familles, que nous sommes avec elles et à cette petite fille qui est entre la vie et la mort, lui dire "Bats-toi, on est avec toi." Et euh tout à l'heure, sur vos 30 minutes, il y avait Jacques Brel, cette chanson euh magnifique "Fils de" et qui dit "Fils de César ou fils de rien, tous nos enfants sont comme le tien." Et bien, cette fille-là, c'est aujourd'hui euh une fille de France, une fille des Français et nous devons toutes et tous espérer qu'elle s'en sorte. Marine Le Pen, elle a du sang sur les mains, Marine Le Pen. C'est C'est vous qui avez dit "L'extrême droite porte une

31:19

lourde responsabilité." L'extrême droite porte effectivement une lourde responsabilité, non pas directe et je ne serai pas aussi idiot que de vous prétendre aujourd'hui que ils ont directement armé le bras de cet homme et [grognement] euh visiblement qui est un esprit faible avec peut-être des antécédents psychiatriques. ce matin la présence de de cannabis et et de de cocaïne dans son sang. Voilà. Ce que je dis simplement là, c'est que à force de créer un climat, de laisser penser que nous sommes envahis, qu'il y a une forme de grand remplacement, que Trappes serait une république djihadiste, les mots de Jordan Bardella, les mots de Marine Le Pen, eh bien, quand vous avez

32:03

un esprit faible qui à un moment euh croit se croit missionné pour venir rétablir à sa façon une forme d'ordre, eh bien, il y a là passage à l'acte. Et qu'il est urgent, urgent, d'en finir avec cette idée que toutes les paroles sont de même nature. Non, tout n'est pas ne relève pas de la de la liberté d'expression. Quant euh au gouvernement, Aurore Bergé, laisse penser un instant que parler Ministre euh déléguée à aux discriminations. Justement, aux discriminations et qui laisse penser que la théorie du grand remplacement relève de la liberté d'expression, que ce n'est pas raciste mais où ? La réalité en disant qu'elle voulait combattre cette théorie justement. En disant que c'était une théorie qui

32:48

avait sa place dans le débat public et tout ça. Non, le racisme n'est pas une opinion. C'est un délit. C'est simple à comprendre, c'est basique comme dirait Orelsan et donc nous avons là franchement aujourd'hui une forme de dérapage continu avec des gens qui finalement se se contentent de faire quelques de prendre prendre quelques éléments de langage après chaque mort et tout ça. Mais je vois j'observe un truc je finis juste là-dessus. Je veux dire quand même que je suis heurté, choqué par le fait que à la suite d'un attentat terroriste de cette nature, on n'ait pas David Lisnard patron de l'AMF qui appelle toutes les mairies de France à observer par exemple

33:31

une minute de silence devant les mairies tel ou tel jour, qu'il y ait pas de rassemblement C'est un appel que vous lancez à David C'est un appel que je lance effectivement à David Lisnard, je ne le comprends pas. Je ne comprends pas que il puisse être celui qui sur la tête de télévision vient minorer les événements qui ont frappé notre pays, Paris en l'occurrence, le 17 octobre 61 quand le préfet Papon de sinistre mémoire a jeté à la Seine ou fait jeter à la Seine des dizaines et des dizaines d'Algériens. Vous êtes président du groupe socialiste, vous pouvez lancer cet appel. Vous dites à tous les maires demain mardi cette semaine observer une minute de ? Demain, après-demain dans ma ville ça se fera dimanche prochain à Savigny-le-Temple. Donc très bien. Moi

34:11

ce que je dis simplement c'est que il faut qu'à un moment ce soit un réveil qui soit un réveil collectif. On ne peut pas avoir le sentiment d'un deux poids deux mesures. Et donc il faut que soyons toutes et tous présents. Nous avons marché. Moi j'ai appelé il y a quelques années à un grand rassemblement après les premiers délits antisémites qu'on observait sur les murs de Paris et ailleurs. Et je considère et j'ai marché évidemment au lendemain du 7 octobre. Et je pense qu'aujourd'hui après des attentats qui se multiplient, on a eu Abou Bakar Cissé, on a maintenant ce jeune homme qui a été tué parce que présumé musulman, et bien il faut qu'effectivement dans ce pays on se lève et qu'on dise non, ça n'est pas ça la France. Justement Steve Jourdin. Sur place

34:50

vendredi, Emmanuel Macron a parlé d'un tournant. Est-ce que vous reprenez ces ? Est-ce que selon vous cet attentat constitue un ? Non, ce n'est pas un tournant, c'est une pente dangereuse dans laquelle nous glissons progressivement. Il y a déjà eu des attentats terroristes qui frappaient des gens en raison de leur religion ou de leur religion supposée. Justement Emmanuel Macron a dit "OK la polémique effectivement". avec Mohamed Merah donc avec l'école juive Ozar Hatorah et puis ça s'est prolongé Hyper Cacher Veramelle Abou Bakar Cissé et d'autres encore dont j'ai oublié les noms. Mais vous voyez bien ces propos d'Emmanuel Macron, c'est une erreur qu'il a ? C'est une erreur, ben je veux pas la qualifier de de tout. Je pense que lui-même est conscient du fait que nous

35:33

sommes dans une forme d'impasse dans laquelle dans laquelle il faut sortir très très vite. Et pour cela ça suppose de redéfinir ce qu'est l'identité de notre pays. Moi je j'ai écrit j'ai commis un livre il y a quelques semaines qui s'appelle donc la loi du plus juste et qui revient pour partie sur la question de notre identité. Vous proposez le concept de France vivante, c'est quoi la France ? Et bien vous avez des gens qui parlent en fait de la France éternelle comme si la France avait toujours été identique à elle-même et depuis Clovis à Vercingétorix on n'aurait pas changé. La réalité c'est que cette France vivante est une France qui a évolué. C'est une France qui à la fois s'est enrichie d'apports extérieurs, je suis moi-même eurasien. Ma mère [grognement] est née à quelques

36:12

milliers de kilomètres d'ici désormais Ho Chi Minh-Ville autrefois Saïgon. Bon et bien écoutez je pense que je suis français comme les autres et je participe à la vie démocratique de ce pays. Nous sommes dans une nation citoyenne et puis une nation qui se confond aussi avec un état social. Ce que nous avons fondé ensemble depuis la 2e Guerre mondiale, cet état social qui permet à chacun, face aux grands risques de l'existence, et bien d'avoir là le soutien de la nation. Elle est là notre identité, elle n'est pas elle ne se confond pas avec je ne sais quoi, avec une religion, une couleur de peau ou je ne sais quel autre euh rapport à notre histoire. En fait, nous avons une histoire bien sûr, nous avons un patrimoine, mais nous avons aussi une capacité à nous enrichir au fur et à

36:54

mesure imaginer que par exemple le cassoulet trouve ses racines aussi dans la cuisson du cassoulet, et bien ça j'ai découvert ça il y a peu de temps que on le devrait au couscous. Donc vous voyez bien que même sur le plan culinaire, nous qui sommes un grand pays de gastronomie, nous nous sommes aussi enrichis de beaucoup d'autres cultures. la Nouvelle France comme la propose Jean-Luc ? Ben la Nouvelle France, elle me pose un problème. Elle a un mérite, c'est qu'elle dit à des gens qui jusqu'ici avaient le sentiment d'être rejetés, de ne pas être intégrés à notre pays, mais elle laisse penser qu'on pourrait opposer une Nouvelle France à une ancienne France, et moi je souhaite donc une France vivante, une France qui intègre, qui fédère des gens qui ont vocation à vivre ensemble et donc à

37:34

partager ensemble des valeurs, des principes qui sont ceux de la République. Le grand jury, quel président à ? Justement Olivier Faure, de ces concepts de Jean-Luc Mélenchon, on va en parler dans dans un instant, mais d'abord vous dirigez le Parti socialiste depuis 2018. Vous avez passé 8 ans à essayer de de reconstruire ce ce parti après le quinquennat de François Hollande, et au moment de choisir son candidat à l'élection présidentielle, les électeurs de la primaire ont choisi Raphaël Glucksmann, qui n'est pas membre du Parti socialiste. D'abord, question très simple, est-ce que vous considérez que c'est un échec personnel de votre ? Ben moi j'ai voulu une primaire, pas celle-là, je voulais une primaire plus large qui aille, j'avais dit, de Ruffins

38:15

à Glucksmann, et je voulais qu'elle soit à 2 euros. Il se trouve que j'ai été battu là-dessus et que c'était une primaire à 15 euros. Pour ceux qui n'étaient pas électeurs d'un des partis membres. accepté le principe. Et à partir du moment où je concoure à cette primaire, à partir du moment où j'en accepte les règles, j'en accepte aussi le résultat. rappeler les résultats Raphaël Glucksmann, 66 % vous vous avez fait 14 % à toutes et tous et il y a pour moi aucune espèce de distanciation, ce résultat est très clair et il mérite d'être respecté. accepté les résultats, est-ce qu'il faut pas aussi en tirer les les conséquences Olivier ? Vous avez été mis en minorité au bureau national. Vous avez perdu une primaire avec vous avez fait 14 % vous avez perdu un référendum au mois de

38:55

juillet au Parti Socialiste. Est-ce que vous avez pensé à ? Mais il y a pas eu de référendum et et la question qui était posée, il y avait deux options et une option qui était donc une option large, la mienne, puis une option plus fermée, celle qu'il a emporté. D'accord, bon mais sur les conséquences de de cette les conséquences succession de défaites. Si à chaque fois qu'on pose une question et qu'on nous répond mal et qu'on répond pas à la question qui a enfin telle qu'on l'avait posé soi-même, bah dans ces cas-là il faut plus poser de questions. Moi je suis Bah ça fait trois fois que vous vous essuyez des échecs. trois fois, je vois pas très bien où mais enfin j'ai gagné quatre congrès et j'ai perdu un vote sur la primaire qui ensuite s'est traduit par une primaire

39:33

qui n'est pas celle que je voulais. Je viens de le qui a été sur le fond rappelons rappelons peut-être à nos auditeurs aussi vous vous avez plutôt défendu au cas par cas sur les dernières élections des accords nationaux avec la France Insoumise, ça a été le cas lors de la dissolution par exemple. Est-ce que aujourd'hui vous considéreriez que c'est pour tout le monde. Enfin franchement, je je veux bien porter tous les chapeaux parce que j'ai le dos large et je dois avoir la tête suffisamment large aussi pour porter tous ces chapeaux. le patron du Parti Socialiste. du Parti Socialiste. Mais enfin, ne laissez pas penser un seul instant que je l'ai fait sans vote. Je l'ai fait avec des votes qui ont à chaque fois approuvé ma démarche. Et vous aviez des gens qui sont venus à la fois à la NUPES

40:12

puis ensuite au NFP qui maintenant je suis. Mais enfin la réalité c'est quand même que tous ces gens-là ont été élus grâce à ils ont simplement choisi un homme, Raphaël Glucksmann, ou est-ce que c'est une ligne politique qui a été ? Et je pense que le poids des sondages a fait beaucoup. Vous avez des gens qui considèrent que il était le mieux placé pour porter la gauche réformiste dans un deuxième tour et que ça a une influence, comme ça a toujours eu une influence dans toutes les primaires depuis qu'elles existent. Et donc il y a certainement d'autres raisons, peut-être des gens qui me qui me veulent pas du bien aussi, c'est tout ça est possible. C'était un électorat très âgé, moyenne d'âge de 65 ans, donc c'est c'est aussi que cet électorat-là est plus sensible à

40:49

certains arguments que d'autres. Bon ben voilà, ça fait partie du jeu et encore une fois, moi je me plie aux jeux démocratiques. Vous vous dites "Je ne démissionnerai pas jusqu'à l'élection présidentielle, je reste le premier secrétaire du Parti socialiste." posée par la primaire était de savoir qui sera le candidat à l'élection présidentielle. Donc la réponse est non, vous ne démissionnerez pas. Mais pardon, j'essaie de vous dire une chose, c'est que la question Pourquoi quand Emmanuel Macron dissout et qu'il n'a pas de majorité, vous ne demandez pas à Emmanuel Macron de ? Parce que tout simplement démission. Mais vous La presse l'a pas fait, je crois pas. Donc je pense tout simplement quand on nous pose une quand on nous pose une question, on répond à la

41:21

question posée. Les gens à la réponse qu'il Enfin la question qui leur était posée, c'était "Qui souhaitez-vous comme ?" Ils ont répondu Raphaël Glucksmann. La question n'était pas de savoir qui est le premier secrétaire. Le premier secrétaire, il est désigné par les militants socialistes, il est pas désigné par une primaire. Donc ne mélangez pas tout, s'il vous plaît, ça nous évitera de perdre du temps. c'est pas qu'une question de journalistes, hein, je précise qu'on a beaucoup de questions de lecteurs qui nous interrogent et qui vous demandent si vous n'avez pas l'intention de démissionner. socialistes aussi, peut-être des gens qui veulent refaire un congrès. Ça n'était pas un congrès. Notamment Patrick, notamment Patrick Dumont se demande pourquoi vous n'avez

41:52

pas démissionné de votre poste de premier secrétaire après votre défaite à la primaire. C'est une question qui a été envoyée. Je vous ai répondu. Est-ce que c'était pas le le le le sujet de du ? Ben c'était pas le sujet du scrutin. qu'on imagine Gérard de Gaulle perdre un scrutin et rester à la tête d'un ? Il ne vous aura pas échappé que c'est pas tout à fait ma famille de pensée, mais euh et je crois me souvenir qu'il y a un certain nombre de gens qui ont perdu des référendums et qui ont démissionné. Et par ailleurs, je ne crois pas que dans les autres partis politiques, il y a eu d'autres cas de figure. Vous avez eu en fait des primaires qui n'ont pas été gagnées par le premier secrétaire. Martine Aubry n'a pas gagné le la primaire face à François Hollande, elle n'a pas démissionné. Eric

42:31

Ciotti n'a pas gagné la primaire face à Valérie Pécresse, il n'a pas démissionné. Pourquoi vous me posez la question à ? C'est ? Ah, c'est pas personnel. On a parlé Voilà, donc si c'est pas personnel, revenons aux choses sérieuses. Alors les choses sérieuses, c'est la campagne présidentielle. La la le ce qui est sérieux, c'est la campagne présidentielle. Qui c'est qui fixe la ligne ? C'est Raphaël Glucksmann ou c'est vous Olivier ? Je crois que Raphaël Glucksmann a une volonté, et on a discuté à plusieurs reprises, il a la volonté de rassembler les socialistes et Place publique. Et donc c'est à lui maintenant de porter cette campagne, c'est lui l'émetteur central de cette campagne, c'est lui le candidat. Et donc évidemment, il y aura des interactions avec le Parti

43:06

socialiste. Vous n'imaginez pas que d'un seul coup le Parti socialiste se fasse et disparaissent. Donc évidemment, nous avons voté un projet, nous avons des propositions et donc évidemment, le candidat ne reprendra pas forcément l'intégralité, mais il sera amené à discuter avec nous forcément. On apprend notamment Est-ce qu'il vous a attribué un rôle précis dans cette campagne, au-delà de mobiliser le ? Mais il n'a pour l'instant attribué aucun rôle précis à personne. Est-ce que vous vous souhaitez avoir un rôle dans sa ? faire part de son organigramme de campagne et donc dire comment il entend mener sa campagne. vous souhaitez faire partie de cet organigramme d'une manière ou d'une ? Mais je suis premier secrétaire du PS, donc vous imaginez bien que je serai

43:46

associé à cette campagne. Et nous allons nous parlons régulièrement avec Raphaël Glucksmann, on continuera à se parler et puis ça va bien se passer. présidentielle, ça coûte beaucoup d'argent. Est-ce que le Parti socialiste accompagnera la campagne de Raphaël Glucksmann et à quel ? Forcément, l'argent qui a été économisé pour la campagne présidentielle, quel qu'en soit le candidat, sera utilisé pour la campagne de Raphaël Glucksmann. Est-ce que les yeux dans les yeux sur le plateau du Grand Jury, vous pouvez dire aujourd'hui "Je soutiendrai Raphaël Glucksmann jusqu'à la fin, jusqu'à l'élection ?" Quelle drôle d'occasion. En fait, je viens de vous dire que moi je suis un démocrate. J'ai été donc battu dans une élection primaire, il est celui qui a été choisi. Et donc évidemment, je

44:25

respecterai Si vous Si la question c'est "Est-ce que vous me prenez pour Manuel ?" la réponse est "Je ne suis pas Manuel Valls." Voilà. Ah, donc c'est le contre-modèle, c'est Manuel Valls. Mais je ne suis pas parjure. Je ne veux pas Je ne vois aucune raison. Je peux à la fois avoir des désaccords avec Raphaël Glucksmann, je peux lui en faire part, je peux lui dire à tel moment ou tel autre sur telle proposition, ça n'est pas exactement comme ça que je la prendrai. Mais est-ce que je m'en vais soutenir François Hollande parce que c'est votre question en cours de ? La réponse est non. Je ne vais pas en fait d'un seul coup devenir celui qui trahit un vote qui a été un vote de 120000 personnes. Est-ce que vous répondez à François Hollande qui dit que la campagne

45:04

présidentielle pour l'instant elle n'a pas commencé et qui continue quelque part d'entretenir le doute sur une possible candidature à la ? La campagne présidentielle elle a un peu commencé malgré tout. Je crois que ce serait difficile de ne pas le remarquer. Maintenant, est-ce que François Hollande ne sera ? Je n'en sais rien. Il n'a pas voulu participer à cette primaire. Vous lui demandez de se ranger aujourd'hui derrière Raphaël ? Je pense qu'il a un rôle éminent, il a été président de la République, il a notamment dans le sur le plan international beaucoup de choses à transmettre et je pense que sur [grognement] ces sujets-là, il pourrait être un atout. Je suis moins d'accord pour ne pas dire que je suis en désaccord avec les propositions qu'il a faites sur les retraites à 63 ans, sur

45:49

sur le regroupement familial qu'il veut désormais contraindre. Et puis évidemment sur l'aide sociale que le même avait combattu quand François Fillon l'a proposée et que je n'entends pas reprendre à mon compte aujourd'hui. Mais là où François Hollande a raison, c'est que la cristallisation, le moment où les gens rentrent complètement dans la campagne, bah ce moment-là n'est pas encore effectivement complètement advenu. Et c'est plutôt janvier, février, voire mars. Vous savez, les sondages sont ce qu'ils sont. Comment vous les regardez justement les ? Et élu pour les sondages jusqu'en mars et il n'a même pas été au second tour. Comment vous les regardez aujourd'hui les ? Raphaël Glucksmann est plutôt en dynamique aujourd'hui. J'imagine que vous vous en réjouissez. Comment vous

46:26

les observez ces ? Bah je viens de vous le dire. En fait, d'abord je trouve que les sondages ont un poids qui est trop important dans la vie politique. On devrait d'abord s'intéresser à ce que chacun raconte et ce que chacun est prêt à faire et comment il entend le faire. Ce serait beaucoup plus intéressant. On passe notre vie à commenter des chiffres qui changent tous les jours. Et rappelez-vous que dans la dernière présidentielle, Éric Zemmour était à 17 % et il a fini à 7 %. On a eu en fait Valérie Pécresse à 18, elle a fini à moins de 5. Aujourd'hui, Raphaël Glucksmann, il est le 3e homme dans certains sondages de cette campagne. Oui, et tant mieux. Il peut aujourd'hui passer devant Jean-Luc Mélenchon. Vous le ? Mais moi je souhaite que il soit le président de la République

47:08

face à Marine Le Pen qui vraisemblablement serait qualifiée pour le second tour. Vous souhaitez encore un accord avec Jean-Luc Mélenchon ou ça n'arrivera ? Ça ne peut plus arriver. sais pas de quoi vous me parlez. On a passé la primaire entière à se parler de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise. J'ai dit les choses. Dans la dans l'élection présidentielle, il y a des candidatures qui sont des candidatures concurrentes. Et donc il y a d'un côté Jean-Luc Mélenchon, de l'autre il y a Raphaël Glucksmann. Et c'est on ne peut pas faire plus simple, il y a pas d'accord possible. Olivier Faure, c'était la question de Thomas. Après les élections législatives On est dans les élections présidentielles. Vous êtes déjà dans les élections législatives. Puis pourquoi

47:39

vous me parlez pas des des cantonales et des régionales qui auront lieu l'année ? aussi pour les cantonales. Vous savez bien qu'on commence, vous êtes député, vous avez été président du groupe socialiste, vous avez souvent commencé votre campagne avant même l'élection présidentielle. Cette campagne, elle va commencer, les campagnes la campagne des législatives aussi pour élire des députés. Est-ce que demain il y aura un accord à nouveau entre le Parti socialiste et la France Et vous savez ce qui va se passer vous à l'élection ? Vous savez qui va gagner l'élection ? Parce que moi je ne le sais pas. Donc comme je ne le sais pas, je passe d'abord par la présidentielle et ensuite je verrai quels seront en fait les accords que nous devrons nouer ou pas en fonction de ce qui est l'intérêt

48:15

général et l'intérêt du pays. Donc vous n'excluez pas complètement à nouveau des accords avec la rien et il y a un principe par contre qui est clair, c'est que le Parti socialiste est souverain sur les choix qu'il fait à chaque échéance. Là son choix souverain s'est porté sur l'idée d'une primaire, cette primaire a été emportée par Raphaël Glucksmann, il est le candidat de la présidentielle. Ensuite, il y aura une élection législative et dans cette élection législative, le Parti socialiste retrouve sa pleine souveraineté et il fera ses choix comme il l'entend. Donc peut-être à ce moment-là des accords peut-être avec la France insoumise. Ça veut dire que nous verrons bien Question express. de la présidentielle et des suites de la présidentielle, voilà ce que ça veut dire.

48:51

Vous avez vu le le jingle question express Olivier Faure, c'est une série de questions et des réponses par oui ou par non ou bien pour pour ou contre. Faut-il interdire le ? Vous manifestiez hier à à son congrès à Orléans, est-ce que c'est-à-dire que le parti devrait être ? Non. Faut-il avancer la date de l'élection présidentielle pour éviter un second tour le lendemain du 1er mai, c'est ce que propose notamment Bruno ? Non. Est-ce que vous aviez prévenu Raphaël Glucksmann que vous iriez à Orléans avant de l'annoncer ? Oui. Faut-il interdire à nouveau les réseaux sociaux aux moins de 15 ? Certains considèrent qu'ils attisent la violence et les pillages. Je ne sais pas comment cette proposition est praticable dans les faits. Elle a été jusqu'à présent retoquée par

49:34

le Conseil constitutionnel. Oui et puis je vois pas très bien comment en fait on l'interdirait donc sans doute faut-il que les plus jeunes s'abstiennent de participer trop tôt à des réseaux sociaux qui peuvent être une vraie pollution de l'esprit, mais je ne sais pas comment on le pratique. Olivier Faure, vous avez dit que la censure vous semblait inéluctable. J'aimerais qu'on parle désormais du du budget. Est-ce que c'est-à-dire que vous préférez aujourd'hui qu'il n'y ait pas de budget, y compris pour le prochain président de la République, plutôt qu'un mauvais ? [rires] Vous faites comme si la 5e République n'avait pas été bonne mère avec les gouvernants. Et comme s'il n'y avait pas ce qu'on appelle le parlementarisme rationalisé et donc Le 49-3, les ordonnances.

50:18

Voilà. Et donc il y aura, je pense, à la fin de cette histoire, un budget, mais je ne vois pas comment nous ne censurerions pas le gouvernement sur la base de ce budget. C'est-à-dire que si le gouvernement utilise l'article 49-3, vous déclencherez automatiquement une censure, ça fera tomber le budget à ce moment-là. Mais euh là encore, vous me posez des questions qui sont de l'ordre de la politique-fiction. Je ne sais pas ce que fera le gouvernement, je ne sais pas ce qu'il acceptera Concrètement, qu'est-ce qu'il faudrait ? Qu'est-ce qu'il faudrait dans un budget Sébastien Lecornu dans une 2e version pour que vous souteniez ce ? Trois mesures très concrètes pour que vous votiez le budget de Sébastien Lecornu. Il faudrait déjà de la justice fiscale. Pourquoi ? Parce que nous avons un

50:57

problème de marge de manœuvre. On a des étudiants, des lycéens qui manifestent. Ils veulent 10 milliards. Est-ce que ces 10 milliards sont dans le budget ? Non. C'est même l'inverse. On réduit le nombre d'enseignants, on réduit le budget des collectivités locales qui doivent elles venir rénover les lycées, les collèges, les écoles. le budget de l'Éducation nationale. Un peu beaucoup. Et une loi de programmation qui permettent derrière d'assurer dans la durée cette rénovation. L'éducation, c'est le 1er point. Éducation. Ensuite, il faut effectivement revenir sur toutes les mesures qui sont des mesures qui sont des mesures qui viennent qui contreviennent à ce à ce principe d'accès à la santé, aux soins. Et donc toutes ces mesures qui ont été prises pour le coup souvent par

51:39

décret pour éviter de passer par la loi de finances sociales sociales sociales. Et donc là, il y a quelque chose effectivement, évidemment, tout ce qu'on avait évité l'an passé doit être évité cette année aussi. L'année dernière, il y a eu un accord avec Sébastien Le Cornu parce que vous discutiez avec lui notamment sur le sujet des retraites. Est-ce que vous discutez encore avec Sébastien Le Cornu ou est-ce que le le contact est rompu ? Le contact n'a jamais n'est jamais rompu. En fait, on se parle, je suis un républicain et donc quand je suis invité à parler, je parle. Mais ce que je vois aujourd'hui, c'est que on a un Premier ministre qui en réalité est otage de sa propre majorité relative qui elle n'a plus du tout envie de négocier avec qui que ce soit. Je vois bien que ni Bruno

52:16

Retailleau, ni Édouard Philippe, ni Gabriel Attal qui sont les trois piliers de cette majorité relative, et bien aujourd'hui sont dans une forme d'intransigeance et ne veulent rien entendre. Et donc la réalité, c'est qu'on voit bien que ce qui va se passer, c'est qu'ils vont rester bloqués jusqu'à la fin et qu'il n'y aura aucune marge à cette négociation. Donc vous, vous confirmez à nouveau sur le plateau du Grand Jury que les socialistes censureront le prochain budget de Sébastien Le Cornu. Oui, ça me paraît une évidence, c'est que si rien ne changeait, évidemment, je vois pas très bien au nom de quoi nous irions prêter main forte à un gouvernement qui revient y compris sur ce que nous avions obtenu l'an passé. Et moi je veux non pas un répit, on a eu un

52:57

répit d'un an, moi ce que je veux, c'est le changement. Et le changement, j'espère qu'il viendra en 2027. Merci beaucoup Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste d'avoir été avec nous. On se retrouve la semaine prochaine pour le Grand Jury. Le Grand Jury RTL Public Sénat [musique] Ouest-France M6.