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interviewFrançois Ruffin· 6 juin 2025 22 min

J'explique le parcours du combattant ma PrimeRenov' sur BFM !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour François Ruffin. Merci de répondre à à nos questions à la fois sur ma prime Renove parce que c'est devenu votre combat. On va y revenir dans dans un instant mais quand même cette information c'est mon combat depuis 8 ans à la commission des affaires économiques.

Ça fait un bon bout de temps effectivement. Cette nuit vous avez aussi remporté un autre combat puisque Olivier Fort qui était votre candidat si je puis dire pour diriger le PS a été élu. Bon, d'abord c'est sa victoire, c'est pas du tout la mienne, hein.

Donc moi, je félicite Olivier Fortélicite qu'on ait un Parti socialiste qui se tourne vers la gauche, qui s'encre à gauche et avec qui il va y avoir à construire une alliance pour rouvrir un chemin de d'espoir et de victoire. Non, parce qu'on vous a vu, j'ai j'ai vu ces images de le tweet de Olivier Fort, vous l'avez même véhiculé cette semaine où lui a véhiculé. En tout cas, vous avez fait voitures communes sur les sur les routes de Picardi.

Euh effectivement, c'est quand même aussi une manière de dire que il pourrait y avoir, alors je dis pas un ticket, mais en tout cas l'idée d'une primaire ouverte à laquelle vous pourriez participer au nom de toute la gauche, c'est évidemment ce que vous avez en tête. Je je souhaite maintenant, je vous dis, je viens moi pour nous dire maintenant, on doit se mettre au boulot. On doit se mettre au boulot pour reconstruire la gauche qui est en morceau et on doit se mettre en boulot pour reconstruire le pays.

Et ce que je voudrais maintenant, c'est qu'on ait une gauche qui parle aux gens et qui parle en priorité aux 2 millions aujourd'hui de travailleurs du bâtiment qui peuvent avoir des gros soucis pour la suite de justement. Moi moi j' Ouais. Ev d'ailleurs dont je rappelle le titre du journal Marianne cette semaine c'est Chérie, j'ai rétréci le PS avec les les deux usual suspects en couverture.

Moi moi là cette elle me paraît particulièrement injuste parce que je veux dire qui a rétréci le Parti socialiste ? Ça s'est fait avant. Il y a eu François Hollande par sa politique pour rétrécir le Parti socialiste à la base et pour en fait perdre plein de gens parce que sa politique a déçu et déçu profondément quoi.

Et l'alliance avec la NUPES a aussi puis le NFP en tout cas éloigné un certain nombre de de militants et au-delà d'électeurs de gauche du PS qui qui a été vu comme une alliance de compromission. Mais moi, j'ai une question pour vous. J'ai un peu du mal à comprendre pourquoi vous avez soutenu Olivier Fort alors que quelqu'un comme Philippe Brun par exemple à qui on a justement on avait donné la parole dans Marianne qui est un peu l'héritier de la la ligne Mondbourg disait il faut qu'on aille s'adresser aux classes populaires, qu'on aille même au gilets jaunes qui est votre ligne.

C'est-à-dire que vous soutenez un candidat qui en fait est un apparati chic et qui en fait a depuis longtemps ignore le le finalement la nécessité de s'adresser à cet électorat qui est la condition pour que la gauche revienne au pouvoir quand même. Ben moi je fais le choix de quelqu'un qui choisit de s'encrer à gauche et pas être dans le renoncement et l'accompagnement comme on l'a eu pendant 40 ans. Mais comment gagner si on centre euh comment gagner en ne répond pas aux questions d'elle et en se disant que aujourd'hui la priorité pour les Français c'est malheureusement ou pas ou pas malheureusement euh la pas la les la réélection d'Olivier For mais la priorité pour les Français aujourd'hui c'est qu'est-ce qui se passe avec ma prime Rénov ?

Comment ça se fait que il va y avoir 65000 artisans qui vont se retrouver en grande difficulté par une décision du gouvernement ? Il a un permis de démolir le gouvernement dans ce pays. C'est un un choix de démolition du bâtiment qui est opéré par le ministère de l'économie.

Et alors c'est 2 millions de travailleurs mais c'est 600000 à peu près qui sont concernés parce qu'on met un coup d'arrêt sur la rénovation des bâtiments et c'est des centaines de milliers de particuliers. Et moi je me pose une question, c'est en fait c'est la question que je pose depuis 8 ans aux commission des affaires économiques parce que je pense parce qu'elle a changé en plus 14 fois de formule he là-dessus je pense qu'on devrait mettre le paquet le mettre vraiment sur la la rénovation thermique en finir avec les 5 millions de passoirs thermiques qu'il y a dans notre pays pour une raison simple qui est l'indépendance nationale. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?

On a 50 milliards de déficit commercial rien que sur l'énergie. 50 % du gaz qu'on importe est utilisé pour le chauffage. Un chauffage qui chauffe aujourd'hui plus le ciel que il chauffe les logements.

Donc évidemment si on on mène un grand projet, si on a un plan marchal sur la rénovation thermique des bâtiments, pour moi c'est du gagnant gagnant gagnant. C'est du gagnant pour les factures des gens. C'est du gagnant parce que c'est de l'emploi local.

C'est du gagnant parce que ça va faire que il y aura beaucoup beaucoup moins de déficit commercial. Et évidemment, c'est gagnant pour la planète parce qu'il y a moins de gaz à effet de serre. Autant Oui, mais alors attendez moi je vais vous arrêter tout de suite sur un point.

Vous avez peut-être écouté RMMC ce matin. En tout cas si vous ne l'avez pas fait, vous avez tort parce que ce matin, j'avais de très nombreux auditeurs qui évidemment réagissaient à ma prime Renov. J'avais d'un côté un certain nombre d'artisans qui évidemment disaient c'est une catastrophe mais j'avais aussi soit des usagers soit d'autres artisans qui disaient en réalité c'est devenu non seulement une usine à gaz, ça c'est la responsabilité de l'État mais un effet pervers considérable.

Et je vais vous donner un exemple. l'un de ceux qui dit "La semaine dernière, alors que depuis longtemps, j'ai des projets de rénovation avec des factures, des devis que me font les artisans qui étaient des devis de 13000 € pour l'un des projets et de 11000 € pour l'autre." Il y a là, au moment où ma prime rénove s'arrête, il me rappelle et il me disent "Écoutez, finalement on va faire 3000 € de moins sur la première facture et 2500 € de moins sur la deuxième facture." Ça veut quand même dire qu'il y a une une manière un effet pervers de ces aides qui fait que les factures ont été gonflées. 14 % de suspicion de la part du ministre de la justice.

Qu'est-ce que vous en faites de ça ? Non, mais d'abord 14 % de suspension de fraude, c'est la suspicion. D'accord ?

En réalité, on va peut-être atterrir à 7 ou 8 % parce que je les ai moi, vous savez, j'ai des discussions très régulières avec les artisans et les entrepreneurs du bâtiment dans mon coin. Et donc ça veut dire que ce que ça va coûter à la fin cette fraude là, que je suis d'accord pour aller chasser, mais faut voir que l'État, regardez ce qu' a fait l'État. Ça c'est le parcours du combattant pour ma prime rénov d'accord que normalement on a un artisan qui vient faire les travaux.

Donc on a mis un accompagnateur M prime Rennove. Sauf que comme c'est délégué au privé, on n' pas confiance en pas vérifié vraiment qui c'était ben oui. Ben pourquoi ?

Parce qu'on a délégué au privé et donc on a fait les donc du coup on a rajouté un 2è niveau qui est l'ANA mais et dans l'ANA il y a la DDTM aussi qui se mêle à ça mais ça suffisait pas. On a rajouté un 3è niveau qui est la cofraque ce qui fait que à l'arrivée, vous avez plus de niveaux de contrôle que de gens qui sont sur le terrain. On peut pas garder ça.

Alors Françon François euh le le ministre de l'économie euh dit que c'est simplement suspendu dans le temps de résoudre cette question des fraudes. Donc en réalité ce que vous dites c'est que derrière cette annonce de suspension en réalité c'est beaucoup plus grave et ça dissimule une volonté d'abandonner ce mécanisme. D'abord je je moi je suis pour un développement de ce mécanisme.

Je suis pour qu'on on le facilite pour les particuliers parce que je considère que c'est le lieu où la transition climatique peut se faire sans obstacle sur la mobilité. Sur les voitures, vous avez deux obstacles. Vous avez un obstacle sociologique, vous avez un obstacle technologique.

Ça va pas de soi pour les gens. D'accord ? Là les gens sont d'accord pour rénover leur bâtiment et on a la technologie pour changer leur chaudière, pour changer les fenêtres, pour les artisans savent le faire.

Il y a pas d'obstacle. Le seul obstacle, il est budgétaire. Donc je je souhaite moi qu'on ait levé de cet obstacle là.

On moi je euh il est dit qu'il faut 20 milliards d'euros par an, j'étais pour 10 milliards d'euros par an. Le gouvernement a fait 5 milliards d'euros par an et finalement a divisé ça par deux. A dit on on cette année, il y aura que 2,5 milliards.

Donc ça prouve un manque d'ambition. Et par ailleurs, ils ont cessé de compliquer un dispositif qui est devenu une usine à gaz. Une usine à gaz qui a asphixié d'abord les particuliers parce que vous regardez ça c'est quand on vous décrit pas à pas comment obtenir ma prime rénov ça fait 80 pages.

Rien que pour le comprendre pour soiant comprendre. et ensuite ça a étouffé les artisans et maintenant c'est en fait l'état qui est pris dans son propre étouffement parce que du coup les dossiers ils mettent plus de temps parce que c'est du numérique, il suffit qu'il a une virgule qui aille pas pour que ça coince et donc l'État est pris dans sa propre asphyxie. Ben là je pense qu'il y a un gros souci.

Donc oui, moi je prône depuis 8 ans maintenant en commission des affaires économiques une levée de ça et que on on ait beaucoup plus de facilité. On repère grâce maintenant notamment à RE, on peut le faire très facilement repérer où sont les passoirs thermiques dans ce pays et qu'on privilégie ça parce que très vite c'est un investissement et très vite on y regagnera en non dépense d'achat de de une seconde c'est aujourd'hui c'est quoi ? C'est du pétrole et du gaz qu'on achète en Russie, en Arabie Saoudite, en Algérie, aux États-Unis.

Et donc, il s'agit de sortir de cette soumission de cette dépendance de questions de questions en élargissant à partir effectivement de ces exemples. Si vous êtes amené à exercer le pouvoir, il y a deux questions que vous allez être quand même amené à vous poser. Sur le fond, ce que disait Apolline, c'est que la réalité c'est que beaucoup de dispositifs publics génèrent en fait des effets d'OBen qui ne profitent pas à ceux qui devaient en profiter.

Prenons aussi l'exemple des aides au logement par exemple. où vous voyez bien que ça crée une inflation sur les les loyers qui ne profitent pas au locataires mais aux propriétaires. Donc cet effet euh ces effets d'OBen, est-ce que vous allez réfléchir ?

Et puis sur euh quand même une forme de simplification qui est nécessaire, vous allez aussi devoir réfléchir à l'efficacité de l'action publique et de la et de l'architecture de ces de l'ingénierie de tous ces dispositifs. Mais mais je pense que c'est c'est eux qui invent là cette complication et qu'on est capable de faire beaucoup plus simple. Ben là, c'est le gouvernement qui depuis des années vous allez devoir les faire travailler ces gens-là.

Mais je pense que euh avoir si on il faut avoir des accompagnateurs qu'on ne privatise pas ou alors ce sont des associations en qui on a pleinement confiance parce que c'est des associations nationales qui travaillent depuis des décennies sur le terrain sur la rénovation et à partir du moment où on leur a confié le dossier, on a confiance en eux et on le vérifie pas ensuite 10 fois dans tous les sens. Vous êtes d'accord pour remettre de la liberté dans tout ça ? Quoi ?

C'est c'est la c'est la simplicité. Je pense que même il y a une part d'humanité à mettre. Vous savez quand tout ça se passe de plus en plus avec des plateformes numériques, les artisans disent "En fait on a en face des gens qui comprennent pas notre langage." Les artisans d'ailleurs eux-mêmes.

Hier matin, souvenez-vous, on avait le président de la CAPEB qui sont les petites entreprises du bâtiment et il disait et il disait d'ailleurs la réalité c'est que la plupart de ces aides, elles nous passent sous le nez. En fait, il disait elle nous passe déjà sous le nez parce que on les en les gens répondent finalement à des arnaques téléphoniques, se retrouvent à gonfler et il disait le le drame c'est que là en est vin d'enlever un un processus au lieu en effet de le réorienter mieux. Mais vous imaginez si on disait bah il y a de la fraude il y a de la fraude sur les aides à la CAF, on supprime ou on suspend pendant vous dites suspension mais vous croyez mais vous croyez vraiment que ça va revenir ?

Vous pensez que il y a pas de date quand même. Quand on pose la question au ministre de l'économie et on lui dit vous le suspendez combien de temps ? Il pourrait dire dans ces cas-là je suspends je pas 2 mois le temps de faire le ménage de vériter.

Non non et d'ailleurs je vais même aller plus loin pour vous dire que ce matin sur RMC à 8h10 mon invité c'était l'ancien ministre de l'économie c'est-à-dire monsieur Armand Antoine Armand qui était le ministre de l'économie précé précédent Éric Lombard. Il était lui-même le ministre de l'économie de Michel Barnier et il est vent debout contre son successeur parce qu'il dit en réalité c'est une économie déguisée. On ne peut pas arrêter une aide en milieu d'années.

Il dit le budget avait dit on fait cette aide. On peut pas tout d'un coup sous prétexte que soit-disant, on sait pas trop où ça va l'arrêter au milieu de l'année. J'ai trouvé ça assez sidérant que le précédent ministre de l'économie tape sur son successeur alors qu'ils sont la même famille grosso modo.

Mais moi, j'aimerais que euh ça soit qu'une suspension et qu'elle soit levée le plus rapidement possible et surtout que derrière il y ait une ambition. Le gros souci en vérité aujourd'hui, c'est d'avoir une ambition pour le logement en général dans notre pays. Quel est le principal problème des Français ?

C'est le logement. La rénovation thermique en fait partie mais il y a la construction de logement. le fait qu'il y ait 3 millions de logements vacants dans notre pays, on a battu le record de de demande de logements sociaux et en vérité quand on dit souci de pouvoir d'achat, il y a une question des salaires, mais une question que le coût du logement dans le budget des ménages n'a cessé de grimper.

Hier, on avait un débat une second on avait on avait un débat sur la politique familiale à part à part dire que stopper la ma prime rénuve, c'est mal et on peut tous être d'accord là-dessus, c'est mal. Mais vous à titre personnel, vous proposez quoi ? Parce que la transition énergétique, ça ne se limite pas à la rénovation des bâtiments.

C'est fondamental, mais c'est pas le seul sujet. Vous aspirez à prendre le pouvoir. Donc qu'est-ce que vous proposez que l'actuel pouvoir n'a pas fait ?

Je vous dis sur la sur la là, on est sur un point qui est le logement et je vous dis c'est ce qu'il y a de plus facile à faire. C'est pas vrai. C'est pas si facile parce que une des raisons de la crise du logement, c'est justement la question.

Il faudrait quand même que puisse puisse aller que je veux dire simplement par rapport à cette question du logement que j'ai bien suivi quand j'étais à Libération, le problème justement c'est que on nrive pas à concilier transition écologique, on le voit bien sur le zéro artificialisation nette et production de logement. Si on produit et ben on contribue au gaz au gaz à effet de serre et on on alourdit la facture carbone de la France et et pour c'est pour ça qu'on a mis en place le zéro artificiation nette et qu'il y a des résistances. Donc c'est c'est compliqué.

La réalité c'est que l'efficacité ce serait de détruire tous les vieux bâtiments plutôt que de s'acharner à faire de la rénovation dont on vous dit que ça marche pas si bien que ça et et on irait beaucoup plus vite, ça ferait beaucoup plus d'emploi, beaucoup plus d'activités et vous auriez à la fin des bâtiments qui sont beaucoup plus efficaces sur le plan énerg entre Antoine Armand et Éric Lombard, on a l'impression que en fait Antoine Armand reproche à Eric Lombard d'avoir lui-même un effet d'oben. Il se dit "Oh là là, il y a plein de fraudes." Bah justement ça va nous permettre de mettre ce dispositif de côté et finalement comme on a pas l'argent pour le financer, on va l'abandonner.

C'est un évident prétexte. Non mais alors je vous réponds hein là mais oui je vous réponds sur l'ambition qui est la mienne. Là on a quelque chose qui est simple et qui est clair de dire on en finit mais si on en finit avec ces 5 millions de patsoir thermique.

Ça demande qu'on mette entre 10 et 20 milliards d'euros par an sur la table. qu'on se mette d'accord avec la CAPEB, les entreprises du bâtiment, qu'on se met d'accord avec la Fédération française du bâtiment, qu'on se mette d'accord avec les salariés. Je veux dire ça aussi, il faut, il y a 2 millions de travailleurs du bâtiment et ils sont dans notre pays la variable d'ajustement.

D'accord ? Ça c'est les coûts d'arrêt. On on a dit voilà, c'est un métier en tension, il faut aller là-dedans.

Et l'année d'après 50000 suppressions d'emploi cette année, he c'est un immense plan social déguisé. Ça va sans doute doubler avec cette mesure. Voilà ce qu'on est en train de produire aussi. et on les 20 milliards.

On a 40 milliards de faire. J'aimerais J'aimerais que sur ce qui est des des travailleurs du bâtiment, on se dise que on fait ce qu'on fait pour l'armée. Si on se dit que ce sont eux notre armée pour la transition écologique climatique sur donc l'investissement actuel sur l'armée, il faudrait faire pareil finalement sur le bâtiment.

Vous savez quoi ? Gardez votre réponse, vous me le dites dans un instant. à tout de suite.

François Rfin, on parlait à l'instant de ma prime Renneuve. Le patron de la FFB qui est la Fédération du bâtiment dit qu'il pourrait descendre dans la rue, vous serez à leur côté. Sans hésiter.

Et sans hésiter. Je dis moi, mais je ce que je propose là, vous savez, ça fait des années que je le répète, je pense qu'il faut faire des des des travailleurs du bâtiment, 2 millions de personnes dans ce pays, l'armée de la transition climatique. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que ce qu'on a fait pour l'armée, on fait des campagnes de pub. Vous savez, engagez-vous, aidez votre pays. Bon et ben, je pense qu'il faudrait faire pareil pour recruter des couvreurs, pour recruter des ingueurs, pour rec rec rec rec recruter des maçon et quasiment leur donner un sens national.

Enfin, moi je veux bien qu'on les recrute mais encore faudrait-il qu'ils aient du boulot. Et ben voilà. Mais évidemment derrière, il faut assurer une continuité parce que une année, on leur dit regardez, venez, il y a du boulot et l'année d'après c'est un grand plan de licenciement.

Cette année, c'est 4 % de défaillance d'entreprise et peut-être, je vous lis, c'est ce que c'est ce que prévoit la FFB, c'est possible que ça double à cause de cette mesure là. Donc évidemment pour moi c'est de la même manière que pour l'armée. On dit bah voilà un salaire minimum qui est assuré à 2000 € il y a un salaire minimum qui assur le fait il y a même pas besoin de le garantir par l'État.

Il se trouve que ça marche bien. Mais non il y a des il y a des travailleurs du bâtiment qui sont bien en dessous de ça quand même hein. Enfin ça et beaucoup de postes qui ne sont pas pourvus.

Pourquoi ils sont pas pourvus ? Comment vous voulez qu'il soit pourvu alors que une année on leur dit il on a besoin de vous et l'année d'après c'est 50000 licenciiments et peut-être 100000 licenciiments dans le secteur. C'est ça que joue le gouvernement aujourd'hui avec la la prime.

C'est c'est on y va on arrête on y va on arrête. Comment voulez-vous que les gens Moi je pense que la gauche je reviens à notre propos initial la gauche elle doit être une France qui partage et une France qui protège et on doit apporter de la stabilité aux gens. Et la stabilité, c'est d'abord la stabilité sur l'emploi.

Quand je dis l'armée, les gens, ils ont la garantie dans l'armée de pouvoir faire une carrière et eux aussi que euh on va pas aller jusqu'à 64 ans dans l'armée, on va pas aller jusqu'à 64 ans dans le bâtiment. Au fond, vous faites de la question de ma prime rénovement comme une sorte de fil rouge en lien avec toutes les questions dont vous parlez régulièrement, c'està-dire vous parliez de la souveraineté, vous parliez de la question de l'environnement, de l'emploi, des salaires. Sur l'environnement, j'ai encore une autre question qui concerne les ZFE.

Les ZFE donc l'obligation des ZFE ont été donc suspendue par les par les députés cette semaine. Quand vous dites il faut de toute façon accompagner les gens dans la transition écologique, est-ce que quelle est votre position sur les aides ? Je vois que sur les NFE, il y a pas d'accompagnement qui a été opéré et que du coup ça tombe pour les gens comme à copé et et que même comme si on construisait une barrière sur les villes et que c'était les gens des campagnes qui avaient pu pouvoir venir ou pas.

Là ça peut pas sur une interdiction des gens d'accéder à la ville si jamais il y a pas un accompagnement derrière. Et je le disque et je lui dis autant sur le logement c'est facile, je vous dis c'est facile. Si on voulait faire, on pourrait le faire.

On a les gens pour le faire, on a la technologie et on a une envie des habitants sur la voiture, c'est beaucoup plus compliqué. On l'a vu sur les gilets jaunes. Euh on voit ce que ça coûte aux gens d'abandonner euh euh d'avoir même que une seule voiture par foyer, de passer à l'électrique, c'est hyper cher.

Donc je sur sur ce la mobilité, ça me paraît beaucoup plus compliqué. Mais donc vous étiez favorable à la suspension de ces aides. Je je pense que on peut pas établir des zones comme ça d'interdiction aux gens si on leur donne pas les moyens d'y accéder.

Ça ça va ça va de soi. C'est presque une destruction de la République et je pense que ça a été ressenti comme ça par un certain nombre de de une interdiction de territoire pour l'écologie elle est quand même mis un peu sur le côté hein si on regarde. Non c'est c'est plus de l'écologie punitive c'est de l'écologie subventionnée là.

Mais oui, mais pour toi ça veut dire la même chose. Mais vous savez, on a une économie subventionnée au tenteur de 200 milliards d'euros pour les entreprises. Monsieur le chip, ça vous pose beaucoup mais ma Renov est un peu aussi victime de son succès parce que c'est ces fraudes massives montrent aussi qu'il y avait un appel d'air.

Il y a eu plus fois 3 de demandes entre 2025 et 2024. C'est quand même pas le fait. D'abord, moi je demande à voir ça parce qu'en fait, ils ont tellement été incapables de gérer les dossiers que un moment ils ont dit il y a plus de dossiers et maintenant il y a plein de dossiers.

Donc en fait je pense qu'on a surtout une nullité maintenant et c'est c'est un gros souci pour moi, c'est qu'est-ce qui va rester de l'appareil d'état une fois qu'on sera au pouvoir ? Avec quoi on va pouvoir gouverner parce que je vois qu'ils sont en train d'avoir un permis de démolir aussi sur l'appareil d'État et je suis inquiet à ce niveau-là. Quels sont les outils qui va nous rester pour demain quand on sera au pouvoir ?

Demain quand on sera au pouvoir, c'est quand même on a 5 millions de fonctionnaires mais ça fonctionne pas pour l'instant. Il y a il y a eu quand même le pays tient par en bas. Le ce qui fait tenir le pays, c'est les enseignants, c'est les soignants, c'est les gens dans les usines et dans les bureaux.

Mais ça tient pas par en haut. Ça tient pas par l'Élysée, ça tient pas par l'assemblée, ça tient pas par la direction générale du trésor, ça tient pas par les inspecteurs des finances de Bery. C'est là que il y a aujourd'hui un gros souci.

Vous savez, il y a un gros souci. C'est la faute des élites à vous écouter. Je ne suis pas hostile aux élites par principe.

Au contraire, je pense que un pays a besoin d'élite. Mais pour moi, il y a un choix qui a été fait depuis 40 ans dans notre pays. Ce sont des élites qui n'entraînent pas le reste du pays mais qui s'en coupent et qui ne protègent pas le reste mais qui le livre à la mondialisation.

Le meilleur ami le meilleur ami du pouvoir d'achat, c'est pas le fonctionnaire, c'est la concurrence. Voilà. Mais ça c'est votre raisonnement monsieur mais ça s'est démontré en effet dans l'électricité à quel point la concurrence c'était un ami de la baisse des factures d'électricité.

On le mesure tous les jours. Non c'était de l'ironie parce que maintenant vous savez je suis obligé de sortir ma pancarte humour sinon on comprend pas très bien. Donc donc voilà c'était de l'ironie.

Non je suis pas d'accord avec ce raisonnement. Regardez regardez la téléphonie regardez la téléphonie. Vous avez quatre opérateurs, les forfaits ont baissé de 10 15 % récemment, mais ça coûte à rien.

C'est des entreprises privées. Arrêtez vos bêtises. Il a il y a des secteurs où ça peut fonctionner et par exemple sur la téléphonie, il y aurait à mesurer parce que qu'est-ce que ça veut dire que que chacun creuse son tuyau, ça a quand même pas tellement de sens mais il y a il y a des secteurs vous savez je pense que c'est l'une des grandes questionam du territoire au fond au fond Manu mais alors ce sera un autre sujet mais moi ça me passionnera qu'on fasse une grande conférence réflexion est intéressante sur efftivement des secteurs qui sont pas comme les autes exactement il y a des secteurs pour lesquels il faut un investissement public des secteurs pour lesquel il faut il y a des secteurs pour lesquel il faut un aménagement du territoire et de ce point de vue honnêtement quand on regarde ce qui se passe aux États-Unis et quand on regarde un kilone électrique aux États-Unis et toutes les et toutes les les ficelles, les pelotes de tous ces câbles que entreprise après entreprise ils ont mis, on peut exactement se poser cette question là.

Il suffit de regarder améain je pense qu'il y a des secteurs, moi je viens pas dire zéro concurrence, mais il faut regarder ce qu'il y a dans de nécessité d'entraide, de coopération dans la société, ce qu'il y a comme besoin de concurrence et je pense que c'est une grande question qui a se poser, c'est quelle est la part qui doit être laissée au marché ? Où est-ce qu'on veut pas du marché ? Où est-ce qu'on veut un marché qui soit régulé et qui soit encadré ?

Alors, on a plus le temps, on a plus le temps, mais moi j'aimerais bien vous entendre un jour sur votre vision, par exemple, le modèle mutualise coopératif, où est-ce que vous le placez vous dans votre modèle économique ? Premier on sur le nucléaire aussi parce qu'en fait l'investissement dans la décorbonation il est là-dedans. Bon ben à et on aimerait aller savoir.

La gauche en France. Merci François RF en tout cas.