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interviewBACKSEAT· 16 octobre 2025 151 min

BACKSEAT - S05E05 - avec Ian Brossat

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Locuteur non identifié

The Hulu Original Series Furious is coming to Disney+. Starring Emmy Rossum, Furious follows FBI agent Alice Black on the hunt for a mysterious and calculating serial killer. Both walk their own paths toward justice, and as their lives start to intertwine, the line between right and wrong begins to blur. Don't miss the three-episode premiere of the Hulu Original Series Furious on July 27th, only on Hulu on Disney+.

1:19
Présentateur

Bonjour à celles et ceux qui nous écoutent en replay sur Youtube ou en podcast, qui nous écoutent en podcast ou qui nous regardent sur Youtube. Bienvenue à vous chers amis, on a beaucoup de choses à se dire ce soir dans une émission au cœur de l'actualité politique. Et mon dieu on ne s'ennuie pas, je ne suis pas tout seul, je suis entouré des meilleurs, nous sommes avec Émilien mesdames et messieurs. Bonjour. Émilien, tu es docteur en sciences politiques, spécialiste du monde merveilleux de la droite. Je te remercie de le reconnaître, clippez ça, n'hésitez pas. Mais oui, mais oui, mais oui, j'ai toujours aimé. Safia, tu es, nous sommes également avec Safia mesdames et messieurs.

Je vous raconte. Ma chère Safia, tu es militante au sein du collectif étudiant Le Point Levé, doctorante à l'université d'Aix-Marseille.

2:07
Intervenant

Tout à fait. Tu vas bien ? Ça va et toi Jean ?

2:09
Présentateur

Bah ça roule, je suis contente de te retrouver.

2:10
Intervenant

Merci moi aussi.

2:11
Présentateur

Merci d'être avec nous. Et enfin nous sommes avec Usul mesdames et messieurs. Usul, tu commentes l'actualité politique et médiatique pour Blast, pour Backseat et sur tes réseaux. Absolument. Est-ce que tu vas bien ? T'as fait longtemps dis donc ? Oui, t'as vu ? Mais ouais. Attends, tu n'es pas venu à Poitiers dans votre bourbier ? Avec le ministre ? Ah oui, celui qui est devenu ministre après coup. Michel Fournier qui l'a appris à la télé. Bah ouais, absolument. Il aurait pu la prendre sur Backseat. Et tu vois, c'est la malédiction Backseat mais inversée. Ouais, ouais. C'est la première fois qu'on a un invité qui est venu.

Non mais la malédiction c'est pour nous, c'est de l'avoir comme ministre en fait quelque part. C'est ça. Oh les gens tuent. C'est ça, exactement. Ça va tous les trois ? On ne s'ennuie pas en ce moment ? Oh franchement, si ça tourne un peu en rond quand même. Ah, ça commence à te faire chier ? Bah non mais ça fait un bout de temps que ça me fait chier mais... Le corps nu plus le corps nu plus pas de censure, le PS machin et on n'avance pas dans ce pays. Ah, il n'y a pas grand chose qui avance. Non mais nous, observateurs de l'actualité politique, on a des choses à observer. J'avance et que tu recules. Tout à fait, évidemment. On va avoir... C'est bien, Ardor. C'est bien, c'est bien.

Non, ça va être bien ce soir. Il est en grande forme. Emilia est en forme, Safia tu es en forme aussi ?

3:22
Intervenant

Ouais, moi je suis très en forme. Je trouve que l'actualité est rigolote. C'était Adèle qui disait le corps nu qui succède à le corps nu, c'est drôle quand même.

3:28
Présentateur

Oui, c'est un peu rigolo. Oui, voilà. Je trouve qu'il y a un comique de répétition qui me fatigue.

3:32
Intervenant

Mieux vaut en rire, c'est de l'ordre de la santé mentale.

3:35
Présentateur

Mais au moins on n'a plus François Bayrou. On va avoir le temps d'en parler de tout ça. Rassurez-vous. Mais avant ça, je vous propose qu'on commence par une séquence très importante de l'émission. C'est parti pour le quiz à la con. Ah déjà ?

3:45
Intervenant

La dernière fois, c'était chaud.

3:50
Présentateur

Oui, oui, oui. Vaut mieux commencer par là avant les sujets gravés. Oui, oui.

3:54
Intervenant

La dernière fois... Merci de le reconnaître. Non, mais la dernière fois, le Palestine quiz à la con, il est en mode...

3:58
Présentateur

Il était un peu rénel. C'est très grave. La dernière fois, je te l'accorde. C'était émotion suivie du quiz à la con. C'était pas le meilleur timing.

4:04
Intervenant

Non, on commence par ça.

4:04
Présentateur

Donc, on commence par le quiz à la con. On a une émission qui est en rodage depuis 4 ans. On va y arriver. On expérimente encore. On essaye des choses. On rôde, on rôde. Mais on reste fidèle au quiz à la con. Et ça, c'est très important. On va commencer par un quiz à la con spécial budget. Parce que je parle de budget depuis des semaines sur ma chaîne pour vous raconter à quel point c'est important. Mais on n'a pas encore fait de quiz à la con spécial budget. Donc, c'est parti. Ça manquait. Ça manquait. Ça manquait carrément. Je suis d'accord avec toi. Première question de ce quiz à la con. D'où vient le mot budget ?

Est-ce que ça vient de l'ancien français Bougette qui désignait un petit sac féminin en cuir ? C'est peu probable.

4:43
Intervenant

Parce que les femmes avaient de l'argent à cette époque ?

4:45
Présentateur

Je ne sais pas. En tout cas, c'était un petit sac. C'est elle qui avait le pognon. Je ne sais pas. Je n'en sais rien. Il n'y a pas de coche à l'époque. Est-ce que ça désigne, réponse B, est-ce que ça vient du latin budium qui désignait une liste de courses qu'on confiait au dispensator qui était un esclave ou un serviteur chargé de l'intendance d'une maison ? Et donc des dépenses, bien sûr. Et donc des dépenses, le budium. Mais ça, j'y crois déjà plus parce que même de l'ancien français, normalement, il y a une racine latine quelque part. Donc, remontons jusqu'au latin. Ton Bougette, là, j'y crois pas.

5:14
Intervenant

Tu es fin linguiste, toi.

5:16
Présentateur

Oui, linguisticae, appelle-moi. T'attends-toi, concurrence. Oui, ça n'a même pas tout fait. Réponse D. Réponse... Oui, non, c'est pas D. Est-ce que ça vient du saxon budgar qui désignait un coffre solide et doté d'une serrure ? Du saxon, d'accord. Du saxon. Donc, on l'aurait récupéré aux anglais. Budget. Juste aux saxons. Ils ont fait un détour par là. Ou est-ce que ça vient, réponse D, du grec boudégem qui désignait le plan financier de la cité ?

5:49
Intervenant

Ou c'est quoi ? Tu peux répéter la D ? Je vois rien.

5:51
Présentateur

Le boudégem grec qui désignait le plan financier de la cité.

5:57
Intervenant

Ah bah déjà, attendez, pagar en espagnol, donc, pour machin.

6:02
Présentateur

Est-ce qu'il y a un truc, là ? Non, mais c'est hyper flippant quand tu fais ça, Safia.

6:06
Intervenant

C'est vrai ?

6:07
Présentateur

Tu fais des études de linguistique ou pas ?

6:08
Intervenant

J'ai fait 6-7 ans de latin, mais figurez-vous que ça ne me sert à rien. Donc, j'ai un peu le seum, là.

6:12
Présentateur

Le truc latin, là, tu n'y crois pas ?

6:15
Intervenant

Ben oui, mais en fait, je suis en train de me dire, regarde, budget, budget.

6:18
Présentateur

Oui.

6:19
Intervenant

Tu vois, et en espagnol, c'est pagar, donc, du coup, ce n'est pas la même racine. Le fait que nous, on dise budget, ça se rapproche plus de racine saxonne que de racine latine.

6:28
Présentateur

Mais il y a 40% des mots de l'anglais qui viennent de l'ancien français, du franco-normand.

6:33
Intervenant

Oui, c'est vrai, c'est vrai.

6:34
Présentateur

Alors, techniquement, je vais vous donner un indice qui vaut ce qu'il vaut. Je prends le sonore VPN, là, c'est... Le mot budget, en français, vient bien de l'anglais budget, qui lui-même vient de... Ben, c'est à vous de trouver. Ah, ben, du saxon, du coup, merde ! Ben, j'en sais rien, je ne sais pas. Non, non, non, non.

6:52
Intervenant

C'est ces gens-là, oui, ils sont partout. Mais la bougette, j'aime, je trouve ça rigolou, la petite bougette, tu vois, ta petite bougette, t'es comme ça, à l'époque, ils n'avaient pas de poche, donc ils étaient toute la journée avec des trucs dans les mains. Et il y a un moment donné, on met ça dans un sac, quand même. Oh, pas con.

7:04
Présentateur

Et puis les anglais, ils ont fait, oh, budget, budget, budget, really nice budget. Avec le thé, voilà.

7:10
Intervenant

Non, mais la teinte, boudium, c'est pas mal, ça. Non, mais boudium...

7:13
Présentateur

Ben, attends, parce que si ça vient, si les français l'ont vraiment... Mais alors, il y a des mots qu'on a récupérés des anglais qui nous avaient déjà pris avant.

7:18
Intervenant

Oui, tout à fait.

7:19
Présentateur

Genre le bacon, tu vois. Ah ouais ? Oui, le bacon, ça vient du bacon, qui était de l'ancien français pour parler de jambon. D'accord. C'est le bacon, ça, oui. Et nous, on n'a plus du tout... Nous, on était passé sur jambon, quoi. Oui, oui, carrément. Et en fait, bacon, d'accord. Tennis qui vient de tenais, ouais, ça, c'est connu. Ouais, ouais, effectivement. On va faire tous les mots sur ce qu'il n'a qu'à demander. Ouais, c'est ça. Si vous... Ben, con, démission. Con, démission, évidemment. Je sais pas, est-ce que vous avez une idée de ce qui pourrait ressembler à une bonne réponse ? Je suis team Bougette, hein. Toi, t'es team Bougette ?

7:52
Intervenant

Si c'est pas ça, je serais déçu en tout cas. Comme le chat, je crois. Le chat a voté réponse. Les autres, ça fait vraiment genre les vieux fonds de souvenirs d'un cours de grec en troisième avec Madame Manjot, de la part des producteurs. On la salue, on la salue, évidemment, d'où elle est.

8:08
Présentateur

Non, je sais pas, je regarde le chat, je regarde, ça réfléchit beaucoup dans le chat. Ah bah, ça change pas. Donc on est sur un Bougette, en tout cas, pour Émilien, Usul et Safia, vous en pensez quoi ?

8:18
Intervenant

On part sur du latin.

8:19
Présentateur

Ouais, le latin, ouais.

8:20
Intervenant

Parfois, j'ai trop la honte si c'est pas ça. Ça veut dire, ça m'aura vraiment servi à rien.

8:24
Présentateur

Et Budgar, ça désignait un coffre, c'est ça ? Un coffre en saxon. Budgar, ouais, un coffre solide et doté d'une serrure. Ouais, c'est coffre pas solide, c'est pas ouf, de toute façon. Donc oui, très bien. Merci. Ouais, mais t'as dit que ça venait d'Angleterre. Non, j'ai dit que le budget actuellement en langue française vient bien du budget anglais qui lui-même vient de, vous devez deviner. Oui. Donc ça peut être... C'est donc cette histoire-là.

8:53
Intervenant

Ça peut être les quatre, finalement. Ça peut être les quatre, oui.

8:56
Présentateur

Pas trop le grec, parce qu'il est pas très crédible, le grec. Boudégem. Oui, sachant que c'est des... Pourquoi il y a un accent aigu ? Boudégem, le plan financier de la cité, je ne sais pas. Bon, allez, on va voter. Non, on va choisir. On va jouer. Il reste plus que toi, Usul à choisir. Ah, parce que tout le monde a dit ? Oui. T'as dit latin, t'as dit bougette. Je veux dire saxon. Tu iras bien dans deux secondes.

9:14
Intervenant

On a inversé nos trucs du début.

9:16
Présentateur

Comme ça, chacun, on joue, quoi. OK, OK. C'est presque un jeu, en fait. C'est dingue. Je commence à jouer comme Léa, moi.

9:24
Intervenant

Allez, je veux la réponse, je suis mauvaise perdante.

9:26
Présentateur

La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était bougette. Oh ! Félicitations, Emilien. Bravo, le chat. Bravo. Donc, c'était le sac à main des LVMH de l'époque. Vous apprendrez que c'était une petite sacoche en cuir que l'on portait au niveau de la ceinture, notamment pour voyager. Oh, oui. C'était un peu la banane. Eh oui. C'était la banane en guérant. Et donc, c'est de bougette que les Anglais ont pris le mot « budget ». Nous, on a traduit en français en « budget ». Eh bien. C'est habile. C'est toute une histoire, finalement.

9:58
Intervenant

Rien que ça.

9:59
Présentateur

Deuxième question de ce quiz à la con. Qu'a déclaré le sénateur Claude Maluret en réponse au discours de politique générale de Lecornu ? Je crois que je l'ai vu. Je vous expliquerai qui est Maluret après. Réponse A. La France, c'est voyage au bout de l'ennui budgétaire. Il va falloir se réveiller. Il s'ennuie. C'est le budget. Oh, c'est le budget chiant. Réponse B. La France, c'est Gabgy le Magnifique. Il va falloir faire des économies. Gabgy le Magnifique. Réponse B. La France, c'est Madame Bogachi. Il va falloir avaler la pilule. Moins bien que Gabgy le Magnifique. Réponse D. La France, c'est orgueil et impayé. Il va falloir régler la note.

10:40
Intervenant

Ça, j'aime bien.

10:41
Présentateur

Moi, je préfère le grid, Gabgy. Claude Maluret, pour ceux qui ne le connaissent pas, est un sénateur centriste qui a un passé anticommuniste. Il vient vraiment de ce format-là des années 80. Il a fait partie des fondateurs de Médecins Sans Frontières. Voilà. Il est chauve. Il est chauve. Par ailleurs, merci Emilien. Ça joue beaucoup, il me semble. Ça, c'est l'arrogance. Donc, effectivement, ne soyez pas surpris sur le côté un peu droite de ces remarques. L'arrogance des gens pas chauve, quoi. À chaque fois. Ils le prennent de haut, quoi. Moi, j'adore Gabgy le Magnifique. Alors, Gabgy. J'ai encore entendu Marine Le Pen l'autre matin. C'est la Gabgy. Gabgy. C'est un marqueur.

Ah, c'est un marqueur de droite. Ah, oui, Gabgy, c'est un marqueur incroyable. Mais Gabgy le Magnifique. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas les gauchistes du chat, Gabgy, ça veut dire dépense. Ils ne sont pas adultes non plus. Les gauchistes. Moi, j'ai des questions dans le chat, des fois, sur des trucs où je crois que c'est évident, mais en fait, ça ne l'est pas. Donc, je vous prie.

11:38
Intervenant

C'est des fonctionnaires, ils ont de l'argent et ils le laissent tomber comme ça. Par les fenêtres. Physiquement, par les fenêtres. Effectivement, littéralement.

11:44
Présentateur

C'est comme quand les gens de droite qui disent que la banlieue est arrosée d'argent public. Oui, rigueulasse. Moi, j'imagine des hélicoptères, c'est qu'ils larguent des billets comme ça sur la banlieue.

11:50
Intervenant

Mais oui, il ne faut pas être en dessous, sinon tu es schlac.

11:53
Présentateur

Donc, la Gabgy, ça vient de Gabégousse. Ça vient de Cabécou. Une petite boche. Ça vient de Cabécou ? Oui, tout à fait. Non, pas du tout. D'accord. C'est de l'ancien français. C'est de l'ancien François. Je ne connaissais pas, merci. Voilà, il y a des gens dans le chat qui ne connaissaient pas. Bon, ben voilà. Si vous apprendrez des trucs, c'est ça, c'est backseat. La Gabgy, c'est le gaspillage, quoi. Voilà, en gros. C'est ça, exactement. Donc, Claude Maluré, connu... Alors, Claude Maluré, par ailleurs... C'est Maluré ? Maluré, oui. Claude Maluré.

Par ailleurs, Claude Maluré est aussi connu pour ses discours au Sénat qui font le buzz en général parce qu'il a un sens de la formule et de l'attaque et de la petite pique non négligeable. Il a buzzé sur Trump. Il a buzzé sur Trump. Il a buzzé régulièrement sur Mélenchon. Il a buzzé sur les extrêmes. En gros, les extrêmes. Ça fait peur, ça, les extrêmes. Ah, les extrêmes, c'est terrible. J'ai peur. Qu'est-ce qu'il a dit sur Trump, sur Musk ? Il a parlé de zinzins sous kétamine. Il a prêté Olivier Faure de l'ombrique. L'ombrique ? L'ombrique. Oui, Olivier Faure de l'ombrique. Donc, il a le verbe O. Donc, je le vois bien trouver, Gabby le magnifique. Bouffons sous kétamine.

C'était ça, merci, Dart. Bouffons sous kétamine. Alors, vos réponses, on se couche à la con.

13:08
Intervenant

Je veux dire, orgueil, il y a un pays. Moi aussi. Je ne le vois pas aussi. Là, je sens... Parce que là, Gabby le magnifique, ça sent l'avantardise en loge pendant trois heures.

13:18
Présentateur

Madame Bogachi, c'est nul. Vous voyez, au bout de l'ennui budgétaire, c'est déjà ennuyeux un budget. Oui, mais peut-être des fois, il se dit, le budget est fun, là. Ah, là, c'est... Quand on s'amuse en commission des finances, c'est rare, c'est rare.

13:30
Intervenant

Orgueil et un pays, moi, je vois bien...

13:32
Présentateur

C'est le sujet de... Vos réponses, mes chers amis. Gabby le magnifique. Gabby le magnifique pour Usul. C'est super, celui-là.

13:37
Intervenant

L'AD également pour moi. Orgueil et un pays. Macronie, tout ça, un pays, ça fait sens. Pour moi, c'est plus cohérent avec le cornu, ce qu'il se raconte.

13:45
Présentateur

Orgueil et un pays. Ok, très bien. Le chat a répondu Gabby le magnifique, comme Usul. La bonne réponse, on la regarde en vidéo. Ou pas. Ça va arriver. On en trouve d'autres, sinon on en trouve d'autres. Ça arrive fort, abonnez-vous. C'est le câble. C'est the final shutdown.

14:02
Invité

Autant dire que le budget 2026, monsieur le Premier ministre, s'annonce plus difficile encore à bâtir qu'un meuble Ikea. La France, c'est Gabby le magnifique. Et il faut faire de l'économie. Bravo, Usul.

14:14
Présentateur

Bravo, le chat. Bravo, bravo. Le chat l'avait, le chat l'avait. Question 3. Il y a presque exactement un an, Emilien, Safia et Usul étaient ensemble sur le plateau pour un quiz à la con. Voyez-vous ça. Pour lequel nous avons parlé des 1,2 milliards de frais Stagada vendus par an.

14:34
Intervenant

Ah oui, je m'en souviens.

14:35
Présentateur

Vous vous souvenez ? Moi, pas du tout. Et on avait parlé des frais Stagada achetés par Macron. On avait le budget Frais Stagada de la campagne de Macron. Oui, les Frais Stagada. C'est un quiz à la con. Avec sa coiffure. En commémoration de ce beau moment, nous vous proposons une question estimation. Vous n'avez pas quatre réponses. Vous devez vous rapprocher le plus de la bonne réponse. Combien un Français moyen dépense-t-il en bonbons en 2024 ? Moi, c'est zéro déjà.

15:09
Intervenant

Dépense en bonbons.

15:11
Présentateur

C'est bien. Donc, c'est bas. C'est bien ça. C'est pour les dents et tout. T'as dit quoi ?

15:15
Intervenant

Un Français dépense en moyenne ou un Français moyen ?

15:18
Présentateur

Combien un Français moyen a-t-il dépensé en bonbons en 2024 ? Mais c'est quoi un Français moyen ? C'est un Français moyen, le panier moyen, le budget annuel bonbons d'un Français.

15:28
Intervenant

Oui, mais chers amis, Français moyen, ça ne veut tout et rien dire, un Français moyen.

15:32
Présentateur

C'est la moyenne de tous les Français. Mais enfants compris, parce que les enfants ont des dépenses. C'est une gabegie, les enfants, en matière de sucre.

15:40
Intervenant

Le remboursement des prêts n'est pas assuré. Parce que les parents, je suppose, ont un budget beaucoup plus conséquent. Est-ce que tu comptes dedans les monchéris, les trucs qu'on s'offre à Noël ? La question n'est pas bonne. C'est quoi la définition de bonbons ?

15:54
Présentateur

Ça peut aller jusqu'à 60% de leur revenu, les enfants. J'en sais foutre rien. On parle de confiserie. Donc ça comprend les trucs gélatineux. Ça comprend probablement les macarons de la boutique trop nue à Nien. Dans le budget bonbons moyen.

16:13
Intervenant

Et c'est quoi le temps par an, par mois ?

16:16
Présentateur

Sur l'année. On est allé regarder sur l'INSEE. On n'est pas très compliqués. Vous savez, on va regarder les stats et puis après, on fait des questions du coup. Jérôme Fourquet, il peut te faire un chapitre entier avec cette stat.

16:27
Intervenant

Sagada versus Loukoum.

16:30
Présentateur

C'est exactement ce qu'il aurait fait. El Morden, je n'ouge pas tout.

16:33
Intervenant

Le calme Retailleau.

16:34
Présentateur

Contre la France Nutella.

16:35
Intervenant

Le calme. Déjà qu'on nous a interdit les importations d'El Morgden. On l'a payé cher, nous, la diaspora, d'accord ?

16:43
Présentateur

C'est pas des noix de chez nous. La France Bonne Maman.

16:46
Intervenant

Ça a considérablement fait augmenter le budget moyen quand on achetait du El Morgden.

16:50
Présentateur

C'est vrai, c'est à la France Bonne Maman. Et oui, mais la France Nutella, américanisée. C'est incroyable. Il y a des fractures françaises qui sont terribles quand même. Il vient fracturer. La France qui s'engraisse. Bon allez, donnez-moi vos réponses. Jérôme Fourquet, si tu nous regardes. Salut mon pote. Salut mon pote.

17:04
Intervenant

Je ne sais pas, il faut comprendre toutes les périodes. Avec les périodes de fêtes, ça doit être faramineux. Moi, je pense qu'on peut taper dans un SMIC.

17:11
Présentateur

Ah ouais ? Par an. Non mais pas un SMIC.

17:13
Intervenant

Toute l'année, on parle d'un an, les amis. Donc ça veut dire les enfants, l'argent de poche des enfants, les fêtes, les anniversaires, ta baby shower, ta fête de Noël. Ce n'est pas un douzième de leurs dépenses, ces gens-là. Ce n'est pas un douzième de leurs dépenses, ceux qui payent un loyer. Dans le vrai monde de la réalité véritable. Sauf s'ils vivent dans une maison en sucrerie. Et là, comment tu comptes ? Et en telle et grittelle. En telle et grittelle, qu'à critique, qu'à limite. Oui, tu as raison, c'est peut-être beaucoup un SMIC. Eh ben, je vais dire 150. Allez hop. Mais non. Sans aucune base.

17:45
Présentateur

150 euros par an, en moyenne, dépensés dans les boumbecs. D'accord. Émilien dit 150. Je regarde vos estimations dans le chat depuis tout à l'heure. Allez, 150, je pense. Il y a à voir et à manger dans le chat. 230, moi, 230. Plus, plus, 230. Toi, tu montes à 230 euros. Ouais, il y a les chewing-gums. C'est l'inflation, ça.

18:02
Intervenant

Le prix du carambar, on n'en parle pas assez, franchement. 230 balles pour Usul. Mais toutes les sucreries, les Kinder Bueno, les machins. Elle met le Kinder. Du coup, je redescends et je fais 500.

18:15
Présentateur

D'accord. 500 ? Ouais. 500. Safia qui surenchérit à 500 euros. Très bien. Nous avons vos estimations. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était 42 euros.

18:26
Intervenant

Mais n'importe quoi. Mais c'est impossible.

18:29
Présentateur

Ça me rassure sur ma France.

18:30
Intervenant

Mais bien sûr que par an. Mais déjà, ça veut dire qu'il y a un problème de définition sur le bonbon.

18:36
Présentateur

Ouais, ouais, le budget Pinard. Mais non, mais c'est le Pinou.

18:39
Intervenant

Mais non, mais c'est pas possible.

18:40
Présentateur

Bah comment ?

18:41
Intervenant

Moi, je vais aller toquer à la porte de l'INSEE, il y a un gros problème. C'est quoi la définition de bonbon dans ce cas-là ?

18:45
Présentateur

J'ai vu dans le chat, il y en a qui disaient 50 et tout, vous aviez raison.

18:47
Intervenant

Mais non, mais non, mais non. Mais du coup, on peut dire que j'ai gagné. Oui. T'es plus proche. Oui, t'es plus proche. T'as gagné, mais t'es très mauvais quand même. Il suffit de ça dans la France actuelle.

18:58
Présentateur

J'ai pas la majorité, mais bon. Il suffit de peu. Vous allez faire avec. C'est le moins pire. Vous voterez absolument incroyable. Je suis en train de me dire, c'est pour ça qu'il y a du diabète dans ma famille. Quatrième question de ce quiz à la con. À qui qu'il est le livre ? Quel ministre du budget n'a pas écrit le livre qu'il lui est associé ? C'est tout petit, c'est tout petit. Voilà. Donc, vous avez des ministres du budget. À côté, vous avez un bouquin. Il y en a trois qui sont réellement des livres écrits par ce ministre du budget. Et il y en a un qui a été inventé. Lequel ?

19:31
Intervenant

Non, mais alors ça, c'est à mourir de l'air. Jérôme Cahuzac, c'est incroyable.

19:34
Présentateur

C'est vraiment lui qui a fait le montage avec Martine. Alors, je vais le lire pour les personnes qui nous écoutent en podcast. Réponse A, la fabrique de l'impôt pour Laurent Saint-Martin. Réponse B, l'État en mode start-up pour Thomas Cazenave. Réponse C, déficit public, la démocratie en danger par Alain Lambert. Réponse D, nous les avons tant aimés ou la chanson d'une génération par Jérôme Cahuzac. Et B ?

20:02
Intervenant

Alors, Lafon et Rolmash, là, c'est de vraies éditions.

20:07
Présentateur

Vous trouvez le faux ? Vous trouvez le faux. Vous trouvez le faux.

20:10
Intervenant

Celles de Cazenave et de Cahuzac me paraissent particulièrement suspectes. Pas vous ? Après, une petite folie, vu les visages, il y a du rocard et tout, ça, ça sent avant qu'il était ministre, le coquin. Ça, ça sent le début d'ouverture du compte en Suisse. Et pourquoi pas une folie ? Tu vois un petit éditeur qui s'est dit, allez, les petits personnages comme ça. Quelqu'un qui demande dans le chat si ces personnes existent vraiment.

20:33
Présentateur

Oui, ce sont des ministres du budget. Je suis content qu'on parle un peu d'eux de temps en temps parce que c'est vraiment pas les grandes stars du gouvernement. Et si vous n'êtes pas sage, ils viendront à Noël. Alain Lambert, il a été ministre du budget entre 2002 et 2004 sous Raffarin. Bah oui. Il n'a pas marqué l'histoire de France. J'avais oublié, lui. Alain Lambert. Alors que Cahuzac, on s'en souvient. Oui. Mais pas pour ce bouquin. Non. Pas pour ces talents d'auteur.

20:56
Intervenant

Je trouve le truc de Laurent Saint-Martin trop intellectuel. Je ne sais pas comment expliquer. Non, mais ça, ça sera un truc peut-être universitaire. La fabrique de l'impôt.

21:07
Présentateur

Pour un consentement citoyen. Ouais, mais... Et il va dire que pour qu'il y ait un consentement à l'impôt, il faut être plus efficace.

21:13
Intervenant

Après, il y a quand même préface de Richard Ferrand. Ils n'ont pas flouté la préface de Riri. Oui, ça, c'est très crédible. Ah ouais, ouais. C'est un problème.

21:20
Présentateur

Et je pense qu'il dit qu'il faut que l'État soit plus efficace et qu'il y ait moins de gabegies quand même au final. Parce que c'est comme ça que tu as du consentement. Bon, l'État en mode start-up, c'est vraiment... Alors, il va falloir que vous me donniez vos réponses. Bon, la plus dégueulasse, c'est déficit public. La démocratie en danger.

21:39
Intervenant

Ah mais ça, ça sent le truc fait en trois mois, là, par un assistant.

21:45
Présentateur

Ah, après le dessin, c'est Marianne, comme si c'était une grosse tirelire. Qui est cassée. Qui est cassée.

21:51
Intervenant

Oh, c'est bien, ça c'est du plantu, ça. Oui. Moi, je pense que le Cahuzac, il existe vraiment, mais c'est pas de Cahuzac. Et je pense que ça ne parle pas de budget spécialement, je vais dire Cahuzac.

22:01
Présentateur

Ok, réponse D pour Émilien. Alors, les personnes qui disent, on peut deviner avec le non-flouté, je vous déconseille de vous fier à la longueur du non-flouté, parce que certains de ses livres ont des co-auteurs. Tu compliques encore plus le truc, moi. Bah non, au contraire, je vous...

22:18
Intervenant

Après, Laurence Saint-Martin m'a l'air mal flouté.

22:20
Présentateur

Cherchez pas à plisser les yeux pour essayer de trouver la bonne réponse, machin, ça sert à rien. C'est vrai, c'est mal flouté, Laurence Saint-Martin. C'est vrai. Mais on vous aime, évidemment. Encore des super questions. Super, bravo. Allez, vos réponses, Jules et Safia. L'état en mode startup, voilà. L'état en mode startup, réponse B.

22:38
Intervenant

Et moi, ça va être Cahuzac.

22:39
Présentateur

Cahuzac, réponse D pour Safia. T'avais dit quoi déjà, Émilien ? Réponse D. Réponse D également, Cahuzac. Le chat a voté, réponse B. La bonne réponse, c'était Cahuzac. Bravo.

22:54
Intervenant

Ça fait longtemps qu'il n'y a pas gagné un truc.

22:55
Présentateur

Et on va regarder Claude Maluré. Pour vous féliciter, vous avez une double dose de Maluré. Il y avait effectivement un piège. Jérôme Cahuzac n'a pas écrit « Nous les avons tant aimés » ou « La chanson d'une génération ». L'auteur, c'est l'ancien secrétaire général de l'Elysée sous François Hollande. Jean-Pierre Jouillet. Un point bonus est accordé à Émilien qui n'est pas tombé dans le panneau. Comme Mathilde. Mais oui, bien sûr.

23:20
Intervenant

Mais pourquoi il a un point bonus ?

23:21
Présentateur

Mathilde Jean-Pierre. Parce qu'il a trouvé que le bouquin n'avait pas été écrit par Cahuzac.

23:28
Intervenant

Mais qu'il existait.

23:29
Présentateur

La direction de course lui accorde un point bonus. Ah bah voilà autre chose. Sachez que parmi... Vlado, une histoire encore là. On invente des règles maintenant.

23:36
Intervenant

Les privilèges. Je fais ce que je veux, c'est mon émission.

23:38
Présentateur

Sachez que parmi les ministres qu'on vous a proposés, deux ont été condamnés. Jérôme Cahuzac pour faute fiscale, bien sûr. Mais également Alain Lambert, condamné en janvier 2025. Il n'y a pas longtemps. Pour ? Pour trafic d'influence.

23:48
Locuteur non identifié

Alors on a peu dit.

23:52
Présentateur

Très très belle condamnation. Très très belle condamnation. On peut le rappeler. Il était le président du département de l'Orne. C'est bien. Ça justifie une condamnation. C'est de la faute des juges rouges encore. Encore, c'est condamnable. Mais oui, c'est les juges là. C'est les juges rouges. Cinquième et dernière question de ce quiz à la con. Sachant qu'un mois d'abonnement au Club Backseat coûte 15 euros. Combien de temps faut-il rester abonné au Club Backseat pour atteindre le budget de l'État français en 2026 ?

24:16
Intervenant

J'ai eu 5 sur 20 au bac de maths. Je vous jure, ce n'est pas une blague. Blague, pardon. Non, mais c'est vrai.

24:23
Présentateur

Du coup, c'est un peu compliqué là. Eh bien, à fond, j'ai la chef. Qu'est-ce que je te dise ? Réponse A, environ 4,6 millions d'années. Réponse B, environ 460 millions d'années. Réponse C, environ 4,6 milliards d'années. Moi, attends. Des milliards. Réponse D, environ 46 milliards d'années. C'est combien le budget ? C'est quoi ? C'est 600 millions, un truc comme ça ? Non, non, c'est... Non, c'est des milliards. Alors, vous saurez que... 600 milliards ? Des milliards. Des milliards, c'est peut-être un milliard.

24:53
Intervenant

Des milliards. 600 millions. Vous saurez que... Il y a moyen pour 600 millions aujourd'hui. Non, mais le budget, c'est toujours 1 000 milliards. C'est 1 000 milliards ? Je ne sais plus. Je crois que le PIB de la France, c'est 2 000 milliards. 1 000 et quelques. Voilà. Ça, on l'a. Et du coup, on est sur 50%. On paye tellement de taxes.

25:10
Présentateur

Ah, mais ça, c'est qu'est-ce qu'ils disent. Oui. Mais on paye tellement d'impôts. Et tout ça, ça va où ? Je vous le demande. On ne sait pas.

25:15
Intervenant

Pas dans la poche de backseat. On ne sait pas. Pas dans la poche de backseat.

25:18
Présentateur

Environ 4,6 millions d'années. La réponse A, c'est l'âge de l'ardipithecus ramydus, qui est l'un de nos lointains ancêtres. Super. On ne sait pas ce qu'il votait. C'est combien l'abonnement à backseat ? 15 euros par mois. Ah, 15 euros. Cher. Au club backseat. C'est les VIP. C'est le top du top. Abonnez-vous au club backseat. C'est comme le club Dorothée. Et à la fin, il y a les noms pour les anniversaires et tout.

25:40
Intervenant

J'ai fait des calculs, là.

25:43
Présentateur

Réponse B, 460 millions d'années. C'est le temps qui nous sépare de l'Ordovicien, le second des six systèmes géologiques constituant le paléozoïque. Je lis des trucs, je ne sais pas ce que je raconte. Vraiment, je vous tiens informés, c'est important. 4,6 milliards d'années. La réponse C, c'est le temps qu'a pris notre planète à se former.

26:02
Intervenant

Ah, ok.

26:04
Présentateur

Première union de la gauche, ça ne dit pas le temps. 46 milliards d'années, c'est le temps qu'il faut à la lumière. Pour voyager du soleil à l'horizon cosmologique. Waouh, ça doit être loin. Je crois que c'est très très loin. 46 milliards d'années-lumière, c'est beaucoup. Ça fait une trotte, il faut prendre des sucreries. Mais là, on doit convertir des années-lumière en abonnement backseat. Ouais, c'est ça. On en est là, on en est là, on en est là. On est là, ça a beau. Chat GPT.

26:31
Intervenant

180, ça fait 180 par année. C'est beau que c'est plus que les bonbons du coup, backseat. Moi, j'ai trouvé Anvzhebrouche.

26:39
Présentateur

Oui, mais d'ailleurs, tu sais que les gens font des efforts sur leur budget bonbec pour s'abonner à backseat. C'est pour ça, alors, la baisse.

26:45
Intervenant

Vous avez entendu le truc là sur BFM de la riche qui a dit qu'il faut que chaque Français fasse une économie pour la France. C'était le mois dernier, ça, oui, bien sûr. Donc, économisez sur vos bonbons pour la France.

26:57
Présentateur

Et ça, c'est vrai.

26:57
Intervenant

Tout simplement.

26:59
Présentateur

J'ai bien aimé celle qui a dit qu'il fallait qu'elle remerciait les Français parce que ça permettait d'acheter des belles salles.

27:04
Intervenant

C'est, oui, la mère du huitième. La mère du huitième, c'est la mère du jane d'autres sœurs. Bravo aux travailleurs et aux travailleurs de ce pays qui payent des impôts.

27:11
Présentateur

Elle va rembourser, donc tout va bien. Elle a dit qu'elle allait rembourser. Moi, je la veux à la télé tout le temps.

27:15
Intervenant

En fait, c'est le droit, c'est que tu peux faire tout ce que tu veux, mais à la fois, quand tu joues, tu dis, oh, je vais rembourser du coup.

27:19
Présentateur

Je vois bien que vous faites diversion, là. Non, non, non, non, il y a du calcul. Calculez, donnez-moi vos réponses. 46 milliards d'années, voilà.

27:27
Intervenant

Moi, j'aurais dit 4,6 milliards.

27:29
Présentateur

4,6 milliards pour Safia. 46 milliards d'années pour Usul. Emilien, qui fait ses calculs ? 460 millions. 460 millions, réponse C. On n'a pas la même idée du budget de l'État. Le chat a voté, réponse D, 46 milliards d'euros. Très bien. Rien que l'éducation nationale, c'est déjà 10 000 années-lumière. C'est vrai. De paléotozoïque. Je crois que j'ai raconté n'importe quoi, moi. Oh, c'est pas grave. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était 4,6 milliards. Bravo, Safia. Bravo, les maths.

28:07
Intervenant

Mes calculs étaient à peu près bons, Kevin.

28:10
Présentateur

Selon les chiffres de budget.gouv.fr, le budget 2026 de l'État français est de 843 milliards d'euros. Il faudrait environ 4,6 milliards d'années à un abonné du Club Taxi pour le financer intégralement. J'ai une licence de maths. T'as une licence de maths. Eh oui. Là, autre chose. Et le cousin Macron est remporté par Émilien. Oh oui ! Oh oui, oui, oui, oui ! Oh oui, c'est bon. Et c'est là que tu vois l'ingratitude du système, parce que s'il n'avait pas bénéficié d'un point bonus, il serait égalité avec Safia.

28:41
Invité

Eh oui.

28:42
Présentateur

C'est comme ça le début des privilèges.

28:44
Intervenant

La révolutionnaire va se rebeller. Mais attention, Émilien.

28:46
Présentateur

N'ai pas peur de vous. Tout ça nous fait une transition parfaite pour vous parler. Pognon, on va parler du financement de Backseat. Ça fait bientôt 5 ans qu'on fait cette émission. On a fait 100 épisodes, vous vous rendez compte quand même ? 100 épisodes de Backseat. Ça fait beaucoup là, non ? Ça fait beaucoup. C'est dingue d'en être arrivé là. Merci, c'est grâce à vous, chers amis. Merci au public, merci aux invités, merci aux chroniqueurs. Merci à tous ceux qui permettent de faire l'émission de l'autre côté de la caméra, notamment Gozulting pour la partie technique et Equal pour la partie organisation et éditoriale. Maintenant, on va parler des sous.

Une émission Backseat, ça coûte 15 500 euros en moyenne à produire. Vos dons ponctuels et vos abonnements représentent 50% de ce budget. Le CNC, qu'on remercie toujours, ça représente 10% de ce budget. Et le reste, ce sont des partenariats comme la semaine dernière avec la Commission nationale du débat public, les BIFOR, etc., qui permettent de compléter le budget. On a donc besoin de vous, on a besoin de vos abonnements à la chaîne, évidemment, mais à l'émission surtout, sur KissKissBankBank. Non, justement, sur Ulule, je me suis trompé, justement. Ça se passe maintenant sur Ulule. Il y a pas mal de gens qui ont eu des petits bugs au moment où on est passé de KissKissBankBank à Ulule.

Donc, je vous en supplie, allez vérifier dans vos mails et sur votre compte Ulule que vous êtes bien un soutien de Backseat. Parce que je m'en voudrais terriblement que vous vous endormiez en croyant soutenir l'émission, alors qu'en fait, votre virement, il ne passe pas depuis des mois. Donc, checkez, on ne sait jamais, voilà, vérifiez. Il y a un truc qu'on vous a promis dans le cadre du financement participatif sur lequel on est en train de travailler et qui avance, c'est le making-of de l'émission.

Donc, au cours de cette saison, on va essayer de vous proposer une vidéo making-of pour vous montrer comment on fabrique Backseat chaque semaine, à la fois éditorialement, mais aussi techniquement. On va vous montrer toutes les coulisses de l'émission et voilà. Et vous n'en saurez plus sur le quiz à la con, bien sûr. Donc, merci du fond du cœur, la commu. Merci à vous. Merci à votre soutien. Merci à votre financement. C'est grâce à vous qu'on peut faire cette émission. Et c'est grâce à vous qu'on peut parler de politique, ce qu'on va faire tout de suite. C'est parti pour l'actu de la semaine.

L'actualité cette semaine, elle a été marquée ce matin en direct sur ma chaîne Twitch, évidemment, par la non-censure de Sébastien Lecornu, qui a évité l'adoption d'une motion de censure à 18 voix près. Seulement, il a été sauvé grâce à la non-censure des socialistes, satisfait par la suspension de la réforme des retraites jusqu'en 2027 et le renoncement au 49.3 de Sébastien Lecornu. Est-ce que cette annonce qui est tombée à midi vous a surpris ? Est-ce que vous vous y attendiez ? La non-censure. On parle du PS, là, concrètement. Pas encore. On va y venir un peu après.

31:32
Intervenant

Calme-toi.

31:33
Présentateur

Non, mais c'est eux, la non-censure. Oui, c'est eux, c'est eux, la non-censure. Alors, ce n'est pas qu'eux, parce qu'on va en parler. Il y a aussi les Républicains. Mais ouais, non, Safia ?

31:43
Intervenant

Non, je n'étais absolument pas surprise, parce que les estimations, justement, disaient que comme d'un même, il y aurait des frondeurs du côté PS, centriste ou les Républicains, en fait, on n'aurait pas atteint, dans tous les cas, les 289 députés nécessaires pour cette censure. Donc, moi, je n'y mettais aucun espoir particulier. Mais c'est quand même intéressant, parce qu'on se rend compte qu'en fait, ces 18 voix montrent une fragilité très importante. Donc, en fait, en vrai, il n'y a pas de... Ça ne se dégage pas à une majorité, un bloc intéressant, suffisant pour le bloc central, quoi. Donc, non, moi, je ne suis pas surprise.

Et puis, même pour te donner mon impression de manière très courte, j'ai passé ma journée devant BFM TV. Je ne vous le conseille pas forcément pour les réseaux mondiales. Richie, c'était comment ? Et en fait, je me suis rendu compte, malgré tout, c'était intéressant de regarder comment les sujets ont été faits, parce que je me suis rendu compte qu'en fait, la question de la censure a très vite été périmée. Et a laissé place à... Mais en fait, la nouvelle séquence politique, ça va être les budgets. Et qu'en fait, là, le cornus en est à peu près sorti, mais que la nouvelle séquence du feu qui arrive, c'est les budgets.

D'autant plus, c'est intéressant, c'est que la colère populaire qui a eu lieu le 10 septembre, elle s'est faite à partir du budget proposé par Bayrou. Et que là, quand on va ouvrir les vannes des débats parlementaires autour du budget, ça va peut-être donner des choses à se mettre sous la dent du côté du mouvement social.

32:58
Présentateur

Moi, je n'ai pas été surpris par la non-censure de Sébastien Lecornu. Je m'y attendais. À vrai dire, je m'attendais à ce qu'il y ait plus de députés qui votent.

33:05
Intervenant

Ah ouais ?

33:05
Présentateur

Ouais, ouais, ouais. Je m'attendais à ce qu'il y ait plus de socialistes qui fassent défection. Ah ok. Il y en a sept des socialistes qui ont choisi malgré tout de censurer Sébastien Lecornu. On les voit à l'écran. Christian Baptiste, député de Guadeloupe. Béatrice Bellet, député de Martinique. Paul Christophe, député de la Drôme. Peyo Dufault, député des Pyrénées-Atlantiques. Fathia Kelwa-Hachi, député de Seine-Saint-Denis. Philippe Nellet, de la Réunion. Et Giovanni William, de la Martinique. Il y a quatre députés d'outre-mer parmi ces députés socialistes qui n'ont pas suivi les consignes du PSI. Oui, parce qu'ils ont parlé spécifiquement du budget des outre-mer.

Ils ne se sont pas contents. J'allais vous demander, voilà, justement. C'est intéressant quand même, cette spécificité des élus d'outre-mer qui disent mais nous, on ne peut pas en fait ne pas censurer sur ce budget parce qu'il y a une spécificité dans le budget sur la question des outre-mer.

33:49
Intervenant

Oui, mais il y a plein de choses à redire sur le budget et les autres socialistes, ils s'en foutent. Enfin, on y reviendra tout à l'heure. Mais la question de la santé, la question des étudiants, plein, plein, plein de gens qui s'en prennent plein de la gueule dans ce budget, ça ne les a pas empêchés de ne pas censurer pour autant. Donc, bon, tant mieux qu'ils aient censuré, mais...

34:03
Présentateur

Non, mais je pense que le pays a besoin de stabilité. C'est vrai. Moi, quelque part, je suis rassuré, voilà.

34:09
Intervenant

Pour le patronat, c'est important, il s'est inquiet.

34:11
Présentateur

C'est le pari des socialistes, effectivement, de besoin de stabilité exprimés par leurs sympathisants, etc. Je crois qu'il y avait une stat intéressante, c'est que 68% des sympathisants PS étaient contre la censure et 68% des sympathisants insoumis étaient pour la censure. Ça me paraît logique, mais... De lignes de fracture à gauche, quand même. Surtout au CAC 40, quoi, qui aujourd'hui est quand même un petit peu plus... Un peu rassuré, quoi, on peut avancer.

34:33
Intervenant

Eh bien, non, mais tu sais que c'est ultra important ce que tu dis, Usul, je n'ai pas le chiffre en tête, je suis désolée, peut-être on peut le chercher en deux spi, mais en fait, les moments d'instabilité politique, ça a des impacts très forts sur les marchés financiers. Et je ne sais pas si vous vous rappelez de la dissolution de 2024, mais en fait, ça a créé un espèce de mini-crac, en fait, dans le marché financier. 15 milliards, exactement. 15 milliards. Dans le marché finance, en fait, dans la bourse française, dans les marchés financiers. Donc, en fait, instabilité politique rime aussi avec instabilité économique.

Donc, en fait, pour notamment les partis pro-régime, pro-stabilité, il y a toute la question aussi de stabiliser le patronat derrière.

35:06
Présentateur

Il y a une seule députée LR qui a voté la motion de censure LFI. J'ai voulu exprimer par ses votes la nécessité de sortir de ce blocage par un retourne aux urnes. On en pense quoi, Émilien ?

35:21
Intervenant

D'abord, je pensais qu'il y en aurait un peu plus que ça. Là, ils ont bien suivi la consigne, même si je... Enfin, la consigne, je ne suis pas vraiment une consigne, parce que l'on a invoqué, je ne pense pas qu'il ait autorité beaucoup sur ses troupes, mais en tout cas sur l'avis majoritaire. Alors, sachant qu'il y en a trois qui ont voté, celle du RN. Oui, absolument. Ce qui n'est pas énorme non plus, mais ce qui est quand même... Je ne suis pas tenté si on n'est plus, je te vois. Dans les justifications, il y a quand même l'idée que LFI, on ne peut pas, mais ce qui veut du coup dire que le RN, on peut.

Bref, elle, c'est la secrétaire générale de Nouvelle Énergie qui est le mouvement de David Linard, qui est donc le maire de Cannes, président de l'Association des maires de France, pas celle où on... Amirabelle et tout, mais qui est un peu un électron libre au sein de LR et qui notamment plaidait pour la censure. Donc, elle a suivi quelque part le mouvement de son groupe. C'est quelqu'un qui est aussi, bon, dans les actes maritimes, peut-être un département où ça a un petit peu peur du vote RN et de ce que pourraient penser les habitants. Mais c'est vrai qu'elle se retrouve quand même bien seule dans cette affaire-là.

36:22
Présentateur

Qu'est-ce qu'ont gagné les socialistes dans cette histoire ? Moi, j'ai du mal à voir un gain pour les socialistes. Ils se font... Ils se sont fait flatter pendant des semaines. On leur a dit, vous êtes au centre du jeu, là. Ah, ils ont fait, oh, on est au centre du jeu. Ah, bah, du coup, on va faire les raisonnables. Et tout va, tous les focus étaient... Je pense que Nathalie Saint-Cricq est ravie ce soir que le PS ait été responsable. On les a beaucoup appelés à la responsabilité. Je pense qu'ils ont fini par y croire.

36:47
Intervenant

Le gouvernement est très content.

36:48
Présentateur

Elle m'a connu très content. Ils sont très contents. C'est bien. Après, on rappelle, quand on parle du PS, que le PS est un parti divisé en deux avec deux lignes et deux options stratégiques quand même assez différentes. Là, ils ont voté comme un seul homme, apparemment. Oui, mais justement, c'est ça qui est intéressant aussi à suivre parce qu'Olivier Faure a remporté le Congrès. Donc, on aurait pu s'attendre à ce que la ligne d'Olivier Faure s'impose. Et là, le PS nous fait un backflip à six mois des municipales et décide de rallier la Macronie. Je ne sais pas. Plus que curieux, quoi.

Surtout, on va voir les négociations qu'il va y avoir sur les amendements et sur l'adoption finale du PLFSS. On va y venir, mais... Mais c'est vrai que voir François Hollande applaudir à côté d'Aurélien Rousseau, ancien ministre de Macron, à côté de Philippe Bain, et déjà d'applaudir le corps nu et tout, il y a un truc de... Quelque part, le PS est aussi en train de se recentrer parce qu'il y a une partie de la bourgeoisie macroniste qui sent aussi le crépuscule du macronisme. Et que, mine de rien, le PS peut être l'autre visage du macronisme, quelque part. Le macronisme qui va recycler des mecs comme Aurélien Rousseau. Donc, bon, à quoi sert le PS ? Le PS, il y a des municipales derrière.

Ils veulent renouveler aussi leur maire. Et ils sont talonnés sur leur flanc par LFI qui veut leur bouffer des mairies. Parce que LFI se dit qu'on n'a pas de mairie alors qu'on a un gros électorat, y compris dans des villes dans lesquelles... Dans un quartier populaire, surtout. Il y a des villes populaires dans lesquelles le maire est PS depuis des plombes. Mais nous, c'est pour nous que je vote les gens à la présidentielle. Donc, il faut qu'on prenne ces villes-là. Et le PS dit que non, c'est son précaré, c'est à lui. On sent que ça va être très conflictuel entre le PS et les Insoumis pour les municipales. Et puis, évidemment, ils ont peur de retourner aux urnes.

Les premiers sondages qu'il y a eu n'étaient pas tellement favorables. Non, au contraire. Au contraire, c'est là où je ne suis pas d'accord avec toi. C'est que j'ai l'impression que les socialistes, ils ont aussi un peu été grisés par les sondages de cette rentrée qui les mettaient devant les Insoumis. C'était donné à 15 %, etc. Donc, c'est sûr, quand tu es le PS, tu te diras, c'est génial, 15 %, c'est même encore un peu mieux que les européennes.

38:47
Intervenant

Mais en sachant, je ne pense pas que ce soit un élément qui explique tout, mais que certains PS, même si en vrai, il y avait plus de LR, en fait, ont bénéficié de non-candidatures de la part de Ensemble au moment des initiatives de 2024. Je ne sais pas s'il y a l'espoir peut-être de s'acheter une non-candidature pour certains. Je ne pense pas que ça se réduise à ça. Sachant que je pense que le PS a aussi, ils se vivent comme un parti de gouvernement. Ils y étaient il y a 10 ans. Et je pense que pour eux, mine de rien, ils se revivent comme ça. Et ils ont l'impression qu'en étant responsables, ils font ce pour quoi ils sont là.

39:24
Présentateur

Et c'est leur ADN d'être parti de gouvernement, les responsables de la gauche, à côté des excités. On n'est pas le chaos.

39:30
Intervenant

On n'est pas le chaos. Et finalement, je pense qu'ils... Après, évidemment, on n'en prend pas ce qu'on veut. Mais je pense qu'en tout cas, ils suivent quelque chose qui est presque culturel. Je suis d'accord, je suis d'accord.

39:39
Présentateur

Ça marque autre chose aussi, c'est leur profonde déconnexion. Là, tu vois les petits cadres, les petits bourgeois pépères qui n'ont aucune idée de ce qui est en train de se passer dans l'opinion publique. Je crois qu'ils ne se font même pas une idée de ce à quoi ça ressemble, leur mouvement, de loin. Ils sont en train de sauver Macron, enfin de sauver le corps nu. Et potentiellement de sauver Macron lui-même. Oui, bien sûr. Parce que s'il y a 10 solutions et qu'on se retrouve avec à peu près les mêmes résultats à l'Assemblée, on va vers une situation dans laquelle Macron va devoir penser à une démission à laquelle l'invite même des gens de la droite, d'Horizon, Édouard Philippe, etc.

Je suis complètement d'accord. Donc, le PS ne comprend pas que des gens ont voté pour le NFP à un moment et donc peut-être pour un député PS chez eux. Pour un changement, ils votent pour la gauche, les gens. Et pour la fin de la Macronie, aussi vite que possible. C'était ça, le seul enseignement. En fait, c'est ça qui est complètement fou. C'était le seul enseignement des législatives. C'était, on en a marre. Enfin, il y en avait deux. On en a marre de Macron et on fait encore le barrage républicain. Et là, eux, ils nous sauvent Macron.

40:36
Intervenant

En fait, ils ont balayé tout ce qui s'est passé au mois de septembre. C'est-à-dire qu'on peut réfléchir à des motivations subjectives au sein du Parti Socialiste. Avec les municipales, c'est très possible qu'ils se sentent poussés des ailes parce que, historiquement, ils arrivent, sans union de la gauche, à avoir certains territoires, etc. Il y a la question aussi de mine de rien entre fort et les tendances plus droitières au sein du PS comme Mayer-Rossignol. Ça permet d'apaiser des tensions internes. Moi, il y a aussi, je trouve la remarque très intelligente qui est celle de, moi, je pense qu'ils ont une stratégie assez consciente de voler des voies au macronisme en train de les périr.

Et c'est d'ailleurs de récupérer certains macronistes et ça a déjà été fait. Mais au-delà de ces raisons subjectives, il y a une déconnexion profonde avec la majorité du pays. C'est-à-dire qu'alors même, et je rejoins totalement Usul, que même dans cette crise politique très importante, une illégitimité du côté de Lecornu et de Macron, en fait, cet été et encore au mois de septembre, ça plaît largement à la démission de Macron. Que même des personnes comme Édouard Philippe, au plus haut de la crise politique, n'arrivaient pas à avoir d'autres sorties que possiblement des élections présidentielles. C'est pas la gauche, là. On parle d'Édouard Philippe et du parti Horizon. Il n'est pas le seul.

Que Macron commence à être lâché par pas mal de ses alliés. On a l'EPS qui vole au rescours. Oui, ou qui vole au... Non, non, au rescours. Au rescours. Au rescours. On comprend. Qui vole à la rescousse du régime et d'Emmanuel Macron et de Lecornu. Il laisse un peu, vous voyez, un peu d'air, un peu de temps, un peu de stabilité parce que je pense effectivement que leur centre de gravité, c'est être un parti de gouvernement et la stabilité du régime. Sauf que, sauf que, alors c'était un présentateur de BFM qui disait ça ce matin. Alors vraiment, il faut voir cet extrait, c'est absolument génial. Mais tu as bien joué.

Et en gros, Ford qui justifie la non-censure en disant c'est parce qu'on veut mettre de la clarté entre ce que c'est la gauche et ce que c'est la droite. Et là, tu as le présentateur de BFM qui regarde, il dit alors ça, on vient d'assister à un moment en même temps d'Olivier Ford et j'ai trouvé ça absolument magique qu'il dit ça parce qu'effectivement, c'est un en même temps, c'est-à-dire que en même temps, tu te dis de gauche mais en réalité, avec ta non-censure, tu es en train d'adouber une politique budgétaire parce qu'en fait, c'est ça, c'est que là, maintenant, on est en train de parler de budget, on ne parle plus de censure.

Une politique budgétaire, alors j'ai quelques chiffres, c'est 41 milliards d'euros d'économie, c'est 3 000 postes de fonctionnaires qui vont être supprimés notamment dans la Sécu.

Là, du côté des étudiants, c'est le gel des APL de tous les étudiants et la suppression des APL pour tous les étudiants étrangers extra-européens, c'est le gel des prestations sociales notamment les allocations familiales et donc là, on voit qu'en fait, la question de la suspension de la réforme des retraites, l'espèce de conférence sur la retraite et le travail, en fait, c'est, j'allais être vulgaire pardon, mais c'est des putains de totems par rapport à l'ensemble du budget qui va être proposé et en cela, le parti socialiste se rend coupable du budget qui va être proposé. Donc oui, je pense qu'ils sont complètement déconnectés de l'impopularité. C'est grandissante quoi.

43:39
Présentateur

Il y a clairement un pari qui est fait par le PS sur le PS parti de la stabilité, le PS qui va essayer de draguer effectivement un électorat qui a peur de l'instabilité, qui a peur de Jean-Luc Mélenchon, etc. Je suis extrêmement dubitatif, je suis notamment dubitatif pour une autre raison, c'est que là, on rentre dans une phase de négociation qui va durer deux mois, trois mois pour écrire ce fameux budget et dans la négociation, il va falloir réussir à faire se mettre d'accord le parti socialiste et les républicains. Et alors franchement, si on a bien deux qui se détestent budgétairement parlant, c'est bien ces deux-là.

Ils ont vraiment des lignes de fracture qu'on a entendues ce matin dans les discours encore. Enfin, je veux dire, moi, je n'y crois pas un quart de seconde que les deux vont réussir à se mettre d'accord sur quoi que ce soit. Donc, on va se retrouver dans, comme dit l'adage, un bon compromis, c'est quand tout le monde est mécontent à la fin. Donc à la fin, vraiment, tout le monde sera mécontent, tout le monde aura l'impression d'avoir avalé des couleuvres. Ça va donner une image catastrophique. Arnaud, il sera content parce que le budget, tout le monde n'est pas mécontent en fait. Il y aura un peu de taxation des grandes fortunes.

Macron, il sera content parce qu'il n'aura toujours pas donné la main à la gauche. Non, oui, non, non. Il y en a qui seront contents. Ouais, enfin, il y en a qui seront contents parce qu'il faut de mieux. C'est aussi ça, tu vois. Il faut de mieux pour Emmanuel Macron. J'allais vous poser la question d'ailleurs d'Emmanuel Macron. Est-ce qu'il a réussi son pari ? Alors, moi, je voulais ajouter un truc. Oui, parce que Safia, ça fait employer trois fois le mot régime. C'est-à-dire ce régime-là. Et c'est vrai qu'il y avait une brèche là dans la Ve République. Il y avait vraiment une brèche.

C'est-à-dire que les institutions sont tellement grippées qu'on se retrouve dans des situations ubuesques avec le corps nu. Les gens ne suivent même plus. Les gens ne suivent même plus. Peut-être si vous regardez Backseat, ça vous intéresse un petit peu ce bordel. Mais même nous, on est saoulés. Même nous, on est saoulés, oui. On est saoulés d'ouf. On en a marre de ces institutions. On en a marre de ces bourgeois qui gouvernent de je ne sais pas quoi. On en parlait la dernière fois, je vous conseille le replay avec Clémence Guettet de Backseat, où on réfléchissait.

Il va falloir qu'on trouve d'autres manières de faire de la politique, qu'on imagine de nouvelles chambres, de nouvelles manières pour le public et la société civile d'intervenir dans la prise de décision, pour légitimer des décisions publiques qui sont perçues comme de plus en plus déconnectées, détachées des intérêts, notamment des classes populaires, mais même des classes moyennes dans une certaine mesure. Et donc un changement de régime peut-être. Commencer des travaux vers comment on va vers une sixième république, etc.

Et là, la crise le cornu, si on peut commencer à l'appeler comme ça, la crise le cornu, c'était une brèche pour dire, arriver derrière avec des solutions et dire, écoutez, peut-être qu'il faut commencer à penser à cette sixième république parce que là, vous voyez bien, ça ne marche pas. Ça ne marche pas, tout le monde le voit, c'est grippé. Et au lieu de faire ça, le PS qui pourtant, dans le NFP, on parlait de sixième république, etc. Il y a des gens qui ont voté pour le NFP en se disant on va peut-être aller vers cette sixième république qui commence à être un peu un consensus à gauche quand même. Y compris au PS, d'ailleurs, depuis 2012, c'est au programme.

Et eux, qu'est-ce qu'ils font au premier truc ? Ils sauvent Macron, mais ils sauvent aussi la cinquième république telle qu'elle est, ses institutions, et ils sauvent les riches aussi.

46:28
Intervenant

Et je rajouterais un truc sur ça, c'est que moi, je rejoins, pardon, que c'est un espèce de pari gagnant pour Macron et le gouvernement Le Cornu, du moins pour quelques semaines, parce qu'en fait, ça lui permet du temps. Ça lui permet un peu de lâcher du lest et d'entamer la prochaine étape qui est celle des budgets. Je dis ça pourquoi ? Parce qu'en fait, ils ont réussi, et c'était leur stratégie, à s'adresser à une partie de la gauche syndicale et politique qui est la plus conciliatrice, parce qu'on parle du parti socialiste, mais il y a aussi la CFDT qui s'est satisfaite aussi de ce qui se passe.

47:00
Présentateur

Et donc,

47:01
Intervenant

du coup, dans un moment où en fait, possiblement, je ne sais pas si c'est une hypothèse que je fais, mais le mouvement social pourrait revenir dans la séquence budgétaire, et bien en fait, ils se sont gardés le petit dialogue social sous la main avec le PS et la CFDT pour essayer de balayer la colère sociale. Donc, d'une certaine manière, alors même que franchement, de base, dans cette crise-là, ils n'avaient franchement pas de solution idéale, ils ne s'en sortent pas trop mal, sauvés par le parti socialiste.

47:28
Présentateur

Et il va faire quoi le PS si on refoue un million de personnes dans la rue ? Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte, je pense que beaucoup de gens qui travaillent ici se rendent bien compte que l'austérité, ça commence à peser un petit peu sur tout le monde.

Il y a les associations qui étaient dans la rue samedi, le mouvement associatif a fait une grosse manif samedi pour dire mais là, l'austérité, il n'y a plus de subvention, il n'y a plus rien, on est obligé de licencier, on fait avec des bouts de ficelle, il n'y a plus rien, même pour l'aide alimentaire des gens, les frigos sont vides et donc c'est ça l'austérité et le budget reconduit ou même le budget en pire, ça va être ça en pire et donc évidemment que les gens vont aller dans la rue et vont dire c'est pas possible, il faut qu'on change de politique et là le PS va faire quoi ? Il va défiler avec nous ? Il va revenir défiler avec nous ?

Ça certainement pas, d'une part et d'autre part, on en a déjà parlé sur ce plateau, la rentrée sociale cette année elle n'a pas très bien marché. Elle a marché, bien sûr qu'elle a marché, elle a fait démissionner le Bayrou. C'est pas ça qui a fait démissionner le Bayrou. Si, il a eu peur du mouvement social. Non, je suis pas d'accord.

48:23
Intervenant

On peut dire que c'était une première victoire de ce mouvement social mais ce mouvement social à mon sens, c'est une réussite par rapport au nombre de personnes qui se sont mobilisées et au-delà des personnes qui ont été mobilisées, ce mouvement avait une sympathie très très importante. Après, on peut parler stratégie, le fait que voilà, il y a eu des jours par-ci par-là, que l'intersyndicale a eu peur de se sentir dépassée donc elle a proposé des dates machins alternatives n'empêche que là, la CGT, on fait un appel au 6 novembre s'ils veulent, je sais pas si vous l'avez vu là, c'est sorti aujourd'hui. 6 novembre ?

Ouais, il y a eu un appel à la mobilisation le 6 novembre mais c'est pas très clair parce qu'on a l'impression que ça s'adresse aux retraités et tout, j'ai pas très bien compris cet appel à mobilisation.

Mais n'empêche que si du coup, cet appel à mobilisation se concrétise un peu, le tchat, je sais pas si vous pouvez confirmer ce que je dis, mais si ça se confirme un temps soit peu, bah va falloir que les directions syndicales tirent un peu le bilan de ce qui a été fait au mois de septembre parce qu'effectivement, ça a été à mon sens une énergie très importante qui s'est déployée au mois de septembre mais il va falloir qu'il y ait un débouché un petit peu sérieux et il va falloir réinvestir je pense les instances de discussion, de débat qui ont été celles des assemblées générales.

49:32
Présentateur

Sachant qu'une conférence sociale est prévue pour discuter des modalités de financement de cette suspension de la réforme des retraites dont le véhicule est encore... En plus ils vont nous demander qu'est-ce qu'il... En conférence sociale en plus ils vont nous dire très bien vous l'aurez votre petite suspension par contre on va compenser c'est ça l'ambiance

49:49
Intervenant

ça va être un espèce de conclave 2.0

49:51
Présentateur

qu'est-ce que je voulais dire quel effet ça a sur le reste de la gauche parce qu'on avait deux formats de réunion qui se tenaient d'un côté avec les insoumis les communistes et les écologistes et de l'autre côté le format bagneux avec les écologistes les socialistes et les communistes notamment pour discuter des municipales pour vous est-ce que les écologistes les communistes et les insoumis qui ont voté ensemble d'une motion de censure aujourd'hui sont des alliés solides pour la suite est-ce qu'ils vont faire alliance qu'est-ce que vous en pensez ?

50:20
Intervenant

Pour les municipales je pense qu'il faut être un peu plus prudent parce que là c'est des questions les gens sont déjà engagés souvent dans la reconduction des majorités déjà existantes et donc et grosso modo en gros s'il n'y a pas des forces suffisamment de voix pour la gauche pour avoir plusieurs listes il n'y en aura qu'une souvent et donc LFI se lancera un peu tout seul donc je serais prudent sur ça ce qui se passe c'est que grosso modo depuis très longtemps les écolos et le PCF sont un peu entre les deux à essayer d'accepter tout ce qu'ils peuvent avec les bonnes ou mauvaises volontés des uns et des autres c'est vrai que les deux réunions simultanées n'avaient quand même pas grand sens effectivement après on peut regretter dire que c'est la faute des uns ou des autres mais il y a quand même quelque chose d'hyper bizarre à avoir ces choses où on veut se réunir on le dit mais on n'invite pas les autres et donc en termes d'alliés moi je si c'est allié dans l'effectivement la contestation sociale etc les écolos et les communistes m'ont l'air d'avoir été assez décidés dès le début et contrairement au PS de ne pas avoir parce que le PS depuis longtemps depuis Bayrou même laisse cette ambiguïté sur le fait de censurer ou pas ce qu'on peut obtenir le conclave tout ça les écolos et les communistes ont l'air d'être assez d'accord sur le fait qu'il n'y a pas tout ça n'est que du prix potentiel probable et que même ce qui est obtenu en fait et c'était l'argument je crois on en parlait avec Yann Brosset tout à l'heure mais les communistes de dire bon cette suspension là c'est une victoire mais elle ne peut être valide que s'il y a une censure et donc de nouvelles élections et donc quelqu'un pour vraiment l'abroger définitivement cette loi donc ils m'ont l'air d'être plutôt dans ce camp là mais effectivement stratégiquement il y a toujours plein de possibilités

51:58
Présentateur

moi je suis complètement d'accord avec toi je pense que ce n'est pas la fin de la partie ce n'est pas la fin de l'histoire là ce qui va se passer les négociations budgétaires je ne sais pas dans quel monde elles se passent bien il n'est pas du tout certain qu'on n'ait pas une dissolution en janvier prochain voire avant non mais vraiment le cas échéant je suis très curieux des alliances qui seront passées ou pas je continue à dire que LFI et le PS ont intérêt à se mettre ensemble pour des élections législatives anticipées pour les municipales je suis d'accord avec toi notamment sur la reconduction des exécutifs sortants là ce sera plutôt PS écolo PS communiste là où ils sont alliés

52:30
Intervenant

etc même là il y a plein de cas je pense à Nice par exemple où il y a une liste PS écolo PCF qui s'est montée et ensemble LFI il y a tout ça avec des assauts mais on voit bien qu'il y a du je pense qu'il y a l'envie du PS quand même malgré tout de se dire on a été un parti qui a pesé jusqu'à 30-40% de l'électorat on a réussi à avoir le PCF quand même c'est ça historiquement on peut continuer tout seul et je pense qu'ils n'ont pas annoncé ils n'ont pas annoncé à faire avec le reste de la gauche

53:00
Présentateur

non recours au 49-3 annoncé par Sébastien Lecornu est-ce que c'est un renouveau de la démocratie parlementaire est-ce qu'on rentre dans un grand moment comme l'a annoncé Olivier Faure un grand moment de discussion et de parlementarisme lolé lolé ça me paraît lunaire ça me paraît complètement lunaire

53:17
Intervenant

vu ce qu'il y a en face mais admettons vu les instruments à la disposition du gouvernement pour faire avancer les choses notamment le fait que le temps de discussion pour le budget et le budget de la sécu soit limité constitutionnellement et donc le fait qu'à un moment donné en fait on ne pourra pas discuter autant qu'on veut et il y a plein de moyens de contraindre ne serait-ce que cette histoire-là de faire éventuellement passer ça par un amendement au budget de la sécu et donc de devoir faire voter ce budget-là qui inclura plein d'autres choses que la retraite déjà on va compliquer les choses et je pense que quand le PS dit qu'il va négocier c'est qu'effectivement il n'en a pas fini et bon courage pour se dépêtrer

53:55
Présentateur

quand Olivier Faure disait ça va permettre la clarté il disait en gros là du coup on va être obligé de tout négocier dans l'Assemblée donc vous allez bien voir les Français vont voir qui vote les trucs pour les riches et de je ne sais pas quoi donc pour lui il se dit comme ça vous allez voir qu'en fait le RN vote avec la droite et puis du coup c'est bon pour nous après parce que vous allez voir que nous on va voter contre vous allez perdre du coup vous êtes en train de dire on va perdre parce que si le RN vote avec le centre tous les trucs pour les riches vont passer et on va avoir du mal à faire gagner quoi que ce soit pour les travailleurs et les travailleuses de ce pays mais au moins ce sera clair je ne comprends pas cette stratégie d'autant plus que ce qui va se passer à l'Assemblée va être raconté par un système médiatique qui va dire que tout ça c'est très normal que la gauche c'est désexcité que le machin les Français ne vont rien voir du tout et surtout pas des progrès les Français s'en foutent globalement des débats parlementaires des amendements des commissions des projets de loi des machins d'autant que tu l'as très très bien dit il y a des instruments constitutionnels émiliens qui permettent de cadrer parlementaires en fait la cinquième république n'est pas franchement adaptée à ce parlementarisme là dans ces circonstances là avec une assemblée tripartitionnée etc on est vraiment une assemblée avec un fait majoritaire dans l'ADN de la structure constitutionnelle du truc donc oui non je suis d'accord les Français on n'en a rien à foutre déjà que nous on est saoulés

55:11
Intervenant

il y a une assemblée qui est habituée à passer historiquement au bulldozer quand ces faits majoritaires c'est le bulldozer c'est le budget du gouvernement on ne discute pas trop et il se retrouve que depuis là depuis un an où il n'y a plus de majorité nulle part en fait on ne fait plus rien y compris maintenant on se retrouve à faire passer des choses par proposition de loi donc en fait déposée par des députés parce que le gouvernement ne peut plus rien faire par lui-même et je ne sais pas ce qui va être possible de conclure comme tu l'as dit mettre ensemble LR et LPS c'est quand même virtuellement impossible en fait tout ce qu'ils ont réussi ça s'accordait sur le fait qu'on continuerait à discuter mais j'ai l'impression qu'on discute quand même de tout et d'une majorité depuis un an et donc on a un an sans majorité et sans personne avec une volonté de faire une majorité parce qu'on se moque de la Belgique il n'y a pas de gouvernement tout ça mais au moins pendant ce temps-là ils discutaient pour trouver des solutions là il n'y a pas de discussion et on attend que Macron fasse tomber un nom sur lequel les gens s'extasient tout d'un coup ça n'arrivera pas Sacha ?

Tu veux mon avis ?

Non moi je m'en fous non mais dis-moi pardon non mais en fait je m'en fous je m'en fous parce qu'en fait c'est un totem qui a été fait pour s'adresser juste ce que je disais tout à l'heure aux partis les plus conciliatrices de la gauche politique et syndicale donc le PS et la CFDT Le Cornu il a misé par rapport au gouvernement précédent sur mais moi je suis un homme de la négoce moi je sais parler aux gens mais c'est de la posture c'est des éléments de communication et là où je rejoins Émilien c'est qu'en fait il y a 36 000 dispositifs de toute façon qui vont encarcanter les débats budgétaires et vraiment et je rejoins aussi Usul sur le fait que ces débats sont difficilement habitables enfin c'est très compliqué que quand bien même l'Assemblée rythme la vie politique et médiatique enfin les vies politiques et médiatiques françaises ça va pas être le centre de gravité je pense que les gens vont capter des éléments du budget qui vont être les éléments les plus durs moi j'ai en tout cas sur le plan des étudiants je suis choquée la question du gel des appels et la suppression des appels aux étudiants extra-européens je suis choquée bon bah ça c'est des éléments de budget où en fait on aura pas besoin d'écouter tous les discours pour pouvoir s'agripper et que la colère va s'agripper dessus quoi

57:22
Présentateur

et si je veux résumer de toute façon il n'y a que trois politiques possibles il y a tu laisses comme aux Etats-Unis tiens tu laisses l'extrême droite tout péter service public même l'ordre démocratique débat public tu laisses l'extrême droite tout saboter voilà ça c'est le plan de l'extrême droite ou alors tu gardes Macron donc là tu laisses les néolibéraux tout saboter tu laisses les néolibéraux continuer à grignoter donc avec l'austérité les services publics mine de rien la cohésion sociale aussi ou alors c'est le principe de la gauche on invente autre chose on essaie de trouver il n'y a que trois voix on continue on continue dans le pas bien les gens n'ont plus ou alors c'est l'extrême droite ou alors c'est la gauche et le PS vient de dire on continue quoi on croyait qu'on pouvait les ramener dans bah non on va inventer autre chose donc je parlais de 6ème République mais ça n'est pas qu'une question institutionnelle c'est avant tout une question sociale c'est-à-dire est-ce qu'on prend aux riches est-ce qu'on prend aux riches pour reconstruire des services publics pour reconstruire les hôpitaux pour embaucher des profs plutôt que d'en licencier etc ou est-ce que non on laisse Bernard Arnault il paraît qu'il a fait une très très bonne journée l'autre jour une culbute de 15 milliards juste parce que bah ça allait mieux là les marchés étaient contents LVMH a pris 15 milliards de je sais pas quoi je sais pas comment ça marche mais apparemment on peut pas les taxer le débat qui était intéressant le seul débat qui était intéressant récemment c'est l'attaque Zuckman c'est pas révolutionnaire l'attaque Zuckman mais c'est la bonne question parce qu'on ne peut changer de société que si on dit bah faut le prendre l'argent là où il est il y a un élément d'analyse qu'on n'a pas apporté c'est aussi qu'en cette rentrée les députés macronistes font montre d'une certaine rébellion c'est assez intéressant ils sont vent debout en partie contre la décision de suspendre la réforme des retraites pour eux la couleuvre est dure à avaler ils veulent pas en entendre parler ils trouvent que c'est pour reprendre les mots d'Éric Ciotti un virage à gauche bien trop important beaucoup trop de gauchisme dans ce gouvernement aux yeux de certains macronistes qui eux aussi sentent la fin de l'histoire arriver n'ont pas du tout intérêt à une dissolution et vont peut-être commencer à vouloir exister par eux-mêmes et arrêter d'obéir aux consignes de vote

59:26
Intervenant

c'est une rébellion qui est très macroniste c'est-à-dire que ça reste lui bien élevé personne n'était content de le corps nu même le corps nu lui-même n'avait pas l'air content d'être là il n'avait pas envie d'être là en gros il veut se barrer à la fin de l'année une fois qu'il a fait son budget donc personne n'avait des contents qu'il était là belle phrase Attal n'était pas content Bruno Pivet n'était pas content Raison n'était pas content personne n'est content même le modem a dit de toute façon on soutiendra parce qu'on soutient tout mais on n'est pas spécialement joyeux de ça après la question c'est est-ce qu'ils ne sont vraiment pas contents de l'annonce de le corps nu parce que ce qu'il peut c'est qu'ils ne vont juste pas la voter ils ne vont juste pas voter la suspension parce que finalement le corps nu en disant on vous laissera voter laissera le choix aussi je pense que c'est ça l'habileté à la droite et au centre de ne pas voter ça et finalement tout ce qu'il leur dit c'est en fait on fera en sorte jusqu'à preuve du contraire de ne pas bloquer le processus parlementaire comme on l'a fait jusqu'à présent puisqu'il y a quand même eu beaucoup de niches on a essayé de déposer l'abrogation de la réforme et ce n'est pas passé alors que de facto si on compte les députés on a quand même une majorité pour l'abrogation jusqu'à ce que peut-être le RN Georges Davy mais c'est quand même ça l'idée et c'est quand même l'idée d'enfin on redonne du pouvoir au Parlement et donc ils ne sont pas contents qu'on le fasse alors que c'est une demande il y a quand même une rébellion qui a un goût bizarre un goût de pour mener à quoi par ailleurs pour réfléchir à quoi comme suite du macronisme parce que c'est bien beau mais Attal etc n'ont pas beaucoup enfin ils se sont rebellés mais très timidement ils n'ont pas montré de projet alternatif Attal il est en train de le construire enfin ils construisent tout depuis tout le temps c'est mou et puis je pense que c'est par ailleurs de nature aussi à désespérer énormément le français de la politique et je pense que ce qui pourrait éventuellement limiter la contestation sociale c'est aussi une impression que tout simplement on n'en a marre on ne comprend plus rien ce n'est plus ce qu'ils veulent il y a un genre de laisser tomber évidemment il y aura des mobilisations mais je pense aussi qu'il y aura cette situation là une image très négative qui aurait été montrée notamment parce que le centre a beaucoup fait de blocages et que c'est beaucoup d'apathie politique qui va peut-être en résulter

1:01:33
Présentateur

Alors on continue avec toi Emilien parce que cette semaine aussi il s'est passé des trucs rigolos du côté des républicains c'est toujours rigolo C'est toujours rigolo les républicains on a on a on a un groupe de députés qui est contre le parti politique on a un Wauquiez contre Retailleau j'ai du mal à comprendre ce qui se passe actuellement dans ce bon vieux parti gaulliste C'est un bordel

1:01:55
Intervenant

En gros ce qui se passe c'est qu'en fait il y a eu un peu un accident des fois ça arrive les accidents il n'y a pas que des raisons politiques profondes il y a eu un accident qui était ce Lecornu 1 où Bruno Retailleau constate qu'il y a une sélection qui est quand même très macroniste avec en plus Bruno Maire qui était cet élément de blocage là parce qu'il a été ministre du budget et qu'il a donné un budget qu'on sait et donc il a fait une petite menace Lecornu tout de suite s'est barré on pense que Retailleau n'avait pas tout à fait prévu ça et finalement ils se sont retrouvés du coup à assumer sa rébellion jusqu'au bout en disant bon c'est bon Macroniste nous a trompés on va faire la rupture sauf que les députés avec qui la portion des rapports très proches parce que sa base à lui c'est les sénateurs et donc les députés eux se sont dit nous on aurait bien continué il y a des députés il y a des ministres qui ont dit tant qu'à faire on peut rester quand même et du coup on s'est retrouvé avec un parti qui actuellement communique quasiment c'est vraiment pas loin du tout à appeler à la censure du gouvernement les jeunes républicains appellent à la censure la plupart des vice-présidents donc Elia Retailleau appellent à la censure et le groupe de députés on l'a vu quasi unanimement ne vote pas cette censure là et en plus il y a 6 ministres au gouvernement il y en a plus qu'avant il y en a plus et des poids lourds pardon mais il y a Annie Gennevar c'est pareil Annie Gennevar mais tous mes respects il y a plein de jeunes du parti qui n'ont peut-être d'ailleurs pas tout à fait apprécié la sortie de Retailleau sur le barrage à la gauche dans le Tarn-et-Garonne qui est quand même une rupture d'indépendance vis-à-vis des deux côtés il y en a qui se rebellent parce que Wauquiez

1:03:29
Présentateur

était déjà parti surtout sauf Mélenchon

1:03:31
Intervenant

je ne parle pas de Wauquiez Wauquiez tranquille

1:03:34
Présentateur

je veux dire il baigne déjà dans ce discours là bien sûr mais je parle quand même

1:03:37
Intervenant

de quelques petits jeunes du parti qui ne dépendent pas forcément de la chefferie notamment Sébastien Martin qui vient d'entre le gouvernement a dit à une des députées je ne sais plus qui ira à la soupe toute seule ma grande c'est quand même une façon de régler ses comptes en public intéressante c'est chic il ne manque pas de chic pas d'élégance pas de solidarité de genre mais effectivement je pense qu'il y en a qui se disent mais Rotaio a fait ce truc un peu tout seul et nous on n'est pas d'accord et c'est quand même un parti où les notables sont importants les EUA ont leur propre légitimité sur le terrain ils ont été reconduits grâce à ça et ils disent ben non on va faire différemment et je pense que Rotaio s'est bloqué tout seul Wauquiez a suivi parce qu'il ne veut pas de Rotaio il n'est pas content on se retrouve avec cette situation un petit peu

1:04:19
Présentateur

mais du coup c'est le downfall de Rotaio fini la hype là il a perdu des points dans les enquêtes d'opinion il n'est plus au sommet

1:04:25
Intervenant

mais maintenant il est connu il est connu il va pouvoir faire sa tamboule les gens vont en parler on l'a vu faire son caca nerveux

1:04:30
Présentateur

sur Bruno Le Maire

1:04:32
Intervenant

il porte la responsabilité de la chute de Le Cornuin les militants le soutiennent ce qui est déjà ça et une partie de l'opinion de droite

1:04:40
Présentateur

effectivement qui le soutient même s'il a perdu il a perdu de sa superbe là en une semaine son caca nerveux n'a pas beaucoup plu à un électorat qui est sensible à la stabilité pour le coup mais pour moi Bruno Le Tailleau il est parti pour une candidature en 2027

1:04:52
Intervenant

alors ça c'était déjà le cas depuis très longtemps dans sa tête mais il a failli partir en 2027 maintenant il a le parti maintenant il a le parti mais on le sait maintenant on ne peut plus d'essayer tout seul le parti malheureusement faire des primaires fermées des choses comme ça on est vraiment tombé tombé très bas mais oui c'est sûr que là il a les moyens d'y aller et il ira alors il y a un autre sujet

1:05:12
Présentateur

dont il est question et sur lequel je voulais t'entendre aussi Emilien c'est la question de l'union des droites c'est la fête c'est ta fête ce soir parce qu'il se passe beaucoup de choses à droite il était ce matin sur France Culture chez Guillaume Herner il a parlé de la droite et tout de l'union des droites et tout je lui repose les mêmes questions c'est beaucoup plus clair ce matin j'ai tout donné j'ai plus rien là union des droites est-ce que parce que d'un regard extérieur on peut avoir l'impression que le RN et les républicains ça se ressemble vachement même si en réalité ils s'envoient des fions dans la gueule absolument tous les jours ça n'empêche pas c'est comme la gauche ils ont réussi à s'unir d'où ma question là où il y a union de la gauche ne peut-il pas y avoir union de la droite ?

1:05:49
Intervenant

ça c'est le grand rêve ciotiste et d'énormément de personnes il en a reparlé à la tribune Zemmour etc qui a des appels du pied qui sont le plus appels du pied là c'est un appel de la jambe entière appel du jarret mais après c'est toujours compliqué l'union des droites parce que c'est jamais d'un coup c'est toujours des petits pas donc là effectivement l'annonce de Retailleau et l'annonce de plusieurs députés comme quoi s'il y avait un second tour LFI-RN il voterait pour le RN et plutôt un de ces petits pas après malgré tout je pense que Retailleau n'a pas envie de se faire bouffer par le RN je pense que malgré tout beaucoup de députés se conçoivent comme le parti respectable de gouvernement post-gaulliste tout ça les gars du RN c'est un peu désexcité on sait pas trop ce qu'il faut s'ils peuvent voter pour nous ils voteront pour nous ça on est très content mais sinon on n'est pas nécessairement dans leur camp donc il y a ces réticences qui me paraissent pas fondamentalement idéologiques en tout cas plus sur les questions d'immigration, de sécurité ça la convergence est totale ça s'est réglé on est bien là un petit peu encore sur l'économie parce que le RN pourrait faire un peu d'efforts quand même pour penser à la stabilité au budget tout ça mais sinon c'est quand même une posture qui me semble avant tout de bah voilà nous on est quoi dans le système politique nous on n'a pas du gouvernement tout ça et je pense que c'est beaucoup plus ça qui compte que il y a des accords sur le fond qu'ils ont même du mal parfois à expliquer c'est à dire système

1:07:07
Présentateur

contre anti-système c'est ça qui est

1:07:09
Intervenant

c'est plutôt ça même s'ils continuent à jouer le côté anti-système voilà nous on est on ose dire les choses on est vraiment à droite on n'est pas dans l'eau tiède tout ça on réussit à plier Macron puis bon maintenant c'est plus compliqué donc l'union des droites c'est un signe vers ça je pense que rien n'est inéluctable et je pense que je pense même qu'il pourrait se retrouver comme Ciotti en fait à finir éventuellement parfois l'union des droites mais qu'ils n'ont même pas prévu et qu'ils se retrouvent obligés par leur propre stratégie qui sent le pâté

1:07:39
Présentateur

puis de toute façon s'il y a une assemblée dans laquelle RN et LR sont majoritaires je vois pas comment ça se fait pas

1:07:45
Intervenant

en revanche je crois effectivement que si le RN a 260 et tout et qu'il faut il y aura une masse critique mais je les vois mal tout de suite ils vont pleurer

1:07:54
Présentateur

Jordan Bardella a déclaré que si d'aventure il n'avait pas de majorité absolue aux législatives il irait faire des négociations avec les voisins gros clin d'oeil appuyé

1:08:05
Intervenant

oui voilà c'est plus un clin d'oeil c'est éborgné mais

1:08:08
Présentateur

c'est cette famille bon ça promet en tout cas ça promet en tout cas des suites ça promet en tout cas des suites à droite on va continuer à traiter évidemment ce sujet dans les semaines qui viennent sur le plateau de Baxit pour suivre la suite de cet accord entre les macronistes et les socialistes accrochez vos ceintures ça va swinguer ça va swinguer fort autre sujet pas de pronostic non tu veux se monter dans des pronoms ah non je sais pas moi je dis pas de budget à la fin ouais ah ouais moi je pense donc on reconduit loi spéciale ouais reconduction loi spéciale ordonnance machin mais y'a pas de budget voté solution explosion explosion mais tu veux dire qu'on aurait pas eu la suppression de la réforme des retraites finalement on va pas l'avoir le PS il aurait fait tout ça pour rien si ils vont la faire passer par ordonnance oh tu penses qu'on leur donner quand même bah à partir du moment où il y a un engagement du premier ministre c'est certain moi ça me parait certain non mais attendez on est pas à l'abri d'une petite motion de censure en janvier voilà où les socialistes sont pas contents parce qu'ils ont pas

1:09:04
Intervenant

avant les municipales ça va gueuler

1:09:05
Présentateur

ouais ouais ça va gueuler mais que veux-tu faut ce qu'il faut pour le pays c'est vrai on pense à la France ici vos pronostics à vous c'est quoi toi t'as dit Macron explosion

1:09:14
Intervenant

j'ai dit Macron explosion j'ai aussi dit alors non mais justement Macron pas de démission Macron tranquille jusqu'à jusqu'à la dernière heure il va s'accrocher au truc et Jordan Marine je sais pas qui il y aura en face si tu veux Jean-Luc qui se décrochera moi je sais pas s'il y aura un budget à la fin parce qu'il peut toujours y avoir une réalliance RN, LR, Macroniste faut toujours miser là-dessus je pense que même s'il y a réforme même s'il y a abrogation en suspension il y aura beaucoup de choses à côté qui passeront sous le tapis moi je pense que je vois mal l'accord tenir cette espèce de truc où il y a des LR et du PES ensemble qui soutiennent un même gouvernement ou qui croient qu'ils peuvent négocier je pense que ça se finira mal pourquoi pas une petite censure et donc une petite dissolution mais je vois mal le truc bien se passer ça n'a pas bien se passer pour une fois

1:10:06
Présentateur

c'est nul autre sujet qu'on voulait aborder cette semaine un sujet international Donald Trump à Gaza le président américain a savouré une grande victoire diplomatique cette semaine son plan de paix et les guillemets sont importants entre le Hamas et Israël est en train d'être mis en oeuvre la première phase de ce plan de paix c'est une première phase qui a été partiellement réussie et qui prévoit le retour des otages détenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens un cessez-le-feu un retrait partiel de l'armée israélienne le reste du plan de paix qui est plus flou et plus difficile à appliquer c'est le désarmement du Hamas le déploiement d'une force internationale de stabilisation et une transition politique avec la mise en place d'un gouvernement palestinien au pouvoir très limité chapeauté par un conseil de paix présidé par Donald Trump et c'est notamment ce point Usul qui t'inquiète beaucoup bah c'est une oui c'est un plan colonial quoi et c'est un plan colonial qui est d'autant plus donc c'est-à-dire qu'il n'est pas du tout question de faire voter les palestiniens il est question qu'ils aient une représentation tout à fait marginale dans ce qui a été pensé comme un board c'est-à-dire un espèce de conseil d'entreprise c'est pensé comme une voilà regardez bon il va falloir reconstruire de toute façon il va falloir des capitaux les israéliens ont tout pété là donc donc on va en faire une opportunité économique c'est ça ils sont vraiment en train de faire la rivière la rivière à Gaza de Trump donc les palestiniens leur destin c'est de ne pas avoir le droit de vote d'éventuellement travailler dans des hôtels qui vont être construits et il n'y a rien qui n'est prévu pour le peuple palestinien évidemment mais en plus de ça c'est sur ces cadavres ils vont en faire un terrain de jeu économique pour les américains pour d'éventuels capitaux qui viendraient ou d'où que ce soit donc c'est j'ai du mal à me réjouir j'ai du mal à voir en quoi alors évidemment l'arrêt des tirs c'est un cessez le feu l'arrêt des tirs est déjà un soulagement évidemment pour les populations locales la libération des otages la libération des otages mais pour la suite c'est une aberration et c'est un rêve humide de ces géants de la tech vous savez qu'il est prévu qu'ils y fassent des data centers un terrain de jeu pour les technosins américains qui vont pouvoir se partager un gâteau je trouve ça d'une indécence et c'est enfin voilà Tony Blair là-dedans en plus je ne sais pas pourquoi mandat britannique tiens très bien du coup d'Irak à nouveau c'est une indécence et c'est une insulte totale aux droits internationaux de quel droit les américains vont venir faire un terrain de jeu économique là-dessus c'est le droit de la puissance c'est vraiment ce dont rêve Donald Trump le droit de la puissance parce que ils ont ce rêve donc il y a le bouquin de Queen Slobodian qui parle de ça ce rêve qu'ils ont d'avoir des zones franches un petit peu comme Hong Kong un petit peu comme des endroits où il n'y a pas de taxes où il n'y a pas d'état qu'ils soient juste des terrains de jeu économiques sur lesquels il n'y a pas de droit du travail

1:12:59
Intervenant

c'est un terme de main-d'oeuvre c'est catastrophique

1:13:01
Présentateur

pas de droit du travail ils sont en train d'essayer de transformer certaines zones en zones comme ça en changeant la législation pour que les travailleurs ne peuvent plus se défendre qu'ils aient le moins possible à payer de taxes et que ce soit des petites enclaves où ils ne sont pas emmerdés par la démocratie par exemple très belle enclave ils ne seront pas emmerdés par la démocratie pas de droit pour les palestiniens ils ne pourront même pas voter ils pourront éventuellement travailler pour ceux qui peuvent encore travailler parce qu'on est sur une population martyr qui s'est mangé deux ans atroce ou quand tu n'as pas perdu quelqu'un tu as perdu un bras c'est une

1:13:30
Intervenant

et je voudrais rajouter c'est très important ce que dit Usul sur les zones franches allez tous et tous regarder les travaux de Delphine Mercier qui est une sociologue du travail sur ces zones franches notamment en Méditerranée c'est des zones où tu t'affranchis littéralement de plein de choses et là tu as des systèmes en termes de travail qui reposent notamment sur les plus la sous migratoire et c'est de l'esclavagisme au moderne moi je voudrais dire les trois points du plan Trump qui m'ont choqué et en cela c'est un plan colonial parce que Donald Trump alors certes les points initiaux étaient flots mais il les a quand même spécifiés pendant le sommet en Égypte avec des éléments de discours donc il les a spécifiés d'abord sur la question de la démilitarisation c'est pas seulement du Hamas c'est de toutes les factions politiques dans la bande de Gaza absolument toutes donc on parle de démilitariser toutes les factions politiques de la bande de Gaza mais personne ne parle de démilitariser Israël après deux ans de génocide personne ne parle de démilitariser les colons en Cisjordanie alors qu'Israël on dit il y a eu un génocide à Gaza pendant deux ans mais il y a aussi eu plusieurs fronts qui ont été ouverts au Moyen-Orient par Israël et notamment en Cisjordanie où il y a eu environ 2000 morts sur ces deux ans en Cisjordanie dont plusieurs centaines d'enfants c'est de ça dont on parle et personne ne parle de la démilitarisation d'Israël ensuite le point ce que tu disais Usul était très important c'était sur la question des investissements économiques c'est à dire que si en termes de méthode ça a changé c'est à dire que Donald Trump pas avec l'aide de Tony Blair n'arrive plus avec des vidéos il y a sorti tout droit des inventions d'Elon Musk ou ne je sais pas quoi en réalité le projet d'investissement est le même c'est à dire sur les ruines et sur les martyrs de Gaza t'appelles à l'investissement et aux capitaux étrangers et pas n'importe quel capitaux étrangers on parle de capitaux étrangers états-uniens mais aussi des régimes arabes aux alentours et en cela aussi on y reviendra mais ça aussi démontre la complicité des régimes arabes réactionnaires tout autour qui ont été complices de ce génocide et après le troisième point qui m'a choqué c'est ce que disait aussi Usul sur cette espèce de soi-disant très mal nommée transition politique ce n'est pas une transition politique c'est en fait on dit aux palestiniens qu'ils n'ont pas le droit de s'organiser politiquement ou de voter et c'est à dire qu'on a il faut rappeler aussi toutes celles et ceux qui ont voté le plan Trump c'est toutes les puissances occidentales y compris la France y compris l'Espagne qui a capitalisé sur un rôle très pro-palestinien ces derniers temps etc c'est également le Qatar l'Egypte la Turquie c'est également l'ONU et en fait on est en train de dire qu'il va y avoir une supervision politique de la Palestine notamment grâce à l'autorité palestinienne il faut rappeler ce que c'est l'autorité palestinienne c'est une autorité qui est extrêmement contestée par les palestiniens et qui est extrêmement corrompue on parle de Mahmoud Abbas qui est l'interlocuteur qui est l'interlocuteur principal de ces puissances-là qui négocie avec Israël mais qui est surtout extrêmement contextée par les jeunes palestiniens on parle de la Gen Z qui se mobilise partout dans le monde les jeunes palestiniens ne veulent pas de Mahmoud Abbas et donc en cela ça veut dire qu'on confisque aux palestiniens après deux ans de génocide y compris la possibilité la possibilité même qu'ils aient un mot à dire sur la politique de leur propre pays si tenté qu'ils en aient moi ça me dégoûte au possible je suis contente de ces familles qui se retrouvent de l'arrêt des bombes je suis contente du soulagement mais il faut écouter déjà ces palestiniennes et ces palestiniens qui commencent déjà à gueuler par rapport au plan Trump et c'est très important

1:16:55
Présentateur

là aussi c'est pas la fin de l'histoire là aussi c'est pas la fin de l'histoire à suivre et ne pas relâcher l'attention sur ce qui se passe à Gaza et en Palestine merci beaucoup Safia justement tu en as parlé tu as abordé ce sujet on voulait en parler parce qu'il est en train de se passer quelque chose de très intéressant dans le monde des jeunes de la Gen Z se mobilisent pour leur droit pour leur avenir dans des endroits très différents au Maroc ils manifestent depuis début octobre pour une réforme de l'éducation et du système de santé au Népal les manifestations contre la corruption et l'interdiction des plateformes numériques a fait tomber le gouvernement à Madagascar la révolte a mené à la destitution cette semaine du président de la république et à la prise de pouvoir par les militaires on observe des événements similaires au Pérou aux Philippines derrière cette mouvante derrière ces mouvements il y a des gens probablement de votre génération des jeunes nés entre les années 90 et 2010 c'est assez impressionnant ce qui se passe je ne sais pas ce que vous en pensez j'ai l'impression d'une revivance des printemps arabes de 2010 2011 un moment où pour le coup j'étais plus jeune et que j'avais vécu de manière assez émue de voir des jeunes se mobiliser pour la démocratie pour des droits sociaux partout dans le monde en l'occurrence c'était beaucoup le monde arabe et nord-africain à l'époque d'où le nom d'où le nom mais là on est sur un truc global c'est assez intéressant qu'est-ce que vous en pensez ?

oui en même temps il faut voir que tout n'a pas abouti à des résultats extraordinaires pourquoi ?

parce que mine de rien les mouvements de jeunesse ça a bougé aussi en Turquie il n'y a pas très longtemps mais ça s'est terminé par des arrestations le régime est toujours la répression est très très forte parce que c'est des régimes qui ont tout à perdre c'est des kleptocraties ce qui est intéressant c'est de voir contre quoi ils se mobilisent après on parlera peut-être de ce que ça peut donner mais contre quoi ils se mobilisent il y a quand même des traits assez communs dans ces mouvements-là ils veulent des services publics de l'éducation ils veulent la fin de la corruption c'est quoi la corruption ?

c'est la kleptocratie qui est au pouvoir donc c'est-à-dire des petits régimes qui se passe-moi la salade la rue barbe je ne sais pas quoi la salade c'est-à-dire qui capte les richesses du pays une espèce d'hyper-classe installée en haut et qui est souvent soutenue par les régimes capitalistes autour qui n'ont pas tellement intérêt à ce qu'ils soient destitués tout de suite ou qui vont faciliter leur fuite s'il faut faciliter leur fuite si vraiment ça tourne mal et donc bon ce qui est intéressant c'est sur la corruption la corruption c'est pas juste ah c'est des gens ils sont un peu compus c'est-à-dire c'est un système c'est un système et toutes les ressources que ces classes supérieures accaparent sont des ressources dont ils privent tous ces gens-là et ces gens-là sont en fait on est en train d'assister à une lutte de classe c'est la lutte des classes il ne faut pas forcément le prendre par le truc générationnel de toute façon toutes les révolutions sont faites par la jeunesse point bas donc même les révolutions fascistes c'est rempli de jeunes parce qu'une révolution est nécessairement portée par des nouveaux entrants dans le jeu politique et par contre ce qui est terrible quand je disais il faut voir ce que ça donne c'est que tous ces mouvements-là ils naissent un petit peu de nulle part ils essaient de s'organiser tant bien que mal la répression est assez forte et puis ils sont quand même souvent vaincus il faut le dire parce qu'avant il y avait peut-être de grandes organisations qui permettaient de faire de la solidarité entre les peuples etc c'est beaucoup plus dur aujourd'hui c'est beaucoup plus évanescent donc il y a une solidarité symbolique entre ces peuples qui se reprennent les symboles les uns des autres c'est très intéressant vous avez sans doute vu le truc de One Piece où ils ont tous repris One Piece alors au Pérou ils lui ont mis un petit bonnet péruvien et puis ailleurs ils vont lui mettre un autre chapeau donc on sent qu'il y a quand même quelque chose de commun mais par contre il n'y a pas d'organisation commune est-ce qu'il ne faudrait pas penser à une internationale des travailleurs ?

est-ce qu'il ne serait pas

1:20:38
Intervenant

tu mettrais un numéro sur cette internationale ? ouais je ne sais pas

1:20:41
Présentateur

tu lui mettrais le numéro combien ? je suis premier à penser à ça

1:20:44
Intervenant

c'est un vrai débat on rigole mais c'est un vrai débat la construction d'une organisation internationale parce que genre tu faisais un parallèle mais que je trouve excellent c'est le parallèle avec les printemps arabes moi ça me touche et ça me remplit de joie de voir ma génération souffler dans le monde en vent de dégagisme de certaines élites policiennes qui d'une certaine manière confisquent à beaucoup parce que le point commun entre cette Gen Z qui se mobilise partout dans le monde c'est particulièrement de venir de pays dit du Sud où il y a des inégalités très fortes entre ce qu'on appelle une bourgeoisie comprador c'est-à-dire la bourgeoisie du négoce qui fait de l'import-export et tout le reste de la population qui sont soit des jeunes au chômage soit des travailleurs et des travailleuses c'est de ça dont on parle et puis après les printemps arabes c'est aussi synonyme de ça c'est-à-dire ça part de quelqu'un qui s'immole en Tunisie par rapport au chômage de ne pas pouvoir nourrir sa famille etc donc en fait on ne sort pas effectivement on est dans la même dynamique de dénonciation d'un système économique et politique ce que je trouve très intéressant c'est comme tu disais Jean c'est l'utilisation des réseaux sociaux et cette espèce de diffusion folle mais le point commun c'est quelle suite à ces processus révolutionnaires parce qu'il faut mettre un terme oui c'est un processus révolutionnaire à Madagascar le fait que le président s'en soit nalé et que en fait ça a fait tomber en tout cas le président qui était en place ça veut dire qu'on amorce un processus révolutionnaire le problème c'est que que ce soit pour les printemps arabes ou pour cela il y a la question de mais qui va diriger ce processus révolutionnaire est-ce qu'on doit confier ce processus à l'armée absolument pas

1:22:10
Présentateur

c'est un peu ça le problème

1:22:11
Intervenant

et à Madagascar en fait on ne le sait pas mais j'ai un peu creusé mais en 2009 il s'est passé à peu près la même chose en fait il y a eu un processus de mobilisation qui a fait tomber un gouvernement et c'est l'armée qui a comme là maintenant en fait repris le pouvoir à des fins transitoires et qui a replacé à la tête du régime un énième représentant de la bourgeoisie malgachie là c'est ce qui va se passer c'est-à-dire que l'armée là dans ce cas-là à Madagascar elle joue un rôle de stabilisateur et de transition alors plutôt de tête de personnages que de réalité de changement d'un point de vue de régime et d'économie les printemps arabes c'est cela c'est qui entre les bourgeois et les islamo-conservateurs les islamistes c'est nous il ne faut pas s'imaginer les islamistes comme Marine Le Pen en parle nous chez nous on parle des conservateurs c'est les Retaillots des religieux oui voilà c'est les Retaillots c'est eux qui avaient en majorité les directions les plus structurées pour capitaliser sur les printemps arabes là où les organisations de gauche syndicale et d'extrême gauche ont été trop faibles à ces moments-là et c'est pour ça qu'il y a la question c'est une urgence de construire des organisations et des organisations internationales qui sont capables de donner des débouchés à ces processus révolutionnaires parce qu'il y en aura d'autres au Maroc la Gen Z elle se pose la même question là ces derniers temps les manifestations elles s'essoufflent un peu la répression il y a joué pour beaucoup c'est-à-dire à un moment on avait compté en 30 minutes durant une manifestation il y avait eu plus de 100 interpellés c'était terrible ce qui s'est passé au Maroc les images elles m'ont fait elles m'ont fait pleurer franchement la répression au Maroc était absolument horrible là il y a des jeunes en fait ils communiquent tous sur un Discord il y a plus de 200 000 personnes ils se posent des questions stratégiques si les manifestations tous les jours ne marchent pas vers quelle stratégie on devrait aller et moi je pense que ces questions stratégiques elles sont très importantes qui doit aller jusqu'au bout de ce processus comment les malgachis ont posé la question très intéressante de la question de la grève générale c'est ce qui a d'ailleurs mis le président en difficulté et bien moi je pense que ça devrait aussi se poser pour le Maroc et pour tous les autres pays bref en tout cas moi je suis extrêmement admirative vraiment je m'incline moi ça me touche énormément ces mouvements là et qu'est-ce que j'ai pleuré face à la répression parce qu'il faut le rappeler comme tu disais Usul il y a eu des morts à Madagascar le Maroc enfin ma famille est originaire de là-bas je pense que j'ai pleuré tous les larmes de mon corps face aux arrestations ça c'est plutôt un phénomène one piece plutôt des pays sous domination impérialiste et puis surtout le point commun entre Madagascar et le Maroc c'est les liens avec la France le président de Madagascar s'est enfui à l'aide de l'armée française la France était un protectorat marocain alors si cela c'est pas la France qui est directement intervenue c'est intéressant de voir des jeunes mobilisés contester par exemple les liens que le Maroc entretenait avec Israël donc voyez même la question de l'international s'est invité dans ces mobilisations de la Gen Z

1:25:06
Présentateur

en tout cas ça donne de l'espoir moi je suis d'accord de voir ces mobilisations de jeunesse partout dans le monde autour d'idéaux qu'on partage sur la question de la justice sociale sur la question de la lutte contre la corruption sur la question démocratique aussi qui est extrêmement importante Emilia toi tu as regardé aussi l'usage du numérique qui est parfois un peu ambigu dans ces mouvements

1:25:23
Intervenant

Oui parce que du coup on a un peu de recul sur les printemps arabes notamment je regardais un article d'un poétiste de Lyon 3 qui s'appelle Yves González-Kirano qui traitait de ces printemps arabes notamment du fait que évidemment les réseaux sociaux sont des mouvements importants sont des choses importantes pour mobiliser et pour aussi créer une conscience politique je recommande une vidéo de hostes politiques je ne sais pas si tu connais sur Blast sur le Népal sur le Népal qui mentionne le fait que sur TikTok du coup les habitants peuvent voir tous les TikTok des fils de gouvernants et de riches qui ont des magnifiques sapins en boîte Chanel alors qu'eux n'ont littéralement rien et donc c'est un élément de politisation après il met deux petits bémols un c'est que les réseaux ça peut être manipulé ça peut être manipulé par le pouvoir également avec des fake news avec des faux influenceurs ça peut être coupé ça peut être coupé évidemment quand c'est plus radical et quand ils ont les infrastructures pour et puis par ailleurs comme le disait Safia c'est limité c'est bien pour faire tomber pour faire bouger mais quand il s'agit de construire quelque chose après tout notamment tous les influenceurs les jeunes qui sont arrivés en politique notamment par le plan Tunisie autre pays qui était un petit peu soutenu par la France auparavant et bien en fait ont été balayés par les organisations plus traditionnelles mieux organisées avec plus de relais dans la société et donc en fait ça ne suffit pas c'est pas pour dire qu'il faut voilà ça n'a aucune importance mais c'est vrai qu'il y a besoin de construire autre chose et y compris des vraies organisations qui ont des réseaux y compris sociaux on sait que par exemple au Maghreb les partis y compris islamistes ont un rôle social qui est très important donc en matière d'alternative et de penser le changement c'est aussi ça à construire et pas seulement d'émerveillement sur les réseaux sociaux qui sont bien mais qui sont qu'à un moment donné y compris nous on regarde après ailleurs alors que ça continue et on voit bien ce qui s'est passé pour les printemps arabes après ça reste très compliqué l'armée a repris le pouvoir y compris en Égypte en Tunisie il y a une dérive autoritaire du président avec y compris des affaires de racisme etc en Tinois donc c'est malheureusement la France c'est quand même bien il faut savoir qu'une démocratie ne s'installe pas du jour au lendemain mais c'est vrai qu'il faut aussi penser la longueur la continuité et aussi les organisations qui font la durée en fait en politique

1:27:45
Présentateur

à suivre donc cette mobilisation de la jeunesse dans le monde entier chers amis on va faire une petite pause dans cette émission après la pause on se retrouvera avec la vie d'Adèle puis notre invité politique cette semaine on reçoit le sénateur communiste de Paris Yann Brossat avec qui on va revenir sur ce qui s'est passé cette semaine la non-censure de Sébastien Lecornu on va parler des municipales on va parler du Sénat on va parler de la gauche aussi tant qu'à faire et voilà ça va être chouette soyez là tout à l'heure après la pause c'est la pause à tout de suite bonsoir à toutes et à tous bienvenue sur Back bonsoir le public merci d'être là vous êtes incroyables bonsoir le chat bonsoir Twitch bonsoir et bonjour à Youtube en replay et au podcast merci d'être avec nous pour cette émission politique exceptionnelle nous allons recevoir notre invité politique le sénateur communiste de Paris Yann Brossat mais avant la chronique que vous attendez toutes et tous c'est parti pour la vie d'Adèle

1:28:40
Invité

nous salut bah ouais c'est pour nous c'est pour moi c'est pour célébrer comme tu dis cette période exceptionnelle

1:28:56
Présentateur

oh là là

1:28:56
Invité

ça va vous ?

1:28:58
Présentateur

tu fais passer Safia ?

1:29:00
Invité

j'en garde un pour moi voilà c'est mon petit props mais les autres vous avez le droit peut-être qu'il en restera pour vous après je sais pas je suis pas de coups mais quelle semaine les copains ?

1:29:10
Présentateur

bah ça

1:29:11
Invité

j'ai pris un abonnement public Sénat je me régale tu devrais pas faire BFM Safia ça fait trop de mal on se quitte la semaine dernière on sait pas qui va être le nouveau premier ministre et on se retrouve cette semaine et c'est le même enfin c'est pas le même c'est le cornu de le retour le remake que personne ne demandait faire une suite alors que le premier n'a déjà pas marché c'est osé c'est comme si tu demandais à Guillaume Canet de faire un nouvel Astérix non le casting est différent c'est un nouveau gouvernement c'est aller hyper vite moins de 24h même Mediapart crac tu sais sur la jambe on peut pas suivre on a pas fini de publier les casseroles du premier alors on a découvert plein de nouveaux noms pardon j'essayais d'utiliser ça Françoise Gattel Monique Barbu Jean-Pierre Farandou et c'est vrai que ça sonne nouveau Monique Françoise Jean-Pierre tu sais les derniers candidats du gouvernement ils étaient en fait au club de bridge il y avait plus que là en fait pour aller les chercher d'ailleurs Jean-Pierre Farandou l'ex-patron de la SNCF première prise de parole en tant que ministre du travail la réforme après je crois que le projet il se l'a dit on n'est pas sourds on n'est pas autistes et c'est l'accident aïe aïe aïe aïe il a déraillé avant même de quitter la gare quoi faut dire que c'est un vieux modèle Jean-Pierre le moteur à charbon une dernière ou pas non il n'a pas pris le train de la modernité bon allez on enchaîne il y a aussi le ministre de la ruralité Michel Fournier que vous avez reçu sur Bexite il y a trois semaines le pif que t'as eu Jean ah non mais attends tu l'as vu avant tout le monde mais même lui il l'avait pas vu venir j'ai appris ça dimanche soir comment ça ?

t'apprends dimanche soir à la télé j'ai tutoé que vous êtes nommé ministre Macron l'a même pas appelé il s'est dit non ministre de la ruralité dans les Vosges il doit pas avoir le téléphone le gars et maintenant ses ministres sont partis pour rester et oui parce que Sébastien a sauvé son petit boule aujourd'hui enfin non Bruno et Olivier ont sauvé le petit boule de Seb aujourd'hui c'est comme ça il faut le formuler ça n'a pas de sens parce que Bruno Retailleau quitte le gouvernement et il vote pas la censure et Olivier Faure il rentre pas au gouvernement et il vote pas la censure c'est bref tout ça parce que le corps nul lui a promis de peut-être réfléchir à l'éventualité d'une possibilité hypothétique d'une suspension de la réforme des retraites en 18 mois

1:31:39
Intervenant

je recommande

1:31:40
Invité

qu'est-ce qu'il est nul en négociation Olivier ah putain Olivier dans une brocrente il est capable de payer le prix neuf et il achète un Minitel il est si nul en négociation que dans une prise d'otage à la fin de la négo il y a encore plus d'otages non après c'est le PS tu sais on n'est pas à l'abri qu'ils trahissent leur propre trahison tout le monde se met des coups de couteau tu sais c'est une partie de Pic Pirate géant Pic Pirate c'était un jeu de société dans les années 90 où il fallait planter des couteaux dans le tonneau du pirate pour faire sauter le pirate et bien en 2025 ça s'appellerait censure Seb en ce moment on se joue une partie intense à gauche Mélucheton Deliette il plante tous les couteaux qu'ils peuvent et fort apparemment il n'a pas compris les règles et pourtant ils étaient dans le programme du NFP les règles peut-être qu'il ne les a pas lues c'est vrai qu'Olivier c'est le genre de mec qui sait signer les contrats sans lire les conditions générales de l'autre côté du Rio Grande un autre drame se joue précédemment dans Los Republicanos le chaos règne sur la Startup Nation France le terrible El Macron reclus dans sa hacienda a choisi comme nouvel homme de main Sébastien El Cornito dit El Demisionador qui après sa 26ème tentative de fuite a fini par accepter son sort être brutalisé par El Macron alors que l'avenir du cartel est incertain certains macronistos s'attaquent à leur propre chef Gabriele Atal son filio prodigio El Angel de San Germano El Niño Todo Perdido a mis le premier coup dans le dos alors qu'El Macron encaisse cette première trahison Eduardo Felipe Brigante de l'Horizonte lui assène un deuxième camouflet exigeant publiquement sa démission il expliqua pourtant à ses fidèles oui il veut tuer les chefs du cartel mais son secreto cette période d'incertitude fait tomber les masques du côté de Los Republicanos déjà bien atteints par la perte de leur ancien padrino historico Nicosar Cobar El Caïd de Kadhafi en chemin pour le Mithar Bruno Retaio ancien matador de l'intérieur et actuel chef de Los Republicanos a choisi de quitter El Macron interdisant dès lors à tout membre de sa familia de faire ce que lui-même avait fait pour ravir sa place à Lorenzo invoqué El Duenio des diners chéros de la montagne la rachidita n'ayant que faire des règles et des lois enfin surtout des lois a choisi elle de rester auprès d'El Macron sera-t-elle exclue de Los Republicanos tout en les représentant à la bataille de la capitale qui d'autre poignardera El Macron et enfin Sébastien El Cornito réussira-t-il à fuir le donjon d'El Macron vous le saurez en regardant la suite de Los Republicanos on a tenté une synchronisation son et lumière hop non non on met pas toutes les images de suite non on est trop vite ça va trop vite on fait des bêtises ce soir vous recevez donc Yann Brossat sénateur communiste de Paris ses parents étaient militants LCR et lui a décidé de militer au parti communiste comme ça doit être dur d'avoir un enfant de droite alors pour tous ceux qui ne connaissent pas la gauche-gauche c'est-à-dire tout le monde sauf Usul je pense le PCF par rapport à LCR c'est comme si t'annonçais à tes parents zadistes que tu travailles chez Nature et Découverte c'est un bon résumé ça marche merci validé par Usul Yann Brossat est porte-parole du parti ça veut dire qu'il doit aller sur tous les plateaux télé et les radios où le parti est invité après c'est le parti communiste Yann il risque pas le burn-out ça va il va pas se faire les croisés en plus il partage le taf avec 4 autres porte-parole 5 sur un job qui est déjà pas disons qu'on est pas sur de l'emploi fictif mais pas loin mais qui croyait pardon moi moi qui croyais que Fabien Roussel défendait le travail le pauvre trahi il passait porte-parole porte-parole j'arrive pas je vais arrêter de mettre du pop-corn dans les dents Yann Brossat est également candidat à la mairie de Paris en 2026 et cette fois-ci il y va tout seul sans union avec le reste de la gauche pourquoi ?

non mais il y a une règle interne chez les communistes interdiction de dépasser 2% aux élections dans une interview il partage sa passion musculation alors c'est courageux moi je trouve d'expliquer à des ouvriers que lui s'il porte des choses lourdes c'est pour le plaisir il dit il dit si je ne fais pas 5 séances par semaine je culpabilise non mais qui a le temps de faire ça je veux dire à part les 4 autres porte-parole du PCF tiens vraiment Yann explique que la musculation lui apporte force et endurance à tout précieux pour affronter ses journées bien remplies franchement c'est une partie de molki par semaine ça suffit pour avoir l'endurance nécessaire pour un cinquième de porte-parole du PCF et puis c'est là que j'ai découvert cette photo alors ceci n'est pas un photomontage je répète ceci n'est pas un photomontage non c'est Yann in shape attendez je ne parle pas du physique parce que moi je veux parler du message sur le t-shirt discipline is not dirty word mais quoi mais ça ne va pas c'est pas un gros mot la discipline communiste mais pourquoi pas le goulag c'est pourtant bien ça ne va pas la tête

1:36:50
Présentateur

non la discipline de parti c'est tout le monde la discipline de vote

1:36:55
Invité

après Yann peut-être il ne parle pas anglais il a fait russe LV1 non mais il faut dire que ça sonne vachement quand même plus comme travailler plus pour muscler plus alors quitte à reprendre franchement les idées de la droite moi je recommande d'aller jusqu'au bout quoi tu casses tu répares tu salis tu nettoies et moi je vous recommande tous de venir voir mon spectacle tous les vendredis 21h à la nouvelle scène et maintenant en tournée dans toute la France toutes les infos dans le chat merci bisous

1:37:24
Présentateur

merci Adèle merci beaucoup Adèle

1:37:30
Invité

je reprends ça

1:37:31
Présentateur

vas-y vas-y reprends les pop-corn tu vas en avoir besoin pour écouter Yann Brossard puisque tout de suite nous allons accueillir notre invité politique cette semaine le sénateur communiste de Paris Yann Brossard bonsoir bonsoir Yann merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Backseat on a plein de sujets à aborder avec toi tu t'en doutes je l'ai dit sénateur communiste de Paris chef de file du PCF pour les élections municipales à Paris ancien adjoint à la maire de Paris Anne Hidalgo chargé du logement entre 2014 et 2023 écoute on a beaucoup parlé sur ce plateau tout à l'heure de l'actualité politique je voulais avoir ton regard à toi sur ce qui s'est passé ce matin chez tes confrères et consoeurs de l'Assemblée nationale qui n'ont pas censuré Sébastien Lecornu est-ce que ça t'a surpris ?

1:38:21
Ian Brossat

d'abord il y en a et heureusement beaucoup qui ont censuré il y en a 270 qui ont fait le choix de voter en faveur de la censure moi je regrette que la censure ne soit pas passée pour au moins deux raisons d'abord parce que d'un point de vue démocratique je trouve ahurissant que ces gens continuent à gouverner le pays on est quand même dans une situation absurde où depuis 2024 ce sont les perdants des élections législatives on peut discuter du résultat des élections législatives qui a gagné et qui a perdu il y a une certitude absolue c'est que les macronistes se sont pris une baffe et donc les mêmes continuent à gouverner d'ailleurs c'est assez curieux plus les macronistes réduisent dans l'opinion plus il y a des ministres macronistes au gouvernement donc ça c'est la première chose et la deuxième c'est que j'ai évidemment en tête le projet de budget que le corps nu prépare qui est une catastrophe absolue qui est la copie conforme du budget Bayrou qui lui a valu un vote de défiance donc je pense que la cohérence quand on est gauche serait dû être de voter en faveur de la censure

1:39:20
Présentateur

alors la cohérence quand on est de gauche il y en a qui en ont manqué semble-t-il d'après ce que tu nous dis ce sont les socialistes est-ce que toi tu as compris le projet des socialistes là c'est quoi ce move d'Olivier Faure et des siens qu'est-ce qu'ils essayent de faire

1:39:33
Ian Brossat

d'abord si vous voulez avoir l'avis des socialistes interroger un socialiste moi je ne suis que porte-parole du parti communiste et donc comme vous l'avez dit et ça me suffit non mais pour le reste comment dire j'entends le raisonnement je n'adhère pas au raisonnement mais j'entends le raisonnement qui consiste à dire nous avons obtenu la suspension de la réforme des retraites je voudrais juste faire remarquer plusieurs choses la première c'est que les électeurs en 2024 j'aime bien en revenir quand même au suffrage universel ils se sont prononcés en faveur non pas de la suspension de la réforme des retraites mais de l'abrogation de la réforme des retraites les partis qui étaient majoritaires à l'issue des élections législatives prônaient l'abrogation de la réforme des retraites et je regarde largement y compris le Réunion c'était le cas du nouveau Front populaire c'était le cas du Rassemblement national on peut dire qu'ils n'étaient pas sincères ce que je crois profondément mais en tout cas ils le disaient et leurs électeurs le croyaient donc premièrement on est déjà en retrait par rapport à ce que les électeurs ont exprimé dans les urnes avec une suspension jusqu'à l'élection présidentielle deuxièmement je le dis comme parlementaire j'ai les plus grands doutes sur le fait que cette suspension soit effective parce que le Sénat sera contre pas à cause de nous mais parce qu'il y a une majorité de droite au Sénat et pour connaître les gens qu'on a en face de nous ils vont pas être favorables à la suspension de la réforme des retraites et donc en commission mixte paritaire il y aura une majorité de droite qui reviendra sur la suspension de la réforme des retraites

1:41:00
Présentateur

alors il faut qu'on en parle de ça Yann tu es sénateur je suis d'autant plus content de t'avoir ce soir parce que tu vas pouvoir nous expliquer justement ces embrouilles d'organisation et de vote de budget j'ai une vidéo sur laquelle je voudrais te faire réagir puisqu'un de tes confrères du collègue pardon du Sénat Claude Maluret c'est exprimé alors c'est pas un camarade non c'est pas un camarade j'ai pas utilisé le mot camarade Claude Maluret encore lui c'est exprimé sur la CMP voilà ce qu'il a dit non ah on l'a pas on l'a pas la régie me dit qu'on l'a pas la vidéo on va faire un petit peu de pédagogie lorsque l'Assemblée Nationale et le Sénat n'arrivent pas à se mettre d'accord sur un texte de loi on convoque ce qu'on appelle une CMP c'est-à-dire une commission mixte paritaire une réunion au cours de laquelle députés et sénateurs doivent négocier pour réussir ou pas à se mettre d'accord sur un texte commun qui ensuite est voté une bonne fois pour toutes c'est ça le mode de fonctionnement la CMP est donc notamment dans le cadre de l'examen d'un budget un moment très important de dernière et d'ultime négociation où peuvent se jouer beaucoup de choses on a la vidéo on l'écoute

1:41:59
Invité

ça s'est passé l'an dernier puisque le budget a été très très largement élaboré par le Sénat la CMP la commission mixte paritaire a fait en sorte que le texte du Sénat soit très largement adopté donc

1:42:12
Présentateur

le Sénat va torpiller la suspension de la réforme des retraites c'est ce que je comprends

1:42:16
Ian Brossat

exactement et dans la mesure où il y a une majorité de gens de droite au sein de la commission mixte paritaire si tous ces gens de droite se mettent ensemble et bien ils vont dire suspension de la réforme des retraites pas question ces mêmes gens se sont battus pour l'adoption de la réforme des retraites ils n'ont pas mangé leur chapeau et donc le risque c'est qu'on ait semé une forme d'illusion et qu'à la fin ceux qui croyaient dans la promesse qui leur a été faite se soient fait avoir et qu'est-ce que la gauche sénatoriale peut faire contre ça pour avoir maintenant deux ans d'expérience au Sénat la seule chose qui est susceptible de faire bouger les lignes c'est l'opinion publique et c'est la mobilisation sociale je l'ai vécu le moment qui m'a marqué c'est quand on a eu la constitutionnalisation de l'IVG à l'époque très honnêtement moi je siège en commission des lois j'écoutais les débats j'étais pas très optimiste parce que les parlementaires de droite les parlementaires LR étaient archi contre avec des arguments parfois à la mort moins le nœud mais en tout cas ils étaient archi contre et au final la pression de l'opinion publique sur un sujet très symbolique comme celui-là très important comme celui-là a fini par les faire flancher et même des sénateurs qui étaient très hostiles ont fini par revenir sur leur position initiale et tant mieux c'est ce qui a permis qu'on puisse constitutionnaliser l'IVG si on n'a pas de pression sociale ils n'écouteront que leur conviction personnelle et s'ils écoutent leur conviction personnelle ils voteront contre la suspension de la réforme des retraites c'est très clair

1:43:46
Présentateur

je vais donner la parole à mes camarades je suppose qu'ils ont plein de questions à te poser les amis vas-y Usul je commence vas-y je t'en prie d'accord alors c'était pas du tout sur la séquence là moi je voulais parler de parle d'autre chose on a le temps en plus cette séquence là je crois qu'on est tous fatigués moi j'aime bien parler de l'avenir de qu'est-ce qu'on peut faire pour faire un peu bouger les choses vous m'aviez envoyé un bouquin sur Airbnb il y a longtemps je voudrais savoir où ça en est qu'est-ce qui a pu être fait à Paris et qu'est-ce qu'on peut faire sur la question du logement ça c'est vos sujets et qu'est-ce qui a été fait à Paris pour lutter contre Airbnb

1:44:25
Ian Brossat

d'abord Airbnb sujet que je trouve hyper éclairant moi je suis devenu adjoint à la maire de Paris en 2014 c'est le moment où Airbnb se développait de manière extrêmement rapide et à l'époque tout le monde trouvait ça formidable enfin j'exagère un peu quand je dis tout le monde mais beaucoup beaucoup de gens trouvaient ça formidable ils disaient après tout c'est pas mal ça permet à un propriétaire de mettre un peu de beurre dans les épinards et ça permet à des touristes de venir pour moins cher assez vite on a quand même vu qu'il y avait des problèmes et on s'est dit il faut qu'on trouve des outils de régulation pour permettre à des gens de louer quelques semaines par an en revanche on peut pas accepter que des logements soient loués toute l'année sur des plateformes de location touristique parce que ça réduit encore le nombre de logements disponibles pour se loger simplement une ville elle peut avoir les meilleures intentions du monde on est en France et en France bien souvent on dépend du législateur parce qu'il y a des aspects positifs et des aspects qui le sont moins parfois aussi mais en tout cas on a eu une difficulté c'est que comme les gouvernements ça coïncidait aussi avec l'arrivée au pouvoir de Macron ne voulait pas bouger le phénomène s'est développé et nous comme municipalité on s'est parfois retrouvés un peu démunis alors qu'est-ce qu'on a fait on a essayé de coaliser des maires en France et on a surtout essayé de coaliser des maires dans le monde à l'époque il y avait la maire de Barcelone qui était de la gauche radicale absolument à Dakolao on a eu y compris des contacts à New York des contacts à Amsterdam et on a fini par construire une coalition de villes qui a été suffisamment solide et qui a permis qu'enfin la loi change et désormais franchement on a à peu près tous les outils juridiques qui nous permettent de réguler ce phénomène et j'ai le sentiment qu'on y est plutôt arrivé mais on a un nouveau phénomène qui arrive maintenant qui s'appelle le co-living je ne sais pas si vous avez entendu parler de ce truc c'est quoi la différence avec une coloc ?

c'est que c'est industrialisé c'est à dire que vous avez maintenant des investisseurs des promoteurs avec une régie qui fout des gens ensemble exactement à des tarifs absolument exorbitants c'est à dire qu'en général vous avez une grosse foncière qui fait ça en ce moment ils ont eux des immeubles de logements familiaux ils s'aperçoivent que le logement familial ça crache pas assez donc à chaque fois qu'un logement se libère ils le découpent en tout petits logements avec des chambres de 9 mètres carrés qui sont loués à des tarifs absolument prohibitifs qui ne collent absolument pas à l'encadrement des loyers et c'est comme ça qu'on se retrouve avec des 9 mètres carrés à 1000 1200 1500 euros par mois et ça pour le coup mon sentiment c'est que comme on a resserré les taux sur Airbnb il y a un certain nombre de petits malins qui utilisent le fait que le co-living n'est pas défini dans la loi pour s'engouffrer dans cette brèche là et pour faire un maximum de profit et donc il y a besoin très vite ça serait bien qu'on traîne pas autant que sur Airbnb très vite de mettre en place des outils pour calmer ce phénomène parce que sinon ça va se développer partout

1:47:08
Présentateur

C'est la prochaine bombe sociale le logement ça l'est déjà dans pas mal d'endroits ce serait quoi le modèle socialiste enfin communiste idéal de comment il faudrait s'organiser est-ce qu'on limite le nombre de propriétés privées individuelles résidence principale et puis une autre et puis pas plus et puis voilà est-ce qu'on saisit est-ce qu'on réquisitionne les logements vite qu'est-ce qu'il faudrait faire à l'échelle du pays pas juste pour la ville mais ce serait quoi le modèle aujourd'hui vers lequel qu'on pourrait vendre aussi aux électeurs là ça aura un effet concret pour votre logement

1:47:38
Ian Brossat

en tout cas il y a une chose qui est sûre c'est que laisser le marché laisser la loi de l'offre et de la demande régler le problème du logement c'est mortel et pour le coup on le voit bien dans une ville comme Paris vous savez moi je me suis battu à Paris j'en vois à la fois les atouts mais aussi les limites moi je me suis battu comme un chien pour développer le parc de logements sociaux on est passé en l'espace de 20 ans de 13% de logements sociaux à 25% c'est-à-dire qu'on applique aujourd'hui la loi SRU simplement à côté vous avez un parc de logements privés qui lui est confronté à une spéculation immobilière monstrueuse qui fait que on a du logement social et tant mieux ça permet à des gens de vivre à Paris qui sinon en auraient été chassés mais vous avez à côté de ça un parc de logements qui atteint des niveaux complètement fous et je vais vous donner un exemple hyper concret et un chiffre qui moi me parle beaucoup vous avez 3000 logements à Paris qui sont vides depuis plus de 5 ans et vous avez dans le même temps 3000 personnes qui dorment dehors toutes les nuits à Paris à un moment donné quand des logements sont vides depuis plus de 5 ans c'est plus de la propriété privée c'est de la propriété privante c'est-à-dire que c'est de la propriété qui de fait comme elle est immobilisée prive 3000 personnes 3000 familles de logements moi je dis par exemple que sur ces 3000 logements on devrait pouvoir lancer une procédure d'expropriation si vous en êtes à laisser votre logement vide pendant 5 ans c'est que vous n'en avez vraiment pas besoin et qu'il serait beaucoup plus utile s'il devenait propriété publique et ça permettrait de loger des gens je l'ai fait sur des immeubles ça oui y compris fait sur une friche qui appartenait à l'oncle de Bachar el-Assad et aujourd'hui c'est du logement social dans le 16ème arrondissement rue Jasmin et j'en suis très content mais en vrai les espaces vides à Paris c'est plutôt des logements dans des copros que des immeubles entièrement vides donc il faut être capable d'aller vers l'expropriation de ces 3000 logements vides depuis plus de 5 ans Emilien ?

1:49:21
Intervenant

oui je l'ai dit il y a un aspect bombe social un peu la question du logement moi j'ai toujours été surpris de voir que c'était pas un sujet qui était au top des discussions c'est vrai même souvent pas au top dans le programme des partis et moi je me pose quand même la question parce que certes la France est un pays qui est majoritairement fait propriétaire mais il y a un énorme sujet sur le logement qui est dont le coût on va dire dans le budget des ménages a augmenté depuis des décennies avec beaucoup de jeunes qui n'arrivent plus à trouver un logement facilement ou à des conditions absolument y compris en termes de dossiers absolument délirantes avec une difficulté d'accès à la propriété avec des jeunes qui du coup sont chassés des villes et qui du coup se retrouvent obligés de faire des trajets de longue durée avec ce que ça implique d'expansion urbaine mais sinon c'est comment est-ce qu'on fait pour que ça soit un sujet qui devienne prioritaire et comment expliquer que ça n'a pas été déjà le cas sachant à mon sens et on le voit dans d'autres pays comme la Suède où l'extrême droite a beaucoup prospéré sur ça à quel point est-ce que le logement peut être important dans la vie des gens quand même

1:50:26
Présentateur

en Allemagne aussi

1:50:26
Ian Brossat

l'AFD parle du logement c'est très étonnant mais je vous remercie d'en parler parce que c'est vrai qu'en France c'est pas un sujet politique c'est bizarre et le logement c'est plus un sujet qui est perçu comme un sujet de débrouille individuelle c'est-à-dire en gros chacun est face à ses difficultés va éventuellement voir un élu pour essayer de trouver un appui pour trouver une solution personnelle mais c'est rarement un combat collectif pour obtenir des avancées c'est-à-dire qu'en France l'idée qu'on a besoin de mobilisation collective pour obtenir des augmentations de salaire pour lutter contre des licenciements ça, ça existe mais l'idée qu'on a besoin de batailles collectives pour que la situation du logement s'améliore ça n'est absolument pas dans les têtes et je pense que si on a envie d'y arriver on a besoin de faire prendre conscience que les difficultés de logement elles ne concernent pas que les plus pauvres des plus pauvres bien sûr que ça les concerne mais c'est un sujet qui est beaucoup plus global aujourd'hui les classes moyennes qui sont locataires dans une ville comme Paris payent des loyers qui sont complètement délirants au regard de leurs revenus et donc on aurait besoin d'avoir un front très large sur ces questions sur ces questions du logement en allant des plus modestes jusqu'aux classes moyennes qui ont des difficultés croissantes en matière de logement évidemment qu'une ville comme Paris qui est une ville hyper attractive dans laquelle vous avez un décalage entre l'offre et la demande qui est fou pour une raison assez simple aussi c'est que Paris est la ville la plus dense d'Europe donc on a peu de possibilités de construire du logement neuf le seul moyen d'y arriver c'est pas de construire bêtement c'est d'agir sur le marché c'est-à-dire d'avoir des outils de régulation des outils coercitifs pris en charge par la puissance publique Sophia ?

1:52:04
Intervenant

Moi je trouve que la discussion est très intéressante je pense qu'on en parle en tout cas comme on en parle assez rarement du logement je pense y compris la discussion autour de la réquisition des logements vides est très intéressante et vous parliez tout à l'heure de combats collectifs si à l'échelle des partis institutionnels le logement n'est pas une question qui est mis au top en tout cas des débats publics pour autant et je le vois j'habite à Marseille il y a de nombreuses associations de locataires qui parlent de ça mais je vais faire un zoom sur les questions antiracistes parce que ces derniers temps c'est notamment les luttes qui ont été portées par les mineurs isolés qui ont posé la question du logement alors pas que du logement parce qu'il y avait aussi celle de la scolarisation mais aussi du logement et moi je voulais un peu avoir votre point de vue sur l'occupation des collectifs de mineurs isolés alors ces dernières années ces deux dernières années qui ont eu lieu à la maison des métallos la première fois puis ensuite à la gaieté lyrique parce qu'en réalité la mairie de Paris a été beaucoup pointée du doigt pour sa gestion de l'occupation de la gaieté lyrique

1:53:00
Ian Brossat

on parle de jeunes je me souviens parce que j'avais suivi le sujet à l'époque qui avaient été considérés en première instance comme majeurs qui étaient en recours et qui parfois d'ailleurs à l'issue du recours sont au final reconnus comme mineurs donc ils sont dans une espèce de zone grise moi je serais favorable à ce que la ville de Paris le département de Paris puisque c'est au titre de département qu'on peut être compétent sur le sujet on applique ce qu'on appelle la présomption de minorité c'est-à-dire que considérer qu'un jeune qui se considère comme mineur même s'il a été jugé majeur quand il est allé se faire évaluer soit considéré comme mineur et soit pris en charge comme un mineur ce qui aurait permis que ces jeunes soient pris en charge par le département et pas de fait dans la nature comme c'est le cas aujourd'hui parce qu'en fabriquant cette zone grise qui fait qu'ils ne sont ni majeurs ni mineurs de fait on contribue à la situation qu'on a connue et qui est profondément inhumaine parce qu'à vrai dire qu'ils soient majeurs ou qu'ils soient mineurs ils sont de toute façon vulnérables et ils méritent d'être hébergés et pris en charge et on ne peut pas continuer à être dans une situation où le département et l'état se renvoient la balle et où ces jeunes se retrouvent à la rue ou dans des campements de fortune donc oui la proposition que je fais c'est que Paris anticipe le principe de présomption de minorité on les considère comme des mineurs et on les prend en charge comme des mineurs

1:54:19
Présentateur

Pour que tous ces sujets puissent progresser il faut gagner Ma question elle est simple est-ce que pour gagner la gauche a besoin d'être unie ou est-ce que ce n'est pas nécessaire

1:54:30
Ian Brossat

A Paris aux élections municipales

1:54:32
Présentateur

On allait y venir mais en réalité les deux questions sont liées donc vas-y dis-moi A Paris je rappelle que depuis 25 ans ce sont les communistes les écologistes et les socialistes qui ensemble dirigent la ville Oui moi je suis favorable

1:54:44
Ian Brossat

à l'union je ne suis pas du tout favorable à faire une liste tout seul ce n'est pas vrai ce qui a été dit tout à l'heure moi je suis favorable à une liste d'union dès le premier tour la plus large possible au moins la majorité municipale elle peut éventuellement s'élargir mais pourquoi parce que mine de rien Paris c'est toujours une bataille super difficile je vois des gens dire Paris c'est une ville de gauche d'abord ils oublient toute une partie de Paris vous avez toute une partie de Paris qui vote massivement à droite et c'est toujours une bataille de chiens le mode de scrutin a changé et il n'a pas été changé pour nous faciliter la tâche il a été changé pour faciliter la victoire de Rachida Dati qui a dicté le projet de loi la proposition de loi pardon qui a été adoptée pour toi c'était ça c'était un projet la loi PLM

1:55:30
Présentateur

c'était un projet Rachida Dati pour la faire gagner

1:55:32
Ian Brossat

Dati a fait le siège de François Bayrou pour obtenir ce changement de mode de scrutin alors expliquons en quoi la nouvelle loi va favoriser Rachida Dati à Paris ça m'intéresse avant on avait un système par arrondissement et de fait la gauche a depuis maintenant plusieurs années une implantation locale dans les arrondissements qui assurait sa victoire si vous changez le mode de scrutin avec un mode de scrutin à l'échelle de tout Paris vous starisez énormément le scrutin vous le transformez en petite présidentielle et évidemment que le candidat qui a le plus de notoriété c'est celui qui a le plus intérêt à stariser ce scrutin ce que je voudrais dire c'est que c'est pas qu'une bataille de personnalité c'est une bataille d'orientation politique et je sais que parfois il y a des gens de gauche qui trouvent que Dati est drôle Dati a été drôle ça me rassure ça me fait très peur je peux vous dire que quand on se la coltine en conseil de Paris et au-delà des blagues qu'elle peut faire qu'on regarde ses votes qu'on entend ce qu'elle dit c'est purement réactionnaire et les pires des réactionnaires c'est-à-dire que ces gens défendent Stanislas les pires établissements privés demandent à la ville de Paris de subventionner ces établissements ils s'opposent au logement social de manière systématique enfin c'est quand même ça qu'on a en face de nous donc moi je pense que face à ce danger-là oui la gauche elle a besoin de se rassembler à Paris parce que j'ai pas envie que Paris suive ce mouvement national qui fait que partout ce sont les idées de droite d'extrême droite réactionnaire qui progressent Paris ça doit rester un pôle de résistance et ne peut pas se laisser embarquer dans ce mouvement-là

1:57:08
Présentateur

Quel lien tu fais entre le local et le national ? Parce que là tu prônes une union localement avec des socialistes qui ont refusé de voter la motion de censure à Sébastien Lecornu est-ce qu'il y a un truc bizarre ? Bon j'aurais préféré que les socialistes votent la censure j'ai dit tout à l'heure

1:57:22
Ian Brossat

comment on travaille avec la gauche et le VMH y compris mais y compris c'est un bon exemple je pourrais y revenir mais y compris à l'échelle nationale moi je suis pas favorable à ériger des murs infranchissables à l'intérieur de la gauche moi je pense que si demain il y a des élections nationales jamais il peut y avoir une dissolution Il faut reformer le NFP En tout cas il faut travailler avec l'ensemble des forces de gauche et moi je dirais jamais la France insoumise jamais les socialistes jamais et pourquoi je le dirais pas parce que je trouve qu'on est hypocrite ou qu'on fait semblant mais regardez après 2022 après la NUPES quelques semaines après les socialistes disaient plus jamais la France insoumise et les insoumis disaient plus jamais le PS et puis notre président de la république au lendemain des élections européennes qu'il a perdu a décidé de dissoudre en 24 heures on a construit le NFP et on a mis toute la gauche autour de la table pourquoi ?

parce qu'on avait le risque d'avoir Bardella premier ministre est-ce que ce risque a disparu ? pas disparu donc de toute façon on aura besoin de travailler ensemble après il y a une autre question qui est de savoir sur quelle orientation on s'accorde et moi comme communiste évidemment je souhaite qu'on s'accorde sur une orientation qui soit bien à gauche qui soit radical qui soit écolo enfin bref pas un truc tout mou quoi mais ça c'est une autre question mais en tout cas pour ce qui concerne le périmètre moi je suis convaincu qu'il faut être capable de rassembler tout le monde

1:58:54
Intervenant

je vais remettre mon doigt dans la tambouille parce qu'en fait vous revenez sur les expériences du NFP de la NUPES mais est-ce que le NFP et la NUPES n'ont pas participé à faire revivre un parti socialiste extrêmement en difficulté quand on regarde les résultats au niveau national avec 1,7% au présidentiel est-ce que c'est vraiment souhaitable pour la gauche que vous défendiez comme vous le dites réellement de faire survivre le parti socialiste

1:59:22
Ian Brossat

moi ce que je vois c'est que quand Macron dissout tout le monde est convaincu y compris nous-mêmes soyons aussi honnêtes y compris nous-mêmes que l'extrême droite elle est gagnée on l'a dit sur ce plateau oui et moi j'en étais convaincu

1:59:40
Présentateur

combattif oui mais lucide aussi

1:59:43
Ian Brossat

et tous les sondages donnaient le rassemblement national avec une majorité soit absolue soit relative la seule question qu'on se posait c'était quelle serait l'ampleur de sa victoire bon ben on est arrivé à faire autre chose et je ne suis pas persuadé qu'on serait parvenu à ce résultat avec une gauche divisée parce qu'on a de fait un mode de scrutin aux élections législatives on n'est pas sur un scrutin à la proportionnelle à deux tours qui fait que si votre camp est divisé vous êtes absent du second tour dans plein de circonscriptions et donc vous donnez la victoire à l'extrême droite et vous risquez d'avoir une multiplication de duels au second tour entre l'extrême droite et la droite et si on pouvait quand même éviter d'avoir à nouveau ce scénario-là à mon avis c'est mieux donc je ne sais pas si je réponds directement à votre question mais en tout cas je ne vois pas comment on peut se payer le luxe de la division ni à l'échelle locale ni à l'échelle nationale mais une fois de plus ça ne veut pas dire qu'on évacue la question de l'orientation politique sur laquelle on s'accorde c'est-à-dire c'est ça la question sur quel programme on s'accorde est-ce qu'on s'accorde sur un programme social libéral qui refait la politique de Hollande ou est-ce qu'on s'accorde sur un programme bien à gauche et je crois quand même que le nouveau Front Populaire c'était plutôt un programme de gauche ambitieux et pas un programme de simple aménagement du système libéral

2:00:59
Présentateur

c'est marrant que tu dises ça parce qu'en 2022 tu étais le directeur de campagne de Fabien Roussel le candidat communiste à l'élection présidentielle

2:01:05
Ian Brossat

on ne peut rien vous cacher comme quoi je ne suis pas complètement un emploi fictif de travail

2:01:09
Présentateur

non non mais je ne remets pas ça en cause par contre je remets en cause cette stratégie d'union dont tu parles puisque la candidature de Fabien Roussel est accusée par Jean-Luc Mélenchon d'être responsable de sa non-qualification au second tour de l'élection je sais mais à l'époque personne

2:01:24
Ian Brossat

enfin peut-être que j'ai mauvaise mémoire ça peut arriver ou que j'ai une mémoire sélective il ne me semble pas que la question de l'union était posée comme elle est posée aujourd'hui en tout cas ce qui est sûr c'est que le risque de victoire de l'extrême droite est plus est plus manifeste que jamais et donc la question de l'union la question du rassemblement on peut tourner autour faire semblant qu'elle n'existe pas elle est devant nous elle se posera et moi ça ne me choque pas qu'on pose la question en vue notamment des prochaines élections présidentielles du coup est-ce qu'il y a un changement de stratégie du parti communiste

2:02:00
Présentateur

qui pour l'instant était pour une candidature autonome et est-ce que compte tenu de la menace de l'extrême droite vous allez revoir cette position pour rappeler aux gens c'était le pronostic de Fabien Roussel c'était que de toute façon on ne va pas gagner et Jean-Luc Mélenchon ne gagnera pas plus que moi de toute façon donc autant que j'y aille faire une candidature un petit peu de témoignage il faut que les communistes soient présents pour qu'on se montre pour qu'on soit là et bon en effet ça n'a pas été un franc succès est-ce qu'on repart sur la même chose la prochaine fois il y aura une candidature

2:02:27
Ian Brossat

communiste ? vous dites les communistes il y avait un candidat socialiste il y avait un candidat écologiste enfin moi je veux bien qu'on porte sur nous-mêmes tous les tards du monde mais en l'occurrence chaque parti de gauche avait son candidat il y avait même

2:02:39
Intervenant

Philippe Boudou il y avait Nathalie Arthaud avant il y avait le front de gauche avec à la fois les communistes vous avez raison

2:02:45
Présentateur

quand un candidat de gauche vient et que dans sa campagne il dit de toute façon la gauche ne peut pas gagner c'est pas juste qu'il va manquer des voix à Jean-Luc Mélenchon

2:02:53
Ian Brossat

c'est que c'est des mobilisateurs pour tout le camp social si je regarde l'avenir moi je pense qu'on a besoin de deux choses on a besoin un d'une candidature qui rassemble suffisamment pour être au second tour et deux que cette candidature qui peut être au deuxième tour soit capable de l'emporter or aujourd'hui c'est toujours des sondages et on peut dire que les sondages se trompent et de fait aux dernières élections législatives ils se sont plantés et tant mieux aujourd'hui on ne voit pas quel candidat de gauche est capable de gagner au second tour d'une élection présidentielle et de mon point de vue et donc de mon point de vue la question à laquelle on est confronté c'est bien sûr la question du rassemblement des forces politiques mais je pense qu'on a un sujet plus large qui est comment la gauche par son discours est capable de reconstruire une conscience de classe qui fasse que la majorité des gens qui auraient intérêt à ce que ça change se retrouvent chez nous par un programme je ne suis pas sûre que ce soit avec les élections

2:03:51
Intervenant

ça va forcer la conscience de classe n'y allons pas ça y participe mais c'est ton côté révolutionnaire ça nous est un âge quand même s'il vous plaît

2:03:57
Présentateur

tu préfères quoi les manifs c'est ça ?

2:04:00
Intervenant

je pense en tout cas les moments de mobilisation sociale ont un effet très important et plus important que en tout cas les élections présidentielles en bonne étude forme sur la conscience de classe mais c'est un sujet

2:04:09
Ian Brossat

mais en réalité c'est le sujet principal qu'on a on est aujourd'hui confronté à une société dans laquelle la conscience de classe a considérablement reculé toutes les études le prouvent j'ai lu notamment le livre de Vincent Tibéry qui le montre statistique à l'appui c'est-à-dire qu'au début des années 80 la majorité des ouvriers considéraient qu'ils appartenaient à la classe ouvrière aujourd'hui vous demandez à un ouvrier à quelle classe sociale il appartient la majorité des ouvriers répondront à aucune classe sociale c'est quand même un sujet c'est-à-dire que nous avons besoin de reconstruire cette conscience de classe et de mon point de vue le travail d'un parti comme le mien de l'ensemble des partis politiques de gauche j'ai envie de dire mais enfin en tout cas d'un parti comme le mien ça doit être de reconstruire de la conscience de classe de reconstruire la conscience d'un intérêt commun mais je ne dis pas qu'on le fait ou qu'on l'a suffisamment fait la preuve c'est qu'on est loin du compte aujourd'hui mais pour moi ça doit être ça notre objectif alors on peut dire le parti est là

2:05:07
Présentateur

pour construire la conscience de classe mais on peut aussi se dire que la conscience de classe elle se construit aussi dans la société dans les mobilisations de mille manières et que le parti est là pour lui fournir des débouchés politiques une stratégie et un débouché pour pas que tout ça ce soit parce qu'on perd quand même beaucoup de batailles les unes après les autres donc le parti est là pour quand même qu'à un moment on puisse gagner quelque chose donc c'est ça aussi la responsabilité y compris de s'entendre et de proposer quelque chose

2:05:31
Ian Brossat

ça débouche sur quelque chose mais dans le marasme général je trouve que le climat politique alors peut-être ça paraît paradoxal par rapport à ce qu'on ressent tous et le sentiment d'encaisser les échecs depuis le mois de septembre je trouve que la question sociale a d'une certaine manière réussi à faire son retour moi je préfère une rentrée qui se fait sur la taxe Zuckman qu'une rentrée qui se fait sur la Bayard ah oui c'était mieux et on s'en est tapé quand même des rentrées sur la Bayard avec Atal au JTTF1 qui nous expliquaient tout le mal qui pensent bref et là enfin les questions sociales les questions de partage des richesses sont revenues sur le devant de la scène pourvu que ça dure et c'est notre rôle d'y contribuer Emilia

2:06:09
Intervenant

la semaine dernière j'étais dans le bassin minier c'est pas vrai si si pour le travail pour le travail et donc dans des toutes petites villes ou villes moyennes où le socialisme ou le communisme municipal était particulièrement important qui sont des zones qui sont des zones qui aujourd'hui menacent et qu'ont proposé une municipale de tomber dans l'escarcelle du FN et RN évidemment c'est pas la faute du PCF du PS s'il y a eu la fermeture des mines etc néanmoins on a l'impression que ce modèle là municipal qui était quand même très fort qui encadrait la vie des gens de tout un tas d'aspects du sport au logement etc a du mal à s'adapter à cette nouvelle réalité qui est notamment quand il n'y a plus le dynamisme autour d'une entreprise etc d'une mine d'une ressource etc et on constate malgré tout que quand même l'histoire du PCF sur le long terme c'est une histoire de déclin et y compris même s'il y a une bonne résistance dans les villes y compris dans les villes dans la couronne parisienne etc je précise que le parti communiste est le troisième parti de France en élus municipaux en nombre de municipaux derrière les LR et les EPS c'est menacé y compris ça réduit en Seine-Saint-Denis toute la couronne parisienne toutes les anciennes zones communistes dans le massif central etc mais la question c'est quoi le nouveau communisme municipal je ne sais pas s'il y a à Paris il y a des morceaux de ça malgré tout qui survivent dans la majorité mais est-ce que c'est quoi le nouveau communisme municipal qui fait que les forces la force politique municipale puisse encadrer à nouveau la vie des gens pas de manière autoritaire mais pour aider à faire rempart à des tentations de vote y compris aux nationales qui soient un petit peu à l'opposé de ce qui est prôné comment est-ce qu'on fait quand on n'a plus y compris la classe ouvrière pour faire une anti-classe très forte

2:07:57
Ian Brossat

j'entends ce que vous dites en plus le hasard fait que j'ai beaucoup discuté hier avec ma camarade Katia Poursopoli qui est élue du bassin minier élue communiste du Pas-de-Calais sénatrice du Pas-de-Calais élue d'avion qui est juste à côté de Lens et d'abord il y a aux élections nationales un niveau du RN dans ces territoires qui est monstrueusement élevé et malgré ce niveau monstrueusement élevé du RN aux élections nationales une relative résistance à l'échelle locale et cette résistance en particulier dans le bassin minier elle est liée au fait que les politiques que nous menons à l'échelle locale permettent malgré tout d'amortir les chocs et les difficultés et les difficultés de la vie après il faut le dire aussi les collectivités locales les municipalités elles sont elles aussi confrontées aux politiques d'austérité et donc elles sont en permanence confrontées à une difficulté qui est que les habitants se tournent et c'est bien normal vers leur municipalité et vers leurs élus locaux mais les élus locaux eux-mêmes ont de moins en moins d'outils pour développer le service public comme ils s'y étaient habitués jusqu'à encore récemment donc on ne s'en sort de mon point de vue que par de la politique que en impliquant la population y compris lorsque la municipalité est confrontée à des baisses de crédit sinon vous vous retrouvez face à des habitants qui à juste titre vous disent pourquoi est-ce qu'on ne peut plus financer tout ce qu'on finançait jusqu'à présent il y a besoin de cette mobilisation-là et c'est quand même la force alors vous le disiez encadrer les habitants et j'ai bien compris que ce n'était pas négatif mais c'est quand même la force des municipalités communistes d'être capable aussi de construire de la conscience sociale et je pense en particulier à tout ce qu'on fait y compris sur les enjeux internationaux en permettant à des habitants de se sensibiliser à des causes internationales à avions ils sont jumelés avec une ville palestinienne par exemple et la population est mobilisée dans ce combat et bien il faut continuer à le faire et c'est évidemment dur c'est âpre surtout quand on a l'ERN en face de soi l'ERN c'est 10 circonscriptions sur 12 dans le patrouille il y a un parti

2:10:08
Présentateur

qui est en conquête aux élections municipales c'est la France Insoumise qui souhaite obtenir des villes obtenir des bastions faire correspondre son score national à un ancrage local notamment dans les quartiers populaires est-ce qu'il y a une différence fondamentale entre le communisme et l'insoumission au niveau municipal est-ce que vous pourriez être amené à faire des alliances

2:10:25
Ian Brossat

par-ci par-là d'abord c'est difficile à dire parce que pour ce qui concerne la gestion locale je ne me permettrais pas d'émettre un jugement sur ce que la France Insoumise a fait puisque de fait elle gère peu de villes aujourd'hui mais ils ont un programme ils ont un programme oui bien sûr je ne saurais pas vous le dire en tout cas je peux juger peut-être du programme mais je ne peux pas juger de la gestion municipale puisque à l'heure qu'il est il n'y en a pas il y en a peu quelle doit être l'ambition si je me place du point de vue de la gauche de manière générale aux prochaines élections municipales est-ce que c'est de se pouiller entre nous ou est-ce que c'est d'aller à la conquête de villes supplémentaires de mon point de vue l'ambition qu'on doit avoir alors il faut s'accorder sur ce qu'on considère être un programme de gauche mais l'ambition qu'on doit avoir c'est qu'à l'issue des élections municipales la gauche de manière globale est progressée que la droite et l'extrême droite est reculée bon c'est une réponse à votre question en tout cas si l'idée c'est de se fixer comme objectif d'aller piquer les communes des petits copains je ne suis pas persuadé que ce soit ça qu'ils doivent animer la gauche surtout dans la période qu'on connaît

2:11:30
Présentateur

je me mets à la place des insoumis qui se disent bah oui ils ne nous ont pas aidé la dernière fois à la présidentielle et bah là on ne va pas les aider non plus pour les municipales et on va prendre des villes quitte à les prendre au PCF ou au PS oui mais il y a des villes

2:11:41
Ian Brossat

dans lesquelles par exemple

2:11:42
Présentateur

l'union c'est un peu tout le temps

2:11:42
Ian Brossat

ou jamais il y a des villes par exemple dans lesquelles les insoumis sont dans la majorité et contribuent au travail de la majorité j'ai plutôt l'impression que les choses se passent bien bah là où ça se passe bien je pense qu'il faut plutôt continuer ça suppose évidemment qu'ils soient respectés qu'ils aient la place qu'ils méritent au sein de l'équipe mais je ne vois pas pourquoi alors même qu'on a participé à un exécutif local on viendrait casser la dynamique qui a été construite après moi je n'accuse personne

2:12:06
Présentateur

je vous promets que je lirai leur programme il y a une question de ressources c'est à dire que le parti a besoin de ressources y compris pour distribuer à ses cadres vous connaissez la science politique là vos ressources au PCF c'est énormément ce vivier de mer je pense qu'il y a un gâteau en fait il y a un gâteau et que les insoumis voudraient une part de ce gâteau

2:12:23
Ian Brossat

et moi je pense qu'il faut que le gâteau soit plus gros donc en gros qu'il y ait davantage de communes qui soient gérées par la gauche ce qui permettra à tout le monde de sortir gagnant de ces élections municipales pas forcément d'alliances en défense

2:12:33
Présentateur

mais des alliances possibles en attaque

2:12:35
Ian Brossat

ouais bien sûr enfin non moi je suis favorable à l'union partout oui mais en l'occurrence je comprends voilà et je pense que c'est comme ça qu'on s'en sortira à l'échelle locale comme à l'échelle nationale Emile oui alors

2:12:46
Intervenant

là malgré tout il n'y a pas de censure immédiate donc il y aura des discussions de budget qui vont commencer je ne sais pas dans quel ordre au Sénat, à l'Assemblée, etc mais bon puisque le Premier ministre propose que vous votiez j'imagine que malgré tout il y aura des propositions on va essayer de faire passer des amendements à ce budget pour qu'il aille dans le moins mauvais sens de votre point de vue c'est quoi les priorités que vous avez pour améliorer dans le mesure du possible le budget puisqu'il sera peut-être voté malgré tout

2:13:19
Ian Brossat

pour moi il y en a quatre la première c'est de parer tous les mauvais coups qu'il y a dans ce budget toutes les saloperies qui étaient contenues dans le budget Bayrou et qu'on retrouve dans le budget le corps nu il faut veiller à les supprimer ils sont quand même allés jusqu'à taxer les apprentis il faut le faire quand même donc les mêmes qui prônent la valeur travail au passage donc premièrement supprimer toutes les saloperies qui sont contenues dans le budget deuxièmement évidemment pousser vers la suspension de la réforme des retraites enfin veiller en tout cas à ce que cette suspension de la réforme des retraites soit effective troisièmement des mesures en matière de pouvoir d'achat notamment par le biais de la baisse de la CSG sur les salaires la CSG étant une taxe profondément injuste par rapport aux cotisations sociales et quatrièmement des mesures de justice fiscale c'est tout le débat sur la taxe Zuckman par exemple mais en tout cas on a là à mon avis les quatre priorités qu'on doit être capable de porter la gauche n'a pas été capable de se rassembler sur la censure j'espère au moins qu'elle sera capable de se rassembler sur ces combats là

2:14:23
Présentateur

elle doit être où la ligne rouge des socialistes pour toi le moment où ils disent là on arrête on censure là on peut pas aller plus

2:14:29
Ian Brossat

mais moi je pense que la ligne rouge a déjà été franchie moi je pense qu'il fallait voter la censure ce matin donc je vais pas vous dire que bah oui pour moi les quatre sujets c'est ceux que je viens d'évoquer mais honnêtement comment pourront-ils si les choses restent en l'état ils vont pas pouvoir voter le projet de loi de finances de la sécurité sociale je suis bien d'accord gel de toutes les prestations sociales toutes gel des allocations familiales gel de l'allocation adulte handicapé gel de l'allocation de rentrée scolaire blocage des pensions de retraite enfin faut lire quand même la litanie des mesures qui sont contenues dans le budget c'est le pire budget depuis qu'Emmanuel Macron est président de la république enfin on va quand même pas leur épargner une censure donc à mon avis on se paye un moment qui est pas très agréable à l'intérieur de la gauche mais à la fin une fois qu'on aura la réalité des prix la censure s'imposera comme une évidence j'ai une question

2:15:26
Présentateur

une question peut-être un petit peu théorique historique bon vous avez vu il y a eu une offensive des riches les riches de la tech les riches chez nous de Bernard Arnault qui poussent vers l'extrême droite toujours plus il y a un effet politique aussi de enfin ils essaient d'utiliser leur argent pour avoir une influence politique très très forte que pense le parti communiste parce que eux ils sont à l'offensive est-ce que vous pensez que la gauche aurait à gagner à avoir un plan d'attaque contre les riches que ce soit contre leur puissance médiatique c'est-à-dire il va falloir faire à un moment éclater les monopoles de Bolloré et d'autres gens mais aussi leur pouvoir économique est-ce qu'il faut moins de riches est-ce qu'il faut des riches moins riches est-ce qu'il faut des riches qui partent dont on saisit les biens non mais quelle est la ligne quelle est la ligne que devrait avoir la gauche et quelle est la ligne du PCF par rapport à cette grande bourgeoisie qui tire tout le pays voire le continent vers l'extrême droite

2:16:18
Ian Brossat

mais bien sûr qu'il faut qu'on soit plus offensif alors je sors de la théorie je reviens sur ce que j'ai constaté moi comme élu le pire communautarisme le pire séparatisme auquel j'ai été confronté comme élu local comme élu local c'est le séparatisme de la grande bourgeoisie moi je me souviendrai toute ma vie de la gueule des gens que j'avais en face de moi de la haine que j'avais en face de moi quand on était à l'université Paris-Dauphine dans le 16ème arrondissement et qu'on leur a annoncé l'installation d'un centre d'hébergement pour des personnes dans la Boulogne je me souviens mais une bande de racailles en vison que je n'aurais même pas imaginé en rêve et la force de mobilisation de ces gens la haine de ces gens et on a fini par l'installer et ça fait 10 ans que ça dure donc face à une bourgeoisie aussi agressive on a besoin la première des choses c'est qu'il faut tenir dans ces cas là il faut être capable de résister de ne pas lâcher si on avait lâché dans cette affaire on n'aurait plus été capable de faire un seul logement social dans le 16ème ensuite donc tenir et bien sûr être à l'offensive ça moi je le partage complètement et justement je trouve que depuis la rentrée notamment avec le débat autour de l'attaque Zoukman on a réussi à reprendre la main et donc il ne faut pas la lâcher

2:17:38
Intervenant

mais en fait je me suis dit que j'avais une question mais c'était du bis répétit parce que je vous écoute et à chaque fois je me suis dit effectivement il faut ce projet il y a eu cette ouverture la résistance face à une bourgeoisie qui est plutôt radicalisée on parle de la bourgeoisie mais il faut voir aussi le niveau de radicalisation du patronat dans la période avec post-réforme des retraites les licenciements injustifiés de beaucoup de syndicalistes etc et je me dis vraiment Yann est-ce que vous pensez que face à cette radicalité en face de la bourgeoisie mais aussi de la Macronie c'est possible de se faire désincarner par le parti socialiste c'est-à-dire vraiment je n'ai que cette question en tête je suis désolée si vous estimez que la ligne rouge a été franchie pourquoi encore travailler avec le parti socialiste si vous estimez qu'il faut se mettre à la hauteur d'une bourgeoisie radicalité pourquoi travailler avec le parti socialiste

2:18:33
Présentateur

c'est-à-dire partir dans une telle bataille avec des alliés si peu fiables

2:18:35
Intervenant

c'est compliqué quand même

2:18:36
Présentateur

Yann Brossard

2:18:38
Ian Brossat

parce que je reste convaincu que l'objectif qui doit être le nôtre c'est la conquête du pouvoir et la conquête du pouvoir ça suppose de rassembler une majorité de gens et si vous voulez rassembler une majorité de gens vous avez y compris besoin que cette partie de la gauche-là qui n'est pas la mienne soit représentée dans le rassemblement que vous faites et vous savez je prenais les alors je ne dis pas qu'on a tout bien fait mais l'installation d'un centre d'hébergement dans le 16ème du logement social dans le 16ème on l'a fait dans une majorité de gauche à majorité socialiste où les communistes étaient des alliés minoritaires je ne dis pas que ça a changé la phase du 16ème arrondissement mais ça montre que y compris avec des alliés socialistes en l'occurrence majoritaires ce qui n'est pas le cas du PS aujourd'hui à l'intérieur de la gauche à l'échelle nationale on arrive malgré tout à changer un certain nombre de choses mais si vous voulez me dire qu'on n'est pas sur la même ligne que les socialistes moi je suis favorable à ce qu'on dépasse le système capitaliste eux sont convaincus que le capitalisme est indépassable et qu'il faut l'aménager évidemment qu'on a une divergence et ça n'est pas une petite divergence mais nous sommes condamnés à mon avis à travailler ensemble surtout qu'on parlait de la bourgeoisie depuis tout à l'heure mais il y a un élément nouveau vous en avez peut-être parlé dans une autre émission mais qui est quand même une rupture majeure c'est qu'on a aujourd'hui une bourgeoisie qui est prête à servir de marche-pied à l'extrême droite une bourgeoisie qui considère que Macron est cramé et que les libéraux n'ont plus aucune crédibilité et donc le joker qu'il nous sort maintenant c'est l'extrême droite et on est exactement dans ce moment-là en ce moment à l'instant où on se parle et donc face à cette union des droites sous la pression du capital je ne vois pas bien comment on peut se payer le luxe d'une gauche divisée

2:20:20
Intervenant

et vous parliez du fait que la différence entre le parti socialiste et votre ligne c'était que l'un le parti socialiste pense qu'on ne peut pas dépasser le capitalisme et qu'il faut dans ce cas-là aménager et vous au contraire pensez que c'est possible de dépasser le capitalisme mais que ce n'est pas possible de prendre le pouvoir sans faire alliance avec une partie de cette gauche-là etc.

c'est quelque chose qui m'a été rabâché toute ma jeunesse dans l'associatif toute ma jeunesse et la réalité c'est qu'en fait quand on voit ces alliances ces alliances tirent toujours du côté des personnes qui sont les plus dominantes qui maîtrisent le mieux justement le système politique qui sont les plus à droite les alliances produisent des compromis droitiers d'une certaine manière et je me dis est-ce que vous pensez vraiment que c'est prendre le pouvoir en alliance avec le parti socialiste qui permettra de dépasser le capitalisme ?

2:21:10
Ian Brossat

est-ce que vous avez le sentiment qu'en 2022 et en 2024 on s'est accordé sur un programme au rabais ? Est-ce que vous avez le sentiment que ce programme était tellement au rabais qu'il a empêché de mobiliser un certain nombre de gens ? C'était pas un programme

2:21:25
Présentateur

de transformation de la société c'était un programme de gestion pour les années qu'il y avait là

2:21:30
Ian Brossat

mais qui était en tout cas qui était très différent de ce que les français ont expérimenté à leurs dépens pendant le quinquennat Hollande par exemple heureusement sinon on n'aurait pas fait le score qu'on a fait vu le dégoût que ce quinquennat a suscité dans l'électorat de gauche et en particulier dans les classes populaires après le sujet c'est effectivement quel est l'équilibre des forces de gauche qui génère ce rassemblement on n'est plus dans une période où la social-démocratie était hégémonique à gauche et tant mieux et donc profitons-en pour construire un rassemblement qui soit sur une ligne bien à gauche plutôt que sur une ligne sosolande c'est quoi la suite

2:22:13
Présentateur

du programme pour le dialogue entre les partis de gauche on a vu là ces deux dernières semaines des réunions s'organisées sous des formats différents avec les socialistes sans les socialistes avec les insoumis sans les insoumis pour parler de l'assemblée pour parler un peu des municipales pour parler aussi de 2027 à quoi on peut s'attendre là dans les semaines qui viennent est-ce qu'il y a des rendez-vous qui sont prévus ?

2:22:38
Ian Brossat

j'ai compris qu'il y avait une accélération de rendez-vous quand l'hypothèse d'une dissolution était très présente dans les têtes de fait la censure n'ayant pas été votée le corps nu ayant gagné un peu de temps il y a moins d'urgence et à mon avis je vous donne mon avis comme ça je pense que les discussions vont surtout se replier sur les élections municipales moi je vous parle pour moi en tout cas mon souhait c'est que dans les semaines qui viennent on soit surtout capable de construire le rassemblement de la gauche pour ce qui me concerne à l'échelle de Paris et pour d'autres dans leur commune de fait c'est la première élection qui vient donc c'est là-dessus qu'on se concentrera après il n'y a pas que les élections dans la vie et il y aura aussi je l'espère des mobilisations sociales des manifs des grèves qui devront concentrer notre temps et notre attention enfin on ne peut pas vivre à saut de moutons avec des élections en permanence voilà j'ai bien compris que vous disiez que je ne travaille pas mais je m'intéresse à plein de trucs quand même

2:23:33
Intervenant

non non c'était une blague d'Adèle j'ai compris Emile alors là peut-être plutôt vis-à-vis du porte-parole du PCF je ne me souviens plus quelle rose vous aviez dans la campagne de Fabien Roussel directeur de campagne c'est mon poste sur en fait un éventuel hiatus entre l'image du PSF aujourd'hui et les propositions défendues notamment je pense à Fabien Roussel une campagne qui était bon après une image lui-même qui s'est beaucoup distinguée évidemment c'est ce qui fait parler à les médias j'imagine que c'est pas tout à fait toujours ce que vous vouliez mais qui était très pour le dire très clairement saucisse-pneu

2:24:09
Présentateur

il y a une tradition au PCF du social chauvinisme

2:24:14
Intervenant

avec un peu franchouillard il a réactif ça voilà et un discours sur les jours heureux qui mine de rien avait un discours derrière mais qui renvoyait aussi à une image plus passée de l'époque où c'était bien et quand on regarde le programme du PCF moi j'ai regardé à l'époque il y avait six piliers il y en avait quand même un qui était sur le sexisme et un sur le racisme discrimination donc quelque chose qui n'a en fait quelqu'un imagine un victoire de droite un peu pourquoi pas en fait voit ça il n'est pas du tout d'accord avec le programme donc est-ce que dans la communication qui est faite la manière dont le PCF se construit une image distingue des autres partis il n'y a pas eu un petit désajustement

2:24:50
Ian Brossat

si si sans doute enfin en tout cas par exemple vous prenez moi je suis le premier je pense à être capable d'avoir un regard critique sur mon parti vous évoquiez les questions de lutte contre le sexisme par exemple le parti communiste à mon avis un problème qu'il n'a pas toujours eu d'ailleurs une difficulté en tout cas un manque d'incarnation féminine évident évident quand je regarde notre groupe à l'Assemblée Nationale il y a un manque de femmes manifestes ce qui n'est pas le cas au Sénat on a longtemps été on l'est toujours d'ailleurs les seuls à avoir un groupe paritaire et un groupe présidé par une femme en l'occurrence mais de ce point de vue là oui on a énormément de progrès à faire et j'emporte peut-être ma part de responsabilité déjà en tenant le crachoir de fait c'est moi qui parle et pas une femme pour nous mais en tout cas ce qui est sûr c'est que sur ce sujet là par exemple il y a un problème voilà moi je le dis je le reconnais et donc il va falloir qu'on progresse dans les années qui viennent si on veut être un vrai parti féministe qui incarne ce combat mais je le dis et c'est d'autant plus douloureux qu'une fois de plus ça n'a pas toujours été le cas Marie-Georges Buffet a été secrétaire national du parti pendant une dizaine d'années et candidate à l'élection présidentielle le parti présentait des femmes aux élections alors même que les femmes n'étaient pas éligibles bref on a su mener ces combats là et on doit être capable de retrouver ce souffle là vas-y Safia

2:26:19
Intervenant

non non c'était juste c'est plus un commentaire qu'une question mais n'hésitez pas à réagir mais c'est que j'ai l'impression que dans la question d'Emilien on a parlé du sexisme et du racisme et ces derniers temps ces dernières années au PCF ce qui est questionné pour toute une partie de ma génération notamment c'est pas tellement la question du sexisme c'est la question notamment de la question sur les oppressions racistes et de l'islamophobie qui est beaucoup discutée à l'aune du PCF parce qu'en fait il y a la question où on est marqué alors c'est peut-être effectivement plus la génération de nos parents de nos grands-parents mais par la génération Marchais au PCF et qui effectivement a beaucoup revendiqué la question d'une classe ouvrière blanche avec le drapeau bleu blanc rouge et donc du coup vous avez répondu sur l'aspect sexiste mais vous m'excuserez j'ai l'impression que c'est une réponse plutôt facile quand dans la période j'ai pas l'impression que ce soit tellement ça qui soit questionné vous voyez

2:27:11
Présentateur

oui parce qu'on parlait de social chauvinisme ou de côté un petit peu réel de c'était mieux avant et puis en effet sur les questions de non mais j'entends

2:27:17
Ian Brossat

ce que vous dites après moi ça me fait bizarre et je vais vous dire pourquoi moi j'ai adhéré au parti et les premières affiches que j'ai collées je me souviens j'avais 14-15 ans c'était des affiches pour la libération de Moumiah Abu Jamal à l'époque et d'ailleurs comme sénateur je lui ai rendu visite en prison puisqu'il est malheureusement toujours en prison le combat de mes camarades d'avant enfin beaucoup de mes camarades d'avant ont adhéré au parti communiste pour la libération de Nelson Mandela moi je me souviens ma première manif j'avais 6 ans j'étais sur les épaules de ma mère c'était devant le sang de Georges Pompidou pour la libération de Nelson Mandela donc le combat antiraciste c'est un combat qui a animé des générations d'adhérents du parti et même du temps de Georges Marchais et je sais les critiques qu'on peut faire sur ce que nous disions à l'époque j'ai retrouvé parce que je suis chargé entre autres de la communication au parti des affiches magnifiques pour le droit de vote des résidents étrangers y compris dans les années 80 où par ailleurs on pouvait dire des choses qui étaient effectivement problématiques ce que je veux dire c'est que c'est pas aussi simple que ça et que y compris à l'époque on portait des combats émancipateurs après est-ce qu'on le fait suffisamment aujourd'hui au vu des commentaires que vous faites non mais en tout cas moi ce sont des combats qui m'animent et depuis longtemps et je le dis aussi comme élu du 18ème qui a toujours été attentif à ces questions on doit les porter davantage à l'évidence mais pour me battre par exemple face à la droite au Sénat sur les enjeux d'immigration j'ai plutôt le sentiment de mener cette bataille mais peut-être pas suffisamment c'est sans doute plus

2:28:56
Présentateur

à Fabien Roussel qu'à toi que ce procès est fait effectivement dernière question vers quoi on se dirige pour 2027 selon toi moi j'ai l'impression qu'on part sur une candidature Mélenchon une candidature Glucksmann une primaire au milieu et tout ce beau monde se retrouve dans l'opposition à Jordan Bardella c'est un peu défait je suis désolé mais c'est l'annonce censure de ce matin qui m'a mis le moral

2:29:16
Ian Brossat

en fait je nous trouve tous un collectivement et particulièrement les partis de gauche surpessimistes enfin je nous trouve plus pessimistes que les gens non c'est vrai la preuve c'est qu'on a été agréablement surpris par le résultat des dernières élections législatives et qu'on a été agréablement surpris par la première manif de rentrée il y avait énormément de monde et donc je pense qu'il y a plus d'optimisme plus d'envie chez les gens parfois que chez certains responsables politiques de gauche et donc j'aimerais plutôt qu'on s'inspire d'eux et qu'on se dise que le pire n'est jamais sûr et que la victoire est possible restez optimistes merci beaucoup

2:29:52
Présentateur

Yann Brossard d'être venu sur le plateau de Backseat pour répondre à nos questions merci Yann je te laisse quitter le plateau on va conclure cette émission on va conclure cette émission merci chers amis chroniqueurs et chroniqueuses lourde l'actualité en ce moment enfin lourde complexe très politicienne aussi il se passe beaucoup de choses à l'Assemblée Nationale il va se passer beaucoup de choses dans les semaines qui viennent on a essayé de faire le meilleur backseat possible dans ces conditions mais je crois qu'on a réussi c'est la première fois que j'ai rencontré monsieur le sénateur monsieur le sénateur monsieur le sénateur on a oublié de lui poser

2:30:29
Intervenant

la question de la dépérissement du sénateur on peut pas se passer un peu en plus je voulais lui poser j'ai complètement zappé j'avais une question

2:30:35
Présentateur

que mon chat adore sur quand est-ce qu'on supprime le sénateur et bah je poserai hors caméra et je vous donnerai sa réponse demain en stream non pas demain la semaine prochaine non c'était très très cool merci beaucoup les copains merci beaucoup débattu dans le chat ce soir parce que les questions qui ont été soulevées n'ont pas été simples évidemment restez attentifs soutenez Backseat on continuera évidemment à vous traiter de l'actualité politique dans cette belle émission merci beaucoup le public merci la régie merci les chroniqueurs les chroniqueux c'est la fin de cette émission salut à toutes et à tous

2:31:04
Locuteur

ciao bye bye