Y aura-t-il encore des retards de train sur la ligne 4 Paris-Troyes après son électrification ?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Jean Castex, PDG de la SNCF, était ce mercredi 8 juillet à Romilly-sur-Seine pour la pose du premier poteau caténaire pour l'électrification de la ligne Paris 3. Une étape importante pour un chantier conséquent.
C'est un des plus importants de France, tout simplement. C'est un chantier qui arrive dans sa phase finale, objectif août 2028. Il y a encore quelques étapes à franchir, mais là, c'est absolument irrémédiable. C'est un chantier, oui, de plus de 450 millions, vraiment, tout, il faut mesurer. Donc l'électrification de Paris 3, un grand combat des élus locaux, des élus de ce territoire que je veux saluer parce qu'ils ont eu raison de le mener. C'est un combat de plus de 40 ans. Pour certains, c'est l'aboutissement, au fond, d'abord d'un long combat collectif porté par les élus locaux.
Et j'ai été aux avant-postes comme maire de Troyes, évidemment, et président d'une agglomération qui était la seule agglomération du grand bassin parisien à ne pas être électrifié, en forme d'injustice. Et puis la correction également de ce qui était notre intuition et qui devient aujourd'hui une réalité. Notre intuition, c'est qu'en augmentant la qualité de service sur cette ligne, on allait augmenter la fréquence. Et ça devenait un atout rentable pour la SNCF. Et la deuxième intuition, c'est qu'on ne pouvait pas continuer à laisser perdurer sur des bois, des michelines qui produisaient du CO2 et donc qui polluaient l'environnement.
L'électrification aura donc des effets positifs pour notre planète, mais aussi pour les usagers de la ligne 4.
L'installation de la caténaire, ça permet d'utiliser des trains électriques à la place de trains diesel, donc naturellement des trains qui émettent moins de CO2. On voit bien tout l'enjeu de maîtriser les émissions de CO2 avec les évolutions du changement climatique. Il faut absolument qu'on lutte contre ce changement climatique. C'est aussi des trains qui ont des meilleures capacités d'accélération et donc ça va permettre de gagner quelques minutes. Ça va donner de la fiabilité sur le réseau. Et puis c'est vrai qu'en refaisant les ponts, en refaisant des aménagements, on a une ligne qui se modernise.