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Discours / meetingClémentine Autain· 7 janvier 2022 5 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleJustice

Violences faites aux femmes : nous sommes loin des exigences #Metoo

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « nous sommes le 4 janvier et cette année déplore déjà trois féminicide »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « la faiblesse de l'action publique est inacceptable coupable criminelle »
  • 1:23Invité politiqueChiffre
    « un quart à un tiers des affaires ne sont toujours pas jugés dans les délais les six jours imparti pour délivrer l'ordonance de protection »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « une femme qui a vu son petit garçon mourir sous les coups de son mari est venu me voir dans la plus grande détresse »
  • 2:48Invité politiqueFait
    « le bureau de l'assemblée nationale a refusé de lever son immunité parlementaire comme le demandait le magistrat »
  • 4:12Invité politiqueChiffre
    « sans une loi cadre assorti de moyens et des moyens ça veut dire qu'il nous faut au moins un milliard pour l'ensemble de la chaîne »
  • 4:52Invité politiqueFait
    « les mouvements féministes ont pu arracher l'égalité dans la loi au 21ème siècle cette égalité doit devenir réalité »

Temps de parole

  • Clémentine Autain100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Clémentine Autain

monsieur le ministre mes chers collègues nous sommes le 4 janvier et cette année déplore déjà trois féminicide si l'on ne peut pas arrêter du jour au lendemain les violences intrafamiliales la faiblesse de l'action publique est inacceptable coupable criminelle et mes chers collègues c'est d'un enjeu politique éminemment politique la lutte contre les violences faites aux femmes aura peut-être été le plus grand serpent de mer de ce quinquennat sacrée grande cause nationale par emmanuel macron alors a fait l'objet de toutes les promesses en plateau de toutes les agitations en hémicycle pour se fracasser sur le mur de l'austérité le défaut de moyens humains et financiers et donc de volonté politique a emporté tous les discours il ya bientôt quatre ans j'appelais déjà à cette tribune à la promulgation d'une grande loi sur le modèle de ce qu'ont fait les espagnols en 2004 je le rappelle une vraie loi une loi cadre contre les violences sexistes et sexuelles et depuis qu'est ce qui a été fait des articles de loi éparpillés en plusieurs textes des redondances et des contradictions ja mais de plan de financement je suis désolé de nous voir loin si loin de l'exigence portée par la déferlante mitu nous revenons aujourd'hui sur l'application d'une loi votée il ya deux ans à l'unanimité à l'initiative des républicains et en l'absence remarquée de madame schiappa ce texte avait lui aussi ses nombreuses insuffisances son aveuglement complet à l'égard de la dimension éducative et préventive leskiw permanente des moyens attribués aux professionnels et aux associations là comme ailleurs le vert était en réalité dans le fruit depuis le début alors ne faisons pas aujourd'hui trop les étonner en constatant deux ans plus tard qu'un quart à un tiers des affaires ne sont toujours pas jugés dans les délais les six jours imparti pour délivrer l'ordonance de protection ou que la généralisation des bracelets anti rapprochement se fait tristement attendre alors les maigres avancées rendue possible par ce texte elle reste pour moi dans l'ombre de tout ce que nous aurions pu de tout ce que nous aurions dû faire depuis bien longtemps mes chers collègues à tremblay-en-france dans la circonscription que je représente une femme qui a vu son petit garçon mourir sous les coups de son mari est venu me voir dans la plus grande détresse avec ses deux enfants elle vit dans un hébergement d'urgence malgré les interpellations répétées preuve s'il en fallait que tout ne s'épuise pas dans la réponse pénale mes chers collègues même notre hémicycle compte un député qui multiplie depuis plusieurs années harcèlement et menaces à l'encontre de son ex femme elle est pourtant titulaire d'un téléphone grand danger elle bénéficie d'une ordonnance de protection et je rappelle que le bureau de l'assemblée nationale a refusé de lever son immunité parlementaire comme le demandait le magistrat pour pouvoir tout simplement faire avancer cette affaire preuve s'il en fallait que notre volonté prétendu soi disant partager de protéger les victimes peuvent vite trouvé ses limites je voulais dis sincèrement monsieur le ministre je ne me ferais jamais les manquements de cette loi encore aujourd'hui révèle l'incompréhension massive d'une domination masculine qui doit être chassé dans chaque pan de la vie quotidienne et vos propos madame kuryk qui renvoient la responsabilité aux seuls auteurs de violences franchement ça montre à quel point la dimension systémique systémique et profondément viriliste qui est empreinte d'une histoire patriarcale à travers le monde et bien cette compréhension de ce caractère systémique au fond elle n'est pas partagée elle n'est pas comprise de façon partagée et c'est là où la politique arrive c'est pourquoi c'est une question politique parce que sinon comprenons pas dans ce sens là alors nous n'apportons pas les mêmes réponses à des problèmes que nous pouvons déplorer ensemble je suis député d'un département qui a été le premier à se doter d'un observatoire des violences envers les femmes qui consacrent la coordination et c'est très important entre les acteurs depuis les services de police et de justice jusqu aux associations militantes et nous savons en seine-saint-denis à quel point la réduction des dépenses publiques est un frein à la protection des victimes et à leurs acomptes agne mans c'est pour cela que sans une loi cadre assorti de moyens et des moyens ça veut dire qu'il nous faut au moins un milliard pour l'ensemble de la chaîne eh bien nous ne nous en sortirons pas et nous pourrons toujours parlé nous serons condamnés condamné à voir les drames se perpétrer sans cesse alors mes chers collègues je ne peux me réjouir du bilan de cette loi parce que je vois à travers ses carences le bilan raté d'un mandat au 20e siècle les mouvements féministes ont pu arracher l'égalité dans la loi au 21ème siècle cette égalité doit devenir réalité et pour cela les mots ne suffisent pas