Femmes dans la rue : enjeux de santé physique et mentale
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Laurence Rossignol va pas tarder oliviare Richard ne va pas tarder mais effectivement elles savent déjà ce que je vais dire au départ donc mes chers collègues qui vous toutes être là nous poursuivons nos travaux sur les femmes dans la rue avec les quatre rapporteurs nommés par la délégation sur cette thématique agè éven à mes côté Marie Laur finerort Olivia Richard et Laurence rousignol qui ne devrait pas tarder à arriver nos tables rondes ce matin notre table ronde ce matin est consacré aux problématiques de la santé physique et mental auquels sont confrontées les femmes en errance parmi les 330000 personnes sans domicile en France aujourd'hui on compte 40 % femmes seules ou bien souvent avec des enfants ces personnes sont majoritairement hébergées en centre d'hébergement d'urgence ou en centre d'accueil pour demandeur d'asile ces solutions sont temporaires et incertaine chaque mois chaque semaine chaque soir parfois il leur faut rechercher une nouvelle place d'hébergement la nécessité première de trouver un toit pour elle et pour leurs enfants prime sur toutes les autres préoccupations et notamment celle de prendre soin de leur santé parmi les personnes sans domicile on parle pas assez de la santé des sénatrices mais donc parmi les personnes sans domicile 30000 personnes sont environ dont environ 3000 femmes sont dites sans abri c'est-à-dire passe la nuit dans la rue je ne dis pas dorme dans la rue à des seins car ces femmes ne dorment pas elles se cachent et sont en alerte constante pour éviter d'être des proiess et échapper aux violences dont sont victimes 100 % des femmes après un an passé dans la rue nous pouvons imaginer les conséquences de cet état de veille permanent sur leur santé physique et mental au cours de nos auditions et de nos déplacements à Paris à Marseille et en sc saintenis les enjeux d'accès aux soins nous sont apparus essentiels la rue use elle provoque un vieillissement accéléré des troubles liés à une mauvaise alimentation et une dégradation de la santé mentale or la plupart des femmes en situation d'érance n'ont pas accès aux soins ce qui est particulièrement problématique lorsqu'elles sont enceintes ou qu'elles présentent des pathologies graves pour mieux appréhender ces problématiques nous accueillons ce matin pour l'agence régionale de santé la RS d'île-de-fance Luc ginau directeur de la santé publique et Laurence desplques pédiatre responsable du départ périnatalité santé de l'enfant santé de la femme pour la ville de Paris Véronique boulingué c'est comme ça qu'on le dit boulinguis boulingué sagefemme PMI hors les murs et Isabelle sucet sous-directrice santé des enfants parentalité santé sexuelle de la Direction de la santé publique pour le réseau de santé périnatale solidarité Paris maman solipam Île-de France féliciaa Juno zulovit euh féliici voilà excusez-moi merci présidente chef de service de la maternité de Montfermeil et Clélia Gasquet Blanchard directrice pour Médecin du Monde rafica becer facilitatrice communautaire à Nantes Sylvaine de vriillant coordinatrice du programme 4i impacte des lieux de vie informel un stable un salubre et un digne sur la santé à Nant toujours et Marion mutier référent de santé au niveau national bienvenue à vous et merci pour votre présence vous êtes nombreux je vous remercie de bien vouloir vous en tenir à 10 minutes d'intervention liminire par structure afin de laisser du temps aux questions de nos rapporteurs et aux échanges avec les membres de notre délégation je laisse dans un premier temps la parole aux représentants de Médecins du Monde qui nous dresseront un premier tableau général des problématiques de santé physique et mentale rencontré par les femmes en situation d'errance à partir de leur expérience de terrain et d'un programme qu'elles ont mis en place à nante merci beaucoup merci beaucoup de nous avoir invité et laisser la possibilité un petit peu de de témoigner donc en effet les équipes de Médecins du Monde constatent au quotidien les difficultés auxquelles les personnes en situation d'exclusion sont confronté et parmi elles les femmes et les minorités de genre sont font face à des difficultés é exacerbé un état de santé qui est particulièrement dégradé ce qu'on voulait dire en premier lieu c'était que il n'y a pas de pathologie en fait de la précarité ni de la vie à la rue ni du sansabrisme par contre bien sûr on va trouver des facteurs de risque augmentés des prévalences plus importantes de certaines pathologie et des sévérités qui sont aussi plus importantes les femmes sans abri sont souvent discriminées stigmatisé et réprimé et par la même elles sont surexposées au risque de violence lié au genre et ça avait été beaucoup abord je crois sur une audition avec des acteurs sociaux elles sont plus exposées au risque d'infection VIH aux hépatites et aussi aux grossesse non intentionnelle elles ont parallèlement moins accès à de l'information en santé information assez générale au dispositifs pour se protéger au dispositifs de prévention et aussi au dispositifs de prévention en santé sexuelle et reproductif et dans nos programme c'est assez flagrant notamment sur le pardon le dépistage des cancers de col de l'utérus ou près de 9 femmes sur 10 que l'on accueille dans nos programmes n'a jamais eu accès à un dépistage du cancer du col de l'utérus ou en tout cas ne sait pas s'il en a déjà eu un et c'est un fait qu'on retrouve aussi sur un difficulté d'accès à de l'information sur les l'interruption volontaire de grossesse si on s'intéresse plus spécifiquement au logement le logement estun déterminant majeur de la santé et l'impact des habitats qu'on dit instable indigne informel et insalubre sont multiples quelques exemple pour un petit peu illustrer quand on n' pas accès à de l'eau et à des toilettes en fait on se rend compte sur nos programmes que ces femmes elles ont plus de mycose et plus d'infection urinaires tout simplement parce qu'il faut se retenir d'aller aux toilettes quand on n pas accès à de l'hygiène aussi simple que des douches au niveau dermatologiqu nos médecins constatent très fréquemment des des infections dermato qui sont initialement bénines et qui en fait sont à des stades de surinfection la vie sans abri la vie contactte des déchets des sites pollués parce que c'est ça aussi d'anciens sites industriel d'anciennne gare routière bien ça expose à un contact privilégié avec des nuisibles qui sont eux même transmissibles d'infection ça renforce les pathologies tout ce qui va êre allergie pathologies dermato pulmonaire et aussi on se rend compte alors même si c'est difficile d'avoir des chiffres mais c sites très pollués en fait il y a de nombreuses infections à contamination au métaux lourds et notamment je pense au saturnisme chez la femme femme enceinte avec des conséquences pour l'enfant de carence et de retard de développement la vie à la rue aussi expose plus aux violences et on retrouve beaucoup un des diagnostics principaux sur nos programmes ce sont les douleurs ostéoarticulaires et aussi des traumas physiques qui sont persistants après de nombreuses années parce que non traités maltraités on le verra parce qu'il y a des nombreuxes obstacles à l'accès aux soins et puis aussi parce que l'habitat instable ne permet pas un accès au soins permanent et des soins durables et puis faut pas oublier l'isolement social l'épuisement psychique que ce soit du fait de l'incertitude de l'avenir de la dépendance à un tiers du fait de devoir tous les jours chercher une alimentation les démarches administratives qui sont longues et interminable le stress et bien tout ça augmente le risque de pathologie dépressive de trouble du comportement d'anxiété du trouble du sommeil voilà un petit peu sur les aspects santé et puis euh ce qu'on se rend beaucoup compte aussi sur nos programmes c'est que quand les personnes arrivent à accéder aux soins ben déjà les obstacles sont quand même assez nombreux euh les horaires euh les permanences le fait qu'il faut prendre de plus en plus des rendez-vous de plus en plus via des applications numériques hein il y a quand même le le tout numérique qui a un frein majeur les barrières de la langue aussi et bien l'instabilité de vie rend plus difficile le suivi d'un parcours de soins et très souvent on se rend compte que ces parcours sont morcelés avec des retards de recours au soins et des renoncements au soins qui qui sont très importants pour ces femmes avec des conséquences on je pense particulièrement notamment sur les pathologies chroniques qui nécessitent des suivis régulier et diabète hypertension artérielle sur les programmes France de Médecin du Monde donc on a une cinquantaine de programme à la fois en France métropolitaine et en Outremer euh nous avons deux types d'intervention euh à la fois sur des programmes fixes de type centre d'accueil C pardon d'accès au soins et à l'information euh et sur ces programmes pour accueillir ces femmes on essaie de réfléchir à des modalités d'intervention qui sont spécifiques avec des permanences qui sont dédiés des horaires décalés des systèmes de garderie aussi pour permettre aux femmes en fait de de d'être disponible pour l'accès aux soins et puis nous intervenons aussi à travers des dispositifs mobiles d'aller vers les personnes et notamment comme le en parlera un peu plus ma collègue sur le programme catri vous avez déjà mentionné impact des lieux de vie informels instable insalubre et indigne sur la santé qui vise en fait à créer du lien avec les personnes qui vivent dans ses habitats précaires pour répondre à leur problématiques de santé et l'expérience de terrain a montré qu'il était un levier important à utiliser c'était les actions collectives et les groupes de paroles qui permettent à la fois de faire émerger les problèmes de santé des personnes de trouver des solutions avec elles et euh d'être aussi un une forme de soutien euh de soutien social pour ces femmes je vais laisser ma collègue vous en dire un petit peu plus de de ces de ce programme et après je reprendrai la parole juste pour quelques recommandations j'ai juste oublié de préciser que nous étions filmés voilà mais merci euh bonjour je m'appelle Rafika je travaille à médecin de monde je suis facilrice communitaire je suis ici aujourd'hui pour porter la voix de femme en général la femme qui souffre en silence qu'elle soit enceinte avec ses enfants ou seul qui vit dans la rue la femme qui a besoin protection et de soin de soin la femme qui convaincant qu'elle fit en fus couche en raison de stress et l'anxiété de le tristesse figou de le froid et de la menace dans agression sexuelle parce qu'il n'y a pas d'endroit au sabrite la femme qui souffre de plusieurs maladies comme le diabète le cancer de sein et l'hpation actuell avec toutes ces maladies vous les trouvez dans la rue si a mangé le matin elle ne sait pas que elle ne sait pas qu'elle va trouver manger le soir si elle dort quelque part aujourd'hui demain ne sait pas où aller dormira par exemple j'ai rencontré une dame qui vit de la rue qu'il souffre de diabète il a suivi en traitement pendant 3 mois l'assistance sociale de la passe de il lui demandé d'appeler le 115 pour avoir une chambre parce qu'elle é c'est très fatigué il avait besoin de se reposer pendant seulement 2 semaines et élogit pour le 115 après le 115 lui a demandé de libérer la chambre pour la liissé d'autres personçnes même si elle était très fatiguée ils lui ont demandé de partir ce n'est pas facile d'accepter cela de la part d'un femme malade il souffrait dans la rue depuis 1 an et demi sans savoir où aller ni où dormir la despoir de la tristesse laamtum de la vie de le son corps comme moi et comme n'importe quelle autre femme qui souffre parce que moi aussi j'étais dans la rue enceinte avec ma fille et je me sens comme les autres je n'avais rien à manger ni endroit où aller dormir comme ma fille dit j'ai faim ces sentiments très difficile pour tout le monde l'enfant a besoin d'un endroit chaleureux et un droit sptial pour jouir et sousir et profiter de son enfance toutes ces situations sont difficiles et encore plus difficiles lorsque vous êtes hbergé chez quelqu'un dans sa maison et le contrôle votre vie et vous regardez avec un sans raison vous n'avez même pas le droit d'utiliser de l'eau et de prendre une douche ou la vie du vêtement jusqu'à ce que vous vous allez vous couchz vous ne dormirez pas bien parce que votendit toujours de même mon de la part de la part S qui vous dire ce n'est pas vous qui payez les factures je dois quitter sa maison quand il part le matin il revient quand il revient soir j'accepte tout cela parce que je connais pas d'autre choix que la rue une femme a toujours besoin de quelqu'un qui soit si côé qui l'aide lui parler l'écouter comme moi quand j'avais besoin de parler à quelqu'un jusqu'à ce que rencontre des médecins de monde pour la première fois je pensais que leur travail é le soin des des enfants comme la piami mais il est il il a pour moi et pour les autres personç le présente régulière sur l'hôtel j'abrite ma ma fille de bien m'a permis de sortir de la chambre et de la dépression et de la tristesse à moi et toutes les femmes qu'il a manque quelqu'un pour parler parce que quand on par sa soulage vous le trouvez dans la rue aussi en femme porte un sac lourd dans lequel a mis ses affaires personnelles il cherche des endroits que aller pour trouver des vêtements et dans la nourriture et de douche et Mang et se coucher vous le trouvez à dormir à partir de la lieu publi si le temps et le soleil mais si le pleut vous le trouvez à dormir sur le les pont et certains euh nous connaissons pas bien les lieux il reste de la rue il sou complètement par exemple le mercredi il n'y a pas aucun il n'y a aucun association qui fournit de la nourriture pour les femmes seules donc nous achetons le pain et le partageons ensemble pour le manger avec le L et afin sans fier de notre notre fin c'est la vie de la femme de la rue malgré sa tristesse il la fatigue il le trouvez sourant avec vous et discute et parfois vous la trouvez triste seul sans qu' personne ne la voit surtout ses enfants elle doit être fort dev voir elle pourra pas supporter tout cela pourorte force d'un femme ne pourra pas supporter le froid et de la nuit c'est la vérité F il ne pourra pas supporter le foi de la nuit c'est la vérité il ne pourra pas supporter la faim elle souffre en silence avec en de leur intérieur que personne d'autre qu'elle ne verra nous ne ristera regarde le courage de la patiente et femme de la rue merci je me permets de reprendre la parole juste pour quelques propositions au regard des de nos expériences des programme trois propositions tout d'abord la première agir sur le logement et l'accès au logement comme un déterminant majeur de la santé c'est nous semble vraiment être l'élément le plus un des éléments essentiels c'est de renforcer l'offre d'hébergement logement adapté au besoins des femmes et des couples c'est-à-dire des espaces de vie suffisants une cuisine disponible et la prise en compte notamment du conjoint dans les sorties de postspartum améliorer les conditions de vie sur l'ensemble des squats bidonville et campement avec une sécurisation minimale de l'eau de l'hygiène et de l'assaainissement mettre un terme aux politiques et pratiques qui alimentent le sansabrisme et renforce l'éloignement de la la santé notamment tout ce qui est problématique d'expulsion en 2uxème point mieux adapter l'offre de soins qu'elle soit préventive et curative au besoins spécifiques des femmes et des minorités de genre sans abri là encore en renforçant les moyens attribués au dispositifs existants qu'il soit mobile un dispositif d'allé vert de médiation en santé mais aussi fixe les permanences d'accès aux soins de santé au niveau des hôpitaux publics la médecine de ville et les acteurs du médico-social et promouvoir et financer des activités de groupe renforcer les moyens alloués aux structures de prévention de soins de prise en charge notamment spécifique sur les violences liées au genre et l'accès aux interruptions volontaes de grossesse avec notamment ce qui passe aussi par la formation la sensibilisation des professionnels et puis assurer une présence des structures on va dire de proximité d'accès au droit n'oublions pas aussi l'accès au droit qui est essentiel pour l'accès à la santé pour tout ce qui va être démarch administrative et des et mais également des des professionnels de santé et on entend des permanences physiques sans rendez-vous ou je le redis hein le tout numérique est une barrière extrêmement importante avec un accès aussi l'interprétariat professionnel en santé qui est une volonté mais un véritable déploiement et une sécurisation financière notamment sur la médecine de ville ou plus largement les acteurs médicos-sociaux de ville et puis en 3isème lieu favoriser le décloisonnement des approches l'interdisciplinarité et l'intersectorialité que ce soit au niveau local il y a de plus en plus de dispositifs au niveau des départements portés que ce soit par les départements plutôt au niveau national il y a un enjeu fort à favoriser l'interconnaissance et la coordination de ces acteurs puisque ça fait des fois un peu mil000feuilles il est difficile même pour nous acteurs de terrain de réussir à s'y retrouver et un niveau plus global de renforcer l'interministérialité et sa traduction au niveau local sur des problématiques qui sont croisement de différentes compétences notamment l'accès à l'eau sur les terrains merci merci beaucoup et merci beaucoup madame pour ce témoignage je me tourne maintenant vers les représentants de l'ARS île-de-fance Luc gin et Laur des planques qui pourront nous apporter un regard institutionnel et nous présenter les les enjeux d'accès aux soins des femmes en situation d'errance d'un point de vue de santé publique comme d'un point de vue financier ils pourront nous exposer les actions menées par la RS en matière de prévention dépistage et traitement du VIH des hépatites du diabète des cancers ou encore des maladies cardio-vasculaires de prise en charge de la santé périnatale ainsi que de prise en compte des enjeux de santé mental à vous merci madame la Présidente merci mesames les catrices de d'avoir invité l'agence je crains que notre propos ne soit plus modeste que le paysage que vous nous suggérer de brosser complètement évidemment dans la position dans laquelle nous sommes on a essayé de vous présenter et de présenter ensemblé parlementairire plutôt des éléments sur les réponses que nous mettons que nous tentons de mettre en œuvre que des éléments de diagnostic sur lesquels les autres intervenants sont probablement plus légitimes que nous on on on vient le voir euh juste en en terme de périmètre alors oui on fait il faut effectivement que je n'oublie pas que j'ai un machin à producter euh voilà donc en terme de périmètre on a essayé de se centrer sur sur une espèce de de on va dire de de voilà d'ensemble qui com à la fois les femmes à la rue mais femmes hébergées notamment dans hébergement fluide en particulier dans les CHU dans les hôtels et cetera ce qui a été abordé à l'inant euh et avec de une petite incursion ver un problème plus spécifique et le problème des femmes ENF des familles en bidonville qui sont l'objet pour nous de d'une d'une politique très spécifique euh et et qui probablement est plus plus ancienne que que que la précédente euh voilà donc le le premier point c'est effectivement est-ce que ça marche le truc oui ça marche euh juste je vais essayer de de baler rapidement les les quelques quelques réponsse quelques éléments de réponse don vous verrez qu'ils sont parfois complexes à identifier euh sur de manière générale la santé des femmes un certainement des des sujets que vous avez abordé euh pas forcément tous Je j'en suis j'en suis j'en suis déçu euh le premier point c'est d'abord se dire qu'en Île-de-France et je je redis que je ne parlerai que de l'Île-de-France puisque pour le coup à la fois nous avons une compétence régionale et puis je crois que la la spécificité francisne est quand même extrêmement forte sur ce champ-là quand je discutais avec mes collèges des autres régions on le sent bien euh bon l'enquête pour nous princeps qui date un peu mais qui finalement date pas tant que ça et l'enquête en femme que nous avions financé avec d'autres partenaires avec laadrille avec la Ville de Paris je crois et cetera euh don donc qui avait été financé qui lancé en 2011 les résultats ont été publiés en 2013 et donc vous voyez que les grandes données ne sont pas très surprenante en particulier sur l'impact de de en terme de santé mentale sur l'impact en terme d'absence de couverture sociale euh un petit point qui est qui est important pour nous en terme d'insécurité alimentaire on voyait bien en particulier dans les données biologiques que finalement l'anémie était moins importante que ce qu'on pouvait le craindre chez les enfants qui était par contre beaucoup plus importante chez les femmes avec des processus probablement de protection des enfants par les mamans qui induisaient si je ve dire une concentration des ressources alimentaires sur les enfants ce qui est un élément pour le coup ass assez nouveau par rapport à ce que nous à ce que nous avions avant comme information alors lever mon micro et là je ne c je crains que non par contre m'en rapprocher peut-être peut-être c'est possible voilà voilà voilà donc sur les données d' femme alors par rapport à ça les les réponses on a essayer de de finalement de classer les réponses en se disant aujourd'hui on a un dispositif franilien qui tourne autour de la grande précarité en général et en quoi est-ce que ce dispositif prend en compte les femmes ou pas c'estàdire que finalement il n'y a il y a très peu de dispositifs on les verra spécifiquement tourné autour des femmes par contre un C dispositif on ont vocation à accueillir toutes les personnes grande précarité qu'elle soit qu'elle soit sans abri qu'elle soit hbergé ou qu'elle soit dans d'autres sitations de grande précarité et donc vous voyez qu'on a un dispositif qui est finalement assez dense en Île-deFrance ou qui semble assez dense en îledefance puisqu'on a je vais pas vous relire tout le tableau mais on a quand même 68 passes hospitalière et avec un un nombre un pourcentage d'utilisation de s passe par les femmes qui est finalement très différent d'un territoire à l'autre la moyenne de 40 % mais ça monte en saintsan et à Paris et dans le 95 pardon à 53 % pour des raisons qui nous restent analyser je vous cache pas que la préparation de cette audition nous a amené à nous poser des questions sur lesquelles je vous dirais très franchement qu'on n pas aujourd'hui de réponse mais que par contre le fait de se poser ces questionsl pour nous une plusvalue de votre invitation euh nous avons également des des des passes ambulatoires qui sont spécialités franilien c'est-à-dire des passes que nous avons confié à à des à des opérateurs en général municipaux ou associatifs qui donc sont hors du milieu hospitalier et dont on voit que l'utilisation par les femmes est probablement plus important pour des raisons que là encore qui restent explorer et puis j'insiste un tout petit peu parce que je suis dans un milieu parlementaire et que c'est finalement vous qui décidait de la suite si je puis me permettre euh nous avons un dispositif qui est des l al santé des les donc ce qu'on appelle le soin résidentiel un dispositif très tourné autour des questions des santé des personnes en situation de grande précarité puis c'est un dispositif qui accueille de façon inconditionnelle donc ne dépendant pas de l'ouverture des droits sociaux des femmes ilant des problèmes de soins enfin des femmes des personnes hommes femmes il on des problèmes de soins nécessitant à la fois un hébergement et des soins relativement intensifs pour les les de santé et assez intensif pour les pour les lames c'est un peu différents pour les ACT et donc là vous voyez que l'utilisation est faite par les femmes 25 % pour les l de soin santé ce qui est probement supérieur je dirais à ce qu'on pourrait attendre au regard en particulier des personnes des personnes dans la rue donc ça veut dire qu'il a probement une meilleure orientation vers les li santé je sens que je suis en train de perdre mon public n'hésitez pas à me dire si je si je ne suis pas clair alors les soin santé c'est c'est c'est je reconnais quelque un défaut qui m'est très souvent reproché je je je je je crains de ne pas me corriger mon âge alors les les les soins de santé c'est dans ce que j' c'est un dispositif de soins résidentiel dans lequel les personnes entre sur Doss médical et reste en général théoriquement pour quelques semaines quelques mois dans la réalité soit un peu plus faute d'aval parce qu'il nécessite à la fois d'être hébergé et de disposer de soins chroniques les lames c'est la même chose mais pour des soins plus intensifs c'est en particulier souvent des personnes qui sont en fin de vie ou des personnes qui sont dans des dans état d' état assez aggravé donc on a moins de lâ la signification de la prod l l lit d'accueil médicalisé voilà lit d'hébergement sur santé voilà euh voilà et Act appartement de coordination thérapeutique donc les ACT c'est pour les personnes qui étaient ça a été les acétés ont été pensés initialement pour autour du VIH et ont été ensuite depuis très largement élargis à d'autres pathologies et donc c'est pour des personnes qui sont plus sur les soins chroniques de très long terme et c'est dispositifs qui théoriquement qui sont non conditionnés par l'accès au droit c'est fondamental parce que c'est une vraie différence par exemple avec le soin les soins de suite ou ce type dispositif hospitalier et qui théoriquement débouche sur de l'accès à l'hébergement de droits commun et donc sur lequel on a un enjeu majeur c'est c'est financi de ce qu'on appelle ce que vous appelez aussi bien que nous londam spécifique donc c'est c'est le trème secteur de l' spécifique voilà mais en général lesb les débats politiques se centrent sur les deux volets que sont les personnes âgées personnes handicapées et le troisième volet qui est le volet 10 personnes difficultés spécifiqu et celui-ci est souvent euh et souvent moins moins bien débattu alors que c'est un enjeu pour nous extrêmement important je suis en train de de de profiter pour faire passer quelques messages un peu en en flibust c'est un enjeu extrêmement important puis c'est c'est un levier majeur pour nous pour l'entrée dans les soins ou pour la continuité des soins pour des personnes qui sont en très grande précarité voilà donc vous avez le deux autres dispositifes dont je vous parlerai ensuite com je comends très ce qui est important pour nous c'est que dans l'ONDAM spécifique dans le débat dans dans Lam c'està-dire alors je dois allumer les deux allumer les deux micros et répondre à quatre parlementire l'exerci je viensexliquer l'ARM donc vous pouvez passer auj je passer au je je je vous suis infiniment reconnaissant d'avoir clarifié ce que je n'arrivais pas à faire euh voilà donc vous voyez que c'est quoi cette histoire d'onam spécifique l'ONDAM spécifique c'est c'est c'est le fait que dans dans l ceque vous discutez du projet de loi sur le financement de la sécurité sociale vous discutez C d'objectifs et de de montant financier dans laquel vous av en gros trois grands secteurs person les personnes âgées les personnes handicapées et un troisième secteur qui un secteur beaucoup plus faible effectivement d'un point de vue financier numérique qui est ce qu'on appelle les personnes difficultés spécifiques PDS c'est le troisème secteur et c'est ce secteurlà qui reprend euh le le les lit santé les lames et les autrement dit c'est ce sont des dispositifs qui ont été pensés pour des personnes qui n'avaient pas de droit ou pas encore de droit voilà donc c'est c'est une c'est une grande c'est c'est à la fois un grand grand enjeu pour nous et un tout petit enjeu financier par contre à l'échelle du financement de de la sécurité sociale et puis nous avons donc j'essaie de tenir mes 10 minutes n nous avons donc un C de dispositif mobiles qui sont dispositifs qui pour certains sont historiques les PP les équipes mobiles P PSI précarité qui sont des dispositifs qui sont basés autour des secteurs des hôpitaux publics psychiatri du secteur public et psychiatrie et qui ont une vocation à sortir de l'hôpital et aller vers les personnes à la rue où ébergé c'est donc des PP il y en a 23 en defance aujourd'hui le territoire est enfin totalement couvert et vous voyez que le leur fil active est de 32 % de fr ce qui est encore est est assez correct par rapport à ce qu'on pourrait craindre et puis nous avons c'est un élément nouveau euh depuis depuis depuis le Ségur 54 équipes mobiles que là je dire notre jargon nous appelons mesure 27 pourquoi parce c'est la mesure 27 des mesures du segégure de la santé qui avait été créé il y a quelques années et qui avait créé donc des équipes mobiles médico-sociales alors il y en a quatre sortes je vous ai par la différence entre les quatre sortes qui correspondent à peu près à autant d'administration centrale mais qui font grosso modo la mais c'est très simple pour nous il y a pour nous il y a sur le terrain il y a sur le terrain 54 équipes mobiles qui sont des équipes mobiles médico-sociales comprenant les travailleurs sociaux et des travailleurs et des personnels soignants avec des vocations plus ou moins spécialisé on en a un certain nombre en périnatalité j'en dire un mot et ces équipe mobile aujourd'hui constitue une un élément extrêmement important puis ils ont été progressivement mis en charge à partir monté en charge par de la création en 1900 en 2022 et vous voyez que 54chelle de de l'île-defance son en train d'en créer quelques autres de plus ça permet quand même une un vrai passage à l'échelle en terme d'équipe spécialisé dans le médicossocial qui vont euh qui vont au titre du service public voir les personnes la R et puis nous avons SEP passes mobiles qui sont des équipes plus médicalisées qui a également été créé dans le cadre du séure de la santé et qui vont vers euh avec des médecins donc les pass et les permanence d'accès aux soins permanence d'accès aux soins de santé qui sont des qui sont des sutifs qui sont hospitaliers créés par la loi couchner qui ne rajignit personne et qui et qui aujourd'hui ont été dotés de de enfin sont en cours d'être dotés euh de de d'équipes d'équipes plus médicalisé que les précédentes euh voilà et puis nous avons un dernier point c'est ce que nous appelons la mission migrant mission migrant qui est portée par le Samu Social de Paris chez nous euh qui est une mission que nous finançons pour des maraudes et des interventions beaucoup plus rapides et beaucoup plus ponctuel quand il y a des campements quand il y a besoin d'aller voir des personnes à la rue quand il y a besoin quand il y a une par exemple une une une une mise à l'abri qui qui qui s'organise euh de manière à P voir les gens au moment où ils rentrent dans dans les centres d'accueil mis en place par le préfet qui sont des équipes plus souples des équipes infirmières que que donc qui peuvent intervenir schématiquement du jour au lendemain C les équipes qu'on appelle en général quand on est prévenu qu' un campant est-ce que vous pouvez aller demain matin à tel ou tel endroit et qui et qui s'y rendent voilà donc tout ça pour vous dire que au moins îde-france mais je crois que c'est pareil même si mesure un peu moins dans notre région nous avons tenté de développer un réseau assez fort d'équipe mobilees relevant d'une d'une gouvernance publique même si elles sont portées par des associations des structures hospitalières ou des systèmes différents euh vous m'avez demandé de parler de la santé psychique je je vais pas m'étaler sur ce que ce qui a été dit euh de manière extrêmement démonstrative par par par médecin du monde ce qui sera dit par nos collègues qui vont suivre c'estement de dire que on a quand même une vraie question sur le fait que les données épidémiologiques de référence il dire datent un peu c'estàdire qu'aujourd'hui l'étude samantade qui est l'étude de référence anîle-de-fance date 2010 et que nous interrogeons pour savoir s'il faut pas voilà nous allons probablement la relancer parce qu'on a besoin de données épidémiologiques qui soi plus fes et plus systématique que ce qu'on a que ce qu'on a aujourd'hui les réponses que nous voyons sont les réponses qui sont des réponses polyvalentes c'est donc les uMPP dont je vous ai dit un mot c'est un chez soi d'abord qui est un dispositif qui permet de rentrer directement dans des logiques de logement et notamment de logements qui sont captés par soit soit dans les logements sociaux soit dans privé des personnes qui sont à la rue avec des troubles psychiques et qui est un dispositif auquel nous croyons beaucoup on a on a on est en train monté en charge on a une centaine de places qui ont été capté sur Paris on est en train d'en capter une centaine d'autres également sur le 92 sur le 93 et un che soit d'abord accueille 21 % de femmes ça n'est pas posi parce que j'ai eu le chiffre hier et puis on a des mesures que j'appellerai structurelles spécifique au sens d'elles sont pas spécifiques aux femmes elles sont spécifiques par contre à la grande précarité c'est en particulier le disposition le dispositif des psychologues en ahi et l'habitat euh en gros c'est c'est c'est l'hébergement c'est un sigyle du préfet c'est c'est CHU CHRS donc c'est l'hébergement de l'État et donc dans le cas des assises avec une for d'orthographe de la santé mentale on a 70 postes qui ont été pourvus aujourd'hui en Île-de-France qui sont des psychologues qui sont poissonnés dans les centres d'hébergement et à qui nous demandons d'être de déployer des prises en charge prioritairement sur les les CHU d'une en deuxième ligne sur les CHRS et qui dans certain territoires commence à s'organiser pour prendre en compte des personnes qui sont hébergées en hôtel et puis évidemment on a des des actions associatives très fortement soutenu par l'agence dans dans santé mentale je serai plus court sur sur la suite je vais essayer d'être plus court vous n avez interrogé sur la dictologie sur la dictologie il faut être assez franc la la démarche que nous avons est une démarche qui qui est finalement peu spécifique elle est peu genrée si j'ose dire dans dans le dans le dans l'approche à deux exceptions qui sont un dispositif mobile qui relève d'un réseau d'apsa don éventuellement Laurence zplan qui qui est notre experte sur ces sujets là pourra vousir mon et puis le fait que les les équipes de liaison de soinsctologiques sont des équipes qui sont positionné à l'hôpital mais qui font du lien entre les consultations les urgences et tout ce qui est autour de la dictologie sont sont l'une entre elles C celle qui est à Cochin et plus particulièrement orienté vers le lien entre dictologie et grande précarité au tour du champ de la périnatalité et puis jeis souhaitais vous faire un focus sur le craque euh parce que c'est quand même c'est quand un sujet qui aujourd'hui en région parisienne devient un sujet euh particulièrement émergent sur la question de la santé des femmes à la rue donc aujourd'hui c'est les les femmes parmi nous estimons qu'on a à peu près 30 % des consommateurs qui sont des consommatrices parmi les consommateurs de femmes de de craque à la rue qui sont caractérisé par une situation de risque maximale en particulier parce qu'elles sont sous la dépendance de réseau euh dont nous avons les pires difficultés à les faire sortir euh nous tentons d'adapter la réponse avec des résultats qui sont variables par exemple le centre le centre d'accueil de jour qui est situé P de la chapelle qui reçoit TR qui en 2023 reçu 3600 personnes c'est quand même pareil un 3600 personnes consommatrice de craque à la rue c'est quand même un volume qui est quand même assez conséquent chez 3600 personnes on avait 379 femmes qui utiliser l'espace et qui l'utilisaiit de façon plus intense que les hommes et on a mis en place récemment une une un là encore je je je perds mon mon non je disais excusez-moi si je disais que j'avais passé une soirée enfin une nuit porte de la Chapelle donc effectivement on se rend bien compte du vous voyez vous voyez vous voyez de quoi je parle parfait voilà et don et donc on est on est en train aujourd'hui de créer des temps dédiés aux femmes parce qu'onarrive pas complètement à à à trouver le le le voilà le mode d'accueil et de la même manière en terme d'hébergement nous nous réservons des places d'hébergement pour consommatrice des craqu euh dans deux équipements et euh là encore de façon un peu difficile pour nous et pour les équipes ces places en général sous-utilisées c'est-à-dire que nous les réservons toutes les nuits mais qu'elles sont peu utilis enfin elles sont elles sont utilisées mais elles ne sont pas elles sont pas très nombreuses il y a il y a à peu près une dizaine de places toutes les nuits euh dans dans deux équipements elles sont peu utilisé parce que les femmes hésitent à finalement euh échapper à l'emprise des réseaux euh qui sont particulèrement forte forte la nuit VO donc dans des lieux mixtes ou non mix et c'est lieux lieu alors on a tout essayé on a essayé les lieux mixtes et on a essayé les lieux non mixtes c'est pareil et c'est pareil et c'est pareil et et probablement les il semble de ce que nous disent les associations que les lieux non mixtes sont probablement moins utilisés que les lieux mixtes pour des raisons qui sont qui restent à à déterminer euh mais on est en train de travailler là-dessus avec avec les principales associations qui travaillent là-dessus avec d'ailleurs la ville de Paris également euh et puis nous mettons en place des des des des parcours dédiés en particulier pour le pour le la prise en charge le parcours de soins qui va qui va vers vers qui permet d'orienter ver vers des soins en région pour les logiques de cerage sur les questions de santé sexuelle et de viage j'avais prévu de de ne pas trop de ne pas trop m'étendre en gros la la la stratégie que nous avons est une stratégie qui consiste à soutenir des associations euh soit sur les projets polyvalents mais avec euh une une une focale particulière en direction des des femmes à la rue soit sur des projets qui sont des partenariat un peu plus un peu plus spécifiques je pense en particul à celui qui signal là qui associe le S social Bicha le kiosque en fait tout un C d'acteurs qui travaill auprès sur les questions santé sexuel auprès des femmes hébergées à l'hôtel deux mots justes puisque ça a été évoqué avant sur dépistage du cancer c'est pour nous une vraie question le fait que le dépistage du cancer du cancer du col lutérus et du sein il est en retard sur l'ensemble des femmes et il est encore plus en retard sur les femmes évidemment qui sont en situation de grande précarité euh donc nous essayons de tirer profit d'une réforme qui a été décidée récemment et qui fait que il y a finalement une espèce de répartition des rôles dans l'épistage du cancer l'assurance maladie devant prendre en charge l'épistage les le l'envoi des invitations au au au public je dirais toutvenant et l'agence est en chargé de déployer à travers l'opérateur que nous avons qui est le centre régional d'épisage de l'allé vert euh ça commence à se mettre en place ça commence à se mettre en place de manière très claire on on commence le chemin euh on commence le chemin notamment en terme de dépistage du cancer de l'utérus du col de l'utérus qui qui qui qui pose des problèmes plus plus complexe de de faisabilité la deuxième partie de mon sur lequel je essayer du coup d'aller un peu plus vite c'est C question de santé périnatalité alors que c'était là-dessus qu'on avait souhaité être peut-être un peu plus détaillé alors d'abord vous dire pourquoi est-ce qu'on vous parle beaucoup de focus périnatalité et mortalité infantile on on est dans nous semble-t-il peut-être je dis bien peut-être pour rester prudent dans un moment de bascu vous savez que la mortalité infantile est un sujet est un sujet français c'est c'est un sujet c'est un point sur lequel nous sommes très en tard sur les autres pays et que ce ce phénomène est extrêmement caricatural en Île-deFrance y compris les données l'Île-de-France sont probablement parmi les données qui qui qui créent données nationales difficiles jusqu'à présent nous savions que l'interaction entre la mortalité infantile et le contexte social est une interaction qui dépassait très largement la question des femmes à la rue qui en particulier était très fondé sur l'interaction entre le système de soins et des conditions de vie de travail de transport de précarité logement qui dépassait beaucoup plus qui emportait un périmètre beaucoup plus large que c femmes à la rue le sentiment que nous avons c'est que depuis quelques années il n'est pas exclu je dis bien il n'est pas exclu nous évoquons l'hypothèse que l'extension du sansabrisme et des conditions de la précarité d'hébergement des femmes nous amène à envisager un rôle possiblement plus important de la grande précarité dans la mortalité infantile ce qui nous amène à alors que les premières les études épidémiologiques précédentes les deux é que nous avions mené conduisent au fait que le sujet évidemment ça ça n'était pas sujet mais le sujet majeur de la mortalité infantile situé ailleurs situé sur le reste des conditions sociales aujourd'hui n nous avons une interrogation sur ce point-là et par ailleurs nous constatons c'est ce que je vais essayer de vous démontrer que les les les réponses que nous mettons en œuvre sont des mesures qui bénéficient à la fois aux femmes en situation de fragilité sociale et aux femmes en situation de grande précarité donc sur sur le cercle plus le plus réduit qui vous qui vous intéresse donc je vais rapidement passer sur les cinq voilà les cinq points sur lesquels nous essayons de porter notre notre effort euh avec des voilà le premier d'entre eux sur lequel je glisserai rapidement ces deux disques puisque nous en avons parlé c'est de le déploiement des équipes mobiles avec à la fois un all un allé ver généraliste qui fonctionne pour nous sur trois types d'équipe publi ou piloté par par la puissance publique dont on a dont on a dit un mot tout à l'heure sur les 54 équipes maies médicosocial j'en profite pour signaler qu'en Île-de-France nous avons spécialisé une dans la tuberculose ce qui est un sujet qui évidemment impacte évidemment vos préoccupations et puis un allé ver spécialisant en périnatalité sur lesquel nous avons trois types d'équipes là encore des équipes médicos-sociales périnatalité donc on a 5 en place et on va en déployer une supplémentaire les équipes mobiles dont mes collègues de PMI parleront et qui ne relève pas l'agence plus savantment que moi sur trois départements moins et puis toutes les équipes mobiles qui sont mandatés par l'agence ou soutenu par elle les équipes en particulier associativ puisque nous essayons de soutenir toutes les associations qui qui démontrent une cap cité à à à aller ver la deuxième sujet sur lequel j'aurais aimé prendre un peu de temps je regrette que je pense que je suis en train de d'exposer mon temps de P le faire c'est vous dire que parmi notre notre gros sujet il y a l'enjeu d'adapter le système de soins à de faire que finalement oui il faut des réponses spécifiques mais il faut aussi que le système de soin de droit commun soit en capacité de prendre en compte les conditions dans lesquelles vivent les femmes qu'elles soient en situation de précarité qu' soit en situation de pauvreté qu'ell soit en situation de difficulté sociale et cette adaptation du système de soin pour nous elle elle porte sur sur il y a on a deux types d'exemples je je vais vous dire des choses dont on est c'est un peu bête mais un peu fier peut-être le premier c'est que dans les suites de reméi nous avons travaillé c'est c'est tout tout ça a été conduit par par Laurence qui qui est euh voilà chez nous la la maîtresse de de ça les unités d'accompagnement personnalisé dans cet de maternité celles qui sont les plus exposés évidemment à la fois à la précarité sociale et à la grande pauvreté nous avons développé des des financés des des équipes qui travaillent de manière plus spéci pour des femmes qui cumulent des vulnérabilités parmi lesquelles les femmes à la rue avec des conditions d'exercice qui sont assez différents des autres maternités et avec des résultats qui viennent d'être publiés qui montrent que nous réduisons le taux de prématurité le taux de césarienne avec ce genre de démarche autrement dit c'est quelque chose qui non seulement a un impact sur la qualité de la prise en charge mais un impact également sur l'issue sanitaire de la prise en charge j'insiste un peu parce qu'en santé publique c'est pas tous les matins qu'on est capable de de de donner des chiffres disant en fait ça ça marche vraiment euh alors ça évidemment pour nous c'est important parce que ça ça ça ça emporte encore toutes les femmes qui sont en situation de vulnérabilité mais ça change aussi le rapport des équipes aux femmes les plus vulnérables et donc aux femmes qui sont à la rue et qui sont et qui sont sans logant et puis le deuxième dispositif c'est quelque chose qui a été expérimenté il y a cela quelques années désormais toujours dans le cadre de C futur ce ce fameux Ségure de la santé la mesure 27 qui est alors HSH HSR c'est l'hébergement soin résidentiel qui un dispositif qu'on a implanté à attissement ce qui se caractérise par le fait que il reçoit des femmes en général sans droit sans abri sans sans sans éébergement qui sortent qui sont enceintes ou qui sortent de couche et dans lesquel il y a des pathologies lourdes qui touchent soit le bébé soit la maman et qui avec une prise en charge qui est caractérisée par le fait que un c'est non conditionné au droits sociaux donc ça permet d'atteindre les femmes qui sont les plus difficulté ça permet de prendre en compte l'absence de logement et ça permet parce que c'est couplé avec dispositif du préfet qui est un CHU de ne pas séparer la fratterie ce qui est un élément également important le CHU de dans les mêmes locaux c'estàd qu'en fait le dans les mêmes locaux on a alors comme on dit on a brisé les silos je ne sais pas mais enfin en gros le préfet et nous avons mixé nos dispositifs et si vous voulez quand quelqu'un quand quelqu'un est hébergé à à Confluence le papa ne sait pas que son hébergement est pris en compte par le préfet et que l'hébergement de la M est pris en compte par tout tout ça c'est c'est transparent pour l'usager par contre ça permet pour nous de mixer des modes de financement qui permettent à la fois d'avoir du sanitaire du médicos-social et et de l'hébergement et ça permet quand même du coup de d'abord de répondre à des besoins on est sur les pathologies qui sont extrêmement grandv c'est c'est souvent des violences vécues très fortes c'est c'est des femmes avec des v des femmes avec des pathologies lourdes c'est enfin voilà c'est des choses qui sont qu choses complexes et ce dispositif là pour nous est une réussite absolument majeur et et nous sommes en train si les arbitrages financiers nous le permettent d'essayer de le repliquer euh puisque évidemment ça ça ça marche tellement bien que du coup ça ça symbolise quoi d'une certaine façon non c'est voilà c'est c'est c'est porté par une association c'est porté c'est porté par une association non c'est centre d'hébergement CHU chez nous c'est centre hospitalier universitaire excusez-nous chez vous aussi d'ailleurs donc là CHU c'est centre d'hébergement d'urgence donc je retraduis CHU et CHU c'est pas les mêmes con la cartepitalire deance [Musique] pasous je n'envisage pas qu' qu'après l'audition du préfet vous ne sachez plus ce que c'était qu'un CHU mais mais mais non non je plente non mais Cu avec la RS objectivement vous même quand vous dites C c'est pas la première chose qui vient à l'esprit je B une deè fois ma C sur sur ma ma pratique des ma pratique des des acronymes pour être assez Fran j'ai longtemps pensé que Cu c'était aussi centre hpital universitaire il m'a fallu travailler en santé publique pour pour abandonner mes anciens horipos et en prendre de nouveaux euh voilà don donc c'est c'est c'est un dispositif qui est extrêmement intéressant parce qu' il est pour nous dans cette mixité et ça répond je pense un peu aux questions que posait MDM qui est dans cette mixité euh entre une logique de soin et une logique d'hébergement le fait de de ne pas séparer de euh de je le le deuxième AX sur lequel je vais passer plus rapidement pour ne pas vous vous vous totalement vous assommer c'est le fait de renforcer la capacité des femmes à exprimer leurs besoins et nous développons aujourd'hui deux programmes l'un sur la médiation périnatalité qui là aussi je trouve rejoint un peu les préoccupations de de de nos collègues associatifs la médiation avec avec un interface qui est vraiment là pour accompagner la la l'appropriation par le système de soins des questions des femmes et la la la capacité des femmes à peser sur la manière dont elles sont prises en compte dans le système de soin et vous voyez qu'on est aujourd'hui on a 536 femmes qui ont été accompagnées en 2023 et on est en train d'étendre le programme progressivement sur les territoire les plus prioritaire et puis un programme un peu plus un peu plus on va dire pointu sur le développement de la littératie en santé périnatale qui est un programme dans lequel on travaille sur comment est-ce qu'on est en aide les là pour le coup l'acronyme l'acronyme est est décodé c'est la lecture voilà c'est la capacité des femmes la capacité des femmes à voilà à s'approprier à s'approprier le le finalement les pratiques et les vocabulairire et et les connaissances et donc c'est un programme qui est qui est qui est extrêmement sophistiqué sur lequel nous sommes appuyés par des collègues des collègu d'Australie et qui voilà qui qui commence à se déployer euh et puis là encore je j'espère faire éco à ce qui étéit dit avant moi nous considérons que le rôle de l'agence est de mener un plédoyer autour du sujet des femmes enceintes et sans abris et donc un plédoyer ça signifie que nous ne sommes pas là pour faire du lobbying nous sommes là notre rôle à nous nous ne sommes pas une association nous ne sommes pas un cabinet de conseil nous sommes là pour mettre en débat publici un certain nombre de données et mettre des données qui éclairent les politiques publiques c'est ce que nous appelons faire du pldoyer de là où nous sommes faire du ployer ça veut dire que par exemple nous avons financé enfem parce que nous savions que cette étude là risquait de pouit infléchir un certain nombre de de de politique publique ce qu'elle a fait nous menons parfois des études l'exemple c'est l'étude adoc la nuit du 4 juillet sur lequel nous avons décidé de faire une espèce de coupe sur qu'est-ce qu'il a été en île-de-fance sur les femmes qui étaient bloqué en maternité ou les faute d'hébergement ou les femmes qui à l'inverse éta était enfin l'vers était à la rue là encore d'hébergement et puis nous intervenons je je je je dis un peu avec une une forme de de d'une certaine façon de de là encore presque de fierté c'est pas le mot mais ENF de tranquillité nous intervenons fortement dans les débat sur les politiques structurelles je don deux exemple là nous considérons que le rôle de l'agence c'est de donner les éléments pour peser sur le schéma régional de l'hébergement et l'habitat et sur le schéma de développement régional de l'îledefance dans laquelle nous nous menons enfin nous contribuons au débat des fois nous sommes suivis par les décideur des fois nous ne sommes pas suivis des fois nous sommes partiellement suivis mais je crois que c'est important pour nous de POS dans des débats qui ne sont pas des débats sanitaires mais qui sont nous estimons nous avons une légitimité pour peser sur des débats sur l'aménagement sur l'hébergement sur les politiques de transport et nous l'assumons al parfois ça nous reproche d'être un peu en dehors de notre de notre cœur de métier enfin on pense qu'on est dans le cœur de métier et ça c'est global encore trouve dans une stratégie plus globale d'agance sur le l'articulation entre l'habitat logement et santé et puis le dernier aspect de ce point de vue là c'est de réduire l'impact sur le système de santé pérriinatal de la situation des femmes sans abriis c'est c'est un vrai sujet aujourd'hui vous le savez on a toutes les semaines entre 30 et 40 femmes qui sont en maternité après accouchement faute de d'hébergement euh alors c'est dramatique pour ces femmeslà c'est aussi dramatique pour l'ensemble des femmes parce que sur un hôpital commani qui est la maternité de niveau 3 du périmètre on a un ti des lit qui sont qui sont donc ça ça contribue à la crise hospitalière ça contribue à la à la voilà c'est un sujet qui dép ENF qui évidemment concerne dramatiquement les femmes concernées mais qui concerne d'une certainer façon toute la société voilà et donc nous de ce point de vuel nous nous avons comme stratégie de publier toutes les semaines le le l'état des lieux et l'adresser à l'ensemble DESC l'état des lieux pour ça d'abord pour repérer voyez qu'il y a des moments sur lesquels il y a des pics et là on dit il se passe vraiment quelque chose et des moments sur lesquels pour des raisons qui qui sont souvent des raisons de de libération de place et cetera ça ça va un peu mieux et puis nous avons surtout notre à nous qui consiste à notre grosse préoccupation de ne pas spécialiser certaines maternités c'est dire qu'il faut que il n'y a pas des maternités qui sont spécialisé dans les femmes les plus précaires ça ne peut pas être que s monre il la risière notre travail à nous c'est de dire toutes les maternités doivent prendre le leur leur leur compte et que des femmes doivent pouvoir rester en maternité enensite de couche faute d'hébergement pas uniquement à Saint laarébisière contreœil mais également dans l'ensemble des maternités concernées et donc ça c'est une circulaire assez directive qui a été envoyé par la directrice générale et un webinaire qui lui a été très très très collaboratif pour essayer de faire que le le le la préoccupation soit partagée par tout le système périnatal voilà ça c'était un beau graphie qui été fait pour vous expliquer comment tout ça part de loin arrive loin je ne vous le passe pas juste devant nous pour terminer pour nous nous considérons nous avons quatre quatre grandes lignes finalement devant nous la première c'est de renforcer la connaissance alors je dis en jeu nouveau euh mais oui parce que il y a deux questions qu'on se pose maintenant et qu'on se posait sous une autre forme pourement précédemment de renforcer la réponse propre de l'ARS nous avons nos propres responsabilités c'est le renforcement des équipes mobiles c'est le renforcement de l'adaptation du système de soins c'est une priorité très claire de nots pro région santé et puis d'accompagner vous avez vous avez entendu le préfet Marc Guillaume j'ai assez longuement nous notre rôle à nous c'est aussi de nous appuyer sur la stratégie de l'État en terme d'hébergement de faire que lorsque les centres d'hébergement sont ouverts pour les farmanci soyons capable de déployer des équipes d'accompagnement de faire que lorsque le l'État décide de d'orienter des femmes vers en région de voir comment est-ce qu'on peut faire pour qu'en région l'accueil se fasse de manière de manière positive et que les femmes soient pas conduites à revenir dans avec une rupture de soins c'est Don nous accompagnons sanitairement et puis de mobiliser évidemment le parar et les collectivité et en premierre lieu avec les PMI et départements je termine juste en disant que nous sommes en train de reconduire ou de réviser la contractualisation qui lit aujourd'h depuis depuis le plan de taquet qui luit l'État avec les collectivités et que nous allons essayer d'introduire si tenter que les collectivités l'acceptent nous allons essayer d'introduire une dimension autour de la grande précarité dans dans cette contractualisation j'ai explosé mon temps merci ou totalement totalement je je me suis dit est-ce que est-ce que quelqu'un est-ce que est-ce que quelqu'un va va va me je le craignais je le craignais bon cela dit voilà merci mais cela dit c'était effectivement intéressant d'avoir d'avoir ces chiffres mais malheureusement il faut avancer il est déjà 9h30 donc nous allons maintenant nous intéresser aux actions menées par la Ville de Paris afin d'accompagner les femmes enceintes les enfants et les familles sans abri avec notamment une sage femme volante Véronique Boulinguet qui est parmi nous ce matin et dont Laurence nous a signalé que vous étiez sur France 5 et euh redusion c'était une rediffusion et donc voilà et donc nous vous étiez dans le bestof et donc nous vous avons déjà vu donc vu à la télé ah ou voilà à vous alors du coup c'est moi qui vais introduire et puis laisser ensuite la parole à Véronique boulinguess pour le les explications plus précises déjà madame les sénatrices un grand merci de d'avoir invité la ville de Paris et notamment pour parler de notre dispositif spécifique de pémie hors les murs qui pour l'instant n'est qu'une personne mais on espère pouvoir étayer rapidement euh juste en terme de contexte la PMI à Paris c'est à peu près 500 agents c'est 50 centres de PMI municipaux et associatifs ce sont des puricultrices de secteur qui vont au domicile des gens ce sont des sages-femmes qui interviennent en maternité et au domicile des personnes j'insiste sur le mot domicile puisque quand on en a pas on est très en difficulté sur l'accompagnement qu'on peut à titre du droit commun donner pour ces femmes enceintes ou juste accoucher on a deux dispositifs dédiés pour les femmes à la rue euh donc une PMI hors les murs euh d' sur lequel on reviendra qui accueille à peu près 450 personnes par an euh non 500 pardon et un centre de protection maternelle qui est situé à l'Hôtel Dieu qui accueille et fait le suivi de grossesse des femmes enceintes à la rue jusqu'à 32 semaines d'aménoré donc c'est à peu près 8 mois de grossesse euh pour aller très rapidement nous on on cette prise en charge des femmes à la rue elle s'exprime effectivement avec les dispositifs dédiés mais en fait c'est une vraie réalité de notre droit commun et qui est de plus en plus marqu dans nos centres de PMI et par nos professionnels sur le terrain euh c'est lié évidemment au contexte national et parisien d'augmentation du nombre de personnes à la rue et puis de la saturation de l'hébergement d'urgence je pense que je vous apprends absolument rien mais en tout cas c'est un constat qui est de plus en plus fort auprès de nos équipes et sur lesqueles elles nous font de plus en plus de remontter d'une très forte précarité des complexités de situation qui rendent le suivi classique de PMI de plus en plus difficile et et aussi du coup une difficulté à être vraiment dans l'universalisme de la PM de pouvoir prendre tout le monde puisque du coup on se concentre de plus en plus sur les femmes les plus précaires ce qui est assez logique mais qui du coup est un petit peu contradictoire avec avec notre objectif cette augmentation des femmes à la rue on a un petit peu du mal à la documenter on voit que nous on a de plus en plus de personnes jeunes voire très jeunes de femmes migrantes avec des problématiques de psychotrauma comme l' indiqué tout à l'heure les collègues de Médecin du Monde on a des problématiques très très fortes d'hébergement contre servic donc d'emprise des systèmes de prot protecteur des systèmes de prostitution qui peuvent conduire à la fois à des grossesses non désirées avec toutes les pathologies qui vont avec ou à des situations de problématique VIH ist puisqueon a beaucoup de personnes migrantes qui arrivent en île-defance sans le VIH et on se rend compte que quelques mois après on a une forte augmentation de la prévalence VIH et ist sur les publics migrants en Île-de-France ça c'est plus le volet santé sexuelle que PMI mais en tout cas c'est c'est une des statistiques qu'on a pu remarquer et donc avant juste de passer euh pour le le le détail de de de des difficultés qu'on rencontre au quotidien à la rue vous dire justement Canté sexuel on a une augmentation assez forte he du public très précaire qui est reçu dans No centre de santé sexuelle sgide avec des situations de violence sex et sexuelle marqué euh nos sages-femmes de PMI elles sont de plus en plus confrontées au quotidienin aux femmes enceintes à la rue avec du coup l'impossibilité de faire des visites à domicile alors qu'on sait que ça a des risques majeurs pour l'enfant pour la femme pour le lien d'attachement euh parents enfants si on reste sur le le volet sanitaire des enfants qui arrivent souvent en PMI hyperactif avec des mères épuisées donc des espèces de contraste très très difficile en terme du lien d'attachement et du positionnement de l'enfant et de la et de la mère dans cette relation aujourd'hui en protection maternelle donc Volz sag-femme on est entre 20 et 30 % de nos données on a un/ers de données vides mais en tout cas sur les 2/ers de données renseignées on est entre 20 et 30 % de femmes à la rue suivies par nos sag-femmes et si je suis sur les centres de PMI en tant que hôtel donc plutôt le volet infanti c'est quand les femmes ont accouché on se rend compte que les mères mettent parfois plusieurs heures de trajet pour venir à la PMI qui est juste à côté de leur adresse de domiciliation puisque souvent elles sont logées très très loin en île-de-fance lorsqu'elles ont la chance d'être logé et elles viennent quand même on a eu quelques chiffres de PMI on a une PMI qui nous a indiqué 10 % de public à accueilli qui était à la rue une autre PMI sur voilà une petite étude d'une semaine sur une consultation une consultation c'est une demi-journée euh d'un médecin on a eu trois enfants sur 7p qui n'avaient pas de domicile sur la même semaine se enfants sur 14 n'avaient pas de domicile sur une autre PMI on a 62 % d'enfants et de mères qui sont soit en rupture d'hébergement soit en CHU et je n'ai pas forcément pris les les PMI les plus en difficulté en terme de territoire c'est vraiment très aléatoire sur Paris euh je voilà juste un ou deux petits exemples par exemple on a on a eu une jeune mère de 23 ans à la rue hébergé jusqu'au 1 mois de l'enfant environ euh pu brusquement plus de réponse du 115 elle a dû hospitaliser l'enfant autour de 3 mois ensuite elle a eu un logement par le 115 depuis la famille est à la rue donc l'enfant a moins de 6 mois une autre situation une jeune femme ivoirienne de 19 ans rencontré en maternité à 5 mois et demi de grossesse qui dormait à la rue ou dans des hôtels en bonlieue lorsqu'elle avait la chance d'avoir le 115 elle en a une première consultation de grossesse à 26 semaines d'aménoré ce qui est très très tard à 30 semaines d'aménorer on arrive enfin à faire une sérologie c'est les prise de sang euh VI plus plus on a pu l'orienter et on y reviendra sur des nos propositions sur les le CHU maternel d'iver qui accueille les femmes avec enfants qui a pu avoir du coup un accompagnement par une sage femme de PMI un suivi psychologique un lien avec une infirmière pour une PMI spécialisé sur le site donc voilà on voit que quand il y a un hébergement on peut commencer à prendre en charge un petit peu mieux les personnes et je vais laisser la parole sur l'expérience de terrain de ma collègue merci madame la Présidente merci mesames S ce de m'avoir invité je vais vous présenter les actions menées en PMI hors les murs mais aussi les difficultés que je que je peux rencontrer alors je me déplace sur l'ensemble du territoire parisien en fonction des besoins campement Squad gymnase maraude et toujours à la demande des partenaires notamment de l'unité d'assistance au sans-abri de la ville de Paris j'interviens aussi dans le cadre de permanence hebdomadaire dans quatre accueils de jour alors la précarité on a vu c'est un facteur de risque de mort était périnatal et pourtant on a encore trop de femmes enceintes qui dorment à la rue j'ai eu plusieurs témoignages de maman cet hiver qui dormait dans un locale poubelle avec leur enfant plus les tendru s'allongent on l' vu aussi tout à l'heure plus les douleurs somatiques liées aux conditions de vie sont nombreuses se rajoutent au signe de psychotrauma et ce qui me frappe c'est le stress permanent répété dans lequel vivent ces femmes tout cela ça participe vraiment à développer un état anxieux dépressif d'autant que les femmes enceintes elles voitent dans les accueils de jours d'autres mères avec leurs bébés elles comprennent que la naissance de leur enfant ne sera pas une garantie pour être abritée donc le on sait aussi maintenant que ce stress chronique a aussi des effets sur ce bébé à nêtre donc la parentalité tu l'as dit Isabelle peut être compliqué dans ces conditions et surtout les femmes mais sont épuisées épuisées chaque situation rencontrée en marud où en accue de jour nécessite en général d'initier un suivi médical alors on a beaucoup chance sur Paris et et voilà on a des centres médicaux-sociaux il y a les passes et cetera d'orienter bien sûr vers les PMI et je rencontre actuellement je trouve beaucoup plus de femmes revenant de province pour lesquelles le suivi médical ou PSI est à recommencer il y a des ruptures de soins il faut tout recommencer il faut aussi pouvoir trouver parfois très rapidement une mise à l'abri le réseau partenaire est vraiment très précieux toutes les femmes ont mon numéro de téléphone et vraiment n'en abuse jamais alors l'ouverture du CPM cité en 2019 a énormément facilité mon travail j'assure le premier entretien pour ces femmes enceintes et elles sont vues ensuite dans les 15 jours qui suivent et au CPM CIT l'accueil qui leur est réservé l'attention qui est porté à leurs conditions de vie font qu'elles s'y sentent vraiment reconnu elles apprécient le suivi qui leur est proposé tous les cas toutes mes collègues PMI que ce soit enfin l'ensemble de la PMI pour moi est une aide très précieuse que je n'hésite vraiment pas à solliciter alors nous sommes tout le temps confrontés à des décalages entre les préconisations médicales et ce qu'on pourrait mettre en place comment préconiser le repos à une femme enceinte quand elle n'a pas d'hébergement comment remplacer les visites à domicile si utile comment suivre les recommandations la vu tout à l'heure pour le diabète si la femme n'a pas possibilité de cuisiner ou de se rendre dans les restaurants solidaires parce qu'elles sont terrorisées par les contrôle dans les transports après l'accouchement la famille é hébergée pendant les TR premiers mois mais il y a souvent des ruptures c'est-à-dire qu'au bout d'une semaine la femme on peut la voir revenir avec ses bagages les cernes sous sous les yeux le bébé sous le bras en attente d'un renouvellement de son hébergement ça ça arrive très souvent pour moi c'est l'occasion de me pencher sur son dossier de regarder le compte derendu de regarder toutes les ordonnances je constate que tout n'a pas été bien compris les multiples informations sur le tant sur le plan administratif que dans les différentes prises en charge neut pas pas être toujours intégré par comme nous le voudrions par ces mamans quelques exemples parfois elles n'ont jamais entendu parler avant de visite post-natale de rééducation du périné de frotti même de le mot contraception toujours n'est pas non plus compris donc il faut le réexpliquer prendre le temps et puis une aide est nécessaire à chaque fois pour prendre les rendez-vous alors chaque accueil j'ai beaucoup de chance parce que chaque accueil de de jour a accepté de créer un partenariat avec la pharmacie du quartier moi ça m'aide beaucoup pour faire euh pour pouvoir prescrire mais je vois aussi des femmes revenir par exemple des urgences hospitalières qui n'ont pas pu passer par le le le Pharmacie centrale parce que c'était la nuit parce que c'était le weekend et cetera donc on arrive à dépanner si c'est pas trop cher à dépanner pour éviter de retourner à l'hôpital chercher les médicaments contrairement aux idées reçues choisir d'allitter n'est pas simple pour de multiples raisons notamment parce qu'elles sont exposées au regard dans des autres dans l'espace public alors la semaine mondiale de l'allaitement que je coord donne pour la PMI est l'occasion chaque année de mobiliser les professionnels de la PMI bien sûr des accueils de jour des centres d'hébergement et cetera et cette année le thème annoncé est réduire les inégalités soutenir l'allaitement pour tous bon la très grande majorité des femmes on le sait ont subi des violences sexuelles rares en effet sont celles qui ont eu un examen gynécoau ou des dépistages et je trouve que dans ces lieux ces accueils de jour où les femmes passent beaucoup de temps et bien c'est des lieux où on peut vraiment travailler tout ce qui est information prévention et je trouve que les ateliers que nous y menons suscite l'intérêt des femmes et la demande de consultation par la suite vers les centres de santé sexuelles et j'aime beaucoup animer ces ateliers avec une association qui s'appelle inter élan interculturel qui utilise une pédagogie non formelle très ludique comme le théâtre par exemple qui permet vraiment de capter l'attention de ses familles en proie à beaucoup de stress mais j'aimerais attirer votre attention sur sur la difficulté à rencontrer des travailleurs sociaux dans tous ces accueils de jour il y a à peu près entre un mois et demi et 3 mois d'attente quand c'est pas complètement saturé l'instabilité on l'a entendu de l'hébergement complique le suivi médical les interventions chirurgicales en gynéco parfois sont retardé reporté en attendant que la femme soit héberger l'impossibilité on l'a vu aussi de prendre des rendez-vous par exemple sur doctb avec des téléphones payer le refus d'admettre une femme en consultation si elle est accompagnée d'un enfant ça arrive l'inscription à l'hôpital reste compliquée sans domiciliation ni papier d'identité l'absence de solution pour le suivi des femmes qui arrivent avec un visa mais qui n'ont pas d'argent la difficulté de prise en charge pour la rééducation périnéale avec une aide médicale c'est souvent refusé en libéral je trouve qu'il y a aussi et peut-être on en reparlera des accueils qui sont pas forcément adaptés pour accueillir des femmes sortant de maternité et puis l'absence parfois d'être euh d'être hébergé en couple parfois c'est simplement la femme et pas pas le couple voilà et puis il m'arrive parfois d'avoir des choix impossibles à faire un enfant qui a rue avec la baricelle dans l'accueil de jour où il y a tant de proximité est-ce que c'est lui à qui on demande de ressortir ou est-ce que c'est aux femmes enceintes qu'on veut protéger qu'on demande de retourner à la rue là j'ai pas de solution merci pour votre écoute du coup peut-être juste en en conclusion quelques préconisations en tout cas propositions partager avec ma collègue et et nos collègues des services euh le sujet de l'hébergement favoriser l'hébergement longue durée pour ces femmes enencein avec des nouveaux nés sur les modèles du CHU d'iverie c'est-à-dire comme le disait Véronique bouling la possibilité de venir avec ses enfants la possibilité de venir peut-être aussi avec son conjoint parce que certaines refusent des hébergements qu'on leur propose parce qu'on leur propose d'être séparé de leur conjoint euh pouvoir sécuriser ce cet hébergement spécifique euh assurer un parcours de soins c'estàd dès la sortie de maternité que les femmes sortent avec des rendez-vous parce que sinon les P dès la sortie de maternité des rendez-vous en PMI avec le pédiatre ou pour faire les premières pesées les premières consultations pour pouvoir mettre en place au suivi gynécologique des femmes post accouchement on oublie vraiment très souvent on en parlait tout à l'heure sur la rééducation pérénéale euh et puis euh tout ce qui est un renforcement des équipes d'aller vert on l'a vu avec la RS et de la coordination des acteurs parce que c'est un vrai sujet où on est très nombreux et où au final on narrive pas tous à prendre en charge le le besoin donc on a un vrai sujet de coordination c'est l'éternel sujet des politiques publiques en France mais ça demeure central et puis euh faciliter les aides et les transports il y a plein d'aides qui existent mais euh voilà quand l' passe Navigo des 1000 jours comme le suggère Véronique boulinguess parce que quand on demande aux gens de se déplacer pour aller à un endroit puis un autre puis un hébergement et puis aller en prise en soin puis aller à la PMI et puis aller au restaurant solidaire tout ça ça existe tout ça c'est disponible mais on peut pas y aller parce qu'il y a pas de transport et pas de possibilité de financer le transport je vous remercie euh écoutez merci beaucoup pour pour ses interventions euh enfin nos dernières intervenantes du réseau de périnatalité solipam vont nous exposer les problématiques soulevé par l'accès aux soins des femmes enceintes des femmes ayant récemment accouché et de leur nouveau né ainsi que les actions menées par CIPAM pour mieux les accompagner et donc c'est à vous merci beaucoup tout d'abord donc je vous remercie de nous entendre et de l'intérêt que vous portez à ce sujet et nous sommes grés de vous préoccuper des violences vécues par ces femmes situations qui sont violentes aussi pour les équipes qui les accompagnent tant elle peineent à pouvoir avoir une action soignante à destination de ces femmes et je précise et je précise que j'englobe dans le soin ce qui relève tant du travail médical que du travail social et puisque vous nous en donnez l'occasion je présenterai donc succeintement solipam les difficultés rencontrées par les femmes enceintes en situation de rue ou des rances résidentielles qu'on peut qualifier aussi de situation d'hypermobilité et ce qu'elles impliquent l'empêchement des prises en charge qui met à mal les relations de soins la dégradation sévère de leurs états de santé et ceux de leurs enfants mais aussi l'assignation euh de ces femmes à la monoparentalité et euh en terme de recommandation on pensa à les évoquer plutôt dans le cadre de la discussion h le réseau de santé solipam donc solidarité Paris maman euh existe depuis 2006 et il fait suite au constat de professionnels de terrain inquiet du nombre croissant de femmes enceintes en situation de grande précarité à Paris car une grossesse à la rue est une urgence médicale la RS il de France finance la constitution de ce réseau de santé en 2006 et n'a eu de sa depuis de le soutenir et initialement Parisien ce réseau donc associatif et financé par Laars s'est régionalisé en 2012 pour les questions notamment liées à l'hypermobilité il a pour mission donc la coordination du parcours médico-social des femmes enceintes en situation précarité ce jusqu'au 3 mois de l'enfant né et cette prise en charge s'effectue donc par une équipe d'assistante sociale et de sag-femmes qui travaill en binôme en vue de d'essayer de sécuriser l'hébergement l'accès au droit le suivi de grossesse en facilitant l'accès et le maintien des femmes enceintes et ou de ses enfants dans des soins adaptés et en assurant aussi la mise en lien entre les différents professionnels et les familles entre 2006 et 2023 donc là je vous présente les chiffres à partir de 2019 mais entre 2006 et 2023 la file active croit et les difficultés de suivi avec notamment en raison de d'une mobilité forte à l'échelle régionale des femmes qui rend de plus en plus difficile leur ancrage dans un lieu et donc la possibilité de leur prise en charge la situation que je vous présente est bien en de ça de la réalité actuel sur le terrain comme vous le savez car le réseau solipam est loin d'accompagner l'ensemble des femmes qui en auraient besoin et du coup nous enfin voilà on il a tout un réseau d'acteurs avec qui nous travaillons et en 2023 549 femmes ont été accompagné durant une moyenne de 175 jours donc environ 25 semaines de leur grossesse ou de la naissance de leur enfant avec une filactive du réseau pour cette même année de 727 femmes et donc une augmentation de près de 10 % par rapport à à 2022 les demandes elles vont provenir pour moitié des femmes qui nous joignent via un numéro vert et pour l'autre de professionnel en majorité des départements de Paris de Scine Saint-Denis et du valdoise et ces trois départements en Île-de-France représentent 76 % des orientations qu'on peut nous faire et les principaux professionnels qui nous sollicitent sont les associations les PMI les maternité et les services sociaux de secteur ces femmes elles ont un âge moyen de 29 ans elles sont primip part dans 37 % des cas et majoritairement seul ou en couple sans enfants plus de 50 % des femmes ont des suivi de grossesse sous optimaux si on se réfère aux recommandations 2022 de la Haute Autorité de Santé et ces derniers impliquent un un recours tardif aux soins voire un non recours aux soins en amont de leur prise en charge à solipam et en effet ces femmes elles vont être orienter ou nous contacter autour de 22 semaines d'aménorer soit à mi-parcours de leur grossesse et ça va se coupler aux difficultés aussi d'accès au droit alors que très souvent elle pourrait en bénéficier puisqu'on a 52 % des femmes qui sont suivies qui n'ont aucune couverture maladie mais pas que on a quasiment 30 % 29 % d'entre elles qui n'ont pas de domiciliation administrative alors que c'est la première étape essentielle pour accéder à ces droits donc la situation d'une d'une vie à la rue elle va empêcher le bon déroulement d'une grossesse et au moment où je vous parle les possibilités de prise en charge sont toujours plus contrainte impossibilité d'héberger des femmes en urgence donc de plus de 7 mois selon les les critères de surpriorisation du 115 et pour des nouveaux nés de moins de 3 mois mais avant 7 mois on ne peut rien faire et après 3 mois on a des remises à la rue c'est la situation actuelle que vous connaissez très bien donc en 2023 le nombre de femmes en situation de rue suivie par le réseau connaît une augmentation importante on est passé entre 2022 et 2023 de 38 % à 53 %. donc ça induit un hébergement chez des tiers qui représente notamment le le mode principal des des d'hébergement des femmes qui sont suivies pour 42 % d'entre elles à l'entrée dans le réseau et on sait très bien que l'hébergement chez les tiers va s'associer souvent à l'incertitude de sa périnité risque de remise à la rue à l'arrivée de l'enfant qui porte aussi son lot de violence situation d'esclavage domestique entré forcé dans la prostitution et les ruptures d'hébergement vont être fréquentes et certaines femmes ont connu jusqu'à 40 hébergements euh référencés pendant leur grossesse par le Samu Social vous avez auditionné aussi Vanessa Benoît euh qui vous a informé sur ces questions et quand elles sont finalement hébergé par le 115 cet hébergement il est très morcelé de nuits dans le 93 3 nuits à la rue 5 nuits dans les ivelines et cetera et ça va rendre impossible un suivi de grossesse serein euh alors la conséquence de cette hypermobilité elle a aussi une conséquence sur donc le suivi de grossess qui est tardif et qui est tronqué et qui va participer à une errance dans le soin et donc on va rencontrer des difficultés très sévère à l'inscription en maternité en raison des tensions ressources humaines qui qui peuvent exister dans les maternité franilienne et qui qui implique aussi des transferts en fin de grossesse quand enfin l'hébergement est stabilisé et qu'un lieu de suivi ne peut peut être mis en place et ce phénomène il a donc un impact aussi pour le système de de santé qui est déjà en difficulté avec une errance forte souvent de ces femmes qui en cas de nécessité de soins vont avoir un recours aux urgences qui va être leur point d'entrée en maternité mais sans parcours coordonné de de soins possible et cette dynamique elle va gonfler le flux des services d'urgence où la réponse des soignants ne peut parfois être autre qu'un tri réifiant pour les patientes mais pour eux-mêmes et qui sont des patientes qui sont déjà en grande souffrance psychique en raison de leur errance et qui va mettre aussi à l'épreuve l'éthique en pratique des soins et dès lors si on observe depuis le terrain une dégradation des possibilités d'accompagnement ça participe aussi aux violences que peuvent vivre ces femmes dans leurs relation avec les soignants mais surtout ça constitue une perte de chance considérable pour la santé de ces femmes et pour celle du fettus durant la prise en charge à solipam on a 25 % de femmes qui vont être hospitalisé 23 % qui ont un état de santé altéré qui participent à rendre leur grossesse à risque ultérus multicicatriciel utérus polymyomateux à risque donc de nécrobiose augmenté pendant la grossesse hépatite B diabète de type 2 on a 30 % d'entre elles qui vont connaître des complications médicales durant la grossesse donc retard de croissance intrautérin prééclampsie diabète gestationnel insulinodépendant parfois qui est difficilement compatible dans son traînement avec une vie à la rue on a un taux de césarienne en 2023 qui est de 36 % contre 21 % en population générale un taux de prématurité de 13 % de 13,5 % excusez-moi contre un taux national à 7 % et en 2023 on a été confronté à une réhospitalisation de H nouveau nés un décès maternel laissant donc un nouveaué orphelin quatre morfsétaline utéux entre 22 et 38 semaines d'aménoré donc ces états de santé dégradé physique il sont aussi à mettre en lien avec la dégradation de la santé psychique de ces femmes qui est encore trop difficilement mesurable en tout cas pour notre réseau pour le moment mais je crois aussi de manière un peu plus générale seulement 65 % des femmes du réseau ont un accès à une consultation post-natale et c'est une situation qui se couple aussi avec l'augmentation du nombre de femmes victimes de violence conjugale mais pas seulement l'enquête des saphires qui a été une enquête financée par l'ANR qui a été conduite en 2020 et qui était en partenariat avec le Samu social elle mettait en avant le fait suivant dans les violences déclarées par les femmes qui sont gé dans les hôtels du 115 si une femme sur 4 a connu des violences pendant le parcours migratoire c'est une femme sur deux qui déclare avoir subi au moins une forme de violence depuis son arrivée en France rappelons aussi que la première cause de décès maternel selon la dernière enquête confidentielle sur les mort maternelle est le suicide maternel et qui représente 17 % de cette mortalité les femmes décédées par suicide étaient 95 % né pour 95 % d'entre elles né en France et une femme décédée sur 3IS était en situation de vulnérabilité sociale donc sans logement et face à l'impossibilité d'une existence décente ces femmes elles ont néanmoins aussi et c'est c'est aussi cette question qu'on peut peut-être essayer d'investiguer sur le leur état de santé psychique puisqu'elles ont la charge l'éducation le travail domestique mais aussi ces situations elles vont participer par ricochet à entraver la possibilité à assurer à leurs enfants de grandir sereinement et en bonne santé c'est une situation donc qui participe à de l'anxiété la psychique et à un risque d'entrer dans la dépression du postpartum très important c'est le sujet que nous investiguons donc dans l'enquête repère qui est financée par la RS et qui est conjointe au au SAMU avec le Samu social et donc je vous lèvererai un exemple à travers le un un extrait de contte-rendu euh d'observation dans un espace solidarité insertion dans le cadre aussi de travaux que je conduis euh en tant chercheuse à l'École des hautes études en santé publique et donc je je prendrai une situation d'observation vécue avec une sage-femme PMI hors les murs anonym euh donc Paris 18e mars 2022 femme rencontré une semaine après son accouchement par césarienne elle nous raconte après son séjour à la maternité elle est hébergée avec sa famille en hôtel 115 à sainttoin lône pour 3 jours la chambre n'est pas renouvelée elle doit sortir de l'hôtel le matin 6 jours après son accouchement retour à la rue à 18h la chambre la même lui est à nouveau attribuée occasionnant un aller-retour saint-toin lomône Paris sainttoin lomô en transport en commun avec ses trois enfants deux de ces enfants sont scolarisés dans le 18e elle a fait une hémorragie importante à sa sortie de la maternité et s'est retrouvé dans l'impossibilité d'emmener ses enfants à l'école mais aussi d'aller consulter elle finit par appeler le 15 donc pas pas le 115 hein le 15 et qui lui propose de l'hospitaliser et sans possibilité de faire garder ses enfants elle refuse et on lui prescrit un traitement le 115 lui a laissé lui a adressé une nouvelle proposition d'hébergement à Massip palzo à plus d'une heure en transport en commun son conjoint est parti nous dit-elle fatigué des allers-retours avec le 115 cette séparation des couples elle est souvent le fait de contingence tantôt lié à l'invisibilisation des conjoints en vue d'obtenir un hébergement pour la femme et les plus jeunes enfants au départ volontaire du conjoint à la mise à l'abri de la femme lors de situation de violence mais aussi elle participe à assaigner ces femmes à une monoparentalité éintante parfois très risquée qui se traduit jusque dans le corps de ces femmes fragilisées et dès lors ce contte ce contestte ce contexte excusez-moi masque que nombre de femmes vivent en couple avec leurs enfants que les conjoints sont présents essai de les protéger d'accompagner la grossesse et dans une recherche qui a été conduite en 2014 à solipam nous avions déjà montrer que la présence du conjoint auprès des femmes suivies par solipam était un facteur protecteur contre le risque de prématurité et de césarienne seul rempart protégeant la femme durant la grossesse qui est souvent dans dans le casadre de la grande précarité en défaut desétaayage social en brisant la possibilité de l'intimité familiale et en augmentant la possibil la mobilité de ces femmes c'est aussi l'enfance entourée et étayée de plusieurs adultes qui est empêché en vue certes d'une protection initiale contre les violences euh qu'ell et leurs enfants pourraient subir mais qui peut inversement aussi briser beaucoup de familles et je conclurai ma prise de parole par les vers de Jeanne benhamer et illustré d'une photo d'une jeune fille Kim Mora fière d'être photographié avec sa mère derrière poussant sa petite sœur traversant toute l'Île de France pour un rendez-vous médical pour nous rappeler à toutes et tous la poésie des liens qui existent dans la lutte impérieuse de ces femmes qui donneent la vie l'accompagne quelle que soit leur condition d'existence l'enfance de nos mères est une sans aveux nous y marchons pieds nus trouver pour chaque mot sa forme véritable c'était le lent travail des mèes elles apprêtaient le monde pour nous nous le nous ne savions rien de leurs besognes silencieuses sur leurs lèvres notre enfance muette aucune carte n'indique le lieu où elles sont restées sur les seuils lointains attentive comptant les pas qui nous séparent et puis ne compant plus dobant leur visage à notre inquiétude en silence lentement dans les pages qu'elles ne liront jamais nous écrivons nous habitons je vous remercie de votre attention merci beaucoup merci à toutes et tous pour votre participation à nos travaux et et vos propos très éclairants je me tourne maintenant vers mes collègues rapporteur qui présente aujourd'hui qui souhaite intervenir agè even en prier et ensite ares de Paro pour après sil a merci madame la Présidente en effet c'était particulièrement riche et très très éclairant et merci infiniment vous avez dit Madame que la naissance de l'enfant n'est pas une garantie pour être abrité c'est assez insupportable d'entendre ça mais je suis élu de Paris et on voit de plus en plus hélas des femmes avec bébés à la rue et je trouve que c'est presque devenu une normalité de voir ça dans une espèce d'indifférence générale c'est très très difficile de s'y résoudre mais il est vrai que Paris est devenu je pense un lieu de refuge et on voit de plus en plus de campement de gymnase d'écooles se transformer donc en hébergement puisque tout est plein comme un uf il n'y a pas de place et donc l'État a prévu des critères de vulnérabilité où on met en quelque sorte les publics en en concurrence mais on voit bien que ces critères ne sont pas respectés ne sont tout simplement pas respectés puisque vous l'avez dit euh une femme avec un nouveau-né à la rue encore une fois ça ça dépasse l'entendement donc moi je suis absolument convaincu qu'il y a un vrai sujet d'organisation territoriale et de logement puisque le vrai sujet le le sujet de fond c'est la crise du logement mais alors comment ça s'organise avec l'État puisque la ville de Paris a comme prérogative donc les enfants de moins de 3 ans et l'État a comme mission essentielle l'hébergement d'urgence comment ça se passe donc ville de Paris et et encore une fois cette question je la pose en tant que élu du 15e abondissement et avec l'État parce qu'on a reçu la dernière fois la la lors de la précédente audition le préfet qui nous disait que les choses se passaient très très bien mais est-ce que vous êtes aidé par l'État à Paris voilà c'était ça ma question merci je vous remercie cette question alors euh je je pourrais pas parler pour mes collègues de la direction des solidarités sur le sujet de l'hébergement d'urgence que c'est pas notre je voilà je sais pas en tout cas nous sur le le sujet périnentalité on est aider financièrement dans le pack des solidarités et dans l'ancienne stratégie pauvreté après c'est c'est plutôt de de l'intuititu personné j'allais dire entre les professionnels de terrain qui savent que potentiellement il y a une aide à tel ou tel endroit on travaille beaucoup entre associations on travaille énormément avec Utopia sur le la place de l'Hôtel de Ville parv l'hôtel de ville mais c'est pas forcément direct avec les services de l'État sauf si mes collègues me contredisent mais voilà je pense qu'on a quand même une forte séparation sur le opérationnel en tout cas puisque évidemment je ne vais pas dire que je travaille pas avec les collègues de Laars mais ça reste de l'institutionnel au quotidien effectivement re la périnatalité et le l'hébergement d'urgence on a une une distorsion assez forte je je juste un petit complément je crois que il y a un débat classique quand je suis arrivé si dire ces responsabilité là sur est-ce que lesbergement des f ancien enfant une compétence collectivité locale au titre de la PMI une compétence état au titre de l'hébergement le choix qui a été fait et par le préfet et par la RS en ce qui la concerne et de dire que il fallait largement dépasser ce débat là et ne pas s'enfermer dans un jeu de ping-pong qui peut exister dans certains endroits c'està-dire c'est pas moi c'est vous oui c'est la protection je crois je crois je crois je crois non je crois que dans la réalité dans la réalité ce qui se passe c'est que c'est que le préfet met met en œuvre avec les moyens dont il disose une petit déébergement qui vous a exposé j'ai lu ça ça son audition que les équipe de PMI intervienneent à Paris comme en saintani comme ailleurs voilà en complément de manière logique la RS essaie de faire je dirais le le le la jonction sur les questions qui sont de sa de sa propre compétence et l'intervention je trouve que le le en tout cas le débat de C'est pas moi c'est l'autre est un débat qui n'est pas au premier plan me semble-t-il des discussions politiques en Île-de-France euh je je je ne crois pas que le préfet dise c'est pas moi j'ai souv souvent madame dire c'est c'est pas de notre compétence c'est l'État qui nous donne pas les moyens pour éviter de retrouver tous ces campements à Paris qui sont vraiment malheureux et indiges en fait d'une ville comme Paris mais euh écoutez je je je n'ai pas comter le voilà ou telle position de d'élu par contre ce que je crois que c'est dans la réalité aujourd'hui euh les services travaillent quand même soit une F personnel soit de manière un peu plus qu'une tut personnel c'est il y a quand même une logique de de de voilà d'approche partagée de comment on fait face à une préoccupation commune qui impacte système de santé qui impacte évidemment les femmes système d'hébergement et qui impacte l'ensemble du champ social en tout cas je je je n'ai jamais entendu la pas service de l'État une position disant l'hébergement des femmes enceintes et et des bonné n'est pas de compétence état voilà c'est il n'y a pas il n'y a pas de renvoi il n'y a pas de voilà donc après après il y a des compéten constitutionnelle enfin institutionnelle pardon il y a il y a des il y a des politiques publiques spécifiques mais je crois qu'il faut pas il fautf je serai je minorerai si dire je crois qu'il faut en tout cas grossir les enjeux interinstitutionnels je crois excusez-moi je me permets de rebondir madame Olivier aussi derrière vous donc non mais je vous en prie sur cet enjeul là alors peut-être pas tant au niveau de l'île-de-franceance je laisserai les collègues mais donc médecin du monde juste pour rappeler qu'on n pas for forement que dans l'île-de-fance on est aussi sur tout le territoire métropolitain et outrem et c'était l'objet de notre recommandation 3 qui pour nous c'est un enjeu très fort que de renforcer cette approche partagée qui est existante sur certains territoires qui fonctionne mais qui n'est pas forcément vrai ou au même niveau sur tous les territoires et et c'est vraiment un enjeu force sur l'hébergement sur je le redis sur de l'accès à l'eau et de l'hygiène et de la sanitation ça ça nous semble vraiment très important ce n'est pas une réalité territoriale total partager madame olivie oui merci bonjour donc je suis cathel Olivier coordinatrice régionale pour Médecin du Monde en Pays de la Loire et peut-être pour vous donner aussi un exemple suite à une recherche scientifique qui a été mené et développé notamment par alors Julio borgy qui était interne en santé publique nous avons on pourra vous partager cette recherche mais du coup dans ce cadre- là nous avons rencontré différents interlocuteurs au cours de cette recherche qui était le conseil départemental de Loire Atlantique la ville de Nantes nous avons travaillé avec le CHU avec la RS et la préfecture et du coup nous avions rencontré chacun des interlocuteurs interlocutrices séparément voilà réfléchi avec eux et avec bien entendu les femmes concernées qui avaient récemment accouché ou étaient enceintes et dans les lieux 4i dont on a parlé et il est il est arrivé dans dans toutes les réflexions communes que nous avons eu c'était de dire que rien ne pouvait se se faire sans que chacun et chacune travaille ensemble euh on a pu partager à la fois la connaissance de ce que chacun et chacune avait de ce que faisait l'autre mais aussi beaucoup la méconnaissance de ce que chacun et chacune pouvait mener et développer euh et en fait on a réussi à pouvoir mettre tout le monde autour de la table et a étéit donc il y a à peu près une année actée que le commissaire de lutte contre la pauvreté coordonnerait la réflexion et le travail sur les solutions à offrir pour les femmes enceintes ayant récemment accouché à la rue donc dans les années et les mois à venir donc le travail il est enclenché avec les acteurs autour de la table et avec une personne en charge de cette coordination voilà donc nous on a passé la main on partage les réflexions qui sont en cours mais en tout cas effectivement ce décloisonnement il est absolument nécessaire et certainement un exercice au long cours Laurence rousignol d'abord merci à vous toutes et à vous monsieur enfin on utilise le pluriel de majorité donc merci à vous toutes euh pour vos vos communications j'étais très très ému l'autre jour en voyant le reportage dans lequel vous êtes madame boulinguis de en fait ce qui m'a frappé dans votre dans dans en vous regardant c'est que en toutes circonstances quelle que soit la les conditions de vie de la mer un enfant c'est merveilleux une grossesse c'est merveilleux et espèce de rayonnement qui émané de vous dans votre manière de vous adresser à M à la mère en fait malgré toutes les difficulté c'est toujours le bonheur que vous manifestiez d'avoir un enfant je trouve extrêmement touchant pour pour tout vous dire je profite de l'occasion puisquon se voit aujourd'hui pour partager avec vous j'ai une petite question parce que au-delà des coordinations entre les services de l'État les collectivités territoriales et locales c'est ma question est concerne les services internes une collec activité je trouve que depuis de TR mois qu'on travaille sur ces sujets qu'on qu'on qu'on voyage qu'on qu'on va visiter des des départements différents il y a un grand absence c'est laaz où est laaz alors ma question c'est je vais vous la poser assez clairement pardon je vais pas faire où est l'aide sociale à l'enfance et comme l'aide sociale à l'enfance dépend est aussi de la compétence des départements comme la Protection Maternelle et Infantile est-ce que c'est un en fait c'est implicite que la PMI fait remplace la ze est-ce que enfin voilà il y a la PMI bon il y a pas la ze c'est les mêmes la même collectivité est-ce que tout qu' fait c'est pas plus mal qu' pas laaz parce que pour ma part je autant je trouve dramatique d'élever un tout petit bébé dans la rue autant je pense que la pouponière est pas forcément et la séparation de la mer n'est pas forcément non plus la solution est-ce que c'est pour justement est-ce que vous vous vous protégez est-ce que vous protégez un peu les maires d'une éventuelle intervention un peu directive de l'aide sociale à l'enfance avec le qui aurait le placement rapide je sais pas donc où est où est la ze dans votre collectif dans le collectif et la que vous formez autour de ses mères et de ses enfants je vais juste vous répondre de manière institutionnelle puis après je laisserai mes collègues plus sur le terrain la protection maternelle infantile a une compétence de protection de l'enfance en lien avec l'aide sociale à l'enfance on en parle assez peu parce qu'on a aussi une volonté universaliste et l'objectif c'est pas de repérer les familles mais il n'empêche que ça fait partie des compétences légales de la PMI donc effectivement lorsqu'on voit des situations on comme tout professionnel on a obligation de faire les informations préoccupantes et aussi on fait les évaluations des informations préoccupantes pour les enfants de 0 à 6 ans donc avec les services sociaux et les services de l'aide sociale à l'enfant ça ce sont les compétences légales de la PMI euh après notre objectif ce n'est pas forcément d'enlever les enfants à leur mère mais bien de fournir tous lestayagesibles en amont et l'étayage il peut être en Amon d'une information préoccupante il peut être de lorsqu'il y a des logements de fournir des TISF de financer des trayeurs en intervention sociale et familial ça peut être de faire des déplacements à domicile des puricultrices des sages-femmes de manière très régulière en tout cas d'offrir plein de choses pour ne pas arriver à l'information préoccupante et puis on a effectivement de faites là je parle de manière générale et pas for forcément que des femmes à la rue cette obligation de de faire les informations préoccupantes lorsque la situation de l'enfant et de la famille et notamment sur des des grandes difficultés et fragilités de la mer de le faire on travaille aussi en PMI avant que j'oublie avec l'hôpital mer enfants de l'Est parisien qui accueille en hospitalisation des mères et des enfants justement pour éviter lorsqu'on est sur des fragilités psychiques majeur de la mè une séparation mère enfant donc voilà on a plein de choses institutionnelles qui existent en fait on fait de la protectionenfant c'est vrai qu'on en parle pas parce que c'est pas notre premier notre premier objectif c'est pas parce qu'une femme est à la rue qu'on va souhaiter faire une information préoccupante mais je pense que ça arrive quand même je pense que mes collègues de terrain on plus de je va reposer une question si je comprends bien dans votre pratique et franchement dans ma il y a aucune suspicion aucune critique rien du tout c'est juste pour comprendre le fait pour un enfant d'être à la pour un bébé ou un enfant d'être à la rue avec sa mère ou même ses deux parents n'est pas en soi un sujet d'information préoccupante il faut autre chose il faut vraiment qu'on ait des inquiétudes sur le lien mère enfant et sinon on ferait énormément de d'informations préoccupant par contre on utilise volontiers les demandes de prise en charge à UF et c'est des demandes qui sont faites vraiment beaucoup par les collègues travailleurs sociaux dans les accueils de jour c'est-à-dire c'est c'est une prise en charge à l'hôtel avec un accompagnement social justement d'une équipe de laaz pour des des des famille qui demande quand même un accompagnement spécifique donc on peut pas le PE pas le demander pour toutes les familles bien sûr mais dès qu'il y a quand même des inquiétudes concernant une famille voilà ça c'est une une des possibilités et quand bah là cette semaine j'avais un en effet une une préoccupation pour une famille et je je je me fais beaucoup aider aussi par le l'équipe famille de l'unité d'assistance au sansabri qui travaille beaucoup justement sur la protection de l'enfance pour les familles en errance et là il peut y avoir en effet ça peut déclencher une IP ça peut aussi parfois déclencher un placement ça c'est ça arrive mais c'est quand même pas le le le quotidien heureusement je veux bien ouis je veux bien compléter oui bonjour donc Sylvine devrienne de Médecin du Monde à Nantes et donc sur ce programme en lieu de vie indigne salubre instable informel juste pour dire sur le territoire de Loire Atlantique l'implication du conseil départemental se traduit par la mise en place d'un dispositif qui s'appelle fier euh femme isolée et avec un enfant de moins de 3 ans à la rue et donc il finance plusieurs association qui permettent une une mise à l'abri des mamans avec les les enfants de moins de 3 ans après les papas enfin comme é était beaucoup dit précédemment mais je pense que c'est un vrai sujet les papas n'ont pas leur place en fait dans ces dispositifs là et c'est un vrai souci parce qu'effectivement ils ont leur enfin c'est important qu'il soit là et qu'il puisse jouer leur rôle de de parentalité après il y a pas il y a pas suffisamment de place et ça nurait répond pas du tout à l'ensemble des besoins sur le territoire il en faudrait davantage donc le Conseil départemental s'implique sur ces questionsl euh fait partie aussi d'une cellule famille qui toutes les deux fois par mois se réunit avec l'hôpital la préfecture le SIO pour étudier en fait la situation des femmes qui sont en sortant de sortant de de maternité donc il sont soit encore à la maternité soit hébergés dans une halte famille qui permet d'avoir un petit sas en sortant de maternité avant de trouver d'autres places d'hébergement donc s'implique de cette manière là et après effectivement il y a la crainte nous on voit en fait en intervenant dans des hôtels du 115 la crainte des mamans de se dire mais faut se faire la plus petite possible et cetera est-ce qu'on va nous retirer notre enfant parce qu'on est à la rue et ça c'est il a il y a des moments a des des période dans l'année où tout d'un coup ça revient il y a eu notamment nous on a eu il y a quelques mois un placement ce qui est extrêmement rare une un placement d'un d'un bébé à la maternité parce que problématique bien enfin l'hôpital a mis de semaines quand même d'observation avant de prendre cette décision pour dire que c'est vraiment pas fait à la légère effectivement les placements c'est extrêmement rare et que le les conseils départementaux sont de toute façon tellement exang il y a pas suffisamment de moyens pour accompagner faire toute tout ce qu'il faudrait dans l'accompagnement des des des familles donc les les placements ça reste quelque chose qui est extrêmement rare et nous on vraiment on rassure les mamans en disant que c'est pas parce qu'elles sont à l'hôtel qu'il y a pas de solution d'hébergement en réel elles vont pas être jugé et avec un dé placacement d'enfants derrière de toute façon on voit plutôt la la situation c'est plutôt des enfants qui sont victimes de violence notamment dans dans les familles et qui reste dans les familles le placement est dans la famille donc on est bien loin de de dans notre département en tout cas j'imagine que c'est comme ça partout mais chez nous c'est en tout cas catastrophique particulièrement mais après en tout cas le le Conseil départemental a cette plutôt cette position là de dire évidemment il faut qu'un enfant reste avec sa maman c'est ça la priorité même si elle est mal loger à la rue et cetera et c'est c'est pas un placement pour parce qu'on a pas de bonnes conditions pour accueillir un enfant non non non non aucun problème je je rejoins les collègues on a eu des situations conjointes avec des placement en pouponnière des allaitements arrêtés et on s'est beaucoup enfin on se pose beaucoup la question à P bien sûr néanmoins il nous semble que ça relève pas enfin cette enfance en danger elle est pas du fait de la compétence maternelle et ça serait à N à nouveau assigner ces femmes face à une incompétence enfin al leors incompétence à être mère et donc en tant qu'acteur aussi dans l'éthique de nos pratiques moi j'ai enfin j'ai l'impression que c'est quelque chose qui nous anime beaucoup notamment parce que bah la ze ça dépend aussi des la couleur politique des conseils départementaux que du coup à une échelle régionale bah on aura pas le même accueil si on fait une information préoccupante et sur et notamment sur cette question et c'est très difficile de se positionner là-dessus d'autant que les maires que vous accompagnez sont souvent des étrangers en situation irrégulière et que les différents conseils départementaux n'ont pas la même politique d'accueil à l'égard des étrangers en situation régulière voilà madame oui je voulais juste dire une chose c'est que il est arrivé que des des mamans suppli qu'on prennent leurs enfants tellement elles étaient épuisées et en arrivé là c'est terrible alors là on cherche tous àimut une place d'hébergement enfin voilà c'est c'est c'est vraiment la fatigue maternelle Marie c'était sur le sujet vou réagir j'avais une autre intervention mais sur le sujet moi j'étais maire d'une commune avec un centre maternel un foyer de laazu il y a eu des alternances politiques et il y a toujours eu la même politique que que ce soit au département au niveau de notre commune avec la la permanence dans les conseils d'administration et cetera on a tous essayé de continu continuer de faire notre mieux alors l'intervention que je voulais faire c'était de parce que ah pardon en je peux laisser merci Olivia en fait je trouve que avoir laissé cette cette photo finalement c'est c'est quelque chose d'extrêmement contradictoire avec le tableau je n'en ai pas du tout après vous monsieur gin mais avec le tableau de l'ARS absolument incompréhensible et on voit ce paradoxe entre la vie vous votre bien veillance votre bonne volonté tout ce que vous essayez de faire sur le terrain et les tableaux et donc la suradministration caricaturale qui est en train de faire contagion dans notre pays depuis des années et des années cette suradministration elle a un coût donc tout cet argent qui est dépensé dans certains domaines dans les dans les parffurs ne va pas l'être dans l'autre donc je je voudrais vraiment dire que cette suradministration elle empêche quelque part globalement le soin là on est dans du soin dans de la prise en charge comment faire pour qu'il y ait finalement au départ moins de femmes et de personnes dans la rue c'est ça aussi le départ travailler à la source alors ma question c'était comment faire pour que les choses s'améliorent c'est quelque chose de très banal vous avez commencé à donner une explication à Nant ce que vous faites avec un coordonnateur mais est-ce qu'on ne va pas chaque fois qu'on a un problème dans notre pays monter un comité monter une structure remonter des administratifs et ne plus avoir de gens sur le terrain pour soigner écouter traiter et évaluer et évaluer la les politiques publiques en fait c'est ça quelle est l'évaluation au bout du compte qui fait que et bien on n'est pas ces constatations qui sont très insatisfaisante puisque ça ne s'améliore pas ça augmente ça ne VI pas de votre fait mais comment corriger ça au mieux avons-nous besoin de moyens humains de professionnels de psychologue de psychiatres de médecins de travailleurs sociaux nous avons besoin de logement on fait la constatation des manques mais vous de votre côté y a-t-il des choses assez simples qui permettraient des passerelles plus rapides pour ces prises en charge monsieur Ginot je pense que vous êtes directement oui oui je ne prends pas person l'exercice pour un représentant d'une administration est toujours compliqué euh j'ai le plus grand respect pour la représentation nationale et du coup j'ai trouvé normal de vous rendre compte de ce que nous faisons de l'argent que vous nous attribuez euh du coup du coup voilà par ailleurs mon rôle à moi n'est pas le rôle de mes équipes n'est pas euh comment il ne peut pas être le même que c association il ne peut paseli de plider il est sueli de de dénoncer ce que nous tentons de faire pour apporter des réponses donc oui je je j'entends que la présent que nous avons fait a été longue été trufée de chiffres et de et cetera c'est pour nous une manière de vous rendre compte du mandat que vous nous donnez c'est un principe de démocratie le deuxième le deuxième sujet c'est vous avez dit il y a d'un côté de l'argent mis dans la bureaucratie de l'autre côté ce qui pense ce qui agissent vous l'avez dit autrement mais c'est à peu près le sens euh avec une grande courtoisie et je je je bien pris comme tel dans ce que nous avons essayé de montrer et je reconnais que la forme était peut-être perfectible l'expérience du de d'atism est une expérience qui a été pensée mais pensée créée conjointement entre des acteurs associatifs et des collègues deagence au premier r desquels Laurence qui derrière moi c'est moi qui parle pas forcément parce que je suis le le l'homme de de la bande mais parce qu'il se trouve qu'il y a plusieurs secteurs et que il y a également les champ la tuberculose d'autres champ qu'on a pas abordé qui voilà donc tout ça pour dire que dans dans ce qui est présenté là ce sont des expériences qui sont souvent le fruit soit de la proposition qu'a fait l'administration soit du fait de d'effort que l'administration a fait pour décloison je reviens sur l'exemple de Confluence à tism c'est un exemple dans lequel les on a eu l'élaborationun questionnement les associations la réponse a été trouvée conjointement entre les servic de l'État et service de la RS en disant ben en fait on va mixer on va inventer un truc et on a inventé un truc et le truc il marche je pense que nous sommes payés pour ça c'està-dire pour utiliser les moyens que vous nous donnez et c'est pour ça que j'ai aussi fait cette petite incise sur long Dam et cetera parce que je je suis à la fois dans les recommandations amené à vous dire voilà ce que nous faisons et en même temps ce que nous faisons dépend des moyens que vous représentation nationale nous attribuez donc oui sur sur Confluence nous avons nous avons il y a des tas de choses qu'on a on ninvente jamais seul je ne crois pas qu'il y a un seul projet qui soit sorti dieu merci de la tête d'un administrateur de l'agence fut-il médecin ou futil et cetera qui ne soit pas issu des discussions avec les collègues des différentes structures des collectivités et ca et cetera et vous voyez bien que ça ça c'est assez fluide entre nous quand même d'une certaine façon mais notre rôle à nous est également de de vous rendre compte et de vous dire aujourd'hui nous avons une chosquel nous savons nous av chose surquel nous sommes en difficulté parce que je n'ai pas de réponse parce que nous la cherchons et cetera vous dire autre chose ne serait pas respectueux vis-àvis de la représentation nationale voilà je vous le dis un peu avec la même la même franchise que ce que vous m'avez interrogé très bien je crois que Madame joanzulovitz voulait interveniroui madame la Présidente Mesdames les sénatrices je suis félic joanolovit je suis gynécologue obstéricienne chef de service de du service de gynécologie obstétrique à Montfermeil dans le 93 et je suis également présidente de l'association solipam je me permettais d'intervenir pour appuyer l'intervention de de l'ARS et de dire que c'est grâce à ces regards croisés entre une administration qui est à l'écoute des besoins du terrain et c'est pas du tout par démagogie que je je j'interviens aujourd'hui parce que je suis un vrai acteur du terrain euh et faisant des gardes et et ayant mis en place de nombreux dispositifs qui ont été financés et travaillés avec Laars et notamment ces unités d'accompagnement personnalisé dont Monsieur Luc Ginot a a parlé précédemment ce qu'il à l'hôpital public comme vous vous devez très bien connaître le sujet nous manquons cruellement de moyens humains et d'attractivité pour faire venir des sages-femmes des infirmières des aux de pureculture des médecins qui veulent travailler de manière durable sur le terrain à l'hôpital public et avoir le temps de prendre en charge ces patientes qui prennent du temps et donc grâce et notamment à à la confiance qu'ils ont et puis à ces échanges avec avec la RS nos directions nous avons pu mettre des consultations plus longues développer l'interprétariat former les équipes au dépistage des vulnérabilités au dépistage des violences faites aux femmes de prendre ce temps-là que nous n'avons pas en fait habituellement en médecine mettre en place des entretiens prénatal précoces des entretiens postnatal précoce tout ça en fait dans une maternité où en fait on était exemple de moyens humains et et de exemple de de de moyens financiers donc je je moi la question que je me pose vraiment c'est euh qu'est-ce que vraiment l'État français est-ce que l'État français veut vraiment accueillir des femmes euh euh migrante C'est ça la vraie question parce qu'il n'y a très peu de de lien entre la drille et le ministère de la Santé on parle de logement depuis tout à l'heure nous sommes tous des acteurs de la santé aujourd'hui et notre vraie problématique c'est le logement et puis les financements qu'on met dans le système de soin nous sommes tous des acteurs nous donnons notre cœur notre notre vie en fait dans ce métier là mais est-ce que l'État nous suit vraiment dans ce que nous faisons madame Olivier vous voulaz intervenir ou pour Madame Olivier pour pour compléter peut-être en tout cas sur sur les les solutions en tout cas et ça fait cours il y a il y a quand même on porte beaucoup l'enjeu de sécuriser l'existant en fait et effectivement il y a un équilibre avec tout ce qu'on appelle expérimentation et innovation qui a été vraiment alors bien sûr que c'est fondamental de pouvoir ir toujours innover réfléchir et trouver des nouvelles solutions mais effectivement on voit qu'il y a une nécessité de donner des moyens à l'existant de sécuriser les équipes les professionnels qui interviennent sur le terrain et et que l'innovation ne soit pas la réactivation de choses qu' ont été éteintes 5 ou 10 ans auparavant voilà et ça c'est aussi un enjeu important parce que ça épuise les professionnels ça épuise les bénévoles engagés et puis ça crée en permanence des ruptures dans le parcours des personnes qui s'engagent qui sont accompagné puis à un moment donné les dispositifs s'arrêtent et voilà est-ce qu'elle ce dont elles peuvent bénéficier sécroulent euh redire aussi dans les pistes et on en a déjà un petit peu parlé c'est s'appuyer sur l'expertise et les compétences des personnes concernées ce qui fait aussi que ce qui se met en place va répondre au plus près de leurs besoins et pas d'une manière très éloignée et parfois on développe beaucoup d'énergie à développer des réponses qui ne sont pas appropriées en fait donc ça c'est extrêmement important et on a beaucoup parlé de la aussi de la démultiplication du allz vert une des grosses vigilance c'est que bien sûr que le aller vert est fondamental mais après c'est pour aller où les personnes on on les envoie où on les oriente où et on a reparlé he l'enjeu du droit commun et d'être vigilant à de ne pas à ne pas créer des circuit parallèle où on va perdre et les personnes concernées et les professionnels et les bénévoles qui sont engagés sur ces circuits parallèles donc il y a une vraie réflexion à avoir à court moyen et long terme et sécuriser dans la durée pour qu'il ait pas de rupture des parcours madame Richard merci madame la Présidente merci infiniment pour euh vos vos votre expertise vos témoignages vos expériences je regrette que Marie Mercier soit parti on a fait plusieurs déplacements euh je n'ai pas le sentiment qu'il y ait une suradministration avec une perte de moyens je pense qu'il y a en effet vous l'avez dit certains d'entre vous une multiplication des acteurs et comme le dit Laurence Rossignol il y a donc un besoin de pilotage euh et on voit et c'est évidemment indispensable euh on voit même on a pu voir à Marseille on a on a euh visité un centre qui avait été mis en place à l'initiative de plusieurs associations chacune spécialisée dans un domaine qui se sont regroupé pour pouvoir accueillir de façon assez souple du reste des femmes euh et des enfants donc on voit bien que oui il y a un besoin de de pilotage et de mise en commun d'expérience et de domaine de de compétences spécialisées vous avez dit euh les uns et les autres plusieurs choses on pourrait en parler toute la journée je ne vais pas le faire [Musique] euh la prise en soin euh la prise en charge des soins euh lorsque nous sommes allés à enencein Samis voir vos collègues de Médecin du Monde madame euh les difficultés d'accès à laame nous ont été largement évoquées pas que euh pour la difficulté du du du tout numérique mais également euh pour des barrières administratives le fait que ce soit valable une seule année renouvelable qu'il faut donc recommencer les démarches en permanence le fait qu'il n'y ait pas d'attestation de dépô d'attend le fait que ça met en moyenne 2 mois pour aboutir ça plus la barrière de la langue plus ce mot que je n'ai pas réussi à retenir Laurence sur laquelle la difficulté de comprendre ce qu'on la littératie la littératie merci euh voilà si vous aviez l'occasion d'en parler un peu plus je crois que c'est cuit je ne sais pas quoi mais c'est cuit [Musique] euh je que c'est explosé je suis plus sereine eu monsieur vous avez évoqué des chiffres sur un chez soi d'abord à Paris une centaine de personnes prises en charge seulement 21 % de femmes pourquoi 79 % des hommes il ont taxé pourquoi pas les femmes on a vu on a eu l'occasion de rencontrer des des des personnes comme le soulligne régulièrement Dominique Verrien la présidente la question n'est pas de leur proposer un hébergement d'urgence la question de leur proposer un hébergement pourquoi des femmes avec enfants avec un titre de séjour régulier et éventuellement des sources de revenus grâce au conjoint ne ne ne sont pas prioritaires pour des dispositifs comme ça je y a-t-il des critères et je terminerai j'avais 72 questions mais je vais me restreindre euh les femmes euh enceintes viennent en moyenne à 22 semaines nous avez-vous dit ça pose la question de l'accès à l'avortement j'imagine qu'il y a un retard de de connaissance des grossesses on a pu rencontrer pas mal de de femmes à l'occasion de notre déplacement à l'hôpital des fontaines et c'est pas nécessairement un réflexe en effet l'avortement de ce qu'on a constater et néanmoins on se dit tout quand on en a déjà deux qu'on vit à la rue qu'on sait pas comment les les nourrir une troisième grossesse n'est pas nécessairement une bonne nouvelle comment on y a-t-il des choses à faire dans cette dans ce domaine merci ok ben je vous propose de commencer du coup sur votre question à laame même si je sais que les collègues de Saint-Denis vous en ont déjà beaucoup parlé et euh euh son l'expertise de terrain euh oui c'est un des points que je voulais ajouter en fait sur ce qu'on disait juste avant sur cette situation administrative et cette euh cette lourdeur administrative euh il faut pas oublier que en France l'accès aux soins est d'abord conditionné par l'accès au droit et que c'est la première étape et c'est la première barrière pour la plupart des publics que l'on rencontre et que l'ame en effet euh on est une on est une illustration euh alors après peut-être par rapport à des points je sais pas spécifiques en peut-être en complément de ce que vous ont dit les collègues mais euh on est sur euh déjà des des des pratiques très variables d'un territoire à l'autre et d'une caisse primaire d'assurance maladie à l'autre alors euh la barrière numérique euh peut-être une difficulté puisqu'il faut de plus en plus passer par un standard téléphonique qui est très long euh le le vous le mentionnez les euh les démarches les pièces des fois complémentaires qui sont demandées par certaines administrations alors que ne sont pas listées dans les documents initiaux ce sont des choses que nous remontent très fréquemment les les les programmes et que l'on suit aussi sur des pièces complémentairire sur notamment des papiers d'identité qui sont les pratiques sont très variables d'une spam à l'autre et ça entraîne de de nombreux retards du coup dans l'accès à cette ame et puis une fois que les personnes ont euh ont l'ame euh et ben faut pas oublier qu'on a un panier de soins qui est conditionné avec un certain nombre de soins qui a où il y a un délai de carrence de 9 mois donc en effet on est sur un délai de 1 an il faut la renouveler annuellement et que euh on ne peut pas non plus avoir euh droit à tout alors en effet déjà je pense qu'il y a un enjeu fort à se dire que tout n'est pas dans cet AM je sais qu'il y a beaucoup de de de de comment dire d'images et de de fantasme merci sur la balniothérapie ou de la talaso tout ce qui est soins de certains soins ne sont pas pris en charge et que mais que dans les soins essentiels qui sont pris en charge par la me euh il y a on a un délai de de déjà un délai qui est de 9 mois d'attente et c'est essentiel et je pense notamment j'ai particulièrement idé une dame qui avait une un trauma du genou on le disait donc du coup qui n'avait jamais été soigné et qu'elle a dû attendre 9 mois aprèsence des mois de carence il y a 9 mois et que du coup pour la prise en charge chirurgicale on pouvait lancer notamment quelques bilan sanguin quelques démarches préliminaires mais que la prise en charge chirurgicale était conditionnée aux 9 mois d'attente qui avait plusieurs opérations et que du coup on était bloqué parce que bah un an de d'accès à la me en fait et du coup aucune structure hospitalière forcément ne peut lancer par le bon sens parce que s'il faut plusieurs opérations en faire qu'une peut être plus délétaire que rien du tout donc c'est c'est vraiment un vrai enjeu soit sur un délai augmenté de l'Ame sachant que alors je sais pas si le terme de réforme est actuellement est le bon terme mais qu'il y a peut-être une un travail en cours pour revoir les conditions d'accès à laame qui qui très clairement un médecin du monde on est vigilant et potentiellement nous inquiète sur sur certaines pistes euh voilà un petit peu sur laame eu alors oui c'est une une vraie question qui se pose parce que évidemment en fait dans l'émission qu'on qu'on a dans notre association on on accompagne aussi l'accès à l'avortement pour les femmes qui le souhaitent et quand elles arrivent dans enfin enfin d'ailleurs même quand elles arrivent hors délai on on l'évoque aussi et on a pu faire des accompagnements aussi pour des grandes détresses maternelles de enfin d'IMG du coup et et pas d'IVG ça a pu arriver néanmoins très souvent pardon un ok excusez-moi euh euh alors très souvent en fait elles ne se rendent pas compte qu'elles sont enceintes euh parce quand elles vivent à la rue avec déjà deux enfants à la rue entre les accueils de jour enfin changer d'hébergement constamment elles ne elles ne réalisent pas elles ont pas accès à la contraception très clairement euh et puis elles ont des conditions d'existence qui rendent difficile aussi de pouvoir penser une contraception euh donc parfois elles ne s'en rendent pas compte donc on les a accompagne quand elle quand elle le souhaite mais accompagner une femme en situation de grande errance vers un avortement c'est aussi derrière signer la fin de ses prises en charge parce qu'elle n'est plus enceinte et donc elle n'est plus prioritaire et donc le et et ça se rendcre aussi pour les fauses couche donc elles peuvent être enfin il peut arriver qu'ell soit sortie d'un d'un voilà d'un hébergement d'un chut de qui a une fin de prise en charge 115 parce qu'en fait on n plus ça n'est plus un public prioritaire et ça c'est une question bah qui nous inquiète beaucoup euh ça nous empêche pas de parler de l'avortement évidemment enfin voilà c'est une évidence et puis parfois quand même majoritairement c'est pas des femmes forcément qui souhaitent euh avorter dans la mesure aussi parce que parce que la grossesse est une bonne nouvelle euh et que ça permet aussi un élan de vie et d'espoir même dans un contexte d'extrême précarité et et voilà et que cet élan de vie en fait parfois il est plus fort quelles que soi les conditions d'existence par contre euh voilà ce qui pose vraiment aussi question c'est que quand on vous dit qu'on les voit à 22 semaines euh bah c'est qu'on est toujours mais comme tous les acteurs présents je pense autour de la table en en situation de gérer de l'urgence alors même qu'on pourrait avoir des pratiques préventives bien plus en amont donc on essaie d'y travailler c'est très compliqué et ça se voit hein dans les chupé dans dans les centre d'hébergement d'urgence périnat qui sont sortis de terre dans les partenariats drill ARS ou 1000 places c'était le plan vargon je crois euh 1000 places ont émergé pour ces femmes mais ce que nous disent les directeurs de ces centres d'hébergement d'urgence c'est qu'ils ont beaucoup de femmes postpartom avec des nouveaux nés et que là ils ont une représentation de petit poids de naissance de retard de croissance enfin donc de retard de croissance intrautérrain de de de grande prématurité parce qu'en fait enfin ils voi eux dans les faits sur le terrain des états de santé dégradé parce qu'on arrive pas à prioriser le fait que une femme enceinte est une priorité et en situation de précarité mroro juste remarque quand on voit la somme des consignes qui sont aujourd'hui donné aux jeunes femmes enceintes qui sont une maison une famille et cetera qui ma générationisse absolument énorme et le décalage avec les femmes à la rue c'est obligé que les bébés enfin en a des conséquences et je voulais dire que la position de notre collègue tout à l'heure sur l'état n'est pas la position de la délégation c'est sa position à elle et que nous nous réclamons en permanence des pilotages nationaux et que les politiques social médicos-social et sanitaire c'est pas le darwinisme voilà c'est pas là où il y a des des potentiel des gens pour le faire dès qu'il capteent des moyens et puis les autres se débrouillent qu'il faut la République exige des politiques d'État pour répartir les moyens et l'égalité sur le territoire donc même si on vous a un petit peu tout à l'heure chambré je dirais monsieur gin sur vos sur vos PowerPoint euh nous nous saluons le travail de l' RS en la matière et votre restitution voilà et à la question de Madame la chef de service de plementfermille est-ce que l'État veut euh accueillir les femmes je crois que de mon point de vue de sénatrice de l'opposition je crois que la réponse est non voilà toujours sur la fameuse théorie de l'appel d'air qui fait que les femmes viendraient faire Ferent exprès de venir enceinte à Paris ou venir se faire commencer une grossesse pour pouvoir arriver leurs copines et toutes leur famille arriveraient derrière c'està dire c'est les fantasmes euh sur l'immigration qu'on entend à longueur de temps et qui sont traduisent dans les politiques que vous conduisez voilà répondre vous remerciant madame laassatrice sur sur j'étais pas totalement traumatisé je pense que vous avez pu le voir sur sur et voilà et je je le respect que j'ai pour la représentation fait que je ne regrette pas d'avoir donné les chiffres cela dit sur la question que posé sur un chez soi d'abord qui m'a un peu perturbé je pense qu' y a de purement technique un ch d'abord est seul dispositif qui entre directement sur le logement qui du coup nécessite des droits ouverts donc un ch d'abord exclus c'est le seul expentiel qui exclut les personnes sans papier en français courant donc du coup ça résume le fait le périmètre chez So d'abord et des gens qui sont à la rue je dirais dans les représentations un peu un peu comment dire simpliste c'est des SDF classiques si vous voulez et sur cas il y a une pour le coup vraiment beaucoup plus d'hommes que de femmes et du coup le 21 % me paraît en soi déjà un je dirais pas un acquis un socle un socle un socle important je je prendre votre point quand même qu'il faut qu'on regarde je vais être tout à fait franc et c'est un sujet que nous nous étions pas posés en tant que tel parce qu'on on est très focalisé sur des dispositifs sur la périnatalité sur et cetera il des questions qu'on va réinterroger maintenant à l'issue de de des échanges avec avec d'autres commissions mais là pour le coup sonch sur d'abord je pense que vraiment c'est un problème le dispositif est adapté historiquement c'est un dispositif qui est reproduit de de qui viennent de l'étranger est adapté et marche très bien pour des grands SDF avec des pathologies mentales c'est c'est l'autre l'autre question he c'estd et des pathologies mentales qui sont souvant une pathologie du Sdf on va dire un peu un peu un peu ancien et et en tout cas qui doit avoir des des droits ouverts sinon sinon on est dans l'hébergement plus dans le logement ça passe pas voilà alors du coup moi je vais rebondir aussi sur toute les remarques qui ont pu être faites et entre autres d'ailleurs sur le problème de l'immigration est-ce qu'on a des comparaisons avec d'autres pays parce que je sais que souvent on parle du Canada qui finalement est une terre d'immigration et pour y avoir des enfants je vois bien que c'est une terre d'immigration qui est pas forcément plus comment plus accueil enfin plus solidaire que la France ne peut l'être mais qui ne subit pas étonnamment vu d'ici les mêmes critiques que ce que la France peut recevoir donc est-ce qu'on a des des comparaisons avec ce qui se passe sur sur les autres pays justement par rapport à ça et par rapport aux femmes spécifiquement est-ce que elles sont mieux accueillies ailleurs que éventuellement nous nous le ferions j'ai ma deuxième question c'est l'impossibilité de prendre des rendez-vous sur doctolib avec un téléphone prépayé si vous pouvez juste e m'expliquer pour à quoi ça tient et et je retiens bien l'idée du Pass Navigo 1000 jours parce que effectivement on comprend de toute façon l'hypermobilité des personnes en errance ça on l'avait bien saisi et d'ailleurs public sénna a fait un reportage dessus qui montre que en fait cette mobilité permanente fait queon n' pas le temps de de faire autre chose que que de se déplacer pour aller chercher à manger pour aller trouver un endroit où une douche et et rien n'est à côté de rien pour aller dormir à Nanterre alors que le reste on le fait dans Paris euh donc j'entends bien le passe Navigo des mi-jour est-ce que ça a été déjà proposé à la région je je je pense pas que le passe Navigo a été proposé à la région je pense pas euh juste pour répondre à à votre question concernant les téléphones en fait c'est des petits téléphones là mobile là sur lequel il y a pas moyen de mettre vraiment des applications en plus on a aussi un certain nombre de mamans qui savent pas forcément lire écrire donc déjà il faut quand même réussir à prendre ses rendez-vous sur Doct en c'est compliqué or de plus en plus de service maintenant demande à ce qu'on prenne les rendez-vous sur ces sur Doct c'est compliqué juste en complément sur le Pass Navigo des 1000 jours alors en eff et moi non mais il me semble je laisserai les collègues confirmer mais que en île-de-fance à un moment donné l'ame permettait d'avoir un passe Navigo euh inclus dans le le panier de soins en se disant que le transport en effet était essentiel mesure qui et je suis sûr a été retiré depuis mais je me le note pour peut-être vous envoyer plus d'infos complémentaires mais voilà les collègues confirme donc ça a été possible à un moment et ça a été retiré il y a 2 3 ans je crois il existe encore mais il y a une réduction de 50 % je crois il faut quand même payer 50 % la précision làdus c'est qu'effectivement le le les épisode de l'île-de-fance le l'île-defance l'ame donne le droit à la réduction sociale et il y a une à une une comment dirais le conseil régional au début de la mandature envisagé de de de ne pas autoriser cette cette autorisation et ça a été ça duré très très courtement puisque le tribunal administratif a annulé cette délibération et donc on est reven venu au système actuel une des questions au système qui était jusqu' une des questions que en train de de regarder c'est le fait que les dispositifs de la loi immigration euh il faut qu'on qu'on vérifie parce qu'il y a des dispositifs latéraux sur les transports et honnêtement je ne sais pas si dans ce qui a été annulé par le Conseil constitutionnel cette question là a été a été impacté ou pas j'ai j'ai une j'ai j'ai un un trou de mémoire mais mais en tout cas en tout cas ce qui se joue c'est l'accessibilité au passes à à Navigo à tarif réduit pour les personnes sur présentation de la me c'était ça c'était ça l'objet du débat du débat francilien voilà et je me permetts et je voulais juste rebondir aussi je me permets sur les téléphones prépayés donc voilà vous c'est c'est une question aussi plus large de comment on a recours au soins que le recours au soin et euh est très lié à là d'où on vient que nous c'est une façon de faire qu'on nous a enseigné parce qu'on l'a vu par nos parents on a nous même été euh on a pris des rendez-vous fur à mesure et ce qui se joue aussi euh c'est que ce recours au soins il est différent en fonction des pays où on vient il y a de nombreux pays où euh c'est un recours au soins en urgence en se présentant en faisant la queue il faut venir de manière physique euh et on fait la queue et c'est ça aussi qui se joue en fait euh sur comment on donne cette information comment les les publics que l'on accueille cette fameuse littitéracie euh la la la comprennne comment on les accompagne voilà à à ce parcours de soins euh ce n'est pas qu'une succession de rendez-vous c'est aussi une appropriation du transport de se repérer dans un hôpital il faut pas oublier qu'un hôpital c'est massif en France c'est pas toujours la même réalité partout c'est un enjeu je pense pour tout à chacun même dans nos parcours individuels voilà c'est tout ça en fait donc le téléphone prépayé en est ou en tout cas la prise de rendez-vous par numérique en est un symptôme il y a d'autres d'autres éléments mais il est vrai qu'à l'heure où tout se fait par du numérique par d'ctolib voilà les personnes n'ont pas forcément maîtrise parfaite de l'outil c'est pas toujours vrai selon les publics des fois sur la plus jeune génération moi je trouve que il y en a qui sont faut bien connecté ça demande quand même une maîtrise du français du français qui n'est pas oral en effet français écrit donc voilà c'est un ensemble de facteur cumulés je vous remercie là de de votre réflexion concernant les urgences c'est vrai quand j'ai commencé sur mon poste il y a 8 ans les je voyais des femmes qui allaient régulièrement aux urgences et dans différents hôpitaux c'était leur façon elles étaient persuadées qu'elles avaient un suivi de grossesse et c'est vrai que le du coup l'ouverture du CPM CIT avec cette information aussi qui a été faite dans les différents hôpitaux de Parisiens qui adresse du coup toute femme qui se présente aux urgenence à moins de 7 mois de grossesse vers le CPM CIT a fait que je ne vois plus de femmes aller de de d'urgence en urgence elles ont une prise en charge qui se fait vraiment maintenant très rapidement et ça a été un des bienfaits du cpmctit très bien et bien écoutez oui bon un dernier petit mot juste je me permets sur sur votre demande la situation des femmes ailleurs qu'en France alors pour Médecin du Monde nous sommes des actrices de Médecins du Monde France donc en tout cas pas forcément légitime à vous don des informations mais peut-être à un moment donné se rapprocher du du réseau de médecins du Monde et si vous souhaitez un moment avoir des informations oui mais mais je pense que c'est pas uneintéressant d'avoir cet état des choses comme on fait du droit comparé c'est pas inintéressant de faire du droit social comparé juste sur ce pointlà je je je consultter c'est si mes collègues étaient plus avant que moi je pense qu'il y a dans les pays étrangers une approche épidémiologique plus documentée c'estàd qu'on a beaucoup de publications sur des comparaisons euh que ce soit en Grande-Bretagne que ce soit euh de ma tête dans aux Pays-Bas et bien sur aux États-Unis euh des des des des analyses de du lien entre état de santé et type de parcours c'est l'épidémiologie c'est beaucoup plus emparé de ces questions-là que ce qu' est en France de là à dire que ça traduit des politiques différentes je je seraai moins moins affirmatif mais en tout cas il y a il y a un regard probablement plus spécifique dans d'autres pays très bien et effectivement pour la santé et pour rebondir aussi sur ce que disait Laurence Rossignol on voit qu'il y a eu notamment à Strasbourg des une expérimentation sur des femmes enceintes en précarité en leur livrant des produits bio pour voir justement parce que l'alimentation compte beaucoup et si ça améliorait évidemment ça améliore donc on comprend bien la grande difficultés et et et l'état de santé ensuite des bébés puis puisque effectivement les femmes n'ont pas cette possibilité de se nourrir de façon très saine il me reste donc vraiment à vous remercier pour cette table ronde qui était très riche varié complémentaire riche et et vous remercier tous pour votre engagement parce que malgré tout on sait que ça n'est pas si simple mais grâce à vous c'est moins difficile pour ces femmes et donc nous allons essayer nous aussi de mettre une petite pierre à l'édifice pour voir comment améliorer cette cette situation encore un peu merci beaucoup
Dominique Verien