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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 20 novembre 2024 39 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéAgriculture & alimentationJusticeÉconomie & entreprises

Les agriculteurs sont plus contrôlés et harcelés que des OQTF ! ! - Julien Odoul (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:17OuverteRéponse directe

    Mathias Leboeuf, l'homme de gauche, il dit quoi ?

  • 1:35FerméeRéponse partielle

    Vous êtes pour l'armement, pour dire ?

  • 1:40RelanceRéponse directe

    Sous condition, quelle formation derrière ?

  • 2:21OuverteÉludée

    Sur le périmètre d'action de la police municipale vs nationale ?

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Il y a deux sujets : déparmement et Beauvau des polices municipales ?

  • 2:57FerméeRéponse directe

    Le Beauvau des polices municipales va être relancé, c'est une urgence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueChiffre
    « avec 1000 coups et blessures par jour, 120 attaques au couteau par jour, avec des attaques et des violences contre les forces de l'ordre »
  • 0:36Invité politiqueFait
    « l'armement de la police municipale, ça sauve des vies. »
  • 1:50InvitéChiffre
    « Il faut savoir que je crois que près de 70% des polices municipales sont armées. »
  • 3:08PrésentateurFait
    « LFI voulait désarmer la police tout court. »
  • 4:01Invité politiqueFait
    « Après 4 ans de violence, après 4 ans de chaos à Bordeaux, le maire décide enfin d'écouter la raison et d'armer sa police. »
  • 5:35Invité politiqueFait
    « L'agente de surveillance de la voie publique venait d'entrer dans le poste de police municipale lorsqu'elle a été suivie et menacée par un individu. Celui-ci a sorti une arme, un couteau qu'il a placé sous sa gorge. »
  • 9:12InvitéFait
    « Il faut se rappeler de la mort de notre compatriote Clarissa Jean-Philippe lors de l'attentat de Montrouge. Il y avait marqué police derrière elle. »
  • 18:40Invité politiqueFait
    « Ça fait un an, mais finalement ça fait très longtemps que les agriculteurs sont méprisés, trahis, insultés, mis de côté par des gouvernements qui les considèrent comme accessoires non indispensables. »
  • 19:08InvitéPromesse
    « Les trois priorités qu'il faudrait actionner, c'est évidemment des prix minimum garantis pour qu'ils ne travaillent plus à perte. »
  • 19:16InvitéFait
    « On a la seule profession de France où on peut travailler à perte. »
  • 19:19InvitéFait
    « Ensuite, la fin des normes absurdes, hallucinantes qui pèsent sur le quotidien des agriculteurs. »
  • 19:24InvitéPromesse
    « Et puis, la priorité dans la commande publique pour qu'ils puissent lutter contre la concurrence déloyale. »
  • 19:53InvitéFait
    « Et vous avez des satellites qui vérifient la pousse et ensuite un harcèlement administratif pour les surveiller, plus que des OQTF. »
  • 20:00InvitéFait
    « C'est hallucinant qu'aujourd'hui, des agriculteurs soient considérés comme des fichés S et que des OQTF, par contre, il n'y a pas de satellite, malheureusement. »
  • 22:00InvitéFait
    « Je veux redire qu'aucun gouvernement n'a fait autant pour le monde agricole que celui de Gabriel Attal et que celui de Michel Barnier. »
  • 23:39InvitéFait
    « La seule chose qu'on a eue, c'était une demande de la coordination rale, c'est l'absence de taxation supplémentaire sur le gasoil non routier, qui est quand même notre outil de travail. »
  • 27:41PrésentateurPromesse
    « Si le pouvoir d'achat des Français est amputé, c'est une ligne rouge. Si elle est dépassée, nous voterons la censure. »
  • 29:34InvitéFait
    « L'accident a été fatal pour son bébé. »
  • 29:41InvitéFait
    « Les analyses réalisées sur Pierre Palmadé révèlent qu'il était négatif à l'alcool, mais positif à la cocaïne et à plusieurs drogues de synthèse. »
  • 29:57InvitéChiffre
    « Pierre Palmadé encourt une peine de 14 ans d'emprisonnement et de 200 000 euros d'amende. »

Temps de parole

  • Présentateur52 %
  • Invité15 %
  • Invité 27 %
  • Invité 37 %
  • Invité 45 %
  • Julien Odoul5 %
  • Invité 54 %
  • Invité 63 %
  • Invité 73 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Voilà, et on précise que la maire de Poitiers est écologiste, voilà, ceci explique cela, puisque c'est idéologique finalement, Julien Audol.

0:05
Julien Odoul

Ah, c'est purement idéologique. Les mairies d'extrême-gauche, écolo et autres, refusent l'armement de la police municipale,

0:15
Invité

parce qu'elles considèrent évidemment que la police, les forces de l'ordre, doivent être inférieures aux délinquants qui, eux, sont surarmés,

0:21
Julien Odoul

qui, eux, ont des armes de guerre, qui tuent. Et le fait de ne pas armer aujourd'hui sa police municipale en 2024, avec 1000 coups et blessures par jour, 120 attaques au couteau par jour, avec des attaques et des violences contre les forces de l'ordre, c'est totalement irresponsable. Je précise et je le rappelle, l'armement de la police municipale, ça sauve des vies.

0:42
Présentateur

Il faut rappeler l'attentat de Nice en 2020, à l'automne 2020, quand des policiers municipaux de Nice sont intervenus dans l'église pour neutraliser le terroriste islamiste. Si la police municipale n'était pas intervenue, le terroriste aurait fait davantage de victimes.

0:56
Invité

Donc, effectivement, il faut soutenir ces polices municipales, il faut les armer, non pas seulement pour les interventions, mais aussi pour la dissuasion. Effectivement, quand vous avez des fonctionnaires de police qui portent une arme au ceinturon,

1:10
Présentateur

face à eux, effectivement, ça calme un petit peu les velléités de délinquants, de trafiquants de drogue et autres. Mathias Leboeuf, l'homme de gauche, il dit quoi ?

1:19
Invité

Moi, je pense que, justement, il ne faut pas faire d'idéologie sur la question et qu'il faut être pragmatique. Et qu'effectivement, face à la montée de l'hyperviolence, ça paraît un peu incroyable que les polices municipales ne soient pas armées.

1:31
Présentateur

Donc, vous voyez, là-dessus, moi, je n'ai aucun souci à reconnaître. Donc, vous êtes pour l'armement, pour dire ? Oui, alors, sous condition, c'est-à-dire qu'après, pour moi, ça pose plusieurs questions. Ça pose très bien à un moment, mais quelle formation derrière, avec une grande exigence de formation, d'entraînement et de contrôle ? Pour moi, il devrait avoir la même formation que les policiers, que les policiers nationaux, simplement.

1:50
Invité

Il faut savoir que je crois que près de 70% des polices municipales sont armées.

1:57
Présentateur

Donc, c'est un débat qui est quasiment déjà tranché. Oui, mais le problème, c'est qu'à Poitiers, par exemple, vous voyez, ils sont en arrière pour ça. Non, mais vous vous rendez compte que, moi, ce que je trouve dingue, c'est que les policiers sont obligés de faire grève. Ils sont obligés de faire grève pour dire, on veut être armés, on est en danger. Mais c'est quoi cette mairie ? Si vous voulez, ça pose une question, justement, sur... Sur l'idéologie des écolos, oui. Non, mais si vous voulez, bon... Non, mais oui, non, mais oui, excusez-moi. Non, attendez, parce que Laurence m'a demandé...

Sur le périmètre de l'action de la police municipale par rapport à celui de la police nationale et comment police municipale... Mais aujourd'hui, ils font les mains chaudes, Laurence aillé. Mais ça, c'est pas normal. Il y a deux sujets. Il y a le déparmement de la police, ça fait 4 ans, 5 ans qu'on en parle, et qu'on n'a toujours pas réussi à permettre à ces policiers municipaux de se protéger. Lorsqu'il y a marqué police dans votre dos, vous êtes une cible. Vous êtes une cible qu'on laisse sans armes. Et je ne comprends pas qu'on ne soit pas parvenu jusqu'à présent à imposer ça. Ça, c'est la première chose.

Après, le Beauvau des polices municipales va être relancé par Nicolas D'Aragon, là, jeudi. Donc après, on peut discuter de toutes leurs fonctions et de tout ce qu'ils peuvent faire. Mais là, c'est une urgence absolue. On demande à des gens d'aller dans la rue, marquer police, d'être attaqué et de ne rien faire. Et quand on dit que c'est une idéologie de gauche, je vous rappelle que LFI voulait désarmer la police tout court. Donc on comprend bien ça. Mais moi, je dis aux Français qui votent pour ces gens-là, peut-être qu'il faudrait réfléchir à un moment. Parce que ce n'est pas juste « je vote à LFI, je vote les verts, c'est super, la platette, écolo, etc. »

3:29
Invité

Non, mais eux-mêmes seront après, si vous voulez, non protégés dans leur ville. Donc à un moment, il faut réfléchir quand même.

3:35
Présentateur

On ne vote pas écolo pour sauver la planète. Le maire de Bordeaux, il est écolo ? Oui, il est en train de changer d'avis. Eh bien, il est en train de changer d'avis. Il est en train de changer d'avis. Pourquoi il change d'avis ? Mais après, il faut des attaques, il faut que les policiers soient menacés. C'est ça pour changer d'avis ? Non, mais ce n'est pas ce que je dis. Ce que je dis, c'est qu'il ne faut pas faire d'idéologie sur la question et être pragmatique. Et donc, de ce point de vue-là, oui, mais vous êtes là, les verts, les verts. Oui, c'est les verts, excusez-moi.

3:57
Julien Odoul

Après 4 ans de violence, après 4 ans de chaos à Bordeaux, le maire décide enfin d'écouter la raison et d'armer sa police. Et donc, 4 ans de perdus.

4:06
Présentateur

La vraie question, ce n'est pas tant de savoir s'il faut armer la police municipale. C'est avant tout, en fait, un débat de fond d'identifier la menace. Après, moi, je vous retrouve complètement... J'ai rien compris à ce que vous avez dit, excusez-moi. J'ai rien compris. La vraie menace, en fait, si vous voulez, la vraie question de fond aujourd'hui, ce n'est pas tant de savoir s'il faut armer la police municipale. Et c'est quoi la question, alors ? C'est d'identifier la menace. On la connaît, la menace. Voir justement, et bien préparer... Non, non, mais attendez, ce n'est pas partout pareil. Mais il y a un point très important... Excusez-moi, je n'ai toujours pas compris.

Vous savez, je suis très basique comme garçon et il faut m'expliquer 25 fois. Juste, je termine. Non, non, mais terminez pas, parce que je ne comprends pas le début. Rachida, n'allez pas à la fin, je ne comprends pas le début. Non, ce n'est pas à la fin. Mais il faut traiter d'abord du fond pour pouvoir arriver... Mais c'est quoi le fond ? Le fond, c'est très simple. Il faut identifier, en fait, les besoins de la police municipale. On a compris les besoins. Mais les besoins, on les connaît, il faut des armes. Non, il y a les armes, il y a les tasers, je parle de ça. Après, ensuite, je rejoins M. Leboeuf. C'est-à-dire qu'armer une police sans qu'elle ne soit formée, c'est un...

Mais il faut les former ! Je vais vous raconter une autre affaire. Il n'y a pas que la formation... Attendez, attendez, je vais vous raconter une autre affaire. Mieux les payer. Ok, j'ai bien compris. Je vais vous raconter une autre affaire avec ce qui s'est passé. Cette agente municipale, également, qui a été suivie, qui a été menacée par un individu au couteau, qui lui a mis un couteau sous la gorge, elle a été suivie dans le poste de police. Regardez le rappel des faits expliqué par Tanguy Hamon.

5:35
Julien Odoul

L'agente de surveillance de la voie publique venait d'entrer dans le poste de police municipale lorsqu'elle a été suivie et menacée par un individu. Celui-ci a sorti une arme, un couteau qu'il a placé sous sa gorge. Heureusement pour elle, des policiers municipaux sont rapidement intervenus pour protéger leurs collègues. Ils ont maîtrisé et mis au sol cet individu. Il a ensuite été placé en garde à vue, mais une expertise psychiatrique a conclu à l'abolition de son discernement. Il a donc été hospitalisé d'office. Le parquet de Melun nous a indiqué qu'aucun élément ne permet d'affirmer que l'agente menacée était spécifiquement visée.

Une enquête est ouverte pour tentative d'homicide sur personnes dépositaires de l'autorité publique.

6:21
Présentateur

Alors on est en direct avec Anne-Lise, l'absolu qui est chargée de mission Alliance Police Nationale et référente nationale Police Municipale. Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous. On est d'accord aujourd'hui déjà, je pense, pour dire que Police Nationale ou Police Municipale, dans les deux cas, c'est des cibles et les mêmes cibles.

6:40
Invité

Oui, tout à fait. Dans le contexte actuel, on ne peut qu'affirmer qu'il faut armer les Polices Municipales. En effet, les policiers municipaux sont des membres des forces de sécurité intérieure, au même titre que les policiers nationaux et les gendarmes. Voilà, les délinquants ne font pas la distinction. Quand ils voient du bleu, ils ne font pas de discrimination. Voilà, ce sont des cibles.

7:03
Présentateur

Mais vous avez vu sur Poitiers, c'est incroyable, parce que la police municipale, dans certains cas, est obligée de dire « on ne peut pas venir appeler la police nationale ». Ça veut dire qu'il y a un aveu d'impuissance terrible pour ces policiers municipaux qui ne sont pas armés.

7:17
Invité

Alors oui, l'insécurité, elle est partout sur le territoire. Nos collègues policiers nationaux et nos collègues gendarmes sont monopolisés pour des missions diverses et variées. Et bien souvent, les policiers municipaux sont les primo-intervenants. Donc ils doivent être armés pour leur sécurité et pour celle des citoyens, ils doivent avoir les moyens d'intervenir.

7:43
Présentateur

Mais comment vous comprenez que certaines mairies ne veuillent pas les armer ? Est-ce que vous arrivez à le comprendre, cette idéologie qui fait « ah oui, mais comme c'est la police municipale, ils n'ont pas les mêmes missions que la police nationale, donc il ne faut pas les armer ». Est-ce que vous arrivez à le comprendre ?

7:57
Invité

Et c'est incompréhensible dans le contexte sécuritaire actuel. On ne comprend pas, Alliance Police Nationale Municipale ne comprend pas que les maires fassent encore machine arrière au niveau de l'armement des policiers municipaux.

8:14
Présentateur

Et il n'y a pas de moyen d'exiger que tous les policiers municipaux soient armés ? Il n'y a pas de moyen au niveau national d'exiger que toute police municipale doit être armée ? Non, c'est le maire.

8:26
Invité

Alors on pourrait légiférer là-dessus, effectivement. Mais alors est-ce qu'il faut en arriver à ce stade-là ? Je pense qu'il faut avant tout faire preuve de bon sens, que les maires fassent preuve de bon sens

8:36
Présentateur

et qu'ils en arrivent à armer leur police municipale sur le territoire. Merci beaucoup, Anise L'Absolu, chargée de mission Alliance Police Nationale et référente nationale police municipale à propos de cette grève. Et ça encore, je le redis, c'est surréaliste d'avoir la police municipale qui fait grève à Poitiers. Juste, je voudrais m'adresser à Junior O'Donnell puisqu'il est député, donc il fait les lois. Est-ce qu'il ne faudrait pas faire une loi pour dire que la police municipale doit être armée ? C'est ce que nous souhaitons au Rassemblement National. Effectivement, nous le souhaitons que ce soit inscrit dans la loi

9:02
Julien Odoul

pour protéger davantage nos concitoyens. Il faut rappeler qu'il n'y a pas de distinction, effectivement, sur le terrain entre police municipale et police nationale.

9:10
Invité

Pas de distinction, évidemment, pour les délinquants et pour les criminels. Il faut se rappeler de la mort de notre compatriote Clarissa Jean-Philippe lors de l'attentat de Montrouge. Il y avait marqué police derrière elle. Le terroriste, ce n'est pas dit, c'est un policier municipal ou un policier national. Et puis pour nos concitoyens, eux, ce qu'ils veulent, ils s'en moquent de savoir si c'est la gendarmerie, la police nationale, la police municipale, eux, ce qu'ils veulent, c'est être secourus. Ils veulent avoir une assistance. Et donc, il faut effectivement clarifier les compétences, les interventions, mais arrêter avec ce débat. Ah bah tiens, ça c'est vous, ça c'est nous.

Nous, ce qu'on veut, c'est plus de bleu, effectivement. Et surtout, plus de condamnations pour les délinquants et les criminels avec une dissuasion judiciaire.

9:49
Présentateur

C'est ça, véritablement, le moti. Mathias Leboeuf et Laurence. Je crois qu'il faut, en la matière, apporter pas mal de nuances. Et là, en l'occurrence, la police municipale demande à être armée d'armes de catégorie B, c'est-à-dire de revolvers et à balles létales. Et il y a peut-être, on peut y aller peut-être progressivement, il y a des tas d'armes qui sont des armes. Qui sont des armes. Pourquoi n'importe quoi ? C'est Laurent Saillier qui a dit c'est n'importe quoi.

10:14
Invité

Eh bien, allez-y sur le terrain, moi je vais vous dire, allez-y avec une bombe latimogène, avec un taser.

10:19
Présentateur

Non, il y a des tas d'armes qui sont des armes.

10:22
Invité

Lesquelles ?

10:23
Présentateur

Non létales, les LBD, par exemple. Utilisées par l'armée israélienne et par l'armée britannique. Alors, c'est... On vous tire de ça avec une carachélicoine, vous répondez avec une LBD. Qu'est-ce qui vous dérange, en fait, dans le fait de protéger nos policiers ? Parce que c'est ça la question. Arrêtez de faire de la base politique là-dessus. Ah non, mais c'est pas de la base politique, c'est concrète. Mais si, vous êtes en train de dire que je ne veux pas qu'on défende nos policiers. C'est absolument pas le cas. Vous le démontrez ? Ce que je vous dis... Qu'est-ce qui vous dérange dans le fait qu'ils aient une vraie arme pour vraiment se défendre ? Dites-moi.

C'est le fait qu'à un moment donné, plus on va avoir d'armes sur le terrain. Il y a des risques de dérapage de fonctionnaires, de police. On n'a pas dit qu'il n'allait pas être formés. Pourquoi ils ne pourraient pas être formés ?

11:05
Invité

Parce que c'est toujours la formation qui pêche. Et que vous risquez d'avoir le syndrome du...

11:10
Présentateur

Vous risquez d'avoir... On n'en est pas sortis. Ce débat est lunaire. Je suis en train de dire que... Ce débat est totalement lunaire. On ne dit pas qu'il faut déverser des armes à des armes de cow-boys. Vous êtes idéologue. Mais idéologue, on parle de serviteurs de la République. On parle de défenseurs de la sécurité des Français. C'est pour ça que je vous le dis... Qui sont évidemment formés. Manifestement... Et 99% des policiers français... Manifestement, la nuance ne vous plaît pas. Je vous dis que dans l'armement, on peut peut-être y aller progressivement. Et avec des armes qui ne sont... On n'a plus le temps d'être progressif. Là, il faut des mesures concrètes.

Donc vous ne voulez pas de nuance. Et vous voulez inonder... Mais pourquoi ? On préfère la sécurité des Français à la sécurité des racailles. Et moi aussi, bien évidemment. Il ne s'agit pas de défendre les racailles. Rachez la chaot. Ce n'est pas une question de couleur politique ou de parti politique. Si. Aujourd'hui, la menace... C'est pas vrai. Regardez où ça se passe.

11:57
Invité

La menace a évolué.

11:59
Présentateur

Aujourd'hui, les délinquants ou bien ceux qui commettent des crimes sont armés. Et bien sûr qu'il faut armer la police municipale. Il faut l'armer, mais il faut également la former. Il faut également mieux la payer. L'armer, mieux la payer. Vous avez trois points très importants. OK, mais là, on parle des armes déjà. Commençons par les armes. Eux, ils veulent être en sécurité. Ils se disent qu'on a besoin de savoir se défendre. Ils sont en grève à Poitiers. Vous leur répondez quoi ? Non, par exemple, le coup de couteau sous la gorge, excusez-moi, la police municipale, elle ne va pas jouer en fait avec les canifs et puis se donner des coups de couteau avec son agresseur.

Donc moi, je suis pour une arme. On ne va pas les équiper de pain de boche non plus. Je parle de SBD, moi, d'armes qui sont utilisées par l'armée israïenne, par l'armée israïenne, par l'armée israïenne, c'est pas parce que vous dites armée israïenne que c'est un chocière, excusez-moi, ça fait trois ans que vous nous dites que c'est utilisé par l'armée israïenne. Parce que ce n'est pas des enfants de cœur, c'est ça que je veux dire, c'est un garçonnisme. Laurent Saïe, au-delà de la gauche ou boboïtude qui émane de vos mots, parce que vous pouvez dire qu'il n'y a pas de couleur politique, c'est quand même dans des endroits où il y a des verres et vues, ça se passe très bien.

Vous avez ça à dire, la gauche boboïtude ? Je peux vous dire, est-ce que monsieur, vous êtes prêt à discuter avec des spécialistes sur le terrain et leur expliquer que vous considérez qu'il vaut mieux avoir des LBD que des armes létales ? Ce n'est pas ce que j'ai dit. Donc vous n'êtes pas spécialiste ? Vous êtes une spécialiste ? Non, mais moi je répète ce que disent les policiers. Moi j'écoute les policiers. Vous êtes contaminé par Julien Audoul ? Moi j'écoute les policiers. En légitimité de parole ? Moi parce que je ne suis pas spécialiste, j'écoute les policiers sur le terrain et ils ne demandent pas de LBD.

Donc si vous êtes meilleur qu'eux, moi je vous propose d'aller faire un visitage avec marqué police.

13:43
Invité

Expliquez-moi une chose, pourquoi vous avez besoin d'être méprisant avec les gens qui ne pensent pas comme vous ?

13:49
Présentateur

Pourquoi vous avez besoin de mépriser votre interlocuteur ? Expliquez-moi, je ne comprends pas. Vous méprisez la sécurité des policiers visiblement. Je ne suis pas en train de vous mépriser, moi je vous dis juste que... Mais ce n'est pas de considération ? Bah oui, je considère que vous êtes méprisante. C'est peut-être que j'ai touché quelque chose. Oh, faites de l'actiféralisme maintenant. Vous vous rendez compte si vous voulez que vous vous mettez dans un corner. Je vous dis que... Mais absolument pas. Je vous dis que... Et donc vous dites que ma personne vous méprise. Mais absolument pas. Rien dans mes propos. On vous offrira un café à la fin de l'édition. Voilà ce qu'on voulait dire.

C'est parce que je vous dis que c'est pas sensible. Vous voyez que les policiers tiraient avec leur arme. Bon, voilà ce qu'on voulait dire sur ce sujet. Le débat n'est pas tranché. Et surtout, on ne sait pas ce qui va se passer à Poitiers. Parce que pour l'instant, la mère continue à dire qu'elle ne veut toujours pas d'armes pour la police municipale. Donc on va continuer à suivre ça. Dans l'actualité, également, il y a les agriculteurs, bien évidemment. Et cette colère qui continue du côté des agriculteurs. On part tout de suite en direct en Gironde, à Béchac, très précisément. On nous attend l'un des envoyés spéciaux de CNews avec les agriculteurs qui, visiblement, sont en pleine action.

15:00
Invité

Effectivement, ce matin, c'est la coordination rurale qui mène ce blocage sur une plateforme logistique très importante. C'est l'une des plus grandes de la région Nouvelle-Aquitaine. La SCAZO, une plateforme de la grande distribution qui est complètement paralysée par cet énorme tas de déchets agricoles que vous voyez à l'entrée de son portail. Des centaines de camions sont sur ce grand parking qui se trouve juste derrière. Et les agriculteurs se sont rassemblés ici, avec leurs tracteurs, prêts à rester très longtemps. C'est ce qu'ils nous disent. Ils ont des vivres pour plusieurs jours. Ils ont aussi de quoi tenir en matière de logistique. Ils ont de quoi dormir.

Ils ont de quoi aussi, évidemment, se nourrir et recevoir du renfort. Car c'est prévu dans la journée, normalement. Les agriculteurs de la CR47, la coordination rurale du Lot-et-Garonne avec qui nous étions hier soir à Agen devant la préfecture, doivent les rejoindre aujourd'hui pour cette action et peut-être pour d'autres actions. Alors, d'après leur dire à ces agriculteurs, ils veulent maintenant frapper directement sur les grandes centrales qui fournissent l'alimentation à l'intérieur des supermarchés de toutes les régions.

Et effectivement, c'est pour ça qu'ils s'orientent en ce moment vers ces grandes plateformes de logistique des poids lourds pour pouvoir bloquer l'acheminement de l'alimentation directement dans les points de vente.

16:13
Présentateur

On va peut-être rester avec vous puisque visiblement, il y a une action qui est en cours. Donc, on va continuer à garder cette image et on va la retrouver dans un instant. Vous nous parliez de ce qui s'est passé hier à Agen, justement, où c'était assez spectaculaire ce qui s'est passé à Agen. Et surtout, moi, je retiens les larmes des agriculteurs lorsqu'ils ont été sortis de la préfecture. On regarde le sujet et puis on retourne à Béchac juste après avec cette action qui est en cours et qu'on va vivre en direct.

16:38
Invité

C'est sous les applaudissements que le coprésident de la CR47, José Pérez, est escorté en dehors de la préfecture d'Agen. Ils étaient près de 400 hier à s'être mobilisés pour demander la baisse des charges et l'égalité des règles pour tous les agriculteurs européens. Ils refusaient de quitter les lieux avant d'avoir obtenu des engagements écrits de la ministre de l'Agriculture. C'est la réponse qu'a le gouvernement pour le monde agricole. On vous sort comme des chiens. C'est une honte. C'est une honte. Franchement, on veut juste pouvoir vivre dans notre métier, juste pouvoir travailler, juste pouvoir produire, juste nourrir les gens.

Moins d'un an après une mobilisation historique, les syndicats agricoles estiment n'avoir pas obtenu suffisamment d'avancée. Ils redoutent en plus d'une ratification prochaine du fameux accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. Après de nombreux appels auxquels le gouvernement n'a pas répondu, ils sont déterminés à continuer les mobilisations. On n'a pas de réponse ce soir. On n'aura pas de réponse. Du coup, on ne nous a pas répondu à début d'année. On ne nous répondra pas maintenant, on ne nous répondra pas demain. C'est tout. Voilà, c'est tout. C'est tout ce qui se passe. Ça veut dire que vous pouvez crever. C'est ça que ça veut dire.

Hier, le mouvement lancé par la CR a été suivi dans d'autres départements de la région, comme en Charente-Maritime et en Dordogne. À Périgueux, 45 tracteurs et 29 remorques chargés de déchets ont convergé devant la préfecture.

18:04
Présentateur

Voilà, on revient en direct avec ces images. Vous voyez cette action qui est en cours. Nous sommes à Béchac, en Gironde. Et vous voyez ces camions qui sont en train de déverser du matériel. Ils sont en train de bloquer une zone d'alimentation, une zone qui dessert de l'alimentation. Et vous voyez ces images en direct. Julien Audoul, on voit le désespoir finalement de ces agriculteurs. On a vu les larmes dans le reportage. On voit qu'ils ne savent plus comment faire pour se faire entendre. Il y a ces actions spectaculaires, dont celles qu'on est en train de vivre en direct. Mais c'est les larmes et la colère.

18:40
Julien Odoul

Oui, le désespoir et la colère qui sont totalement légitimes. Ça fait un an, mais finalement ça fait très longtemps que les agriculteurs sont méprisés, trahis, insultés, mis de côté par des gouvernements

18:52
Invité

qui les considèrent comme accessoires non indispensables. C'est ça la réalité. Et aujourd'hui, on a des débats de fond qui sont un petit peu occultés par le traité du Mercosur, il faut bien le dire. Parce que le traité du Mercosur, il n'est pas encore en vigueur. Ce n'est pas lui qui fragilise au quotidien nos agriculteurs. Les trois priorités qu'il faudrait actionner, c'est évidemment des prix minimum garantis pour qu'ils ne travaillent plus à perte. On a la seule profession de France où on peut travailler à perte. Ensuite, la fin des normes absurdes, hallucinantes qui pèsent sur le quotidien des agriculteurs.

Et puis, la priorité dans la commande publique pour qu'ils puissent lutter contre la concurrence déloyale. Donc, c'est totalement ahurissant, si je parle de ma région Bourgogne-Franche-Comté, qui est la première région agricole de France, que dans les cantines des lycées, vous n'ayez que 30% de production locale, alors qu'on a tout à proximité. Et puis, très clairement, on sent que les agriculteurs sont fliqués en permanence. Un agriculteur de Lyon me disait qu'ils ont été obligés, compte tenu des intempéries, de semer les maïs 15 jours plus tard. Et vous avez des satellites qui vérifient la pousse et ensuite un harcèlement administratif pour les surveiller, plus que des OQTF.

C'est hallucinant qu'aujourd'hui, des agriculteurs soient considérés comme des fichés S et que des OQTF, par contre, il n'y a pas de satellite, malheureusement.

20:09
Présentateur

Voilà. Et vous continuez à regarder en Gironde les agriculteurs qui sont en train de bloquer la zone de fret alimentaire. C'est l'une des plus grandes zones de fret de la région qui est en train d'être bloquée sous vos yeux. Avec ce barrage qui est en train d'être fait et nos envoyés spéciaux qui sont sur place, qui vous montrent la situation. On est en direct avec Paul Mougenot, qui est agriculteur. Bonjour. Merci d'être en direct avec nous. On a le sentiment qu'il y a une forme de durcissement dans le mouvement parce qu'au fond, on ne vous entend pas vraiment toujours.

20:41
Invité

Bonjour. Merci beaucoup de m'avoir invité. Je vous avoue que la vie d'agriculteur, c'est de travailler en famille.

20:47
Présentateur

Le plus souvent même du matin au soir et du soir au matin. 365 jours par an. Et je vous avoue qu'on ne gagne pas notre vie. On n'en peut plus. Et là, plus qu'en février. En février, c'était terrible. Mais là, en plus, on a eu des moissons catastrophiques. Les éleveurs, ils ont la fièvre catarale. Et on ne s'en sort plus. Et je vous avoue qu'aujourd'hui, on est au congrès de la coordination orale à Poitiers.

21:13
Invité

Et on est un syndicat de combat. Et donc, on ne va pas lâcher. Et on ne lâchera pas.

21:18
Présentateur

Mais vous ne lâcherez pas. Mais vous n'avez pas le sentiment que ces mouvements, depuis lundi, finalement, ils sont regardés peut-être un peu avec mépris par le gouvernement. Moi, ce matin, on va le réécouter. Restez avec nous. Parce que je voudrais qu'on réécoute Jean-Noël Barraud, par exemple, ce matin, qui était chez Sonia Mabrouk. C'est le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. Honnêtement, son discours, il était hors sol. Il nous a expliqué que tout allait bien, qu'Emmanuel Macron, c'était celui qui défendait les agriculteurs, que le gouvernement était fantastique. Et en gros, ils sont avec vous. Donc, c'est vous qui ne comprenez pas que le gouvernement est avec vous.

On l'écoute et vous allez réagir après, peut-être. Regardez.

21:53
Invité

J'entends la détresse et les difficultés auxquelles les agriculteurs au quotidien sont confrontés. Je veux redire qu'aucun gouvernement n'a fait autant pour le monde agricole que celui de Gabriel Attal et que celui de Michel Barnier. Il y a une liste de promesses non tenues. Non, ça avance, ça progresse. Alors, mais pourquoi sont-ils dans la rue ? Ils n'ont pas compris que vous avez tenu leurs promesses ? Parce qu'ils attendent, d'une part, que les engagements qui n'ont pas encore été tenus le soit. Et ça progresse. On aura une loi d'orientation agricole qui sera discutée en début d'année.

Ils attendent aussi de faire entendre, non seulement à la France, mais dans le reste de l'Europe, leur opposition au Mercosur. Et je veux leur dire qu'il y a une unanimité des Français pour les soutenir sur le point du Mercosur. Et je les invite évidemment à ne pas paralyser le pays.

22:38
Présentateur

Paul Mougelot, quand vous entendez ça, est-ce que vous ne dites pas que finalement, ils ne comprennent rien ? Enfin, excusez-moi de le dire clairement. Si vous voulez, c'est terrible. Dimanche, le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleux, nous expliquait qu'il y aurait une tolérance zéro pour les agriculteurs. Une tolérance zéro pour les agriculteurs. Aujourd'hui, nous, on veut juste gagner notre vie avec notre métier. On ne brûle pas les bus, on ne casse pas les collèges. Je veux dire, il y a un moment donné, ces gens-là se disent les héritiers de la politique de Jacques Chirac ou de Georges Pompidou. On est plus maltraité que les écoterroristes de Sainte-Seline.

Je veux dire, aujourd'hui, c'est insupportable d'entendre ça. Mais il vous dit en même temps que le gouvernement, c'est le gouvernement qui a fait le plus, enfin le précédent gouvernement, c'est le gouvernement qui a fait le plus pour les agriculteurs, qu'Emmanuel Macron vous défend. Or, vous, quand on vous écoute, c'est le contraire. Vous avez le sentiment d'être oublié, d'être abandonné et qu'on vous laisse tomber.

23:26
Invité

Mais c'est pire que ça. Je ne veux pas être tout à fait grossier. Mais le président Emmanuel Macron, il nous a pris pour des cons. Vous savez, nous, on est agriculteurs. Quand on nous serre la main et qu'on nous dit quelque chose, généralement, nous, on tient notre parole. Et ce qui s'est passé, c'est qu'on n'a rien eu. La seule chose qu'on a eue, c'était une demande de la coordination rale, c'est l'absence de taxation supplémentaire sur le gasoil non routier, qui est quand même notre outil de travail. Et aujourd'hui, on n'a rien eu de plus. C'est ça, la vérité.

23:50
Présentateur

Merci beaucoup, Paul Bougenot, agriculteur en temps de votre colère. Achille Dacahout, c'est indéfendable, honnêtement. C'est indéfendable d'avoir un ministre. Ils sont en train de manifester. Ils disent, on n'arrive pas à boucler nos fins de mois, on a faim. Et vous avez quelqu'un qui vient à la télé. Vous expliquez que le gouvernement est formidable, on n'a jamais fait autant. Quand on lui dit, mais pourquoi ils sont dans la rue ? Il dit, ah oui, mais parce qu'on n'a pas tout fait. C'est justement ce qu'on vous reproche. Je peux comprendre la colère des agriculteurs, surtout à l'heure où l'Europe s'apprête à signer le Mercosur. En revanche, on ne peut pas dire que rien n'a été fait.

La colère a été entendue, la détresse a été entendue. M'arrêtez, il ne s'est pas dehors à nouveau. Je peux terminer mes propos. Depuis le début d'année, en fait, il y a eu des dispositions qui ont été prises. On parle de 300 millions d'euros qui ont été décaissés et qui doivent être justement alloués à ces agriculteurs. Ils les attendent encore. Ils les attendent encore. Je vais vous dire, le gouvernement, on ne peut pas dire, si vous voulez, même que ce soit le président de la République, qu'il soit contre les agriculteurs. Heureusement que non, puisque l'agriculture fait partie de notre priorité, dans la mesure où c'est une priorité nationale. Qu'est-ce que ça doit être le reste, alors ?

Si ça, c'est une priorité, qu'est-ce que ça doit être là ?

24:54
Invité

Aujourd'hui, il faut savoir que, suite aux intempéries, nous avons débloqué depuis le mois de septembre 25 millions d'euros.

24:57
Présentateur

Oui, mais ils n'ont pas un sou ! Où est l'argent ? Où est l'argent ? Après, maintenant... Comment ça ? Où est l'argent ? Ils n'ont pas un sou, vous les entendez ? Ils n'arrivent même pas à vivre, ces gens-là ? Ils veulent plus ! Est-ce que j'entends ? Arrêtez, vous allez pas me dire que c'est des privilégiés, mais non ! Arrêtez ! Est-ce que je peux entendre ? Mais je vais vous dire quelque chose.

25:12
Invité

Allez, on doit faire le signe aux infos. Les mesures arrivent, elles sont en temps de deux mots en temps.

25:15
Présentateur

Demain, on va se gratis. C'est écorabilité. Demain, on va se gratis, on connaît. La nouvelle ministre de l'Agriculture, justement, s'est mobilisée pour sauver le budget de son ministère. Elle est où, la ministre ? Elle est où ? Vous l'avez vu ? Mais elle est sur le terrain. Ah, sur le terrain ? On la voit pas. Michel Barnier, c'est également un ancien ministre de l'Agriculture qui connaît très bien cette nouvelle. Michel Barnier connaît la ministre, on la voit pas. Excusez-moi. Moi, je la vois pas. Elle est sur le terrain en train de négocier avec les syndicats. Ah, d'accord. Vous avez des grévis qui ont l'air.

Bon, allez, la pub, je suis désolé, je dois faire la pub, c'est déjà 36, c'est à 30. Plus de bruit, justement, bah oui, que de raison. Mais vous aussi, vous faites beaucoup de bruit. Ça, c'était mal placé. C'était mal placé. Bah oui, vous faites du bruit. Bah non, bah je fais du bruit parce qu'il faut rappeler que le gouvernement... Ah non, non, c'est bon, on s'en parle. Allez-y. Écoutez bien, j'ai une offre exceptionnelle à vous faire pour le Black Friday. Comme j'aime, vous offre 100 euros sur votre premier colis. J'ai bien dit, 100 euros. Attention, l'offre n'est valable que jusqu'au 2 décembre. Alors, en plus de perdre du poids, vous allez profiter de 100 euros d'éduction.

Rendez-vous sur le site commej'aime.fr, commej'aime.fr, et on profite des 100 euros d'éduction. Alors, pour profiter de notre offre exceptionnelle pour le Black Friday, dépêchez-vous, elle n'est valable que jusqu'au lundi 2 décembre. Rendez-vous sur commej'aime.fr, commej'aime.fr, ou appelez le 0800 37 37 37.

26:40
Invité

C'est quoi ça ? Notre redevance. Ça, c'est mon bébé. Discrètement. Événement dont le paysage audiovisuel français, la naissance aujourd'hui de Canal+. On va produire nos propres films, et toi, tu prends les reines de Studio Canal. I'm literally hooked on Bureau d'Ele-Jean. What a show ! Oh, I hear you getting serious about streaming.

26:59
Julien Odoul

Alors ? On est la plateforme qui diffuse les plateformes.

27:02
Présentateur

Quoi, la prochaine étape ?

27:07
Invité

Un mois après le drame, Pierre Palmadé est jugé pour le grave accident de la route qu'il a causé en Seine-et-Marne, sous l'Empire de Stupéfiants. Un accident qui a fait, je vous le rappelle, trois blessés graves d'une même famille

27:33
Présentateur

et pour lequel l'humoriste refuse la qualification d'homicide involontaire. Marine Le Pen, on ne peut plus clair concernant le budget. Si le pouvoir d'achat des Français est amputé, c'est une ligne rouge. Si elle est dépassée, nous voterons la censure. Il n'y a aucune difficulté à telle, martelée ce matin. Et puis, agression d'une agente dans un poste de police municipale en Seine-et-Marne. Un homme a placé un couteau sous la gorge de la victime, mais a vite été neutralisé et interpellé par des policiers municipaux et collègues de la victime. Le suspect a finalement été hospitalisé en psychiatrie. 11h38 sur CNews, merci d'être en direct avec nous.

On va donc revenir sur l'affaire Pierre Palmadé. Dans un instant, on va retourner au tribunal et on va voir ce qui s'est passé depuis 40 minutes à peu près puisqu'on avait Célia Barotte tout à l'heure et le procès est en train de se dérouler. Elle va nous dire comment les choses avancent. Mais tout d'abord, et là vous voyez les photos de Pierre Palmadé, photos qui ont été prises ce matin dans le tribunal. Mais tout d'abord donc le rappel des faits pour bien comprendre ce qui s'est passé ce soir-là puisque c'est ça ce qui est en train d'être jugé en ce moment.

28:40
Invité

Il est presque 19h ce 10 février 2023 quand Pierre Palmadé emprunte cette route départementale située entre les communes de Pertes et Villiers-en-Bierre en Seine-et-Marne. Dans le véhicule, il n'est pas seul. Deux hommes, Mossine et Sambou, qu'il décrit comme des amis de Bringues l'accompagnent. Ensemble, ils souhaitent se rendre dans un hypermarché situé à moins de 10 km de la maison de Pierre Palmadé. Mais au cours du trajet, l'humoriste qui consomme depuis 3 jours sans dormir des produits stupéfiants tourne soudainement le volant et déporte intégralement son SUV dans la voie de sens opposé, percute un premier véhicule de face et provoque une collision avec un autre.

Ces passagers, quant à eux, prennent la fuite, retournent au domicile de Pierre Palmadé pour récupérer des affaires et prennent un taxi pour Paris. A l'intérieur du véhicule touché, 3 personnes de la même famille, dont un enfant âgé de 6 ans et une femme enceinte de presque 7 mois. D'ailleurs, l'accident a été fatal pour son bébé. Les analyses réalisées sur Pierre Palmadé révèlent qu'il était négatif à l'alcool, mais positif à la cocaïne et à plusieurs drogues de synthèse. Ce mercredi, il va donc être jugé pour blessures involontaires aggravées par deux circonstances par le tribunal correctionnel de Melun.

Déjà condamné en 2019 pour usage illicite et acquisition non autorisé de stupéfiants, Pierre Palmadé encourt une peine de 14 ans d'emprisonnement et de 200 000 euros d'amende.

30:03
Présentateur

Alors, on part tout de suite en direct au tribunal de Melun, où nous attend Célia Barotte. Célia, on vous avait, il y a à peu près une heure, en ligne, en nous expliquant justement qu'il y avait eu un coup de théâtre au début de ce procès avec l'avocat des victimes qui avait proposé que l'homicide involontaire soit retenu. Réexpliquez-nous un peu ce qui s'est passé et où on en est à l'heure qu'il est.

30:23
Invité

Oui, Maître Batik, l'avocat des partis civils est revenu sur le statut juridique du fœtus de cet enfant qu'attendait la passagère Mila dans cet accident. Le fœtus est décédé suite au choc provoqué par cet accident. Et donc l'avocat a demandé à ce que le statut juridique de ce fœtus soit réexaminé, soit questionné et qu'il était bien évidemment viable au moment des faits. Et donc c'est pour cela que Maître Batik a demandé à ce que l'on pose la question à Pierre Palmade de savoir s'il souhaitait comparaître volontairement pour homicide involontaire puisque pour l'instant il est jugé pour blessures involontaires aggravées. À cette question, Pierre Palmade a refusé.

Son avocate a également contesté le fait qu'on lui pose cette question. Donc Pierre Palmade va être jugé aujourd'hui pour blessures involontaires aggravées. Pour le moment, la parole est donc donnée au parti civil, aux victimes de cet accident. Nous avons entendu Youxel, le chauffeur de la voiture avec qui Pierre Palmade a eu un choc frontal. Il a expliqué les conséquences de cet accident sur sa vie personnelle, sur le fait qu'il ne peut plus participer à des activités familiales. Il ne peut plus jouer avec son enfant, dont son fils, Devrim, qui était dans cette voiture le jour de l'accident.

Nous sommes en ce moment en train d'entendre Mila, la jeune femme qui était enceinte au moment des faits. Elle est très émue, elle est en sanglots. Elle raconte les conséquences également de cet accident sur sa vie. Depuis, elle a eu une nouvelle grossesse. Elle a donné la vie à une petite fille qui a désormais deux mois. Mais elle explique que pour elle, ça a été très dur d'être une nouvelle fois enceinte. Elle a mal vécu cette grossesse, elle a du mal à partager des moments avec ce nouvel enfant. Et aussi, elle a eu des problèmes importants sur sa santé. Elle a encore des infirmités physiques. Et elle est suivie sur le plan psychologique, mais aussi sur le plan médical.

La parole sera ensuite donnée aux autres parties civiles, notamment à cet autre chauffeur, le troisième véhicule qui était impliqué dans cet accident. Ce véhicule a été conduit par un homme âgé d'une quatre-vingtaine d'années. Il a foncé dans les deux voitures accidentées. Il va donc prendre la parole. Pour l'instant, Pierre Pellemann n'a pas été interrogé sur le fond du dossier, sur l'accident. Et il regarde avec un air agar, le regard dans le vide, les témoins, les parties civiles qui se succèdent à la barre.

32:58
Présentateur

Célia, petite question rapide. Dans quel état d'esprit sont les victimes ? On a compris à quel point elles étaient touchées. Est-ce que vous ressentez de la haine vis-à-vis de Pierre Palmade ou simplement la volonté d'une justice sereine ?

33:14
Invité

Il y a les deux, Jean-Marc. Pour Youxel, le chauffeur, il fait confiance à la justice. Il a donné des explications très dignes, un témoignage très digne, sans haine, sans colère, sans envie de vengeance. Mais pour Mila, qui a perdu son enfant, les faits sont encore très durs. Elle a beaucoup de mal à s'exprimer, à faire face aussi à Pierre Palmade, à le redouter, ce procès. Elle a expliqué également que son mari, son compagnon, n'est pas présent aujourd'hui, puisqu'il a encore beaucoup de colère face à Pierre Palmade. Il ne souhaitait pas être face à lui et lui faire face aujourd'hui lors de ce procès.

Un procès qui est massivement suivi, notamment par les journalistes, mais aussi par le public. Beaucoup de personnes assistent à ce procès.

34:00
Présentateur

Merci beaucoup, Célia Barotte, en direct du tribunal de Melun. On va vivre ce procès toute la journée sur CNews, grâce à vous et grâce à Laurent Célarié, qui est avec vous. On est en direct avec Maître Alain Bansoussan. Bonjour Maître, merci d'être en direct avec nous. D'abord, petite question, parce que moi, quand je parlais de ce procès ce matin, avec des gens extérieurs au monde de la justice, comme le sont la plupart des gens, beaucoup s'étonner que ça ne dure qu'une journée. Est-ce que c'est normal qu'un procès comme celui-là ne dure qu'une journée ? Ça paraît rapide, vu le drame qui est évoqué.

34:30
Invité

Oui, bonjour. Oui, c'est normal parce que l'ensemble des faits sont parfaitement établis. Vous voyez, il n'y a pas de débat vraiment sur les faits. Ça va être un débat plus sur le contexte dans lequel la situation est apparue et aussi tout le débat autour de ce fœtus, c'est-à-dire une personne en état futur de réalité. C'est là tout le débat. Pour l'ensemble des faits, il n'y a pas de contestation tant sur la prise d'éléments que sur la capacité qui aurait été de conduire. Il n'y a pas trop de débat. Donc une journée, ça paraît tout à fait d'usage.

35:14
Présentateur

Pierre Palmade risque 14 ans de prison, 200 000 euros d'amende. Vous m'arrêtez si je dis une bêtise. Mais en fait, qu'est-ce qui va décider du poids ? Parce que, comme vous le dites, en gros, les faits sont établis. On sait qu'il était drogué. On sait que c'est de la récidive. On sait l'accident qui s'est déroulé. Qu'est-ce qui va faire qu'on va décider qu'il a 14 ans de prison ou 10 ans ou 5 ans ou 3 ans ? On a toujours du mal à comprendre ça.

35:42
Invité

Je pense, je ne sais pas. J'avais en tête, j'ai fait un calcul, mais c'était plutôt 14 ans et 100 000 ou 200 000. Mais au-delà du décompte de 100 000 ou 200 000, ce qui va peser, c'est vraiment l'attitude qu'il va y avoir à l'audience. Ce qui va peser aussi, c'est la partie, semble-t-il, de récidive. Ce qui va peser, c'est aussi la situation qui est de plus en plus intolérable. C'est-à-dire qu'on était quasiment avec une nouvelle loi sur l'homicide routier. Et même cette notion d'homicide routier, il faut peut-être la revoir différemment dans la société dans laquelle on vit. Ce qui va peser très lourd, c'est de mettre des gens en danger.

Et il faut savoir si vraiment, aujourd'hui, on doit mesurer la peine uniquement par rapport aux résultats. Et le résultat est dramatique. Ou si on doit aussi ajouter la peine, l'évaluer par rapport aux risques qu'on a fait supporter à la société. Et aussi à des personnes qui vont vivre un drame. Et ce fœtus, effectivement, qui ne deviendra jamais une personne. Et on peut s'interroger sur l'adaptation de ces textes qui, me semble-t-il, sont en décalage avec ce qu'attendent aujourd'hui la société. Donc, effectivement, il va y avoir une analyse vraiment du cas personnel, au-delà, effectivement, de la grande question qui se pose à travers ce dossier.

37:01
Présentateur

– Et dernière question, maître. Alors je ne sais pas si vous allez pouvoir répondre, mais voilà, je pense qu'on se la pose tous. Est-ce que pour vous, vu le dossier, vu ce qu'on sait, et comme on l'a dit, les faits sont quasiment établis, aujourd'hui, c'est inévitable que Pierre Palmade aille en prison ?

37:15
Invité

– Je ne sais pas si c'est inévitable qu'il y ait une prison. Je ne suis pas sûr que la prison soit la solution. Ce qui est certain, c'est que notre société ne peut supporter une prise de risque de cette importance-là et de mettre en danger avec les personnes. Ça, c'est sûr qu'il va falloir trouver d'autres solutions que la prison.

37:32
Présentateur

– Merci, maître Bensoussan, avocat. Ça fait beaucoup agir, hein, vos derniers propos, Rachida Kahout ?

37:38
Invité

– Ah non, non, moi, je dis qu'il est temps de rendre justice dans cette affaire.

37:43
Présentateur

– Justice et prison. – Ah ben, justice, et puis si prison, effectivement, il y a,

37:48
Invité

enfin, pour moi, dans cette affaire, oui, effectivement, il faut payer, justement, les erreurs qu'on a commises de manière volontaire. Il a pris des drogues. Il faut quand même le rappeler, trois jours de prise de drogue, en plus, en pleine conscience, avant de les prendre. Ça veut dire que, enfin, il y a un moment, on sait qu'il y a des conséquences

38:05
Présentateur

quand on prend des drogues. – Mais personne ne parle des gens qui étaient avec lui et qui l'ont laissé monter dans cette voiture. Moi, je trouve que la responsabilité aussi des accompagnants, c'est-à-dire que vous montez en voiture avec quelqu'un où vous considérez, je ne sais pas… – Ils étaient défoncés aussi, il faut dire les choses, ils étaient aussi défoncés que lui. – Vous savez, quand vous voyez des gens qui sont prêts à prendre leur voiture, si vous les sentez dans un état qui n'est pas compatible, je pense que la responsabilité aussi de l'entourage compte. Comme quand un enfant est en danger, vous devez agir. C'est une question de responsabilité.

– Bon, ce procès, vous allez continuer à le vivre toute la journée, bien évidemment, sur CNews. Merci de nous avoir suivis.