L'objectif 2027 de François Ruffin !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 39 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:40OuverteRéponse directe
Commençons par les manifestations. Il y en aura mais jusqu'à quel point ce sera ce samedi 17 octobre quand on voit les images de des convergences élutes comme on les appelle le nombre de ronds-points et de centres de rassemblement qui se qui se précise, est-ce que la l'ampleur du mouvement est inévitable ? Est-ce que vous la voyez déjà ? Est-ce que vous la souhaitez ?
- 1:24RelanceRéponse partielle
Est-ce que il y a une ambiguité de la France insoumise ? Il y a deux camps en France hein, ceux qui disent "Bravo la France insoumise, eux sont populaires dans ce mouvement." et deux camps et peut-être plus mais en tout cas un autre camp en disant la France insoumise incendie tout ça.
- 2:02RelanceÉludée
Vous dites ça, vous dénouez la situation et il y a pas de réponse politique. À la place, il n'y a qu'une réponse policière. Vous m'avez pas répondu tout à fait sur la France insoumise.
- 2:45FerméeRéponse directe
Est-ce que vous considérez que la France insoumise ? Alors tout le monde en politique exploite un peu, mais va plus loin que ça ?
- 4:03OuverteRéponse directe
Il y a ceux qui disent François Ruffin le pauvre, il est pris entre des géants. D'un côté, il a Jean-Luc Mélenchon avec la la puissance de la France insoumise. De l'autre, il a Raphaël Gman. Vous avez vu les sondages, très bon sondage de Raphael Guxman. Il a réussi là une poussée considérable et vous vous retrouvez là entre deux. Il y a un choix qui a été fait, vous savez, moi j'étais pour qu'il y ait une grande primaire qui aille de Poutou à Hollande et j'étais pas le seul puisque c'est 80 % des électeurs de gauche qui l'a réclamé, 80 % des électeurs insoumis, 80 % des électeurs socialistes et les appareils, en effet en ont décidé autrement et on fait le choix de la division.
- 5:20OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous en faites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:24Fait
« J'entendais la réaction aujourd'hui d'Edouard Jeffrey qui après 5 semaines de mouvement lycéen dit "Le temps des décisions est proche. On attend plus d'un mois pour des demandes qui sont extrêmement basiques sur moi je vais »
- 2:02Fait
« Ce que j'entends le mot que j'entends le plus c'est le mot moisisse. Ça veut dire c'est pas normal qu'on soit 36 par classe. Ça veut dire on veut plus de parcours supre. »
- 2:45Chiffre
« On va pas économiser 600 millions d'euros sur l'éducation nationale et on veut aller vers la fin de parcours sup. »
- 3:24Fait
« C'était la crise les gilets jaunes. Il a choisi de laisser pourrir, d'attendre, de pas offrir de réponse sur le référendum d'initiative citoyenne par exemple et de faire le blabla du grand débat. »
- 4:03Chiffre
« Il y a un choix qui a été fait, vous savez, moi j'étais pour qu'il y ait une grande primaire qui aille de Poutou à Hollande et j'étais pas le seul puisque c'est 80 % des électeurs de gauche qui l'a réclamé, 80 % des électeurs insoumis, 80 % des électeurs socialistes et les appareils, en effet en ont décidé autrement et on fait le choix de la division. »
- 6:04Fait
« Marine Le Pen ce soir confirme, elle considère que la France n'a plus assez d'argent pour aider l'Ukraine. »
- 6:45Fait
« En fait euh le cœur de ce que je pense c'est que il faut en finir avec un état subvention et il faut revenir à un état action. un action qui prend de l'argent parce que la France a un fort taux de prélèvement obligatoire mais simplement ce taux-là il sert pas pour l'école, il sert pas pour la défense, il sert pas pour l'éducation, pour euh la santé, pour la justice et il sert pour de euh la redistribution notamment aux entreprises de ce pays, mais aussi pour des subventions au logement, pour des subventions à l'agriculture, pour des subventions à l'énergie tout à fait, il faut euh que ce qui est prélevé serve à constituer le le la colonne vertébrale de la nation et et de l'État. »
- 7:26Fait
« Moi je je dis que la France et l'Europe doivent être assis à la table des négociations et on doit tout faire pour que s'ouvre des négociations avec la Russie de Vladimir Poutine. »
- 8:08Fait
« Et ben là pour l'instant l'Europe est au menu entre Vladimir Poutin et Donald Donald Trump. »
- 9:32Fait
« Suite à un nouvel affrontement entre manifestants et policiers, deux personnes sont très grièvement blessées. L'une par mortier, l'autre par une grenade. »
- 10:14Fait
« Vous avez cité tous les cas de viol, d'incestes qui non seulement aujourd'hui ne sont pas prévenus dans les écoles, mais font fort peu l'objet d'un traitement du de la moindre investigation. »
- 12:23Fait
« Est-ce que vous maintenez oui ou non le LBD ? »
- 13:44Fait
« La police, la police François Ruffin a été qualifiée par la France insoumise en des termes très durs, parfois violence, mais aussi la police est raciste. »
- 17:44Fait
« Durant les célébrations de votre victoire, de nombreux élus sont visés par des tirs près des mairies dont les auteurs sont identifiés comme appartenant au narcotrafic et qui revendiquent publiquement leur action coordonnée, notamment la seule structure véritablement mafieuse que la France connaît qui est la design mafia. »
- 19:11Fait
« Il faut taper les gros bonnets aux portees-monnaie, euh il faut avoir les moyens d'aller faire des investigations à peu près partout et voilà les les assécher de ce point de vue-là, non pas seulement en ramassant le dealer en bas de sa tour, mais en cherchant à monter les étages. »
- 22:26Fait
« suppression des contrat aaidés, le plan Borlot euh pour la ville qui tombe à l'eau et cetera. Il y a eu euh un complètement un complet désengagement de sur ce volet-là et ça ne peut pas marcher en ayant que la le la jambe sanction. »
- 23:51Fait
« Votre téléphone va sonner quelques minutes après l'annonce de votre élection et vous allez avoir un Donald Trump qui va vous appeler directement comme il le fait parfois dans des termes extrêmement aimables comme il le fait par exemple avec le maire de New York qui a toujours été un moment de stupéfaction totale surtout quand c'est devant les caméras là c'est juste dans votre téléphone. »
- 25:19Fait
« Est-ce qu'on peut être plus courageux face à Trump ? Vous avez vu madame Vanerleyen qui est allé s'humilier à ses pieds. Vous avez vu la danoise qui achète encore plus de F35 alors qu'il l'a piétiné. »
- 26:02Fait
« Madame Méloni, vous avez vu le courage de Madame Méloni qui a claqué littéralement Donald Trump. »
- 26:43Fait
« Ils allaient cesser d'aider l'Ukraine. Et au nom de l'Ukraine, c'est comme si on devait accepter de se soumettre et de signer des accords qui sont complètement injustes. »
- 27:26Fait
« La France est grande quand elle dit non. Quand la France du général de Gaou dit non euh à l'OTAN. Quand la France de Francis Mitterrand dit non à la guerre des étoiles. Quand la France de Jacques Chirac dit non à la guerre en Irak. »
- 30:22Fait
« Vous savez, même Marx considérait que la dette c'était une aliénation de l'État et que à la place de nourrir les services publics, on nourrissait les rentiers. »
- 31:05Fait
« On décide de refaire des plans qui vont coûter des centaines de milliards d'euros. On décide de supprimer la taxe d'habitation. On décide qu'on va baisser les impôts de production. Tout ça c'est de la folie. »
- 31:41Chiffre
« Vous avez eu le chouchou des marchés financiers du FMI, le mozzard de la finance et que finalement il nous fait non seulement 1300 milliards d'euros de dette supplémentaires, mais à mon avis ce qui est le plus tragique c'est que ça ne sert même pas pour l'investissement. »
- 32:23Fait
« les milliardaires dans notre pays doivent en proportion au moins payer autant d'impôts que leurs secrétaires ou que les infirmières. Les grandes entreprises dans notre pays doivent à minima payer autant d'impôts que la PME ou que le boucher du coin. »
- 34:25Fait
« plus personne ne comprend rien à sa feuille d'impôt, plus personne ne comprend rien à sa fiche de paye. Et tout ça étant devenu illisible, ça paraît injuste. »
- 35:10Fait
« Nous sommes nous ça dépend de vue monsieur et ça dépend pour Louis X un peu moins bien. Mais en tout cas nous sommes dans la même situation. Alors, on est en 1788 aujourd'hui. »
- 35:50Chiffre
« Le MEDEF doit dire euh euh écoutez, il y a Oui, il y a 211 milliards d'euros euh d'aide aux entreprises. »
- 37:44Chiffre
« Au total, c'est une cinquantaine de milliards d'euros et c'est réparti dans les différents ministères. 32 % du budget de l'éducation nationale est consacré au paiement des retraites des anciens employés des anciens employés de l'éducation nationale 30 % pour le budget de l'intérieur. »
- 39:07Fait
« il y a des gens qui hier étaient fonctionnaires et que aujourd'hui on recrute des contractuel qui ne cotisent plus au régime de la fonction publique, et bien vous avez ça fait mécan et de manière de manière très importante. »
- 39:49Chiffre
« 100000 personnes qui chaque année sont mis enaptitude parce qu'ils sont broyés physiquement ou psychiquement par les troubles musculosqueltiques ou par les burnout. »
- 41:12Fait
« Tous les pays du monde ont fait une réforme de retraite. Tous les pays d'Europe sont plutôt entre 65 et 67 ans pour le terme de la carrière. »
- 41:56Chiffre
« C'est la moitié des salariés qui aujourd'hui sont dans un état d'anxiété au travail dans notre pays contre 11 % en Allemagne, c'est quatre fois supérieur. »
- 42:37Chiffre
« sur les triples contraintes psychiques, on était à 6 %, on est passé à 35 % et c'est à 50 % sur les employés. »
- 45:18Chiffre
« Le taux de pauvreté chez les 16 30 ans, les trois fois supérieur au plus de 65 ans qui est écrasé sur le plan immobilier parce que ils doivent pour se loger bah c'est devenu beaucoup plus cher que ça l'était pour nos parents ou pour nos grands-parents qui est écrasé sur le plan professionnel parce qu'on y rentre par le plus mauvais bout les CDD l'intérim qui est écrasé sur le plan politique en plus avec l'abstention. »
- 46:37Fait
« Les PME françaises sont aujourd'hui moins financées par l'assurance vie que le NASDAQ américain. »
- 47:18Fait
« la question de la grande transmission de comment on fait pour que l'accumulation du capital à un bout ça serve à l'économie française et ça devienne ça produise de la de la vitalité. »
- 53:20François RuffinChiffre
« On doit avoir 200 signatures mais voilà c'est en route. »
- 56:10François RuffinFait
« Je devais devenir un Hanouna de gauche avoir une émission de télé une émission de radio et pour accéder à l'appareil public j'ai vu que j'allais être barré marqué au fer rouge. »
- 57:23François RuffinChiffre
« Dans l'urgence dire voilà on dans le prochain budget, il y aura pas 1588 suppression de poste. »
- 58:07François RuffinFait
« Le choix en série d'Emmanuel Macron depuis 10 ans, c'est de ne pas dénouer les crises politiques, c'est de les laisser pourrir. »
- 58:43François RuffinFait
« Je n'ai jamais connu Emmanuel Macron quand il était à cette époque. »
- 1:01:31François RuffinFait
« Tous les travailleurs qui sont aujourd'hui sans papiers doivent pour moi avoir des papiers quand ils travaillent. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
François Ruffin est l'invité de notre émission spéciale objectif 2027 après Marine Le Pen, Dominique de Villepin, Édouard Philippe et d'autres. Il sera à son tour soumis au feu roulant des questions de la rédaction de LCI. Euh François Ruffin figure des combats pour les droits sociaux, ceux de l'égalité salariale, euh notamment prend la parole à l'avant-veille de la journée peut-être de convergence des luttes. Euh certains prophétisaient de nouveaux gilets jaunes, certains parlent de gilets jaunes. Le candidat sera confronté au scénario d'Alain Ber qui va revenir dans un instant aux questions de Mathilde Guénégan pour la politique de François l'anglais pour l'économie. Il se soumettra aussi au périlleux exercice du oui ou non. Bonsoir François Ruffin. Bonsoir.
Commençons par les manifestations. Il y en aura mais jusqu'à quel point ce sera ce samedi 17 octobre quand on voit les images de des convergences élutes comme on les appelle le nombre de ronds-points et de centres de rassemblement qui se qui se précise, est-ce que la l'ampleur du mouvement est inévitable ? Est-ce que vous la voyez déjà ? Est-ce que vous la souhaitez ? Moi, je souhaite toujours que les gens se mobilisent, qui revendiquent, qui euh cherchent à obtenir de nouveaux droits et qui se fassent entendre dans un temps où le pouvoir ne veut pas entendre. J'entendais la réaction aujourd'hui d'Edouard Jeffrey qui après 5 semaines de mouvement lycéen dit "Le temps des décisions est proche. On attend plus d'un mois pour des demandes qui sont extrêmement basiques sur moi je vais
dans les assemblées générales de lycéen. Ce que j'entends le mot que j'entends le plus c'est le mot moisisse. Ça veut dire c'est pas normal qu'on soit 36 par classe. Ça veut dire on veut plus de parcours supre. Et sur ces demandes de base 5 semaines plus tard il y a toujours pas de décision du gouvernement. Non, le temps approche. Donc il est évident que cette manière de gérer en espérant le découragement euh le pourrissement, ça contribue à nourrir ce que Alain Ber a appelé une rage. Est-ce que il y a une ambiguité de la France insoumise ? Il y a deux camps en France hein, ceux qui disent "Bravo la France insoumise, eux sont populaires dans ce mouvement." et deux camps et peut-être plus mais en tout cas un autre camp en disant la France insoumise incendie tout ça.
Moi je crois qu'il faut pas chercher des raison de détourner ce que disent les jeunes les lycéens en l'occurrence et qui est je le répète tout à fait basique. Et donc la la première chose à faire c'est d'aller les écouter et de prendre des décisions. Vous savez, moi ce qui me marque dans ce temps-là, c'est que alors qu'on devrait avoir une réponse politique et avec des choses simples, dans le prochain budget, il y aura pas 1588 postes d'enseignant de supprimé. On va pas économiser 600 millions d'euros sur l'éducation nationale et on veut aller vers la fin de parcours sup. On met de l'humain en face de l'humain. Vous dites ça, vous dénouez la situation et il y a pas de réponse politique. À la place, il n'y a qu'une réponse policière. Vous m'avez pas répondu tout à fait sur la France
insoumise. Euh c'est un aspect du débat hein, oui ou non ? Est-ce que vous considérez que la France insoumise ? Alors tout le monde en politique exploite un peu, mais va plus loin que ça ? Non, moi je je dis que le le gouvernement n'a pas accusé la France insoumise. Le gouvernement, il a prendre ses rép. C'est un faux procès pour vous. Pardon ? En tout cas, c'est pas la réponse qui doit être apportée. Le le sujet, c'est pas les jeunes quand ils parlent et que je les écoute, je les écoute à eux, je les écoute à Paris, je les écoute à Amien, il y a pas ils sont pas agités comme par des comme des marionnettes avec quelqu'un qui viendrait dire voilà dites ça sur les moisissures. Non, par contre simplement vous savez c'est la troisème crise pendant le mandat d'Emmanuel Macron où
on n pas de réponse politique mais on a une réponse policière. C'était la crise les gilets jaunes. Il a choisi de laisser pourrir, d'attendre, de pas offrir de réponse sur le référendum d'initiative citoyenne par exemple et de faire le blabla du grand débat. Et il croit gagner comme ça. Mais à la fin et c'est la même chose sur le mouvement du retraite mais à la fin le pouvoir y gagne ce que la démocratie perd. Euh François Ruffin, vous allez être soumis à feu roulant de question. Alain Ber va soumettre des scénarios. Mathilde Guegan qui est la grand reporter qui suit la gauche qui va vous interviewer mais aussi François l'anglais. Disons les choses. Allonsler un caricature. Il y a ceux qui disent François Ruffin le pauvre, il est pris entre des géants.
D'un côté, il a Jean-Luc Mélenchon avec la la puissance de la France insoumise. De l'autre, il a Raphaël Gman. Vous avez vu les sondages, très bon sondage de Raphael Guxman. Il a réussi là une poussée considérable et vous vous retrouvez là entre deux. Il y a un choix qui a été fait, vous savez, moi j'étais pour qu'il y ait une grande primaire qui aille de Poutou à Hollande et j'étais pas le seul puisque c'est 80 % des électeurs de gauche qui l'a réclamé, 80 % des électeurs insoumis, 80 % des électeurs socialistes et les appareils, en effet en ont décidé autrement et on fait le choix de la division. Et ben dans ce temps-là, moi je je continue à réclamer que pour la suite on est de l'Union, qu'on est la l'union pour la présidentielle. Ça paraît désormais bien compliqué mais va
falloir penser aussi à s'unir pour les élections législatives. Le phénomène de la nouvelle gauche, certains disent la Nouvelle-Fance. Bali Bagayuko, regardez ces quelques images, c'est l'homme qui danse, qui chante. Il était sur notre plateau, il dit "Mais moi, je vais". Il s'appelait le ministre de la street. Euh, il a une popularité euh imparable chez les chez les jeunes. On verra d'autres séquences un peu plus tard dans l'émission où euh il appelle les mamans avec le téléphone du jeune et cetera. Qu'est-ce que vous en faites ? Moi je je suis ému quand je vois Bali Bagayoko devant un lycée entonne la marseillaise avec les jeunes parce que vous savez moi je me suis bagarré pour queon abandonne pas le drapeau tricolore pour qu'on abandonne pas l'hymne
national au rassemblement national et de voir que il y a un moment comme celui-là moi c'est un moment qui me met les poils, c'est un moment qui m'émeux c'est un moment où c'est la France que je veux c'est cette France qui se rassemble derrière ces symboles qui sont issus de la Révolution française et qu'on doit poursuivre. Marine Le Pen ce soir confirme, elle considère que la France n'a plus assez d'argent pour aider l'Ukraine. Avez-vous à telle raison ? Je pense que il est plus nécessaire aujourd'hui que jamais de soutenir l'Ukraine face à une Russie qui refuse de négocier. Donc il faut le faire. Maintenant, il est évident que la manière dont on présente les choses en disant "On va augmenter le budget de la défense, on va euh donner de l'argent à l'Ukraine, mais pendant ce temps-là, il
va falloir se serrer la ceinture dans les hôpitaux, euh dans les lycées et que finalement, on vient dire au français, bah il faut choisir, soit on aide les uns, soit les autres." C'est une manière de rendre ce soutien international complètement impopulaire. Et donc moi je dis que il doit pas y avoir à choisir entre se protéger sur le terrain de la défense et construire des services publics qui soi solide. En fait euh le cœur de ce que je pense c'est que il faut en finir avec un état subvention et il faut revenir à un état action. un action qui prend de l'argent parce que la France a un fort taux de prélèvement obligatoire mais simplement ce taux-là il sert pas pour l'école, il sert pas pour la défense, il sert pas pour l'éducation, pour euh la santé, pour la
justice et il sert pour de euh la redistribution notamment aux entreprises de ce pays, mais aussi pour des subventions au logement, pour des subventions à l'agriculture, pour des subventions à l'énergie tout à fait, il faut euh que ce qui est prélevé serve à constituer le le la colonne vertébrale de la nation et et de l'État. Il y a un courant, il y a un courant pour parler davantage à la Russie, pour nouer davantage ou renouer davantage à la Russie. Alors Marine Le Pen le dit et ce qu'elle appelle faire la paix Jean-Luc Mélenchon qui était assez sévère à les guerres de l'Ukraine qui disait il faut peut-être se demander si ça n'a pas un rapport, il parlait de la situation actuelle avec les tirs en profondeur que fait l'Ukraine, position qui jusque-l n'avait pas été celle des
Français. On citait hier tout à l'heure le pape François qui avait des positions aussi pas si loin de ça. Est-ce que vous êtes de ce courant ? Oui ou non ? Moi je je dis que la France et l'Europe doivent être assis à la table des négociations et on doit tout faire pour que s'ouvre des négociations avec la Russie de Vladimir Poutine. Il faut qu'il y ait des négociations autour de la table. Ben évidemment et il s'agit pas de déléguer ça comme on le fait aujourd'hui à Washington avec seulement les émissaires américains. On a un rôle à jouer. C'est nous qui sommes le carnet de chèque. C'est nous qui payons et en achetant du matériel de guerre aux États-Unis. Donc évidemment quand on paye, on a notre mot à dire. Là c'est vous savez il y a il y a un proverbe qui
dit quand on n'est pas autour de la table c'est qu'on est au menu. Et ben là pour l'instant l'Europe est au menu entre Vladimir Poutin et Donald Donald Trump. Donc votre idéal c'est une conférence où il y aura Zelenski, Trump et les Européens. Et ben bien sûr et que qu'elle se déroule sur le continent européen a priori. Et donc voilà, il y a il faut il faut parvenir à ça. Il faut parvenir à ça avec des compromis, des concessions qui soient faites pour qu'on retrouve pour que l'Ukraine, pour que la Russie retrouve la paix. Va nous rejoindre Alain Boer. Je vous en prie. Boer, c'est une tradition de cette série objectif 2027 François Ruffin où chacune ou chacun des candidats se soumet à au scénario. Vous ne les avez pas, c'est le secret absolu. On pourrait avoir un huissier, on
pourrait un huissier qui ouvre l'enveloppe. Voilà, on a pas besoin de ça pour être sûr de votre secret. Alain Ber, premier scénario. Bonsoir. Rebonsoir. Bonsoir monsieur le président de la République. D'abord, vous venez d'être élu après une campagne pleine de rebondissement et évidemment à peine élu, vous êtes face à toute une série de problèmes qui sont ceux d'un chef de l'État et il s'agit moins d'un scénario jeu de société qu'une confrontation avec la dure réalité de la vie à l'Élysée. Suite à un nouvel affrontement entre manifestants et policiers, deux personnes sont très grièvement blessées. L'une par mortier, l'autre par une grenade. Votre nouvelle majorité vous pousse à prendre des mesures visant à
changer l'équipement des policiers. Et parmi tous ceux qui vont apparaître, voilà quel que supprimez-vous et que gardez-vous ? Alors, vous avez le canon à haut, j'espère qu'il va apparaître. En tout cas, c'était prévu pour la grenade lacrymogène, la grenade assourdissante, la grenade de désencerclement et le LBD. Al vous pouvez tout supprimer si vous avez envie hein, je précise. Mais la la question qui est posée, c'est que a priori vous avez aussi peut-être besoin d'une police. Oui, on a besoin d'une police. Je veux dire un mot à ce sujet. On vous avez
cité tous les cas de viol, d'incestes qui non seulement aujourd'hui ne sont pas prévenus dans les écoles, mais font fort peu l'objet d'un traitement du de la moindre investigation. Il peut y avoir des viols dans notre pays sans que le téléphone portable de la victime et de de du suspect soit fouillé sans qu'il y ait une interrogation de mise en garde à vue du principal incriminé. Je dire je dis ça pourquoi euh monsieur Ber ? Parce que je considère que depuis quelques années, il y a un détournement des moyens de la police, que la police, elle est plus euh euh mise à sa place là où elle devrait être au service de la société, au service des citoyens pour les gens. Euh et bien elle est mise
maintenant au service du pouvoir comme une force de coercition qui lui sert de protection. Et je pense que c'est dangereux pour la police elle-même que d'en faire finalement un bouclier. C'était le cas dans le mouvement des gilets jaunes. Pas de réponse politique mais une réponse policière. Ça a été le cas dans le mouvement des retraites où contre 80 % des Français, contre tous les syndicats unis, on utilise la police comme une protection pour le pouvoir et c'est le cas encore, je vais vous répondre sur les sur le mouvement des lycéens. Alors répondez François Ruffin. Allez allons au ner oui ou non ? vous avez donné la philosophie d'abord d'abord je vais vous dire comment je je c'est pas François Ruffin omniscient qui arrive à l'Élysée c'est Jupiter il faut
en finir avec ça donc ça veut dire que au moment où vous avez des décisions à prendre vous entrez en discussion vous entrez en discussion avec qui ? Avec monsieur Boer vous serez le bienvenu. Euh vous entrez en Non mais vous entrez en discussion avec les syndicats de policiers. Vous entrez en discussion avec les syndicats de salariés avec les syndicats de lycéens. avec les syndicats d'étudiants pour discuter de comment on va faire pour trouver une solution politique, ça c'est une chose, mais pour euh adapter la réponse policière. Donc voilà, je je pense qu'il faut en finir avec l'homme tout seul qui euh euh du jour au lendemain décide de ça. Maintenant, il y il y en a une euh là-dedans euh qui a proscrire, c'est la grenade de désencerclement puisque là on n'est pas dans le cas d'une arme
utilisée normalement en manifestation, mais c'est défini comme étant une arme de guerre. Donc ça n'a pas sa place pour euh le le le la main François Ruffin. Est-ce que vous maintenez oui ou non le LBD ? Tout à l'heure, il y a quelques minutes seulement, quelques dizaines de minutes, porte-parole de la un des syndicats de policiers disait "Nos hommes sont très frustrés qu'on leur dise utiliser le moins possible le LBD." Alors qu'une autre partie de l'opinion, notamment après les éborniers, dit au contraire que c'est l'arme de la honte. Est-ce que vous la maintenez ? Elle doit être utilisée avec beaucoup de réserves. Mais là ce qui va pas c'est que dans le maintien de l'ordre aujourd'hui, vous avez des unités qui sont pas spécialistes du tout du maintien de l'ordre. C'est pas que si
comme si vous aviez des CRS, moi j'ai connu des manifestations, il y avait quasiment que des CRS et les renseignements généraux à l'époque. Là vous avez toutes les unités dont ce n'est pas la spécialité qui viennent se mêler de ça. Ça va pas. Ça va pas non plus quand on a vous savez, j'ai fait un rapport moi sur la police. La formation est complètement insuffisante. Non seulement non seulement la formation initiale a été raccourcie, on est passé de 12 mois à 9 mois mais ensuite derrière la formation continue est inexistante. Tous les syndicats de policiers que j'ai interrogé me disent "Non, il y a pas de formation continue. C'est non on a besoin non seulement on a besoin d'agent, l'État a besoin d'agent mais on a besoin d'agent qui soient formés qui soi formés continuellement.
Sinon, qu'est-ce qui se passe ? Vous mettez en danger les manifestants, mais vous mettez en danger les policiers eux-mêmes. Et c'est bien ce qui est en train de se produire. La police, la police François Ruffin a été qualifiée par la France insoumise en des termes très durs, parfois violence, mais aussi la police est raciste. On dit un certain nombre de représentants de la France insoumise, le pensez-vous ? Je je je l'expression de racisme systémique me convient. Euh c'est-à-dire que il s'agit pas d'incriminer un individu à l'intérieur de la police, mais le fonctionnement général sur un point particulier euh qui est le contrôle d'identité qui fait l'objet d'une inflation. En fait euh comme euh ce qui dorait être pour moi les deux piliers de la police, c'est-à-dire une
police du quotidien, ce qu'on a appelé l'îutier qui a complètement disparu et de l'autre côté la police d'investigation, la police judiciaire qui est bien mal en point. On a remplacé ça parce que les policiers eux-mêmes appellent la bâonnite, une politique du chiffre et notamment sur les contrôles d'identité. Savez, attendez, attendez, avant d'avancer, vous portez quand même une accusation. Vous comp vous considérez que les contrôles au faciè sont trop courants en France ? Il est montré que comparé aux autres pays européens sur les contrôles d'identité, la France le pratique de manière beaucoup plus importante, c'est 47 millions au moins de contrat d'identité l'année dernière. Donc, mais auè et et ce qui est démontré en comparaison avec nos voisins espagnols, allemands et
tout ça, c'est que ce sont des contrôles qui sont beaucoup plus ciblé en terme de population. C'est vrai, Alan Ber. Alors, c'est surtout que dans les autres pays, il y a pas de contrôle d'identité. C'est le contrôle d'identité pour le contrôle d'identité n'est pas prévu. D'ailleurs, beaucoup de pays n'ont pas de pièces d'identité obligatoire. C'est un des éléments particuliers de l'histoire du pays. Après, quand vous discutez avec les policiers eux-mêmes, il vous explique et c'est assez curieux d'ailleurs qu'ils font plus parce qu'il m'arrive de parler beaucoup avec les bacux qui sont pas toujours docteurs en philosophie euh que ils font plus de contrôle à la capuche qu'au faciè. Voyez, c'est un sujet alors je ne dis pas que l'un ne va pas parfois avec
l'autre, mais c'est un sujet qui est un peu différent mais il y a un sujet qui est le contrôle d'identité. pour le contrôle d'identité comme un moyen de reprise en compte du territoire par rapport à des individus qui eux pensent que ils sont face à une autre bande. L'autre bande s'appel la police. C'est c'est un sujet qui méritera sans doute une discussion avec mes collègues sociologues. L'acte contrôle d'identité euh il y a pas de statistique. Quand on rentre au commissariat, on dit pas bah j'ai contrôlé tant de personnes, il y a pas de rapport à faire sur cette questionlà. C'est perçu comme étant un geste anodin. Or, la personne qui le subit en face, c'est pas vrai. C'est pas anodin de se balader tranquillement dans la rue et à un moment d'être contrôlé.
Donc moi je suis pour que il y a un moratoire sur les contrôles d'identité que pendant quelques mois la police fonctionne sans cet outil là et qu'on voit ce qui manque ce qu'on voit de quelle manière on on peut travailler autrement et avec quand même un objectif qui est pour moi de retrouver à la fois la police du quotidien l'île lotier et de l'autre côté est-ce que c'est pas un contrôle du territoire vous savez on a dans les chiffres ont été donnés dans cette émission il y a peut-être 600000 700000 800000 clandestins en France donc le contrôle n'est même pas le territoire n'est même pas correctement contrôlé avec les contrôles d'identité. Mais là c'est le contrôle aux frontières et vous savez moi je suis pas je suis pas un adversaire du contrôle aux frontières. Je vous dis que il y a
aujourd'hui pour moi le les forces de police ne sont pas utilisées sur les missions qui pourraient être les plus utiles à la société qui pourrai être les plus utiles aux français. Je on a parlé euh de pédocriminalité, c'est un chapitre, mais par exemple sur la question du narcotrafic euh alors parlons-en, parlons-en puisqu'on va aller un deuxième scénario avec un bois. Tombez bien. [rires] Durant les célébrations de votre victoire, de nombreux élus sont visés par des tirs près des mairies dont les auteurs sont identifiés comme appartenant au narcotrafic et qui revendiquent publiquement leur action coordonnée, notamment la seule structure véritablement mafieuse que la France connaît qui est la design mafia. Quelle mesure comptez-vous prendre
contre des organisations criminelles de cette nature ? Quelque chose de très particulier dans l'histoire de la France qui jusqu'à présent n'avait pas véritablement connu de mafia. Elle avait connu des mafieux mais pas de mafias. Mais la question du narcotrafic vous dire que pour moi euh c'est pas quelque chose que j'ai découvert euh les dernières années. Euh ce sont des quartiers euh que j'ai vu et vous et pour moi la question de la sécurité euh c'est une question de gauche parce que ceux qui sont touchés par l'insécurité euh c'est pas les riches qui sont dans les beaux quartiers qui ont des digodes à l'entrée et des caméras de vidéosurveillance pour se protéger. Ce sont les habitants euh des quartiers populaires, ce sont les nôtres et euh c'est des vies qui sont pourries parce
que c'est du bruit la nuit, c'est euh des des de de de la peur de rentrer chez soi. Bon, donc c'est quelque chose à prendre absolument au sérieux. Et euh sur la question du narcotrafic euh moi j'étais très content que le sénateur Jérôme Durin socialiste ponde un rapport sur cette question-là et j'étais aligné sur le volet répressif euh c'est-à-dire il faut taper les gros bonnets aux portees-monnaie, euh il faut avoir les moyens d'aller faire des investigations à peu près partout et voilà les les assécher de ce point de vue-là, non pas seulement en ramassant le dealer en bas de sa tour, mais en cherchant à monter les étages. Ça demande de l'investigation, ça demande du temps. Je j'ajoute et il en était d'accord avec moi que pour moi, on doit fonctionner
sur deux jambes. Il y a la jambe qui intervient l'extérieur, qui fait de la répression. Donc ça veut dire des officiers de police, mais ça veut dire les services d'impôts. Ça veut dire les douanes qui se mettent en action sur euh les les les grands trafiquants. Mais à côté de ça, il doit y avoir une police de la proximité qui est capable d'avoir du renseignement. D'où le rôle de l'îier aussi. Et enfin, la principale bataille contre la drogue, si on veut la gagner, elle se gagnera pas de l'extérieur, elle se gagnera de l'intérieur des quartiers par les ceux qui sont les premiers concernés, les parents qui disent à leur gamins, "Quand tu reviens du collège, passe plus par tel endroit et tel endroit, évite ce point-là et cetera." C'est eux en fait
qui doivent être aidés pour venir euh euh lutter contre le trafic de drogue contre dans leur quartier. Or ce que ça ça veut dire quoi ? Ça veut dire les associations, ça veut dire les centres sociaux. C'est ce sont des points d'appui, ce sont finalement pour moi des bastions de la République dans des endroits qui sont parfois compliqués. Or euh il peut la politique du gouvernement qui est de dire on veut renforce la répression mais sur le volet euh aide à ceux qui euh euh font un travail euh de de de prévention, d'accompagnement, de soutien dans les quartiers, là c'est complètement abandonné. Rifin pardon. Est-ce que vous êtes pas un peu dans le monde des bisounours ? Alain Boer ici présent, Allain Boer ici présent rapporte des choses incroyables. Il dit que depuis des années, de plus en
plus, ce sont les pompiers qui sont visés quand ils vont dans certains quartiers. Les pompiers encore une fois, c'est pas l'affrontement avec la police où il y a une certaine tradition. Hélas. Enfin, il y a une tradition. Les pompiers théoriquement tout le monde aime les pompiers pour en arriver. Personnel médical pour en arriver au DF postier. Ça paraît incroyable. Alors François François Rfin franchement beaucoup de ceux qui nous écoutent se disent "Mais il faut vraiment être sacrément détraqué pour s'attaquer à des pompiers, à des infirmiers qui viennent aider des des vieillits gens. Enfin, il y a quelque chose d'anormal." Mais et et en quoi je je dis moi je n'ai pas de problème avec la répression, je n'ai pas de problème avec le bâton, je n'ai pas de problème avec la sanction
mais ça ne suffit pas. Il faut avancer sur les deux jambes. Or, si on avance que sur une seule jambe, on ne règle pas les causes du problème. Il y a des gens qui aujourd'hui dans les quartiers et ailleurs, vous savez, on est dans un Mais j'insiste, pardon, pour en arriver à s'attaquer à des pompiers, des bêtises, tout le monde a pu en faire dans sa vie de voler un truc dans un magasin, c'est autre chose là. S'attaquer à des pompiers, s'attaquer à une infirmière qui vient aider des gens, on est on sort du cadre. Mais mais même vous savez, moi euh vous avez l'air de d'écarter euh d'un revers de manche comme si s'attaquer aux forces de police. C'est ça faisait partie désormais du paysage. C'est pas le cas pour moi, je vous le dis, monsieur Rochemin, c'est pas le cas pour moi.
Donc euh euh évidemment tous ceux qui représentent l'État mais même les citoyens ordinaires, moi je sais à quel point il peut y avoir des vies pourries parce que c'est de l'inquiétude, on vit avec la peur pour ces enfants notamment par le trafic de drogue mais pas seulement dans les quartiers. Donc dire que moi j'ai pas de problème avec la sanction, j'ai pas de problème avec le bâton, ça m'a jamais posé de souci, mais que en revanche ça doit absolument être complété par le volet qui est le volet association, qui est le volet soutien scolaire, qui est le volet qui fait que les gens qui dans les quartiers font tout pour que ça tienne debout, qui sont la pointe avancée de la République dans des endroits compliqués, ils se sentent soutenus. Or aujourd'hui, c'est pas le
cas. suppression des contrat aaidés, le plan Borlot euh pour la ville qui tombe à l'eau et cetera. Il y a eu euh un complètement un complet désengagement de sur ce volet-là et ça ne peut pas marcher en ayant que la le la jambe sanction. Si jamais le le tout ce qui tient le sport, moi je je vous dis le prochain craquage que je redoute dans notre pays, c'est le craquage des associations parce que si on a encore du sport, de la culture, de la solidarité partout dans notre pays, c'est grâce aux association. quand on leur réduit euh année après année leurs subventions, quand on leur supprime les contrat aidés, quand on leur fait passer un temps administratif colossal pour faire des rapports d'activité, en fait ceux qui tiennent le pays debout euh pour le sport, pour la solidarité, pour la
culture, et ben ça les décourage. Et moi, je crains pour les temps à venir le craquage du monde associatif. 3è scénario à la Bower et cette fois on part pour l'étranger, enfin étranger et France. Monsieur le président de la République, dans votre métier, si vous voulez être très collectif sur beaucoup de sujets, il y en a au moins un où vous êtes assez seul, vous êtes décideur, vous êtes le chef de l'État, mais surtout le représentant de la France à l'étranger. Votre téléphone va sonner quelques minutes après l'annonce de votre élection et vous allez avoir un Donald Trump qui va vous appeler directement comme il le fait parfois dans des termes extrêmement aimables comme il le fait par exemple avec le maire de New York qui a toujours été un moment de stupéfaction totale surtout quand c'est
devant les caméras là c'est juste dans votre téléphone. Et il vous invite séance tenante à venir passer le voir pour vous découvrir mutuellement à Maralago. Faites-vous pour votre première visite à l'étranger ? Je Quel silence ? Non non, bah je je réfléchis et puis vous savez je consulte, je vais compris consulter des gens qui viennent sur ce plateau comme Gérard Aro. Je consulte et vous a piégé là la Bower. J'ai jamais vu un silence pareil. C'est comme du Mozart un silence de François Russin. Feraro c'est un bon choix. Mais je je consulterai Dominique de Villepin qui a occupé euh des fonctions au qu d'Orsé. Donc le le je
veux dire la première euh mission c'est de consulter. Maintenant il est évident que je ne me précipite pas je dirais dans la gueule du loup euh puisque euh on a euh en la personne de Donald Trump euh dirigeant des États-Unis un protecteur qui est devenu un prédateur. C'est ça la situation dans laquelle on se trouve. Et donc évidemment, moi je pense qu'il faut discuter avec tout le monde. C'est un chef d'état, donc on discute avec des chefs d'état mais on ne se précipite pas et on construit des alliances. Or voilà, la première chose c'est de construire des alliances. Avec qui sommes-nous alliés pour faire quoi avec les États-Unis ? François Ruffin, derrière la question excellente d'Alain Ber et je notais votre silence, il y a la grande
question. Est-ce qu'on peut être plus courageux face à Trump ? Vous avez vu madame Vanerleyen qui est allé s'humilier à ses pieds. Vous avez vu la danoise qui achète encore plus de F35 alors qu'il l'a piétiné. Est-ce que vous président vous pourriez être plus audacieux face au président des États-Unis ? Sans difficulté. Vous savez nous fêons ou les États-Unis fêtent le 250e anniversaire de leur déclaration d'indépendance. Bah, il serait temps qu'on prenne la nôtre. Et l'exemple peut devenir de d'outatrick, du Canada, de Marc Carnet qui lui n'a a refusé de signer un accord asymétrique avec les États-Unis, qui lui a protesté fermement contre le ce que fait piétine Donald Trump, le droit international
avec la Cour pénale internationale. Marc Carnet a montré du courage alors qu'il est juste à côté. Madame Méloni, vous avez vu le courage de Madame Méloni qui a claqué littéralement Donald Trump. Et bien euh euh pourquoi nous n'avons pas ce courage ? Je pense qu'il y a une habitude qui a été prise. Vous savez quand on a trois présidents de la République successif qui ont été des Young American leaders euh euh à la fois Nick Scolas Sarkozi, François Hollande et Emmanuel Macron, ça veut dire que bah on baigne dans un climat où on est naturellement l'ami des États-Unis et je veux pas qu'on en devienne l'ennemi mais simplement qu'on se dise qu'est-ce qu'on a comme intérêt commun, qu'est-ce qu'on a comme intérêt divergent. Et la deuxième chose, c'est que il y avait le chantage à l'Ukraine.
Ils allaient cesser d'aider l'Ukraine. Et au nom de l'Ukraine, c'est comme si on devait accepter de se soumettre et de signer des accords qui sont complètement injustes. Je rappelle que euh l'accord signé sur le golfe de Donald Trump en Écosse, c'est les importations aux États-Unis sont taxées à 15 % et en retour c'est 0 %. Mais c'est pas seulement ça, c'est que madame Vaner Leon s'engage à acheter de l'énergie aux États-Unis, à acheter des armes aux États-Unis et à pas toucher au service numérique américain. Donc là, il est temps aujourd'hui que vis-à-vis des États-Unis, nous prenions notre indépendance. Mais ça veut pas dire la France tout seul. Ça veut dire que la France, elle doit trouver des alliés. Et euh moi je regrette que finalement euh c'est euh l'Espagne
de Pedro Sanchez qui aujourd'hui joue le rôle que jouer euh la France à la fois un un rôle de venir dire non sur la scène internationale. La France est grande quand elle dit non. Quand la France du général de Gaou dit non euh à l'OTAN. Quand la France de Francis Mitterrand dit non à la guerre des étoiles. Quand la France de Jacques Chirac dit non à la guerre en Irak. On a une fierté à ce moment-là. Est-ce qu'on sort du commandement intégré de l'OTAN ? C'est pas le moment. Évidemment, bah c'est quand le moment ? C'est pas le moment. Je On a une guerre qui est aujourd'hui sur le continent européen. C'est pas dans un moment comme celui-là que on balaye tout. Non, pas de l'OTAN mais du commandement intégré comme le général de Gou l'avait fait. Ça n'est pas le moment. Évidemment
l'utilité de l'OTAN. Est-ce que c'est nous qui devons quitter l'OTAN ou est-ce que finalement c'est les États-Unis qui doivent quitter l'OTAN puisque ils se désintéressent du sort de l'Europe mais c'est pas spécifique à Donald Trump. Déjà Barack Obama avait dit que l'avenir c'était l'Asie. Donc nous nous faisa Biden avait fait l'IRA qui était des mesures protectionnistes antieuropéennes et Donald Trump prolonge ça de manière brutale et caricaturale. Mais là il y a un éloignement des États-Unis. Disons que c'est une chance. C'est une chance. Nous vivons un temps où il y a un espace qui s'ouvre. Est-ce que nous on a rêvé d'être pour toujours sous la tutelle des États-Unis ? S'il y a bien un pays en Europe qui a rêvé, qui a désiré avoir une indépendance, entraîner d'autres
pays avec lui, c'est la France. On vient une autre chance, c'est que on a aujourd'hui des suds globaux qui ont qui refusent d'être pris entre les impérialismes américains et chinois. Ça devrait être nos partenaires. Merci. Merci beaucoup Alain Ber. On va continuer cette émission avec deux deux figures de la rédaction de LCY TF1 qui vont vous interviewer. J'appelle Mathilde Guénégan, grand reporter. Elle a toute l'expérience puisqu'elle suit en particulier les parties de gauche pour TF1 et LCI. Bonsoir. Bonsoir. Merci beaucoup Mathilde d'être là. Et François l'anglais, voilà le père la rigueur de l'économie sur TF1 et LCI. et l'un et l'autre vont vous interviewer d'abord sur l'économie ensuite et aussi sur la politique. Bonsoir Rupin, bonsoir. Bonsoir à vous.
Depuis quelques semaines, il y a une ambiance de crise financière à cause de la montée des taux d'intérêt auquel la France endettete qui étrangle littéralement le pays, enfin qui contraigne notre marge de manœuvre budgétaire. Ce qui me frappe maman que je suis les campagnes électorales, c'est que la plupart des programmes mentionnent l'objectif de diminuer la dette. et c'est nouveau, y compris celui de Jean-Luc Mélenchon qui l'a présenté hier, y compris celui de Madame Le Pen qui date de la semaine dernière. Est-ce que vous êtes inquiet aussi ? Est-ce que vous partagez cette préoccupation au point de dire il faudra réduire la dette ? Oui, je dirais dans mon discours, c'est pas nouveau, monsieur l'anglais. Vous savez, même Marx considérait que la dette c'était une aliénation de l'État
et que à la place de nourrir les services publics, on nourrissait les rentiers. Aujourd'hui, quand on voit que la totalité de l'impôt de sur le revenu va servir à payer la charge de la dette, ça veut dire qu'on fait passer des salariés, des retraités qui sont aujourd'hui imposés vers des rentiers, vers des mar financiers et souvent étrangers. Donc évidemment, je considère qu'aujourd'hui c'est un grand souci. Pourquoi ? Et euh vous savez, aussitôt après la crise Covid, il y a jeis très inquiet. J'ai j'ai vu là le grand dérapage. Je ne remets pas en cause le fait qu'on ait tiré la couverture et de manière générale et sans chipoter pendant la crise Covid. Je pense qu'il le fallait. Le problème c'est après
et voilà. Et le problème tout de suite après, je me suis dit mais c'est devient de la folie. On décide de refaire des plans qui vont coûter des centaines de milliards d'euros. On décide de supprimer la taxe d'habitation. On décide qu'on va baisser les impôts de production. Tout ça c'est de la folie. Les républicains à cette époque-là lancent une commission d'enquête sur la dette publique. Je vous retrouverai tout à fait sur ce constat, mais à partir de là, il y a deux routes. Il y a ceux qui disent "Bah, il faut augmenter les impôts." Et les autres qui disent "Ah non, c'est plutôt les économies euh dans une dépense publique qui représente 1700 milliards et qui est devenue hors de contrôle. Quelle est votre option D'abord, enfin dire le rôle d'Emmanuel Macron quand même là-dedans parce que
vous avez eu le chouchou des marchés financiers du FMI, le mozzard de la finance et que finalement il nous fait non seulement 1300 milliards d'euros de dette supplémentaires, mais à mon avis ce qui est le plus tragique c'est que ça ne sert même pas pour l'investissement. On le voit là, pas d'investissement en matière d'éducation, pas d'investissement sur le grand défi démographique avec pas de loi grand âge, pas d'investissement sur le le le plus gigantesque des défis qui est l'environnement, le défi climatique. Donc non seulement on a 1300 milliards de dettes supplémentaires mais ça n'est même pas pour l'investis. Alors ça c'est le passé, vous avez en hérité si vous êtes à l'éviser de route impôt économie.
Évidemment, il faut lever des impôts de manière juste. C'est-à-dire que ce qui simplement disons des choses simple, monsieur l'anglais, les milliardaires dans notre pays doivent en proportion au moins payer autant d'impôts que leurs secrétaires ou que les infirmières. Les grandes entreprises dans notre pays doivent à minima payer autant d'impôts que la PME ou que le boucher du coin. Voilà. Donc là, il y a un effort à faire sur ce plan-là. Mais maintenant, le cœur de bon raisonnement, je voudrais que, si vous me permettez, qu'on prenne 2 minutes pour expliquer ça. Nous sommes passés d'un état action à un état subvention. Vous l'avez dit, c'est plutôt une parole d'homme de droite ça. Et ben et bien, je voudrais vous expliquer comment je le retourne en
homme de gauche, mais vous il faut faire un constat juste parce que sinon les Français nous croient pas derrière l'écran. Si ils disent "Mais ils sont où Le taux de prélèvement obligatoire de notre pays est très élevé. Vous voulez l'augmenter encore ? Et je veux l'augmenter de manière ciblée sur ceux qui aujourd'hui échappent assez largement à l'impôt, monsieur l'anglais. Et je suis prêt à le baisser pour d'autres. Au-dessus de combien ? Au-dessus de combien ? Mais mais c'est pas au-dessus de combien ? On voit que sur les sur les les grandes fortunes, ça se concentre sur le 0,01 %. C'est là que il y a une chute de l'impôt par des mécanismes tels que les holdings sur les grandes entreprises. Ce sont les plus grands. Vous évitez la question François. Rappelez-vous, rappelez-vous quand
François Hollande avait dit, attendez, attendez, quand François Hollande avait dit 4000 € après il avait corrigé il y a quelques mois sur LC, il disait 4500, c'est là, on est sur les les 500 fortunes ou les 1000 les plus 1000 plus grandes fortunes. Mais pardon, je précise la question ici. Oui ou non ceux qui sont au-dessus de 4500 € c'est-à-dire quand même un peu plus de monde que ceux qui ont des millions ou des milliards, ceux-là est-ce qu'ils sont aussi visés par le plus d'impôts d'après vous ? Je je je voudrais reprendre ensuite mon raisonnement. Non non mais ils sont visés ou pas François R l'état ? Non. D'accord. En l'état non maintenant je vais vous dire au chat parce que je pas très rassurant l'état c'est pas très rassurant en l'état non mesurer à quel point aujourd'hui nous
sommes dans une crise fiscale. Pourquoi ? Parce que plus personne ne comprend rien à sa feuille d'impôt, plus personne ne comprend rien à sa fiche de paye. Et tout ça étant devenu illisible, ça paraît injuste. Je vous dis la condition sinéquanon, c'est que il y ait pour moi des États généraux de la fiscalité. En 178, il y avait une grande crise fiscale. Le roi avait besoin de sous parce qu'il a été mené la guerre d'indépendance aux États-Unis. Qu'est-ce qu'il fait ? Il réunit les États généraux et il demande à ce que on se mette d'accord pour lever des impôts et ça débouge sur une crise démocratique. Nous sommes nous ça dépend de vue monsieur et ça dépend pour Louis X un peu moins bien. Mais en tout cas nous sommes dans la
même situation. Alors, on est en 1788 aujourd'hui. Je je dis pas qu'on est dans une situation prévolutionnaire. Je dis qu'on est dans un moment où sur la question de fiscalité, ça paraît injuste à tout le monde. Et donc si jamais on veut lever des nouveaux impôts, c'est le la base du contrat de la nation que l'impôt. Et donc, il faut ce temps de discussion où il y a des retraités, où il y a des enseignants, où il y a des salariés et où il y a compris bien sûr les entrepreneurs et un strapentin pour Bernard Arnaud. Mais si on ne passe pas par ce temps-là pour définir un vos contrats, on n'y arrivera pas. Et je vais vous dire, moi, pour moi aujourd'hui, la clé, elle est du côté du MEDF. Le MEDEF doit dire euh euh écoutez, il y a Oui, il y a 211 milliards d'euros euh d'aide aux
entreprises. Alors là-dedans, il y a un peu de tout. C'est des chou et des carottes. D'accord. Enfin, vous là, vous avez par exemple, euh c'est dans les échos de mon ami Bernard Arnaud. Le crédit d'impôt rechercher va redevenir la niche fiscale la plus côteuse à hauteur de 7,4 milliards d'euros. Et ben justement euh le rapport du conseil d'analyse économique de la cour des comptes, les propos de monsieur Philippe Agon et compagnie disent qu'il y a au moins 3 milliards à les récupérer là-dedans. Donc moi je dis la la balle est dans le camp du MDEF. Le MEDEF il devrait dire moi je vais montrer l'exemple. Voilà sur on est prêt à récupérer 5 milliards là-dessus et 5 milliards là-dessus. Pourquoi ? Parce que si jamais ça vient pas d'en haut, si jamais c'est l'exemple
ne vient pas d'en haut, pourquoi je suis un député au SMIC ? Pourquoi si jamais je deviens président, je serai un président au SMIC ? Parce que je pense qu'on est dans un temps où il y a moin que l'exemple ruisselle d'en haut et voilà, ça doit être la clé. Sinon, comment en dessous on pourrait accepter de faire des concessions, d'aller faire des efforts si l'exemple n'est pas montré d'en haut ? Alors, on va tout de suite s'interrompre un tout court instant et on va vous retrouver et sur l'économie évidemment avec Mathilde Guinégan puisquil y a beaucoup de questions qui se posent sur la suite et notamment sur vos alliances des alliances. On parlera de Jean-Luc Mélenchon, on parlera de Dominique de Villepin. Il y a prêtre une sorte d'idal politique avec Dominique de Villepin. Étonnant d'âme,
il y a un dialogue en tout cas dont le pays a besoin. On verra. Vous nous en parlerez à tout de suite. NCI qui suit la politique et notamment les partis de gauche. Et vous François l'anglais, repartons avec vous. Repartons sur les retraites évidemment la grande affaire. Oui, merci à publier hier des chiffres impressionnants sur le poids financier des retraites publiques dans le budget de l'État. Au total, c'est une cinquantaine de milliards d'euros et c'est réparti dans les différents ministères. 32 % du budget de l'éducation nationale est consacré au paiement des retraites des anciens employés des anciens employés de l'éducation nationale 30 % pour le budget de l'intérieur. Est-ce que ça ne démontre pas par l'absurde si je puis dire la nécessité absolue d'une réforme
des retraites pour restaurer les marges de manœuvre budgétaire que vous appelez de vos vœux justement pour constituer un état qui intervient dans les domaines où on en a besoin ? Monsieur Longlais, d'abord je me permets de vous corriger et puis si vous voulez, on il y aura un pack checking. Mais les 32 % ne financent pas les retraites des anciens euh enseignants. Euh ça finance de ceux des anciens fonctionnaires et la difficulté qu'on a, c'est principalement les enseignants et les fonctionnaires du ministère d'éducation. La grande difficulté qu'on a, monsieur, vous savez, j'ai connu le régime des mineurs. Oui, le régime des mineurs à la fin, il était hyper déficitaire. Pourquoi ? Il y avait plus de mineur qui cotisent. et il y avait des mineurs qui étaient à leur
tête. C'est pas le cas pour les enseign et bien on est dans une situation qui est comparable. C'est pas le cas pour les policiers. Monsieur l'anglais, vous vérifierez. D'accord, vous vérifierez. Mais je l'ai fait, monsieur, si je vous pose la question, ce sont des données qui sont publiées par Merci donc qui sont assez rigoureuses, qu'on connaissait d'ailleurs sous une forme plus parcellaire. En réalité, vous avez 50 milliards d'euros qui sont aujourd'hui prélevés sur les ressources de l'État pour payer les retraites. Monsieur l'anglais, vous vérifierez ce que je dis. D'accord ? Mais ce que je vous dis, c'est que comme il y a des gens qui hier étaient fonctionnaires et que aujourd'hui on recrute des contractuel qui ne cotisent plus au régime de la fonction publique, et bien
vous avez ça fait mécan et de manière de manière très importante. D'accord ? Donc maintenant, je vais vous donner mon raisonnement sur les retraites. J'entends Édouard Philippe qui dit voilà 64 ans, 65 ans et cetera et cetera. Moi la question alors c'est la question du travail. D'accord ? Moi, je souhaite que entre 20 et 60 ans, tout le monde travaille. Or, on a à 60 ans, on s'arrête. À 60 ans, on s'arrête. Je suis pour la retraite à partir de 60 ans après 40 annuités. Mais ça veut dire qu'entre 20 et 60 ans, on doit avoir comme objectif que tout le monde travaille. Or, aujourd'hui, on a dans notre pays un gigantesque gâchi productif. C'est quoi ? Ce sont les 100000 personnes qui chaque année sont mis enaptitude parce qu'ils sont broyés physiquement ou psychiquement par les
troubles musculosqueltiques ou par les burnout. 100000 personnes, c'est comme si l'équivalent de toute l'industrie automobile disparaissait chaque année. Ça plus que doubler en 10ant et ça n'est un souci pour personne. C'estàdire des personnes qui normalement devraient cotiser, devraient travailler, devraient produire et à la place se retrouve malgré elle à percevoir des aides et à coûter. C'est le premier gâchi, mais vous avez un gâchi productif à l'entrée du marché du travail. Quand vous avez des jeunes qui euh sont stabilisés 2 ou 3 ans après nos voisins européens parce qu'ils passent par des stages, parce qu'ils passent par des CDD, parce qu'il passent par de l'intérim et vous allez le même effet à la sortie parce que vous savez que à partir de 50 ans, grosso
modo, on devient un seior dans un certain nombre d'entreprises. Vous avez un gâchi sur les étrangers qui voudraient travailler et qu'on empêche de travailler. Vous avez un gâchi sur les personnes en situation de handicap. J'entends vos arguments et ils sont bien réels. On serait beaucoup mieux si tout le monde travaillait intégralement sa carrière. Mais il y a quand même la réalité démographique. Dans la fonction publique, vous avez un retraité pour un cotisant. Dans le secteur privé, c'est un pour un et demi. Et ça ne ça va ne faire que se détériorer. Donc le responsable politique que vous êtes ne peut pas ne pas s'intéresser à cette question. J'observe et vous l'obser vous l'observerez avec moi que tous les pays du monde ont fait une réforme de retraite. Tous les pays d'Europe sont
plutôt entre 65 et 67 ans pour le terme de la carrière. Ça ne vous interroge pas, monsieur l'anglais, ça fait je je vous dis que aujourd'hui, on est dans un temps de faillite des élites. Vous voyez à quel point la manière de penser depuis 40 ans étant faillite. Alors, c'est la faillite sur la dette, mais c'est la faillite sur le défi climatique. C'est la faillite sur la protection. Euh donc, on est dans un temps où maintenant les problèmes, il faut les prendre autrement. Quand vous avez eu la réforme Baladure, la réforme Fillon, la réforme Sarkozi, la réforme Rafarin, enfin vous avez ça fait 30 ans qu'on fait des réformes là-dessus. Ce que vous je vous conseille, monsieur l'anglais, ce que je souhaite pour les Français, c'est qu'on regarde le problème par un autre bout. Vous voulez
que les gens travaillent plus longtemps, mais pourquoi ils veulent pourquoi pourquoi ils veulent le quitter le travail ? Pourquoi ils veulent quitter le travail ? Pourquoi quand il y a le conflit sur les retraites, en fin de compte, les gens parlent moins de leur retraite que de la peine qu'ils ont au travail. C'est la moitié des salariés qui aujourd'hui sont dans un état d'anxiété au travail dans notre pays contre 11 % en Allemagne, c'est quatre fois supérieur. Donc c'est d'abord vous pensez que les patrons français sont sauvages ? Je je je suis loin de dire que les patrons français sont sauvages, mais il y a des modes de management par ce qu'on appelle les planeurs, par des objectifs qui sont chiffrés qui font que il y a une dégradation du travail ces 40 dernières
années. C'est chiffré par euh le ministère du travail qui dit que c'était 11 % des salariés qui avaient une triple contrainte physique dans les années 80. Aujourd'hui, on est passé à 35 %, on est à 60 % chez les ouvriers. sur les triples contraintes psychiques, on était à 6 %, on est passé à 35 % et c'est à 50 % sur les employés. Donc le si jamais on dit aux gens qu'il faut rester plus longtemps au travail, c'est d'abord qu'est-ce qu'on y fait au travail ? Est-ce qu'on se réalise en réalisant ? Vous savez, moi je suis un grand partisan du travail. Je pense que notre pays, il est comme après-gerre. On est dans un temps qui a besoin d'une grande reconstruction, qu'on y est arrivé après-guerre parce que tout le monde s'est retroussé les manches. On avait les ponts qui étaient détruit, les
routes qui étaient détruites, les usines qui étaient détruites. Tout ça, nos grands-parents l'ont reconstruit par du travail, par du travail qui était respecté, qui était valorisé, qui était pas considéré comme un coût et avec une promesse qui était grâce à à votre travail, vous allez bien vivre. Aujourd'hui, il faut que on retrouve ça, qu'on soit amené à se retrouver les manches. Euh quel vide ? Vous savez, vous allez pas dire aux gens, vous allez travailler plus longtemps pour cotiser. C'est pas un objectif cotiser. Vous allez pas travailler longtemps pour le marché, c'est pas un objectif ou la compétitivité ou la rentabilité. Qu'est-ce que c'est ? C'est pas contradictoire. Non, je je pense que le le rôle d'un dirigeant politique, monsieur l'anglais, c'est de fixer un
horizon et de dire voilà oui, le pays, il a des défis à remplir, un défi productif, pas de grand pays, sans grande industrie, sans une agriculture qui assure notre autonomie. Le défi démographique, il faut s'occuper des personnes âgées. Le défi climatique, si suppose d'à peu près tout transformer, logement, déplacement, industrie, énergie et que tout ça ça réclame du travail et que on dire aux français voilà on va se retrousser les manches pour faire ça ensemble. Vous savez, c'est la phrase d'Antoine des Saintxub qui berit qui disait s'aimer ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction. Aujourd'hui, il y a pas de direction. On entend votre éloge du travail qui est d'ailleurs assez atypique pour un homme de gauche. Une question connexe mais sur
cette génération des baby boomers au fond qui est à la retraite aujourd'hui très largement, pas complètement mais très largement, sont-ils selon vous les profiteurs qu'on dénonce alors que les jeunes seraient les victimes du système ? Autrement dit, est-ce que vous voyez matière en France des arguments pour soutenir l'atse guerre des générations ? Et vous savez et euh monsieur [raclement de gorge] l'anglais, quand je vois la France qui se déchire, c'est pas ça que je souhaite. Euh quand je la vois qui se déchire dans la rue, je veux pas ça. Je veux pas des Français qui s'opposent à d'autres Français et euh je veux surtout pas la guerre des générations. Et euh il y a quelques temps euh dans la foulée du Covid, j'avais fait un rapport parlementaire pour contrer un contrat intergénération.
Il s'agit de renouer un contrat. De fait, nous avons aujourd'hui une jeunesse qui est écrasée qui est écrasée sur le plan financier. Le taux de pauvreté chez les 16 30 ans, les trois fois supérieur au plus de 65 ans qui est écrasé sur le plan immobilier parce que ils doivent pour se loger bah c'est devenu beaucoup plus cher que ça l'était pour nos parents ou pour nos grands-parents qui est écrasé sur le plan professionnel parce qu'on y rentre par le plus mauvais bout les CDD l'intérim qui est écrasé sur le plan politique en plus avec l'abstention. François Russin, est-ce que oui ou non ça voudra dire qu'il faudra aller chercher davantage chez les boomers pour payer les non boomers ? C'est ça la question. La grande question et qui même peut trouver des échos chez le Macron de 2017
qui proposait d'aller chercher la rente. La question c'est celle de la grande transmission. On a une accumulation du patrimoine aujourd'hui chez les plus âgés et qui est au fond stérilisé. Et ben c'est comment ? Moi je suis pour que il y ait pas de gâ du du capital humain. Stérilisé, ils l'ont gagné. Attendez. Stérilisé, ils l'ont gagné. C'est à eux. Le problème, c'est que ça sert à rien. Bah ça sert à rien. Est placé les 2000 milliards d'assurance vie. J'étais par exemple favorable moi au livret industrie de Michel Barnier. Les 2000 milliards d'assurance vie, le taux d'épargne des Français n'a jamais été aussi élevé. Faut pas dire des Français parce que ça sert quand même à financer l'État qui en a grand besoin en partie. Mais vous savez, par exemple, les PME françaises sont aujourd'hui
moins financées par l'assurance vie que le NASDAQ américain. Donc euh il y a une question de fléchage et donc évidemment cette question de de d'un impôt sur les héritages dorés, je parle pas moi, je suis pour que chaque euh famille puisse donner à son enfant l'équivalision d'une belle maison à 300000 € sans qu'il a 1 € d'impôt encore. Impôt encore un impôt. Vous dites qu'il y en a trop mais c'est pas c'est pas un impôt vous savez. L'impô sur les héritages, il existe mais pour l'instant il est troué. Et donc ce qui fait que les personnes modestes vont parfois être amené à le payer, moi je vous le dis jusqu'à 300000 € il y a pas 1 € d'impôt qui est payé. Mais donc oui, évidemment vous le savez, monsieur l'anglais que la question de la grande transmission de comment on fait pour que
l'accumulation du capital à un bout ça serve à l'économie française et ça devienne ça produise de la de la vitalité. Monsieur Ruffin, votre candidature à l'élection présidentielle, elle passe par euh une victoire ou des victoires. Matkin Guénégan, les sondages déjà. Ah oui, alors il reste 185 jours avant le premier tour de l'élection présidentielle. Ça passe vite. Alors François Ruffin, on imagine une chose. Nous sommes le dimanche 2 mai 2027, il est 20h. Votre visage s'affiche sur Télévision des Français. Vous êtes élu président de la République. Moi, j'ai une première question. Je voulais savoir si vous êtes vraiment prêt à gouverner. Est-ce que vous avez déjà réfléchi à un premier déplacement, une première mesure ? Qui serait votre premier ministre ?
Est-ce que vous êtes prêt à gouverner ce soir ? Oui, je bien sûr que j'ai réfléchi. Je réfléchis à où serait mon premier déplacement. En tout cas, je pense que la la laun des premières choses à faire, c'est d'aller en Chine, hein, si on veut une renaissance de l'industrie dans notre pays. La question des haqueurs commerciaux, vous savez, on parle beaucoup de du déficit public, mais pour moi, le déficit de la balance commerciale, c'est au moins aussi grave. et on s'est habitué à ce déficit de la balance commerciale. Donc euh et quand je pense que il y a quelques années, Emmanuel Macron était allé rencontrer le président chinois et qu'il y avait même pas eu une négociation sur les accords commerciaux, enfin euh c'était à tomber par terre. Donc évidemment je réfléchis
à ça, mais vous savez, c'est pas comme si j'y réfléchissais depuis euh là 6 mois, 1 an. En fin de compte, ça fait 25 ans. Moi, ça fait 25 ans que j'écoute les Français. Euh ça fait 25 ans que quand euh je vois un accident du travail, quand je suis à la sortie d'une usine, quand je discute euh dans un hôpital, je me demande "Mais qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Euh qu'est-ce qu'il faudrait faire pour que le pays se remette debout ? Quels sont les chantiers qu'il faudrait remplir ?" Donc c'est pas une improvisation, même sur les quelques derniers mois. Vous aurez un un livre qui paraîtra le mois prochain avec les les 40 chantiers pour remettre le pays debout au boulot. Mais 25 ans d'engagement François Ruffin. Et si on rembobine juste le fil de votre première campagne présidentielle ? Vous
avez fait une annonce de candidature aux 20h de TF1, ça c'était en janvier. Depuis, vous multipliez les déplacements. Il y a eu notamment une tournée des campings cet été dont une partie a été fait en trajet en autostop. Vous publiez des cahiers de de campagne. Il y a le celui sur l'industrie qui vient d'être rendu public cet après-midi. Et pourtant dans les sondages, notre dernier sondage hip hop fiducial, ça ne décolle pas 2 % des intentions de vote au même niveau que Fabien Rousell ou encore Marine Tondelier. Pourquoi selon vous ça ne prend pas ? Écoutez, moi je j'ai toujours été un partisan de l'Union. Euh quand je me suis présenté en 2017 aux élections législatives, c'était j'étais la seule circonscription de France à l'avoir fait en réunissant insoumis communiste et
écologiste. Je et je je proposais moi queon ait une grande primaire qui aille de Poutou à Hollande et qui permettent à la gauche d'avoir son candidat et je le dis mal baré aujourd'hui oui ben voilà 80 % des électeurs de gauche, 80 % des électeurs insoumis, 80 % des électeurs socialistes étaient favorables à ça. Maintenant, il y a les appareils qui ont décidé que ça c'est les forces centrifuges là qui l'emporte. C'est les mêmes forces. Vous savez qu' en 2024, le soir de la dissolution, j'ai dit Front populaire. Il y a deux personnes qui ont dit non tout de suite. Ça étit Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Gluxman. Et vous avez essayé pourtant de vous incruster dans leur primaire des social-démocrates et ça a pas marché. Est-ce que sans union votre candidature a encore du sens aujourd'hui ?
Elle a un sens. Il y a je n'ai aucun doute là-dessus parce que si je suis pas là pour vous parler, qui va vous euh qui va venir dire qu'il y a 100000 personnes par an qui euh sont jeté broyé par le marché du travail et qui se retrouvent en inaptitude ? Vous aurez personne pour en faire un combat. Qui va venir dire à quel point pour remplir les défis qui sont ceux de notre pays, il faut un travail qui soit pas considéré comme un coût mais qui soit considéré comme un atout. Il y aura personne pour le faire à ma place pour venir défendre les auxiliaires de vie, les femmes de ménage, les assistantes maternelles, celles dont on a dit pendant la crise Covid qu'elle tenait le pays debout et qui n'en obtiennent ni reconnaissance ni rémunération. Il y aura personne pour le faire à ma place.
Et une campagne présidentielle, ça coûte de l'argent. Il faut aussi 500 parrainages pour valider. Et aujourd'hui, vous en êtes où d'ailleurs ? Le souci n'est pas là. D'accord. Le souci n'est pas là. Le souci ne sera pas le financement d'une on pourra aller jusqu'au bout sur une campagne qui sera pas une campagne à 100 millions d'euros et c'est voilà on joue pas dans dans à armes égales dans cette campagne. Vous avez combien vous avez combien ? On on a on doit avoir 200 signatures mais voilà c'est en route. Mais je vous dis le souci n'est pas là. Le souci c'est quelle est l'utilité ? C'est ça la question que je me pose. Quelle est l'utilité ? Est-ce que un moment pour réussir à faire barrage, c'est pas faire barrage, c'est faire dérailler le train de la
fatalité qui aujourd'hui emmène Marine Le Pen à l'Élysée, qu'est-ce qu'il faut faire ? Moi, je suis convaincu que il faut qu'on sorte de son couloir, que si on sort pas de son couloir, il y a pas d'espoir, il y aura pas de victoire. Donc d'où les discussions que je tiens à entretenir avec tout le monde à gauche et même avec des gens qui sont pas issus euh de la gauche. Justement, si on tire une ligne entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Gluxman aujourd'hui, François Ruffin, vous vous situez où ? Plus vers l'un, plus vers l'autre à coup distance ? Non, mais euh mon histoire euh elle est celle de d'une gauche de gauche, non pas d'extrême gauche, non pas de gauche radicale. Je j'ai ce sont des mots que j'ai jamais accepté, mais d'une histoire qui est de [rires] gauche et qui euh euh est en
faveur d'une forte répartition euh des richesses. Quand je vois que les 500 fortunes sont passées de 6 % du PIB euh dans les années 90 à aujourd'hui, 35 %. Oui, je pense qu'il y a un gâteau qui ait partir. Donc euh euh dans sur le fond, je suis euh plus proche de Jean-Luc Mélenchon, euh sur la forme et sur la le rapport à la démocratie, je peux avoir quelques soucis. Est-ce qu'aujourd'hui il y a quelque chose de rédibitoire dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon qui ferait qu'un ralliment serait impossible ? Oui ou non ? Écoutez, si je pensais ce soir que Jean-Luc Mélenchon peut battre Marine Le Pen au 2e tour, je serai déjà dans sa campagne. Mais il y a d'autres candidats qui peuvent avoir cet effet vote utile si l'objectif c'est de faire barrage à Marine Le Pen. Ça peut être Rapha G, ça
peut être Philippe Ça suffit pas. Aujourd'hui, il faut une remise à plat du système. On peut plus le bricoler, on peut plus le rafistoler. Il faut que il y ait une autre manière de penser. Mais pardon François Ruffin, venez dire quelque chose. Qui est le mieux placé à gauche pour battre Marine Le Pen au second tour ? En l'état pour l'instant personne. C'est la tragédie. C'est la tragédie. Aujourd'hui en l'état Marine Le Pen, elle met des cartouches à tout le monde à gauche. Êt-vous si sûr de ça ? Regardez le les scores de de Raphael Gusman, la poussée de Raphael Gusman qui a surpris y compris beaucoup de journalistes qui ne s'y attendaient pas. Est-ce que lui on voit que en général Jean-Luc Mélenchon est dommage mais pas toujours, ça commence à s'équilibrer ? Est-ce que
Raphaël Luxman battrait Marine Le Pen ? Écoutez, enfin, on a eu des des des donc voyons ce que donne Raphaël Gman dans un mois, dans 2 mois, vous savez des flond flambé primaire, on en a connu un certain nombreux sages et un peu regarder euh ce que ça donne après la flambée, si vous voulez bien, monsieur Rochemin. Mais par ailleurs, je veux dire moi, je quel est mon objectif politique ? c'est de réconcilier gauche et populaire partout dans le pays, à la fois dans les villes, dans les métropoles, dans les quartiers, mais aussi dans les campagnes. Je le dis, la figure de Raphaël Gluxman n'est pas celle qui incarne le mieux, le plus naturellement la réconciliation de gauche et de populaire. Et quand il dit qu'il est plus à l'aise à New York ou à
Berlin que en Picardi chez moi, je pense que c'est un souci pour le projet politique qui est le mien, qui est de réconcilier gauche et populaire. François Ruffin, il y a quelque chose d'étonnant dans votre parcours. Vous n'avez jamais été encarté autre que dans un parti que vous avez créé. Pourquoi ? Aucun parti n'a un jour trouvé grâce à vos yeux quand vous étiez jeune. Vous savez, moi je suis venu euh à l'engagement, enfin j'ai toujours été un révolté euh soucieux de justice sociale, d'empathie, euh de voilà de le sentiment que il y a des gens qui sont humiliés dans la société et que je serai avec eux, les ouvriers qui euh chez moi, Magnétim Marelli, Whpool se sont pris des délocalisations en série et c'est je dirais avec ça s'est construit mon
journalisme en lien avec les syndicats de gauche. évidemment, mais ceci dit, en étant un journaliste fier de son indépendance et dont le sous-titre du journal était ce ce journal est fâché avec tout le monde ou presque. Donc voilà, voilà avec un ADN plutôt libertaire et finalement je vais vous dire c'est parce que la profession m'a pas permis de m'accomplir finalement parce que je devais devenir après merci patron après nuit debout je considère que je devais devenir un Hanouna de gauche avoir une émission de télé une émission de radio et pour accéder à l'appareil public j'ai vu que j'allais être barré marqué au fer rouge et je me suis dit bon bah si je veux accéder à ça ça passe en fait par la validation par des éle écteur d'où ma bataille dans la première
circonscription de la Somme avec un projet politique qui était de montrer que on pouvait réconcilier gauche et populaire dans un coin où le rassemblement national était donné gagnant. Des jeunes révoltés comme vous, il y en a beaucoup en ce moment dans les rues. La mobilisation elle continue des lycées bloqués aujourd'hui, des manifestants dans les rues, encore 1400 du côté de Rennes jaune et jeune. L'appel à la mobilisation du 17 octobre qui fait un lien avec les gilets jaunes. Moi, j'ai une question. Est-ce que le François Ruffin 2026 c'est le même que celui de 2018 ? Vous étiez en première ligne pour défendre et soutenir les gilets jaunes. Vous aviez préparé ce que vous appiez la réplique à Macron. Alors aujourd'hui, est-ce que vous êtes plutôt mobilisation de masse dans la rue ou
vous êtes plutôt on réunit tout le monde autour d'une table pour trouver des solutions concrètes ? Ce qu'a fait le ministre de l'éducation avec les lycéens encore aujourd'hui ? Non, mais le ministre de l'éducation, excusez-moi, c'est pathétique, on en est à un moment pathétique, mais enfin c'est un choix du gouvernement qui est celui du pourrissement parce que des solutions, il y en a à des problèmes comme celui-là. Il y a des messages à faire passer. Je veux dire le le au bout de 5 semaines de mouvement, le ministre de l'éducation vient vous dire "Le temps des décisions est proche au bout de 5 semaines de mouvement." Mais quelle serait la la technique, la méthodologie de François Ruffin Première chose c'est d'aller tout de suite écouter. C'est ce que j'ai fait, c'est le reportage
vous êtes allé sur les blocus avec les policiens Je suis allé à E, je suis allé à Amien, je suis allé à Ville, je suis allé à Paris et j'ai commencé par écouter, par prendre des notes dans mon petit cahier, le mot moisissure qui revenait tout le temps, le 36 par classe, parcours sup qui décide de nos vies par algorithme. Et donc à partir de ça, je sais que dans l'urgence dire voilà on dans le prochain budget, il y aura pas 1588 suppression de poste, c'est un message qui aurait dénoué une crise politique que de dire on met pour l'orientation, on met de l'humain en face de l'humain et on fait pas ça par un algorithme. Et ben je sais que c'est un message qui voilà donc il y a des choses qui sont simples parce qu'il demandent pas la lune qui permettent de
dénouer des crises politiques. Là, le choix en série d'Emmanuel Macron depuis 10 ans, c'est de ne pas dénouer les crises politiques, c'est de les laisser pourrir. Merci beaucoup. Merci Mathilde et merci François. Dans quelques instants, restez bien avec nous. C'est une des marques de fabrique de cette émission. Vous allez répondre aux questions. Oui, non. Parfois, c'est les plus difficiles, parfois non. Certaines sont plus dures que autres. Et on se retrouve dans un très court instant. Bonsoir. Rebonsoir. Objectif 2027, objectif Élysée avec un des candidats, François Ruffin. Merci beaucoup d'être là. Euh après euh Marine Le Pen, après Édouard Philippe, après beaucoup d'autres dans cette émission. C'est c'est votre tour, y compris des questions plus personnelles après les
questions politiques d'économiques de de tout à l'heure. Les posters que vous aviez dans votre chambre d'adolescent, vous nous avez cité trois noms, ils vont s'afficher ici. Alors, ce sont des noms de chanteurs, d'artistes, d'écrivains. C'était Jacques Brê, c'était Renault et c'était l'écrivain Jul Valè. Jul Valè, ce héros de plusieurs générations de d'hommes et de femmes de gauche. Pourquoi ces trois personnages ? Cela et d'autres. [raclement de gorge] Enfin, je pense que finalement j'ai été formé par des rencontres humaines, mais j'ai été aussi beaucoup formé par les chansons. Les chansons de Renault que je connaissais par cœur, les chansons de Brê que je connaissais par cœur, l'insurgé de Gil Jul Valè. Mais il y a un oubli, c'est François Cavana. Moi
quand j'ai découvert François Cavana, je sais que ça a forgé une sensibilité et que dans le parcours d'un homme, je les rencontres les rencontres artistiques peuvent être au moins aussi importantes que des gens qu'on qu'on voit pour de vrai quoi. Pas de Cheegevara ? Non, il y avait pas de Cheegevara. il y avait pas de personnage politique sur les murs de ma chambre et non je je me rêvais plus en en artiste euh en intellectuel que en dirigeant politique. Et moi aujourd'hui, si je devais mettre des dirigeants politiques, je mettrai Jor évidemment, mais je mettrai Abraham Lincoln et je mettrai de Franck de la no Roosevelt qui pour moi est voilà quelqu'un qui a réussi à faire que les États-Unis
ne sombrent pas dans le fascisme avant-guerre et fasse entrer son pays pour venir participer à la libération de l'Europe. Il y avait l'Union soviétique de l'autre côté aussi, mais enfin très grand président américain. Est-ce que ça vous est resté au fond ? Est-ce que ce sont plus des références d'artistes, de jeunes passionnés d'artistes que de d'hommes politiques en réalité ? Est-ce que vous êtes resté presque en électron libre ? Je oui, je pense que en tout cas je je je me pense que il y a pour moi de l'artiste, il y a de l'art à mettre dans la politique et bon et que ceci dit, quand je faisais de l'art des films, je mettais de la politique dans mon art aussi hein. Mais marque de fabrique de cette émission, le la rubrique oui non, on dit que c'est souvent les questions les plus
difficiles, il faut y aller he oui ou non ? Et on va commencer. Première question, elle est liée évidemment aux événements d'actualité avec la journée de de samedi sans doute. Voulez-vous oui ou non un bac plus sélectif ? On rappelle qu'actuellement c'est 95 % de réussite. Je pense que le sujet c'est pas aujourd'hui d'avoir un bac plus sélectif. Non pas faire le jésuite. Vous avez été chez les jésuites à la providence à mi comme Emmanuel Macron. Il faut dire oui ou non. Non. Le l'objectif aujourd'hui c'est que quand on sort du collège et quand on sort du lycée et ben on a un certain nombre de savoirs qui soit là. Or c'est pas le cas. Et c'est pas le cas. Alors vous savez même c'est comment on fait pour que au fil du parti scolaire les jeunes ils prennent confiance en eux
plutôt que devoir détruire leur confiance en eux. Question suivante sur la régularisation des clandestins. On sait que c'est un grand débat européen. Oui ou non ? Une régularisation des clandestins à la façon de ce que fait monsieur Sanchez en Espagne est-elle souhaitable ? Tous les travailleurs qui sont aujourd'hui sans papiers doivent pour moi avoir des papiers quand ils travaillent. Ils doivent travailler en étant couverts par le droit dans la légalité avec tous ceux qui travaillent sur le sol français doivent pouvoir travailler en étant couvert par le droit du travail français. Jean-Luc Mélenchon, élu président, élu président de la République, nous sommes le 2 mai ou le 3 mai propose un ministère. Répondez-vous
oui ou non ? Ça dépend pour quoi faire mais je sais qu'il y a eu des grands ministres dans notre histoire qui ont par exemple au moment du Front populaire qui ont apporté les la Grange qui a apporté les congés pour tous si un moment avec lui avec un autre ou animant moi-même un gouvernement je peux être utile à ce qu'il y ait un peu plus de bonheur dans la vie des Français je le ferai. Emmanuel Macron, on l'a rappelé, vous étiez dans le même établissement scolaire à la Providence. D'ailleurs, parenthèse, c'est une légende, n'est-ce pas ? Vous az jamais connu ? Non, je je n'ai jamais connu Emmanuel Macron quand il était à cette époque. Emmanuel Macron vous invite à boire un verre, par exemple, pour parler d'Amien et de cette
époque-là, acceptez-vous ? Aujourd'hui, non. Euh aujourd'hui, je euh je vais pas prendre un verre, je veux bien le rencontrer en tant que chef de l'État pour dire que ce qui fait dans le le traitement de la jeunesse qui est dans la rue aujourd'hui, ça va pas, qu'il doit y avoir une réponse politique qui est apportée et pas une réponse policière. Mais c'est un député qui ira rencontrer un chef d'état. Ça paraît un peu sectaire. Non, c'est pas sectaire. Je suis d'accord pour le rencontrer mais simplement c'est nous avons des fonctions. Je suis représentant de la nation, il est le chef de l'État. Et de la même manière, vous savez les les ambigués quand euh Emmanuel Macron reçoit Vladimir Poutine à Versailles ou Don Maltom au premier étage de la
Tourfel, je trouve que ça va pas. Je trouve que on se rend compte de chef d'état à chef d'état, ça se déroule au palais de l'Élysée. Question suivante. Question suivante. Euh en écho un certain nombre de faits divers et de polémiques qui ont suivi. Existe-t-il oui ou non un racisme antiblanc en France ? Non, il Non euh il peut y avoir des injures, il peut y avoir mais ce n'est pas euh organisé dans la société. Et c'est ce qui fait la différence entre un racisme systémique qui peut être installé euh à l'égard euh des musulmans, des maghrébains, des personnes de couleur et euh de l'autre côté euh les blancs qui peuvent subir des agressions qui peuvent subir des injures, mais ce n'est pas dans dans la société. Voilà. Question de société, oui ou non ?
Êtes-vous favorable à la gestation pour autrui ? Êtes-vous favorable à la GPA ? Non, je suis pas favorable à la gestation pour autrui. Je considère que c'est une marchandisation du corps, même éthique comme on le dit parfois quand c'est notamment Gabriel Atal qui a dit "On peut réfléchir à cela quand il y a pas de rétribution ou de rémunération." Et je vous dis, moi je ne suis pas favorable à la gestation pour autrui. Question large, plus large. Jésus Jésus-Christ était-il de gauche ? Le pape François l'avait eu cette confidence une fois. Oui ou non ? Oui, je suis vraiment convaincu que quand il dit que pas un riche n'entrera au paradis, c'est donc c'est comme si un chameau passait par le chat d'une
aiguille, la compassion, l'empathie qu'il a pour les plus faibles dans la société, pour moi, la figure de Jésus-Christ qui a existé et pour moi, ce n'est pas un demi-dieu ou le fils de Dieu, mais en revanche qui a existé, c'est une figure qui porte des valeurs de solidarité, de partage. Vous êtes croyant ? Je je ne suis pas croyant. J'étais le premier de ma famille à ne pas faire sa communion et en plus dans un collège qui était un collège privé. Mais ça n'empêche que j'avais beaucoup de sympathie pour les jésuites qui avaient choisi de voilà de mettre leur vie en adéquation avec leur foi et je respecte ça. Question suivante. Toujours oui ou non. La France de 2026 est-elle La France de
2026 est-elle oui ou non en déclin ? Elle oui, il y a pas de doute là-dessus. Il y a pas de doute que pour moi on vit un temps de faillite des élites à plein de points de vue et notamment sur une incapacité pour les gens et c'est par là que le système craque. Ils se sentent pas protégés. Ils se sententent pas protégés sur leur emploi, pas protégés sur leur niveau de vie, pas protégés sur le climat, pas protégé sur la dette. Et donc on vient un temps où il faut penser complètement autrement. Question 9 et toujours oui ou non. Un humoriste de droite ? Un humoriste de droite peut-il vous faire rire ? Oui ou non ? Euh, j'ai aucun doute là-dessus. Euh, vous savez, moi je je peux vivre avec des gens de droite et les trouver parfois plus drôles que des gens de gauche. Vous
avez des amis de droite ? Je je veux dire quand je vais au bistro, je demande pas ce que les gens le bulletin de vote qu'ils ont glissé. Vous voyez, c'est pas le sujet. Et d'ailleurs, je pense que en permanence, j'aime la différence. Euh quand je fais un rapport parlementaire avec Bruno Bonel, j'ai de la joie de le donc député macroniste, chef d'entreprise, j'ai de la joie de le faire avec lui. Quand je parfire au boulot avec Sarah Salman euh avocate de la grande bourgeoisie, j'ai du j'ai du plaisir, j'éprouve du plaisir dans la différence. Euh question suivante euh pour vous connaissez d'ailleurs humoriste de droit, vous connaissez la celle de Gaspar Prou qui dit il y a pas de gens de gauche vous rappelez ça ? Non. Il dit il y a pas de gens de gauche quand le mur de Berlin est tombé. Tout
le monde est allé en ouest, personne n'est allé d'ouest en est. Y compris à l'est, il y avait des gens de gauche qui se sont ont combattu dans des syndicats contre le un régime stalinien, un régime autoritaire, le le désir de liberté et puis il existe dans tous les cas, j'espère. Et puis cette question encore, pourriez-vous, oui ou non abandonner complètement la politique après 2027 ? Euh jamais je ne n'abandonnerai un engagement public, une parole publique. Maintenant, pour ce qui est de l'engagement électoral, ça peut être différent. Mais en revanche, que je sois habité par des convictions, que je puisse pas voir des gens souffrir, ne pas avoir droit à leur part de bonheur et moi ne pas parler, ne pas agir à leur côté, ça c'est quelque chose que de
toute façon dans la durée j'ai fait et que je poursuivrai. Merci beaucoup François Ruf d'avoir été l'invité de LCI, l'invité de cet objectif 2027. Merci à toute votre équipe qui est derrière les caméras parce que tout ça c'est du travail qui nous permettent de d'avoir cet échange ici ce soir. Merci à vous et merci beaucoup de l'encouragement. L'événement politique, on va le continuer dans quelques instants.
François Ruffin