L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 20 avril 2025
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bienvenue dans l'événement du dimanche. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour madame. Merci d'être avec nous. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle de 2027, président de Debout la France et ancien député. Une heure d'interview pour entendre vos propositions sur la dette, la guerre des taxes, la fronte des grands patrons ou encore la France est-elle en voie de mexicanisation, comme le dit Bruno Retailleau. À mes côtés, pour vous interroger, Arlette Chabot. Bonjour Arlette. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Arlette Chabot.
Avant de commencer, cette image en direct du Vatican. Le pape doit être présent théoriquement pour la bénédiction Oubi et Orbi sur la place Saint-Pierre de Rome. Impensable, il y a encore quelques semaines, la présence du pape François, encore très malade, est attendue par les catholiques du monde entier pour les célébrations de Pâques, la fête la plus importante de l'année. Et dès qu'on voit apparaître le souverain pontife, évidemment, on vous montrera l'image en direct sur LCI. Commençons d'abord par ce fait d'actualité ce week-end, cette décision inattendue de Vladimir Poutine. Le président russe a ordonné un cessez-le-feu en Ukraine pour les fêtes de Pâques jusqu'à ce soir minuit.
Écoutons-le.
Guidée par les considérations humanitaires, la partie russe déclare une trêve de Pâques aujourd'hui de 17h jusqu'à minuit entre dimanche et lundi. Je donne l'ordre de cesser toutes les hostilités pendant cette période. Nous supposons que la partie ukrainienne suivra notre exemple. Est-ce la preuve que la méthode Trump,
souvent décriée de mis sous pression, marche ?
D'abord, permettez-moi de souhaiter joyeux Pâques à ceux qui nous regardent et d'avoir une pensée pour les chrétiens d'Orient qui sont en grand danger, toujours. Et on en parle assez peu, en fait. Moi, ce cessez-le-feu, il est bienvenu. Maintenant, il faut qu'il dépasse la trêve de Pâques, bien évidemment. Car l'enjeu, c'est le plus vite possible de réussir cette paix. Et je suis absolument convaincu que la paix est possible et je regrette amèrement que la France sabote la paix au lieu de la favoriser. Saboter la paix, pourquoi vous dites ça ? Parce que tout est fait par les Européens pour, en fait, continuer comme des canards sans tête la politique qui était menée par Biden.
Je m'amène de vous couper parce que le pape apparaît.
C'est le plus important.
On y reviendra. Le souverain pontife, je vous le disais, sa présence était impensable il y a encore quelques semaines au vu de la maladie du souverain pontife. Mais le pape François tenait à être présent devant les catholiques du monde entier pour les célébrations de Pâques, pour la bénédiction. Urbi et Orbi, le pape de 88 ans, est en convalescence depuis un mois après une grave pneumonie. Mais il a tenu à apparaître au balcon de la basilique Saint-Pierre de Rome pour donner sa traditionnelle bénédiction. Urbi et Orbi. C'est un message fort qu'il envoie aux catholiques du monde entier, Nicolas Dupont-Aignan ? Bien sûr, bien sûr,
parce que c'est le jour de la résurrection et c'est un message d'espérance dans un monde pas toujours facile. Donc c'est très important, en tout cas pour les chrétiens.
Est-ce que vous êtes en accord avec les positions du pape François qui a parfois bousculé les gouvernements, les chefs d'État, sur la question migratoire qui divise l'Église catholique ?
Je ne suis pas du tout d'accord, vous en doutez bien, mais c'est le pape. Et il faut bien séparer ce qui est du domaine spirituel et ce qui est du domaine politique. Voilà, il ne faut pas demander au pape de faire autre chose que d'être le pape.
Le pape qui bénit la foule. Arlette ?
Oui, je trouve que c'est important. Je vais dire que c'est presque une double résurrection aujourd'hui. C'est-à-dire qu'il y a la fête religieuse et puis il y a ce retour du pape, effectivement. C'est important, évidemment, la semaine pascale. On revient sur ses positions politiques parce qu'il a reçu quelques minutes, très peu de temps quand même, le vice-président américain. On disait que... Voilà, on l'écoute. Fratelli et Sorelli,
Buona Pasqua. Vous pouvez continuer, Arlette. On n'a pas de traduction, mais évidemment, c'est le message traditionnel lors de la messe de Pâques. « Urbi et Orbi » à la ville et au monde.
Arlette, vous disiez ? Non, la rencontre, quelques minutes avec le vice-président américain, c'est vrai qu'on parlait à l'instant de ces deux églises qui ne sont pas les mêmes. Le vice-président américain, Judith Vannes, s'est converti au catholicisme. Il incarne un nouveau catholicisme avec ses différences de vue fondamentales, notamment, évidemment, sur l'immigration. On ne sait pas ce que lui a dit le pape qui est un fils de migrants lui-même, d'immigrés qui quittait l'Italie pour l'Argentine. Donc, ces positions différentes, le mélange, la confrontation entre ces deux églises, elle vous semble évidente aujourd'hui ?
Je ne crois pas qu'il faille en faire tant. Je veux dire que la vraie question est de savoir, dans cette mondialisation folle à laquelle on a assisté, il y a deux interprétations. Est-ce que les migrants sont des victimes ? Bien évidemment. mais ils sont aussi l'instrument d'un nouvel esclavage. Donc, c'est pourquoi je ne rejoins pas les positions du pape qui, bien évidemment, dit chaque être mérite accueil mais qui, en même temps, peut alimenter des migrations qui se retournent contre ceux qui se déplacent d'un continent à l'autre. Donc, moi, je crois que ça fait partie du débat naturel.
Maintenant, cette rencontre est peut-être très importante pour revenir à la question précédente sur la paix en Ukraine. Oui, la paix. Parce que la paix, c'est difficile. La guerre, c'est plus facile, en fait, d'alimenter la guerre, de ne pas vouloir s'arrêter. Et l'enjeu là, on le voit bien, c'est qu'on a la chance, je le répète inlassablement, même si je sais que ça m'a valu beaucoup de critiques, mais on a la chance d'avoir un pouvoir américain qui veut la paix. Qu'est-ce qu'on dirait si l'équipe Trump voulait aller encore plus loin dans la guerre contre la Russie ? Et cette chance, on ne la saisit pas ni en France ni en Europe.
L'Europe est complètement larguée, exclue et veut continuer à alimenter la guerre alors qu'il y a cette opportunité de paix. On est en train de ruiner nos concitoyens avec les subventions à l'Ukraine. Emmanuel Macron a encore donné 2 milliards. Mais qu'est-ce que vous voulez ? Vous voulez que la France arrête l'aide à l'Ukraine ? Oui, comme les Etats-Unis l'ont fait pour raisonner aussi.
Ils n'ont pas encore arrêté l'aide à l'Ukraine ?
Oui, arrêté un moment. Ils l'ont reprise légèrement mais ils l'ont arrêté pour raisonner aussi Zelensky. Car il y a une voie de paix possible. Cette voie de paix, je l'avais proposée dès le 7 mars 2022 au lendemain de l'invasion par la Russie que j'ai condamné, bien sûr, en disant il y a une voie de paix possible. Et on revient à cette voie de paix. Cette voie de paix, elle a été explorée à Istanbul 3 mois après l'invasion. Il y avait un accord que les Anglais et que les Américains de l'époque ont refusé parce que l'état américain de Biden, de ceux qui avaient avancé des bases américaines en Ukraine aussi et qui ont provoqué aussi la Russie, ne voulaient pas reculer.
Donc, je crois vraiment que sur ce conflit, il y a urgence en tout cas pour l'Europe et pour la France à arrêter les frais parce que ça nous coûte une fortune, parce que ça pousse la Russie dans les bras de la Chine et c'est ce qu'a compris très bien Trump et parce que ça nous fâche avec le monde entier. Et on perd nos positions en Afrique. Donc, je pense que tout exige la paix. C'est l'intérêt de la France.
Pardon, mais vous êtes persuadé que Vladimir Poutine souhaite la paix parce que le cessez-le-feu proposé immédiat, sans condition proposé par Donald Trump, Zelensky a dit oui. En revanche, on parle de cette petite trêve de Pâques proposée par Vladimir Poutine parce que pour le reste, sur le cessez-le-feu, il n'y a pas de réponse russe.
Vous avez raison sur un point et pas sur l'autre, si je peux me permettre. Vous avez raison sur un point. On a l'impression que Poutine veut avancer avant le règlement définitif pour finir la conquête des quatre territoires qu'il veut garder. Mais il y a aussi, je pense, et les Russes ont raison sur ce point, j'ose le dire, c'est de ne pas faire un cessez-le-feu avec une espèce de ligne de front qui durerait 100 ans. c'est-à-dire, l'idée des Russes, et je pense qu'ils ont raison, c'était l'idée de Chirac. On ne peut pas l'oublier. C'était de traiter réellement l'affaire ukrainienne, profondément. Ce territoire a été, sur sa partie est, quatre siècles russes. Il a eu son indépendance en 1991.
C'est un territoire tampon entre le monde russe et le monde européen occidental. Et l'idée de Chirac, que j'approuvais totalement, c'était de dire, il faut la neutralité de l'Ukraine, la démilitarisation, de manière à rassurer la Russie, et puis de manière à avoir une paix définitive où la Russie respecte
la souveraineté. Mais à quel prix, Nicolas Dupont-Aignan ? Parce que vous êtes un souverainiste. Si on laisse la Russie prendre les quatre oblastes qu'elle a annexés illégalement, est-ce que ce n'est pas un message qu'on envoie au monde ? Si un autre pays en envahit un autre, on laisse faire. C'est le risque.
Vous avez raison. Mais, n'oubliez jamais, parce qu'on le dit jamais, que c'est Zelensky qui a bombardé pendant huit ans ces quatre territoires où il y avait des populations russes auxquelles on a supprimé leur langue. C'est Zelensky qui n'a pas respecté les accords de Minsk, qui prévoyaient l'autonomie. Ça n'a pas été voté par le Parlement ukrainien, alimenté par les Américains et les Européens.
Zelensky n'était pas au pouvoir à ce moment-là.
Vous plaisantez, à la fin, il était au pouvoir. Et il n'a pas voulu respecter les accords de Minsk. Donc, moi, j'ai une lecture. J'ose dire que les torts sont partagés. Et j'ose dire qu'un conflit territorial qui est, en fait, une tragique guerre civile, tragique guerre civile, ce sont des peuples qui parlaient deux langues qui ont vécu ensemble. C'est abominable.
Il y a une indépendance de l'Ukraine est indépendante. On lui a dessiné des frontières. Mais l'Ukraine est indépendante.
La Russie l'avait acceptée. Mais la Russie l'a acceptée. Est-ce qu'elle n'a pas accepté la Russie ? Est-ce que nous, on n'accepterait qu'en Belgique ou à Monaco, il y ait des bases chinoises avec secrètes et avec une intervention pour avancer ? Est-ce que Kennedy a accepté les missiles russes à Cuba ? Non ? Non. Bon. Eh bien, les Russes n'acceptent pas que l'Ukraine rentre dans l'OTAN. Et ils ont bien raison. Et d'ailleurs, je me réjouis que Trump reprenne la raison. La raison, c'est que l'Ukraine n'a rien à faire dans l'OTAN. La raison, c'est que l'Ukraine n'a rien à faire dans l'Union européenne. L'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne va ruiner la France. L'agriculture, l'industrie.
Mais oui, mais on s'y précipite. Mais vous ne pouvez pas... On s'y précipite. Au nom de quoi ? Vous refusez à l'Ukraine le droit de dire... Mais pourquoi ? Non. Vous refusez à l'Ukraine le droit de dire qu'on veut rejoindre l'Union européenne ?
Mais excusez-moi, c'est les Français qui payent. En fait, on ne réalise pas, aujourd'hui, que notre pays affronte une crise économique monstrueuse. Nos emplois s'en vont. Notre pays a une crise de l'autorité. On tire à la Kalachnikov sur nos prisons. Les narcotrafiquants tiennent beaucoup de quartiers. Et Emmanuel Macron fait la leçon en Ukraine. Eh bien, moi, j'ose, et c'est la raison de ma candidature présidentielle, je vais vous le dire, dire aux Français, maintenant, priorité à la France. La situation du pays est tellement grave qu'il faut arrêter de distribuer les milliards qu'on n'a pas. Mais Nicolas Dupont-Aignan, je pense que la paix,
et c'est ce qu'a compris Trump... Le sort de l'Ukraine, ce n'est pas aussi un enjeu de protection pour la France si on laisse un État décider d'envahir l'Ukraine devant peut-être la Pologne,
les Pays-Bas. C'est une fable. Excusez-moi. La Russie a mis trois ans, deux ans pour essayer de grappiller quatre parties de l'Ukraine avec un sacrifice humain des deux côtés abominables. Et on fait croire aux Français que la Russie va envahir la Pologne alors que vous avez les forces de l'OTAN qui sont beaucoup plus fortes que celles de la Russie. Donc on surestime la Russie. Je pense que la Russie veut une Ukraine neutre et que c'est ce qu'on proposait avec Jacques Chirac. Donc je ne vois pas au nom de quoi on alimenterait cette guerre folle qui nous ruine. J'ajoute un dernier point. Neutre ou pro-russe Nicolas Dupont ? Neutre. Mais neutre. Mais la Russie n'est pas l'ennemi de la France.
L'Europe, si elle veut compter au XXIe siècle, si elle veut compter au XXIe siècle face aux Etats-Unis et à la Chine, aura besoin des terres rares russes, aura besoin de l'énergie russe. Nous avons une civilisation commune. Au Moyen-Orient, heureusement qu'il y a eu les Russes pour éviter Daesh qui mettait des bombes à Paris. Donc arrêtons ce délire. Ce délire.
Mais comment on peut dire que la Russie n'est pas l'ennemi de la France quand on voit le nombre d'attaques qui ciblent la France de la désinformation, des piratages informatiques envers les hôpitaux. Ce n'est pas un fantasme. C'est une réalité.
Mais la France joue un rôle malsain contre la Russie. La France veut mettre des troupes en Ukraine. La France se trompe pour garantir un accord de paix.
Mais ce n'est pas
à nous de garantir les accords de paix
en Ukraine. Est-ce que franchement vous trouvez normal que les Etats-Unis, comme la Russie d'ailleurs, souhaitent laisser l'Europe à l'écart du règlement ou de la négociation de la paix ? Non.
Mais bien sûr que non. Mais pourquoi à Arlette Chabot on en est là ? C'est parce que les Etats-Unis ont très bien compris qu'Emmanuel Macron, M. Starmer, Mme Van der Leyen n'étaient pas pour la paix, voulaient la guerre. Et ils veulent la guerre
pourquoi ? Tous les pays européens veulent la guerre.
Pourquoi les pays européens veulent la guerre ? Je vais vous le dire. Parce que d'abord, M. Macron est en perte de vitesse et désavoué par le peuple. C'est un moyen pour lui de se refaire. Deuxièmement, ils veulent un saut fédéral. Ils veulent, avec cette guerre qu'ils provoquent en permanence, ils veulent alimenter un saut fédéral des dépenses extravagantes, un nouvel endettement, un transfert des pouvoirs.
Une Europe de la défense ? Par exemple, construire une Europe de la défense ?
Mais l'Europe de la défense, ça ne veut rien dire. Ah bon ? Eh oui. Pourquoi ? Parce que ça voudrait dire, par exemple, qu'au moment de la guerre en Irak, parce que la France était minoritaire, nous aurions été obligés d'envoyer nos enfants combattre en Irak pour obéir à M. Blair et à M. Bush dans cette monstruosité ? S'il y avait eu l'Europe de la défense que vous appelez tous de votre vœu, Dominique de Villepin n'aurait pas pu dire ce qu'il a dit à l'ONU. Et la France n'aurait pas pu être la France. Alors qu'on ait des coopérations, attention, qu'on ait des coopérations européennes, bien sûr, je ne suis pas fou, qu'on articule notre dissuasion nationale pour notre territoire national. Oui.
Avec des partenaires européens, vous n'êtes pas contre. Oui, mais bien sûr. En revanche, qu'on confie à Mme van der Leyen, à la commission de Bruxelles, à un aéropage de technocrates, va-t'en guerre, l'avenir de nos enfants, l'engagement de la France, je ne l'accepterai jamais. Parce que c'est la souveraineté du pays et la mort de nos enfants n'appartient qu'aux dirigeants français. Voilà pourquoi je mets en garde les français sur cette espèce de psychose créée par Emmanuel Macron pour en fait transférer les décisions et notamment notre force de décision.
Vous avez aussi en Pologne, elle est au Royaume-Uni, elle est en Allemagne, elle est partout. Oui, parce que c'est le parti de la guerre. C'est le parti de la guerre. L'Europe est devenue le parti de la guerre.
Ça, c'est le langage du Kremlin ? L'Union européenne.
L'Italie, tout le monde. L'Union, moins l'Italie.
Il reste qui ? Moins l'Italie. Et moins la Hongrie.
Qui soutient l'Ukraine. Pardon, mais Jordi Amélie soutient totalement l'Ukraine.
Il ne s'agit pas de ne pas soutenir l'Ukraine à certains moments. Il s'agit d'amener l'Ukraine à la paix. Et la Russie aussi. Mais bien évidemment. Et on sait qu'il y a un chemin. Mais ce chemin en ce jour de Pâques, saisissons-le. C'est l'intérêt de la France. Et moi, je suis désolé, il y a beaucoup de conflits dans le monde. Il y a des choses horribles. Ce qui se passe à Gaza est abominable. Ce qui se passe en Israël avec le 7 octobre. Ce qui se passe au Yémen. La France ne peut pas envoyer des soldats partout dans l'État où elle est. Moi, priorité à la France. Priorité à soigner d'abord nos problèmes.
À renforcer et à nous muscler. Et bien justement, Nicolas Dupont-Aignan, puisque vous parlez de nos problèmes, vous savez, la guerre des taxes déclenchée par Donald Trump a bouleversé le monde et a provoqué une fronde des grands patrons qui sont montés au créneau pour demander à l'Europe, pour demander au gouvernement français d'agir pour mettre fin à cette guerre qui nuit aux entreprises et aux entrepreneurs. Aujourd'hui, dans la tribune du dimanche, Éric Lombard, le ministre de l'économie, en appelle au patriotisme des patrons. Il rappelle qu'il n'a pas reconduit la surtaxe sur les grandes entreprises. Il appelle les patrons à travailler avec les États.
La solidarité est plus que jamais nécessaire. nos grands patrons ne sont pas assez patriotes ?
Ça ne veut rien dire. Les grands patrons ou les patrons de PME, n'oublions pas ceux qui sont sur le terrain, n'en peuvent plus d'une politique qui n'a pas marché. Parce que, moi, je me souviens de 2017, on nous expliquait qu'Emmanuel Macron était le Mozart de la finance, qu'il allait tout régler. Il a fait mille milliards de dettes, mille milliards de dettes, on va en reparler, et sa politique de ruissellement n'a pas marché. Pourquoi ? Il faut essayer de comprendre. Parce qu'en fait, il a fait des baisses de charges tous azimuts, mais il n'a pas ciblé, comme je le propose depuis tant d'années, les baisses de charges sur le made in France, sur ceux qui investissent en France.
Et c'est là, les grands patrons ou les patrons, ils attendent du gouvernement par des appels foireux au patriotisme, parce que c'est des appels foireux. Pourquoi c'est foireux ? Parce que c'est hypocrite. Parce que le premier acte de patriotisme que devrait prendre le gouvernement, vous savez lequel c'est ?
C'est de sortir du marché européen de l'électricité pour rétablir le prix national, comme l'ont fait le Portugal et l'Espagne, et comme nous produisons notre électricité nucléaire à 33 euros le kilowattheure, allez, 50 ou 60 si on ajoute les frais de remplacement des centrales, on pourrait baisser le prix de l'électricité de moitié, au lieu d'avoir un prix de l'électricité scandaleux pour obéir à l'Allemagne. Mais ça, M. Lombard, on n'en parle pas. Or, le prix de l'électricité, ça vaut tous les appels au patriotisme.
Mais en tant que souverainiste, est-ce que vous défendez l'idée de Bernard Arnault qui dit « moi je suis pour qu'il n'y ait pas de taxes, une zone de libre-échange, pas de droits de douane entre la France, l'Europe et les Etats-Unis ? »
Alors, ça dépend. Si c'est avec les Etats-Unis sur une base de réciprocité, pourquoi pas ? Mais attention, moi je ne crois pas du tout, d'ailleurs Bernard Arnault commence à s'en apercevoir, c'est bon signe, le MEDEF ferait bien de s'en apercevoir un jour, je ne crois pas, le fait d'avoir transféré à Bruxelles la politique commerciale à 100% ne marche pas. Pourquoi ? Parce que ce sont des technocrates, soumis à l'industrie allemande d'ailleurs en général, qui négocie pour tout le monde et qui avantage l'industrie allemande aux dépens des Français.
Il y avait un système qui marchait, moi je ne dis pas de tout faire revenir à la France, il y avait un système qui marchait, quand j'étais jeune, sous Édouard Balladur et les autres, c'était un système commercial de co-décision. La France avait un droit de veto sur les négociations européennes et les négociations se faisaient entre Bruxelles, Paris, Berlin et les autres. Ça a permis de défendre la France parce que je me souviens, Balladur et les autres mettaient des droits de veto en disant que si vous cédez sur l'agriculture, on ne ratifiera pas. C'est Nicolas Sarkozy qui, avec le traité de Lisbonne, a fait sauter ce droit de veto.
Et aujourd'hui, les grands patrons s'aperçoivent qu'on est complètement démuni. Parce que, bien sûr, c'est mieux d'être à 450 millions pour négocier des droits de douane. Ben oui. Sauf que quand ceux qui négocient les droits de douane au nom des 450 millions signent des accords de libre-échange dévastateurs ne font pas respecter les intérêts de l'Europe. Donc,
vous ne suivez pas Bernard Arnault sur la logique du libre-échange pour faciliter le commerce ?
Ça dépend. Le libre-échange doit être négocié pays par pays, cible par cible en fonction de nos intérêts nationaux.
Mais vous venez de dire 430 millions de consommateurs européens, ça pèse plus les 27. Mais sauf... Les 27 sont d'accord, vous avez bien vu comment ont été négociés les mesures de représailles, on va le dire comme ça, ou les réponses. Il n'y a rien eu du tout, Erlet Chabot. Non, mais attendez. Par exemple, on a essayé de sauver notre cognac en ne taxant pas le bourbon. Ben, ça veut dire qu'on tient, qu'on tient quand même des intérêts de chacun.
Il y a eu... Les 450 millions, ce serait formidable s'il y avait une politique efficace. Mais aujourd'hui, les 450 millions, c'est pour faire de l'impuissance. Je vous rappelle que Mme van der Leyen, avec la complicité de la France, a signé 70 accords de libre-échange inégaux, déloyaux, que Mme van der Leyen, dans le dos d'Emmanuel Macron, ou alors il fait semblant de s'y opposer, a signé le Mercosur qui va ruiner notre élevage. Ça n'a pas été ratifié. La France refuse toujours à nos téléspectateurs. S'oppose. Ça a été signé dans le dos de la France et c'est en négociation. Et Mme Genevard, ministre de l'Agriculture, vient de nous dire qu'on ne pourra pas s'y opposer, ça va être très dur.
Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la France a abandonné son pouvoir de négociation à des gens non élus à Bruxelles qui ne défendent pas nos intérêts. Et je propose qu'on récupère ce pouvoir de négociation en coopération avec nos voisins dans une idée d'Europe intergouvernementale. Et on pourra faire ce que Trump fait. Parce que ce que Trump fait... C'est bien ce que Trump fait ? C'est très bien pour les Etats-Unis et c'est très mauvais pour nous. Vous êtes sûr que c'est très bien pour les Etats-Unis ? Défendre ses intérêts quand on a 1000 milliards de déficit avec la Chine. Pas avec la Chine. 1000 milliards de déficit global et 300 milliards avec la Chine.
Il y a un moment si on laisse les Chinois conquérir les Etats-Unis et l'Europe... Nicolas Ducon-Aignan Je rappelle que l'Europe a 300 milliards de déficits commerciaux avec la Chine
et même Tim Cook le patron d'Apple est monté au créneau pour dire à Donald Trump essaie d'exempter justement les tablettes électroniques preuve que l'économie américaine était affaiblie.
Trump l'a fait de manière trop brutale et trop systématique. Mais ça je l'ai dit. En revanche est-ce que l'Europe et les Etats-Unis peuvent continuer à avoir 300 milliards de déficit commercial chacune avec la Chine ? Est-ce que peut continuer ?
C'est le parfait teasing. Restez avec nous Nicolas Dupont-Aignan. On va parler des 40 milliards d'économies où trouver l'argent. Est-ce qu'il faut demander un sacrifice aux retraités ? Le gouvernement envisage de supprimer leur abattement fiscal. Dans quelques instants vous allez nous répondre. A tout de suite dans l'événement du dimanche. Vous êtes bien devant l'événement du dimanche. Notre invité Nicolas Dupont-Aignan candidat à la présidentielle en 2027 président de Debout la France et à mes côtés Arlette Chabot pour l'interviewer. Nicolas Dupont-Aignan Nicolas Dupont-Aignan où trouver face au mur de la dette les 40 milliards d'économies que le gouvernement doit faire ?
Écoutez on peut pas me reprocher de ne pas avoir de la suite dans les idées parce que j'avais écrit un livre en 2021 avant la présidentielle de 2022 qui s'intitulait je vous y renvoie prétentieux mais je vous y renvoie où va le pognon et j'avais eu une démarche un peu différente parce que je m'étais dit si c'est moi qui le dit on va dire on va pas me croire j'avais repris des rapports parlementaires de gens de gauche et de droite sur différents sujets les fausses cartes vitales le coût de l'immigration le coût de l'Union Européenne la grande fraude à la TVA j'avais écrit un rapport sur les paradis fiscaux il y a bien longtemps et en fait en faisant les calculs et en reprenant l'avis de parlementaire j'allais dire non politisé enfin pas dans une démarche de conquête électorale on arrivait assez facilement à 100 milliards quand je dis assez facilement c'est en 3-4 ans 100 milliards d'économies 100 milliards d'économies ça veut dire que je pense aisément qu'on peut contrairement à ce qu'on nous fait croire faire 40 milliards d'économies sans et j'insiste là-dessus faire souffrir les français c'est-à-dire sans s'attaquer aux retraités qui ont cotisé et il faut respecter le contrat moral de la nation avec les retraités
et sans s'attaquer aux plus pauvres pourquoi le gouvernement ne le fait pas ? ce n'est pas dans l'intérêt du gouvernement de fâcher les français qui croulent déjà sous les prélèvements obligatoires
et bien j'aimerais que vous veniez avec moi pour leur poser la question mais moi j'ai une idée derrière la tête c'est qu'en fait les mesures que je propose en tout cas imposent de toucher à des vaches sacrées ce que j'appelle des vaches sacrées c'est-à-dire à remettre en cause une certaine ligne politique des choix profonds suivis depuis des années exemple ?
je prends un exemple le coût de l'immigration les fausses cartes vitales qui sont principalement liées à une fraude à l'immigration tous les rapports parlementaires parlent entre 1 million et 5 millions de fausses cartes certains vont jusqu'à 30 milliards moi je n'irai pas du tout jusque là je dis qu'on peut récupérer 10 milliards si on a le courage de donner un grand coup de pied dans la fourmière mais ça veut dire mettre fin à la politique de droit d'asile qu'il y a aujourd'hui arrêter de donner des aides sociales aux étrangers qui arrivent sur notre sol régler vraiment la question migratoire ça veut dire changer de politique vraiment je prends un autre exemple juste petite parenthèse
vous pensez bien et on a vu ce qu'a fait Giorgia Méloni en Italie on a besoin de manœuvre on a une démographie qui est très en baisse et les patrons disent aussi qu'ils ont besoin de manœuvre donc on ne va pas dire on arrête migration zéro
c'est pas vrai parce que le taux de chômage des étrangers en France est beaucoup plus élevé que le taux des français et nous avons à la différence de l'Italie et de l'Allemagne une immigration de prestation sociale plus que de travail alors on peut très bien faire de grosses économies au moins 10 milliards sans vraiment de drame mais ça veut dire une remise en cause de cette politique migratoire complètement dingue deuxième exemple la transition écologique 40 milliards de dépenses allez j'ai refait les calculs ce week-end avant l'émission parce que j'ai voulu regarder pas dire de bêtises on peut vraiment économiser 10 milliards demain matin parce que je vais vous dire ce qui me choque je vais vous dire ce qui me choque l'ADEME ma prime rénov' les dizaines de dispositifs d'une complexité inouïe qui ne profitent d'ailleurs pas aux français parce que c'est le loto pour les gens c'est tellement compliqué cet argent la taxe sur l'électricité alors ça ne sera pas une économie budgétaire mais ça permettra de donner du pouvoir d'achat aux français la taxe sur l'électricité pour subventionner des énergies éoliennes qui sont en surplus de notre production nucléaire et qui nous coûtent quatre fois plus c'est du délire mais ça veut dire là aussi oser dire la vérité aux français nous sommes le pays le plus propre qui émet le moins de gaz à effet de serre de l'Europe nous en émettons pour notre électricité dix fois moins que l'Allemagne ou la Pologne nous sommes en avance sur les autres au nom de quoi on va ruiner les français alors que nous sommes les meilleurs
mais vous savez que dans le bilan carbone on compte aussi
ce qu'on apporte notamment venu de la Chine mais justement produisons en France et arrêtons de mettre des éoliennes qui polluent l'environnement qui ne servent à rien et qui coûtent une fortune aux contribuables et aux salariés au pouvoir d'achat des français et puis dernier point l'Union Européenne excusez-moi alors vous allez dire c'est une fixation
mais c'est pas une fixation
c'est un peu vrai sous Jacques Chirac et Lionel Jospin il y a bien longtemps j'ai repris les chiffres on donnait un milliard net c'est normal qu'on donne nos voisins pour un milliard aujourd'hui on va dépasser les dix et c'est toujours plus d'argent je parle pas des 15 milliards à l'Ukraine on en a déjà parlé donc si on veut faire des économies on peut les faire
Nicolas Dupont-Ignan mais pas en touchant aux retraités justement je veux qu'on parle des retraités car dans le Parisien aujourd'hui le gouvernement envisage de mettre les retraités à contribution regardez ce que dit Amélie de Montchalin la ministre en charge des comptes publics je pense à titre personnel qu'on ne peut pas indéfiniment mettre à contribution les actifs pour financer les nouvelles dépenses sociales liées au vieillissement ce n'est pas votre âge qui doit définir votre contribution mais aussi les moyens dont vous disposez est-ce qu'il n'est pas juste de demander autant d'efforts aux retraités qu'aux actifs
mais c'est scandaleux il faut réhabiliter la valeur travail d'accord moi je veux par exemple qu'on augmente le salaire net c'est à dire on réduise les cotisations salariales c'est une dépense pour le coup il faudra trouver donc des économies pour que les salariés n'aient pas 25% d'écart entre le brut et le net bon ça c'est le pouvoir d'achat et vous parliez tout à l'heure de la main d'oeuvre etc si on veut que les français travaillent il faut aussi récompenser le travail ce qui n'est pas fait vous le savez bien
bon
mais les retraités ils ont travaillé et donc s'attaquer aux retraités c'est rompre le pacte de la nation de la retraite par répartition la retraite de la répartition mais quel que soit le niveau ils ont cotisé attendez ils ont cotisé ils ne sont pas des voleurs l'indexation des pensions de retraite que veut remettre aussi en cause le gouvernement il a toujours voulu c'est quoi c'est le fait que si vous avez une retraite à 70 ans qui n'est plus indexée sur l'inflation si vous décédez à 85 ans vous finissez dans la misère et ça veut dire quoi ça veut dire que les jeunes générations par exemple vous madame qui êtes si jeune et bien vous j'essaye de vous flatter mais vous êtes jeune quand même vous par exemple vous n'aurez plus confiance dans la retraite dans les cotisations ça veut dire quoi ça veut dire qu'à terme ça veut dire que le système de la retraite par répartition explose qu'on développe des capitalisations très aléatoires en fonction du cours de la bourse ça peut être un complément attention il y en a déjà mais ça ne peut pas être la remise en cause de ça donc je veux dire aux français ne cédez pas à cette démagogie de gens qui pour gagner d'ailleurs quoi 2 milliards 2 milliards c'est ce qu'ils ont donné à Zelensky comme ça 2 milliards c'est ce qui est gaspillé en association sans parler des agences d'état McKinsey les cabinets d'études d'un milliard c'est scandaleux ce gouvernement devrait être censuré ah bah justement censuré vous êtes prêt vous pensez qu'il faut voter la censure mais je le réclame à mes collègues du rassemblement national que je ne comprends plus je vous le dis franchement ils se sont évanouis ils ont disparu ils se sont passés où ?
pourquoi ? parce qu'ils n'ont pas voté parce qu'ils ne veulent pas voter la censure
pour l'instant ils laissent la possibilité ouverte sur certains sujets
mais 2 ans de plus de Macron et de son gouvernement d'impuissance c'est 2 ans de trop
mais vous voulez la destitution aussi du président de la république vous êtes favorable à la ville à Jean-Luc Mélenchon
moi je pense et je suis en complète opposition bien sûr avec Jean-Luc Mélenchon sur tous les sujets sauf que je pense que la situation de notre pays est tellement grave je vois un gouvernement Bayrou qui n'a comme objectif que de durer je vois les problèmes de sécurité pas résolus les problèmes d'emploi pas résolus je vois une fuite en avant vers un sceau fédéral absolument inquiétant au niveau européen et je vois les forces d'opposition tétanisées tétanisées mais en quoi
la dissolution permettrait de retrouver une stabilité une majorité mais c'est parce que évidemment vous avez raison
c'est pas sûr et de c'est moi
ça vous fait
des semaines de crise pardon mais attendez
la crise
elle est aujourd'hui
non mais ça veut dire une instabilité
mais l'instabilité elle est liée à quoi vous avez raison qu'il y a une instabilité mais elle est aujourd'hui elle est liée au fait qu'il n'y a pas de majorité est-ce qu'on peut continuer à vivoter dans un monde qui bouge les droits de douane de Trump la guerre en Ukraine la menace chinoise est-ce qu'on peut continuer à avoir un pays soumis à des jeux parlementaires minables de la quatrième république à un personnel politique qui ne veut que gagner une semaine alors que c'est le peuple français qui doit à un moment arbitrer bien sûr et plus on attendra plus on ira vers l'iceberg on est comme le Titanic je l'ai dit souvent qui fonce vers l'iceberg on le sait et on ne change pas de direction quelle garantie
vous avez de trouver une majorité à l'assemblée s'il y a une dissolution et si le président quitte le pouvoir
mais écoutez d'abord le général de Gaulle je suis gaulliste a écrit des textes magnifiques il a dit quand il y a s'il y avait il a pris l'exemple s'il y avait c'est dans un dialogue avec Perfit il a dit s'il y avait une dissolution et que le président se retrouve sans majorité il devrait démissionner et le peuple devrait élire un nouveau président c'est le général de Gaulle qui disait ça parce que le général de Gaulle avait conscience que quand on est dans une situation j'allais dire un mot vulgaire impossible le seul moyen de rebondir pour la nation c'est de s'appuyer sur le peuple
oui mais la fracture est tellement grande Nicolas Dupont-Aignan les français donnent le sentiment qu'ils ne veulent pas choisir qui aujourd'hui pourrait avoir une majorité
un référendum référendum écoutez c'est extraordinaire quand même on va avoir les 20 ans du référendum on s'était connus à cette époque madame Chabot et vous vous souvenez et cette campagne magnifique où le nom l'a emporté depuis 20 ans pas de référendum nos gouvernements et je suis en train d'écrire un livre là-dessus gouvernent contre le peuple il ne faut pas s'étonner que les français n'en puissent plus se résignent soient désespérés se replient sur eux les français sont écartés du pouvoir sur l'immigration ils n'ont jamais tranché la ligne sur le produit en France sur l'Union Européenne ils avaient dit non on les a forcés à avaler ça on le réconciliera le président a annoncé
qu'il allait consulter les français donc il y aura des référendums
ça fait 8 ans qu'il nous dit la même chose ma soeur ne vois-tu rien venir vous savez moi je suis candidat aussi parce que je suis très libre et je veux un électrochoc démocratique je veux instituer le RIC référendum initiative citoyen je veux qu'on ait un système à la Suisse c'est curieux quand même la Suisse est beaucoup mieux gérée que nous c'est plus petit quand même et alors mais les français un français devant le suffrage les français ont un cerveau ils ont du bon sens beaucoup plus que leur classe politique la Suisse a un déficit n'a pas de déficit autant que le nôtre la Suisse est bien gérée et ils consultent sans arrêt leurs concitoyens faisons confiance aux français c'est électrochoc démocratique et à mon avis le seul moyen de retisser ça sera dur il y a tellement de méfiance mais de retisser un petit lien de confiance entre un peuple déçu
et des élus puisque vous parlez d'électrochoc je voudrais vous faire réagir à un terme qui n'a pas été choisi au hasard le ministre de l'Intérieur veut marquer les esprits dans la lutte contre le narcotrafic dont il a fait l'un de ses chevaux de bataille la France est en voie de mexicanisation il l'a redit il y a quatre jours lors d'un meeting en banlieue parisienne en campagne pour la présidence des républicains on l'écoute et vous réagissez juste après
si on n'y prenait pas garde la France s'engageait sur la voie de la mexicanisation de la cartélisation le narcotrafic franchement ça y ressemble pas quand vous avez des individus alors pour l'instant on n'a pas de preuve c'est le parquet national antiterroriste qui s'est saisi mais vous avez vu les prisons
il y a le choix des mots et la réalité a-t-il raison sur le fond et sur la forme
il a totalement raison dans son analyse à 100% cela veut dire des mesures choc et malheureusement il fait ce qu'il peut mais il est dans un gouvernement qui ne fait pas les choix qui permettraient de résoudre cela il y a eu la loi positive qui a été votée c'est un premier pas mais quand on voit l'étendue des mesures à prendre par exemple j'ai proposé qu'on mette l'armée à nos frontières pour contrôler les go fast puisque la gendarmerie et la police n'arrivent pas les go fast vous savez c'est ces voitures qui alimentent en cocaïne notre pays là encore plutôt que de se mêler des affaires du monde entier l'urgence absolue c'est de rétablir l'ordre mais on rétablira l'ordre en contrôlant nos frontières c'est-à-dire en sortant de Schengen il faut oser le dire on rétablira l'ordre en ne dépendant plus du droit européen et de toutes ces jurisprudences de la cour de justice de l'union européenne qui empêchent les policiers de travailler vous savez par exemple j'ai appris récemment que les policiers n'ont plus le droit d'avoir des caméras en garde à vue parce que ça a été interdit par un arrêt de la cour de justice mais on est en pleine folie la question centrale qu'il faut poser en 2027 et que je veux poser aux français est-ce que vous voulez être libre et décider pour vous-même ou est-ce que vous continuez à être esclave d'organisations non élues c'est-à-dire du gouvernement de l'union européenne du gouvernement des juges voilà
c'est ça la question à vous entendre l'union européenne est responsable de tous les maux mais c'est pas l'union européenne qui est à l'origine de la hausse des violences commises sur les personnes en France
c'est pas l'union européenne en soi c'est le gouvernement français successif et toute ma vie politique j'ai voté contre ces traités qui ont se sont ont perdu des compétences et les ont transférées à un niveau qui interdit de régler les problèmes et qui ne veut pas les régler si on ne contrôle pas nos frontières on ne peut pas régler le problème de l'immigration on ne peut pas régler le problème de l'insécurité on ne peut pas régler le problème des prisons c'est pas possible alors après il y a des défauts intérieurs bien évidemment les normes accablantes la fiscalité excessive le laxisme judiciaire mais ce laxisme judiciaire a plusieurs causes à la fois européenne et nationale donc je veux qu'on reprenne
ça Gérald Darmanin pour être un garde des Sceaux meilleur que les autres on va le dire comme ça
plus efficace enfin on a un garde des Sceaux enfin voilà
donc le tandem Retailleau-Darmanin c'est mieux
le tandem Retailleau-Darmanin dans un gouvernement qui oserait rétablir nos frontières rétablir la primauté du droit français et vraiment prendre les mesures qui s'imposent serait formidable le problème c'est que là ils font un peu de la figuration et c'est pas des obligeants ils font ce qu'ils peuvent moi je crois au contraire que la France avance par électrochoc que la France ne peut avancer qu'avec les français sur des choix clairs et c'est mon seul objectif présenter des choix limpides pour dire est-ce qu'on reprend notre liberté ou pas au chapitre
des propositions choc Laurent Wauquiez qui veut envoyer les personnes sous OQTF les plus dangereux à Saint-Pierre et Miquelon ça a déclenché la polémique quasiment toute la classe politique est contre lui avec une telle proposition est-ce à la hauteur des enjeux ?
écoutez moi j'avais proposé d'envoyer les islamistes au Kerguelen les plus dangereux mais ça c'était pas idiot d'ailleurs en soi parce qu'il y a un moment trop c'est trop malheureusement je pense que c'est une proposition pour ouvrir le débat mais il faut simplement que les OQTF soient enfermés enfermés dans des centres de rétention et il faut pour ça remettre en cause voilà vous avez trouvé que c'est une fixation la directive retour vous savez que la directive retour signée quand même par Nicolas Sarkozy c'est quand même un comble supprime le délit de clandestinité ce qui fait que quand un clandestin est arrêté par la police ils ont pas le droit de l'incarcérer donc on lui délivre un papier OQTF obligation de quitter le territoire français et il s'envole dans la nature donc je reviens à la case départ si on ne reprend pas possession de notre droit démocratiquement et qu'on ne vote pas nos lois qui s'appliquent à nous comment voulez-vous qu'on traite le problème des OQTF il faut aussi construire les centres de rétention ça s'impose c'est la seule solution et puis il faut supprimer l'aide au développement les accords de 68 avec l'Algérie parce que là aussi je vois Bruno Rotaillot qui a de très bonnes idées mais il est complètement prisonnier il y a raison
le bras de fer c'est selon vous plus efficace que la discussion diplomatique pour obtenir de l'Algérie qu'elle reprenne ses ressortissants
et pour libérer
Boilem Sonsa
les deux vont de pair mais une discussion diplomatique sans aucune fermeté n'aboutit pas la discussion diplomatique en bon français paysan c'est la carotte et le bâton si nous ne montrons jamais le bâton je ne vois pas à quoi la carotte va servir
mais Nicolas Dupont-Hignan ce bras de fer il est compliqué vous savez qu'on a besoin de l'Algérie de sa coopération notamment contre le terrorisme mais
l'Algérie a aussi besoin de nous et je ne voudrais pas que par démagogie parce qu'en fait on va se parler très franchement Emmanuel Macron ne veut pas parce qu'Emmanuel Macron a peur des Algériens qui sont en France et bien moi je dis à Emmanuel Macron parce que j'en connais beaucoup dans ma ville que les Algériens ou les Franco-Algériens qui sont en France n'ont pas de sympathie particulière pour le régime algérien et moi je dissocie totalement le régime algérien qui se sert de la critique de la France pour survivre et qui est un régime qu'on fuit beaucoup d'Algériens et les Franco-Algériens de France qui sont des Français pour la plupart et qui respectent les lois de la République
vous seriez à la place d'Emmanuel Macron
et donc moi je serais dans l'instant les accords de 68 dans l'instant je supprimerais les visas pour les hauts dignitaires qui viennent se soigner en France et qui laissent en plus des dettes à nos hôpitaux je supprimerais l'aide au développement je supprimerais les bourses et je dirais maintenant on discute la France n'est pas un paillasson madame
et comment vous allez convaincre
le président Teboum de libérer Wallem Sansal le président Teboum il sera convaincu si la France est forte pas si la France est un paillasson il n'y a pas d'autre solution et regardez ce que Trump a fait avec la Colombie ça a été très vite en 24 heures voilà
une dernière question sur Marine Le Pen qui a été déchue de ce mandat de conseillère générale du Pas-de-Calais conséquence de la peine prononcée dans l'affaire des emplois présumés fictifs du RN où elle a été condamnée à 5 ans d'inégibilité est-ce qu'on peut imaginer que Marine Le Pen et ses 11 millions d'électeurs potentiels puissent ne pas être candidates en 2027
cela dépendra des juges en appel et je me réjouis que la procédure ait été accélérée voilà moi je ne peux rien dire d'autre sur ce sujet j'ai commenté cette décision j'ai dit que sur le fond de la condamnation je n'avais aucune remarque à faire parce que les juges ont prononcé des peines suite à l'affaire des emplois en revanche j'ai dit ce que je pensais comme beaucoup de français que l'exécution provisoire d'inéligibilité était pour moi très excessive maintenant je respecte la justice de mon pays même si je ne suis pas dupe de sa partialité politique et pour certains vous disons
c'est les juges vous aussi
je dis simplement qu'il faut que la justice passe partout mais que c'est curieux en France depuis une dizaine d'années c'est toujours des personnalités d'un certain camp politique qui sont condamnées et jamais les affaires qui touchent la Macronie voilà alors moi je veux bien qu'on continue comme ça mais c'est pas bon pour la santé démocratique et la santé judiciaire de notre pays si on veut que la justice soit respectée elle doit être aussi dure avec les uns qu'avec les autres
est-ce que vous vous prépareriez à affronter en 2027 Jordan Bardella si Marine Le Pen est empêchée ce sera
on verra ce qui se passera moi je ne me décide pas en fonction des autres si je suis candidat c'est parce que je veux mettre au coeur de la présidentielle l'appartenance de la France à l'Union Européenne parce que je suis convaincu qu'il faut se libérer de cette organisation et reconstruire une belle Europe des nations des coopérations parce qu'il faut des coopérations européennes c'est la question clé si l'on veut résoudre la question du chômage la question de la sécurité la question de l'immigration et je vois l'ensemble des forces politiques naviguer à vue et même le Rassemblement National ça a été mon grand regret abandonner cette volonté de réforme complète de l'Union Européenne et voilà pourquoi je suis candidat je serai un candidat indépendantiste
quatrième candidature c'est à l'élection présidentielle ça veut dire qu'il faut de l'expérience pour prétendre à la fonction présidentielle ce que n'aurait pas par exemple un Jordan Bardella par rapport à vous vous voulez me faire dire des choses en tout cas non je ne dis rien je m'interroge
je vais vous dire très clairement je pense que les événements auxquels sont confrontées la France sont immenses là pour le coup Bayrou a raison avec l'Himalaya et je pense que les Français ont besoin de personnalité d'expérience voilà ça j'en suis convaincu
merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan président de Debout la France candidat à l'élection présidentielle 2027 merci Arlette Chabot
Nicolas Dupont-Aignan