Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBackseat· 21 septembre 2025 174 min

BACKSEAT - S05E02 - avec Clémence Guetté

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mais non, mais regarde le chat a vraiment voté Le Pen majoritairement. Oui, c'est clair. Je voulais savoir juste est-ce que vous allez bien Clémence Geté ?

J'ai juste une question. Est-ce que ça va le chat ? Pourquoi est-ce que ça doit passer par une élection présidentielle ?

C'est ça la question que je pose. Parce que pour passer à la 6e République, de fait avec Macron, j'y crois très peu. Normalement, ce qu'on fait là, l'action qu'on mène là, elle devrait être menée par des États.

En fait, on a rien d'autre pour nous que notre fragilité, si vous voulez. Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur Backse, chers amis.

Ouais ouais incroyable. Alors en fait ce qui se passe c'est qu'on n'est pas dans le studio habituel de Backat parce que il y a des travaux actuellement dans le studio habituel de Back, celui avec du public et cetera. Donc là, on a pas de on est dans un autre studio euh où il y a où il y a pas de public, mais il y a quand même des habitués de backse qui sont venus et que je salue, ils sont en backstage.

Euh donc on a pas de public, donc ça va être un backseat un peu podcast, un peu à l'ancienne. Backstage, de back seat, ça s'appellerait pas le backstage. Ouais, bien tenté mais non, on va pas faire ça.

Donc voilà, donc il y a des travaux dans le dans le studio. Normalement, il devrait être plus grand, il y aura plus de place pour avoir plus de public. On est en train de le refaire entièrement et tout.

Euh donc là, on est dans un autre studio. J'aurais pu faire la blague de dire que ce backsite est réalisé par un personnel non grviste dans des conditions dégradées tout ça. Mais je vais pas la faire.

Euh voilà, je vais avoir la playlist backsit. Ouais, c'est vrai ça. Je suis faudrait qu'on la fasse.

Je suis pas tout seul sur ce plateau. Je suis avec Léa Chambonsel. Salut Léa.

Et bien bonsoir Jean Massier. Bonsoir. Bonsoir Léa.

Tu es journaliste, fondatrice de Popol, le média qui apporte un regard féministe sur la politique. Tout à fait. Tout roule pour toi.

Tu as passé un bon été ? Écoute, ça va. Euh ouais, j'ai pas mal bossé.

J'étais très mobilisée sur la loi du plomb, enfin sur la pétition et euh j'ai écris là, je vais je dois terminer mon 3è bouquin. Waouh ! Ouais.

Sur quoi ? J'écris sur la starification des luttes et euh voilà avec un petit euh un petit un petit titre bien putaclice. À qui profite la lutte ?

À qui profite la lutte ? Voilà, rendez-vous en février. Si je termine taper sur qui ?

On aura Adelle et Nel tout à l'heureite. Non non non. Alors la problématique si vous voulez que je vous la livre, c'est comment lutter collectivement dans un monde qui promeut la réussite personnelle.

D'accord. OK. Voilà.

OK. Intéressé. J'ai hâte de lire ça.

J'ai vraiment hâte de lire ça. Ça m'intéresse. OK.

C'est ton premier. C'est la première fois que je lis un livre de ma vie et ça m'intéresse. Nous sommes également avec une lecture Safia.

Salut Safia. Hello. Ça roule ?

Ouais. Super. Safia, tu es militante au sein du collectif étudiant le point levé.

Tu es doctorante à l'université d'Ex-Marseille ? Tout à fait, c'est une première. Je fais ma rentrée en tant que doctorante.

J'ai réussi ce concours. C'est trop bien. Félicitation.

Bien. Donc là, doctorante, pour la première année, tu t'embarques dans combien d'années là ? Bah du coup, 3 ans de contrat financé, donc très contente avec un salaire et cetera et donc le concours a été rude et puis après politique en économie gestion.

Ah, en écogent dans les affres du capitalisme pour mon plus grand bonheur. On est d'accord. La taxe du c'est une connerie.

Tout à fait. C'est n'importe quoi. Ça fait plus les on parler par une connerie.

Alors j'allais dire pas assez radical mais oui tout à fait. Mais oui écogestion comme Nathalie Arto les profs d'écogestion. Exactement.

Mais les meilleurs gauchistes sont en écogestion les amis. Donc ben voilà c'est vrai alors moi en droit j'en ai pas vu beaucoup d'égoistes. C'est vrai qu'on ils sont Bah droit et histoire et écogestion c'est des filières qui sont très polarisés entre l'extrême droite et l'extrême gauche.

He ouais c'est vrai remarque raison. Non non mais c'est intéressant. Et ben, merci Safia d'être avec nous.

Et nous sommes également avec U. Salut Usul. Bonjour Usul.

Tu commentes l'actualité politique et médiatique sur backseat, sur Blast et sur tes réseaux. Oui, je suis éclaté. J'ai plus de voix.

Là, on a enchaîné fête de l'humain. Ensuite, je suis rentré à Lyon faire un rhinocéros. 7 aprm, j'étais à la manif.

Là, ce soir, c'est backsit. On est là. On est là.

La rentrée est intense. La rentrée est intense. Elle est intense.

On la on la vit au quotidien. Et vous le chat. J'espère que vous allez bien.

Bienvenue à vous chers amis qui suivez Baxit en direct sur Twitch, en replay sur YouTube ou en podcast. Très content de vous retrouver pour cette émission un petit peu particulière cette semaine, mais on vous a concocté un petit programme aux oignons. On a fait une réunion hier, on s'est calé sur ce qu'on avait envie de vous dire.

On a plein de choses à vous dire et je vous propose qu'on commence directement avec l'actualité de la semaine. C'est parti pour l'actu de la semaine. Ouais.

Ah oui ouais. [Applaudissements] Public est bouillant. Vous êtes incroyable.

C'est que ça change par rapport à la fête de l'huma quand même. Ah oui oui, c'est une redescende. Ah mais euh mais vous êtes bouillant, c'est incroyable.

Manifestation mouvement social aujourd'hui. Grande journée de grève et de mobilisation. Pour la première fois depuis 2 ans et la manifraites, tous les syndicats étaient unis dans la rue.

Le mot d'ordre, c'était non au choix budgétaire du gouvernement Bairou. 1 million de manifestants selon la CGT, 500000 selon le ministère de l'Intérieur. C'est plus que lors de la dernière manifestation contre la réforme des retraites.

Vous étiez dans la rue aujourd'hui, vous en avez vu un petit morceau. Comment ça s'est passé pour vous aujourd'hui cette cette journée de manif et de mobilisation ? Ben moi, j'ai bossé parce qu'il fallait que je prépare l'émission.

Du coup, tu étais pas dans préparé pas sorti aujourd'hui. J'avou. Moi, je suis allée en manif.

Mais moi aussi, je suis allée en manif tout en préparant l'émission. J'avoue, j'ai hésité. Euh je suis allée le 10 septembre, place des fêtes.

Hm. Mais là non, j'y suis pas allée. Euh en ce qui me concerne, j'étais à Paris, j'étais place de la République sur une partie du parcours de la manifestation et j'ai vu une manifestation bon enfant.

Beaucoup de monde euh beaucoup de monde, beaucoup de syndicats différents les uns des autres mais comme d'habitude et euh beaucoup de jeunes. Beaucoup de jeunes. Oui, j'ai vu plein de jeunes.

J'ai vu plein de jeunes. C'est intéressant alors qu'on est encore au mois de septembre en pleine rentrée scolaire, universitaire et tout quand même pas mal de jeunes mobilisés. Euh voilà.

Et vous, vous avez vu quoi toi ? Tu as vu quoi toi ? Pareil, pareil.

J'étais j'étais agréablement surpris de voir autant de jeunes. Mais quand on dit jeune, c'est jeune au sens large. C'est-à-dire moi, je fous là-dedans, il y a des il y avait pas que des lycéens, il a des jeunes actifs, des gens de 30 piges, 40 piges.

Alors moi, j'ai vu Paris hein, mais j'ai regardé un petit peu dans les dans les autres manifes comment ça se passait. C'était à peu près la même ambiance. Et oui, c'est bien.

C'estàd que le mouvement social de toute façon, il est jeune. Euh, ça s'était vu déjà le 10, je trouvais que c'était assez et pareil avec des jeunes travailleurs aussi. Et on peut le comprendre, c'est cette génération qui va avoir du mal à accéder au logement, qui a du mal à accéder à des positions sociales, à des salaires et cetera et bon ben du coup gueule quoi.

Ouais, ça me paraît pas et on lui propose quoi des gens de ferrier en moins évidemment qui sont là. C'est c'est intéressant qu'elle gueule cette génération alors qu'elle a toutes les raisons de pas le faire à cause de la précarité, à cause de l'isolement des jeunes, à cause de l'affichisme parce que elle est précaire. Ben du non mais du coup c'est intéressant, ça montre qu'il y a il y a encore des mouvements collectifs de jeunesse qui sont importants.

Comment est-ce qu'on peut comparer cette journée du 18 à la journée du 10 ? Et ben écoute, moi j'ai bien participé au 10 et puis j'ai un peu regardé ce qui se passait du côté du du 18. Le le 10 à mon sens c'était une première pierre parce que pour moi alors j'ai passé mon 10 à Provence et à Marseille donc Aan Provence ville particulière he ville moyenne très bourgeoise très de droite et en fait ça a été une agréable surprise.

Il y a eu 2000 personnes en manifestation ça a été leidé par des jeunes et notamment des lycins et des étudiants dans une ville qui dont les portes ne leur sont pas ouvertes, qui leur est hors de prix et cetera et pour moi, il y a trois choses à retenir du 10. C'est d'abord cette présence significative de la jeunesse au sens large, mais notamment des lycins et des étudiants qui au fur et à mesure que les jours passent entre le 10 et le 18 ont affiné des revendications autour de l'emploi, autour de du logement, autour du transport, autour de la sélection à l'université qui occasionne beaucoup de stress autour de l'austérité et tout. Pour moi, il y a une deuxième chose.

Donc ça veut dire qu'en cela pour moi, le mouvement étudiant et lycéens sont très prometteurs dans un mouvement social. Et en fait, on voit aussi une reconstruction, enfin moi, en tant qu'étudiante là et en tant que doctorante notamment avec Provence, c'était du jamais eu d'avoir une assemblée générale comme hier avec 200 personnes, c'est du jamais vu. Et pour moi, on assiste à une espèce de reconstruction du mouvement de jeunesse.

Deuxième chose qui pour moi était importante, le 10, c'était les mots d'ordre. Un mot d'ordre, c'était Macron d'émission. On en peut plus de ce système.

Enfin, genre Macron, ils s'en ont pris, il s'en est pris plein la tête. Et oui, parce qu'en fait le bloc tout part d'un truc d'en fait on en a marre de ce système à la fois politique et économique. Macron représentait beaucoup de choses et cristallis beaucoup de colère avec beaucoup de Macron d'émission.

Mais il y avait aussi des mots d'or. Moi, j'ai trouvé ça très progressiste autour de la Palestine à Marseille que ce soit le 10 ou le 18, on a eu l'entreprise Eurolink qui envoie des munitions à Israël où il y a eu d'énormes blocages avec des centaines de personnes à chaque fois. Et pour moi les trois un troisème mot d'ordre qui était très important, c'est que autant les jeunes que les travailleurs plus anciens en fait, il y avait beaucoup de gens du service public à chaque fois et en fait il y avait les travailleurs des hôpitaux et de l'éducation qui disaient "En fait là, on est en train de donner de l'argent à la guerre et pas au service public." Et du coup, il y avait aussi beaucoup de mots d'ordre contre la guerre qui sont revenus.

Et moi, c'est ce que j'ai vu du 10 et je pense, on en reparlera tout à l'heure, mais que ce 10 là, il s'est invité dans le 18 et que les mots d'ordre ont continué. Hm. Euh moi, je fais pas partie de ceux qui considèrent que l'Audi c'était un succès.

Euh je pense que c'était une mobilisation hybride avec la prétention de tout bloquer. Et malheureusement euh c'est ce que j'ai dit à la fête de l'huma si tu bloques pas tout on peut y voir qu'un échec. La quantité de personnes mobilisées était pas était pas très impressionnante non plus.

En revanche, je suis convaincu que le mouvement du 10 a a été un a été un accélérateur de la mobilisation du 18. Et je suis d'accord pour dire que 100 % des manifestants qui étaient là le 10 étaient là le 18 et que c'est un et que c'est un mouvement qui est en train de prendre de l'ampleur. On va avoir l'occasion d'en parler sur quelle est la suite à donner à tout ça, mais euh il fallait quelque chose, il fallait un débouché, on a passé un été à se à regarder euh Baou en plus qui est venu là des dès fin août pour nous redire qu'on allait suer du des des larmes de sang là et et évidemment qu'il fallait un déboucher social à ce tru là.

Ça ça a cristallisé sur le 10 pour des raisons un petit peu j'ai envie de dire. euh étonnante aussi, mais il fallait quelque chose et derrière les syndicats ont été assez intelligents de dire "Oui, il faut qu'on fasse une date." Alors, ils avaient le truc de peut-être pas le disent parce que c'est bizarre, mais au moins il y a une date et cette date, c'est un point de départ.

Le point de départ évidemment c'était plutôt le 10, mais là ça y est, ça remontre aussi que les syndicats ont ce rôle quand même d'organisateur du mouvement social. Le 10, c'est vrai que c'était une date déroutante pour beaucoup de monde qui se disait comment ça va se passer. Et puis faut voir là, c'est là-dessus qu'on travaille dans Rinocéros, il y en a un qui sort dimanche, faut voir ce qu'on entendait dans les médias sur ce que pouvait être le 10.

Attention, c'est bizarre, c'est des vrais. Donc ça sans doute effrayé des gens qui attendaient la rentrée sociale pour aller dire que non, on fera pas le plan de Bairou là où on a plus de jours fériers où il y avait pas que les jours ferriers, on l'a dit aussi, il y a des des déremboursements de médicaments, enfin c'était des attaques sur tous les fronts. C'était un plan d'austérité.

Et d'ailleurs, j'ai vu que les mots d'or aujourd'hui c'était austérité, c'était contre l'austérité, c'était pour taxer les riches. Et cette gens avaient besoin d'un déboucher pour dire "On veut pas de cette politique là, on peut faire autre chose, on est un pays riche." Et ben très bien, on est un pays riche.

Je suis je suis d'accord avec toi sur l'importance du rôle des syndicats. On aurait pu les imaginer très affaiblis les syndicats après le mouvement de la réforme des retraites qui a été un échec malgré l'ampleur de la de la mobilisation, après le conclave aussi, on aurait pu les imaginer humiliés, démonétiser et cetera. Et non non, les syndicats continuent à mobiliser massivement de manière assez importante là aussi à un moment où on a longtemps expliquer que ouais les syndicats étaient en recul.

Moi je pense c'est plus compliqué que ça. Bah oui ou enfin là ce que ce que ça marque le 18 à mon avis c'est le retour de l'intersyndical qui est quand même depuis effectivement la la dernière manifestation pour la réforme de retraite contre la réforme de retraite. On les avait pas vu ensemble appeler un un enfin un mouvement massif. la volonté de reprendre la main évidemment sur cette rentrée sociale avec peut-être le disque qu'il aura un peu échappé.

Seule la CGT a soutenu le mouvement donc c'était quand même assez intéressant de voir que à nouveau ils avaient envie de reprendre la main sur la mobilisation sociale. Est-ce que tout le monde va être d'accord et comment les choses vont évoluer ? Ça c'est aussi je pense la principale question en fait parce que il y a un peu tout dans le mouvement du 10 septembre dans le bloc tout.

Il y a aussi euh les 2,3 millions de personnes concilient la la pétition contre la loi du plomb qui était très mobilisée sur la manifestation du 10. Il y a des anciens gilets jaunes, il y a des euh des des membres de partis politiques, il y a un peu de tout en fait. Donc c'est vrai que c'est un mouvement assez assez protéiforme qui qu'on a du mal peut-être à définir effectivement.

Et c'est ça qui est chouette aussi, c'est que on voit que au fil du temps dans ce pays, malgré la répression, malgré les difficultés que les personnes peuvent avoir, parce que tout le monde n'est pas en mesure d'aller manifester malgré les caisses de grève et cetera, il y a des gens qui ne peuvent pas se permettre d'aller de faire grève de jours par mois. C'est pas c'est très compliqué pour certains et certaines, faut quand même le dire aussi. Et donc du coup, il y a quand même cette solidarité qui s'organise.

Il y a aussi le le mouvement la la enfin vraiment le mouvement social hors même syndicat qui se structure de plus en plus. En fait, les luttes sont en train de se nourrir et on apprend et l'organisation, moi je trouve, est de plus en plus intéressante avec aussi pas mal de création de créativité dans les mouvements. Il y a des enfin voilà, il y a des tentatives de blocage, il y a des occupations, il y avait un peu de tout le 10 septembre, c'était intéressant à voir et et le 18 aussi.

Donc sur quoi ça va aboutir ? C'est aussi la question qu'on peut se poser. Est-ce que l'intersyndical va tenir ?

Et je pense que ce sera vraiment en fait le le la clé de voûte un peu du de la suite du mouvement. Ouais. Je veux bien rebondir sur ce que tu dis Léa.

Je je partage beaucoup sur la caractérisation que tu fais du du 10 et du 18. C'est que quand je participais aux assemblées générales, tu avais beaucoup de personnes en fait qui avaient fait la réforme des retraites, qui avaient fait les gilets jaunes. Tu avais des anciens gilets jaunes, donc beaucoup de travailleurs précaires qui ont fait aussi nuit debout.

Tu en as certains pour qui c'était aussi le premier mouvement social notamment je pense à de très jeunes lycens, étudiants et cetera. Et pour moi, ce mélange a créé des débats super intéressants stratégiquement parce que du coup, ça sentait qu'en fait ces espaces d'assemblée générale, de ville, de quartiers et tout, c'était des moments où tu avais des discussions stratégiques sur pourquoi est-ce qu'avant on n pas gagné, c'est quoi qui marche, est-ce qu'il faut bloquer des ronds-points ou des périfs ou est-ce qu'il faut aller vers une grève générale ? Est-ce qu'il faut se coordonner et frapper en même temps ?

Tu avais des âgés où les gens disaient "Putain, mince, les grévistes, ils sont pas avec nous, qu'est-ce qu'on fait ?" Et donc en fait la question de la coordination c'était une question stratégique qui était laissée en suspend mais moi j'ai adoré ces moments où les gens se retrouvent et se posent des question et c'est ça que on se dit que c'est le début de quelque chose. On y reviendra mais du coup ça pose la question de la suite quoi.

Je suis complètement d'accord et je rebondis. Il y a quelqu'un dans le chat qui disait "Oh, j'en peux plus de ce mot protéiforme. Oui, c'est un mouvement gazeux.

C'est encore pire gazeux. Routiforme peut-être le dire comme ça. Mais mais moi aussi je l'ai vu ça dans les âgés. et tout c'était en effet qu'est-ce qu'on comment on s'y prend et c'est vrai qu'on en est à un point on est là on a tout essayé quand on parlait de la loi du plan tout à l'heure et des signatures on a tout essayé les pétitions les blocages les machins, les manifes, les grosses manifes, les manifes sauvages, les manifes plus sages et et donc on en arrive à la question est-ce que c'est une crise sociale est-ce que c'est une crise politique ?

Est-ce que c'est une crise de régime ? et ben un peu tout ça et c'est pour ça que cette je trouve que cette mobilisation elle elle est elle a une à la c'est à la fois sa force et sa faiblesse. C'est pas comme la retraite où là on dit le mouvement c'était on veut le retrait de la réforme là on veut quoi ?

Et ben on veut un changement on veut un changement de modèle on veut un changement de c'est c'est vrai que c'est plus profond et en même temps c'est moins précis. On parlait des mots d'ordre et Safia parlait des mots d'ordre en disant que le mot d'ordre qui ressort le plus c'est Macron. Peut-être parce que en cette rentrée, beaucoup de choses sont encore à définir et à écrire.

Le corps nu, qu'est-ce qu'il va faire ? Taxman, pas taxman, retour sur la réforme des retraites, conclave bis, j'en sais rien. Du coup, comme on sait pas trop, ce qui ressort le plus, c'est la personne d'Emmanuel Macron qui symbolise sur lui l'ensemble de la contestation.

Et il y a un petit parfum de casse sociale en fait, tout simplement quoi et de casse institutionnelle et politique enfin comme tu disais en fait. plus l'arrogance d'un pouvoir qui veut rien écouter et les gens ont commencé à comprendre pourquoi il veut rien écouter mais parce que le pouvoir il est aux mains des riches et que Macron ne veut pas faire une politique qui ne soit pas une politique pour les riches. Donc les gens se disent bah alors du coup et en plus pour pour continuer à faire ça, il a bloqué le système politique.

Donc les gens se disent il y a un problème avec les riches, il y a un problème avec Macron, il y a un problème peut-être avec le système politique et on entend aussi un ralbol des partis aussi euh sûr pas mal. Donc il y a il y a a c'est c'est assez global comme euh qu'est-ce qui va se passer à partir de maintenant ? Ça c'est effectivement la question.

Est-ce que cette mobilisation du 18 va suffire à faire pression de manière efficace sur Sébastien le Cornu ? Est-ce que vous pensez que c'est mort ? C'est surtout qu'en fait c'est pas je pense pas que ce soit ça la revendication.

Ouais. Oui. Non.

Mais j'essaie de je je je parle réalistement. Je parle pas de revendication. Qu'est-ce que vous pensez qu'il va se passer ?

Qu'est-ce qu'il y a des chances de se passer ? Non, mais peut-être déjà c'est quand même une victoire pour ce mouvement que l'intersical est appelé au 18. Je rebondis juste sur ce que dit Léa, c'est-à-dire que la rentrée sociale qui était prévue par l'intersyndical, c'est en octobre quand même.

Et donc en cela c'est quand même une première victoire de ce mouvement. Le mouvement commence, on a Bairou qui tombe. Deuxième victoire un peu inopinée.

Et donc la question c'est est-ce que ça va faire pression sur le cornu ? Je n'en sais rien parce qu'il y a deux choses effectivement. J'ai l'impression que les gens s'en foutent de le cornus.

C'est-à-dire c'est le 7e monsieur qui est sorti par la par la Macronie puis là c'est un proche puis c'est le ministre des l'ancien ministre des armées. Donc il appuie là où ça fait mal. C'est-à-dire là on a retiré de l'argent à tout le monde, on a donné qu'à la guerre.

Donc les gens sont en mode c'est vraiment pour nous donner un message. Et je pense que moi de ce que j'entendais il y a un truc du genre bah Emmanuel Macron n'écoute rien et en fait le fait qu'il nomine le corps nu le prouve. Et en fait, Emmanuel Macron ne démissionnera pas tout seul à moins qu'un mouvement l'en le contraigne.

Et je sais pas si vous avez vu, c'était intéressant quand j'écoutais euh soit des Nicolas Sarkozi ou des éditorialistes bourgeois dire "Mais en fait, si Emmanuel Macron démissionne, ça ouvre un précédent dans la 5e République, ça affaiblit en fait la figure du président, le présidentialisme qui est genre ultra important dans la 5e République. Donc évidemment que le bou ne va pas démissionner parce qu'en fait sinon ça ouvrira une crise de régime comme tu disais Usul." Et donc toute la question c'est euh est-ce que ça va Moi, je pense que le le Cornu et Macron ne vont se sentir pressurisés par rien.

À moins qu'il y ait un mouvement qui se renforce mais c'est des hypothèses, rien n'est sûr que ça frappe. En même temps, moi je vais être très honnête avec vous, je pense qu'il n'y a rien qui va les faire bouger à moins une grève générale qui va leur faire très très mal. Moi je pense qu'une grff généralisée dans le pays, ça fera très très très mal.

La question c'est est-ce qu'on est en train de s'organiser pour ? C'est plus ça la question. Il y a quelqu'un qui demande dans le chat est-ce que le général de Gaul a pas démissionné ?

Si si, le général de Gaul a démissionné mais dans un cadre particulier qui était suite à la défaite d'un référendum qu'il avait voulu lui-même un référendum plébiscitaire sur en plus un truc où on s'en bat les couill c'était sur la décentralisation sur la régionalisation sur le réforme du Sénat en France. Globalement les Français ont pas répondu à la question bien centralisé. Mais en tout cas la démission du général de Gaulle n'a pas remis en en cause ce qu'il a construit.

C'était la 5e République présidentialisée et cetera que c'est même plutôt renforcé à partir de là. Non, c'est clair. Mais pourquoi pas une option euh Ouais, Macron qui fait un référendum en mode plébiscite à un moment donné ça voilà, il y avait un peu une musique de fond he là.

De toute façon, au bout de 8 ans de pouvoir, s'il fait un référendum, ça peut-être qu'un plébiscite. Ça va être assez rapide. Non, moi je je enfin je je mettrai pas beaucoup d'espoir sur la démission d'Emmanuel Macron ni sur sa destitution.

Sa destitution, il faudrait qu'elle soit votée à de à deux tiers par le Sénat, ça n'arrivera jamais. Et la démission d'Emmanuel Macron, il a déjà évacué la question en disant qu'il ne le ferait pas. À la limite, ça engage ça engage que lui.

Il a déjà résisté il a déjà résisté au mouvement des gilets jaunes. Il a déjà résisté au mouvement contre la réforme des retraites. Pour l'instant, le mouvement du 18, on peut on peut fanfaronner en disant que c'est formidable et cetera.

On n'est pas encore à un moment où le président de la République est menacé. Oui, non, c'est un stade embryonnaire et je pense qu'il y a des choses progressistes qui si on se repose sur ces choses progressistes, ces assemblées général, le fait qu'il y a des secteurs en grève reconductible, qu'en fait c'est de la coordination que les gens frappent en même temps, peut-être que le mouvement aura une autre gueule. C'est possible.

Pour autant, effectivement, je pense que ce monsieur est tellement entêté et qu'en fait il y a une crise du régime qui gête la 5e République qui ne va pas lâcher le morceau comme ça parce que sinon ça ouvrirait une crise sans précédent. Et ce que j'y disais Safia aussi tout à l'heure, c'est que évidemment lui euh Macron dans sa tête, il veut laisser une trace dans l'histoire, je sais pas quoi. Euh et mais mais s'il y est contraint, c'estàd que s'il y a des gens qui autour de lui, y compris autour de lui, y compris dans le patronat, disent "Gros, c'est bloqué là, c'est bloqué." La seule issue, c'est que tu te casses et on il va falloir qu'on solde euh ce qu'on résolve cette contradiction qu'il y a là.

Voyez, il y a plein de pays autour qui ont dit "Et bah très bien, on fait le fascisme." Il y a d'autres pays, bah nous faudrait qu'on soit dans les autres pays qui disent "Bah, il va falloir qu'on fasse le socialisme ici et maintenant parce que sinon on va se retrouver avec le les fascistes." Mais vous, votre espèce de truc au milieu là, je pense que c'est on est dans une fin de cycle.

Voilà. Autre truc important pour que ce mouvement social se pérénise voire s'amplifie, c'est la mobilisation du secteur privé. Moi, j'ai quand même vu beaucoup de secteurs publics cet après-midi.

C'était assez attendu. Je m'attendais pas à autre chose que ça. Mais voilà, je c'est c'est aussi ce qu'on a vu dans des mouvements qui ont pu obtenir des succès par le passé.

Ça passe beaucoup par la jonction entre le secteur public et le secteur privé. Ouais, tout à fait. C'est très dur dans le privé de se mobiliser plus que dans le public.

Je suis complètement d'accord mais c'est en en réalité, moi je pense que c'est important ce que tu dis sur la jonction entre secteur privé et et secteur public. C'est là où en réalité les jeunes ont ont un rôle, c'est-à-dire aussi de pousser le mouvement dans ses retranchements, dans sa radicalité, euh d'aller chercher les gens du privé, d'aller tracter devant les entreprises. Faut en fait, on faut pas qu'on attende aussi que des dates tombent du ciel, quoi.

Enfin, je le je le je le vois peut-être qu'en fait, il y a des possibilités de réfléchir à des jonctions entre le privé et le public. faudrait réfléchir, je pense aussi à à articuler des revendications qui donnent, tu le disais Zus, qui donnent de la clarté au mouvement et qui pourrai donner envie à des gens du secteur privé de sortir et de faire alliance avec des gens du secteur public. Parce que là, c'est vrai que pour l'instant même les secteurs qui sont en grève reconductible, là je le vois dans le sud de la France, c'est des énergéticiens.

Ils ont fait des inzinzeries, mais genre des inzinzeries genre ils ont bloqué un bateau à fausse surmer. Tu avais tous les autres bateaux possibles et inimaginables qui étaient bloqués. Enfin, vous voyez ?

C'est-à-dire que avoir une grève généralisée, ça a de la gueule. Et évidemment, comme tu le disais Usul, enfin ça contraindrait à l'acceptation de revendication, y compris de revendication politique. Mais là, la question c'est qui, où, comment, quoi on peut aller y compris chercher les gens du privé ?

Et moi, je pense que autant les gens du public que les jeunes ont un rôle pour aller chercher les gens du privé. Il va falloir affiner des revendications qui leur donnent envie de sortir. Moi, j'ai vu aussi des gens du privé mobilisés.

Faut pas oublier que dans tout un tas de secteurs de l'économie, il y a une énorme angoisse sur les plans sociaux et cetera. il y a une pression euh quand même qui est assez forte sur les salariés et et et que et et les syndicats sont présents dans les boîtes privées aussi hein. C'est pas parce que à Paris on a des grands cortèges de profs que il y a pas des boîtes dans lesqu d'ailleurs ça se voyait dès lundi.

Dès lundi, il y avait des blocages aussi devant des boîtes avec des syndicalistes qui commençaient aussi à parler avec leurs collègues pour les préparer pour le 18 et tout. Donc ne sous-estimons pas le fait qu' des gens se mobilisent aussi dans le privé. OK.

Ouais. Ouais. Moi, j'ai j'ai des potes pas un million dans la rue qui sont dans le privé et qui sont qui se sont mis en greffe pour la première fois aujourd'hui.

Ah, c'est stylé. Ouais, de ouf d'ailleurs. Bravo.

Mais c'est incroyable. C'est clair. Mais en fait, moi je je trouve que il faut qu'on alors je comprends le côté oui, il y avait peut-être pas assez de gens.

Oui, il faut aller plus loin et cetera et cetera. Mais moi je pense qu'il faut vraiment saluer ce qui s'est passé ces derniers temps parce que ça fait quand même des années qu'on s'en prend mais plein la gueule que les gens vont manifester que les gens s'en prend s'en prennent en plus littéralement plein la gueule par les flics entre encore ce matin enfin tout le temps en fait et que c'est de plus en plus difficile de d'être contre le pouvoir. Avoir un véritable contrepouvoir de la rue en France aujourd'hui c'est quelque chose qui est quasiment inexistant.

Il existe dans les faits mais le pouvoir en face ne l'écoute pas. Il a reculé sur rien. Il n'a reculé sur rien.

Donc ça c'est vrai. C'est pas vrai. Il y a eu des recules au moment les gilets jaunes.

La pas eu la car il y a pas eu la taxe car. Attends mais après les revendications qui étaient censées être entendu les cahiers de doléance les ceci les cela mais rien. Ils en ont rien fait du jaune.

Ils ont quand même obtenu des trucs ils ont milliard de dire par rapport par rapport à l'ampleur quand même de la mobilisation. Oui oui c'est sûr. Non non je comprends n pas démissionné. saluer et encore une fois qui se mobilis qui continu à mobiliser.

Il faut vraiment je pense avoir aussi un voilà c'est c'est un principe de réalité en fait là c'est tellement la merde les gens sont tellement dans la merde il y en a qui n'en peuvent plus je veux dire il y en a qui sont vraiment à bout la détresse sociale atteint des niveaux dans ce pays qui sont particulièrement alarmants. On le répète tous les jours. Toutes les semaines on est sur ce plateau.

On le dit, ça fait des années, les gens sont à bout et pour autant ils se font taper sur la gueule mais ils continuent à avoir le courage de sortir et à s'organiser et arrêter de bosser et à voir bloquer le pays. Je dis [ __ ] mais bravo quoi. Enfin ça fait du bien et c'est vrai que c'est pas facile.

Et je pense qu'il y a aussi une partie de celles et ceux qui qui en ont marre en fait, qui en peuvent plus, qui sont résignés, qui sont en mode de toute façon ça sert plus à rien. Et donc dans tout ça et malgré effectivement c peut-être cette résignation, cette fatigue, on en parlait nous-même, on disait mais en fait on en peut plus. On en parlait quand on a préparé une émission hier encore.

On s'en fout en fait de qui va être au gouvernement à tel point qu'on est quoi. Mais voilà, je veux dire on est on est on est vraiment mais toujours mais assailli de de nouvelles choses et de dingueries et de nouvelles annonces et ça part dans tous les sens et franchement je pense qu'il y a un moment donné il y a une il y a une il y a une forme d'épuisement et pour autant et pour autant et la mobilisation reste très forte. Safia ce que tu as dit Léa, ça m'a fait penser à deux choses.

Moi je trouve que l'exemple des gilets jaunes, il est intéressant en fait. C'est ce que c'est ce que j'entendais dans les âgés, c'est qu'est-ce qui n'a pas marché dans les précédents mouvements sociaux. Moi, je me souviens de Jérôme Rodriguez que j'avais entendu à l'université de Nanterre une fois quand il était venu, il a dit "Faut vous rappeler que nous à la fin du mouvement des gilets jaunes et puis même pendant ce temps-là, bah en fait nous on s'est beaucoup mobilisé, on a fait beaucoup de blocages mais en dehors de nos entreprises.

On tapait la on ne tapait pas là où ça fait mal, on allait pas prendre l'argent au patronat." Il avait dit un truc qui était intéressant, c'est souvent on se mobilisait le samedi, donc en fait on venait pas paralyser aussi l'économie et tout. Ça par exemple, c'est des questions stratégiques qui sont super importantes.

Jérôme Rodriguez quand il a dit ça, moi ça m'a fait dans ma tête. Donc ça c'est un premier point, c'est que je pense que là on a des gens qui veulent vraiment se poser la question de "J'en ai marre du coup c'est quoi qui marche ?" et que il y a il y a une question sur le blocage de l'économie qui qui circule beaucoup beaucoup.

Et après pour moi, il y a une il y a il y a une autre chose que je trouve intéressante, c'est que même si les gens en ont marre, n'empêche que les gens réfléchissent et qu'aujourd'hui euh le blocage de l'économie comme stratégie qui pourrait se déployer, s'articule non pas seulement à des revendications économiques, mais aussi à des revendications politiques comme tu disais Usul tout à l'heure quoi. Ouais. Limite institutionnelle.

Oui, limite institutionnelle. Et après pour moi il y a un autre truc, c'est que là c'est la militante antiraciste qui parle, mais moi j'ai toujours été frappée par les grèves par exemple de travailleurs sans papier en fait. Quand tu as des miettes, quand tu as rien, oui, tu te bouges parce qu'en fait tu as plus rien à perdre et qu'en fait le pouvoir, va bien falloir qu'il se mette ça dans la tête, c'est qu'à force de prendre aux gens, ils en on aura rien à perdre en fait.

Et donc évidemment que que ça que ça peut péter. Et euh et du coup, je pense que là où il y a de la précarité, ce n'est pas toujours forcément paralysant pour se bouger. Je crois que au contraire, parfois ça donne des raisons de bouger.

Ce qui est vrai dans l'histoire du mouvement social, c'est que la précarité a amené à un moindre pouvoir des syndicats. Mais là, en effet, on est aussi en train, comme tu le disais, d'inventer, de voir comment on articule avec les syndicats, pas sans pas contre. Et le mouvement des gilets jaunes était un peu contre les syndicats, hein.

Là, on en est plus là. Ça aussi ça a été une évolution. Voilà.

Et et donc euh mais en effet la précarité peut aussi amener des gens parfois à se bouger parce que les syndicats ont changé aussi. Moi je enfin je trouve je vois par exemple sur la mobilisation sur la réforme des retraites, il y avait une forme d'intersectionnalité qui s'est créée avec des mouvements antiracistes avec des mouvements féministes et cetera et cetera ce qui était quand même un peu voilà nouveau quoi. Moi j'ai trouvé et je trouvais ça vraiment intéressant.

Il y avait un point de convergence qui était assez fort. On en avait parlé avec Sophie Binet l'été dernier pour la dernière émission de la dernière saison de Backat de des mutations du syndicalisme et de de cette intersectionnalité dont tu parles. Je voulais vous proposer qu'on parle également de cette taxe Zucman qui est devenue omniprésente dans le débat politique depuis plusieurs semaines maintenant.

Pour ceux au fond de la classe qui pas suivi, la taxe Zucman, c'est un une proposition faite par un économiste qui s'appelle Gabriel Zucman et qui consiste à prélever chaque année 2 % du patrimoine des personnes qui ont plus de 100 millions d'euros euh de patrimoine ou y compris le patrimoine professionnel. Y compris le patrimoine professionnel. C'est un impôt planché.

Il y a des mécanismes et cetera. Je vais pas rentrer dans le détail. En tout cas, c'est une proposition de taxation des superriches qui pourrait ramener 20 milliards 20 25 milliards d'euros par an dans les caisses de l'État.

Je rappelle que euh que que François Bairrou nous parlait de 44 milliards d'euros d'économie qu'il fallait faire. Pour vous donner un ordre d'idée, on aurait la moitié de cet effort. Économie qui qui donc voilà euh tax Zukman dont on parle beaucoup dans la classe politique, dont on parle beaucoup dans les médias.

Euh moi, j'ai été agréablement surpris de voir beaucoup de de de gens réagir à cette taxe du SP, y compris pour la dénoncer sur les plateaux à droite, sur LinkedIn, sur Twitter et cetera. Beaucoup sur LinkedIn, ça s'énerve beaucoup et cetera, mais c'est intéressant. J'ai l'impression que ça faisait une plombe que la gauche avait pas réussi à inscrire à l'ordre du jour un truc et et un truc qui les fasse suffisamment flipper pour qu'il se sentent obligés de d'ouvrir leur gueule pour dire "Mais attendez, c'est fou, qu'est-ce que vous en pensez ?

Est-ce que la gauche a marqué un point là avec cette taxe duman Bah, on verra si elle a marqué un point, même si le cornu a vraisemblablement dit que c'était exclu qu'il la fasse passer parce que faut quand même rappeler qu'elle a été votée à l'Assemblée nationale. Ouais, c'est pas rien. Avec voilà, oui, enfin avec des députés de la majorité qui étaient pas là.

Et alors, elle a été votée. Oui, mais pas dans pas avec l'état réel du rapport de force à l'intérieur de l'assemblée. Bah pourquoi ils étaient pas là alors ?

Bah parce qu'ils s'en battaient les couilles. Il savait qu'il mettraient leur budget en 493 donc ils sont pas venus. Non mais c'est ça, c'est comme ça qu'on a v été elle a été votée.

Il y a des DPT qui sont élus qui ont voté cette cette proposition de loi. Donc c'est quand même un signal qui n'est pas inintéressant. Elle a été rejetée évidemment au Sénat, ça c'est sûr.

Mais bon bref, il y a quand même une base en quelque sorte légistique euh ou parlementaire qui est déjà là, une certaine forme de légitimité. Et du coup, moi je pense que par rapport aux négociations qui vraisemblablement sont en train de se jouer à Matignon, les SOS poussent à donf pour la la taxe Zucman en disant que ce serait peut-être le seul truc qui permettrait à le cornu de ne pas sauter lorsqu'il présentera son budget et qui il va forcément devoir convoquer un 493 comme comme on peut l'imaginer. Mais donc du coup, je trouve ça effectivement intéressant que ça se joue un peu là-dessus.

Après euh le problème c'est que voilà, elle peut être remaniée, elle peut être voilà réfléchie aussi à minima enfin il y a plusieurs versions de cette de cette taxe qui est qui sont envisageables et donc j'ai peur que ce soit une espèce de carotte un peu pour justement apaiser un peu la gauche, la diviser encore plus. Voilà donc c'est mais c'est intéressant effectivement que ça que ça prenne le dessus et on parlait tout à l'heure du secteur privé et des entreprises mais finalement si la taxe duman passe on aura peut-être les start-ups dans la rue et ça ce sera intéressant on a hâte de les voir pour les bonnes raisons Ouais mais ils seront quand même là ils vont créer une app ils seront tous contre le gouvernement là il y aura un point de convergence Macron dégage même les les startupers parce que justement enfin le monde de la tech les gens de LinkedIn comme tu dis sont un peu enfin sont contre cette cette proposition. Bref, ça peut peut-être créer une mobilisation en parallèle.

Je faut moi je pense qu'il faut faire faut expliquer un petit peu quand même parce que les 2 % c'est pas en effet c'est sur tout le patrimoine y compris le patrimoine des des biens euh dit pardon petit rot dit euh professionnel c'est-à-dire vous savez le le fameux truc vous l'avez sans doute vu plein de fois euh Elon Musk il est riche à milliards non il est pas vra c'est pas des vrais milliards parce que c'est des actions et donc du coup faudrait qu'il les vende pour que ça vaille vraim et la la taxe Zukman dit on s'en fout on prend 2 % et si tu nes si tu n'as pas le vrai argent pour le payer Xukman il dit bah on te prend 2% des actions, l'État les prend. Voilà, l'état s'appelle un impôt. Fin ça s'appelle un impôt.

Et c'est et et ce que je trouve aussi très intéressant, c'est dans la discussion, moi je trouve que c'est un geste civilisé en fait ce nouvel impôt vraiment un un modèle. On commence on ressivilise un petit peu ce capitalisme qui ne qui ne n'accepte plus. Ouais. qui s'estuvagé, qui n'accepte plus rien et et Zukman a raison, il cite Joseph Caillot très souvent et euh il faut euh vous remettre dans l'ambiance, on est au début du 20e siècle et il y a des progressistes qui ont l'idée de l'impôt sur le revenu.

Incroyable. À l'époque, c'était intolérable. Mais vous imaginez pas la gueule qu'ils ont fait.

Évidemment, c'est ça va pas, c'est notre argent, on l'a gagné, c'est confiscatoire et tous les arguments qu'on vous allez ruiner l'économie, tout le monde va partir, les gens vont exploser et puis comment on va faire ? Et ça va être mais on a entendu et aujourd'hui bah non, l'économie ça marche aussi avec l'impôt sur revenu. Bon ben voilà, c'est là c'est un peu pareil et et ça a fait quelque chose de plus civilisé derrière.

Voilà, on a pu faire plein de choses avec impôt sur le revenu, on a pu faire des services publics, on a pu là le problème c'est que bah on cherche des ressources et ben faut faire un impôt. Mais on on c'est aussi vieux que euh enfin et leur défense elle aussi elle est ancienne et leur défense de non, il faut pas nous taxer parce que sinon c'est nous qu'on crée les emplois avec notre capital. Mais non, vous créez rien avec votre capital, vous créez rien.

Il y a une bonne partie. C'est la force de travail qui crée. Voilà.

Et et en plus, on a un problème d'investissement, c'est-à-dire que tous ces volumes d'argent là de de machin, on se pose aussi la question, l'État se dit comment on pilote l'investissement ? Il va peut-être pas là où il faut exactement. Nous en tout cas, on le sait.

On sait qu'on aimerait que ça se passe un petit peu différemment. Bon bah un moment, il faut que l'État reprenne la main et dise bah ça je prends. Voilà, ça je prends.

Vous savez pas faire, vous savez rien faire. Enfin, vous savez faire vos trucs de con là, de licorne, de je sais pas quoi, mais voilà, il faut récupérer un peu. Safia, est-ce que ça pressurise pas aussi un peu le rassemblement national cette taxe Zucman ? parce que on les a entendu le RN dégainer une proposition de nouvel ISF parce qu' ils étaient bien obligés de répondre quelque chose.

Oui, bah le RN ils font ils font de la danse du ventre mais moi ça me faisait juste penser à un truc c'est que le RN ils sont en train de faire une danse du ventre auprès du MEDF mais aussi mais aussi auprès des acteurs politiques. C'est-à-dire il faut que je sois un parti respectable, président, mais en même temps, il y a toute une partie de de leur base qui sont des gens malheureusement des classes populaires et ouvrières euh qui ont une certaine envie de de revendication sociale. J'espère que la gauche et que la gauche révolutionnaire va pouvoir rechoper ces gens-là.

Mais n'empêche que là, pour l'instant, c'est des gens à qui au Rassemblement national qui pressurisent le RN. Donc le RN sont tiraillés entre leur envie euh de draguer les gens du haut si je puis dire et en fait leur base sociale par le bas. Et d'ailleurs les gens du Haut qu'ils essayent de draguer, parlons-en du MDF.

Euh moi je ne pense pas que ce soit pour un capital ou un capitalisme plus civilisé. Je pense que juste que les patrons sont dans une vague de radicalisation ces dernières années que je trouve extrêmement importante tant sur le plan de l'économie parce qu'on connaît quand même une marche à la guerre et une militarisation qui est extrêmement coûteuse et qui va bientôt aussi tomber et faire l'effet d'une claque un peu au patronat mais aussi sur le plan politique parce que je sais pas moi après la réforme des retraites c'est comme 1000 syndicalistes qui ont été assignés pour des auditions dans des tribunaux qui où il y a eu des tentatives de licenciement injustifié et cetera donc pour moi C'est le c'est le premier truc et ensuite sur le chat, il y a eu un truc intéressant qui a été dit, c'est que l'attaque Zucman, c'est aussi possiblement le le bâton qui vient cacher la forêt. En fait, ça va être aussi un outil de négociation dans la période pour avoir en fait 20 30 40 milliards d'économie sur sur notre dos.

Donc c'est intéressant aussi de voir la danse du ventre du RN dans ce contexteel. C'est le côté totem du de la taxe duman dont toi tu dis usul qu'il faut se méfier un peu. Oui, parce que ils peuvent tout à fait dire très bien, on accepte ce trucl.

Moi, je trouve c'est quand même important qu'ils acceptent qu'on taxe ce trucl notamment les biens professionnels. Je trouve c'est c'est c'est vraiment un changement qualitatif tu vois de dire vraiment là si on peut pas rester comme ça, il va falloir qu'on trouve comment mobiliser ce cet argent là. et et en même temps, ils peuvent on pourrait aussi se diriger vers une solution dans laquelle OK OK on accepte, on va commencer à taxer les biens professionnels et les grandes fortune avec ce truc de rattrapage hein.

C'est un truc de rattrapage parce que à un moment il y avait l'impôt sur la fortune et que l'impôt sur la fortune a changé et n na et donc du coup en gros il paye pas c'est voilà en gros toute cette masse de valeur n'est pas imposée. C'est aussi bête que ça. Donc ces gens sont hyper riches et alors ils vont te dire virtuellement mais non c'est de ces actions enfin c'estd que ces actions elles te donnent un pouvoir et cetera, mais elles sont pas c'est ça n'est pas imposé.

Donc il faut qu'on change le cliquet, qu'on dise là maintenant on va imposer ce trucl. Pour autant ils peuvent dire d'accord, on vous accorde ça mais de toute façon notre plan c'est toujours l'austérité. On va toujours continuer à casser les services publics.

Et donc c'est c'est tout le problème. Faudrait pas que ce soit notre totem absolu. Par contre, je pense quand même que c'est la bonne question.

Et de toute façon, c'est évidemment une question centrale de lutte de classe, hein. On est on est en pleine C'est Non, mais c'est c'est quand même assez extraordinaire et on va en parler après sans doute des manifes en Angleterre et cetera. On voit qu'il y a il y a beaucoup de il y a il y a d'autres situations dans d'autres pays et c'est bien que la France on soit sur cette lutte de classe à l'ancienne.

Les riches, on va aller chercher, ils sont pas contents et puis voilà. Ça c'est ce que on a des repères, c'est dans la capacité qu'à la gauche d'avoir d'avoir aussi un contre-récit, d'avoir quelque chose de conquête. On on a souvent des peins une gauche ces dernières décennies qui était beaucoup sur la défensive, sur la défense des acquis, sur la lutte contre en permanence.

Et là, ce côté lutte pour ce côté récit d'un truc nouveau qui n'existe pas aujourd'hui et qu'on pourrait créer, qu'on pourrait inventer, qui correspond au monde d'aujourd'hui avec ses riches multimilliardaires et cetera, je trouve que c'est intéressant et que c'est un contre-récit qui peut fonctionner de manière assez intelligente face à une extrême droite qui elle surinvestit les récits ex et je finis sur le le juste le justement l'extrême droite qui reproche à la gauche d'être devenue une gauche culturelle du marxisme culturel de je sais pas quoi al tous leurs trucs pour la gauche c'est les bobos qui ont de l'argent en fait mais qui ont des valeurs et qui veulent se montrer qu'ils sont progressistes, je sais pas quoi. Mais bah non, regardez la gauche, c'est aussi euh et on est là et on est tous là hein, aussi progressistes que nous sommes et aussi intéressé et ferme qu'on puisse être sur toutes les autres formes de lutte. Regardez, on est toujours là et on mène toujours cette bataille là.

On l'amène à Donf et là vous aurez pas les fachu avec vous là-dessus parce qu'en plus on l'amène avec vous les gens. Euh quelqu'un qui demande si la taxe duman est pas trop complexe à mettre en place. T'inquiète, s'il y a de la s'il y a de la volonté politique, je te fous deux inspecteurs des finances dans une salle avec des pizzas.

Ils te ils te sortent un dispositif en une demi-journée. La fête de l'humain aussi, c'est compliqué à mettre en place, mais bon, les dispositifs fiscaux dans ce pays, on a inventer des trucs beaucoup plus compliqués que ça. Euh voilà, chers amis, je vous propose qu'on enchaîne avec un sujet qu'on avait pas abordé depuis l'année dernière.

Rappelez-vous, dans Backsite, on était euh en direct depuis le Madeline, un bateau de la flottie pour Gaza. Aujourd'hui, on vous reparle de cette action humanitaire et de communication. Lundi dernier, une vingtaine de bateaux sont partis de Tunisie, direction les côtes de la bande de Gaza.

Cette opération vise à briser le blocus israélien et ouvrir un corridor humanitaire. On le rappelle, l'armée israélienne a lancé son opération de conquête de la ville de Gaza. L'armée multiplie les bombardements y compris sur les populations civiles.

Le but, c'est aussi d'envoyer un message à la population de Gaza, de lui dire que le monde ne l'a pas oublié. Et pour en parler, on retrouve Adelle Enel en direct de la Flottille pour Gaza à bord du bateau Family. Adelle, est-ce que tu m'entends ?

Oui, bonsoir. Vous m'entendez ? On t'entend très bien Adelle.

Merci beaucoup d'être avec nous. Où est-ce que tu te trouves actuellement ? Euh, pour l'instant, on est en Sicile.

Vous êtes en Sicile ? Vous êtes parti de Tunisie récemment ? Non.

Euh, j'ai du mal à évaluer le temps. Mais oui, ça fait quelques jours. OK, d'accord.

Pourquoi est-ce que tu as choisi toi de rejoindre la flotti pour Gaza ? Euh bah c'est-à-dire vu la gravité de la situation euh de génocide en Palestine et à Gaza, c'est pour moins impossible de rester passive. Et et en fait quand on m'a proposé de participer de cette action, je m'entends en écho.

C'est un peu bizarre pour moi. Ah, on va essayer de on va essayer de corriger ça. Du coup, quand on m'a proposé de participer cette action, je trouve que c'est un honneur parce que parce que c'est une action citoyenne, pacifiste, humanitaire euh qui qui est enfin qui met en coordination plus de 40 pays.

Je pense que c'est voilà, c'est une chance de pouvoir participer en fait. Léa, bonsoir. Merci beaucoup euh de d'avoir accord nous accordé cet échange.

Moi, je voulais savoir si ça te dérange pas qu'on revienne un peu peut-être sur l'organisation et la coordination. Tu disais qu'il y avait près de 40 bateaux qui sont partis, c'est pas rien. Euh, j'imagine que ça prend énormément de temps, qu'il y a des gens qui vous prêtent les bateaux d'après ce que j'ai compris, qu'il faut aussi s'organiser pour savoir quels sont les premiers bateaux qui ouvrent un peu qui ouvrent un peu le chemin.

Enfin, toute la la l'organisation concrète en amont avant d'arriver sur le bateau. Comment ça s'est passé ? Ben moi, je suis là en tant que participante.

Je suis pas je fais pas partie de de l'organisation véritablement. Ce que je peux dire c'est queeffectivement c'est des défis logistiques immenses de juste coordonner. Ben en fait, c'est normalement ce qu'on fait là, l'action qu'on mène là, elle devrait être menée par des États.

Donc là, en fait, c'est juste des citoyens qui qui se coordonnent ensemble pour essayer de récupérer bah du matériel, d'organiser des des équipages, de former tout le monde à à être dans cette mission, c'estàdire à participer dans comment dire dans les formations aussi de sécurité euh notamment. Donc c'est énorme. Je peux dire que du coup bah la la mission devait déjà être partie normalement plus en amont mais voilà les défis logistiques ont été tel que ça a été déléguayé et je pense que en soit c'est un constat de si je veux dire c'est un constat de la lourdeur de cette mission et de la la de la et de l'échec des États à intervenir de leur complicité en fait.

Bonsoir Adel. Ça devrait pas reposer sur les épaules de citoyens. Bonsoir Adelle.

Euh moi ça me touche profondément d'entendre une voix de la smou de Flotia euh qui veut briser le blocus qui impose l'état d'Israël. Donc milci d'être avec nous ce soir et j'avais une question. Euh, on a vu que près de Tunis, il y a un bateau de la smoout Flotia qui a été visé par un drone israélien a priori.

Donc en fait, faire partie de la smoute Flotia, c'est possiblement risqué des attaques par l'État d'Israël et il me semble que en amont de la sumo de Flottillia, avant d'embarquer, vous avez assisté et fait des formations pour vous protéger, pour comprendre comment ça se passe. Est-ce que tu pourrais nous raconter un petit peu ce temps de préparation, s'il te plaît ? Alors qu'il y a deux bateaux qui ont été attaqués par drone à Tunis.

Euh oui, effectivement il y a un danger. Enfin, je juste mettre ça dans le cadre, c'estàdire en fait, on fait face à un état génocidaire qui ne respecte absolument pas le droit international. Donc c'est ça qui nous met en danger si vous voulez parce que nous on a dans le cadre légal.

Euh concrètement, je peux vous dire un peu comment ça se passe. On est sur le bateau, bah on fait des on tourne en ce qui s'appelle des night watch, c'està-dire en fait on on emmené par par équipe à surveiller le ciel et regarder que il y a pas des drones en fait qui s'approchent. Donc faut qu'on arrive à identifier les drones, savoir si éventuellement ce drone vient vers nous, éventuellement quelle est la forme de ce drone.

Est-ce que c'est un drone de surveillance, un drone armé ? Avec quel type d'arme ? Donc ouais.

Non, la mission elle est pas, je veux dire, elle comporte un risque. Ce risque, je dois le mettre en comparaison avec ce qui se passe. À Gaza, il est vraiment moindre.

Enfin, mais oui, on on en est là, quoi. C'està-dire on effectivement c'est ce type de risque et le type de formation qu'on a en fait, la seule défense qu'on a de s'inscrire absolument dans la ligne de la non violence. Ça veut dire en fait on pratique vraiment comment faire en sorte en cas où par exemple on est appréhendé par l'armée israélienne, il faut rappeler que ce serait dans ce cas-là un acte de piraterie puisquil y a aucune raison légale qui les autorise à nous appréhender.

Euh dans ce cas-là, on est formé à comment se mettre, dans quelle position, de telle sorte à ce qu'on ne puisse pas être lu comme décor agressif. C'està-dire en fait tout simplement à quel endroit on place les mains, comment on s'assoit. En fait, on a rien d'autre pour nous que notre fragilité si vous voulez. on est face à une armée qui est qui est bardée d'armes de tout ce qui a de technologie de la mort.

Voilà, donc notre seule défense, c'est la dignité. Et voilà, c'est tout en fait. Moi, j'ai deux questions.

Est-ce que vous savez si vous êtes attendu, c'est-à-dire s'il y a d'ors et déjà une couverture presse dans la dans la presse israélienne qui sait que enfin qui ils savent évidemment que cette flotte va arriver, mais est-ce que vous vous avez une idée de ce que ce à quoi vous vous enf si vous avez une idée de ce à quoi vous exposez mais de ce qu'ils sont en train de préparer ? Et deuxième question, est-ce que vous avez des alliés parmi ces acteurs étatiques ? Est-ce que vous avez des appuis ?

Est-ce qu'il y a des voyez est-ce qu'il y a des alliés quand même sur la route ? En fait, il y a évidemment on est déjà pris dans les les les les filets de la propagande israélienne qui va tous nous épeindre comme étant des terroristes, comme remplir les bateaux en je le répète, dans les bateaux en gros, il y a du lait pour bébés. Il y a des gens de tout âge, de toute horizon qui sont vraiment des militants pacifistes.

Voilà, en fait nous notre travail de communication et tient à la fois à je dire à à assurer notre sécurité mais surtout et surtout surtout pour tout le monde ici sur tous les bateaux attirer l'attention sur le drame la la catastrophe humanitaire le le de de génocide qui se passe en ce moment même magasin en fait vraiment on essaie de d'avoir toute notre attention tourner vers ça et d'essayer de de par notre initiative qui consiste à essayer de de se coordonner pour briser le blocus illégal. déjà on essaie d'ouvrir ce corrid humanitaire mais aussi on espère attirer l'attention sur de toutes les populations enfin en partout dans le monde en fait et sur sur le sort des personnes en que les personnes vivent en Palestine. Pour nous, l'importance de cette action elle prend sens quand elle est coordonnée avec les gens à terre parce que à terme ce qu'il faut c'est que ce soit évidemment les États qui interviennent, les États qui fassent respecter le droit international, les États qui se chargent d'apporter d'apporter l'aide humanitaire nécessaire parce que nous je le répète, on est une flot, c'est des c'est des petits bateaux he c'est pas c'est c'est on ouvre un corridor humanitaire mais ce sera ce évidemment ce sera une dou dans l'océan quand bien on y arrive. c'est aux États de prendre leur responsabilité et c'est pour ça que la mobilisation à faire est très importante et je sais qu'elle l' déjà.

C'est pas pour je sais qu'il y a énormément de personnes qui se mobilise pour la Palestine et vraiment nos actions sont coordonnées. Mais c'est vraiment uniquement en forçant les États via la populaire les forcer à tout simplement faire respecter le cadre du droit international. C'est ça qui va qui qui c'est là qui est la la force de frappe et la possibilité d'arrêter euh ce crime contre l'humanité en cours qu'on nous dépint comme inéluctable en fait.

Et je voudrais vraiment insister là-dessus sur la question de l'urgence parce que c'est comme si on je sais pas comment c'est directement à terre mais faut jamais faut pas s'habituer à ce qui se passe en fait. C'est une accélération de la gravité quoi. Là il y a eu un une attaque terrestre qui a été lancée par l'armée sur la ville de Gaza en même temps que il y a un blackout internet.

Donc en fait, on sait déjà la violence et la cruauté devant aux yeux et aux vux au su de tous dont l'armée israelle a été capable à l'encontre des palestiniens de Gaza. On ne peut que craindre être complètement effrayé par ce qu'ils vont faire à l'abri des regards en fait. Hm.

Je veux dire c'est c'est voilà c'est ça notre je sais pas si si je peux dire mais point de focus de notre mission. C'est ça en fait ton message a été entendu. Merci beaucoup Adelle Enel d'avoir accepté de venir témoigner dans l'émission Baxed.

Bon courage à toi. Bon courage à toi pour les jours qui viennent et on continuera à apprendre des nouvelles régulièrement. Merci beaucoup.

Merci. Au revoir. Merci Adelle.

Au revoir. Au revoir. Au revoir.

Évidemment on envoie beaucoup de force à Adelle et à la Flotti. Euh je suis grave ému. Ouais.

Ouais ouais à celles et ceux qui sont aussi euh je je l'impression que j'ai l'impression qu'il y a quand même du changement par rapport aux flottilles précédentes notamment celle avec Greta Tunberg qui avait été beaucoup moquée dans les médias. J'ai l'impression que cette flottille là elle est déjà beaucoup plus nombreuse en nombre de bateaux. Il y a plus de monde, il y a une meilleure couverture presse.

J'ai l'impression que c'est déjà en soit une réussite. Je sais pas ce que vous en pensez. H moi je pense qu'il y a plusieurs coordonnées qui changent.

Je sais pas si vous êtes d'accord. Déjà il y a l'ampleur de la coordination. Enfin là, on est sur une coordination mondiale.

C'est ça qu'il faut se dire. Enfin, par exemple, il y a une personne que je connais, c'est un camarade militant qui vient du Brésil. Voyez, ils ont un comité flottier au Brésil, en Amérique latine, en Amérique du Nord, en Afrique et tout.

C'est c'est il y a eu des départs de Tunis, de Barcelone. On a même eu un départ de Flottino à Marseille. On a assisté au départ d'un bateau avec des des denrées humanitaires.

Donc déjà, il y a une coordination importante avec aussi de multiples personnalités. Après euh enfin faut aussi se rendre compte du niveau d'harcèlement en France de Rima Hassan mais Greta Tenberg ça a été la même chose. Donc en fait on a on a aussi fait face à deux personnalités qui ont été extrêmement harcelées.

Là c'est juste qu'il y a donc déjà je pense que ça a beaucoup joué pour la Freedom Flotia. Là, c'est différent. On a des personnalités qui sont qui sont moins entre guillemets harcelées de manière sexiste et cetera, mais Adelle Nel l'a beaucoup été par les médias français la et et mais elle sa figure se trouve renforcée par plusieurs choses.

C'est que là euh c'est bizarre de pas dire qu'il y a un génocide. Vous voyez quand même vous avez les les parties sauce d'Em comme le PS qui viennent vous dire machin il y a un génocide. Bah ouais, nous ça fait 2 ans qu'on dit mais là tu es obligé de le dire en fait parce que c'est la honte parce qu'en fait c'est ça qui est devant toi.

Donc déjà il y a cette coordonnée générale qui change. Euh et en plus tout ce qu'on avait dit euh qui pouvait se produire est en train de se produire est en train de se produire. Et il y a une dernière chose et je m'arrêterai là, c'est que là ce qui commence à faire flipper, c'est que cette smout flota, elle a un soutien dans euh la jeunesse et chez les travailleurs, mais notamment chez les travailleurs qui fait peur.

Les dockers de gênes, on on appelle à une grève générale au côté des étudiants en Italie. Si s'il y a un cheveux la sumo flotia qui est touché, il bloque tout le pays. Enfin genre c'est ils sont en train de se coordonner de faire des comités absolument gigantesques.

En Italie, il y a les raffineurs au Brésil qui ont dit qu'ils allaient bloquer une raffinerie et plusieurs raffineries au Brésil si jamais la smou flotia est attaquée que le génocide continue. Il y a les dockers de faussure mer qui se posent des questions là. Je sais pas où ils en sont.

Euh moi j'aimerais bien qu'en tout cas on va essayer de faire ça à ex à Marseille mais que le mouvement de jeunesse rejoigne la journée du 22. Moi je pense que c'est ça les coordonnées qui changent. C'est plusieurs bateaux partout dans le monde, plein de personnalités, des jeunes qui soutiennent mais aussi une classe ouvrière qui s'est tapée là où ça fait mal et qui en tout cas pour certains dockers et pour certains raffineurs appellent à la mobilisation si la soumout de Flotia est arrêtée ou bombardée.

Et pour toi, c'est une cristallisation de ce que peut être le l'internationalisme quand il est Ouais, pour moi, c'est une solidarité incroyable. Enfin, c'est en fait moi j'en ai enfin j'en j'en pleure. Ça me touche énormément parce que euh on vit un génocide en 4K sur nos téléphones et et et tu te sens profondément démuni là au fond de ton téléphone en mode mais qu'est-ce que je peux faire ?

Et en fait, il y a un état d'impuissance qui commence à s'effriter quand tu vois qu'en fait des initiatives comme celle-ci ou qu'en fait des dockers sont la ont la puissance par exemple de bloquer des munitions à destination d'Israël ou de faire le choix d'envoyer de l'aide humanitaire. Et là, on a l'impression de moins dépendre de gens qui doivent décider à notre place et ça fait du bien. On continuera à suivre euh l'avancée de cette flotti.

Je sais pas exactement dans combien de temps il est prévu qu'ils arrivent sur site ou qu'il tentent d'arriver sur site. Je pense que tout ça est encore en train de se de se caler. Mais évidemment on continuera à suivre l'avancée de cette flottille.

Faut rappeler que il y a c'est ça ça s'inscrit dans une longue histoire de tentative de de de briser ce blocus autour de Gaza euh et que certains vaisseaux sont arrivés hein c'est arrivé d'autres se sont été été mais c'est mais c'est ça fait longtemps c'est pas un truc nouveau. pour rappeler aux gens que c'est pas quand il y a eu euh Greta Tberg machin et que c'était voilà c'est c'est un là en effet notamment de Tunisie énormément les peuples voilà les peuples solidaires des Palestiniens ont trouvé que ça pour l'instant et mais c'est une voilà c'est un truc et c'est en effet très coordonné très organisé c'est très impressionnant moi je trouve c'est impressionnant impressionnant c'est vraiment impressionnant effectivement encore une fois c'est vrai que ce sentiment d'impuissance là ça fait 3 ans. presque.

Ouais. 2 ans pardon qu'on est là et qu'on répète en fait ouais depuis 2 ans sur ce plateau que c'est effectivement un génocide qui on le enfin on le crie, on le hurle, on peut mais rien ne bouge et et c'est c'est chouette. Enfin moi ça me touche de voir effectivement qu' a ces mouvements de solidarité et cetera, mais moi les doers de gène, j'aimerais qu'il se mobilisent maintenant en fait. pas si la la semau de Flutia est touchée.

Enfin, je me dis en réalité il faut qu'on aille toucher ce bateau pour que les personnes qui sont actuellement en train d'être d'être d'être tué que le génocide en cours cesse enfin enfin et qui se mobilise pour moi c'est difficile à comprendre d'un point de vue purement cognitif. C'està dire quoi ? Vous avez pas suffisamment d'horreur en fait juste pour vous mobiliser enfin je sais pas ça va ça va très doucement.

On commence à parler et c'est ça en fait qui rend ouf. On commence à parler pour Israël d'une situation commence à ressembler pour pour Israël à à ce qui s'est passé pour l'Afrique du Sud fut un temps du temps de l'aparte. Euh quand il ne voulait pas renoncer à l'apartide et que toute la communauté internationale essayait de faire pression mais de 1 et une façon et ça pouvait être là on entend parler aujourd'hui d'un boycott éventuel de de l'eurovision. en mme quandovision plus un autre truc plus chaque fois on dit c'est plus possible Israël on peut paser à faire comme si c'était normal de continuer avir des relations ordinaires l'accord d'association avec l'Union européenne ça aurait dû sauter depuis longtemps il va falloir [ __ ] la pression partout et ça ça a pesé ça a pesé sur l'Afrique du Sud et le le changement de régime qui a fini par y avoir.

Donc c'est intéressant de le rappeler vivement la fin en fait mais c'est clair c'est vivement pour bien lâcher chacun a son poste aussi. Je veux dire, l'Union européenne propose enfin enfin de de suspendre une partie de l'accord UE Israël dire enfin mais merde quoi. Il faut combien de de dizaines de milliers voire de centaines de milliers de morts pour qu'on arrive à mettre fin à ce qui est en train de se passer et que les États se sortent les doigts quoi.

Enfin, désolé de le dire comme ça, mais qu'est-ce qu'il va falloir ? Je veux dire, même la reconnaissance de de l'état de Palestine par la France, elle est très tardive dans Mais bien sûr, il avait annoncé septembre, il avait annoncé juin d'abord. Ouais, il avait il avait dit 10 juin, ensuite il a dit septembre.

Enfin franchement je crois reconnaîre, on va reconnaître des ruines. C'est l'anéantissement du peuple palestinien qu'on va reconnaître. Exactement.

Ce sera dire ah bah déso, on savait mais bon voilà, c'était un peu compliqué, on avait on avait pas le temps, on avait d'autres trucs à gérer. Enfin franchement c'est hallucinant, je veux dire c'est et le seul bon le seul et encore je veux dire c'est pas non plus exceptionnel ce qu'ils font. Tu demandais s'il y avait des alliés sur la route et cetera.

Moi ce que je vois le seul qui un peu me fait plaisir dans cette dans cette dans cette situationlà au niveau international et géopolitique, c'est l'Espagne en fait pour saluer ce que ce que fait l'Espagne depuis un certain temps. Je veux dire Pedro Sanchez qui salue les personnes qui vont arrêter la course les l'équivalent du Tour de France en Espagne. Tu as des manifestants proalestiniens et qui enfin qui demandent justement la fin du génocidea qui arrête cette course.

Le premier ministre qui prend la parole et qui les félicite. Enfin, tu as le gouver en parallèle, tu as le gouverneur français qui cet été décide de suspendre la venue des étudiants réfugiés palestiniens. Tous là, ils ont refait encore une suspension là au mois de septembre.

Là, je me retrouve avec des étudiants réfugiés palestiniens à ex-Marseille qui ont super peur de parler, qui ont super peur de la répression. Ils sont comme ça d'accord. Et en fait, il y a plein d'autres de leurs collègues là dont dont dont l'avenir est suspendu parce que aujourd'hui le gouvernement français a suspendu la venue des étudiants réfugiés palestiniens.

Ça on en parle pas assez mais c'est ça la réalité actuellement et c'est pour ça que quand on entend en même temps Macron te parler d'une reconnaissance de l'État palestinien, tu mais quelle hypocrisie. Tu as là tu as des étudiants gazaouis qui étaient censés venir en France qui sont coincés là-bas. Mais en plus on en parle plus là. alors on la la la l'Assemblée générale des Nations unies au cours de laquelle il est censé reconnaître publiquement c'est le 21 je crois c'est ce c'est ce weekend ouais il me semble on suivra ça évidemment on suivra ça on verra ce qui évolue de ce point de vue-là et la Commission européenne aussi a commencé à bouger sur l'accord d'association euh mais en mais en mais il faut l'accord de tous les États.

Faut l'accord de tous les état faut l'accord de tous les États et ça va être très compliqué àobtenir notamment l'accord de l'Allemagne. Ouais mais la Hongrie, c'est mort. On aura pas, il y aura pas l'accord de la Hongrie, il y aura certainement pas l'accord de la République chèque.

Et effectivement l'Allemagne hésite. Mais à quel moment vous hésitez quoi ? Enfin, c'est quand même C'est particulier l'Allemagne.

Ouais, l'Allemagne, c'est une histoire particulière. C'est une histoire particulière. Je vous propose qu'on avance, chers amis et qu'on enchaîne avec le quiz à la con.

C'est parti pour le quiz à la con. Sans transition. Waouh !

Sans transition. Allez. Non mais on a déjà, je voulais qu'on parle de sujet donc je on a choisi on a gratté 10 minutes euh de plus que prévu sur cette questionlà.

Euh le quiz à la con cette semaine évidemment un quiz à la con spécial manifestation. Ah vous vous en doutez. On va le faire vite he rassurez-vous.

Tac tac tac. Première question. Laquelle de ces manifest Laquelle de ces manifestations n'a jamais existé ?

Ah réponse A. Une manifestation de fourmis en Allemagne, une manifestation de moustique à Montpellier, une manifestation de pigeon à Londres, ça c'est sûr ça existe. Ou une manifestation de rat à Madrid.

Laquelle de ces manifestations n'a jamais existé ? Il y en a trois qui ont vraiment existé. Ah d'accord.

Hm hm. Et la baustique à Montpellier. C'est c'est Montpellier.

C'est Montpelier les moustiques mais Montpelier c'est une ville de ouf un peu. Moi je vois trop les gens se déguisant en moustique tigre et tu sais en mode on dénonce les moustiques tigres dans le sud. Non tu as pas un truc comme ça déguisant moustique tigre pour les dénoncer.

Tu vois pas toi être très précis. Bonjour tuares tu arrives chez le loueur. Bonjour est-ce que vous auriez un costume de moustique tigre ?

Le chat vous pouvez voter. Le chat vous pouvez voter évidemment pour nous dire ce que vous en pensez. Euh alors bon, concentre-nous les pigeons.

Il y a eu les pigeons là euh des auto-entrepreneurs. Les pas les auto-entrepreneurs mais les Ouais. So Hollande.

Ouais les entrepreneurs. Donc ça voilà parce que la gauche voulait taxer les entrepreneurs et les entrepreneurs ont fait un mouvement de protestation qui s'appelait les pigeons. Ils ont ils ont eu gain de cause parce que on est d'accord que c'est pas les animaux ou les insectes.

Tout est la question quoi. Ah non c'est pas des vraies bestioles qu'on manifesté. Non, je pense que c'est les vraies bestioles he quoi.

C'est les vraies bestioles. Non, pas toutes, pas toutes. Bah pas toutes, pas toutes.

Bah manifestation de fourmis, moi j'en vois régulièrement. Manifestation de rage. Je vois bien ça aussi, tu à invalide.

On en a marre. Euh, OK. Moi, j'aurais dit que je sais pas.

Toi, tu aurais dit quoi toi ? Tu es manifeste pour d'algo les rat. Euh, tu as dit quoi ?

Il manifeste pour d'algo. Les rats, ils on a jamais été aussi bien. Soutien.

Soutien soutien. C'est soit un argument de droit. J'ai l'impression d'entendre Rachidati.

Bah oui, les rat ils sont bien depuis qu' Analo. Moi, je m'en fous, je je suis pas parisien donc tout le l autour de Annie Dalgo, ça me fait beaucoup rire. Oui, d'accord.

Et de toute façon qu'Anidalgo fait n'importe quoi. Non, là on peut parler média part à Nidalgo c'est tenu folle aussi hein. He s'est fait épingler il y a pas longtemps pour des tenues un peu chères mais ça n'est pas le sujet.

Racher Dadati ce sera mieux. C'est ça que tu dis ? Euh non non non parce que elle plus elle a pas été non Sopia Shiko à la mairie.

Allez go Sopia tu es sûr sûr de ton colis pas on parlera avec Clé on en parlera avec Clément Gué. Bon c'est quoi vos instincts le chat ? Donnez-nous.

Vous en pensez quoi ? Le chat a voté réponse B. Mon j'aurais dit A.

Toi tu dis A les fourmis en Allemagne pour Sopia pour Safia. Euh les moustiques dit les moustiques à Montpellier. Moi je dis les pigeons à Londres.

Je pense c'est un faux parce qu'en fait en anglais ça veut rien dire pigeon non et pas du tout et ça marche pas du tout. La bonne réponse chers amis, personne ne l'a. C'était la réponse D.

C'était les rats à Madrid. Il n'y a jamais eu à notre connaissance de manifestation de rats à Madrid. Voir du contexte pour les moustiques.

Alors pour les moustiques, il y a bien eu un lâcher de 85000 moustiques tigres stérilisés dans un quartier de Montpellier. C'était cet été. Le but de cette méthode c'est d'empêcher les moustiques tigres fertiles de se reproduire en les remplaçant par des stériles.

On peut donc considérer que c'est une manife. Ouais. manif c'est pas du so une manife, c'est genre un un c'est un lâchet de moustique.

C'est genre un acte de la biodiversité quoi. Des Londoniens ont bien manifesté en pigeon, déguisé en pigeon en 2001. Il protestaiit contre l'éviction par la municipalité du dernier nourrisseur de pigeon du célèbre Trafalgar Square.

Ça n'a pas fonctionné. Le nourrisseur de pigeons a dû renoncer à cette tradition familiale vieille d'un demi-siècle. J'imagine que les pigeons, ils appartiennent à la reine aussi.

C'est comme les ça doit être ce genre de délire. Ouais, comme les corbeaux. Ouais.

Ouais. Les signes et tout. Voilà.

Voilà. Donc donc il y a bien une manif de pigeon à Londres. Et enfin la WWF et le zoau de Cologne ont organisé une manifestation de fourmis tropicale lors d'une visite d'Angela Merkel au Brésil pour alerter sur la déforestation en Amazonnie.

Regardez, on a on a des images. Incroyable. Longemps que je pas vu Merkel.

C'est beau le journalisme. C'est trop joli. Évidemment, on embrasse le WWF qui a toujours des idées comme ça assez assez originales, assez créatives.

Deuxème question de ce quiz à la con spécial manif. Quel penseur a dit tout ce qui se manifeste et vision de l'invisible ? Parce que pourquoi c'est dans le cous la con ça ?

On va aller vite sur celle-là parce que vous allez voir que la réponse A c'est Anaxogor de Closen. Bien sûr. La réponse B c'est Anaximandre de Milet.

Ouais. La réponse Campédocle d'Agrigante. C'est qui ?

C'est Jean ? Et la réponse D, c'est Jean-Pierre Rafarin de Poitier. Euh en pédocle.

Ah oui, en si elle en pédocle. Oui, agène toi. [ __ ] mais euh, j'ai pas compris.

J'ai la question les réponses. Moi non plus. Il faut trouver le penseur qui a dit tout ce qui se manifeste et vision de l'invisible.

Ah, il y a les photos des mecs. Ah, mais c'est des vrais gens. Ah, ça aide déjà.

Ça aide un peu, je trouve. Ça aide un peu. Il y a alors vous reconnaissez Jean-Pierre Affarin évidemment à droite, ancien premier ministre.

Parce que moi, Anaximand de Mil, je me dis ça se trouve c'est Ravier M et son vrai nom c'est Anaximand mais on l'appelle Xavier parce que c'est plus simple. Donc ça finit par devenir Ravir Mil. J'ai pensé à la Ah ouais [ __ ] tu vas loin làdessus.

J'ai pensé à la même chose. Tu pens à la même chose. Personne n' envie de s'appeler Anaximand donc oui.

Non appelez-moi Xavier. Ça se tient. Ça se tient.

Bon bah c'était pas ça. Euh ben personne n'a envie de s'appeler Anaximandre. C'est vrai que c'est étonnant comme blaz.

Tu choisis pas ton blaz ? Moi j'ai pas choisi Jean. J'aurais voulu m'appeler Jefferson.

J'avoue c'était plus sty c'était vachement mieux que Jean. Jefferson parce que les prénoms d'apôtre c'est chiant tu vois. Jean-Pierre Paul Jacqu Jeff Onit appelé Jeff.

Jeff appelez-moi Jeff. Non Jeff pas Jeff Jeff Jeff Bon bah euh hein Jean-Pierre Rafarin. J'ai envie de dire Jean-Pierre moi c'est le seul que je connais.

Ou alors va fall j'espère qu'il y a une explication de pourquoi on est une question là-dessus. Qu'est-ce que ça veut dire déjà tout ce qui se manifeste les visions on comprend pas ce que ça veut dire. Je sais pas, il y a des gens qui sont forts en philo, moi je comprends rien.

Trop, faut pas trop investir le cuse à la con en terme de tout ce qui Non mais attends, on peut essayer de comprendre la phrase. Tout ce qui tout ce qui manifeste et vision de l'invisible. Ah mais j'ai compris.

C'est-à-dire il faisait le quiz à la con, ils ont tapé manifestation, ils sont tombés sur la première citation tout ceux qui se manifestent et vision de l'invisible et c'est pas Jean-Pierre Rafarin. Je tiens à rendre hommage aux personnes qui préparent le cous à la con et qui préparent cette émission. J'essaie de comprendre le travail difficile.

Un jour de grève, rappelons-le. un genre de crème personnel non plus qui a fait le c à la con. Donc euh tout ce qui se manifeste est vision de l'invisible.

Alors attends donc manifestation vision de l'invisible ça ça n'a aucun sens. Allez donnez-moi vos réponses. Les philosophes c'est ça n'a aucun sens.

Donc moi je dis Jean-Pierre Rafarin. Jean-Pierrein réponse D. Le chat a voté réponse D aussi.

Jean-Pierre Affarin pour toi Léa. Allez allez je suis le chat moi. Jean-Pierre Raffarin pour toi également Safia.

Ouais je dirais Ravier Miley. Ravier Miley. Et réponse B pour Usul.

La bonne réponse chers amis, c'est la réponse A. Ah ! C'était Anaxagore de Clasomaen.

Alors, est-ce qu'on peut avoir l'explication ? Est-ce que on peut appeler ce monsieur pour qu'il nous explique en revanche ? Je tiens je tiens à vous rassurer.

C'est bel et bien Jean-Pierre Rafarin qui a déclaré, je cite, "Regardez bien au fond du flacon d'où est sortie la bulle internet, vous verrez qu'il reste encore beaucoup de savons." Fin de citation. Et bah d'accord mais ça a rien à voir avec les manifes tout ça.

Non mais c'est Jean-Pierre Affarin. C'est important de garder la pensée de Jean-Pierre Afarin. C'est vrai dans une émission politique comme qui une pensée en mouvement qui est une pensée en mouvement qui ne s'arrête jamais.

Donc la vision de l'invisible et la vision de l'invisible et b voir àagor de classe domaine. Il y a sûrement des vidéos YouTube faites par Ria qui t'expliquent qui c'est et ce qu'il a dit et ce qu'il a pensé. regardus, je voulais reprendre des études, je voulais faire de la philo mais là c'est mort parce que si c'est pour faire de l'écogestion.

Euh 3è question de ce quiz à la con. Laquelle de ces personnalités politiques n'a jamais employé le terme gréviculture ? Oh !

Ah ! Là c'est là c'est c'est jamais employé. Là c'est dans le lor.

Réponse A Édouard Philippe. Réponse B Jean-Marie Le Pen. Réponse C Gabriel Atal.

Réponse D. Guillaume Pépi. Agriculture.

Euh Guillaume Pépi, je le rappelle, c'était le patron de la SNCF. Absolument. Pendant que plusieurs années et je crois que je que il l'a dit et que ça a un petit peu fait du bordel à ce moment-là parce que quand tu es patron de la SNC fait que tu fais c'est que des branleurs méga gars.

Il ils aiment pas. Ils le prennent mal. Non, ils le prennent mal.

Grviculture Gabrielatal. Ben moi je pense queal n'a jamais employé. Ouais, je pense aussi.

Ouais, moi je dirais je dirais B. Jean-Marie Le Pen, je dirais Jean-Marie Le Pen parce que Gréviculture c'est un terme qui émerge au moment où lui il s'intéresse à la politique, il aime bien, il lit le point, enfin tu vois, c'est des trucs que tu as dans le point, l'Express machinqu de Jean-Marie Le Pen, il a quand même Jean Jean-Marie Le Pen, il va inventer ses propres trucs. Oui, mais il a quand même commenté l'actualité politique pendant des décennies. 95 greff, c'est sûr que le mec a sorti un truc comme ça, c'est un antilud des classes au possible le bouc.

Oui. Ferme l'œil. C'est aussi à le communiste, n'est-ce pas ?

Culture. J'avoue, c'est compliqué de voter Le Pen comme le chat. Il y a quelqu'un dans le chat qui dit "C'est compliqué de voter Le Pen." C'est compliqué de voter Le Pen, mais il y a le quiz à la con, il y a eu d'exonération.

Non non, ça va être ça. Je sens que ça va être retourné contre nous. Ça va, ça c'est un dos.

Ah le chat, j'ai jamais voté. J'ai jamais voté extrême droite. Si Léa, tu as voté extrême droite le 18 septembre 2025.

Ah ! Edward Philippe dans le quiz à la conme pour ça tu vois quand même que pour être tranquille et qu'on vienne pas me casser les couilles, je vais choisir une autre réponse. Moi je pense c'est Gabriel Nathal qui n'a jamais dit ce truc.

Ah pour toi c'est Gabriel. Il est resté combien de temps premier ministre ce monsieur ? 2 mois 3 mois 3 semaines ?

Non du de janvier à septembre. Oh waouh et ben il a connu une grève. Ah il a pas connu le On a fait quatre premier ministres en un an.

Moi j'ai perdu le fil he les amis. OK. Moi, je veux bien te croire mais pour une autre raison, c'est Gabriel AAL est un responsable politique un peu tardif et et on fait quand même un poil moins les grandes grèves.

Enfin, faut avoir connu 95, faut avoir connu des moments pour se dire voilà la SNCF, ils ont quand même un peu cassé le truc. Ça peut être ça. Le chat a voté voté Le Pen.

Voilà. Mais non, mais regarde le chat a vraiment voté Le Pen majoritairement. Oui, c'est clair.

Vous êtes trop chat d'extrême droite. Vous êtes trop cons. Voilà.

Cancelle le chat. Z-vous entre vous culture. Alors, donnez-moi vos réponses.

Culture. Bah, moi je vais dire Édouard Philippe. Édouard Philippe réponse A.

A donc Gabriel Attal. Gabriel Atal pour Safia. Usul.

Bah Jean-Marie Le Pen. Jean-Marie Le Pen réponse B comme le chat. La bonne réponse chers amis, c'est Léa qui c'est la réponse A.

À notre connaissance, Édouard Philippe est le seul à n'avoir jamais utilisé publiquement le terme de gréviculture. Tous les trois autres l'ont fait. Alors vous vous sentez comment le chat d'avoir voté extrême droite ?

C'était pour faireage à Gabriel Atal. Et ben ça m'étonne de ouf parce que le Édouard Philippe c'est lui qui faisait des conférences dans les écoles de commerce en mode oui ça y est notre classe a gagné la bourgeoisie. Donc je le voyais trop parler de gréviculture.

Moi j'avais alors c'est même plus précisément que ça. Gabriel Atal a employé ce terme en 2018, Guillaume Peppi en 2008 et Jean-Marie Le Pen en 95. Ah 95.

Voilà. On a l'image les griviculteurs, l'éditorial de Jean-Marie Le Pen. On dirait qu'il qu'il a mangé baladure, c'est trop bizarre. qu'il y a un mix mais sais c'était l'époque des grandes lunettes.

Croisons-les. Oui, j'avoue. Euh [ __ ] qu'il a mangé sur C'est très bizarre.

Voilà, on va pas lire l'éditorial. Voilà. Absolum cà c'était déjà beaucoup pour ce soir. 4è question de ce quiz à la con.

Que désignait à l'origine le mot grève ? La prison. Réponse B, la maison.

Réponse C, la plage. Ou réponse D, le pain. Wesh, à la base la grève c'était quoi ?

Bah la plage. Oui, parce que quand on fait grève, on va à la plage. Mais non, mais parce que c'est la grève, c'est pas du tout.

C'est tout ça. C'est la plage. C'est c'est le bord de mer.

J'ai pas compris. Mais non, mais c'est juste parce que c'est ce qu'on dit. Tiens, le bateau il a échoué sur la grève.

Ah bon ? Ah ouais, c'est vrai. Oui, c'est un terme qui vient de de C'est un terme marin, je pense.

Ah ok. Bon après là, j'ai l'air d'être inspiré mais faut peut-être pas m'écouter hein, je sais pas. Mais le chat marin, je sais pas si c'est marin ou c'est géographique en fait.

On doit dire la grève de je sais pas quoi. Le bateau a échoué sur la grève. En tout cas, il est pas censé se poser là normalement le bateau.

La grève c'est oui, c'est une gent de plage. Ah d'accord. Je sais pas hein.

Oui, c'est marins. On me dit tout à fait Usul. J'ai tous les marins là.

Les Bretons là, ils sont là mes Bretons. Les Bretons, ils connaissent la grève. Voilà le pain Usu le pain.

Moi aussi j'aurais dit le pain mais par association d'idées en fait. Il y a Kojima dans Death Trending aussi. J'ai pas compris la rêve mais apparemment ça parle de la grève dedans.

Ah ouais euh film de C'est pas Chris Marker aussi le film La grève. Non je sais pas. Bon bah donnez-moi vos réponses du coup.

Bah le truc de l'eau là. Donc la plage pourul. Le pain.

Le pain pour Safia. Réponse D. Tu n'argumentes toi pas toi.

Léa. Je veux dire la maison. La maison juste pour le jeu.

Réponse B. Si tu gagnes, j'ai trop le seum. Non, je pense pas.

Ah, c'est la jeté. Mais voilà, la jeté la grève. C'est pour ça que j'ai c'est Chris Marker, c'est la jeté.

Et le chat répond quoi ? Je sais pas. Pense que Jul a raison.

Bah ouais, j'ai bien peur. J'espère bien. Euh tac tac tac.

Attends, je vais regarder ce que vote le chat. C'est et pas être sur facile la grève. C'est quoi ?

C'est la plage comme Musul. Ils ont voté. Oui, comme moi ben j'étais ou il il vote la plage.

Il vote la plage. La bonne réponse mesdames et messieurs, c'était bel et bien la plage. Bravo.

Effectivement ou alors pour moi ça c'était un un un repère de la langue française assez élémentaire en fait. Oui. On se calme, on se calme en fait.

On est en classe ça va 2 minutes. Bourgeoise. Tout le chat il dit il dit la plage aussi.

Tu vois à partir du Moyen-Âge, la grève c'est une étendue de sable et de cailloux près de la mer ou d'une rivière. Ça vient du latin grava qui veut dire gravier. Alors comment c'est comment c'est devenu faire grève en fait ?

Alors ça j'en sais rien. Ça par contre faire grève taper le pavé peut-être parce que faire la grève je sais qu'à une époque ça voulait dire ne pas avoir d'emploi tout ça. Le les grévistes, les gens qui étaient en grève c'était les gens qui n'avaient pas d'emploi.

Ils allaient sur la place de grève pour trouver du taf. C'était là qu'on embaucheait. L'embauche se faisait le matin pour les chantiers, les machins et cetera sur la place de grève.

Quelle culture ? Oui. Place de grève.

D'accord. Qu'est-ce qu'on a apporté là ? On en a on en a on en a décapité aussi.

Place de grève. On a eu plein de trucs sur alors place de grève a aussi a aussi été une place d'exécution publique ravac et cetera. Bien sûr c'est la en fait c'est la place de V hôtel de ville pour ceux qui connaissent Paris ça s'appelle la place de grève et peut-être que ça s'appelle comme ça parce que avant il y avait la plage qui descendait vers la vers la scène vers la scène.

Ouais je sais pas peut-être au moment où la scène était plus mais en tout cas voilà ne pas travailler faire grève c'est pas forcément volontaire. 5e et dernière question de ce des trucs approximatifs mais vous les avez bien appris quand même. Ici ici c'est de l'information à peu près.

Quelle personnalité politique n'a jamais défilé en manif avec la banderole associée ? Skip c'est le billet de Pierre Skip. Jamais.

Quelle personnalité politique ? C'est le jeu à qui caler la banderole. Alors Sandrine Rousseau, il y a écrit Venny Vulvi c'est très rousse au corps.

Christine Boutin. Je pense bio, je garde le petit. W il y a moyen Delphine bateau, arrêtez de nous prendre pour des sèvres.

Oui, parce qu'elle était dans les deux sèvres. Oui, d'accord. François Ruffin, je veux du soleil.

Oui, bah ça c'était carrément son film. Parmi ces quatre duos, il y en a un que nous avons inventé. Lequel ?

Les trois autres existent vraiment. Après, elle est ouf. Je pense bio, je garde le peuou quoi.

Oh, elle trouve elle est tellement capable. Bah les antiv mais ils sont Ouais ouais ouais mais est-ce qu'ils sont pro bio mais tu sais pour le que pour eux c'est pas un truc de bobo oui mais pour la com tu as raison c'est le courant en plus sais les câaux tu sais la revue limite les gens qui sont proches de la terre c'est les premiers écolos machin si chez les câaux il y a mais si elle elle avait même théorisé au moment de la manif pour tous elle avait théorisé le le le le le la biologie humaine je crois que ça s'appelait toute une réflexion sur le rapport à la nature sur il faut pas toucher le corps humain toucher très essentialiste et tout essentialiste et cetera l'hétérosexualité c'est naturel et tout et tout et tout. Alors du coup faudrait peut-être changer l'énoncé je pense qu'elle est pas la banderole à qui qu'elle est pas la banderole.

Oui c'est vrai à qui qu'elle est pas la bandol. Voilà c'est et j'ai pas non j'ai pas compris le truc des sèvres de de de Delphine bateau. Quelqu'un dans le chat qui dit le vrai slogan c'est je pense bien je garde mon cousin.

Très bien je pense bien. Je garde. Elle est validée celle-là.

Elle est validée celle-là. [ __ ] on va se faire tomber dessus. Vous pouvez même mettre un autre mot à la place de garde.

Mais ouais, ouais. C'est bien, c'est bien tout ça. C'est bien, c'est bien.

Soutien soutien à Christine Boutin. [ __ ] ça va être clippé, c'est moche. Alors, est-ce qu'on peut me redonner le slogan de Delphine Bateau quand même ?

Delphine Bateau, c'est arrêtez de nous prendre pour des sèvres. C'est incroyable. C'est marrant quand tu viens des deux Sèvres.

Peut-être hein. Si, peut-être bien. Ouais.

Oui. Oui. Non mais oui.

Non mais oui oui. C'est pas qu'on se pose pas du tout la question pour pour Sandrine Rousseau. C'est vrai que c'est un truc qu'elle aurait pu faire mais on ne questionne pas.

On part d'une évidence. C'était ça le Bah c'était ça le pège. Bah ouais parce que moi Sandrine je l'ai souvent croisé en manif.

Elle avait pas de band. Elles sont comment ces banderoles ? Elles sont elle pas forcément elle pas banderol.

Ouais. Elle a pancarte avec d'autres personnes, tu vois, genre dans le groupe qui avec des gens qui qui ont des pancartes et puis parfois voilà. Mais moi les fois où je l'ai croisé, elle avait pas de pancarte quoi.

Le chat a répondu répond c'est Vén V. Je suis venu, j'ai vu j'ai vu le V quoi ? J'ai vu le V.

Ouais, c'est vrai que le slogan est assez incompréhensible. Oui, mais c'est pour la blagounette tout de suite. Ouais.

Le chat a répondu réponse A. Sandrine Rousseau, hein. Ah ouais ouais, c'est intéressant.

Est-ce qu'on serait sur la même longueur d'onde ? Moi, j'ai envie de dire François Rfin parce que c'est trop simple. OK.

Moi, j'ai dis réponse A. Mais bon, comme il est un peu mégalo, il est carrément pr enfin je le vois bien quand même avec une banderole qui le même nom que filme. Ah non, il y a des gens qui disent que la réponse A c'était Boutin.

Ah ouais, mais moi c'est pas l'ordre des réponses que j'ai. Ah ouais, c'est parce que dans l'ordre des images, tu es pas le même que l'ordre des Ah là là. Ah là là.

Du coup, c'est c'est quoi ? Bon bah les gens, OK, on va dire on va dire que les gens ont voté euh pour euh pour Boutin euh je pense bio, je garde le plus Boutin. Je vais voter Boutin aussi, je trouve Boutin, tu votes Boutin aussi ?

Ouais, la fiche elle est trop folle. Vo, du la fiche, elle est trop folle. Sors de mes cadres mux.

Euh, moi je vote Ruffin. Rufin, je veux du soleil. D'accord.

Safia, bah je joue le danger. Je vote Sandrine Rousseau. Tu votes Sandrine Rousseau ?

Réponse A. Le chat a voté, réponse A. Et bien, personne n'a la bonne réponse.

C'était Delphine Bateau. Arrêtez de nous prendre pour des sèvres. On l'a inventé.

Ça m'atti que la dame ne manifeste pas et les trois autres sont vraies donc je je pense bio je garde le ptio est une vraie affiche que Christine Boutin avait elle est bien portée en manif voilà vous avez les images [ __ ] c'est Rousseau et François Ruffin il est au milieu des collègues machin et tout mais elle la tient pas laaffiche Christine elle est en photo avec elle tient pas physiquement elle est en photo avec l'assassume en tout cas ouais c'est ça h et ben voilà bah c'est bien on est bien et ben on a bien avancé c'est beau les manif hein c'est des grands moment ce soir tu as voté Le Pen et Boutin. Usul et Léa sont exec figurez-vous dans ce quiz à la con si ça c'est pas beau. Execo nul quoi.

Vers un ou deux points. Moi je trouve ça génial. Moi je pense qu'on devrait abolir l'esprit de compétition.

C'est un jour de grève. Non mais c'est un jour de grève. On devrait abolir l'esprit de compétition.

Finalement est-ce que ça ne rejoint pas à qui profite la lutte n'est-ce pas hein ? La starification tout ça tout ça. Moi j'en ai non c'est juste la bon exemple.

Merci. C'est un bon exemple. Je perds toujours.

C'est juste une parole de semarde. C'est Non mais moi toujours je perds mais là je pour moi c'est un score remarquable. Non non c'est c'est un c'est honnête.

Toi tu as l'habitude de gagner plus de points mais tu sais très bien que je suis nul au quiz à la con donc je suis contente d'avoir eu un point. Non non je suis devenu nul de toute façon. Chers amis bon que la saison.

Chers amis avant qu'on continue cette émission backsit vous faire un point sur le financement de cette émission. On va parler pognon, on va parler péass. Euh, je voulais vous en parler parce que vous y avez droit.

C'est grâce à votre argent, on va en parler que cette émission existe. C'est vous qui l'a financé. Plusieurs choses ont un peu changé et je voulais vous en parler et on a aussi des choses à vous annoncer.

Alors, il y a un contexte un peu particulier de cette saison 5 de l'émission Backseat, c'est que ce sont les 10 ans de ma présence sur Twitch. Je fais incroyable, trop mignon. Oh [ __ ] ! able en bas à gauche là.

Oh bordel ! Bah c'était c'était en 2015. Ouais ouais, j'avais pas de barbe et tout.

C'est non mais c'est ridicule. On a regardé des extraits hier. On a regarder des extraits.

C'est absolument incroyable. J'ai fait un stream hier. Moi je t'ai connu, c'est la photo du milieu.

Ouais, tu m'as connu photo du milieu ? Tu m'as connu quand toi ? Euh quand tu étais jeune je pense du coup.

Oui, quand j'étais jeune. Je sens qu'on s'est rencontré à Lyon la première fois. Euh ça devait être tu devais faire ça depuis un an ou deux tout pété.

Ouais, un truc comme ça. Ouais. Ressembl à ça.

Euh non. 10 ans de 10 ans de projets tous plus barrés les uns que les autres avec des émissions incroyables dont Backsitat qui est évidemment ma ma plus grande œuvre dont je suis le plus fier. J'en ai j'en ai produit des j'en ai produit des émissions où on a essayé des trucs et et backseat, j'en suis extrêmement fier.

Euh c'est on attaque donc la saison 5 de Backseat. L'émission a bientôt 5 ans et presque 100 épisodes. Vous vous rendez compte ?

On a fait 100 back seats. Allez les bénévoles, on applaudit là. Incroyable. 100 sans émission.

Merci au public, merci aux invités, merci aux chroniqueurs, merci à tous ceux qui permettent de faire cette émission, notamment les personnes qui sont de l'autre côté du rideau. Je remercie tout particulièrement Gozulting et Équal Production euh qui font cette belle aventure avec nous. On a commencé en 2021 au moment de la présidentielle.

Le but c'était d'offrir au public de Twitch un talk show d'actualité politique dans lequel on se donne les moyens de recevoir les candidats à l'élection présidentielle pour venir parler aux jeunes. C'était fou hein. C'était voilà Usul et Léa en plus les originels on faisait on on galérait c'était trop mignon.

On était là vas-y on le avait Annie Dalgo. Enfin c'était des on avait reçu Annie Dalgâché elle était pas contente des années a pris son sac comme ça. On avait reçu Guillaume Mer c'était très très drôle.

Cette année, on a du pain sur la planche avec les élections municipales qui arrivent. Ça va être un gros sujet pour cette année. On va essayer de le traiter de la meilleure manière possible dans un talk show comme Backseit, mais c'est pas facile de parler des élections municipales, c'est beaucoup d'enjeux locaux et tout, mais il y aura quand même une grille d'analyse nationale dont on va prendre le temps de de parler.

Je voudrais vous parler un petit peu avant de rentrer dans les chiffres du financement. Il faut qu'on parle un peu de la situation à l'actuelle dans laquelle on produit backseits euh parce que depuis la saison 1, le contexte a changé. Le politique, le paysage politique est de plus en plus compliqué, tendu, difficile.

C'est devenu plus difficile qu'avant d'exister en tant que média indépendant. Je ne vous le cache pas, depuis l'insouciance de la saison 1 de Backseits, les choses ont changé et c'est plus difficile pour nous. Euh, on a de plus en plus de mal à trouver des partenariats.

En saison 3, on avait fait un maximum. On avait euh pendant la saison 4 que ça devenait plus difficile et ça s'annonce pas simple pour la saison 5 et pourtant on pense que on a plus que jamais besoin d'exister pour continuer à décrypter ce qui se passe. La dissolution, premier ministre qui succède, droitisation, monté de l'extrême droite, contexte économique euh et mondial compliqué.

Pour toutes ces raisons-là, on estime que Backseits se justifie éditorialement dans le paysage médiatique et dans le paysage de Twitch en particulier parce que c'est bien là qu'on habite et là qu'on a bien l'intention de continuer à habiter. Euh, comment euh est-ce qu'on a financé la saison 4 ? Pour revenir sur la saison précédente, maintenant que vous avez le contexte et les enjeux pour la saison à venir, quelques chiffres euh vous qui aimez ça, on vous a fait un premier magnifique camember, voilà, sur le pognon euh pour vous montrer les grands ensembles du financement de la saison dernière.

Euh comme vous le voyez, vous êtes encore plus de 50 % de ce qui fait vivre l'émission. Continuez à vous abonner. C'est d'abord vous Kiskiss, c'est Kiskiss Bank Bang, c'est votre financement participatif.

Ensuite, on a le CNC avec 10 % du financement. Euh des petites sources annexes comme la publicité sur YouTube, les places en studio, le merche qui représente 5 % du pognon et enfin les partenariats qui ont financé presque un tiers mais qui représentent un vrai challenge pour nous de continuer à faire des partenariats. Euh, on vous a aussi mis à jour le camember de combien coûte une émission que vous connaissez bien maintenant.

Les proportions ont quasiment pas changé. Une émission de backse, ça coûte 15500 € hors taxe en moyenne à à produire. 40 % ce du budget, ce sont pour les équipes qui sont derrière la caméra. 20 % c'est pour les personnes que vous voyez devant la caméra par rapport à nous.

Ben vas-y, va t'occuper des caméras, j'attends. Et le reste pour le studio, les frais d'hiver, le matériel et cetera. Voilà donc le camemberber de combien ça représente de financer une émission backseit.

Je rappelle que le challenge de backse, c'est quand même de réussir à faire vivre une émission sur Twitch où tout le monde est payé. C'est pas voilà, c'est pas c'est pas une émission faite à la Zub avec que de la bonne volonté et cetera. Non, mais les les nem pognon de dingue.

Les NEM, ça représente un petit budget. Ouais. Tu as vu 15 %.

Euh, on va vous montrer l'évolution des soutiens. Ça c'est un nouveau graphique et il est important. Je voulais vous le montrer pour comprendre où on en est.

On a eu un gros pic de don. Ça, ce sont vos dons au cours des du temps. On a eu un gros pic au moment de la dissolution.

C'était en 2024, c'était pile poil l'an dernier. Ça nous a permis de financer plusieurs émissions bonus. Merci encore pour cet effort.

Ça nous a beaucoup touché. Et ensuite, pendant la saison 4, on a volontairement pas trop insisté sur le financement euh puisque vous aviez déjà beaucoup donné. Donc, j'ai pas été trop relou avec vous pour vous dire de donner à Backseit et cetera machin.

Euh, on a continué à recevoir des abonnements de manière continue en moyenne 50 nouveaux soutiens mensuels par mois. Mais évidemment, il y a aussi eu des désabonnements. Le souci, c'est qu'on a en moyenne 17 désabonnements de plus. que d'abonnement sur un mois pendant la saison 4 et que ça a progressivement baissé pour revenir là à un peu plus de 19000 € par mois.

Donc on est en baisse sur la quantité de soutien que vous nous apportez et c'était ça que montre ce graphique. On pourrait penser OK mais tout ça est revenu à la normale d'avant la dissolution mais dans le contexte que je vous ai décrit avec les partenariats qui sont plus durs à obtenir et ben c'est un moment plus que jamais difficile euh pour financer backse pour assurer la suite de l'émission. Il est important pour nous de faire monter le montant des soutiens mensuels.

D'ailleurs, à ce sujet, euh le financement change et passe de Kiskiss BankBank à Ulul. Pour celles et ceux d'entre vous qui n'ont pas euh noté cette évolution, on en avait parlé l'année dernière, Ulul a racheté Kiskiss Bank Bank. Donc à partir de maintenant, on ne dit plus quisk banque banque, on dit Ulul pour parler du financement participatif de backsit.

Sur le fond, rien n'est censé changer. Tous les abonnements restent en place. Tous les abonnements que vous faisiez sur Kiss Bank Bank continuent sur Ulul.

On a quand même l'impression que la fusion a pu mener à que à ce que certains abonnements ne soient pas reconduits, notamment ceux qui étaient en pause pour des raisons de changement de carte bleue par exemple. Donc on est en train de regarder tout ça. Euh mais si vous avez un doute de votre côté, n'hésitez pas à nous écrire sur Ulul ou sur publicbacksite@gmail.com.

Vérifiez que votre don à backsite continue à être prélevé tous les mois sur Ulul. Euh et si c'est pas le cas, évidemment, renouvellez-le. Euh ce serait triste que vous pensiez être en train de soutenir backsite alors qu'en fait vous soutenez pas backsit.

Euh donc n'hésitez pas Ulul et Usul aussi ne confondez pas filer de l'argent à Uul si vous voulez mais euh ça ira pas à backfit quoi. En tout cas maintenant euh on a enfin des alertes en live qui s'affichent quand vous faites des dons sur Ulul et ça ça fait plaisir. Ça existait pas sur Kissis BankBank, ça a été développé en partie pour nous par Ulul et je les remercie.

Et euh voilà. Comment est-ce que vous pouvez soutenir Backsite ? Évidemment, vous pouvez vous abonner sur Ulul.

Chaque montant compte. N'hésitez pas à faire des dons ponctuels, ça nous finance beaucoup. Si vous apportez 10 balles, 20 balles, 50 balles.

Euh c'est très important. On compte dessus pour financer les petits à côtés et cetera. Euh il y a aussi d'autres manières.

Pensez à vérifier que votre CB n'est pas expiré. Rejoignez le club Backseit en passant par un abonnement à 15 €. Vous pouvez aussi venir dans le public en studio à Paris.

Vous pouvez soutenir gratuitement en partageant, en commentant, en likant nos VOD et nos publications. Tous ces moyens-là permettent de soutenir Backseit évidemment. Enfin, maintenant qu'on a parlé de sous, on va peut-être vous dire ce qu'on va faire avec les sous.

L'enjeu de la saison, je vous l'ai dit, c'est les municipales. Pour ça, on veut aller sur le terrain. On veut aller dans des villes comme on a pu le faire à Avignon ou à Strasbourg euh les années précédentes.

La prochaine émission Backseitat aura lieu vendredi 26. Elle se tiendra à Poitier. Mesdames et messieurs, nous allons au Futuroscope puisqu'il y aura le salon des maires ruraux de France et nous sommes en partenariat avec eux.

On veut aussi aller dans plein d'autres villes cette année. On continue à travailler sur la newsletter Siège arrière rédigée par Sacha qu'on embrasse très fort. On en est à 40 éditions de la newsletter.

N'hésitez pas si vous êtes pas encore abonné à la newsletter Siège arrière, c'est sur siègearrière.fr tout àch qu'il faut aller. Et j'en arrive au bout de ce que je voulais vous dire.

Il était incroyable ce visuel. Il était chouette hein ? Tu as vu adoré ?

Il était pas mal. Donc voilà, c'était le petit point financement de backse pour vous dire où on en est du pognon, pour vous dire qu'on a besoin de votre soutien, qu'on va continuer à faire backsit en cette année d'élection municipale. Et merci du fond du cœur pour celles et ceux d'entre vous qui nous soutiennent.

Merci, merci beaucoup. Merci, merci pour vos dons tout ça, tout ça. Euh, on va continuer cette émission backsites et messieurs, après cette interlute.

Je vous propose que l'on écoute ensemble la chronique qu'on attend toutes et tous. C'est parti pour l'eduito. [Applaudissements] Bonsoir.

Hop là. Bonsoir Eddou. Bonsoir.

Bonsoir. Ravi mon cher Edou de te retrouver pour cette nouvelle saison de Backseat. Euh ça fait plaisir.

J'espère que tu as passé un bon été. Et ben, il y a intérêt hein parce que il y a le feu au lac là. Il y a le feu au lac.

De quoi tu veux nous parler ce soir ? Et ben d'une course de vitesse, les démocraties sont pas éternelles. Il arrive qu'elle meurt.

Et la course de vitesse, c'est celle entre toutes celles et tous ceux qui euh le jeudi 18 septembre se sont rassemblés très massivement avec la conscience des périls, des catastrophes, des dangers. Mais il y a en embuscade des forces qui ne sont pas démocratiques dans leur culture, dans leur conviction, dans leur idéologie qui sont prêts à tout pour profiter de n'importe quel événement, déraillement, attentat, assassinat pour prendre ou coller la démocratie. Et c'est pour ça que je voudrais vous parler d'un assassinat, de ce qui se passe sous nos yeux de l'autre côté de l'Atlantique, aux États-Unis d'Amérique et donc de l'assassinat de Charlie Kirk.

C'était le 10 septembre. Le 10 septembre dans l'UTA, il a 31 ans. C'est un propagandiste d'idées autoritaires, raciste, anti-LGBT, xénophobe, anti-immigration, du côté de toutes ces forces politiques qui sont derrière Trump et toute l'extrême droite américaine.

L'assassiner, ce n'est pas tuer ses idées, c'est assassiner les principes que nous défendons, la liberté d'expression, le pluralisme des opinions. Cet assassinat s'inscrit dans une très longue hélas tradition américaine d'assassinat politique, de violence dans un pays qui autorise les ventes d'armes. Et d'ailleurs, Charlie Kirk revendiquait ce droit d'acheter des armes en disant "C'est pas grave si ça doit se payer de quelques assassinats." C'est un champ de bataille.

Charlie Kirk est mort au combat dans une guerre politique. C'est cela qu'a dit un des idéologues du pouvoir Trumpiste, Steve Banon, à propos de ce défunt qui menait en effet cette bataille, cette guerre des mots et son assassin Tyler Rambinson, dont on ne connaît pas les motivations à 22 ans n'a fait que faciliter, qu'augmenter, que donner une nouvelle impulsion à cette guerre des mots. Car voilà ce qui se passe aujourd'hui même dans cette démocratie, au cœur de sa présidence, par la voix de son président, par la voix du vice-président depuis la Maison Blanche, ils ont décidé de faire la guerre à ce qu'ils appellent le terrorisme intérieur.

Ils ont sans aucune raison factuelle car on ne connaît pas bien les motivations de l'assassin. Ils ont dit que c'était la gauche radicale qui en était responsable, voir la gauche tout court. Ils s'en prennent au plus vieux journal de cette gauche de nation.

Ils s'emprennent à des journalistes. Ils s'emprennent à des ONG. Ils s'emprennent à tout le mouvement antifa, antifasciste et même comme il n'aime pas la vérité.

Ils ont le 16 septembre supprimé du site du ministère de la justice une note qui rappelait ce fait vrai aux États-Unis d'Amérique que de 1990 à aujourd'hui, il y a eu beaucoup plus de meurtres. L'essentiel des meurtres viennent de gens animés par l'idéologie de l'extrême droite radicale, bien plus que de l'extrême gauche ou des islamistes. Voilà, un très très vieux procédé des pouvoirs autoritaires, des pouvoirs qui veulent nous empêcher de manifester, de protester, de nous exprimer, de nous organiser, de conquérir des droits, de défendre des droits, d'inventer des droits est en route aux États-Unis d'Amérique et cela donne peut-être des idées à d'autres en France d'où ma mise en garde.

C'est un très vieux procédé, je voudrais vous le rappeler en rappelant quelques exemples historiques qui n'ont pas tous la même intensité. En 1933, un militant d'extrême gauche conseillée, a trouvé malin d'aller incender le Richtag, le palais du parlement allemand. C'était dans la nuit du 27 au 28. février, Hitler était au pouvoir depuis le 30 janvier.

Il venait de fixer car il avait besoin de cela des élections législatives pour le 5 mars. Cet incendie criminel dont cet homme qui était un conseilliste néerlandais était le seul auteur fut évidemment imputé à toutes les gauches et notamment aux communistes. Hitler.

Le 28 février, l'incendie continuait à signer un décret annulant toutes les libertés civiles et politiques. Ce fut le début de la dictature nazi. Mais cela s'est passé aussi au même moment dans cette époque des années 30 de l'entre de guerre dans un autre totalitarisme inspiré d'une autre idéologie qui n'aimait pas non plus les libertés élémentaires, les libertés de la presse, l'indépendance de la justice, le droit à l'autoorganisation des salariés.

C'était l'année d'après, le 1er décembre 1934 à Leningrad, un proche de Staline, il s'appelait Kirov, il était au bureau politique, il était responsable du parti dans cette ville qui avait vu la révolution russe de 1917, est assassiné par un autre militant du parti de 29 ans encore. Un jeune un peu égaré, perdu qui en fait était jaloux. Il pensait que Kirov couchait avec sa femme.

Mais Staline, il va s'en saisir tout comme Hitler. La nuit même, la nuit même, le 1er décembre, il écrit un décret, une soi-disante loi, mais il n'y avait pas de parlement pour le voter, qui sera connu comme la loi du 1er décembre, qui va ouvrir la marche aux grandes purges, à la grande terreur, au prétexte de cet assassinat qu'il fera porter à tous ses opposants et y compris toute la génération bolchévique qu'il voudra exterminer. Le 16 décembre, 2 semaines après l'assassinat de Kirov, Zinoviev et Kamenev, deux de ses compagnons, sont arrêtés et tous les autres suivront et ce seront les grands procès de Moscou.

Et ne ce seul mois de décembre, on compte pratiquement 6000 personnes qui ont été tuées. Mais continuons, continuons. Cela arrive aussi à des démocraties plus tranquilles.

Pendant les années 50, en France, il y a eu un pouvoir et en l'occurrence un pouvoir de gauche socialiste qui était soutenu par les communistes, qui ne voulait pas de l'indépendance de l'Algérie, qui qualifiait de terroriste les indépendantistes algériens, qui menaient des actions armées puisque on ne leur donnait pas la possibilité de s'exprimer. En janvier 56, ce premier ministre socialiste met en route. Il s'appelait Guimolet et bien ce qu'on va appeler les pouvoirs spéciaux.

Ce sera voté très majoritairement par l'Assemblée nationale. Cela donne au gouvernement des pouvoirs les plus étendus pour prendre toute mesure exceptionnelle. Ce sera le pouvoir de l'armée qui remplacera le pouvoir civil, qui aura le droit de la torture, des disparitions, des éliminations, des camps et cetera.

Ce sera la parsombe d'une République gagnée par la gangraine pendant ce années 50, la fin de la 4e République. Mais continuons. 4e et dernier exemple plus près de nous et c'est le début de la décennie des doubles décennies que nous vivons après le 11 septembre 2001 aux États-Unis les attentats terroristes contre les tours jumelles du groupe Al-Qaïda.

Et bien vite, le 23 octobre 2001 et imposé au Sénat américain le patriota acte. Une seule personne, un seul sénateur vote contre, une personne s'abstient. Tout le monde vote un peu comme les pouvoirs spatiaux pendant la guerre d'Algérie.

C'est à peine voté que c'est promulgué le 24. C'est la guerre contre la terreur qui commence. C'est la fin au fond de l'état de droit, des lois d'exception. la possibilité de détention sans limite, sans inculpation, sans limite de temps, sans cadre juridique, des pouvoirs totalement libérés pour les services spéciaux, les services de renseignement, les prisons secrètes, la torture, tout cela, c'est le patriote acte américain.

Alors, je pourrais multiplier les exemples. Je pourrais vous parler de comment Poutine s'est servi de la guerre en Téchenie en organisant même des attentats pour brutaliser la possibilité d'une démocratisation de la Russie post-soviétique. Et c'est comme cela qu'il a acquis son pouvoir qui est aujourd'hui une dictature, il faut le dire, d'idéologie fasciste.

Et je pourrais aussi vous raconter, mais vous le savez tous, tant c'est une pitié pour nous tous, tant nous nous sentons impuissant, combien la droite et l'extrême droite israélienne se sont saisies des massacres du 7 octobre pour au fond accomplir leur projet idéologique qui est la destruction, l'effacement de la Palestine, de son peuple, de l'idée même de la Palestine. Cela donne crime de guerre, crime contre l'humanité et crime de génocide sous nos yeux. Mais revenons sur terre, j'allais dire revenons en France.

Attention les amis, nous sommes toujours avec une Constitution qui a toujours un article 16. Cet article 16 permet au président de la République en simplement consultant son premier ministre, en consultant les présidents des assemblées, l'Assemblée nationale et le Sénat, en consultant le Conseil constitutionnel, ça veut dire qu'ils ont juste à entendre et ils n'ont rien à dire. en informant par un message à la nation, et bien il peut de son propre chef en invoquant une menace grave et immédiate et bien prendre des pouvoirs exceptionnels pendant une durée de 60 jours renouvelables.

Ce sont des pouvoirs considérables dit le site du Conseil constitutionnel actuel et voilà son commentaire. Le président de la République peut prendre toutes les mesures exigées par les circonstances le cas échéant au mépris du principe de séparation du pouvoir des pouvoirs. En fait, il peut agir à la place de l'Assemblée, il peut allégir à la place du premier ministre et à la place des ministres.

Ce sont les pleins pouvoirs accordés à un président de la République. Ils sont en embuscade, ils sont prêts à se saisir et il suffit d'écouter monsieur Bruno Rotaillot qui tombe comme on disait dans ma jeunesse comme la verle sur le baclerger Breton. Une vieille formule que les autres générations les vieilles générations reconnaîtront.

Je l'avais sans breton moi. Ils sont ils sont ils sont en embuscade. Ils sont en embuscade.

Et c'est pour ça que mon message est un peu de nous dire à toutes et tous que nous devons avoir l'intelligence de nos colères, de nos révoltes, de nos indignations. pas leur donner de prétexte pour qu'il tenteent dans le rapport de force qui leur croi favorable avec les médias qui leur sont favorables avec l'ensemble des forces idéologiques, politiques, financières, économiques, capitalistes qui sont derrière eux pour prendre au collè ce que nous défendons, c'est-à-dire la vitalité d'une démocratie, la vitalité de l'égalité des droits, la vitalité d'une République sociale. Merci.

Merci cher Edoui pour cet éduito. Merci beaucoup. Tu restes avec nous.

Je te propose que tu restes avec nous parce qu'on voulait parler de l'international fasciste et et ta chronique nous fait une une excellente introduction. Je sais pas ce que je sais pas ce que vous en pensez. Moi je je en t'écoutant, je me je me disais que ça fait plusieurs années que je suis assez impressionné par la capacité qu'à l'extrême droite à à réutiliser des éléments qui sont ceux de la démocratie, de la gauche et d'un espace de pensée qui n'est pas le sien pour se pour se laver de tout soupçon et se donner des se donner des airs finalement, se donner des airs de démocrates, se donner des airs de républicains.

Charlie Kirk par exemple, je sais pas si vous le saviez mais son truc à lui c'était d'organiser des débats sur les campus. s'il prenait comme ça des étudiants, il leur disaient les uns contre les autres, un contre un, on on débat, on discute et comme c'était un excellent rétoricien, évidemment, il avait raison à chaque fois, il battait tout le monde en débat. Euh la dialectique, c'est pas un truc historiquement de l'extrême droite et pourtant je je je trouve que l'extrême droite réussit à très très bien retourner ça.

Ouais. Mais pour aller pardon dans le sens de gens aussi, euh moi ce qui me ce qui me frappe et ce qui m'inquiète le plus, c'est l'instrumentalisation de la notion même de liberté d'expression. Ouais. parce que c'est ce qui est enfin c'est ce qui est précisément soi-disant en jeu là.

Il faut quand même rappeler que Charlie KK c'était pas de la liberté d'expression. C'està-dire que la majeure partie de ces propos tombe sous le coup de la loi. Être homophobe LGBT théophobe qui a plus en France, il tomberait en France.

Oui. Non mais je veux dire et et par ailleurs c'est un débat qui est qui est repris en fait par l'extrême droite en France, l'extrême droite en Angleterre et cetera. Alors qu'en réalité nos systèmes effectivement ne permettent pas ça.

Ce n'est pas la liberté d'expression. appelé à la haine n'a jamais été une forme de liberté d'expression. C'est quelque chose qui a des débouchées dramatiques puisque on sait très bien que plus la la parole se libère soi-disant sur ces questions justement racistes, homophobes, transphobes et cetera, plus les attaques sont nombreuses.

Donc il y a il y a des effets des effets très concrets derrière ça. Donc je trouve que la l'instrumentalisation de la question de la liberté d'expression comme on a pu le voir au Royaume-Uni avec les manifestations et cetera, moi m'inquiète énormément et c'est un peu ce jeu là que tu vois ça va dans le sens de ce que tu disais reprendre des souhait de la liberté mais c'est hallucinant quoi en fait c'est fondamental de rappeler que ben non en fait non et il allait sur les campus il allait sur les campus précisément parce que pour lui c'était une terre de conquête parce que les campus un peu plus progressiste avec plus de jeunes et tout et donc son injonction à débattre et il allait le faire sur le terrain de l'adversaire. Il n'a jamais été question que les progressiste puisse être invité dans les dans les espaces républicains les plus qui eux restaient exclusifs.

C'estd que c'est un envahissement aussi. Ces gens-là nous envahissent au fur et à mesure. Nous serions sommés de les tolérer au nom de notre tolérance.

Ils nous disent "Ah bah vous êtes la gauche, vous êtes la tolérance, la bienveillance. Pourquoi vous n'êtes pas tolérant avec nous ? Alors est-ce que nous on va être toléré dans leurs espaces ?

C'est pas dit. Regardez la place qui est faite aux gens de gauche sur les plateaux de ces news. Regardez ce qu'il laisse dire, ce qu'il ne laisse pas dire.

Vous vous mettez n'importe quel plateau d'Anouna, essayez de mettre quelqu'un de gauche sur un plateau d'anouna. On l' on a vu ce que ça donne. Louis Boyard essaie pas de dire un truc, il se fait hurler dessus.

Il m'arrive de regarder les grandes gueules ou des trucs comme ça pour le pour le boulot. Et on voit à chaque fois que quelqu'un essaie de dire un truc pour notre camp, pour la gauche en général ou même de parler du sort des travailleurs, il se fait hurler dessus directement. Mais ces gens-là par contre à l'inverse, donc ça c'est leurs espaces, mais ces gens-là par contre à l'inverse vont venir dans nos espaces ou les espaces qui nous sont collectifs qu'on est censé un peu partager avec tout le monde et nous dire on on on a notre place ici sinon vous êtes intolérant et et on les voit maintenant envahir grâce à cette rétorique, ils envahissent le service public interre.

Ils ont réclamé de France inter recule. On peut parler de France Inter, du service public et cetera. France Inter recule à chaque fois dès que ces news commencent à dire mais vous ne nous acceptez pas sur votre chaîne et ben France Inter recule.

Donc voilà c'est c'est un envahissement, c'est pas la tolérance, c'est pas le débat, c'est c'est qu'ils sont à à l'assaut. Safia ? Oui, moi ce sujet me donne la gueule de bois parce qu'en fait pour aller dans le sens du Zul sur le sens même du débat, il faut y regarder son contenu.

Et quand on regarde le contenu euh dans le contexte du pouvoir trumpien, les paroles de Charlie Kirk, c'étaient des paroles qui tuent, qui venaient légitimer les rafles de la ICE, qui venaient légitimer les violences racistes et les crimes racistes, les violences transphobes et les crimes transphobes. Ce monsieur avait du sang sur les mains par les débats protoinnocents qui l'organisaient. Et quant à son assassinat, je crois que les sociétés sont responsables de leur crime et qu'elles produisent leur crime et que l'augmentation des violences politiques viennent aussi du fait de quand on a une violence par la parole qu'il se libère et ben çaen est une conséquence et que ce jeune qui l'a assassiné, il est pris aussi dans une matrice de société quoi.

Et je et je pense que queon peut pas mettre toutes les responsabilités sur le même plan. Euh moi je ne suis pas de bien que ça me secoue, hein, je ne suis pas de de l'école qui condamne, je ne partage pas les méthodes, mais je me dis que notre société produit des crimes et que va falloir qu'on fasse vraiment gaffe à ce qui est dit et et au niveau du du débat, quoi. Et et puis et puis quant à l'accélération, en tout cas ce qui est ressorti de de de la chronique des douill quand à quant à l'affissement des des libertés démocratiques, y compris dans des démocraties bourgeoises, ces affaissements font font des bons mais ils n'ont pas toujours besoin de de prétexte.

Il connaissent des moments d'accélération et on verra en France quels sont les moments d'accélération des effritements démocratiques qui peuvent venir. Même un mouvement social peut en être un prétexte un prétexte même à toujours plus réprimer. Edou, le prétexte est dans la loi française.

Il s'appelle la loi séparatisme. Il a été ça a été voté pour dans un contexte d'islamophobie et comme vous savez cette loi séparatisme elle s'en est pris ensuite aux écologistes et aux mouvements radicaux et elle est disponible. Elle est comme l'article 16, elle est aujourd'hui disponible.

Le sens de ma chronique, c'est que nous comprenions bien le moment dans lequel nous sommes qui est en effet cette offensive, cette offensive idéologique qui où la liberté d'opinion devient le cheval de 3 pour dire le pire, pour dire l'inommable, pour dire des paroles qui banalisent la haine, qui banalisent la violence, qui banalise le racisme, la xénophobie. des opinions avec lesquelles pour moi je ne pense pas qu'on doive débattre. Je pense que ce sont des opinions que l'on doit combattre.

Comme le disait quelqu'un que j'aime citer Jean-Pierre Vernand, on un grand résistant et et un grand philosophe. On ne discute pas recette de cuisine avec des anthrophages. ce que ce que je voulais dire par rapport à en rappelant ces moments où dans des contextes historiques différent parce que c'est une très vieille ruse des pouvoirs modernes dans différents contextes de se saisir d'une violence pour l'essentialiser et dire que cette violence là est la cause de tous les désordres et du coup il faut bien ce qu'il faut pour combattre ces cette violence hein dans des contextes différents.

Ce que je voulais dire, c'est que nous ayons bien conscience du rapport de force face auquel pour moi, et c'est la leçon de l'immense mobilisation du jeudi 18 septembre. Face à cela, il n'y a qu'une réponse qui est que la société s'organise de la manière la plus massive possible. Euh la réponse au show de Charlie Kirk çaurait été que justement la société américaine se mobilise et on sait combien elle a été démobilisée par les présidences démocrates que et aujourd'hui c'est les leçons qui sont en train d'être tirées par les gauches démocrates aujourd'hui.

C'est ça la question c'est le rapport de force. Il se joue par la mobilisation de la société et la mobilisation la plus large possible, la plus rassembleuse possible, la plus unitaire possible d'une sorte de force tranquille qui me remet à sa place cette virulence, cette virulence verbale qui appelle qui appelle une violence. Car pourquoi je dis ça ?

C'est parce que nous sommes dans une époque où le rapport de force n'est pas favorable. Hm hm. Nous voyons bien les ombres qui menacent et elles sont et elles sont partout à tel point que nous voyons notre impuissance face à Trump, face à Poutine, face à Kijingping, face à Netaniau et face à toutes sortes de régimes euh qui euh sont euh dans ce côté de de régimes voyou, de régimes qui n'ont aucun principe, aucune règle, aucune limite, qui peuvent mentir, qui n'ont aucun rapport au réel, au savoir, à la connaissance. qui vivent avec des fake news et des et des et des mensonges.

Et donc dans ce moment-là, il y a il y a vraiment un rapport de force serein à construire pour avoir conscience, c'était ça ce que je voulais dire, qu'ils sont en embuscade. Ils sont en embuscade. C'est presque ils n'attendent que ça.

Et d'ailleurs, c'est ce qu'a montré la séquence des États-Unis avec Trump où dès le soir même, il a mis en cause la gauche radicale. On va continuer à se battre en tout cas avec les moyens qui sont les nôtres, notamment le moyen d'informer, de débattre, de discuter ici comme ailleurs. Chers amis, nous allons marquer une pause.

Après la pause, nous retrouverons la chronique d'Ad et euh notre invité politique. Cette semaine, nous recevons euh la députée insoumise euh Clémence Getté. À tout à l'heure après la pause. [Applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous.

Bonsoir et bienvenue de retour dans Backed. Ouais, incroyable. Nous ne sommes pas dans nos dans nos studios habituels, on est dans un petit studio à côté sans public parce que il y a des travaux dans le studio habituel.

Mais rassurez-vous, on le retrouvera notre studio chéri dans semaines après Poitier. Ça va être trop bien. Chers amis, cette semaine, nous allons recevoir notre invité politique.

Il s'agit de la députée insoumise Clémence Gueté. Mais avant, une chronique qu'on attend avec beaucoup d'impatience. C'est parti pour la vie d'Adel.

Incroyable, c'est complètement dingue. On traverse le studio. C'est fou.

C'est fou. Ça rappelle les débuts. C'est Non, mais c'est vrai que c'était ici la deè saison ici.

Absolument. Ouais. Ouais, ça va.

Ça va. Et toi ? Tu as passé un bon été ?

Et ben très bon été. Très bon été. Moi je suis trop contente de vous retrouver.

Le petit rendez-vous du jeudi. C'est cool. En plus, j'ai un petit rendez-vous du vendredi maintenant aussi.

Je l'annonce. J'ai mon spectacle tous les vendredis à 21h à la nouvelle scène à Paris. Allez bang.

Là c'est vraiment très chouette. Euh bon euh alors après Adelle PL c'est pas la Ouais c'est on va redescendre un petit peu. Voilà c'est ça je voulais vous dire de quoi vous parlez.

Alors ben on a encore changé de premier ministre c'est fou ça devient une tradition de septembre vraiment c'est cartable trou. C'est vieux mec de droite qui se fait défoncer tous les 3 mois. Macron il nomme plus des chefs de gouvernement.

Il choisit des pignataas. C'est ça son son concept. Pour commencer, moi je voudrais prendre un temps pour rendre hommage à celui qui nous a quitté pour là une autre station de recharge de véhicule électrique de Burger King.

Burger King. Très bien. Merci.

On s'en lasse pas vraiment. Il est parti ce fan de gastronomie américaine qui savait compter les étoiles du système solaire mais pas les maltraitances des enfants catholiques. François qui restera désormais pour toujours.

François bye bye. Rouadore euh non c'était non le fast mais elle est pas mal. Non elle est bien elle est bien.

Non mais tu l'as inventé ? Bah moi j'ai mis des blagues sur François baou et après j'ai vu que il y avait plein d'apéro. Bye byou.

Enfin, évidemment, les bonnes idées, il y en a plein qui peuvent les avoir, hein. Mais c'est marrant parce que bon, lui qui a été toujours contre le SUTI d'assister, il a quand même fini par euthanasier sa carrière politique. C'est quand même assez étonnant.

Euh et pour prendre sa suite, tout le monde en même temps il souffrait beaucoup hein. Mais bon, tu vois comme quoi les gens nous surprennent, changent d'avis. Ouais.

Euh, pour prendre sa suite, tout le monde voulait ce poste. Vous n'avez pas candidaté vous. Ça vous tentait pas la pinata ?

Vous étiez les seuls he parce que ça ratissé large fort brand pivet vre bertr ils ont tous tenté leur chance pour eux c'était l'eur million en mode on sait jamais 100 % des gagnants ont tenté leur chance tu vois alors que de son côté Macron lui jouait à cache-cache. Il était genre il est où le poste de premier ministre ? Alors tu chauffes Catherine.

Ah non ah non Olivier il est pas à gauche. Non non parce qu'il est là tout près. Tout près.

Tout tout près de moi. Et oui il était tout près de lui. Et Xavier Bertrand d'ailleurs l'a révélé.

Il a dit que ça serait le cornu mais trop tôt. Donc le cornu a démenti, a dit "Non, pas du tout. Alors absolument pas, ça sera pas moi." Et puis en fait bah si c'était c'était lui.

Genre les mecs en politique il ment quoi comme dans l'émission les traîtres. C'est une transition. D'ailleurs, qui qui participe au traître cette saison ?

Marlè Chapa. Ah non mais c'est fou. ministre traître, c'est c'est bien ça, je trouve comme association pour redonner au français confiance en la politique.

Vraiment après, c'est déjà une forme d'honnêteté, je trouve, de reconnaître qu'on est dirigé en politique et un gros mytho. Donc je sais pas, je suis partagée. Et du coup, je peux vous dire que sur ce couplà, Marline a été très honnête.

Vous avez fait connaissance avec Marlè, la personne humaine, gentille. Bah maintenant, cette personne vous la verrez plus. Vous verrez la femme politique et vous ferez l'enquêtrice et vous verrez que je ne ferai de cadeaux à personne.

Personne. Fabien Olicard au milieu. Voilà.

Alors, je me permets de reprendre quand même ses propos, c'est parce que elle nous explique quand même qu'il y a Marlè la douce et Marlè la féroce. Marlène Lumaine et Marline Tatcher. Tu vois, celle qui fait le cadeau à personne.

Elle nous en parle, tu sais, comme si c'était un pouvoir qu'elle pouvait pas contrôler. Genre Marline les soirs de pleine lune, elle se transforme en femme politique et là tout le monde elle les dévore et tout et elle détourne l'argent du fond Mariane. Enfin, tu vois, c'est des trucs qu'elle contrôle pas.

Je vous remets un petit peu de Marlè politique pour le contexte. C'est quoi ce truc ? Ah bah non, faut les tr je c'est un jeu, c'est une émission de télé qui est un jeu comme le loupgarou mais ça s'appelle les traîtres.

Et donc tu dois, tu as plein de gens qui se qui sont rassemblés dans une salle, je crois c'est à peu près ça l'idée. Et tu as plein de gens qui sont honnêtes et il y a genre deux traîtres mais on sait pas mais genre ils sont pas enfermés pendant des semaines en mode love story. Non, ils sont enfermés quelques jours je pense doivent faire des missions et tu en as deux qui doivent faire s'aborder l'émission quoi.

Mais tu sais pas lesquel c'est. Ouais. Enfin si nous on sait les le le public, on sait d'ailleurs elle est traître ou pas ?

Je je j'avoue je n'ai pas cette information. Je pense que ça ils le disent pas tout de suite parce que je pense qu'ils ont envie d'attendre un peu. D'ailleurs, je vous remets un petit peu de Marlè Bloody Marlè.

Ah oui s'il te plaît. C'est bon. Je voudrais savoir ce matin, qu'est-ce que ça fait de réaliser que tu es complètement au fraises depuis le début du jeu ?

Anneabeth, pense par toi-même s'il te plaît. Toi Fabien, si tu es mentaliste, si tu es l'excellent mentaliste que tu pensais être pense tout ce que tu es. Aide-nous, donne-nous un trait.

Tu t'es trompé à 100 % des cas. Maintenant réagis, réveille-toi. Et pourquoi ils sont ils sont en mode conseil des ministres ?

En plus, tu f On remet du rythme. Elle défonce tout le monde. Elle estule.

Oui, absolument. Elle est très mécontente, elle y prend du plaisir hein quand même. Ça se voit.

Oui mais là c'est Marlè la femme politique, c'est pas l'autre Marlè il l' ils l'ont nourri après minuit. Je sais pas, il s'est passé quelque chose. Bon alors c'est compliqué de ne pas parler de notre nouveau premier ministre.

Il est inconnu du grand public alors qu'il a fait tous les postes politiques. Et quand je dis tous les postes politiques, c'est tous les postes politiques. Assistant parlementaire, conseiller ministériel, maire, secrétaire d'état, ministre, il a tout fait.

Mais alors, il est passé étrangement sous les radars. Il est pas connu. Et je me suis demandé d'ailleurs pourquoi le grand public ne savait pas jusque-là qui était Sébastien Lecnu.

Et j'ai une théorie, c'est parce que le Cornu c'est pas notre premier ministre, c'est le caméléon. Il existe des êtres doués d'une cilité supranormale, des suiveurs qui possèdent entre autres la faculté d'assumer n'importe quel ministère. En 2017, les chercheurs d'une entreprise appelée Enmarche ont mis en isolement un de ses êtres, un jeune garçon nommé Sébastien, et exploitèrent sa soumission pour des recherches secrètes.

Mais un jour, le caméléon leur échappa. Incroyable arrête mais incroyable ce que tu viens de faire de de parce que de l'électroniqueur [Musique] la ref elle est pointue on a la trilogie du samedi oui c'était la trilogie du samedi mais attends attends parce que c'est une grosse rêff de vieux déjà vous noterez ce montage incroyable qui a repris le générique. Les jeunes dans le chat vous l'aviez ou pas ?

Mais mais non mais surtout ça comment ça se fait que tu l' Bah je sais pas, je suis un enfant de la télé moi j'avoue parce que tu avais pas la Verole sur le baclerger de tout à l'heure et là du coup je suis quand même très étonnée de je ne je ne misais pas du tout sur toi. Je pensais que mais c'est incroyable. Mais c'était fin.

C'est quoi c'était en quelle année ? C'était début Ouais. début des années 2000.

Ouais. Trilogie du samedi. C'était voilà le caméléon Jarode.

Bref euh ça me dit quelque chose. Jarod es-tu là ? Ah oui oui évidemment Jarot.

Oui [ __ ] la vache. Bon ouais. Oh là là.

Allez c'est la rentrée. Euh autre info sur le corn. Il a adhéré à l'UMP à 16 ans.

Waouh ! Oh il est chaud. Ça va forcément pas bien dans ta vie quand tu adhères à l'UMP à 16 ans.

Moi à 16 ans, j'écoutais les chansons de Laori. Lui c'était les discours de SarkoZi quoi. Sarkozy père je le précise a l'air d'être important maintenant.

Euh lui c'était ça les boys band sur le mur de sa chambre. Oui, elle est magique cette affiche. Ils ont pris cher les G Squad et tout be sous contrôle judiciaire.

Bon, allez, j'enchaîne, je change de sujet parce qu'il y a une autre info importante qu'on a un peu loupé la semaine passée, c'est qu'on connaît désormais la date du jugement en appel de Marine Le Pen. Et ben oui, ça sera en janvier prochain. Comme quoi, la lenteur de la justice, c'est pas une fatalité.

Faudra le dire aux victimes de la miante qui attendent un procès depuis 30 ans. Enfin, ceux qui sont encore vivants. En tout cas, Marine, elle pourra plus se prindre.

Pardon, elle pourra plus se plaindre qu'elle est maltraitée par la justice. Vous demandiez vous-même à être jugé avec célérité très rapidement. Vous avez été exaucer.

Oui, enfin je demandais surtout d'être jugé après les élections municipales. Qu'est-ce que ça coûtait de mettre ce procès au mois d'avril ? Non, c'est trop tôt, ça m'arrange pas.

Non. Oh, ça va pas bien la tête. On parle pas de décaler une vie chez Naruto.

Ça m'a voilà, ça m'a beaucoup énervé. On enchaîne, on change de crémerie avec votre invité de ce soir, Clémence Getté, député de la France insoumise, député du Val de Marne et vice-présidente de l'Assemblée nationale depuis 2024. Elle a pas fait du mal à tout le monde la dissolution l'année dernière.

Bon, qui dit Clémence Gué dit NFP et NFP qui est dans les starting block pour diriger et c'est vrai que le NFP est prêt à prendre les reines du pays parce que le NFP est uni comme en comme en juillet. Bah regardez toute cette belle cohésion là, ils sont ils sont tous là. Euh non, il manque quelqu'un.

Il manque ouais il manque Ah elle est Ah elle est fille. Ah merde. Non non mais en vrai ils sont quand même unis comme un seul homme.

Fort à Matignon. Olivier Fort à Matignon. Ça n'arrivera pas non plus.

Non mais c'est parce qu'il se taquine dans sein de l'Union. Non non non. La gauche est prête à diriger parce qu'il y a pas une feuille de papier à cigarette entre les parties de gauche.

Vu ce soir elle a un et demi c'est socialiste le ration nationale. C'est c'est bien. C'est discute gentiment très couris.

Elle est venue ce soir pour attaquer les socialistes. Il parlait bien de Clémence Gué hein. Ouais ouais.

Bon euh OK. Du coup, ben j'ai une petite idée de question genre que tu que peut-être tu pourrais poser à notre invité après quand j'ai quitté le plateau. Peut-être tu pourrais la formuler comme ça.

Tu sais, genre on a appris cette semaine en cette rentrée votre rupture avec le Parti socialiste. J'adore. C'est Je voulais savoir juste est-ce que vous allez bien ?

Clémence guté, c'est je te l'offre, je vais cadeau. Voilà, c'est fini. Merci beaucoup Adelle pour cet avis d'Ad.

Je vais carrément pas poser cette question par contre, c'est sûr que non. Mesdames et messieurs, je vous propose que sans plus tarder, nous accueillons notre invité politique, la députée insoumise Clémence Gueté. [Musique] Bonsoir Clémence Guetté.

Bonsoir, merci d'être avec nous sur le plateau de backsit. Euh, tu es euh député de la 2e circonscription du Val de Marne, tu es la première vice-présidente de l'Assemblée nationale, responsable du programme de la France insoumise et coprésidente de l'Institut la Boessé. Tout à fait.

Merci d'être avec nous. Encore une fois, journée de mobilisation. Aujourd'hui, on a commencé l'émission par ça.

Je voulais t'interroger dessus. Tu as manifesté aujourd'hui à Paris. Comment ça s'est passé pour toi ?

J'ai manifesté en deux endroits. D'abord dans ma circonscription à choisi le roi parce qu'il y a aussi vachement de mobilisation locale. En fait, c'était déjà le cas le 10, je suis allée devant Sanofi dans le Val de Marne.

Euh et donc aujourd'hui, il y avait une mobilisation pour les agents territoriaux de la ville. Voilà, c'est pour dire qu'il y avait aussi des manifestations dans des beaucoup plus petites villes et en effet aussi à Paris où là c'était très massif. Alors peut-être certains d'entre vous y étaient aussi aujourd'hui.

Voilà. Bon, c'était extrêmement impressionnant. la CGT d'autres syndicats disent 1 million de personnes.

Donc évidemment c'est très important. Les autorités ministère de l'intérieur dit moitié moins. C'est très important et je pense que c'est un on est dans un moment de mobilisation plus largement parce qu'en fait c'est une séquence entre le 10 aujourd'hui le 18 le 21 il y a déjà des rendez-vous notamment un rendez-vous à République par les organisateurs du du mouvement blocou et on peut penser que ça va continuer pendant la suite du mois de septembre parce qu'il y a une vraie colère quoi.

On va parler de la suite de ce mouvement. Tu tu l'as dit euh on est dans une phase de mobilisation, c'est parce que pour la France insoumise qui est dans une phase de mobilisation autour de votre euh nouveau totem qui est la destitution du président de la République. Euh c'est pas vraiment un nouveau totem.

Non c'est c'est vrai que là vous avez mis un coup de collier depuis la rentrée quand même. Disons que c'est la c'est la troisème motion d'institution qu'on dépose à l'Assemblée nationale. La première c'était il y a un an donc c'est pas vraiment une nouvelle lubie on va dire.

Ça fait un moment que que on estime que le problème est à l'Élysé. C'est clair parce qu'en fait bon, on a eu des une dissolution, on a eu des élections législatives, on s'est énormément mobilisé notamment les électeur de gauche et pour beaucoup des gens qui n'allaient plus voter et donc ça généré un espoir immense. Et c'est le troisème premier ministre illégitime que nomme Macron.

Donc là, on est dans un une crise démocratique quand même enquistée, très profonde. Et je pense que c'est pour ça que les mobilisations, elles sont puissantes parce que les gens se disent ça peut pas durer comme ça. La seule perspective qui qui l'offre aux gens, c'est de faire de faire des des réformettes parce qu'en réalité, il fera pas de politique extrêmement ambitieus vu comment est composé l'Assemblée nationale.

Des budgets austéritaires par 493 qui fera avaler aux parlementaires et attendre 2027. Bah nous, on estime que une dissolution réglerait vraisemblablement pas grand-chose. Les projections, c'est à peu près la même assemblée nationale.

Euh ou pire euh le rassemblement national qui augmenterait ses scores et donc aurait plus de députés et donc qu'il faut abréger un peu la souffrance des gens. Et donc oui, on demande en effet des missions d'institution enfin qui qu'il identifie comme le font un certain nombre de gens le fait que c'est lui le problème et que c'est la politique qui mène le problème. On en parlait en première partie.

D'ailleurs, on a très peu parlé de Sébastien le cornu parce que faut je pense faut pas qu'on s'attache trop et on verra après. Mais en effet, les gens ont identifié que le problème c'était c'était Macron et que derrière Macron, le problème c'est le pouvoir des riches, leur pouvoir d'échapper à l'impôt, mais aussi leur pouvoir de de du fait qu'on vit dans leur société un petit peu à leur mains. Euh donc du coup, ce qui ça a cristallisé un petit peu sur l'attaque Zukman qui est devenu euh la chose réclamée maintenant, ça a plutôt fait consensus.

Je voudrais savoir quelle est la position de la France insoumise. On en discutait nous entre nous en se disant bon c'est c'est il y a un effet de cliquer quand même. C'est important ce truc de taxer les biens professionnels.

Mais est-ce que c'est si fou que ça ? Est-ce que ça peut pas s'accompagner aussi du budget autoritaire ? Si nous donner ça d'une main et et et faire quand même le budget autoritaire de l'autre.

Est-ce que on défend jusqu'au bout ou est-ce qu'on voilà qu'en pense la France insoumise de cette taxe ? Nous on est évidemment pour la taxe du Hukman. On l'a voté dès demain à l'Assemblée nationale quand elle est passée parce que je rappelle qu'elle est passée à l'Assemblée nationale.

Elle a été enlevée par Non mais dans particulières oui on a eu un débat d'ailleurs passé elle a été adoptée. Donc il y avait une majorité à l'Assemblée nationale pour taxer de 2 % le patrimoine des ultra riches. Donc évidemment on est pour là où je rejoins le commentaire que tu as fait c'est que ça peut pas être ça et puis on avale tout le reste.

C'est une évidence notre notre contrebudget tous les contrebudgets d'ailleurs qu'on a fait quand on disait un peu plus de justice fiscale, on parle évidemment de des milliards que se sont pris les grandes multinationales depuis l'hébitant de Macronie. On parle du patrimoine des ultra riches 2 % c'est une taxe, c'est infinitésimal. J'ai j'ai vu des projections marrantes qui montraient ce que ça donne sur le salaire normal de quelqu'un de normal.

Je veux dire, c'est rien du tout pour les ultra riches. Donc quand on parle de somme démentes, il faut aller bien plus loin. Nous, on est aussi pour le retour de l'ISF, mais on est pour plus de justice fiscale euh largement.

On pourrait on pourrait faire l'impôt universel sur les entreprises. Donc c'est clair que il faut un paquet fiscal. Cela dit, je suis sceptique sur le fait que même cette miette soit accordée dans le budget le cornu parce qu'en fait il y a quand même beaucoup de voix dans la macronique qui s'élève déjà pour dire c'est quand même beaucoup, faudrait peut-être faire quelque chose de ponctuel d'un peu sur une assiette plus étroite et cetera.

Donc même ça, je ne suis pas sûr que ce gage-là soit donné par exemple au socialistes contre un accord de de non censure. On verra bien. Ce qui est certain, c'est qu'on prendra euh ce qu'il faut parce que je veux dire là, on est dans une situation de de d'injustice sur le partage des richesses qui est à proprement parlé hallucinante dans le pays.

Donc euh donc voilà, on prendra ça mais c'est pas suffisant. C'est clair. Léa, du coup pour vous en l'état actuel, il y a aucune négociation de possible.

Il faut nécessairement la destitution d'Emmanuel Macron ou est-ce que vous pensez qu'il y a encore une marge de manœuvre notamment à l'Assemblée nationale pour essayer de faire passer des choses ou c'est complètement cuit ? Alors on jouera notre rôle de parlementaire. Enfin moi comme les autres on a été élus pour ça.

À chaque fois qu'on a l'occasion de voter, malheureusement c'est trop rare sur les questions budgétaires. Mais on vote, je rappelle 28 493. Enfin moi j'ai jamais voté de budget, je le dis mais je suis élu depuis 3 ans.

Je n'ai jamais eu l'occasion alors que c'est la prérogative normalement des parlementaires et des représentants du peuple. on le cela dit, non je ne crois pas qu'il y a de négociation possible avec le corn. C'est vrai qu'on va pas s'y attacher trop.

Moi, je pense qu'il ne qui ne durera pas, qui sera censuré et franchement j'espère que ce sera le plus tôt possible parce qu'en fait il y a aussi quand même un effet de de de lassitude. On a trois premiers ministres illégitimes pour mener la même politique. Euh à chaque fois on a les médias qui pendant 15 jours, 3 semaines, parfois le plaisir a duré encore plus longtemps, ça a été 3 mois, qui nous font le coup de il y aura peut-être un premier ministre de gauche, vous allez voir, c'est le changement de cap de la Macronie.

Absolument pas. Enfin, le Cornus est son plus proche ministre des armées. Il est là pour faire un budget austéritaire et pour financer l'armement et le les dépenses militaires et notamment les 5 % de PIB qui ont été octroyés aux dépenses militaires sur de la Commission européenne.

Donc, j'ai aucune illusion sur ça. Euh ce que je vois, c'est un truc relativement minable pour essayer d'arracher une non censure côté LR et côté parti socialiste pour essayer de dégager une majorité autour du bloc macroniste. Je ne sais pas s'il va y arriver.

J'espère que non. Euh mais en tout cas, c'est la seule chose qu'il essaie de faire. Donc voilà, il essaie de donner un petit peu de ça.

Il mettra des il mettra des des promesses et des lois racistes pour le rassemblement national et puis il espéra que tout ce petit monde se tienne à carreau. Moi, j'espère que il y aura suffisamment de parlementaires pour dès le premier jour de la session ordinaire voter la motion de censure que nous on va déposer assurément. Peut-être pour revenir très brièvement sur ce projet de destitution, enfin parlons voilà avec le un principe de réalité, il y a quand même peu de chance pour que ça aboutisse, on est bien d'accord.

Alors factuellement, il faut 2/ tiers de de parlementaires pour voter la destitution. Il est clair qu'à l'heure actuelle, j'ai pas le sentiment que de tiers des parlementaires soient prêts à voter la destitution. Ce qui nous intéresse, c'est d'augmenter le niveau de pression.

La première, on l'a déposé tout seul. La seconde, c'était il y a une semaine et demi. On l'a déposé avec, je crois, 90 parlementaires euh euh de l'ancien NFP, sauf Parti socialistes, donc des écolos et des communistes.

Celle-ci qu'on vient de déposer, on est 104, soit une majorité absolue au sein de l'ancien nouveau Front populaire, toujours sans Parti socialiste, mais avec davantage d'écolos, davantage de communistes. Donc, on voit quand même qu'il y a une idée qui progresse chez les responsables politiques et en réalité pas par hasard parce qu'elle progresse dans la rue. C'est aussi des gens qui vont dans des manifestations.

C'est aussi des gens qu'entendent dans leur circonscription le ralbol et le caractère extrêmement dégagiste de la période. Voilà qui est tourné vers vers Macron. Donc et puis par ailleurs, bon ça c'est pour étudier la gauche.

Après il y a des gens qui s'ans doute par opportunisme ou calcul politique pour leur propre chapelle. Par exemple, je pense au républicain quand PCR dit il doit en effet partir Jean-François Copé, c'est pas du tout pour les mêmes raisons que nous. Il n'empêche que ça fait un son de cloche qui s'alourdit dangereusement pour lui.

En réalité, je pense qu'il le sait d'ailleurs. Enfin, je dire les les les hommes qu'il a placé comme premier premier ministre, c'était euh des fusibles. Il gagnent du temps et je trouve que c'est vraiment de la politique minable, quoi.

C'est vraiment se maintenir coûte que coûte jusqu'à la fin, sans avoir plus aucune ambition pour le pays que finir son œuvre au service des ultra riches. Voilà. Safia, pardon.

Alors non, faut pas s'excuser. Alors Clémence Gueté, vous vous parliez de ce moment dégagiste qu'il y a dans la rue avec une journée du 10 septembre et une journée aujourd'hui qui à mon sens est une réussite tout de même au vu du nombre de personnes sorties et de l'inquiétude du pouvoir. Et dans la revue Contre-etemps au côté d'Adrien Clouet, vous plaidez le fait que de ce mouvement septembriste comme vous l'appelez, il pourrait y avoir un moment destituant, c'est-à-dire une démission, une destitution d'Emmanuel Macron qui pourrait se reconstituer autour d'un moment constituant, c'est-à-dire d'une élection présidentielle.

Sauf que pour vous donner mon avis, c'est que ce mouvement bien qu'il balbucit, qu'il est à ses débuts, il a une potentialité extrêmement forte par le bas. Il y a de l'énergie et je ne pense pas que ce mouvement mérite une élection présidentielle quand on sait qu'il y a une forte contestation du système, qu'il y a une forte contestation du présidentialisme, du Sénat qui n'a aucun sens. Euh que il pourrait demander ce mouvement des élus révocables, une assemblée constituante.

Est-ce que ce n'est pas couper l'herbe sous le pied aux ambitions de ce mouvement que de demander une élection présidentielle dans le cadre de la 5e République ? Mais bon là, vous donnez un avis qui est un avis politique, mais du coup qu'est-ce que vous proposez que que soit proposé à ce mouvement justement je vous pose comme aboutissement ? Mais puisque vous dites la présidentielle c'est pas la solution politique à apporter au mouvement notamment une assemblée assemblée constitu pourrait porter cette ambition pourquoi est-ce que ça doit passer par une élection présidentielle ?

ça la question parce que pour passer à la 6e République de fait avec Macron, j'y crois très peu. Donc je refais tout le chemin et notamment dans la tribune que vous citez avec Adrien Clouet, on estime que en ce moment il y a eu un très fort dégagisme dans ce mouvement qui est quand même tourné vers le président pas par comment dire c'est pas pour personnifier ou personnaliser le le l'objet de la colère, c'est parce que dans la 5e République de fait le président de la République qui s'octroit énormément de pouvoir et Macron en plus a usé abusé de tout ce que permet la 5e République. qu'ensuite le peuple peut s'instituer, se se sentir peuple et que c'est là qui prend conscience de son pouvoir.

Et moi je pense que dans des journée comme le 10, le 18 les gens sentent leur pouvoir comme peuple et les revendications communes qui peuvent avoir avec d'autres personnes et qu'ensuite il faut un mouvement constituant. Et ça donc je rejoins exactement ce que vous ce que vous dites, c'est que il faut à mon à mon sens, il faut changer la République et donc la Constitution. Nous, on propose que ce soit fait par une assemblée constituante pour que les gens puissent par eux-mêmes réécrire les règles du jeu parce que malheureusement c'est pas une une petite révision de la Constitution de la 5e qui va nous faire changer gros globalement de cadre.

Elle a déjà été révisée 24 fois. Euh ce serait de toute façon à la marge. Ce qu'on estime nous par contre, c'est que pour passer à cette 6e, il faut passer par une présidentielle parce qu'on est dans le cadre de la 5è et qu'elle est hyper présidentialisée et qu'on arrivera pas à faire de constituante si jamais on passe pas par une élection présidentielle.

Le problème, c'est que moi je n'ai pas vu un régime s'autoeffronder de lui-même dans ses propres règles. Pourquoi ne pas donner l'opportunité et l'ambition à ce mouvement de porter lui-même l'Assemblée constituante ? Ah mais c'est pas c'est pas du tout comment dire ?

C'est pas du tout quelque chose auquel on s'oppose. Le fait qu'il y ait des mots d'ordre d'ailleurs qui circulent déjà pour la fin de la 5e, pour la 6e République, pour la constituante, ça rejoint très concrètement ce que nous on demande. Donc ça nous convient très bien.

Après moi je suis une responsable politique, je suis par ailleurs élu, je crois dans les élections, je crois dans la révolution citoyenne par les urnes et je pense que politiquement pour y avoir des élections en dehors de la 5e République. Je pense que politiquement c'est exactement ce qui nous différencie, vous et moi, vu là où nous militons réciproquement. Et donc moi, je pense en effet qu'il faut une élection présidentielle pour passer de la 5e à la 6e et que sinon malheureusement ça n'arrivera pas.

Et donc du coup concrètement comment ça se passe ? Parce que moi il y a quoi il y a en 2021 j'avais interviewé Mathilde Panot qui me disait bah c'est simple Jean-Luc est élu il se il s'enlève et puis on fait la constituante c'est ça qui va se passer. Alors si si Jean-Luc Mélenchon est élu admettons ou peu importe au sein de la France insoumise mais j'imagine bien que ce sera lui qui sera présenté qui se présentera.

On en discutera après si vous le voulez bien. Concrètement qu'est-ce qui se passe ? Il est élu, il se casse, il laisse la place à la constituante.

Alors ce qu'on propose, nous on a détaillé vraiment ce plan depuis des années. En gros, il y a les élections présidentielles, on les gagne, la France insoumise les gagne. On est en capacité d'appliquer notre pouvoir.

On le fait pendant un temps donné dans les contraintes de la 5e et avec les pouvoirs de la 5e. Donc un gouvernement, un président et cetera. Oui, tout à fait. euh un gouvernement, un président, on essaie de faire passer le plus de de mesures possibles notamment pour faire pour pour parer aux urgences, urgence sociale, urgence démocratique, urgence écologique.

Dans le même temps, on prévoit un calendrier pour l'élection de cette constituante. Ça peut pas se faire comme ça. Donc ce qu'on propose, c'est qu'à l'été, mettons, c'est 2027 dont on parle, à l'été 2027, il y a le début d'une campagne pour la constituante.

On avait imaginé nous un système avec des constitutionnalistes et des partisans de la 6e République mixte. C'est-à-dire il y a une part de tirage au sort, une part de de liste, on va dire, de partis politiques ou d'organisations politiques qui veulent former des listes et présenter des candidats. Et les gens au moment de l'élection pour la constituante vont voter soit pour tirage au sort, un bulletin tirage au sort, soit pour une liste d'un candidat auquel il ou elle croit.

Et ça ça détermine la composition ensuite de l'Assemblée constituante qui ensuite doit travailler. Euh on a vu dans les expériences pour garantir la parité sociale, la parité de genre et dans tout oui enfin faut quand même citoyenne c'est le cas. Oui oui, il y a des mécanismes il y a h critères d' qui sont appliqués sur le tirage au sort qui permettent de garantir ou bien sûr bien sû et y compris parité de genre c'est quand même le moment de faire beaucoup mieux que ce que je disais social de genre bien sûr.

Ouis exactement et donc ensuite il faut laisser le temps à la constituente de travailler. On a vu dans les expériences internationales il faut nous on estime qu'il faut 1 an voire 2 ans et ensuite il y a le référendum d'approbation de cette nouvelle constitution. Donc c'est pas quelque chose qui se fait en en 2 minutes évidemment.

Et donc en fait Jean-Luc Mélenchon reste président pendant pendant les deux les 2 ans où on a gagné et où on met en place la constitution, on applique notre programme sans sans sans tarder. Oui. Et à la mise en place de la 6e, il y a à nouveau des élections.

Et ben ça dépend ce que décide la constituante. C'est ça toute la toute l'incertitude de la chose. Sinon oui, c'était comme ça entre la 4e et la 5e.

C'est à peu près l'idée de tu fais le tu fais vrai. qu'on revienne aussi parce que c'est vrai qu'on dit constituante constituante mais peut-être expliquer aussi un petit peu ce que c'est et on ce qu'on ce qu'on disait aussi en conférence de rédaction c'est que la constituante c'est l'idée de de de faire d'imaginer de nouvelles manières de produire de la décision publique et de produire de l'acceptation de cette décision publique. Et là où je comprends aussi Safia et sa méfiance qui est dans ces nouveaux processus qu'il faut qu'on trouve, il faut il va falloir de toute façon, vu l'état de défiance du corps social à l'égard de ces élites politiques notamment, il va falloir que le politique apprenne à se déprendre et c'est dur de faire confiance au politique en disant "Bon bah allez-y, apprenez à vous déprendre." C'est c'est très très difficile.

Et pourquoi ? Parce que et là, on peut en venir peut-être à au dernier bouquin que vous avez sorti avec la Boessie. Parce que j'imagine que l'intuition c'est que le peuple est a changé, le peuple est prêt à prendre une plus grande place.

Alors est-ce que première question, est-ce qu'on peut euh imaginer on parlait de de convention citoy de de d'assemblée citoyenne, comment on avait dit convention citoyenne tout à l'heure, quels pourraient être ces mécanismes ? Quelles pourraient être ces institutions de la participation nouvell à créer ? Mais j'imagine que vous avez quand même quelques idées en tête et que c'est des choses qui ont déjà été un petit peu réfléchies et et et il y a des régimes aussi dans lesquels ces processus là parce que le processus constituant c'est un truc qui est très en Amérique latine ça se fait beaucoup pour et parfois aussi avec le contrôle du politique.

Voilà aussi avec un contrôle du politique. Donc comment nous on peut être assuré aussi que ce contrôle là sera pas trop pas trop prenant quoi ? Ouais.

Ouai c'est clair que c'est hyper exigeant. C'est sans doute beaucoup plus simple, en tout cas beaucoup plus maîtrisé de faire ce que fait Macron avec la 5e, c'est-à-dire les décisions solitaires d'un homme seul. Euh nous, ce qu'on a imaginé et ça, j'ai oublié de le dire d'ailleurs dans dans le processus constituant, c'est qu'il y ait aussi des débats au niveau locaux.

C'est-à-dire que ce qui a été fait au moment des gilets jaunes avec les cahiers d'oléance qui ensuite ont été mis dans des petits placards fermés et qu'on continue de réclamer d'ailleurs le fait qu'il soit examiné, les cahiers de doléance et leur participation ont montré que les gens euh si on leur dit à la mairie, vous pouvez déposer des revendications dans un lieu identifié, il y a une volonté de participation. Ça a été le cas. Donc nous, on veut aussi qu'il y ait des débats constituants organisés par les communes.

Pas que ce soit uniquement quelque chose de porté nationalement parce que il y a en effet cet éloignement. Ensuite euh quand je dis on gouverne sans attente dans le cadre de la 5e, ça veut dire aussi et d'ailleurs je reviens à votre interpellation que euh nous on voudrait sans attendre faire passer le RIC euh référendum d'initiative citoyenne qui comporterait plusieurs dimensions. des propositions d'abrogation de loi, révocation des élus, y compris parce que ce ce processus de participation populaire citoyenne revivifié, il est clair qu'après des années de on a creusé la défiance, un éloignement ou l'abstention a atteint des niveaux absolument records, il est clair qu'on a retissé des choses de manière très de manière très profonde.

Et donc pour en arriver au livre qui qui s'appelle donc Nouveau peuple, nouvelle gauche, l'idée de ce livre c'était de s'interroger sur le rapport de la gauche au aux classes populaires de manière générale pour ne pas en rester à des commentaires qui ont très souvent été faits. Le rapport Terranova, les classes populaires ou où les gens quand ils ont des bas salaires votent à l'extrême droite pour essayer de dépasser ces idées reçues. périphérie.

Exactement. L'analyse spatialisée, la fracture territoriale, l'analyse des fétistes, y compris la gauche n'a plus de socle et cetera. Des chercheurs comme Vincent Tibéri montrent OK, il y a une droitisation des élites par le haut mais finalement le progressisme général augmente plutôt dans notre société.

Et donc de de se dire que toutes ces analyses là, elles devaient être un petit peu approfondies. On a travaillé et franchement je suis très fière de ce de ce bouquin avec 20 chercheurs qui sont des sociologues électoraux qui sont des historiens qui travaille sur différents sujets et qui ont dressé un état des lieux de qui sont les classes populaires aujourd'hui comment elles sont composées, pourquoi elles ont été extrêmement féminisées notamment avec la précarisation très très forte des métiers féminins. Comment la domination raciale s'ajoute à la domination sociale par exemple quand on prend le cas des travailleurs ubérisés ou des intérimaires ? comment quel est le rapport à l'écologie des classes populaires.

Bref, sur tout un tas de de dimensions, le but c'était d'actualiser un peu notre logiciel et de se dire la classe ouvrière qui était censée gagner et et prendre et prendre le pouvoir et arriver à faire en sorte que ce soit la révolution, cette classe ouvrière n'a jamais réellement existé. Il n'empêche que dans un imaginaire socialiste ou marxiste ou matérialiste de manière générale, il a été elle a été énormément mobilisée. On sait aujourd'hui que les ouvriers, c'est pas la plus grosse part des classes populaires et que par ailleurs, les la figure de l'ouvrier blanc, homme, qui habite en milieu rural est totalement myifié et ne correspond pas à la réalité des gens encore une fois qui de fait galèrent, sont les victimes du néolibéralisme et auraient un intérêt matériel à voter pour un programme de rupture de gauche qui change qui change leur quotidien et leur vie.

Et donc euh on a essayé d'actualiser notre logiciel en se disant le matérialisme est toujours notre base idéologique. Euh il y a un renouvellement toutefois quand même des rapports de production et de reproduction du travail parce que le travail n'est plus le même que il y a 40 ans et également s'ajoute une dimension évidemment intersectionnelle avec l'accumulation des dominations. Je parlais des dominations racistes mais évidemment aussi sexistes, des dominations néocoloniales, des dominations y compris écologiques et de se dire que toutes ces dominations se justapposent et que à gauche nier ou hiérarchiser ces différentes dominations conduit de fait et c'est mon point de vue à faire le jeu de l'extrême droite ou de l'extrême droitisation de la société.

Et comprendre mieux le corps social, c'est produire de meilleures revendications, meilleur stratégie. De fait, une organisation politique si elle n'est pas en prise avec à qui elle compte s'adresser, enfin c'est ça en fait notre réflexion, c'est à qui on à qui on s'adresse et donc quels sont les besoins des gens qui doivent être répondus par nos propositions politiques. Voilà.

Et donc c'est l'ambition de ce livre-là qui sera suivi par d'autres qui est aussi un un prétexte militant parce que comme pour le premier livre de l'Institut Labo ici, moi je vais aller le présenter dans des circonscriptions euh tenu par le Rassemblement national et que la dernière fois on a fait 70 réunions publiques avec un livre et qu'en fait ça donne aussi un prétexte de discussion de voilà on a des on a des questions à vous poser d'ailleurs sur les élections municipales mais je voudrais revenir sur la 6e République parce qu'on voit bien qu'il y a en ce moment à gauche un clivage qui est assez ancien entre une gauche plutôt radicale, une gauche plus progressiste, une gauche progressiste incarnée par le Parti socialiste qui joue le jeu du compromis, de la discussion et du dialogue parlementaire. On les avait vu avec on les a vu avec le cornu et une gauche plus radicale qui est sur une thématique de rupture incarnée par la France insoumise qui veut pas négocier son son programme sur lequel sur lequel il a été élu. Pour vous dans une sign publique, c'est quel type de parlement qu'on doit avoir ?

Est-ce que c'est le retour aux hégémonies qu'on a connu sur la 5e ? Est-ce que c'est plutôt 4e République avec plein de groupes qui doivent forcément se mettre d'accord ? Comment vous voyez ?

Avant de répondre à votre question, je vais quand même répondre à votre commentaire parce que je le partage pas exactement. Bah déjà moi j'estime être aussi membre de d'un parti progressiste. Enfin, je veux dire les deux sont pas antinomiques.

Je sais pas pourquoi tu as dit progressiste. Moi, j'ai dit progressiste. Tu voulais dire réformiste je pense.

Non. Réformiste oui progressiste. Vou autant pour moi.

Je voulais dire réformiste pour le PS en parlant du PS. Oui, par ailleurs. Évidemment que la France est progressiste.

Bien sûr. Oui, oui, on est progressiste aussi. Et en fait le le deuxième commentaire que je voulais faire sur votre commentaire, c'est que les socialistes aussi ont été élus sur le programme de rupture dont vous parlez.

La seule différence, c'est que aujourd'hui il le renit et que nous on le on le ti il le renit pas, il le négocie. Enfin, il ils essent Ah non, il le renit complètement. Est-ce que vous avez regardé le contrebudget du Parti socialiste présenté il y a il y a de semaines ?

Alors dedans, il reprend une partie du du programme du al une petite partie hein parce que il y a plus euh l'abrogation de la réforme des retraites, il y a pas l'ISF climatique, il y a pas l'augmentation des petites pensions, il y a pas euh l'indexation des des de point d'indice des fonctionnaires, il y a pas le SMIC à 1600 €. Euh il y a 5,4 milliards reniers sur les agences de l'État. Alors non, moi je ne honnêtement je je j'étais fière du programme qu'on avait porté avec le Nouveau Front Populaire.

Je pense que c'était ambitieux. Euh je ne veux être associé d'aucune façon au contrebudget par exemple socialiste. Non mais c'est c'est pas seulement mon point de vue, c'est que ça n'a rien à voir avec ce sur quoi ils ont été élus il y a 1 an.

En fait je je dé programme c'est toujours négociable une fois qu'on est une fois qu'on est au responsable mais c'est négociable une fois qu'on est devant le parlement. C'est-à-dire qu'on accepte de perdre des votes tout simplement. Ça c'est la démocratie. aller devant un premier ministre qui n'est pas de notre camp politique et je veux dire on dit négocier le poids des chaînes mais pour moi c'est c'est réellement ça c'est aller dire voilà les mesurettes d'après lesquelles nous ne vous censurerons pas c'est pas notre rôle on est dans l'opposition politique donc bon je je suis pas au parti socialiste donc ils font exactement ce qu'ils veulent mais euh ce que ce que je ce que je veux dire quand même c'est juste que vraiment on est devant un reniment et c'est pas des querelles interpersonnelles Il y avait un extrait de de mon ma discussion un peu musclée avec Philippe Brun.

J'ai rien contre Philippe Brun personnellement. C'est une discussion éminemment politique que je lui reproche que je lui reproche c'est de renoncer et de trahir des gens qui lui ont fait confiance. Mais qu'est-ce que vous pensez de la place de la du compromis dans une démocratie ?

Est-ce que c'est une nécessité ? Est-ce qu'il faut passer outre ? Mais en fait, on s'est habitué à des choses qui sont totalement anormales.

Le le grand cycle des négociations préformation d'un gouvernement euh où tous les partis politiques défilent, font leur liste de courses et où le premier ministre essaie de trouver un un un équilibre, ça n'est ça n'est pas le fonctionnement prévu par ni par la 5e République, hein. Normalement, le premier ministre, il forme son gouvernement sur la base de sa propre nomination par le président de la République. Il propose une politique et ensuite il accepte, ça dépend s'il a une majorité ou pas, il accepte des défaites à l'Assemblée nationale.

Le problème c'est que la Macronie triomphante en 2017 a commencé avec un rouleau compresseur de plus de 300 parlementaires et qu'ils ont pris la fâcheuse habitude d'avoir une majorité absolue que tout passe et de ne jamais accepter le fait qu'il puisse y avoir des majorités alternatives sur d'autres choses parce qu'en fait franchement le je n'aime pas du tout le discours qui consiste à taper sur l'Assemblée nationale parce qu'elle serait il y a en effet trois blocs relativement nets dans les votes mais je veux dire en l'occurrence il y a eu une dissolution on l'a accepté on s'est présenté devant les Français Et ça a donné ça. Je déplore qu'il y a autant d'élus RN. Évidemment, c'est pour ça que je vous posais la question sur la 6e République que vous imaginez parce que j'ai l'impression que vous par exemple le système allemand est pas du tout un système qui vous plaît.

Bah c'est c'est un système de coalition exactement euh qui met aujourd'hui la FD à environ plus de 20 % je crois. Je pense que c'est pas une solution en tout cas face à la montée de l'extrême droite par exemple. Est-ce qu'on peut aller jusqu'à dire d'ailleurs que euh ce modèle des démocraties libérales avec leur parlement, leur classe politique, leur manière de de composer des gouvernements et cetera, euh là il est soumis à une à des chocs, à des tensions euh énormes.

Euh il nous amène à l'extrême droite dans plein de pays. Est-ce que c'est vous c'est avec c ce sentiment d'urgence que vous dites mais même oublions aussi repensons mais de de la de de la cave au grrenier comme on pourrait dire les institutions en entier quoi bien sûr. Alors nous pour la 6e République, juste pour répondre à votre question et c'est c'est lié à celle-ci aussi.

Nous on présentera une liste dans le cadre de la constituante. Je ne peux pas vous dire ce que sera la 6e République. Ce serait parfaitement antinomique avec la façon dont je l'ai présenté juste avant.

Ce que nous on proposerait à la France insoumise par exemple, on estime que le Sénat est pas une institution représentative des Français aujourd'hui. Les grands électeurs, ce système là, les circonscriptions qu' qui ont été taillées, les gens les gens ne comprennent même pas je pense cette élection. Je vous donne mon avis très franc sur le Sénat.

Euh je pense que l'Assemblée nationale a évidemment toute son importance. Je pense que le monarque présidentiel devrait largement perdre du poids dans une dans une 6e République. Donc j'aurais des propositions à faire en matière de d'institution.

Euh toujours est-il que dans le cadre de la 5e, je le redis, le problème des Macronis c'est qu'ils n'acceptent pas d'être minoritaires et que donc ils sont allés utiliser tous les outils à leur disposition. J'ai parlé des 493 mais il y a eu des choses, c'est c'est de la tambouille parlementaire peut-être, mais ce qu'ils ont fait sur la loi du plomb par exemple, c'est-à-dire de rejeter leur propre texte pour espérer avoir un texte du Sénat puis une commission mixte paritaire où nous sommes des où nous sommes minoritaires et donc où eux sont majoritaires pour faire un texte de régression environnementale et cetera, c'est contourner totalement le parlement et c'est je pense ça participe du dégoût des gens. Ils se disent après ils se disent évidemment à quoi bon aller voter.

Mon rôle moi c'est de leur dire garder confiance. On se bat pied à pied surtout on ne renonce à rien. Surtout dans la position dans laquelle nous sommes.

On est l'opposition. Mais vous dans la situation de Macron aujourd'hui vous feriez quoi ? Ben j'espère que je serai jamais dans la situation de Macron après 8 ans de brutalité.

Après vous poser la question admettons, vous arrivez effectivement vous arrivez à être élu, vous êtes au gouvernement, vous êtes peut-être premier ministre, que sais-je, présidente. Allez, pourquoi pas ? Et puis vous arrivez effectivement face à cette assemblée nationale qui ne vous soutient plus tout à fait avec des comme vous disiez c'est trois blocs.

C'est très difficile de faire passer des choses. Vous voulez quand même faire passer des choses, j'imagine. Qu'est-ce que vous faites ?

Non mais vraiment, je me pose la question et c'est pas une question qui piège ou quoi que ce soit. He Non, non, je comprends très bien. Je psychologiquement, j'ai pas envie de me projeter dans Emmanuel Macron, mais je vais faire abstraction du personnage et me dire voilà et me dire face à cette situation, lui qu'est-ce qu'il devrait faire ?

La moindre des choses, me semble-t-il, quand on convoque une dissolution de l'Assemblée nationale, c'est ensuite de respecter la représentation qui est à l'Assemblée nationale. Et donc ça veut dire que non, il y a pas de majorité aujourd'hui pour faire le budget qu'il voudrait présenter initialement. Ça veut dire que il y avait pas non plus de majorité en réalité pour la loi du plomb.

Il y avait pas non plus de majorité pour la réforme des retraites. Donc vous auriez nommé un premier ou une première ministre NFP. Ah ben je pense que c'est comme ça qu' a été conçu la 5e République.

Oui, c'est clair. Et d'autres l'ont fait avant, je veux dire les cohabitations ça a existé. Voilà.

Et en même temps, c'est c'est pour ça qu'on sait ce qu'on demandait à l'époque d'ailleurs. En même temps, c'est la bagarre. C'est c'est quand c'est quand on est premier ministre, on a aussi quelques pouvoirs de de décret, de nomation, de de voilà.

Donc attendez, mais parce que des erreurs enfin parfois la gauche et puis même dans d'autres dans d'autres pays n'utilisent pas tout ça euh tous les pouvoirs qui sont pour pour g pour garder le fairplay que n'auraient pas eu ses adversaires. Donc là l'idée aussi de d'aller au premier ministre c'est que il y a plein de a plein d'opportunités aussi. L'idée serait de jouer à fond.

Moi, je pensais au fait que pour revenir sur cette constituante parce que moi je commence à de plus en plus à être persuadé que c'est la seule issue euh honorable pour ce pays. Mais euh mais comment par exemple tu fais une constituante dans un pays pourri par les médias de l'extrême droite et cetera ? Et donc je conçois en effet que prendre le pouvoir pour installer des bonnes conditions pour faire la constituante parce que c'est pour se retrouver avec des des constituants donc les gens qui seront tirés au sort menacé de mort chez eux de je sais pas quoi.

La montée de l'extrême droite c'est ça aussi une excellente pardon. Non non non non, mais j'allais dire regarde les conventions citoyennes euh les les conditions du débat médiatique sur la question climatique étaient dégueulasse et pourtant les citoyens tirés au revient revient à aussi ma remarque de tout à l'heure hein, pardon hein, mais ça revient aussi à ma remarque de toute seule continue l'interview quand même. Mais vas-y, on discute, on va vous laisser laouc.

Non, mais ça revient à ma remarque de tout à l'heure ou par exemple sur la question du on pourra enchaîner là des questions plus sur le rassemblement national, comment vous voyez les choses et cetera évidemment, mais c'est aussi dans des périodes de mouvement social où le Rassemblement national n'ont rien à dire. sur ce qu'il se passe et donc du coup c'est pour ça que je vous posais la question mais envisager aussi une sortie du régime et une assemblée constituante dans le cadre d'un mouvement social qui est certes assez belbucement c'est pas inintéressant dans la mesure où les éléments les plus réactionnaires n'ont pas leur moi à dire voilà c'est une remarque je la referme mais je je trouve que c'est une question intéressante parce que par exemple au Chili h c'est typiquement une situation qui nous a évidemment beaucoup interrogé puisqu'on est partisan d'une constituante et du passage à la 6e, il y a eu euh donc il y a eu une constituante, les gens ont commencé à travailler et cetera et puis euh il y a eu ensuite et pendant ce temps, il y avait une cogestion, on va dire une grande coalition avec des anciens partis très disons que la dimension dégagiste et antisystème qui avait mené à faire une constituante était pas du tout représenté dans le gouvernement qui continuait de gouverner le Chili. Donc un des goûts qui continuaient d'augmenter, une désadhésion populaire plutôt vis-à-vis de la constituante et puis ensuite une campagne au moment de voter la constituante, il y a eu 1,7 euh million qui a été mis euh pour la campagne contre la la nouvelle constitution et environ trois ou quatre fois moins pour la campagne pour et financé évidemment par des forces réactionnaires et cetera.

Donc il est clair que les influences, qu'elles soient médiatiques ou financières, enfin on voit le système boloré sterrain et cetera, c'est clair qu'il y a à penser des gardes fous démocratiques pour faire en sorte que si on arrive à mettre en place une constituante, elle puisse travailler dans de bonnes conditions et que le processus puisse aller à son terme. Mais je ne dis pas que c'est pas des questionnements qui existent, mais ça veut dire qu'il faut se poser ces questions là et faire en sorte que ça puisse advenir quand même. Et qu'est-ce qu'on peut faire à Matignon contre le groupe Boloré immédiatement ?

Ah bah on peut quand même proposer une loi anticoncentration des médias par exemple. Donc faire en sorte qu'il y ait pas 9 milliardaires qui possèdent 90 % des médias. On peut on peut aussi euh renforcer les moyens de l'ARCOM pour traiter euh les signalements euh de racisme de sexisme à la télévision.

Il y a eu des chaînes qui se sont fait fermer leurs fréquences. Ça peut arriver pour celles qui dépassent très régulièrement les la loi en réalité. Donc il y a quand même des choses à faire évidemment.

Euh la la destitution du président de la République, je suis comme Léa, j'y crois assez peu, mais j'ai bien compris ce que vous disiez sur le fait que c'est le but, c'est de faire monter la pression. Ce qui est par contre plus probable, c'est un départ de le corps nu d'une manière ou d'une autre et une dissolution dans la foulée. En cas de dissolution, c'est quoi votre stratégie ?

J'ai entendu que vous proposiez une fédération, c'est ça ? Aux autres parties de la gauche. Une offre fédérative.

Une offre fédérative. Voilà. À destination de toutes celles et ceux qui veulent continuer de respecter le programme du Nouveau Front populaire sur lequel on a été élu il y a un an.

Donc, il y aura plus d'alliance avec le Parti socialiste. Bah, ce sera à lui de nous dire si finalement il renit le document qu'il a produit il y a 2 semaines, si finalement il ne voulait pas aller au gouvernement avec la majorité macroniste et bon, j'avoue que beaucoup de choses politiquement se sont accumulées ces dernières semaines pour que je sois assez sceptique sur Je pense qu'il y a eu il y a il y a eu aussi des déclarations relativement définitives he de certains responsables du Parti socialiste. Je pense à Boris Valot qui a dit plus jamais avec l'IPS était morte et puis vous enf il y a eu le NFP.

Oui, mais Johanna Roland qui a été quand même assez partisane du Nouveau Front populaire qui a dit plus jamais d'accordmatique. Bon, je parle pas des comment dire de l'opposition à monsieur Fort qui n'a jamais eu de mots très agréables à notre égard et qui était déjà contre le NFP à l'époque. Mais euh j'ai le sentiment que le Parti socialiste en vue d'une présidentielle se réaligne quand même idéologiquement avec euh une Oui.

François Hollande une forme de société si on en croit des offs euh un peu gênant euh s'aligner derrière Gluxman enfin je sais pas mais visiblement idéologiquement ils prennent une option qui n'est pas celle de travailler avec la France insoumise mais si la si la France insoumise et le parti socialiste ne sont plus alliés dans des élections législatives ça risque d'être une mauvaise nouvelle pour le PS à peu près sûr pour la France insoumise aussi ça peut être une mauvaise nouvelle en tout cas ce sera une très bonne nouvelle pour l'extrême droite et Jordan Bardella la semaine dernière on on recevait Alexis Corbier qui est devenu un unionniste convaincu qui nous expliquait que face au danger de l'extrême droite, c'est là qu'il faut faire des unions. Qu'est-ce que vous en pensez vous ? Mais sur ce point, notre position, elle est très claire, c'est que en fait l'union ne peut pas être faite n'importe comment à n'importe quel prix et en disant enfin n'importe quelle proposition.

Sinon, et je pense même que en fait ce qui est le pire, c'est que c'est contreproductif. C'est-à-dire que si on dit l'extrême droite est puissante, c'est clair, elle est électoralement dans notre pays et idéologiquement. L'extrême droite est puissante.

Face à ça, on s'alie dans n'importe quelles condition et en proposant à peu près n'importe quoi aux gens que finalement on renirait un peu plus tard. Moi, je suis persuadée et c'est d'ailleurs l'objet du livre aussi que ça provoque de la désaffection, que ça provoque infiné de l'abstention et que ça provoque infiné la montée de l'extrême droite. Donc, je suis persuadé que l'Union à n'importe quel prix sans sans sans un socle idéologique et en l'occurrence moi je veux que ce soit un socle idéologique de rupture parce que je pense que les les dernières élections quand elles étaient de masse comme les élections présidentielles et que l'abstention était un peu moins forte qu'aux dernières élections, je pense que aujourd'hui le rapport de force et le le baris centre de la gauche, les envies, elles sont sur un projet de rupture.

Elles sont pas sur des réformettes du du bilan Hollande. Je veux dire, il a un traumatisme pour des gens de gauche qui ont pu voter Hollande en 2012 qui c'était pas il y a il y a 40 ans. Les gens se souviennent de la déchéance de nationalité, de la Locy, de la Casse des services publics, de Macron, ministre de l'économie.

Donc faut pas prendre les gens pour des pour des amnésiques politiquement. Je pense que il y a ce vrai dégoût qui a mené madame Hidalgo à 1,72 % je crois à la dernière élection. Une question d'incarnation.

Mais non, c'est pas une question d'incarnation, c'est une question de ligne politique. Mais vous êtes persuadé que c'est c'est une question d'incarnation ? Ah je pense que ça en fait partie que l'élection présidentielle se joue en grande partie sur l'incarnation.

Le PS a pris cher he franchement. Ah moi je moi je moi je pense moi je pense que c'est une comment dire c'est une déception et un désaveux profond pour une gauche d'accompagnement qui a trahi tous ces engagements qu'elle avait pris pendant sa campagne. Voilà je pense que c'est éminemment politique.

Ça n'a pas grandchose à voir avec madame Idalgo. Pourtant aux européennes il y a eu une sorte de rééquilibrage et oui mais avec une abstention différentielle et notamment des milieux populaires extrêmement fortes. C'est-à-dire que les élections européennes, c'est encore des élections où il faut beaucoup s'intéresser à la à la vie politique.

Le Parlement européen, c'est une institution qui a l'air encore plus éloignée que les autres. L'abstention, elle n'est pas lissée sur l'ensemble des catégories sociop-professionnelles au hasard. Les riches, les bourgeois et les gens plus de droite votent bien davantage au élections européennes qu'aux élections présidentielles par exemple.

Jul non j'avais rien de jeûp oui municipal vas-y tu veux introder non non non si faire ton boulot un peu. Gref peut-être les élections les élections municipales les élections municipales en 2020 suivaient le mouvement des gilets jaunes. À l'époque la stratégie de de la France insoumise c'était d'apporter son soutien massif à des listes citoyennes.

On a vu que le résultat avait pas été à la hauteur des espérances. Quelle est votre stratégie pour ces élections municipales de 2025 26 ? Je complète la question si tu veux bien.

Quit des alliances en localement. Alors en effet euh en 2020 bon c'était des élection municipal pour tout le monde en plein Covid extrêmement compliqué et là aussi avec un taux d'abstention qui était très difficile pour les les forces politiques qui espèrent faire venir les classes populaires aux urnes. Cette parenthèse refermée, en effet stratégiquement, il y avait une différence qui tenait aussi à la maturité de notre organisation.

La France insoumise était un mouvement qui avait 3 ans. Euh maintenant, on en a bientôt 10. On a essayé de se structurer et de se préparer différemment pour celle-ci.

Euh, on a essayé de poser la discussion notamment avec les les partenaires qui étaient dans le dans le NFP sur des bases programmatiques histoire de pas nous contrairement à d'autres formations politiques, on on peut avoir des décisions nationales. C'est-à-dire que c'est pas à Petouchnox et on fait comme ça et puis on fait complètement l'inverse dans un dans une autre ville. Euh, on estime que qu'il faut une visibilité nationale, donc des listes qui soient sur le même périmètre politique.

Donc on a posé la discussion sur la base de garantie programmatique qui était en gros des exigences où on disait bah s'il y a des élus insoumis, citoyens et peut-être autres partis politiques, il faut qu'ils s'engagent à respecter un minimum de propositions et à essayer de les mettre en place une fois qu'ils seront dans ces conseils municipaux. Je vous donne un exemple. Par exemple, le RIC, on en a parlé tout à l'heure, le RIC au niveau euh municipal, il est possible à mettre en place.

C'est une possibilité prévue par la Constitution et ça permet déjà à un niveau extrêmement local de retisser cette confiance dont on dont on parlait juste avant ou euh les cantines bio et gratuites par exemple. Non, plus sur le fond mais du coup sur la stratégie effectivement, bah c'est justement lié. C'est-à-dire que les les discussions qu'on a avec tous les potentiels partenaires politiques, c'est sur la base de ces de ces garanties programmatiques.

B et donc dans les grandes villes là, donnez-nous un peu d'éléments parce qu'on est quand même là ce soir pour avoir des infos. Ah ben tu vrai qu'il fallait que j'ai des scoupes pour les munition. Oui, laissez-nous quand même au moins un peu de ça.

C'est ça backse, c'est c'est l'émission des scoops du jeudi soir. Pas un petit scoop s'il vous plaît. Clémence Gué.

Comment ça se joue dans les grandes villes par exemple ? Est-ce qu'il y a quelles sont les les discussions ? J'ai pas du J'ai pas de SC.

Et vous serez candidate. Moi je ne serai pas candidate. Non.

Euh peut-être que c'est un scoop ça. D'ailleurs, jamais posé la question, je crois. Euh non, moi j'ai déjà un mandat et je vais je vais voilà je je vais me cont Est-ce que vous allez bien Clément ?

Ça va très bien merci. Euh c'était vraiment attrap euh donc non dans les dans les grandes villes, la plupart des configuration euh c'est euh soit c'est des villes qui sont tenues par la droite et dans ce cas-là on arrive à avoir généralement des alliances citoyen LFI voire Parti communiste, voir Europe écologie les verts. Pas de PS généralement pas de PS vu le contexte vu le contexte national en ce moment c'est compliqué.

Et ensuite, il y a des villes tenues par le Parti socialiste ou des villes tenues par les écologistes. Et suivant la façon dont ça s'est passé, généralement, on est dans l'opposition nous, France insoumis. Euh donc on a des listes qui se composent en face.

Voilà. OK. Bon ben pas de scoop en fait.

J'avais pas fait de promesse moi. Usue. Ouais.

Je vais l'inverse du je vais élargir. Moi, j'ai quand même l'impression qu'on est euh que il y a des choses qui vont devoir se dénouer là dans dans pas longtemps, que ça va être en effet soit le socialisme, soit euh l'extrême droite, mais là, il y a une urgence. On est le moment est révolutionnaire.

Le moment est révolutionnaire ou le moment dans l'autre sens aussi, quoi. Et là-dessus et l'Union européenne qui est ballotée entre le Trumpisme d'un côté, Poutine qui fout la pression de l'autre. Dans les deux cas, ça sponsorise plutôt l'extrême rat d'ailleurs et c'est plutôt ce qu'on voit aussi, y compris en Angleterre, en Allemagne, chez nos voisins.

Comment est la gauche européenne ? Est-ce qu'elle est prête à ce moment ? Est-ce que il y a des alliances ?

Est-ce qu'il y a des solidarités ? Et si possible une stratégie et un scoop et et quelle est quelle est du coup l'attitude à avoir aussi voilà avec nos au Parlement ? Oui.

Non, c'est clair c'est clair que l'ambiance réactionnaire dans l'Union européenne, dans les pays de l'Union européenne est extrêmement forte. Et prenons comme base de la discussion de cette inquiétude que je pense on partage, le fait que ça menace des vies très concrètement les personnes racisées, les personnes LGBT, les femmes, les droits des femmes évidemment et que donc c'est face à ça que il faut essayer de s'organiser. Moi c'est un c'était une interrogation que j'ai eu très fortement le semestre dernier.

C'est pour ça que j'ai fait une tournée de pays européens. Je suis allée dans pas mal de pays européens, Portugal, Belgique, Espagne, Allemagne, Italie et d'autres euh pour rencontrer justement des camarades dans ces pays-là et voir la façon enfin déjà dans quel niveau de forme ils sont parce que dans certains pays c'est très dur. Je pense à l'Italie par exemple, bon quand vous êtes opposant de Mélonie et nos partenaires à nous euh ils sont pas très en forme électoralement.

Il y a d'autres pays où on euh quand je dis on, c'est des des parties euh frères, on va dire, euh sont beaucoup plus en forme. Je pense par exemple à la Pologne où en fait il y a un mouvement de gauche radicale qui est assez fort face euh à la droite ou à l'extrême droite. Euh dans des pays aussi du nord, il y a des il y a des parties de gauche radical qui sont très en forme.

Et donc je suis allée les rencontrer pour qu'on partage déjà nos enseignements sur la période comment l'extrême droite s'organise nationalement mais aussi au sein de l'Union européenne. Et on a essayé de se doter de moyens un peu en miroir on va dire parce qu'on se rend bien compte que on n' pas les moyens les mêmes moyens financiers c'est clair. Musk et d'autres financent l'extrême droite européenne ils y mettent largement des des billes à dessin pour leur donner de la force justement.

Mais donc comme nous on n'a pas ces financements, il faut qu'on redouble d'organisation. C'est pour ça que on a lancé l'année dernière un nouveau parti de la gauche européenne euh qui a eu son premier congrès à Porto au mois de juin de cette année où je suis allée. Il y a sep parties fondateurs, deux membres observateurs à cette heure.

Tout tout non alliance et là c'est l'alliance de la gauche européenne et donc et donc on essaie de renforcer nos liens et de bosser encore davantage ensemble. C'est par exemple pour ça qu'on a fait l'initiative citoyenne européenne, celle qui avait été très réussie sur l'avortement. Mais donc on a fait le même mécanisme sur Gaza et sur euh la fin enfin la demande de la fin du génocide pour essayer de mettre une pression coordonnée.

C'est pour ça aussi que intellectuellement on va travailler ensemble dans le cadre d'une fondation parce que l'extrême droite s'organise aussi idéologiquement. On parle beaucoup des désaccords à gauche qui existent en fait. l'extrême droite, y compris au sein de l'Union européenne, a beaucoup de désaccords idéologiques, mais alors ils ont réussi à se mettre d'accord sur l'immigration et le problème et ils ne parlent que de ça quand ils sont ensemble alors même que parfois ils mènent des politiques quasiment contradictoires dans leur pays respectifs.

Et donc euh à gauche, on doit aussi parler de nos points d'accord et de la façon dont on avance chacun dans un point d'accord, ce serait lequel ? Dans nos pays respectifs, bah franchement la fin du génocide à Gaza, en tout cas pour notre pour notre camp, c'est un point d'appui très évident. notamment parce que au Parlement européen, il y a beaucoup d'élus qui siègent ensemble dans le même groupe, qui se connaissent et qui ont à lutter contre Vlan son inaction, le fait qu'il ne rompe pas l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël justement.

Donc c'est clair que là en ce moment, on est tous extrêmement mobilisés là-dessus. Mais après, il y a plein d'autres questions. Par exemple, avec les camarades espagnols, j'ai beaucoup parlé de la question du logement qui est une vraie vraie crise euh en en Espagne et qui est une vraie crise aussi en France et dans plein d'autres pays.

Mais donc eux, ils ont par exemple euh organisé des des assemblées de locataires. Euh enfin, il y a il y a aussi des choses qu'on peut dupliquer et je pense que c'est intéressant de réinvente pas l'eau chaude tous les ex on pourrait réinventer l'eau chaude mais on va devoir s'arrêter là pour cette interview. Merci beaucoup Clémence Geté d'être venu sur le plateau de Bax et d'avoir répondu à nos questions.

Je vous laisse quitter le plateau, on va conclure cette émission tranquillement, il est déjà 22h. Ça va le chat ? J'espère que vous avez kiffé cet échange et toute cette émission.

Tu dois dire J'ai juste une question mais elle est partie là. Est-ce que ça va le chat ? C'est vrai ça.

Euh est-ce que vous allez bien ? J'ai appris votre rupture récemment d'avec les abonnements. Euh est-ce que est-ce que vous est-ce que vous allez bien ?

Ça m'a fait plaisir de vous voir en ce jour de rentrée. Premier degré quoi. J'essaie de j'essaie de retrouver mon premier degré, mon professionnalisme.

Jour de mobilisation, jour de rentrée sociale, jour de rentrée politique, jour de rentrée de backsit. Ouais, c'était une chouette émission. Merci les copains.

C'était super riche. La séquence internationale était courte avec les M Gué. Bah oui, mais on avait pasul alors on avait des questions sur la Chine, on avait des questions sur Zelinski, on avait voilà le problème c'est que là on était reparti pour une heure et que il faut bien qu'on rende.

Moi j'ai trouvé que c'était une super émission. Par contre ça m'a lessivé la première partie m'a mise complètement à plat. C'est chaud.

Ah ouais. Euh ouais c'était dur. C'était dur en sport.

Ouais, intense. Ouais, c'était intense. Mais je trouve qu'il y avait deux rythmes.

Il y avait le rythme mouvement social, on avait beaucoup d'analyses. Enfin, ça ça se sentait que que les cerveaux chauffaient. Moi, tu as la partie Palestine, mais malgré mon espoir, mais tu sais Palestine et tout et là moi je pense que j'ai eu ma gueule de bois de tristesse.

Tu vois, ça s'est fait en deux temps quand même je pense. Ah ouais ouais. C'était fort quoi.

Il y a quelqu'un qui demande dans pourquoi l'interview elle est si courte. C'est une heure quand même he les gars. Je sais pas fait une interview pendant une heure.

À quel endroit d'Internet ? On a 1 heure d'interview politique même de de du paf. Pf nulle part vous avez des émissions des interviews aussi longues.

Non mais je r bah je sais pas donner plus d'argent sera plus long. Voilà. Mort.

Les gens ils en veulent plus. Ils en veulent plus. Toujours plus.

C'est clair, les jeunes n'aiment pas trop les formalons, on dit. Euh la semaine prochaine, on se retrouve à Poitier pour ce sera vendredi prochain. Vendredi prochain, émission Backseat à Poitier au Futuroscope en direct du salon de l'association des maires ruraux de France.

On va parler de ruralité, on va parler de localité, on va parler de des élections municipales. Rendez-vous vendredi prochain. Et vous vos actu, où est-ce qu'on vous retrouve sur les internets ou ailleurs ?

Euh, suivez-moi sur Instagram, j'hésite à abandonner Twitter mais bon. Rinocéros dimanche, moi euh société toujours en cours de boulot. Et c'est marrant parce que ça matche beaucoup avec des trucs qu'il y a dans leur bouquin parce qu'en fait la question c'est aussi, qu'est-ce qu'on est devenu ?

C'est quoi le peuple de gauche ? Comment il a changé et cetera et c'est marrant qu'il sorte ce tru-là alors que moi je suis je travaille là-dessus depuis un an et demi quoi. Il sortira quand il sera prêt.

Même la BO elle est pas finie quoi. Même la BO ils enregistrent encore des instruments et tout. Donc ça prend d'un temps fou parce que je fais un film tout seul quoi, en gros.

OK. Voilà. OK.

Euh Léa, et ben écoute euh je spoile un peu mais pas trop. Ça va être le lancement de la 3e saison saison de Popol Media. Euh et surtout la saison va démarrer par euh une petite communication auprès de notre communauté parce qu'on a passé une année très difficile avec trois refus d'aide à la presse, enfin pas d'aide à la presse mais de bourse émergence.

Ah, et euh un une attaque en diffamation enfin voilà qui s'est finalement on n' pas été on n' pas été au au procès, on a fait une transaction et euh on doit l'expliquer d'expliquer tout ça à la communauté. Donc demain réunion de rentrée de la team Popol et puis après suivez-nous sur nos réseaux. Voilà.

Et ben merci à vous les copains. C'est la fin de cette émission Backseit. Je vous fais des très gros bisous.

Merci le chat. Ciao. Bye bye.

À très bientôt. Merci. [Musique]