Face à Face : Jean-Noël Barrot - 23/01
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Vous écoutez RMC Face à Face Laurent Neumann Bonjour Jean-Noël Barreau Il est 8h28, vous êtes sur RMC et BFM TV Vous êtes ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Vous étiez à Davos Hier il y a eu ce sommet européen extraordinaire à Bruxelles On a évidemment beaucoup de questions à vous poser sur Donald Trump Sur le Groenland, sur l'Ukraine Mais d'abord l'actualité c'est ce pétrolier En provenance de Mourmansk en Russie Le pétrolier cargo Grilch qui a été arraisonné en Méditerranée Par la marine française Un pétrolier sous sanction internationale Suspecté d'arborer un faux pavillon Emmanuel Macron disait hier Nous ne laisserons rien passer On en sait plus ce matin, monsieur le ministre Sur ce navire, il fait partie de la flotte fantôme russe
Une enquête est en cours Qui va déterminer La question de ce pavillon Les motivations de ce navire Mais cette opération Qui est tout à fait conforme à celle qui a été menée Il y a quelques mois Au mois d'octobre Au large de Madère Pour entraver la circulation des navires De la flotte fantôme Que la Russie utilise Pour contourner les sanctions Qui ont été appliquées par les Etats-Unis Le Royaume-Uni
Des sanctions sur l'embargo sur le pétrole russe
Sur la circulation de navires Battant faux pavillons Pour continuer à vendre du pétrole Et financer l'effort de guerre
Il y a eu un signalement qui a été fait au procureur de Marseille Il a été détourné ce bateau Sous escorte Vous pouvez nous dire où il est d'ailleurs Dans quel port il va aller mouiller ce bateau ?
C'est à l'autorité judiciaire Qu'il appartient de faire toute la lumière sur cette affaire Et c'est à elle qu'il faut se tourner pour toute question
Le président de la République a dit hier Que cette opération avait été menée par la marine française Avec des alliés On a cité le Royaume-Uni Il y a d'autres pays qui ont permis L'arraisonnement de ce bateau ?
Comme pour l'opération Qui avait eu lieu au large de Madère C'est en lien avec nos alliés Avec les pays qui comme nous Soutiennent l'Ukraine Et qui ont l'intention d'entraver la flotte fantôme Que nous avons par ailleurs sanctionnée Que nous avons mené cette opération
Alors l'autre actualité évidemment C'était ce sommet européen hier à Bruxelles Un sommet très attendu Après toutes les déclarations de Donald Trump Notamment sur le Groenland Finalement Donald Trump a dit Qu'il n'aura pas recours à la force Pour s'approprier le Groenland Qu'il n'y aura pas de sanctions douanières Sur les pays qui ont envoyé des soldats au Groenland Alors du coup vous avez décidé quoi hier soir Puisqu'il n'y a plus d'escalade Il n'y a plus de riposte Mais on garde le pistolet sur la table C'est ça l'idée ?
Les chefs d'état et de gouvernement ont constaté d'abord Que les messages qui ont été adressés Avec beaucoup de calme Mais aussi avec beaucoup de fermeté Ont sans doute contribué A faire évoluer la position américaine Qu'il fallait donc Disons Se tenir prêt A ce que Quelle que soit la menace Et d'où qu'elle provienne Eh bien des messages Puissent être adressés Avec autant de calme Et avec autant de fermeté Pour produire les résultats utiles Et ça c'est un moment très important Puisque c'est un moment où les européens Décident ensemble De s'affirmer comme une puissance La puissance européenne Qui sait défendre ses intérêts
Mais la semaine dernière Il était question d'un instrument Anticoercition On parlait de rétablir 93 milliards de droits de douane Tout ça pour le moment Est mis de côté Mais l'Europe reste vigilante Au cas où Donald Trump Recommencerait si j'ose dire
Quelle que soit l'origine De la menace L'Europe doit pouvoir Défendre ses intérêts Et notamment lorsqu'il s'agit De ses intérêts essentiels Comme son intégrité territoriale C'est pourquoi Les pays européens Dans leur ressemble Ont soutenu Le Danemark Depuis le début De cette escalade Et c'est pourquoi Ils se tiennent prêts A la lumière De cette expérience A réaffirmer Avec calme Et fermeté Leur intention De mobiliser Tous leurs instruments Ils sont nombreux Et ils sont très puissants Pour y parvenir
Alors c'est vrai Que l'Europe est apparue Très ferme On a même vu Une forme d'alignement Entre Paris et Berlin Ce qui n'était pas arrivé Ce qui n'était pas forcément évident Mais en même temps On voit Victor Orban Qui parade Aux côtés de Donald Trump A Davos Pour son conseil de la paix On voit Giorgia Mélanie La présidente du conseil italien Qui dit Moi j'envoie pas de soldats Aux Groenland Elle est ferme l'Europe Mais est-ce qu'elle est vraiment
Unie sur ces sujets-là En l'occurrence Elle Elle s'est donné les moyens De De dissuader Disons L'administration américaine D'aller Ou en tout cas De traduire Ses paroles en acte A ce stade Elle conserve ses moyens Et elle se prépare A les mobiliser
Alors c'est nous Les Européens Qui disons que Donald Trump A reculé Lui il ne lit pas La séquence De la même manière Il dit En fait j'ai trouvé Un accord avec Marc Routel Le secrétaire général De l'OTAN Sans qu'on sache d'ailleurs Très bien De quoi il s'agit Parce que cet accord Il ne peut pas porter Sur la souveraineté Du Danemark Est-ce que vous savez Ce qu'il y a dans cet accord Justement avec l'OTAN ?
D'abord il faut souligner Le rôle que la France a joué Et celui du Président De la République Pour tenir cette ligne De fermeté Que j'évoquais à l'instant Mais cette ligne
Notamment en proposant Une opération Sous l'égide de l'OTAN
Cette ligne de fermeté Sur la défense De nos intérêts S'est accompagnée Effectivement De propositions Formulées par le Danemark Que nous avons soutenues Aux Etats-Unis S'agissant de la sécurité Du Groenland Et de la sécurité
C'était une manière De coincer Donald Trump D'ailleurs
C'était une manière De montrer Que les Européens Sont prêts à prendre en charge Les questions de sécurité Y compris dans l'Arctique Et y compris au Groenland
Mais cet accord Dont Donald Trump Parle avec le secrétaire général De l'OTAN Vous en avez pris connaissance Vous savez ce qu'il y a dedans ?
J'en ai pas les détails A ce stade Mais ce que je puis dire C'est quand même un problème
La France est membre de l'OTAN
Ce que je puis dire C'est que nous soutenons Le Danemark Qui est évidemment souverain Et qui est Je dirais Le premier acteur De cette négociation Et nous le soutiendrons toujours Ainsi que les autorités Groenlandaises Qui connaissent L'appui Des autorités françaises Le président de la République S'est rendu sur place Je me suis rendu moi aussi Je m'y rendrai sans doute Dans les prochaines semaines Mais L'OTAN Est effectivement Le cadre Que nous avons désigné Comme étant Le cadre pertinent Pour apporter une réponse Et pour que l'Arctique Puisse être sûr Et la sécurité De la sécurité De l'Arctique Dépend la sécurité européenne Et c'est la raison Pour laquelle Il est bien naturel Qu'au sein de l'OTAN Les Européens Prennent en charge Cette responsabilité
Mais j'insiste Parce que Marc Routte a dit Les Chinois et les Russes Il ne faut pas qu'ils aient accès Économiquement et militairement Au Groenland Donc on comprend bien Les questions de sécurité Mais derrière Il y a des questions De souveraineté Et là pour le coup Ça ne dépend pas de l'OTAN Ça ne dépend que du Danemark
La souveraineté est indivisible La souveraineté Sur le Groenland Dépend du royaume du Danemark Et du gouvernement groenlandais Et du peuple groenlandais C'est dans cet esprit Que nous nous sommes positionnés Dès le premier jour Et c'est la position Qui est la nôtre aujourd'hui
Encore un mot Sur le Groenland Vous aviez annoncé L'ouverture D'un consulat français A NUC Au Groenland Il était question Que ce soit le 6 février C'est toujours A l'ordre du jour ?
C'est toujours A l'ordre du jour Et comme je vous l'ai dit Je me déplacerai A l'invitation Des autorités danoises Et groenlandaises Dans les prochaines semaines La date n'est pas encore fixée
A quoi ça sert Un consulat au Groenland ? C'est symbolique ? C'est une façon D'envoyer un message diplomatique Pour dire Nous les français On est là ?
Oui C'est ce que nous avons fait L'été dernier Le président de la République S'est rendu sur place Au début de l'été Il a annoncé Que nous procéderions A cette ouverture Qui était une manière D'affirmer notre présence Sur place Notre volonté De cultiver les liens Avec le Groenland Ma collègue groenlandaise A choisi la France Lorsqu'elle s'est déplacée Pour la première fois Dans l'Union Européenne Et je lui ai rendu La politesse En me déplaçant sur place
Alors là On a besoin de vos lumières Ce matin Parce que j'avoue Qu'il y a quelque chose Que j'ai eu du mal à suivre Donald Trump a lancé Une invitation à Emmanuel Macron Pour participer A son conseil de la paix Son board of peace Et j'ai cru comprendre Qu'Emmanuel Macron Avait dit non J'ai tellement bien compris Que Donald Trump A immédiatement répondu En disant 200% de droits de douane Sur les vins Et les champagnes Et puis là J'ai l'impression Que depuis quelques heures La position de Paris Est en train d'évoluer En gros Le quai d'Or s'est dit A ce stade Nous ne le rejetons pas Ce conseil de la paix Mais nous n'y adhérons pas Il y a eu Un coup de frein Si j'ose dire
Non Nous avons soutenu La création De ce conseil de la paix De ce board of peace Lorsqu'il a été inscrit Dans une résolution Dans un texte Des Nations Unies Au mois de novembre dernier Le 17 novembre Mais ça devait concerner Que Gaza Et nous saluons Les efforts De l'administration américaine Pour faire avancer Ce plan de paix Que le président Trump A présenté Vous vous en souvenez A la fin du mois de septembre Plan de paix Auquel nous avons Ouvert la voie Avec l'initiative Que nous avions portée Pendant un an Avec l'Arabie saoudite
Mais alors pourquoi Emmanuel Macron a dit Non je n'irai pas
Et donc nous soutenons Sans réserve La mise en oeuvre Du plan de paix S'agissant du conseil De la paix Du board of peace Qui a été lancé Officiellement hier Nous avons indiqué Nous avons exprimé Des réserves Sur sa charte C'est-à-dire Sur son document Constitutif Qui à nous Comme à beaucoup D'autres pays du monde Parait je dirais Incompatible Ou en tout cas Parait pouvoir Se substituer A la charte Des Nations Unies A laquelle nous sommes Très profondément Et indéfectiblement Attachés
Rassurez-moi La position de Paris C'est que le conseil mondial De la paix C'est toujours Les Nations Unies Exactement Et c'est la position De l'immense majorité Des pays du monde Mais vous avez vu L'image hier quand même Elle est forte Elle est frappante Donald Trump Entouré de ses chefs d'Etat Certains disent C'est l'ONU des dictateurs J'exagère un peu Mais il y a Trump Il y a Poutine Il y a le Kazakh Il y a le Biélorusse On peut y aller Il y a l'Argentin Ravier Millet On peut faire partie L'essentiel
L'essentiel C'est que ce plan de paix Passe de sa phase 1 A sa phase 2 Que les points de passage Humanitaires Puissent être ouverts Que l'autorité palestinienne Puissent se réformer Pour progressivement Pouvoir prendre en charge L'administration de Gaza Lorsqu'elle sera prête Et que le processus De désarmement du Hamas Puisse être enclenché C'est la priorité Qui a été celle de la France Depuis longtemps Que nous avons inscrit Dans un autre texte Des Nations Unies Qui a été adopté A l'immense majorité Des pays du monde Et c'est ce à quoi Nous appelons Le Board of Peace Évidemment A contribuer Et tout ce qui ira Dans ce sens là Nous le soutiendrons Et je dois dire Que l'administration Américaine De ce point de vue là Même si Évidemment Ce cesser le feu Est encore fragile La situation humanitaire Est catastrophique Mais les efforts américains Doivent être salués Lorsqu'ils produisent Des effets positifs
L'autre grand sujet C'est évidemment L'Ukraine Steve Whitkoff L'envoyé spécial De Donald Trump A rencontrer Vladimir Poutine Pendant plus de trois heures A Moscou Volodymyr Zelensky A évoqué une trilatérale Qui va commencer Là à Abu Dhabi Dans les Émirats Cette trilatérale C'est l'Ukraine La Russie Et les Etats-Unis Il n'y a pas l'Europe
Vous vous souvenez Quand même Qu'il y a deux semaines C'est à Paris Que se sont retrouvés Les pays européens Les négociateurs américains Le président Zelensky Et son équipe Pour finaliser Mais là les Russes N'étaient pas là Mais pour finaliser L'ensemble Des documents Qui touchent Aux questions de sécurité Qui touchent Aux questions De prospérité Avant que Effectivement Les médiateurs Les négociateurs américains Puissent se tourner Vers Moscou Donc nous n'avons pas Manqué ces deux derniers mois De séances De négociations Donc l'Europe n'est pas Écartée de tout ça Mais l'Europe a été Absolument centrale Dans les discussions Entre les Etats-Unis Et l'Ukraine Depuis deux mois Qui ont permis De bâtir Je dirais Un paquet Pour la sortie De la guerre Pour le cesser le feu Que Vladimir Poutine Doit aujourd'hui Saisir Sans quoi nous continuerons A accentuer la pression Sur lui Au moment Au moment Où il continue De pilonner Les villes Les infrastructures énergétiques Et nous allons continuer A soutenir l'Ukraine D'ailleurs cet après-midi Je présiderai Une réunion Associant les pays du G7 Mais aussi les pays nordiques Et les pays baltiques Pour apporter des réponses A l'état d'urgence énergétique Qui a été décrité Par le président Zelensky A cette occasion A cette occasion La France Annoncera Qu'elle fournira A l'Ukraine L'équivalent De 13 mégawatts D'énergie Une centaine De générateurs Pour que Dans les villes Et dans les territoires Où les infrastructures Qui ont été détruites Ce soutien Puissent être apporté Ce soutien Qui viendra s'ajouter A celui des autres pays Qui seront présents A cette réunion
Alors il y aura Les ministres des affaires étrangères De ces pays Donc dans le cadre du G7 Que la France dirige cette année Vous allez demander aux Russes La restitution De la centrale de Zaporizhia Parce que pour le moment C'est un régiment russe Qui la possède Qui la contrôle Est-ce qu'il faut la remettre A l'AIEA C'est l'un des sujets
Qui est au cœur Des négociations
L'autre sujet Emmanuel Macron A dit qu'il faudrait reparler Avec Vladimir Poutine Est-ce qu'on pourrait imaginer Dans les heures qui viennent Dans les jours qui viennent Qu'un haut diplomate français Se rende à Moscou Pour poursuivre ses négociations
Avec Moscou Le président de la République A dit très clairement Que si toutefois Le processus actuel Ne devait pas porter ses fruits Il était bien naturel Qu'à un moment donné Les Européens se saisissent De cette question
Est-ce que la diplomatie française Pourrait se rendre à Moscou Pour parler avec le président russe
Et en tout état de cause Une fois La page de la guerre En Ukraine tournée Et une fois que la Russie Se sera donnée De nouvelles orientations Des orientations Qui ne sont pas Des orientations coloniales Qui ne sont pas Des orientations Anti-européennes Le moment venu Il nous faudra Évidemment Une fois d'ailleurs Que nous nous serons renforcés Il nous faudra Avoir une discussion Avec la Russie Sur l'architecture européenne De sécurité
Volodymyr Zelensky a été Très rude hier Avec l'Europe Il a dit que l'Europe Était fragmentée Qu'elle était un peu perdue Notamment dans sa réponse A Donald Trump Ça vous a frappé Ces propos ?
Je constate que l'Europe A répondu Je le disais tout à l'heure Avec beaucoup de fermeté S'agissant Des droits de douane Ou de l'intégrité Territoriale Du Danemark Je constate aussi Que c'est désormais L'Union Européenne L'Europe Qui apporte La quasi-intégralité Du soutien à l'Ukraine
Il y a un sondage Qui m'a beaucoup frappé Sondage Elab Pour BFM TV Dans ce sondage Il dit que 4% Des français Je dis bien 4% seulement Considèrent encore Les Etats-Unis Comme un allié 44% Voient les Etats-Unis Comme un ennemi Et la moitié des français Dissent C'est au mieux Un partenaire Mais avec qui Pour rester prudent Est-ce qu'au fond La voie diplomatique française Désormais est alignée Sur ce ressenti Des français Ce n'est plus un allié Donald Trump
Je crois qu'en tout cas Nous avons dit Très clairement non Nous avons dit Très clairement stop Et je veux saluer D'ailleurs l'unanimité Qui s'est formée Sur l'ensemble Du spectre politique Pour soutenir Les positions du président De la République Et de la diplomatie française Cette semaine S'agissant des Etats-Unis Avec les Etats-Unis Nous sommes alliés Mais nous ne sommes pas alignés Et quand je dis Que nous sommes alliés Nous sommes alliés Avec les Etats-Unis En tant que tels Pas avec leur président En tant que personne Intuitu personné C'est un élément A garder en tête
Deux autres sujets Rapidement dans l'actualité Le Mercosur Le Parlement a voté La saisine De la Cour de justice De l'Union Européenne Est-ce qu'il serait concevable Que la Commission Européenne Passe outre Et demande L'application immédiate Du traité Sans attendre La décision de la Cour
Je crois qu'elle doit Respecter les procédures Respecter le Parlement Qui s'est exprimé Très clairement D'une manière Tout à fait cohérente D'ailleurs Avec la position Que la France avait dépendue
La parole du gouvernement A dit Ce serait un viol Démocratique
La France A pris une position Elle a d'ailleurs été Je dirais Accablée Y compris par des médias français La semaine dernière Comme étant isolée Je constate Que le Parlement Européen S'est rallié C'est une victoire
Pour Emmanuel Macron La décision Le vote du Parlement Européen
Je constate Que le Parlement Européen A pris une décision Qui est absolument cohérente Avec celle Qui a été prise Par le Président de la République
Et autre sujet L'Iran Un mot sur l'Iran Vous avez des nouvelles De Cécile Collère Et Jacques Paris Ils ont été libérés De la prison d'Evin Le 4 novembre dernier Mais ils sont toujours retenus En Iran Vous avez de leurs nouvelles On peut imaginer Un retour en France Bientôt
Ils sont en sécurité Ils sont en sécurité A l'ambassade de France A Téhéran Comme Nos compatriotes Sur place Ils Ils se sont inquiétés De Des Des conséquences Que pourrait avoir La répression Très violente Les violences d'Etat Qui se sont déployées Ces dernières semaines Ils vont bien J'aurai un contact Avec eux Aujourd'hui Je leur redirai Notre soutien Et notre mobilisation S'en relâche Pour obtenir Le retour
En France Le plus vite possible Aujourd'hui C'est jour de motion De censure A l'Assemblée D'ailleurs dans quelques instants Après cet entretien Vous allez rejoindre Les bancs du gouvernement Le PS Et les Républicains Ont annoncé Qu'ils ne voteraient pas Cette motion de censure Vous êtes inquiet Il y a quand même Un risque aujourd'hui
Et je salue Le sens des responsabilités Du PS Des Républicains Mais aussi Des forces centrales Qui acceptent Un compromis Qui n'a rien de parfait Mais qui permet Au pays d'avancer Dans un moment Où il est confronté A un contexte international Très dur Et où il doit S'il veut pouvoir peser S'il veut pouvoir être entendu Faire preuve d'unité Ceux qui au contraire Chez la France insoumise Ou au Rassemblement national Multiplient L'émotion de censure Affaiblissent notre pays Et son image
A torturie dans le contexte international Qu'on vient d'écrire Évidemment Merci Merci Jean-Noël Barraud Ministre de l'Europe Et des affaires étrangères Il est 8h47 Sur RMC Et BFM TV Sous-titrage Société Radio-Canada
Jean-noël Barrot