Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewyoutube.com 69 min

EXPULSIONS : DES MILLIERS DE FAMILLES MENACÉES / GRÈVE DES PROFS : ENTRETIEN AVEC NATHALIE ARTHAUD

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonsoir à toutes et à tous et ravi de vous retrouver pour cette nouvelle édition de Toujours Debout. Vous nous regardez sur YouTube, sur notre site internet, sur le canal 165 de votre Freebox et sur le canal 235 de votre Live Box. Prochaine étape, la TNT.

Et pour ça, on a besoin de vous, de votre aide. Pour continuer le combat, alors rendez-vous sur soutenez.v.fr.

Au sommaire de cette édition de Toujours Debout, la trêve hivernale prend fin. Aujourd'hui, des milliers de familles risquent d'être expulsé de leur logement. Nous serons avec Jean-Baptiste, héros confondateur de l'association Droits au logement.

Nous reviendrons aussi aujourd'hui sur le procès en appel de Nicolas Sarkozi dans l'affaire du financement libyen de la campagne pour la présidentielle de 2007. Et nous finirons l'émission avec Nathalie Harta, la porte-parole de lutte ouvrière avec qui nous parlerons de la grève des enseignants qui est lieu aujourd'hui, de l'inflation et de l'actualité internationale. Mais avant tout cela, un petit tour de l'actualité.

Toujours debout, c'est parti. 63 heures de travail par semaine pour 1480 € bruts. Des accidents de la route, des douleurs musculaires, des discriminations.

C'est le quotidien des livreurs à vélo en France. C'est ce qui rappelle une étude menée par médecins du monde et d'autres acteurs du monde associatif ce mardi. Ils ont interrogé plus de 1000 livreurs Uber, des livreou à Paris et Bordeaux début 2025.

Et comme on pouvait s'en douter, les chiffres sont alarmants. Plus de six livreurs sur 10 déclarent avoir déjà subi des discriminations de la part de clients ou de restaurateurs, souvent à cause de leur couleur de peau. 6/ 10 rapportent des agressions verbales et même physiques pour un/art des livreurs.

Parmi eux, 98 % des personnes sont des personnes immigrées nées à l'étranger et résidant en France. La plupart n'ont pas de titre de séjour et doivent louer un compte à une autre personne. Elles sont dans une situation de précarité extrême avec un salaire de 6 € brut de l'heure.

Et évidemment, tout ça a des conséquences sur leur santé physique et mentale. Du stress, de l'épuisement, des symptômes dépressifs, des douleurs au dos, au genoux et au poignet. La moitié des livreurs déclare même avoir eu au moins un accident à vélo le mois précédent l'étude. [musique] Les personnels enseignants étaient en grève aujourd'hui pour protester contre, je cite, le sacage de l'école publique.

Il dénonce notamment la baisse du budget et les suppressions de postes annoncés pour la rentrée 2026 jusqu'à 4000 postes en moins dans l'enseignement public. Le mouvement a été suivi dans toute la France, en particulier à Paris. Mon collègue André Manivit était sur place, on écoute les témoignages des enseignants.

Dégradation claire des moyens qui sont donnés aux enseignants. Je pense que là, je suis sur mon année la plus éprouvante. Enfin, on est sur une des années les plus éprouvantes parce qu'on manque cruellement de moyens, moyens financier, moyen humain, moyen physique.

On n pas on a même plus assez de salle de classe pour pour enseigner. Donc voilà, c'est un surplus. On nous en demande toujours plus avec moins de moins de moyens.

Bah les conséquences, c'est une fatigue physique. On est enfin vraiment éprouvé physiquement, mentalement. On a en plus de nos élèves bah au sein de nos classes l'inclusion donc des des élèves en situation de handicap sans AESH. donc euh qui en fait nous sollicite qui qui nous monopolise.

Donc en fait, on est seulement avec eux et on peut plus du tout s'occuper de du reste de nos élèves. Voilà, donc euh on est seul seul comme vous le voyez, il y a beaucoup de monde parce que on a de grandes grandes craintes de suppression de postes. Vous avez vu au niveau national, on parle de 4000 postes supprimés et nous dans le 92 et ben on en a aussi beaucoup.

Voilà. Et donc dans certaines écoles, la particularité de la nôtre par exemple, c'est qu'on a une grande une grande augmentation des effectif, ce qui fait qu'on attend beaucoup de d'ouvertures. Pour l'instant, on en a que une seule et il nous en faudrait au moins trois.

Des ouvertures de classe. Des ouvertures de classe, voilà. Donc alors que dans d'autres écoles, il y a des suppressions de classe.

Donc c'est une crainte. Alors que ça devrait être une chance pour pouvoir justement alléger les effectifs par classe de profiter de cette baisse démographique pour mettre le paquet vraiment sur l'éducation et offrir des vrais de réelles conditions d'apprentissage pour les élèves. Bah dans le c'est de nombreuses classes qui ferment, c'est la plupart des établissements où les seuils sont atteints.

Donc 25 élèves dans les classes en rep et 30 ou plus hors rep. C'est euh de la la tous les établissements euh tous les collèges et les lycées qui n'ont pas suffisamment d'ASH pour accompagner les élèves. C'est des AESH qui sont euh dans la précarité du fait qu'il n'existe toujours pas de statut de fonctionnaire pour les Ash.

C'est des vies scolaires qui sont à la coanne parce que il y a plus suffisamment de collègues AED et de CPE pour encadrer les élèves. C'est euh des psychologues conseillers d'orientation qui sont ben qui sont pas suffisamment nombreux et nombreuses alors qu'on a de plus en plus d'élèves. C'est des effectifs des postes de prof qui n'augmentent pas alors que ça fait 4 ans qu'on a plus d'élèves que prévus. et queen fait l'inspection académique ne n'alloue pas les moyens nécessaires pour accueillir les élèves.

Donc voilà, c'est l'état de l'éducation nationale dans le Valemarne qu'on par tout à France, c'est assez catastrophique. Alors en fait, nous c'est assez particulier dans le Valemarne, il y a pas de suppression de poste. Il y en a pas il y a pas d'ouverture mais il y a pas de suppression.

Par contre, en fait, une fois qu'on a dit ça, on n pas dit grand-chose parce que la réalité, c'est que comme je vous le disais, ces dernières années, on a accueilli dans le valement plus d'élèves que ce qui était prévu. Alors, quand je dis plus plus d'élèves, ça se compte quasiment en terme d'établissement. Ça fait 3 ans qu'on accueille quasiment un collège de plus que ce qui est prévu.

Et donc, en fait, c'est que aujourd'hui, on n pas de fermeture de poste, mais c'est 40 ouvertures de poste qu'il nous faudrait, 40 ouvertures de postes de prof, euh deux voire trois postes de CPE, des postes d'Ha et cetera en fait. Donc c'est pas parce qu'il y a pas de fermeture de poste que la situation est satisfaisante et les autres qui sont à 30. Mais nous ce qu'on a ce qu'on a pu constater, ce qu'on a calculé c'est que il y a 56 % des établissements dans le Val de Marne qui sont euh en fait sous tension.

Nous, ce qu'on appelle sous tension, c'est qu'il y a au moins un niveau, donc 6e, 5e, 4e, 3e où les seuils sont atteints dans chaque classe. Donc on va avoir que des classes à 25 ou que des classes à 30 euh en collège. Et en lycée, bah en lycée, c'est à peu près pareil en fait, c'est que euh alors bien qu'il y ait des postes supplémentaires, bah là aussi c'est largement insuffisant pour rattraper les années précédentes.

Et alors nous du coup l'argument démocratique démographique pardon qui est utilisé par le gouvernement, il est pas du tout il est pas du tout entendable parce que du coup on a quand même des hausses du nombre d'élèves et on a des des classes qui dépassent allègrement les les 35 élèves par classe quoi. Vous l'avez compris, les enseignants réclament donc un budget suffisant et l'annulation de suppression de poste et aussi le recrutement de nouveaux personnels notamment parmi les CPE et les AESH. [musique] Justice Le verdict est tombé aujourd'hui dans l'affaire de cette candidate LFI agressée à Strasbourg.

Jamila Adou, candidate aux élections municipales, avait été menacé lors d'un collage d'affiche à Strasbourg dans la nuit du 6 au 7 mars. Son agresseur, un homme de 61 ans, a été jugé aujourd'hui devant le tribunal judiciaire de Strasbourg. Il a été condamné à effectuer 70 heures de travail d'intérêt général.

Cette affaire relance la question des violences visant les responsables politiques. On accueille tout de suite Diamila en Zoom. Bonjour Diamila Adou.

Bonjour. Euh comment avez-vous accueilli justement ce verdict ? Alors euh au début, j'étais assez sceptique, il fallait que je comprenne certaines choses et j'ai aussi pris en compte que ben que ce monsieur euh à 61 ans avait un casier vierge et que qu'il avait euh voilà que c'était une première au niveau de la justice.

Là où je suis sceptique, c'est que je me dis c'est vrai, jusqu'à présent, il s'est très bien comporté, mais j'oublie pas qu'on a juste éviter qu'il passe à l'acte et voilà, ça trotte quand même dans ma tête. Mais au moins, il est pas resté impuni qu'il a fait. Il s'est excusé, il dit avoir eu honte, il dit même avoir honte.

Est-ce que vous avez accepté ces ces excuses ? Alors oui, alors autour de moi, les gens étaient vraiment divisés. Donc moi, j'ai j'ai eu le sentiment de voir en face de moi quelqu'un de sincère qui était en pleur.

Et d'ailleurs à la fin du verdict, c'est moi qui suis allé vers lui et qui lui ai dit "Je vous excuse c'est sincère." Et puis bah d'autres personnes autour de moi qui m'ont dit que bah on est dans un tribunal, c'est du cinéma. Euh j'espère euh j'espère que ça a pas été le cas et que et que parce que moi j'ai été sincère en lui accordant euh ses excuses alors qu'on l'a hyper mal vécu rien que de hier à aujourd'hui euh on était trois avec euh enfin avec mes enfants, on a passé une très très mauvaise nuit, on appréhendait et j'aurais jamais cru que je finirai par l'excuser parce que j'en ai beaucoup voulu de ce que j'ai vécu ce soir-là et pourtant je lui ai pardonné.

Euh alors du coup, j'espère que c'était des excuses sincères. Euh en tout cas, j'ose le prendre de cette manière. Euh pour revenir à justement ce qui s'est passé euh dans cette nuit du 6 au 7 mars, est-ce que pour vous c'est le climat politique et médiatique qui est responsable de ce qui vous est arrivé ?

Alors clairement oui, c'est on m'entend ? Oui, on vous entend. Oui.

OK. Donc euh clairement oui, c'est un climat politique dans lequel je me suis retrouvée dans cette ouragan puisque quelques jours euh auparavant euh en distribuant dans un marché un prospectus de la France insoumise, on m'a dit euh bah que nous étions des meurtriers et quand on sait que euh que des chaînes comme euh Ces News met en boucle ce qu'il a envie de mettre, ben le jour où en tout cas pour vous dire que moi, on ne m'a même pas passé une seule seconde et pourtant j'ai aussi subi quelque chose de grave hein euh avoir un couteau en face de de son visage et dire "Je te tranche la gorge à cause d'une affiche". Euh ça méritait quand même d'en parler.

Donc donc voilà. Oui, on était clairement dans ce dans ce climat là qui qui divise et qui euh qui qui divise et qui laisse plus place à la démocratie. Euh vous le dites hein, dans très peu de médias, on vous allez laissé des minutes pour parler de ce qui vous est arrivé alors qu'effectivement, vous le rappelez, c'est quand même très grave.

Quand on voit les images, c'est d'une extrême violence. Euh est-ce que le la classe politique à Strasbourg vous a soutenu indépendamment des j'imagine des du LFI ou peut-être des écolos ? Est-ce que Catherine Trottman ou d'autres ont quand même vous apporter un soutien après cette agression ?

Alors oui, j'ai reçu euh des messages de la mère sortante madame Barsé Guillan. J'ai reçu un appel aussi de monsieur Vetter qui m'a appelé. Elle a fait un communiqué.

J'ai pas reçu directement d'appel ou de messages de la mère actuelle. Donc Catherine Trottman, mais qui a fait un communiqué où bah elle dénonce ce qui s'est passé ou en tout cas ce qui est sûr c'est que pour n'importe quel parti on est d'accord que la violence n'a rien à faire, n'a pas sa place dans le monde de la politique. Est-ce que justement c'est pas ces derniers temps en train de se banaliser cette violence politique ?

J'espère pas parce que euh ce qui est sûr, c'est qu'on était à 130. Je suis la première d'après ce qu'on m'a dit qui passe au tribunal aussi rapidement et moi ça m'a fait du bien qu'on a pris au sérieux quand même cette affaire et que justice a été faite parce qu'il a été condamné quand même coupable et ça c'était important pour moi pour vraiment pouvoir avancer. Et oui effectivement ce qu'il faut surtout pas faire c'est qu'on laisse cette banalité.

Faut pas que ce soit banal et pour n'importe quel parti hein. Je parle pas uniquement pour le parti dans lequel je suis. Je parle du fait que on est en démocratie, on peut s'engager en politique sans avoir peur de risquer sa vie.

Parce que moi, je suis rentrée en politique depuis janvier 2026 en tant que société civile. Donc, je découvrais ça. J'avais plaisir de participer au changement dans la ville de Strasbourg avec l'expérience que j'avais au niveau associatif.

Donc, j'y suis allée avec euh beaucoup de joie et de ferdeur. Mais en tout cas, bref, j'y suis allée avec vraiment une intention de faire évoluer, en tout cas participer au changement. Mais après, j'ai j'étais j'ai plus vécu les choses de la même manière, mais plus du tout.

Jamiladou, merci d'avoir été avec nous, d'avoir réagi justement à ce verdict. Je rappelle, votre agresseur a été con à 70 he de travail d'intérêt général. Merci à vous.

Bonne à vous. Au revoir. Merci.

Au revoir. On va poursuivre notre actualité. C'est terminé hein pour cette revue d'actualité.

Donc on va passer à notre premier entretien. [musique] La trêve hivernale prend fin ce soir et avec elle la reprise des expulsion locative. Des milliers de familles concernés dans un contexte de crise du logement toujours plus aigu.

En 2025, plus de 30500 ménages ont été expulsés à un record historique en hausse de plus de 25 % en 1 an. Derrière chez chiffres, ce sont des dizaines de milliers de personnes souvent précaires parfois avec enfants qui basculent. Et que ce que dénoncent les association, c'est un une mécanique qui s'accélère.

Procédure plus rapide, inflation qui fragilise, loyer qui explose et un système qui expulse plus vite qu'il ne protège. Alors alors à quoi faut-il s'attendre dans les prochaines semaines ? On en parle tout de suite avec Jean-Baptiste H de l'association Droit au logement.

Jean-Baptiste H, bonsoir et merci d'être avec nous. Avec plaisir. Euh et avant de démarrer euh cet entretien, je propose d'écouter justement le ministre du logement, Vincent Jean-Brin, à l'Assemblée nationale.

Vous avez raison de rappeler que euh l'expulsion doit être toujours le dernier recours car elle s'accompagne d'un lot de trauma que vous avez rappelé et je partage votre constat, ce n'est jamais la bonne solution et ça fait végment des victimes. Et je voudrais juste dans un premier temps rappeler que nous sommes en France et particulièrement ce gouvernement attentif au plus fragiles et que nous avons toujours eu soin dans notre pays de les protéger. Je pense notamment à la trève hivernale qui est très forte en France et qui met des délais incompressibles de 8 mois.

Par ailleurs, nous avons fait évoluer la loi et notamment à travers un décret du 12 février 2026 tout récemment qui rappelle qu'au-delà de 450 € d'un payé, l'accompagnement social devient la règle et qu'une commission de coordination des actions de prévention des expulsions se met en place pour accompagner les familles et éviter que les impayés s'accumulent jusqu'à des situations extrêmement graves. Mais je vous dis avec beaucoup de clarté qu'il faut évidemment prévenir ces situations difficiles d'un payer, mais je veux vous le dire avec la même clarté, nous nous devons d'assurer la protection également du propriétaire et sécuriser son bien. Jean-Baptiste Lu, on vient d'entendre le ministre du logement.

Qu'avez-vous pensé justement de cette intervention sur les expulsions locatives ? On vient de le dire, j'ai l'impression que sur certains chiffres, il est pas tout à fait juste. Il parle de 8 mois incompressibles pour pouvoir pour la trève hivernale Oui.

Non, la trève hivernale, elle dure décembre, janvier, février, mars, elle dure et novembre pardon 5 mois. Voilà. Bon, c'est la trêve pendant l'hiver pour éviter de d'expulser des personnes qui vont se retrouver sur le trottoir en plein hiver, des familles avec enfants.

Donc ça c'est le premier point. Deuxième point, je dirais qu'il a il fait preuve d'une certaine hypocrisie dans son intervention parce que euh il se présente par ailleurs comme un fervant soutien des propriétaires. Euh [raclement de gorge] on va dire pour qu'il y ait moins d'expulsion, il faudrait que les loyers soient moins chers.

Pour que les loyers soient moins chers, il faut encadrer les loyers à la baisse. Il faut faire baisser les loyers qui ont jamais été aussi levés dans notre pays par rapport au revenus des locataires depuis la Première Guerre mondiale. Et puis il faut aussi augmenter les APL qui ont été consciencieusement baissés d'année en année pour faire des économie une fois de plus sur le dos des classes populaires et donc pour en quelque sorte oui baisser les impôts pour les millionnaires ou les milliardaires, si on doit aller vite hein.

C'est bien je résume un peu. C'est clair que monsieur Jean-Brun s'est pas gêné de dire à la presse ou son cabinet de dire que il fallait expulser plus vite les locataires. Je comprends pas trop ce qu'il raconte là. [grognement] On a même le sentiment que il y a une pression aujourd'hui des milieux d'immobiliers du côté des investisseurs, de ceux qui qui essaient de gagner le plus d'argent possible sur le logement cher pour on va dire sauter la case jugement d'expulsion, sauter la case du juge tout simplement.

Et euh euh certains souhaitent et d'ailleurs le ministère de l'intérieur ministre d'intérieur a commencé à le faire dans son projet de loi euh pouvoir expulser sans jugement euh les locataires de de de logement. Alors là, il s'agirait de ceux qui sont locatires d'une résidence Airbnb, une résidence voilà donc on commence, voyez, après le squat, expulsion administrative sur décision du préfet squat ou occupant sans titre, c'estàd personne qui pas justifié d'un titre locatif et bien on passe aujourd'hui à ceux bah qui s'installent dans un dans un logement, une location touristique et puis pareil là une proposition de loi qu'on va évidemment dénoncer comme étant encore une avancée et un progrès pour les propriétaires pour gagner encore plus d'argent, ils puissent encore plus vite ces locataires qui arrivent plus à payer leur loyer parce qu'ils sont trop chers. Oui, effectivement, surtout enfin région parisienne mais pas que d'ailleurs.

Euh vous avez manifesté devant le ministère récemment pour demander une trève hivernale entre guillemets toute l'année pour éviter qu'on puisse expulser parce que ce système produit mécaniquement j'ai l'impression des expulsions massives en fait. C'est ça bien sûr, mais euh la trahi hivernale toute l'année, c'est bon voilà, c'est une c'est manière de dire un peu provoquante mais euh ce qu'on c'est qu'il y a pas d'expulsion, pas d'expulsion, mais des solutions de relogement et et malheureusement vu la crise du logement qu'on traverse aujourd'hui avec nos 3 millions de quasiment de demandeurs de logements sociaux, bah il y a un véritable c'est plus qu'un embouteillage, c'est c'est un encrassement, c'est dans l'accès au logement social, on attrib à peu près 400000 logements sociaux dans l'année en France, on est à 3 millions de demandeurs. Vous imaginez ?

On n jamais eu une situation comme celle-là de depuis que le logement social existe. Et justement, qui sont aujourd'hui les expulsés ? toujours j'imagine effectivement les les plus précaires où il y a de nouveaux profils de personnes qui sont expulsées notamment quand on voit les chiffres en de 2025 plus de 30000 personnes.

Bah écoutez ce qu'on observe c'est que évidemment il y a des familles avec enfants qui arrivent plus à payer leur loyer. Ça c'est des des euh des séparations familiales, un accident de la vie. C'est souvent ça aussi hein qui produit une perte d'emploi, une maladie de longue durée et cetera.

Bon le on passe à la retraite avec une baisse brutale des revenus, voyez. Euh il y a il y a comme ça c'est que les revenus des classes des catégories populaires sont plus du tout euh au niveau des bah au niveau des loyer quoi. Euh les locataires en 1973 consacraient en moyenne 10 % de leur revenus pour se loger au loyer. 10 % de leur revenus, 12 % à Paris.

Donc c'est pour vous donner une idée. Aujourd'hui on est en moyenne à 30 % en moyenne et et on sait que plus de la moitié des ménage aujourd'hui des locataires payent plus de mettent plus de 30 % de leur revenu dans dans le loyer. Voilà.

Donc finalement expulser ça résout pas un problème, ça le ça le déplace en fait. Finalement, l'État fait fausse route forcément dans cette manière d'agir. Oui.

Ouais, c'est plus que ça. C'est de toute façon la France produit aujourd'hui de la crise du logement massive de plus en plus de sans-abris. C'est la conséquence du logement cher et de ces politiques publiques qui a encouragé le renchérissement des loyers et par la même par voie de conséquence le renchérissement des prix d'immobilier, des prix du foncier.

Voilà, c'est un contexte spéculatif. C'est comment gagner le plus d'argent possible sur exploitation de ce besoin essentiel qui est celui de ce loger. C'est de ça qu'il s'agit.

En fait, on est dans ce système là qui est prêt à tout exploiter, y compris la vie des gens. Parce que quand on est à la rue, ben on meurt à petit feu. C'est une condamnation à mort.

C'est condamnation mort avec comment torture. C'est un supplice en fait de vie dans la rue et c'est 15 ans d'espérance de vie une fois qu'on tombe dans la rue en moyenne. Voyez, on meurt à l'âge moyen de 48 ans.

Donc voilà, laisser autant de personnes, c'est des centaines de milliers de personnes dans la rue, c'est inadmissible. Alors qu'il y a on a jamais compté autant de logements vacants dans notre pays. C'est la même chose.

C'est on est à à 3 millions de logements vacants en France. Euh oui, c'est ça. Et et euh de plus en plus de résidences secondaires de de logements euh de résidences touristiques euh donc euh genre Airbnb tout ça et et donc de moins en moins de logements pour loger les gens à l'année et et justement pardon euh pour qu'on comprenne et pour concrètement quand des gens sont expulsés là par exemple typiquement l'année der 2025 sur les 30000 personnes, 30000 ménages expulsés, ça se passe comment après ils vont où ?

Qu'est-ce qui se passe ? Certains vont dans la rue, mais c'est quoi le le profil entre guillemets type de l'après-expulsion ? Bah bon, alors il y a plusieurs d'abord il y a à peu près 120000 1300 jugements d'expulsion qui sont rendus dans l'année et ensuite ben on a en bas on a de plus en plus de gens qui restent dans leur logement parce qu'ils ont pas d'autres solutions pour se loger.

C'est ça en fait. D'accord. Donc ils restent jusqu'au bout du bout avec l'épée de Damocles audessus de la tête.

Ah quand c'est qui vont venir vont et l'angoisse on dort on dort plus et cetera et bon c'est un traumatisme terrible. Donc pour nous il faudrait assurer que toute personne qui est l'objet d'une procée dision à minima soit relogée si besoin par voie de réquisition. Appliquons la loi de réquisition.

C'est c'est c'est une logique. On n'applique plus les lois qui protègent. On ne respecte plus les lois.

Je vais vous donner un exemple. On a une dame qui est locataire. Elle a euh elle a plus de 70 ans.

Elle est locataire depuis 50 ans à Paris. Sa propriétaire, une héritière parce qu'elle a tout elle a elle a hérité du logement par sa grand-mère qui est décédée. Euh elle elle lui délivre un congé vente.

C'estàd bah il faut partir madame puisque moi je veux vendre le logement et un logement vide se vend 30 à 40 % plus cher qu'un logement occupé. manque de chance. Bien, son congé vente n'est pas valide puisque madame fait partie des locataires protégés qui à partir d'un certain âge, à partir de l'âge de 65 ans ne peuvent pas être expulsés au motif d'un congé vente bon ou d'un congé reprise c'est les bon donc que fait cette propriétaire ?

Et bien, elle va prendre l'échec que cette dame paye consciencieusement depuis 50 ans, les entasser dans un coin et puis les mettre à la banque. Ah ! D'un seul coup.

Et elle dit au juges, vous voyez, cette dame ne paye pas de manière régulière son loyer. Donc elle obtient un jugement d'expulsion parce qu'elle a fraudé, parce qu'elle a triché, parce qu'elle veut absolument faire de l'argent et jeter cette dame euh de plus de 70 ans dans la rue. Voilà aujourd'hui les pratiques auxquelles on assiste et c'est de la fraude, y compris les jeunes et cetera.

Enfin, je veux dire, quand on arrive qu'on loue un logement, on se fait arnaquer dans les zones tendues une fois sur deux. Les lois sont pas respectées. Il y a pas de de de jeux dire de dispositif de protection, de contrôle, un service qui soit en capacité de contrôler, de sanctionner un bailleur qui fraude les rapports locatifs tout simplement.

Et effectivement, faites bien de de le rappeler. Merci beaucoup Jean-Baptiste Ter d'avoir été avec nous, nous avoir rappelé cette réalité de cette fin donc de trêve hivernale. Un petit rendez-vous, dites-nous, dites-nous.

Donc demain soir à partir de 18h30, on organise un débat, une rencontre et s'organiser contre les expulsions à la bourse du travail de Paris. Donc toutes les personnes qui sont menacées d'expulsion et qui cherchent un peu à à du renfort, de l'aide, et bien venez puis tous ceux qui veulent les soutenir, venez, on va s'organiser, on va faire des piquets antiexpulsion pour organiser la solidarité dans les quartiers. Demain à 18h30, bourse du travail de Paris, trois rues du château d'eau métro République.

C'est noté. Merci beaucoup. On continue ce toujours debout avec la carte blanche de ma concerne Nadia Swinnie qui va revenir pour nous sur le procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

Ne bougez pas, c'est tout de suite après ce clip. Depuis plus de 8 ans, le média tient bon dans un paysage audiovisuel toujours plus concentré, toujours plus aligné, toujours plus à droite. 8 années [musique] à défendre une information libre, indépendante, de gauche et exigeante. 8 années à vos côtés et on n'est pas prêt d'abandonner. 2025 au média, c'est pas moins de [musique] h enquêtes menées jusqu'au bout pour faire tomber les masques. 400 émissions en direct pour décrypter l'ctu sans tomber dans l'agenda des plateaux des milliardaires, sans reportage de terrain partout en France grâce à nos correspondants citoyens au plus près des colères et des luttes. 500 entretiens avec des voix absentes des plateaux traditionnels indispensables [musique] pour comprendre le monde.

Chaque jour, nos plus de 25 travailleurs et travailleuses écrivent enquête film monte. Chaque jour, ils et [musique] elles mènent la bataille de front. Mais pour tenir, ils ont besoin de votre aide.

Notre antenne, [musique] notre histoire, c'est vous qui la faites vivre par votre soutien continu, par vos dons, par votre refus d'abandonner l'info à ceux qui la monopolisent depuis trop longtemps. Cette année encore, faites des dons au médias. Pour préparer 2026 et continuer à tenir la ligne avec nous, profitez d'une défiscalisation de vos dons à hauteur de 66 % et assurez-vous de continuer la bataille de l'info à nos côtés pour un paysage audiovisuel plus juste, plus social et plus solidaire.

Pour qu'on continue à occuper le terrain, pour que notre voix, la vôtre, continue de porter. Faites un don, soutenez le média. Grâce à vous, le combat continue.

De retour sur le plateau de Toujours Debout et j'accueille donc tout de suite Nadja Swini, ma collègue pour parler de sa carte blanche. C'est parti. Salut Nadja, je le disais, tu as une carte blanche à nous présenter aujourd'hui.

Je t'écoute. Et ben écoute, oui, puisque le procès en appel de l'affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozi pour la présidentielle de 2007 s'est ouvert le 16 mars dernier et nous offre depuis un défilé des puissants bien mal en point pour justifier des faits qui leur sont reprochés et des éléments du dossier. Alors pour moi, c'est un peu rigolo parce qu'il y a quelques semaines, je me suis retrouvée exactement dans la même salle mais pour l'affaire du détournement de fonds public par le Rassemblement national et forcément je me pose une question, est-ce que qui se ressemble s'assemble ?

Alors, je vous rappelle la liste non exhaustive des chefs d'accusation retenu contre le clan SarkoZ. Détournement de fonds publics, corruption active et passive, blanchiment en bande organisée, association de malfaiteurs, faux et usage de faux. Évidemment financement illégal de campagne électorale.

Alors en clair, le clan Sarkozy est accusé d'avoir récupéré une somme d'environ 50 millions d'euros issus de l'argent public liben en échange de plusieurs choses. D'une part, de favoriser le retour du régime de Kaddafi sur la scène internationale puisqu'à l'époque la Libye est mise au banc des nations. Elle est accusée d'avoir commandité plusieurs attentats terroristes sur le sol européen et d'avoir opéré une une répression extrêmement sanglante contre sa population.

La France de Sarkozy devait, en échange de ce financement, aussi fournir du nucléaire civil à la dictature libyenne ou encore trouver une solution à la situation pénale d'un certain Abdallah Senous. Retenez bien son nom, c'est le beau-frère du guide suprême libien, chef des renseignements militaires et condamné en 1999 par la France dans à la prison à vie pour son rôle dans l'attentat du vol décès 10 qui a eu lieu en 1989 et qui a causé la mort de 170 personnes dont 54 français. Ça c'est le pacte de corruption dont est accusé le clan Sarkozi.

Alors don depuis la semaine dernière, on a vu défiler un certain nombre de personnalités de haut plan dont notamment Thierry Gobert, Alexandre Juri et Bris Ortefeu. Alors chacun à sa part son rôle dans cette mécanique extrêmement complexe de corruption massive. Thierry Gobert par exemple, c'est un homme d'affaires, on appelle un peu le SarcoBoy.

C'est un ami ancien et très cher de Nicolas Sarkozi. Lui, il a été relaxé en première instance parce qu'il avait déjà été condamné en 2024. pour blanchiment de fraude fiscale pour les mêmes faits et en France on n'est pas jugé deux fois pour les mêmes faits.

Mais à la barre, il est quand même invité à venir être auditionné par les juges et il a de nouveau beaucoup de mal à expliquer pourquoi est-ce qu'il a reçu autant d'argent provenant des fonds libyens par l'intermédiaire d'un certain Ziad Takeddin, un agent de corruption qui est depuis décédé. Le 8 février 2006, monsieur Gobert a effectivement reçu 440000 € sur un compte ouvert au bas à Mass par l'entreprise d'un autre compte dans une banque libanaise d'une société immatriculée dans les îles Vierges britanniques. Un montage complexe.

Ce compte en banque libanais est en fait un compte qui est régulièrement crédité par les Libyens. Il venait une semaine auparavant de recevoir 3 millions d'euros. Tout cela un mois après la visite de son ami Brisortefeu, bisite dont on parlera tout à l'heure en Libye comme par hasard diront certains.

Monsieur Gobert alors a prétendu lui que ces 44000 € c'est 40 oui 440000 € je vais y arriver en fait c'était de l'argent qui était destiné à un ami commun qui en avait besoin comprenez-vous pour finir les travaux de sa maison qu'il avait acheté en Colombie. Franchement vous voyez vraiment le mal partout. Moi je trouve que tous ces gens qui se filent de la tune comme ça juste parce qu'on leur demande "C'est quand même génial quelle générosité.

Moi aussi je veux des amis riches et puissants. D'ailleurs, si vous ne savez pas quoi faire de votre argent, soutenez.v.fr.

Nous aussi, on a plein de travaux à faire. Oui. Oui.

N'hésitez surtout pas, il y a aussi beaucoup de choses à faire au média et on a besoin de vous. Et dans cette affaire, il aussi un sacré personnage, c'est Alexandre Jury. Alors Alexandre Jury, c'est un intermédiaire au carnet d'adresse extrêmement fourni.

Il sert la main de tous les pires chefs d'État africains et du monde arabe. Il a été condamné, lui en première instance à 6 ans de prison ferme, une amende de 3 millions d'euros et l'interdiction de diriger une entreprise pendant 15 ans. Alexandre Jury, c'est un homme qui est né en 1959, originaire de Sintis, banlieu parisienne.

Il s'est fait un nom dans les années 80 en côtoyant le grand banditisme et c'est en écumant les boîtes de nuit parisiennes qu'il rencontre les stars, les diplomates et un certain nombre de policiers et notamment le clan Corse autour de Charles Pasqua et c'est eux qui vont lui mettre le pied à l'étrier du monde politique et de la France-afrique. C'est le gars quand même quand il te parle en fait, tu as une sensation très désagréable de te faire arnaquer direct, que le mec veut te vendre le pull que tu portes déjà. C'est tellement évanescent, gazeux, fumeux, c'est pas clair, il y a rien qui va.

Il est quand même capable dans une même salve de te vendre tout et son contraire sans sourciller avec un appel assez perturbant. par exemple, il est très fier de ses origines algériennes, il est très fier de sa famille Kabille qu'il décrit comme étant la euh des résistant de la première heure au côté du FLN contre l'occupation française. Puis après, sans la le moindre complexe, il t'explique qu'il a rencontré Chiraak en 1979 en Côte d'Ivoire au côté d'un certain Jacques Focard, éminent acteur de la France-afrique au cœur des coups les plus tordus que la France ait pu faire sur ce continent.

C'est quand même une drôle de manière de résister au colonialisme français. Mais peu importe parce que Alexandre Jourry te balérait ça d'un revers de la main en un et en affirmant aujourd'hui agir pour ton intérêt. Tu comprends Cyril ?

Pour l'intérêt des Français et de la France et de la nation. Alors dans l'ordonnance de renvoi Alexandre Jury lui il est marqué sans profession. Il est bien d'ailleurs incapable de définir ce qu'il fait vraiment comme métier.

Il se présente évidemment comme un homme d'affaires. Finalement, on est un peu tous des hommes et des femmes d'affaires. Les mauvaises langues diront plutôt un agent de corruption.

On le retrouve dans des affaires de business entre la France et différents pays du monde d'Afrique et du monde arabe comme par exemple des ventes à l'automne 2006 de 12 avions Airbus à la compagnie aérienne libyenne Africia Airways pour environ 800 millions d'euros. La France a bénéficié de mes connaissances, dit-il au juges. Mais est-ce que c'est seulement bénéficié de manière gratuite de lui demande le président.

Le plus important, dit-il, c'est que j'ai redistribué et j'ai fait ça toute ma vie. Mais donc il y a bien un bénéfice, je veux dire pécunier. Oui.

Oui. Ben évidemment, il ne veut pas, il a beaucoup de mal à expliquer qu'il gagne de l'argent sur ses mises en contact. Euh les diplomates, lui dit le président, sont quand même très flou sur ce que vous faites.

On a du mal à cerner euh la réalité de votre métier. On me prend effectivement pour un tollard, c'est parce qu'ils sont sous pression. La justice fait peur et nous voilà parti sur une diatribe contre les juges alors qu'on parlait de son métier et en particulier contre le juge Serge Tourner, ce magistrat qui a enquêté sur les affaires financières les plus sensibles de la République et qui implique quand même beaucoup de gens issus de la droite française.

Imaginez comme il est apprécié du clan Sarkozi. Mais Alexandre Jory, c'est aussi l'un de ceux qui est accusé d'avoir été l'un des intermédiaires entre le clan Sarkozi et une partie du clan Kaddafi et d'avoir fait transiter de l'argent liben vers la France par différents moyens qui constituent autant de sousaffaires de cette affaire parce que c'est une affaire à tiroir. Par exemple, il y a une vente fumeuse de tableau de 500000 €.

Je sais pas si vous vous souvenez que Claude Guéan est censé avoir acheté voilà l'ancien bras droit de Sarkozi directeur de campagne de 2007 puis secrétaire général de la présidence de la République et Jourry est accusé donc d'avoir voulu payer Géant avec ses 500000 € pour qu'il intervienne auprès de ADS afin que c'est que ADS lui file de la tune pour le récompenser de son intervention dans la vente des 12 avions Airbus à la compagnie aérienne libienne. Il y a aussi l'histoire de l'achat d'une villa par le fond public liben, toujours les Libys, à monsieur De Jouri pour une somme de plus de 10 millions d'euros alors que cette ville n'en valait qu' 1,8. Pourquoi ?

Ou encore d'avoir payé les frais de de séjour d'un certain Bchir Saleh au Ritz entre 2007 et 2008 pour la somme ma modique de 60000 €. Alors pourquoi c'est important ? parce que Bchir Saler, c'est l'ancien directeur de cabinet de Mohamar Kaddafi et son ancien argentier, c'est lui qui dirigeait le puisson le puissant pardon fond d'investissement de la dictature libyenne à la tête d'un pactol de 5 milliards de dollars et c'est un très proche d'Alexandre Juri et monsieur Juri l'a fait exfiltrer de la Libye en 2011 lorsque les lorsque les choses ont basculé et que le régime est tombé et étonnamment alors que Bchir Sal est recherché par Interpol, c'est la France de SarkoZi qui va accueillir cet homme.

Un accueil jugé orienté par l'accusation qui y voit un moyen d'empêcher que monsieur Salaire ne révèle ce qu'il sait sur les financements occultes. On se croirait dans un mauvais film mafieux quand même parce qu'en plus il y a aussi Bris Horfeu euh ancien ministre de l'intérieur hein sous la présidence Sarkozy qui est venu lui aussi à la barre ministre aussi de l'immigration et de l'identité nationale. Oui.

Brisfeu alors lui ça a quand même été le pompon sur la Garonne. Un pompon qui a dû sortir les vrames tellement sa version confine à l'absurde. Alors lui il a été condamné en première instance à 2 ans de prison ferme et 5 ans d'inéligibilité.

Et c'est quand il nous fait le récit de son voyage lunaire en Libye le 21 décembre 2005. Donc on est à un an et demi des de la présidentielle qu'on atteint le point de non retour. Brisortefeu à l'époque il est ministre en charge des collectivités territoriales.

Il est rattaché au ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy. Autant dire que sur l'échelle du protocole gouvernemental, il est quand même pas tout en haut parce que ministre délégué aux collectivités territoriales, voilà, c'est pas au premier plan. Que va-t-il donc en Libye ? on ne sait pas bien qui plus est à la demande des autorités françaises et pas du tout comme nous le dit Ortefeu à la demande de la Libye.

Alors il se dit il se justifie en disant que c'était dans le prolongement de la visite de Nicolas Sarkozi parce que Nicolas Sarkozi avait signé un accord avec la Libye. Alors le président lui dit "Mais alors je comprends pas, le ministre de l'intérieur signe une lettre d'État avec la Libye et vous vous repartez pour ressigner la même lettre." Alors non mais en fait il l'avait pas complètement signé.

Voilà, en fait il avait juste mis son nom et puis moi j'ai mis le prénom quoi. Vous voyez, il y a un truc un peu comme ça. Ça n'a aucun sens.

Le président de la cour d'appel ne cesse de répéter "La cour ne comprend pas. La cour ne comprend pas. Non mais la cour ne comprend pas." [grognement] Non, elle ne comprend pas.

Et pour cause est un peu fumeux. Alors en plus, il va se passer un truc incroyable pendant ces 18 he monsieur Bris Ortefeu va passer en Libye ce 21 décembre 2005. Parce que figurez-vous qu'à l'occasion du dîner officiel qui se déroule ce soir-là, un libyen est venu voir notre ministre pour l'informer qu'il y avait une personnalité qui voulait le rencontrer.

Et voilà, notre ministre rattaché aux collectivités territoriales, quitter le dîner officiel sans aucun membre de la sécurité avec lui. Alors que bon, je veux pas dire mais la libroit où on se balade peénard seul, surtout quand on est un occidental officiel ministre. Et le voilà qui s'engouffre donc dans une voiture aux vitres teintées.

On est vraiment dans un film de mafieux. Et qu' y a-t-il dans cette voiture aux vitres teintées ? Monsieur Ziat Takedine, quel écoutez quand même un intermédiaire donc tout aussi peu fiable qu'Alexandre Jouri avec qui Hortfeu avait effectivement par le passé fait quelques sorties en ya et bronzett au bord de la piscine de sa villa au Cap d'Antibe et le revoilà donc en Libye.

Quelle surprise vraiment Zad Takéine mais que fais-tu là ? Et voilà tous les deux partis quasiment en tête à tête dans les méandres de la nuit libienne pour se retrouver au Mazette chez un certain Abdallah Senousci. Et là devant le magistrat brisortefeu s'emmêle les pédales.

Alors d'abord il commence par nous dire qu'il avait pas du tout conscience de qui était Abdallah Susi. On lui a pas dit. Il connaissait pas son nom.

Il était enfin c'est nous est quand même recherché par l'ensemble des polices du monde. Euh il est accusé, il a été condamné par la France pour un pour des pour avoir participé pour avoir commandité un attentat terroriste qui a tué 54 Français. Mais on sait pas qui est Abdallah.

C'est nous-ci. Et pourtant donc il va nous dire "Moi, je rencontre cet homme, je ne sais pas qui c'est. On m'en a pas parlé." Et quelques phrases plus tard, il va nous dire avoir été sidéré d'être en présence d'un terroriste.

Alors là, on est sidéré de rencontrer un mec dont on sait pas que c'est un terrorisme mais on est sidéré que ce soit un terroriste. Il y a un moment, il y a un truc qui va pas. [rires] Donc c'est une contradiction avec lui-même qui risque de lui coûter cher.

Il prétend avoir été piégé par Zad Takedin et dit aujourd'hui qu'il peut le prouver que ça n'était pas prévu cette rencontre parce que le nom de Senci c'était pas écrit dans mon agenda. Alors ça c'est quand même génial. On lui explique quand même qu'il y a un certain nombre d'agendas de politiques et notamment de présidents de la République dans lequel il y avait tout un tas de choses que ces présidents ont fait et qui n'étaient pas inscrits à leurs agendas.

Et pourtant voilà, c'est un peu léger comme défense et pourtant il va rester en plus. Alors donc il est sidéré d'être avec un terroriste tout en ne sachant pas que c'est un terroriste. Mais il va échanger pendant 40 minutes avec ce Senouci soi-disant en évoquant exclusivement les questions de migration.

Les Libyens étant obsédés par le fait que l'Europe doivent payer pour les empêcher les les migrants d'Afrique sub-saharienne principalement d'arriver jusqu'en Europe. Voilà. Donc on est là au même moment où son ministre de tutelle Nicolas Sarkozi veut passer le carcher dans les quartiers populaires parce qu'on est en 2005 fin 2005 c'est l'année de la mort de Zedbouna, c'est l'année de la révolte des banlieux.

Et ben pendant ce temps-là, on a un ami Brisortefeu qui se fait un petit thé à l'amande. Pépous avec l'un des terroristes les plus recherchés du monde et puis cerise sur le gâteau de la version du ministre. Si on se dit que il a été piégé par Ziad Takedin, et ben Bris sortefeu, il n'en parle à personne.

Et voilà, c'est ce qu'il nous dit. Il est ministre, il se fait quasiment plus ou moins enlever, en tout cas entraîné dans une galère par un intermédiaire suspect. Il vient de rencontrer un terroriste condamné par la France, recherché par les polices du monde entier et il ne lui vient pas à l'idée 2 secondes, je sais pas moi, d'en informer la police, les services secrets français.

Non non, il va garder ça pour lui pendant au moins plusieurs semaines. Plus c'est gros, plus ça passe. Le président de la cour d'appel a un peu plus enterré ce bon vieux bris sortefeu en lui reparlant d'une note dite cousa, révélée par Mediapart.

Ce document était écrit par Moussausa, chef des services de renseignement extérieur liben qui lui confirme le financement de la campagne de Sarkozy et fait le lien direct entre le financement et cette visite de Bris Ortefeu à Abdallah. C'est nous ortefeu clame que c'est un faux. Mais ce document a été officiellement authentifié par la justice dure semaine pour le clan des hommes Sarkozi.

D'autant plus que les ex-femmes de tous ces hommes ont largement balancé. On a l'ex-femme de Ziad Takédine, l'ex-femme de Bris Ortefeu et l'ex-femme de Thierry Gaubert qui ont toutes confirmé leurs relations étroites les uns avec les autres, les discussions dont elles disent avoir été témoins autour d'un financement libyen et de l'existence de transfert en liquide entre tous ces gens-là. Alors, ils crient tous à la vengeance des femmes.

Ouais, il faut pas sous-estimer le pouvoir des femmes. Quoi qu'il en soit, tous ces hommes vont devoir repasser à la barre pour répondre à d'autres questions concernant les sousa-affaires dans les affaires que je vous évoquais tout à l'heure. Demain, ce sont les partis civiles qui seront entendus et donc les familles des victimes de l'attentat du vol des C10.

Et Nicolas Sarkozi, ancien président de la République, sera lui auditionné pendant 3 jours, la semaine prochaine et celle d'après. Et je reviendrai évidemment vous raconter ce grand moment de justice pénale. Merci beaucoup Nadia pour cette histoire digne d'un film de mafieux.

On attend la suite du prochain épisode. En tout cas euh on enchaîne, on va terminer ce tour debout avec Nathalie Hartu. Donc restez bien avec nous, on se retrouve juste après ce petit clip.

Depuis plus de [musique] 8 ans, le média tient bon dans un paysage audiovisuel toujours plus concentré, toujours plus aligné, toujours plus à droite. 8 années à défendre une information libre, indépendante, de gauche et exigeante. 8 années à vos côtés et on n'est pas prêt à abandonner. 2025 au média, c'est pas moins de h enquêtes menées jusqu'au bout pour faire tomber les masques. [musique] 400 émissions en direct pour décrypter l'ctu sans tomber dans l'agenda des plateaux des milliardaires, sans reportage de terrain partout en France grâce à nos correspondants citoyens au plus près des colères et des luttes. 500 entretiens avec des voix absentes des plateaux traditionnels indispensables pour comprendre le monde.

Chaque jour, nos [musique] plus de 25 travailleurs et travailleuses écrivent enquêtent, film, montent. Chaque jour, ils [musique] et elles mènent la bataille de front. Mais pour tenir, ils ont besoin de votre aide.

Notre antenne, notre histoire, c'est vous qui la faites vivre par votre soutien continu, par vos dons, par votre refus d'abandonner l'info à ceux qui la monopolisent depuis trop longtemps. Cette année encore, faites des dons au médias. Pour préparer 2026 et continuez à tenir la ligne [musique] avec nous, profitez d'une défiscalisation de vos dons à hauteur de 66 % et assurez-vous de continuer la bataille de l'info [musique] à nos côtés pour un paysage audiovisuel plus juste, plus social et plus solidaire.

Pour qu'on continue à occuper le terrain, pour que notre voix, la vôtre, [musique] continue de porter. Faites un don, soutenez le média. Grâce à vous, le combat continue.

De retour pour cette dernière partie de Toujours Debout. Alors que les enseignants se mobilisent pour dénoncer des conditions de travail toujours plus dégradé, que l'inflation continue de peser lourdement sur le quotidien des Français et que la situation internationale se tend notamment avec les risques d'escalade autour de ce qui se passe en Iran. Une question traverse tout qui p vraiment le prix de ces crises à répétition et surtout jusqu'où peut aller cette accumulation de tension sociale, économique et géopolitique ?

Et pour en parler, nous recevons ce soir Nathalie Arta, porte-parole de Lutre Ouvrière. Bonjour. Bonsoir.

Euh bonsoir, c'est vrai d'ailleurs, c'est parti pour l'entretien. Donc merci d'être avec nous. Je le disais, les enseignants était en grève he pour dénoncer des suppressions de poste et des et des conditions de travail dégradé.

Euh pourquoi vous êtes enseignante également, pourquoi cette colère des enseignants ne retombe pas ou ne retombe même jamais ? Des enseignants, des parents d'élèves et j'espère de l'ensemble de la société. J'espère que cette colère, elle va même se lever parce que on a quand même un gouvernement qui ne compte pas les milliards quand il s'agit de quand il s'agit de la guerre.

Mais là, voilà, il va faire des millions d'économies sur l'éducation au prétexte qu'il y a moins de d'enfants dans les écoles, hein, mais ça serait précisément l'occasion de bah de changer la façon d'enseigner, hein, parce que là, donc il a prévu, il a programmé 4000 suppressions de poste qui vont entraîner la fermeture de 2000 classes. Donc à nouveau, on va se retrouver dans des situations où on va travailler avec des grands groupes, des classes trop chargées. On va pas pouvoir justement s'occuper de chacun.

Enfin, franchement, c'est c'est écœurant parce que voilà, c'est comme s'il y avait trop de profs, c'est comme s'il y avait trop d'ESH, c'est comme s'il y avait trop de d'infirmières, d'encadrants dans l'éducation nationale. Moi, je suis dans un lycée 2200 élèves, il y a plus d'infirmière. Plus d'infirmière.

Alors, le gouvernement a fait hein de la la santé mentale des jeunes une priorité, mais voyez voilà, il y a plus d'infirmière et puis et puis quand le l'épreuve tombe malade, bah ils sont pas remplacés et cetera et cetera. Donc là, on a la possibilité justement de pour une fois de mettre peut-être en place des conditions de travail pour les enfants, pour les les enseignants meilleurs. Et ben non.

Et ben non. Il faut faire des économies comme il faut en faire sur la santé, comme il faut en faire sur tout ce qui est utile à la population en fait. Donc oui, c'est écurant justement et on va écouter le gouvernement et notamment le ministre de l'éducation nationale Gfrey.

Nous ne pouvons pas mais vraiment enfin je je me permets de conjurer tout le monde par rapport à ça. Nous ne pouvons pas ne pas regarder en face une réalité démographique inédite dans notre pays. Nous n'avons jamais jamais connu ça.

Quand on perd une génération tous les 4 ans, je suis désolé mais conte notre configuration scolaire, nous ne pouvons pas ne pas le regarder. Non non madame, non madame, nous ne cassons pas l'école publique. Madame la députée, monsieur le député, parz-moi, je répond à la question, ça vous dérange pas ?

Lorsque nous avons nous avons depuis 2017 perdu 600000 élèves dans le premier degré, nous y avons créé 16500 postes. C'est ça la réalité. - 600000 élèves, plus 16500 postes.

À présent, nous sommes en train de perdre de manière accélérée des élèves et effectivement nous sommes amenés à suivre en partie cette démographie. Quand on entend Édouard Gfre, on a sentiment que le gouvernement comprend pas ce qui se passe dans le milieu scolaire parce que pour lui, il faut réduire des classes alors que au fond les profs, vous venez de le dire, disent qu'au contraire c'est pas la solution. Mais il sait très bien ce qui se passe.

Il le sait pertinemment, sauf que ce n'est pas son problème d'apporter de de des connaissance de la culture, de permettre aux jeunes, en particulier des classes populaires, de de s'épanouir, de voilà de de découvrir des choses, de de s'émanciper, ce n'est pas son problème. Donc en effet he la catastrophe qu'on observe mais depuis depuis des décennies dans l'éducation nationale he qui consiste en effet à à exclure précocément des des des dizaines des centaines de milliers de jeunes hein cette catastrophe qui consiste à sélectionner qui consiste à vouloir tous les faire rentrer dans un moule et cetera bah va ça va continuer. Voilà ça va continuer.

Donc tout ça ça nous révolte parce que on on fait précisément ce qui ne marche pas, c'est-à-dire voilà, on supprime, on regroupe les les enfants dans avec des effectifs donc de plus en plus importants. on supprime des options, on supprime des possibilités de découverte, on supprime un un un tas un tas de choses qui qui qui permettrai justement au aux jeunes, aux enfants et bien de de de grandir, de de d'avoir envie aussi à envie d'apprendre, à envie de découvrir et ça ça passe par un tas de dispositifs, pas seulement d'ailleurs un enseignant mais tout ce qu'il y a autour. Donc voilà, il fait exactement ce qui ne marche pas mais parce qu'encore une fois, ce n'est pas son problème.

Voilà, leur problème à ce gouvernement et comme au gouvernement qui le précédait, c'est de gouverner pour que bah les capitalistes, la bourgeoisie, les milliardaires prospèrent. Point bar. Voilà.

Donc on est confronté à ça et aujourd'hui comme il prospère y compris avec la guerre et ben on mise sur la guerre. Ouais. Et l'école est toujours cette variable d'ajustement budgétaire quoi.

Si mais toujours et c'est ça qui et et c'est vrai que moi je c'est c'est le le contraste entre vraiment tous les moyens. Enfin, il l'a annoncé dernièrement un nouveau porte-avion, c'est 10 milliards. Le le leur programme de sous-marin nucléaire, al c'est carrément 40 milliards.

Ah là, ils sont ambitieux, hein. Ah là, ils vont ils voient loin euh pour fabriquer plus de missiles, plus de munitions, plus de char d'assaut. Là, ça y va. il mettent pas mal de moyens et y compris il s'adresse aux jeunes d'ailleurs hein parce que euh vous savez même dans l'éducation, il y a de plus en plus maintenant de classe défense.

C'est-à-dire qu'en fait on oriente les jeunes et d'abord les jeunes qui sont en difficulté hein, ce sera pas les enfants des classes riches aisées cultivés hein, mais c'est les enfants évidemment de prolétaire hein qu'on va orienter vers des classes défense, c'est-à-dire vers l'armée en fait hein. Vous allez dans le salon parcours supier stand que vous trouvez c'est l'armée. Voilà, vous savez que à Pôle Emploi, il y a maintenant un nouveau service qui est destiné à recruter les jeunes pour aller travailler dans l'industrie de l'armement.

Donc c'est un service à part qui est d'ailleurs chapauté par un ancien général. D'accord. Voilà.

Bah voilà où où on veut emmener les jeunes et on veut pas effectivement qu'il qu'il aient du savoir, que ils découvrent des passions en eux qui qui s'émancipent. Non, c'est pas ça, hein. Donc et effectivement pour faire la guerre et mourir dans une tranchée ou sous une bombe, effectivement il ça ça mérite pas tellement d'années d'études finalement.

Effectivement, autre colère qui traverse le pays actuellement notamment, c'est autour du pouvoir d'achat. Alors que les prix de la consommation augmenté de 1,7 % en mars, la France devrait reconnaître connaître pardon un net d'inflation qui franchirait les 2 % au printemps. Donc selon l'INC, je propose d'écouter mot de Berge Breon, pardon, la porte-parole du gouvernement sur la hausse des prix.

Vous le savez, on a d'abord aidé les urgences qui ont été face à nous, les agriculteurs, les pêcheurs pour qui il n'était plus rentable d'aller en mer, les transporteurs qui étaient confrontés à des réelles difficultés. Pour autant, toutes ces aides nécessaires n'épuissent pas la question des travailleurs qui roulent beaucoup et vous l'avez dit à juste titre. On pense aux infirmières, on pense aux aides soignantes et des aides dédiées, spécifiques, ciblées, bornées dans le temps sont actuellement à l'étude en lien et à la demande du premier ministre parce que nous savons la diff la difficulté auxquelles ils sont confrontés.

Il y a évidemment des négociations en cours pour une revalorisation globale qui sont en discussion avec la CNNAM. C'est aussi quelque chose d'important et nous travaillons pour ces publics prioritaires à des réponses qui sont aussi et qui doivent aussi être des réponses structurelles. Il y a les réponses d'urgence et elles sont impératives et il y a les réponses de long terme.

Et les publics que vous savez que vous avez cité, ces travailleurs qui roulent beaucoup doivent être les premiers ciblés par ces réponses structurelles et et par le plan d'électrification qu'on annoncera la semaine prochaine. Euh [grognement] on a l'impression, en tout cas, j'ai l'impression qu'elle ne croit pas vraiment à ce qu'elle dit. L'inflation en tout cas semble devenue permanente et les salaires par contre eux ne suivent pas.

C'est vraiment ce qui est dramatique pour de nombreux Français aujourd'hui. Bah là, en l'occurrence le coût de massu, c'est quand même l'augmentation du prix de l'essence, hein. Vous vous rendez compte ? 50 centimes de plus, hein.

Euh vous avez beaucoup de salariés, de travailleurs parce que là, elle parle de euh de quelques professions hein, comme si c'était finalement des cas bien ciblés. Mais en réalité, tous les travailleurs quand ils veulent faire aujourd'hui leur plein quand ils ont suffisamment d'argent pour faire leur plein, le plein a augmenté de 15 20 30 €. Vous vous rendez compte, c'est un coup de massu.

Il y a compris aujourd'hui des salariés qui n'ont plus les moyens d'aller au boulot parce que ça coûte trop cher. Donc c'est une situation qui est en effet très grave et qui est grave bien particulièrement pour tous ceux qui avaient des petits salaires et qui en étaient de toute façon déjà à compter chaque euro dépensé. Donc c'est une situation qui est très grave et c'est une situation qui ne fait que commencer parce qu'on sait très bien que d'abord ça va durer.

C'est pas demain hein que hein y compris si le D3 d'Ormous était réouvert euh c'est pas en une semaine ou en un mois que les choses elles vont se réguler. Et puis c'est qu'on nous annonce aussi l'augmentation du gaz de des engrais donc des produits agricoles, l'augmentation du plastique, l'augmentation du transport en général. Enfin bon, on connaît la chanson, tout ça, ça va être une explosion de tous les prix, de tous les prix.

Donc le problème en effet pour se protéger de ça, c'est pas des petites mesurettes ciblées, je ne sais pas où, hein. La réalité c'est que il va falloir que les travailleurs se battent, soit euh voilà et et se se disent "Mais non, on n' pas à payer pour ces profiteurs de guerre, tous ceux qui spéculent aujourd'hui sur la guerre et qui se font des marges inouies sur la guerre. Donc il faut effectivement que nous on sauve notre peau.

Et comment on peut sauver notre peau ? Et ben, c'est avec notre salaire parce que c'est ça qui nous permet de vivre. Donc oui, nous nous disons, il faut absolument euh être euh s'organiser, il faut se réunir et il faut euh être être à l'offensive.

On doit se battre pour que nos salaires ils suivent. On peut tous compter combien on a perdu au mois de mars hein en payant justement l'essence. On peut tous faire le compte.

Et ben c'est ce qu'il nous faut pour le mois prochain de plus sur notre fiche de paye. Sans ça, si vous voulez, toutes les mesures là qui vont nous sortir, ils vont nous rouler dans la farine. Est-ce que vous croyez justement que on peut voir entre guillemets un retour des gilets jaunes ?

On se souvient que quand ça avait explosé il y a maintenant quelques années, c'était justement suite entre autres à la hausse du prix du carburant. Est-ce que là on n'est pas loin de cette explosion là à nouveau ? Bon, je sais pas, je mais en tout cas euh c'est euh on a toutes les raisons de pas accepter cette situation.

Vraiment, on a toutes les raisons parce que encore une fois, on est en train de plonger à nouveau dans une crise et on sait comment ce cela est s'est passé justement euh suite à la guerre en Ukraine. C'est le monde du travail qui a payé comme il a payé d'ailleurs pour le Covid. Il a payé en étant d'ailleurs en première ligne, en bossant, mais comme à chaque fois, comme à chaque fois.

C'est les travailleurs qui font qui font le taf, hein. Et puis c'est ils sont quand même raquetés. Il ils continuent d'être exploités.

Ils continuent d'être virés quand finalement les capitalistes ont d'autres plans que de continuer avec l'entreprise qui la ferme et cetera. Donc à un moment donné, il faut il faut dire stop et ça ça doit venir bah de nous en réalité parce que ça ne viendra pas d'en haut toutes les mesures qu'il qu'il discutent là pour soi-disant nous protéger. Ça nous a protégé de quoi hein ? les inégalités, les la misère, l'appauvrissement du monde du travail est visible est visible.

Chacun chacun la la la mesure. Donc il faut que effectivement qu'on prenne les choses en main, c'est-à-dire qu'on renoue avec les luttes collective avec des buts et il faut que les travailleurs soient les moteurs de tout ça. Les travailleurs qui justement sont indispensables à la société, qui fabriquent tous les profits dont les capitalistes sont dépendants.

Donc c'est cette force là qu'il faut utiliser avec le retour des grèves de l'organisation collective et avec des buts clairs. Et le but clair pour moi, c'est on doit prendre l'argent là où il est, c'est-à-dire dans les caisses du patronat, dans les profits, on doit faire payer le patronat, le grand patronat bien sûr, le grand, celui qui prospère, c'est milliardaires et cetera. Donc c'est eux qui doivent payer.

Et comment on fait pour les faire payer ? Mais c'est un rapport de force. C'est un combat qu'on doit mettre en place.

Et et encore une fois, on dit oui là les prix augmentent mais mais c'est c'est pas comment dire c'est pas le Saint-Esprit hein. Les prix augmente parce qu'il y a effectivement des parce que les industriels, les financiers et bien ils jouent ils jouent avec la avec la loi de l'offre et la demande et ben parce qu' ils font monter les prix. Voilà, il faut monter les prix et en même temps qu'ils font monter les prix, ils font monter leur marge, leurs profits.

Là, je je lisais un article euh en venant ici. Euh Total Energie aurait réalisé un super coût euh spéculatif puisque en début début mars, il a acheté beaucoup euh de pétrole. il a multiplié le volume de pétrole acheté et il l'a revendu quasiment deux fois plus cher.

Il aurait fait un coût de 1 milliard de dollars. Ouais, voyez. Donc voilà euh l'argent qu'il y a dans dans les caisses effectivement de cette grande bourgeoisie, de ces grands groupes industriels et financiers.

Et bien c'est cet argent là qu'on doit aller chercher. On doit aller le chercher en effet d'abord en disant nous salaires, ils doivent suivre. Il est hors de question qu'on soit raqueté en plus d'être exploité au travail et puis confiscation des bénéfices de tous ces profiteurs de guerre pour répondre à nos besoins.

Euh justement en parlant de la guerre, la situation internationale se tend. On le sait bien et on en subit les conséquences actuellement. Euh est-ce que on est dans une situation qui semble incontrôlable ce qui se passe en Iran, au Liban, notamment cette guerre déclarée illégalement donc par les États-Unis et Israël.

Est-ce que cette situation semble incontrôlable ? La guerre est plus que jamais euh le mode de fonctionnement normal du capitalisme. Voilà.

Parce que en effet, on a en permanence hein, le capitalisme de toute façon, c'est la guerre pour les marchés, c'est la guerre pour les matières premières, pour les terres rares, pour l'énergie, le pétrole et cetera. Maintenant, l'intelligence artificielle. Mais là, il y a une offensive générale de l'impérialisme américain pour rester le maître du monde et pour en effet éliminer ou en tout cas euh forcer hein tous les régimes qui lui résistent à euh otempérer, à se mettre à genoux devant devant eux.

Et donc c'est pas que la question de l'Iran, hein. On a vraiment en effet aujourd'hui la première puissance impérialiste mondiale qui est qui est à l'offensive parce que elle se sent menacée, elle se sentée par la Chine, elle se sentencée sur plein de terrains et donc elle veut mettre toutes les possibilités de son côté pour en effet rester le maître le maître du monde. La raison pour laquelle oui, ils essayent de contenir cette puissance qui est l'Iran au Moyen-Orient.

Et là, ils ont utilisé, comment dire, une opportunité, j'ai envie de dire, hein, avec la politique israélienne, avec l'affaiblissement euh de de l'Iran suite à tous les événements qui sont déroulés dans la région, hein. Mais mais on voit que ils veulent le faire en Amérique latine. On voit quand même, il a quand même capturé Maduro qui est en train de croupir dans une jaôle new yorkaaise.

Il est en train d'affamer Cuba, hein, c'est-à-dire voilà tous les régimes qui ne me lèchent pas les bottes, hein. Je vais les recadrer et je vais utiliser bah tous les moyens possibles. Alors là pour Cuba, c'est les privés de pétrole, c'est-à-dire les asphixier économiquement.

Ils ont pas besoin de c'est pas ils ont pas besoin de balancer des missiles, mais c'est quand même extrêmement violent. Et il y a des morts, des morts. Cette politique, elle fait des morts, hein.

Et puis ailleurs, quand quand il en a la possibilité, bah c'est c'est avec des bombes. Voilà. La France et l'Europe peuvent-elles peser justement dans ce rapport de force face à cet impérialisme américain états-unien ?

Mais là, d'abord la France est elle-même un impérialisme parce que vous en parlez comme si finalement la France pourrait être le justicier dans cette affaire- làà hein, comme si elle allait apporter d'autres valeurs, d'autres voilà la démocratie, la paix et cetera. Mais non, si vous voulez, il y a il y a des des les plus gros vautours, hein, évidemment, les États-Unis, Israël derrière eux, puis aller vautour un peu un peu plus petit, mais la France en fait partie. Et la France est un pays impérialiste qui d'ailleurs a fait le choix, y compris dans la guerre en Iran, de de se mettre dans le camp dans le camp quand même des États-Unis et d'Israël, hein, en nous expliquant que en gros, ils se défendent, c'est-à-dire ils ont repris la les mensonges les mensonges des États-Unis et et et et et de de l'État d'Israël. et il ils ne ils ne font comment dire, ils sont, je tiens à le dire, ils sont impliqués et en réalité ils font la guerre contre l'Iran parce que euh au prétexte d'aider hein les euh le Qatar, les Émirats arabes unis, euh de l'Arabie Saoudite de défendre leur leur leur espace aérien, bah il y a des rafales, hein, qui décollent, qui tirent des missiles contre contre des drones iraniens.

Donc en fait, ils sont engagés déjà dans la guerre. et ils sont engagés bien sûr du côté du camp impérialiste parce que ils pensent que c'est de ce côté-là que il aura peut-être des miette tout simplement. Donc voilà et ce que je pense c'est que on le voit avec l'Ukraine, on le voit maintenant avec toutes les guerres qui ravagent l'Afrique, on le voit avec tous ces rapports de force en Amérique latine au Moyen-Orient.

En fait, on est engagé dans une 3è guerre mondiale. Voilà. Et évidemment, c'est une guerre euh euh donc enfin aucun aucun travailleur d'aucun pays n'a intérêt à cette guerre dans ces dans cette guerre dans dans dans cette guerre là, c'est des des des puissances effectivement euh voilà, c'est la puissance impérialiste qui mène la danse, ça c'est sûr et c'est pour ses profits.

Voilà. Donc il y a pas à choisir un camp contre un autre. He là vous savez c'est j'aime répéter la phrase d'Anatole France he qu'il a dit au sortir de la Première Guerre mondiale on croit mourir pour la patrie, on meurt pour les profits des industriels.

On va terminer justement sur cette phrase d'Anatel France. Merci beaucoup Natelierto d'avoir été avec nous ce soir et d'avoir fait ce petit tour sur l'actualité. Merci encore une fois.

Euh grâce à votre soutien, merci à vous d'avoir nous avoir suivi hein et grâce à votre soutien, le média peut continuer à concurrencer l'empire médiatique des milliardaires et leur agenda réactionnaire. Leur rendez-vous sur soutenez.v.fr.

C'est votre soutien qui nous permet de continuer le combat et qui nous portera bientôt, je l'espère, sur la TNT. Alors très belle soirée à vous sur le média et on vous laisse avec la suite de nos programmes. Ah.

EXPULSIONS : DES MILLIERS DE FAMILLES MENACÉES / GRÈVE DES PROFS : ENTRETIEN AVEC NATHALIE ARTHAUD · Pourquijevote