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Discours / meetingBFM TV (sur YouTube)· 14 mars 2023 10 minAutoproduitFond programmatiqueTransportsEnvironnement & énergieSécurité

Le discours intégral d'Emmanuel Macron, à 500 jours des Jeux olympiques de Paris 2024

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  • 0:28PrésentateurFait
    « On savait que ce serait beaucoup de travail et je sais que ce travail a commencé le jour d'après, dès juillet 2017. »
  • 0:36PrésentateurFait
    « Il avait en fait commencé avant pour préparer le dossier pour beaucoup d'entreprises. »
  • 1:16PrésentateurFait
    « Tout ce qui a été fait nous permet d'être dans les temps, mais rien ne doit être fait comme une garantie. »
  • 1:47PrésentateurPromesse
    « Il nous faut le maximum de médailles, Olympiques et Paralympiques, et ça, c'est la préparation qui est en parallèle des infrastructures pour les accueillir. »
  • 3:15PrésentateurPromesse
    « Et de la réduction des émissions partout où on peut le faire. »
  • 3:33PrésentateurFait
    « Elle a commencé, je le sais, depuis plusieurs mois. »
  • 3:39PrésentateurFait
    « Il y a déjà des plans de réduction drastiques de la délinquance, en même temps qu'il y a la bonne organisation en termes de sécurité du déroulé. »
  • 4:28PrésentateurFait
    « Il y a un énorme travail qui est fait, qu'on a commencé à courir depuis le début, qui est piloté par l'ensemble des services de l'Etat compétent. »
  • 4:43PrésentateurPromesse
    « Pour moi, dans cet héritage, et ce que vous êtes tous en train de préparer, c'est au fond de faire de notre nation une nation sportive. »
  • 5:23PrésentateurPromesse
    « Ce que, par votre engagement, par vos travaux, on est en train de faire sur la Seine et la Marne est absolument clé et va changer la vie pour beaucoup de compatriotes. »
  • 6:29PrésentateurPromesse
    « Il nous faut continuer d'embarquer la population et tous les élus. »
  • 7:36PrésentateurPromesse
    « Mais je pense qu'il faut aussi qu'on soit extrêmement innovants, très à l'écoute, très sensibles à cela, pour que partout en Ile-de-France et pour moi partout dans le pays, tout le monde se sente associé à ces Jeux olympiques et ces Jeux paralympiques. »

Temps de parole

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Présentateur

Merci beaucoup, M. le Préfet de Région. Mesdames, Messieurs les Ministres, Messieurs les Préfets, Mesdames et Messieurs, Grades égalités. D'abord, on est très heureux avec les Ministres d'être à vos côtés aujourd'hui. J'ai entendu le discours volontariste et optimiste du Préfet de Région, mais je sais que derrière, il y a énormément d'engagement et de travail. Il y a un peu plus de 5 ans, il y en a été quelques-uns pour aller décrocher la candidature de Paris. On savait que ce serait beaucoup de travail et je sais que ce travail a commencé le jour d'après, dès juillet 2017. Il avait en fait commencé avant pour préparer le dossier pour beaucoup d'entreprises.

Et donc, si je suis là, aujourd'hui à vos côtés, après avoir passé au peu de temps cet après-midi pour préparer la cérémonie d'ouverture avec, justement, Donny Stanguet et l'équipe artistique, et avoir passé en revue, ensuite, avec les Ministres et le Préfet de Région, le Préfet de Police, le Dijop et les Préfets de départements concernés de la région de France, les choses, c'est qu'on sait que c'est un travail de groupe. On en parlait aussi avec le gouverneur de Paris il y a encore quelques jours. Donc, je mesure tout ce qui a été fait jusque-là, mais aujourd'hui, nous sommes en effet à J-500.

Donc, tout ce qui a été fait nous permet d'être dans les temps, mais rien ne doit être fait comme une garantie. Et donc, mon discours d'aujourd'hui est d'abord un discours de remerciement pour toutes et tous, mais également un discours de mobilisation, parce que nous avons tout ce qu'il nous reste à faire dans les 500 petits jours qui nous séparent de ces événements extraordinaires que sont les Jeux Olympiques et les Jeux Paralympiques. Nous allons recevoir le monde. Nous allons évidemment avoir un formidable événement sportif.

Il nous faut le maximum de médailles, Olympiques et Paralympiques, et ça, c'est la préparation qui est en parallèle, des infrastructures pour les accueillir qu'ils soient prêtes, des infrastructures aussi pour une organisation, pour des formidables événements culturels que vont être les cérémonies d'ouverture et de clôture, donc il y en a quatre, que plusieurs milliards de gens à travers le monde vont voir, et il faut évidemment, en région de France, mais France entière, être prêt à accueillir les sportifs, leurs staffs, accueillir l'ensemble de ceux qui viendront regarder ces Jeux et permettre le bon déroulement de ces travaux, et le faire, et je le dis en particulier dans une région, dans une autre région, qui a énormément de défis dans les meilleures conditions, dans l'excellence des conditions de sécurité d'accueil et l'acceptabilité de toutes les personnes qui vivent au quotidien dans ces villes.

Alors, on a passé en vue tous les sujets, je ne vais pas ici les égrener, mais au fond, quels sont nos défis. Être à l'œuvre et dans l'excellence en termes de réalisation, organisation, sécurité, billetterie, logistique, transport, déroulé artistique et sportif, etc. Ensuite, être au rendez-vous de la durabilité. Faire des jeux exemplaires, et donc c'est en effet là aussi tout le même sujet de la logistique, des transports, des mobilités, comme on dit aujourd'hui, et de la réduction des émissions partout où on peut le faire. Et donc cette exemplarité est attendue de nous, et elle contraint, on le sait, tout ce qu'il y a derrière. Évidemment, être au rendez-vous de la sécurité.

Et je vous remercie pour votre mobilisation. Elle a commencé, je le sais, depuis plusieurs mois. Et pour moi, elle est crée parce que c'est ce qui va aussi permettre d'améliorer la vie de nos compatriotes, puisqu'il y a déjà des plans de réduction drastiques de la délinquance, en même temps qu'il y a la bonne organisation en termes de sécurité du déroulé. Et puis il y a tout ce qu'on appelle l'héritage, ce qu'il nous faut préparer et qui va rester. Et qui, je le sais pour vous aussi, qui servait les tâches à jour, est extrêmement important. Permettre l'accessibilité maximale pour ces jeunes. C'est aussi améliorer la situation dans notre région.

On le sait, on a d'énormes défis en termes d'accessibilité pour les personnes mobilitées. On ne sera pas parfaits pour ces jeunes, soit donc clair, on le sait très bien. Et on sait que c'est impossible compte tenu du réseau transport, mais il y a un énorme travail qui est fait, qu'on a commencé à courir depuis le début, qui est piloté par l'ensemble des services de l'Etat compétent. On doit continuer à maximiser, il s'agit du logement, il s'agit des transports, de l'accessibilité et de ce qu'on va laisser. La deuxième chose, c'est évidemment l'éducation, le sport.

Pour moi, dans cet héritage, et ce que vous êtes tous en train de préparer, c'est au fond de faire de notre nation une nation sportive. C'est le sport à l'école, c'est le passeport, ce sont les infrastructures sportives au-delà de celles des épreuves, nos fameux équipements, la ministre et le ministre tiennent au combien un juste titre avec vous toutes et tous. Et ça, c'est un héritage durable qu'on va laisser, qui va permettre de faire vraiment de notre nation une nation sportive dans la durée, par la pratique et par les infrastructures. Et puis ensuite, c'est la transformation de nos vies.

Ce que, par votre engagement, par vos travaux, on est en train de faire sur la Seine et la Marne est absolument clé et va changer la vie pour beaucoup de compatriotes. Rendre Bénia de la Seine et la Marne, c'est évidemment un des héritages, là aussi, de ces Jeux. Je pourrais continuer à égrener tout ce que nous allons faire, mais donc, vous l'avez compris, ça ne dit pas simplement... C'est évidemment un formidable événement sportif, mais c'est surtout une formidable mobilisation humaine que le monde entier va regarder.

Et donc, c'est une capacité, à être pressé sur le plan logistique et dans tout ce que ça emporte, c'est une capacité à créer des événements exceptionnels comme le sont la cérémonie d'ouverture, entre autres, des moments d'émotion comme le sont ces Jeux. Et puis, c'est laisser sur tous les sujets que je viens d'évoquer, et plusieurs autres, comme évidemment celui aussi des transports, eh bien, dans la durée des infrastructures, des pratiques, des changements qui nous survivront et qui seront la trace, enfin. Il y a un point sur lequel je voudrais insister, je l'évoquais rapidement, pour conclure mon propos, c'est qu'il nous faut continuer d'embarquer la population et tous les élus. Pourquoi ?

Parce que je sais que c'est votre travail chaque jour et je mesure vraiment la mobilisation de tous les services de l'Etat, quels que soient les ministères ici représentés. Je sais aussi qu'on a des élus qui sont de plus en plus présents, les préfets m'en parlent. Il faut continuer de le faire parce qu'ils vont avoir pour le clé. Les uns, parce qu'ils ont des sites qui accueillent des événements, les autres, parce qu'il y a de l'hébergement, il y a des transports, il y aura peut-être des nuisances, il y aura des fans autres, etc., etc. Mais il nous faut embarquer tous les habitants de la région et ce sera après les autres régions qui sont touchées derrière moi. Et ça, c'est absolument clair.

Il nous faut continuer à réfléchir sur ce sujet. Alors l'héritage doit nous y aider. Ce qu'on va faire sur le plan culturel, éducatif, doit nous y aider. Mais il y a une réalité, c'est qu'au moment des Jeux, certains de nos compatriotes auront une vie qui sera un peu empêchée en termes de transport, en termes de déplacement. On a des gens qui vont vivre à proximité qui n'auront pas accès forcément aux épreuves. Alors on a mis en place ce système de billetterie, très ambitieux, avec des éléments qui nous permettront d'y répondre.

Mais je pense qu'il faut aussi qu'on soit extrêmement innovants, très à l'écoute, très sensibles à cela, pour que partout en Ile-de-France et pour moi partout dans le pays, tout le monde se sente associé à ces Jeux olympiques et ces Jeux paralympiques.

Et ça, c'est un travail très important qu'il nous faut construire aussi dans les 500 jours à venir pour que ce soit une vraie fête populaire, mais pour qu'il n'y ait pas aussi de sentiments de frustration, de relégation pour nos compatriotes, avec en plus le paradoxe parfois de vivre à quelques centaines de mètres, quelques tout petits kilomètres des grands événements que le monde en a regardé et se sentir aussi loin que quelqu'un qui habite à l'autre bout du monde. Donc ça, c'est notre... Ça va être notre boulot collectif. Voilà. Je ne veux pas être plus long.

Je veux vraiment remercier les ministres qui sont là, les préfets, le Tijop, Denis, Gojot et son équipe, et je veux remercier vous qui êtes là, civils et militaires, tout service de l'État confondu pour tout le travail qui a été fait jusqu'alors. Mais là, je somme la mobilisation générale. Les 500 jours à venir, ils sont fondamentaux. On doit gérer du temps long. On doit se préparer à un événement où il y aura du temps très court. Il y aura peut-être des fiches. Il faudra gérer du risque cyber, peut-être être prêt au pire pour que le parfait soit là. Donc, c'est ça, notre boulot sur les 500 jours. Donc, ne relâchez rien. On est dans les temps.

J'ai demandé s'il y a des voyants qui sont en rouge aujourd'hui. On a expliqué les points sur lesquels la Première ministre et les ministres reviendront dans les prochains jours où il faut mettre un petit coup de pression sur les uns et les autres. J'ai compris. On a expliqué qu'en termes de mobilité, on a vu des mauvaises nouvelles qui n'étaient pas forcément prévues. Donc, on va mettre un petit coup de pression sur les gens qui ont la compétence. On a compris les 2-3 sujets sur lesquels il fallait faire bouger les choses. Mais ce n'est pas parce qu'on est bon aujourd'hui qu'il faut relâcher quoi que ce soit.

Les 500 jours à venir, on doit mettre une pression maximale pour avoir des jeux qui seront vos jeux. Parce que cette armée de l'ombre dont parlait le préfet de région, je crois que ce sont vos visages et c'est la fierté que je veux que vous puissiez ressentir, que nous puissions ressentir dans 500 jours. Et donc, on va mettre le maximum d'énergie et tout donner pour que ce soit des très grands jeux olympiques et des très grands jeux paralympiques et que la France puisse donner la plus belle image d'elle-même, que nos compatriotes soient fiers et que vous puissiez être fiers du travail fait. Je compte sur vous. Merci de vous le faire. Mais ne lâchez rien pour les 500 jours à venir.

Il nous reste énormément à faire. Vive la République. Vive la République.

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