Le débat entre Éric Zemmour et Jean-Luc Mélanchon, avec Catherine Nay - C à Vous - 28/01/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 2:28OuverteRéponse directe
10% ? Alors, je parle sous votre contrôle, 10% dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon ?
- 2:41RelanceRéponse partielle
vos chefs vous disaient que c'était n'importe quoi, qu'il ne fallait pas commenter ces chiffres-là, maintenant on ne fait que ça.
- 2:48OuverteRéponse directe
Donc c'est 10% des intentions de vote. Catherine, vous dites, Mélenchon, soit il est président, soit il est à la retraite, en avril 2022 ?
- 3:35OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il peut encore créer la surprise, par exemple, gagner la fameuse primaire populaire dont le vote a démarré hier et qui s'achèvera dimanche ?
- 4:10RelanceRéponse directe
Elle affaiblit la gauche. Vous êtes assez sévère avec lui.
- 5:01OuverteRéponse directe
Pourquoi vous ne vous représentez pas aux élections présidentielles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09Invité politiqueFait
« Mélenchon qui veut la respectabilité, qui cherche ça, mais c'est quand même un tribun qui de temps en temps a des excès et qui rejoint le clown. »
- 0:19Invité politiqueFait
« Mais quand on se fait traiter de chien, comme c'est arrivé à Zemmourière, moi je pense qu'il aurait dû partir, il aurait dû faire cesser le débat. »
- 0:27Invité politiqueFait
« Et surtout, quel intérêt ont-ils gagné ? Rien. Parce que je veux dire, un candidat à la présidentielle qui se fait traiter de chien, je veux dire, c'est pas bon. »
- 0:39Invité politiqueFait
« je ne pense pas que M. Mélenchon qui stagne en ce moment, qui est autour de 9-10, je ne pense pas que ses effets de manche un peu grossières, bulgaires, attirent beaucoup d'électeurs. »
- 1:00InvitéFait
« Jean-Luc Mélenchon a expliqué sur son blog ce matin qu'il avait le sentiment de s'être fait manœuvrer, puisqu'on lui avait parlé d'un face-à-face de 20 minutes et que ça a duré 1h10 »
- 3:03Invité politiqueFait
« La France insoumise, c'est très bien qu'il n'a aucune chance et que c'est son dernier tour de piste et qu'il va falloir lui trouver un successeur. »
- 3:23Invité politiqueFait
« même quand il dit ça, il n'y a aucun de ses proches qui le croient. »
- 3:44InvitéFait
« s'il la gagne compte tenu de ce qu'il en a dit, c'est qu'il est irrésistible. »
- 3:53InvitéFait
« Tous le font, sauf Christiane Taubira. »
- 4:37InvitéFait
« le pire ayant été à l'époque Jean-Pierre Chevènement, parce que Jean-Pierre Chevènement avait concentré toute sa campagne contre Lionel Jospin »
- 6:58Invité politiqueFait
« il est le seul président sortant qui a refusé de se représenter. »
- 7:10Invité politiqueChiffre
« 82% des Français ne le souhaitaient pas. »
Temps de parole
- Invité46 %
- Éric Zemmour29 %
- Présentateur13 %
- Invité 26 %
- Invité 34 %
- ?3 %
≈ 10,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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– Mélenchon qui veut la respectabilité, qui cherche ça, mais c'est quand même un tribun qui de temps en temps a des excès et qui rejoint le clown. Mais surtout un clown à cariatre, caractériel, et on se dit comment peut-il prétendre à être président de la République avec cette espèce de colère non maîtrisée, cette vulgarité. Mais quand on se fait traiter de chien, comme c'est arrivé à Zemmourière, moi je pense qu'il aurait dû partir, il aurait dû faire cesser le débat. Et surtout, quel intérêt ont-ils gagné ? Rien. Parce que je veux dire, un candidat à la présidentielle qui se fait traiter de chien, je veux dire, c'est pas bon. Ça ne rameute pas les électeurs. – C'est le cas de le dire.
– Oui, et je ne pense pas que M. Mélenchon qui stagne en ce moment, qui est autour de 9-10, je ne pense pas que ses effets de manche un peu grossières, bulgaires, attirent beaucoup d'électeurs.
– Alors vous avez vu que Jean-Luc Mélenchon a expliqué sur son blog ce matin qu'il avait le sentiment de s'être fait manœuvrer, puisqu'on lui avait parlé d'un face-à-face de 20 minutes et que ça a duré 1h10, puisqu'il y avait du spectacle, on l'a laissé courir. Vous avez ce sentiment-là aussi ? Ça ne sert ni l'un ni l'autre, sans doute dans l'absolu ? – Oui, je crois que ça ne sert ni l'un ni l'autre. Moi, j'ai été aussi frappé du fait que la salle m'avait l'air d'avoir visiblement un favori et un adversaire. Un favori et un adversaire face-à-face. Et je trouve ça toujours assez déplaisant. Je n'ai pas une préférence pour aucun des deux.
Et franchement, je ne partage l'idée, on le sait bien d'ailleurs, d'aucun des deux, ni de près ni de loin. Mais je trouve que quand il y a une salle comme ça qui applaudit systématiquement l'un et qui siffle l'autre, c'est pas très correct. Pour le reste, et l'un et l'autre, intellectuellement, et je dirais par leur talent oratoire, qui est réel dans les deux cas, qui était connu et presque célèbre chez Mélenchon, et qu'on a découvert avec Éric Zemmour, qu'on n'avait jamais vu prononcer des discours, ou plutôt le seul qu'on avait vu il y a un an ou deux, c'était une catastrophe. Maintenant, ce sont vraiment deux orateurs réellement.
Franchement, je trouve que pour chacun, deux orateurs de qualité, cultiver chacun à leur manière, et chacun avec des lacunes, comme nous aussi, mais cultiver et talentueux, en être réduit à se parler comme de cabot, oui, ça ne donne pas envie d'aller voter.
10% ? Alors, je parle sous votre contrôle, 10% dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon ? Je sais que vous êtes très à cheval sur les sondages, c'est vous qui, la première fois, avez commenté un sondage pour l'élection présidentielle, vos chefs vous disaient que c'était n'importe quoi, qu'il ne fallait pas commenter ces chiffres-là, maintenant on ne fait que ça.
Les sous-chefs disaient ça. Le chef était plus malin.
Donc c'est 10% des intentions de vote. Catherine, vous dites, Mélenchon, soit il est président, soit il est à la retraite, en avril 2022 ?
Ah non, non, mais je veux dire, personne... Je vous cite, hein. Ah bon, j'ai dit ça ? Oui. Non, mais je veux dire, c'est vrai d'une certaine manière. D'ailleurs, c'est ce que tu pensais. La France insoumise, c'est très bien qu'il n'a aucune chance et que c'est son dernier tour de piste et qu'il va falloir lui trouver un successeur. Mais il y a le respect du chef, parce qu'il y a quand même ce talent indéniable, quoi. Et ces envolées lyriques, où quelquefois, il se surpasse et on se dit, mais voilà, comme il est cultivé, il aurait pu être. Voilà.
Et puis à la troisième fois, alors bien qu'il ait dit en mars, je n'ai jamais été aussi prêt à gouverner, je veux dire, même quand il dit ça, il n'y a aucun de ses proches qui le croient.
Est-ce qu'il peut encore créer la surprise, par exemple, gagner la fameuse primaire populaire dont le vote a démarré hier et qui s'achèvera dimanche ?
Écoutez, s'il la gagne compte tenu de ce qu'il en a dit, c'est qu'il est irrésistible. Parce que franchement, il explique que ça ne sert à rien, que ça n'est pas du jeu. Tous le font, sauf Christiane Taubira. Oui, Christiane Taubira, elle, elle a commencé par négocier pendant trois mois avec les organisateurs pour surgir, Bruce, comment ? Comme un météore. Ce n'est pas très fair-play non plus.
Elle affaiblit la gauche. Vous êtes assez sévère avec lui.
Oui, absolument. Je pense que... Alors moi, ça ne me jette pas. C'est son problème qu'elle affaiblisse la gauche. Ça ne m'empêche pas de dormir. Ça ne sera que la deuxième fois. Oui, absolument. Mais la première fois, non seulement elle a divisé, mais en plus, elle a largement contribué à la faire battre.
Oui, mais d'ailleurs, elle n'était pas seule. Il y avait Jean-Pierre Chevènement. Bien entendu. Il y avait toute la majorité périelle qui avait son candidat pour la présidentielle. On se demande même comment Jospin est arrivé à avoir même ce score-là.
Mais le pire ayant été à l'époque Jean-Pierre Chevènement, parce que Jean-Pierre Chevènement avait concentré toute sa campagne contre Lionel Jospin, alors que Christiane Taubira avait organisé sa campagne pour elle, pour apparaître comme une statue éloquente.
Exactement ce qu'elle est.
Une statue éloquente, on est d'accord.
Voilà, une statue éloquente. La gauche qui pourrait voir un nouveau candidat débarquer, un ancien président.
Pourquoi vous ne vous représentez pas aux élections présidentielles ? Pour l'instant, je ne suis pas candidat, tu as remarqué. Mais comme ça ne va pas bien, c'est vrai que... On pourrait se dire, est-ce qu'une candidature de plus serait utile ? Je ne sais pas. Je ne pense pas d'ailleurs. J'ai les mêmes idées qu'avant, donc je continue à les défendre. Et un ancien président peut très bien refaire de la politique, et c'est arrivé, être candidat à l'élection présidentielle. Est-ce que vous allez prendre une décision bientôt ? Je pose la question. Je vais en tout cas prendre la parole bientôt.
Ça a dérouté la semaine dernière, cette déclaration de François Hollande. A priori, il prendra juste la parole, pas pour annoncer qu'il est candidat. Mais il a laissé planer le doute. Il s'amuse avec... Il joue avec nos nerfs.
François Hollande, de toute façon...
Ça vous a empêché de dormir ? Non !
François Hollande, de toute façon, il a une passion pour la politique, une vraie passion. Comme peu d'hommes politiques ont. Et elle est intacte. Donc il n'a pas du tout envie d'être simplement un spectateur. Maintenant, quel genre d'acteur il peut être ? La semaine prochaine, il y aura une bonne demi-douzaine de candidats de gauche. Et probablement une nouvelle candidate. Bon. Arrivée sans être demandée par les autres. C'est ça le problème. Comme ça, c'est pas extrêmement encourageant. En revanche, je pense que là où il peut jouer un rôle, mais ça n'est pas avant l'élection. C'est après l'élection.
Là où il peut jouer un rôle, c'est d'essayer d'être le parrain intellectuel et politique d'une reconstruction de la social-démocratie française, qui en a grand besoin et qui n'a pas de leader naturel. Donc il peut jouer ce rôle, mais je dirais plus politique culturelle que politique électorale. Enfin moi, c'est comme ça que je sens les choses.
Sans agenda électoral en tête, Catherine Ney ?
Oui, alors il faut dire qu'il a laissé planer le doute, mais il n'y a pas eu un mouvement de foule dans les rues pour dire vivement que l'on arrive. Mais il est dans un cas très difficile, c'est qu'il est le seul président sortant qui a refusé de se représenter. Il n'a pas pu se représenter. Il n'a pas pu se représenter parce qu'il y avait Emmanuel Macron qui était en pleine ascension, mais surtout parce que 82% des Français ne le souhaitaient pas. Alors depuis, il existe.
Il est intelligent et sympathique, c'est déjà pas mal pour un homme politique.
Ah oui, c'est un petit peu normal.
Ceux qui sont les deux... Ils se comptent sur les mains d'une main ? Alors il y a François Hollande. Ceux qui ont du talent et sympathique, franchement, moi je ne vous en citerai pas sans.
Bon, François Hollande, un deuxième ?
Non, il y en a d'autres. Ah bon, alors ? Oui, oui, non, mais si.
Ça ne réussit pas. Si vous voulez que j'en vous en disiez, toi, que le président de la République, on n'est pas sûr que ça réussit.
Je ne sais pas, moi, Richard Ferrand, il a du talent et il est sympathique.
Oui, mais il n'est pas candidat à la présidentielle.
Ça n'est pas ce qu'on me demandait. Sur Catherine, on me demandait si je voyais un autre homme politique, à la fois talentueux et sympathique. Non, mais ça, c'est vrai que Ferrand, on ne l'avait pas vu venir. Oui, oui, je ne sais pas pourquoi. Je trouve que c'est un très bon sujet. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui.
Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui.
Éric Zemmour