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InterviewLCI (sur YouTube)· 22 mars 2023 46 minContradictoireMixteRetraitesTravail & emploiÉconomie & entreprisesSécurité

Emmanuel Macron invité du JT de 13H de TF1

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que ce texte entrera en application comme prévu au 1er septembre?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Que dites-vous à ceux qui vont manifester demain?

  • 15:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi n'avez-vous pas été compris?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Craignez-vous un embrasement des mobilisations?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Avec quel partenaire politique allez-vous avancer sur ces sujets concrets?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez le sentiment d'avoir raté quelque chose?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « Ce texte il va poursuivre son chemin démocratique. »
  • 10:00Emmanuel MacronPromesse
    « Il faut que ça rentre en vigueur d'ici à la fin de l'année. »
  • 15:00Emmanuel MacronChiffre
    « Nous sommes le pays d'Europe qui avec la Suède qui a un autre système et un autre modèle mais dans un ensemble regardez tous les autres sont entre 65 et 60 ans. »
  • 20:00Emmanuel MacronFait
    « On a créé plus des industriel et on continue d'en créer. »
  • 25:00Emmanuel MacronChiffre
    « On a le taux de chômage des jeunes le plus bas depuis des décennies. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

nombreux pour nous observateurs et pour les et pour les manifestants on a l'impression que quel que soit la réaction du président de l'exécutive de ces ministres parfois malencontreuses cela donne du carburant tant au syndicats français à ceux qui manifestent avec toujours et vous l'aviez souligné je crois que c'était hier ou avant-hier ce risque que la base prenne son envol et que les syndicats ne puissent plus rien contrôler c'est ce que craignait dans une unitéview je crois à Libération Laurent Berger c'est même dans la lettre pardon dans la lettre adressée par les organisations syndicales la lettre nous demande de rendez-vous Emmanuel Macron et ils disent que immanquablement le silence du président et sous-entendu le refus de les recevoir qu'on dirait à une situation explosive donc au fond c'était assez clair donc aujourd'hui ce qui se passe d'ailleurs depuis plusieurs jours depuis 49-3 ils disent bah voilà c'est de la mise en garde ce qu'on avait fait évidemment et pour eux ils étaient très important de contrôler toutes les manifestations toutes les mobilisations depuis le mois de janvier ils avaient vécu des moments un peu pénibles non seulement les gilets jaunes même jusqu'au grève du mois de décembre où il y avait des coordinations et avec qui organisaient des mobilisations donc sans aucun contrôle donc là effectivement il y a un risque évidemment pour les syndicats mais aujourd'hui surtout pour le gouvernement donc il faut quand même juste Emmanuel Macron apaiser écoutez il faut qu'il trouve le moyen d'ouvrir le dialogue qui parle de dialogue qui parle d'écoute aujourd'hui c'est essentiel même s'il ne donne pas tout le détail de l'agenda les rendez-vous les dates le ton il faut qu'il se montre ouvert à l'écoute et ouvert au dialogue qu'il faudra reprendre d'une manière ou d'une autre mais mais les jours qui viennent sont déterminés parce qu'il va se passer dans la rue évidemment Valérie juste citer quelqu'un qui n'est pas connu comme un bout de feu Olivier Marleix le président du groupe à l'Assemblée lorsqu'il est monté à la tribune pour s'exprimer au moment de la motion de censure il a commencé son propos en disant le problème aujourd'hui ce n'est pas la réforme des retraites c'est le président de la République donc il y a on peut être ou pas d'accord mais je veux juste qu'on comprenne tout en tout cas moi j'en suis persuadé que certes il y a une crise sociale mais il y a aussi une crise sociale qui se cristallise sur la personne du président de la République sur le sur la réaction de l'exécutif et sa stratégie tant que les sondages seront assez massivement favorables au mouvement dans la rue même si c'est des manifestations non organisées etc pour l'instant c'est massif c'est sondages là c'est extraordinairement difficile il va essayer quand même tout en apaisant de faire comprendre que il y a aussi des violences des troubles des blocages qui perturbent la vie quotidienne des Français on peut pas on peut pas prendre des critères de comparaison avec les autres grands mouvements sociaux mais Chirac en 95 avec Juppé il lâche il cède non pas sur toute la loi mais sur les régimes spéciaux parce que l'opinion reste massivement favorable au mouvement en 68 ça s'est retourné au moment où les sondages ont on fait comprendre que les Français trouvaient que ça avait assez duré et que il avait pu d'essence etc etc c'est ce moment de basculement qui est absolument essentiel dans la gestion d'une vie sociale dans le sondage Harry s'interactif demain on montre que depuis le 49.3 le soutien en mouvement à ce mouvement dans la rue là a augmenté et passer de 51 66% c'est avoir demain dans challenge donc preuve que il se passe tout de même quelque chose Julien oui il se passe quelque chose il peut y avoir un monde bascule mais c'est intéressant ce que disait Valérie pointé du doigt sur la cristallisation autour de la personnalité d'Emmanuel Macron c'est pour ça que apaiser très bien mais quoi dire quel mot parce que pour beaucoup de personnes c'est ah bah déjà vu c'est un peu le remake et il est déjà venu devant nous il a déjà dit un certain nombre de mots de phrases de mea culpa vous le rappeliez donc qu'est-ce que cette fois-ci on va pouvoir pouvoir le croire est-ce que ça va être audible et est-ce qu'on va pouvoir être s'embarquer en quelque sorte être embarqué avec avec lui avec le chef de l'État avec le président de la République c'est toute la difficulté et c'est une grosse je dirais par de cette interview c'est ce à quoi va devoir répondre aujourd'hui Emmanuel Macron il avait dit je dois me réinventer donc et a commencé donc une réinvention a commencé par soi-même certains se disent bon là pas beaucoup vu ou alors en négatif à voir ce qui va donner tout à l'heure à 13h on parlait de manifestation spontanée vous voyez ces manifestations dans le 5e arrondissement va retrouver Alexis Valais sur manifestation spontanée d'ailleurs enfin on dit ça depuis deux jours nul doute bien évidemment que tout le monde autour de vous Alexis écoutera dans moins de 5 minutes maintenant l'intervention du président oui en effet une manifestation sauvage une manifestation qui a été déclarée mais une manifestation qui n'a pas été autorisée parce qu'elle a été présenté trop tard ce sont principalement des la CGT de l'enseignement supérieur qui se sont retrouvés face au ministère de l'enseignement supérieur toujours les mêmes mots d'ordre contre le 49-3 contre cette réforme des retraites et ses véritablement une manifestation sauvage mais pour l'instant tout est calme et c'est une centaine de personnes voilà qui se regroupent et qui chantent pour le moment merci beaucoup pour ce point escave votre avis qui connaissait quand même la chose politique depuis un certain nombre d'années il l'est déjà apparu qu'un chef de l'État aussi détesté par une partie des Français qu'Emmanuel Macron puisse revenir en grâce ou pas ou la fracture est [Musique] totalement rebondit après les gilets jaunes après l'affaire Benalla après le grand débat etc donc il a cette capacité notamment c'est la crise du covid qui pour lui majorité de Français a permis et à Edouard Philippe qui n'était pas si populaire que cela et à Emmanuel Macron de rebondir le le côté accompagnant avec eux toutes les critiques qu'on peut être faites mais il y avait la sensation notamment l'ouverture des écoles le quoi qu'il en coûte tout cela a permis à Emmanuel Macron de remonter à des niveaux très enviable de popularité on en est pas là aujourd'hui mais dans l'histoire de la 5e Patrice vous me dites si je dis des bêtises on a déjà vu des présidents descendre très bas remonter etc c'est souvent avant la fin d'un mandat qu'on évalue un peu la question de la popularité ce ne sera pas parce qu'il y a réélection derrière ou pas ce ne sera pas le cas pour Emmanuel Macron oui mais vous le dites souvent je trouve à juste titre Valérie c'est que ce mouvement autour de la réforme des traites et s'agrège énormément de problèmes rencontrent les Français c'est peut-être ça aussi la difficulté c'est que Emmanuel Macron son gouvernement n'est pas ne sont pas donc maître de ce qui se passe et notamment de la situation économique bien sûr mais c'était un des arguments des syndicats pour que la réforme des retraites n'intervient pas maintenant parce qu'on était en période d'inflation parce que pardon de le rappeler on connaît bien ces thèmes sur le sur les plateaux DLCI il y a une guerre en Ukraine il y a une inflation on voit en ce moment une crise bancaire Christine Lagarde ce matin a lancé un avertissement très sérieux sur la crise économique à cause de l'instabilité bancaire aux États-Unis donc cette réforme des retraites vient en surplus d'une fatigue en plus démocratique institutionnelle sociale qui est très forte en France donc c'est pour cela que les syndicats auraient préféré et les Français de toute évidence auraient préféré qu'on attend d'un peu avant de proposer cette réforme de retraite sur une réforme des retraites il y en a eu cinq ou six sur la j'avais dit ah bah tiens c'était parfait c'est à ce moment-là qu'il fallait le faire très vite on se souvient des débats déjà 49-3 personnes derniers en se disant de toute façon ça sera très impopulaire les Français sont furieux autant s'en débarrasser il a été convaincu et par François Bayrou et par Elisabeth borne de décaler le temps de mener des concertations des discussions à la fois avec les syndicats et avec les partis politiques avec la volonté d'expliquer aux Français bah c'est raté il va peut-être regretter de ne pas avoir fait cette réforme à l'automne dernier on sera ça dans moins de 30 secondes maintenant l'intervention du président de la République Emmanuel Macron depuis l'Élysée on va la suivre bien sûr ensemble on y reviendra on y reviendra avec l'ensemble de nos équipes sur le terrain au côté des acteurs de ces Français qui contestent cette réforme au comté des syndicalistes prise de position à suivre sur l'antenne LCI bien évidemment des responsables syndicaux mais également des responsables politiques c'est dans deux c'est parti bonjour monsieur le Président merci de nous recevoir à l'Elysée avec Julian Bugier bonjour Julian bonjour monsieur le Président vous savez que votre parole aujourd'hui est particulièrement attendue c'est la toute première fois que vous vous exprimez depuis le recours au 49.3 et depuis que cette réforme des retraites a été adoptée par le Parlement elle est très contestée dans la rue première question donc est-ce que ce texte entrera en application comme prévu au 1er septembre bonjour et bienvenue je suis heureux de pouvoir en effet répondre à vos questions écoutez ce texte il va poursuivre son chemin démocratique il a été préparé par le gouvernement après des mois de concertation il a été ensuite porté par le gouvernement qu'il a modifié après ses concertations au Parlement il a donné lieu à 175 heures de débat c'est le texte issu du chemin parlementaire enrichi par le parlementaire qui a été adopté dans la commission mix paritaire puis voté par le Sénat et en effet qui a été adopté par l'Assemblée suite à l'utilisation de l'article 1049.3 et donc par un vote d'une motion de censure contre le gouvernement qui a échoué il est aujourd'hui devant le Conseil constitutionnel et donc il faut maintenant attendre que le Conseil constitutionnel se prononce et c'est à l'issue de sa décision que j'aurais promulgué un texte et donc il permettra de faire évoluer les choses pour ne vous créez du premier septembre tenez-vous à cette date je pense que pour que les choses rentrent en place à la fois pour que d'ici à la fin de l'année pour près de 2 millions de nos compatriotes un million 800 000 exactement et puis savoir leur pension qui commence à être augmentée environ 600 euros par an en moyenne pour ces 1 million 8 pour que en effet on commence à décaler l'âge légal de 3 mois par an progressivement et qu'on accélère les l'augmentation du nombre de trimestres à travailler jusqu'à 43 ans à horizon 2027 et bien il faut que ça rentre en vigueur d'ici à la fin de l'année mais maintenant au moment où je vous parle il faut attendre la décision du Conseil alors on va parler de la crise sociale dans notre pays qui est fort on va parler de la crise politique évidemment l'Assemblée nationale et de ce qui s'est passé d'abord je voudrais vous faire réagir sur des propos que vous avez tenus qui ont pu choquer certains c'était hier devant les parlementaires vous avez dit la foule n'a pas de légitimité face au peuple qui s'exprime à travers les élus et c'est à dire à vos yeux que le mécontentement qui s'exprime dans les rues aujourd'hui les manifestants sont illégitimes non pas du tout et merci de me permettre de clarifier cela parce que j'ai des choses hier précises à des parlementaires qui ont subi des agressions inacceptables depuis ces derniers jours et je vous le dis ici avec beaucoup de solennité nous sommes une grande nation et un vieux peuple il se dotent de responsable qui ont une légitimité politique président de la République des parlementaires sont élus par lui il y a des légitimités qui existent les syndicats ont une légitimité et quand ils défilent qu'ils manifeste ils sont en opposition à cette réforme je les respecte il défendent leurs points de vue et d'ailleurs ces protégé par la Constitution le droit de manifester pétition qui a une légitimité et d'ailleurs le gouvernement comme le Parlement essayez de tenir compte de ces manifestations et d'intégrer une partie de ces on y reviendra à côté de ça non à côté de ça je vous le dis dans le moment que vivre nos démocraties quand des groupes utilisent l'extrême violence pour agresser des élus de la République qu'il soit parlementaire aujourd'hui ou mère malheureusement chaque semaine quand ils utilisent la violence sans règle absolue parce qu'ils ne sont pas contents de quelque chose alors là ça n'est plus la République la démocratie ce sont des propos qui clarifient quand les États-Unis d'Amérique ont vécu ce qu'ils ont vécu au Capitole quand le Brésil a vécu ce qu'il a vécu quand vous avez eu l'extrême violence en Allemagne au Pays-Bas ou parfois par le passé chez nous je vous le distrer nettement il faut dire on respecte on écoute on essaie d'avancer pour le pays et je vais y revenir parce que je compare cette réforme mais on ne peut accepter ni les faction ni les factions il faut les écouter faut écouter leurs colères et y répondre c'est cela parce qu'avec ces propos vous faites référence au débordement mais que dites-vous à ceux qui vont manifester demain 9e journée d'action dans la rue c'est quoi c'est pas la peine d'y aller il n'y a plus rien à négocier alors je voudrais essayer de te dire d'abord ce que ce texte va faire et pourquoi on l'a fait vous savez au moment où je vous parle est-ce que vous pensez que ça me fait plaisir de faire cette réforme dites est-ce que vous pensez que j'aurais pas pu faire comme temps avant moi mettre la poussière sous le tapis oui peut-être mais la réalité est si il y a une chose que je regrette c'est que nous n'avons pas réussi à partager la contrainte plus exactement la nécessité de faire cette réforme au moment moi je suis rentré dans la vie active il y avait 10 millions de retraités il y en a aujourd'hui 17 millions dans les années 2030 il y en aura 20 millions est-ce que vous pensez qu'on peut continuer avec les mêmes règles on rentre de plus en plus tard dans la vie professionnelle on vit et c'est une chance de plus en plus tard nous avons un système par répartition qui fait que c'est nous les actifs qui finançons aujourd'hui les retraites on finance pas les nôtres donc oui il y a pas 36 solutions si on veut que le régime soit équilibré il ne l'est plus et plus on va attendre plus il se dégrada donc cette réforme elle est nécessaire et je le dis aux Français ça ne me fait pas plaisir j'aurais voulu ne pas la faire mais c'est pour ça aussi que j'ai pris l'engagement de l'affaire devant vous par le sens des responsabilités et c'est l'intérêt général qu'est-ce qu'on peut faire face à cette situation démographique qui est la nôtre on aurait pu dire on baisse les pensions la réponse est non ne retraités n'ont pas trop de pouvoir d'achat on peut pas baisser leur pension on va même relever celle des plus modestes la deuxième solution ça aurait été d'augmenter les cotisations des actifs nous avons un problème de pouvoir d'achat en raison de l'inflation de la Ligue des entreprises monsieur le Président et de mettre les entreprises à contribution ce qui n'est pas le cas aujourd'hui dans le financement non parce que je vais venir c'est pas comme ça qui marche les retraites les retraites c'est des cotisations des actifs pour les retraités la troisième solution c'est de dire au fond j'acte que mon système de retraite a un déséquilibre et c'est le budget de l'État qui va le financer par ailleurs et alors comment on fait quand cette budget de l'État soit on augmente les impôts nous sommes l'un des pays occidentaux qui a les impôts les plus hauts moi je crois dans la réindustrialisation du pays j'espère qu'on y reviendra on l'a défendu on est en train de gagner cette bataille c'est pas pour faire l'inverse deuxièmement on pourrait dire c'est au dépend de priorité on doit investir dans un service public notre école notre santé on peut pas prendre cet argent pour le mettre sur les retraites alors la formule magique qui est implicitement le projet de toutes les oppositions et de tout ce qui s'opposent à cette réforme c'est le déficit mais qu'est-ce que c'est le déficit ça veut dire de fait que vous choisissez de faire payer vos enfants parce que aujourd'hui vous refusez de dessiner avec clarté courage regardez vos collègues du parisien avait fait cette petite infographie j'ai arrivé de la convoquer enfin nous sommes le pays d'Europe qui avec la Suède qui a un autre système et un autre modèle mais dans un ensemble regardez tous les autres sont entre 65 et 60 ans monsieur le Président mais pourquoi est-ce que vous n'avez pas été compris mais entendu la pédagogie d'entendre la réalité mais je vous dis cette réforme ça n'est pas un luxe ce n'est pas un plaisir c'est une nécessité pour le pays ensuite vous pensez l'avoir mal expliqué monsieur le Président non je pense simplement qu'il y a aussi une volonté de passer à autre chose chez certains et de ne pas partager cette contrainte mais peut-on des Français écoutez le président mais peut-on avoir raison seul contre les autres peut prendre ses responsabilités dans un système démocratique où les élections sont pas très tardives ni celles des parlementaires ni celle du président et où sur les fondamentaux d'une réforme après il faut la compléter il faut entendre ce qu'il se dit je vais y revenir et je pense que beaucoup de choses qui se sont dit ne sont pas sur les retraites et y compris les colères qui s'expriment aujourd'hui nos pécheurs par exemple s'exprimeraient pas les retraites le cœur de leurs problèmes c'est des réglementation des jugements qui leur tombent dessus bon il faut les entendre et les aider beaucoup des colères qui se sont exprimés ça ne sont pas que les retraites et je veux y revenir et pouvoir en parler on y viendra mais notre système aujourd'hui nous devons le réformer et donc je le fais en responsabilité par le sens de l'intérêt général il y a une partie des oppositions qui ont eu le sens des responsabilités et je vous le dis ici aussi il faut les respecter et les associer de pas réussir à convaincre mais en même temps je constate qu'il y a aussi une tendance dans nos démocraties à vouloir s'abstraire du principe de réalité et ça c'est aussi sans doute les conséquences d'une situation après le covid ou pour beaucoup de nos compatriotes mais aussi des forces politiques syndicales je note que le secrétaire général de la CFDT pour qui j'ai estime et respect était allé devant son congrès en proposant d'augmenter les durées il n'a pas été suivi par son propre mais il avait cette volonté de faire travailler davantage il nous aurait proposé un compromis d'ailleurs le gouvernement a changé les choses on n'est plus à 65 ans en 2030 mais 64 ans et une accélération de l'augmentation de la durée de cotisation mais il n'y a pas eu de proposition de compromis donc le compromis il a été fait par le gouvernement après ses concertations il a été fait avec le Parlement mais nous devons avancer est-ce que c'est l'intérêt supérieur de la nation et je vous le dis je vous le dis en responsabilité moi je ne cherche pas à être réélu je ne peux pas constitutionnellement mais entre les sondages et le court terme et l'intérêt général du pays je choisis l'intérêt général du pays et s'il faut derrière endosser l'impopularité aujourd'hui je l'emboserai alors voilà pour la pédagogie l'explication de texte aujourd'hui ce qui se passe dans la rue est-ce que vous craignez un embrasement des mobilisations un pourrissement de la situation qu'est-ce que vous répondez aujourd'hui aux Français qui sont inquiets aussi de cette situation et qu'il a subi bien sûr les ordures qui s'amoncellent les stations essence avec des queues considérables les blocages d'abord je vous le dis il y a différentes formes de contestations et vous m'avez permis de clarifier à l'instant qu'il y ait des manifestations organisées pour dire on est contre c'est légitime je suis un peu stoïcien en la matière donc je pense qu'il faut que il y a un chemin qui soit maintenant trouvé et qu'on se remette autour de la table mais les Français commencent à se lasser on l'entend dans nos reportagesment on fera en sorte qu'une ville la plus normale possible puisse reprendre face à ceux qui bloquent à quelques-uns l'activité et après c'est aussi à nous à moi l'exécutif décide d'entendre la colère légitime qui n'est pas la violence encore une fois mais qui s'est exprimée au moment de ses contestations alors c'est contestations d'abord je vais ici rappeler qu'à chaque réforme des retraites nous les avons et parfois en nombre bien supérieur et dans quelle situation serions-nous si en 19893 en 2003 en 2010 pour ne citer que quelques-uns des exemples des réformes précédentes ou en 2013 mais près des sœurs s'était arrêté dans ces contestations en disant je fais pas la réforme on serait dans une situation encore plus critique bon donc c'est pour ça que je vous dis il faut le faire maintenant dans cette colère et c'est moi qu'est-ce qui s'est exprimé d'abord un sentiment d'injustice et moi que j'entends vous l'avez un peu évoqué en parlant des entreprises tout à l'heure ce sentiment d'injustice c'est dire au fond c'est toujours nous qui Bossons à qui on demande des efforts et c'est vrai qu'on demande cette réforme faut pas se tromper on demande à nos compatriotes pour pouvoir financer la protection et la préparation de l'avenir bon et donc il faut entendre ce besoin de justice moi je l'entends au moins deux égards quand on voit des entreprises qu'on a aidé et on continuera cette politique pour l'entrepreneuriat pour l'attractivité parce que ça permet de réindustrialiser de payer de nous rendre plus fort mais il y a quand même un peu un cynisme à l'oeuvre quand on a des grandes entreprises qui font des revenus tellement exceptionnels qu'ils en arrivent à utiliser cet argent pour racheter leur propre action là je vais demander au gouvernement de pouvoir travailler à une contribution exceptionnelle pour que cet argent quand il y a des profits exceptionnels d'entreprises qui sont prêts à racheter leurs propres actions que leur travailleur puisse en profiter donc ce qui est juste sur les super profits non parce que cette taxation des supers profits nous l'avons déjà fait pour les énergéticiens c'est ce qu'on a construit au niveau européen c'est ce qui nous permet d'ailleurs de financer le bouclier face à l'augmentation de l'énergie et c'est ce qui fait que vous payez par mois une augmentation de 20 euros environ entre 20 et 30 euros sur votre électricité votre gaz au lieu de 180 ou 200 euros ça on l'a financé en taxant les super profits des énergéticiens là je dis on a des grandes entreprises qui sont en train de racheter leurs actions ont des contributions exceptionnelles faut trouver la bonne technique mais faut qu'il distribue davantage à leur salarié il faut qu'il y ait une contribution à cet effort du moment la deuxième chose c'est aussi beaucoup de travailleurs disent vous nous demandez des efforts il y a des gens qui travaillent jamais ils ont quasiment la même vie eux ils vont jamais travailler ils auront le minimum vieillesse c'est pour ça qu'il faut très vite engager pour aller chercher toutes celles et ceux qui sont au RSA et les aider à revenir vers l'emploi les aider et les responsabiliser et ça ce sera dans les réformes les plus importantes à venir c'est-à-dire droit et devoirs renforcer pour les bénéficiaires du RSA mieux les former les accompagner régler parfois les problèmes de logement de garde d'enfants de transport mais faire revenir à l'emploi des gens aujourd'hui qui n'y sont pas parfois depuis des années ou des dizaines d'années au moment même où on a des besoins c'est ce que vous avancez que je veux qu'on ouvre parce qu'il y a un besoin de justice à côté de ça il y a ce qu'on entend dans la rue c'est aussi des protestations sur le travail beaucoup de gens à juste titre j’écoutais dans l'agroalimentaire en Bretagne dans certains métiers encore postés dans l'industrie dans le centre de la France les métiers aussi du soin les éboueurs les égoutiers bon ces métiers difficiles ils disent à 60 ans on a le Do casser on est épuisé c'est vrai mais si on est honnête avec nous-même c'est pas 62 64 en quel problème le problème il est à 55 ou 58 ans et donc le vrai sujet qui a commencé à être ouvert par le gouvernement comme par les parlementaires dans ce texte c'est celui de l'usure professionnelle et des fins de carrière la solution doit très concrètement le prendre à bras le corps parce que si on veut donner quelques réponses à cette colère légitime et une réponse efficace moi je souhaite il faut attendre quelques jours quelques semaines mais qu'on réengage avec les partenaires sociaux sur des sujets très concrets l'usure professionnelle la reconversion de fin de carrière il y a beaucoup de métiers ou au fond passer 50 ans de reconvertir les assises du travail n'ont pas attendu la réforme des retraites et beaucoup de choses qu'on a fait sur les carrières professionnelles ce sont faites durant le premier quinquennat mais faut continuer quand la colère s'exprime faut aussi l'entendre et accélérer donc l'usure professionnelle la colère s'exprime pour non vous fassiez des propositions supplémentaires on a commencé à faire les choses si j'étais là à vous dire on a tout bien fait mais vous êtes un drôle de type vous entendez pas qu'il y a des gens qui protestent et ça veut dire par là que quand ça s'exprime c'est là aussi une démocratie elle doit entendre la colère légitime qui s'exprime dans un cadre républicain et y apporter une réponse et donc je dis juste ces réponses qu'on a commencé à apporter elles ne sont pas suffisamment fortes et tangibles et donc on doit aller beaucoup plus loin l'usure professionnelle les fins de carrière les reconversions la deuxième chose c'est la progression de la carrière beaucoup de gens qui manifestent disent il y en a qui bossent pas ce que je dis il faut y répondre par la loi travail et le système de droits et devoirs de formation et d'accompagnement des bénéficiaires du RSA mais ils nous disent aussi au fond le travail Paypal alors là aussi je vais vous dire on a fait beaucoup de choses on a fait en 2019 la prime d'activités augmentait de 100 euros au niveau du SMIC jamais les smicards n'ont autant eu leur pouvoir d'achat augmenter depuis des décennies on a augmenté ces 18 derniers mois le SMIC en France de 9 et demi pour cent plus que l'inflation néanmoins il faut entendre ce que nous disent nos compatriotes qui manifestent sur ce sujet qui n'est pas celui des retraites mais du travail qui doit payer premièrement moi je souhaite qu'on engage avec les partenaires sociaux dès qu'ils seront prêts à le faire là ils vont continuer demain de se poser mais les invite à se réengager très vite avec nous pour qu'on est dans toutes les branches qui sont en dessous du minimum légal pour leur salaire minimum parce que vous avez des tas de branches qui en fait continuer à payer les gens en dessous du SMIC légal là vous nous parlez des partenaires sociaux avec quel partenaire politique vous allez avancer sur ces sujets concrets pour nos compatriotes et donc je leur dis allons travailler pour maintenant très vite trouver une réponse dans tous ces métiers qui sont insuffisamment payés qui sont souvent les métiers de première et deuxième ligne dont on a eu besoin pendant la période covid et qui continue à avoir des salaires minimum dans leur branche qui sont inférieurs au minimum légal on doit accélérer enclencher les choses deuxième élément on doit travailler les carrières c'est pas une loi qui changera les carrières parce qu'on n'est pas une économie administrée mais il faut remettre sur le terrain le dialogue social pour que les carrières permettent de mieux gagner sa vie vous savez on est l'un des pays où le salaire minimum et des plus élevés en Europe mais le salaire médian c'est-à-dire le salaire en dessous duquel il y a la moitié des gens au-dessus duquel il y a l'autre moitié des travailleurs c'est l'un des plus proches du salaire minimum en Europe ce qui fait que les carrières sont écrasées dans notre pays et c'est un peu désespérant pour beaucoup de nos compatriotes alors on a trouvé des réponses on a enlevé comme vous le savez des cotisations sociales j'ai les impôts sur les heures supplémentaires on essaie mais il faut qu'on travaille les carrières dans notre pays pour permettre de se dire 45-50 je vais voir un progrès soit je pourrais changer de secteur et avoir un métier qui ne me casse plus le dos et prendre en compte mesures soit au moins je ferais mieux payé j'aurai des tâches qui reconnaissent mieux les choses et ça c'est du dialogue social et c'est indispensable pour mener ces réformes monsieur le Président c'était lisabeth borne sur le travail c'est un sujet essentiel on a commencé les assises du travail mais il faut le rendre plus concret donc moi je veux réengager avec les partenaires sociaux très vite surtout ces sujets à quelle échéance il faut le préparer dans les prochaines semaines donnons-nous les trois semaines un mois pour définir ces objets la méthode et engager mais il faut pas des grandes discussions et des grandes messes discussion concrète on est tous autour de la table vous avez commencé à appeler syndicats ils vont manifester demain je respecte cette manifestation je les engage mais derrière ça il y a le sens du travail moi je suis frappé et c'est pour ça que je le dis avec il faut beaucoup de bienveillance et de d'attention et de patience on a eu des manifestants qui ont dit nous on veut c'est pas la retraite le problème on veut plus travailler du tout parce qu'il y a eu et on a cette crise dans beaucoup de pays occidentaux on a beaucoup aidé au moment du covid et donc tout c'est un peu déréglé les référentiels c'est aussi pour ça que c'est plus dur de convaincre qu'il faut de la responsabilité parce que pendant plusieurs mois on a payé pour pas travailler pour protéger le pays et on a trouvé d'autres équilibres et donc le rapport au travail est plus le même faut le rebâtir et redonner aussi du sens des intentions sont des engagements avec le travail avec quel gouvernement avec quel première ministre est-ce que Elisabeth borne a toujours votre confiance oui j'ai nommé Elisabeth borne elle doit ensuite avoir la confiance du Parlement là aussi nos institutions elle a décidé après avoir examiné avec l'ensemble des forces politiques de la majorité et ces ministres pour cette réforme le fait que pour qu'elle passe elle ne laisser aucune incertitude elle a souhaité engager la responsabilité de son gouvernement c'est ça ce qu'on appelle le 49.3 fameux articles c'est la centième fois qu'on le fait dans notre République c'est un geste très solennel elle a pris ses responsabilités avec son gouvernement et elle a dit au Parlement si vous avez une majorité alternative qu'elle s'exprime lundi il a été montré qu'il n'y avait pas de majorité alternatifs parce que d'abord ça montre une chose même un moment d'incandescence politique il y a pas de majorité alternative ensuite et donc Elisabeth borne pardon je reviens sur la première minute elle a votre confiance est-ce qu'elle l'a durablement pour plusieurs semaines pour plusieurs mois alors elle a la ma confiance pour conduire cette équipe gouvernementale et ce que je lui ai demandé sur la base de ce que je viens de vous dire et aussi du cap des priorités on y reviendra je pense dans le cours de notre discussion de bâtir un programme législatif et un programme de gouvernement en lien avec le président de l'Assemblée et la présidente la présidente de l'Assemblée nationale et le président du Sénat que j'ai vu hier pour avoir la fois moins de textes de loi des textes plus courts plus clairs pour aussi changer les choses pour nos compatriotes de manière plus tangible c'est tout ne passe pas par la loi et donc dans ce contexte il faut agir au service de nos priorités de nos compatriotes le faire de manière très concrète avec les élus sur le terrain avec les services de l'État et tout ne passe pas par la loi et on passe trop par la loi dans notre République et ensuite de bâtir un programme de gouvernement pour que les choses soient plus claires et ambitieuse et apaisantes et dans ce contexte là le mandat que je lui ai donné c'est de continuer à élargir cette majorité autant qu'elle le pourra avec les femmes et les hommes de bonne volonté qui de droite et de gauche ou du côté de l'écologie sont prêts sur les priorités que j'ai fixées je vais vous rappeler et le programme de gouvernement que la première ministre va travailler a avancer avec elle peut-être au texte par texte c'est pas en train de dire qu'on peut bâtir aujourd'hui des accords de gouvernement de coalition on ne l'a pas fait au début du quinquennat c'est pas notre tradition politique de regarder de manière très lucide que c'est ce qu'on attendait au début du quinquennat et ce qui n'a pas été fait par contre il faut avoir beaucoup d'estime et de respect pour de nombreux parlementaires qui sont venus en soutien de son texte ils étaient pas la totalité d'un parti c'est pour ça que je dis que c'est dur de bâtir des coalitions mais il y a des individualités politiques avec leurs conviction qui sont prêtes à travailler avec les forces de la majorité et donc je souhaite que la première ministre puisse bâtir justement cet élargissement de la majorité dans les semaines à venir et j'espère qu'elle n'y parvient au-delà de cette assouplissement sur la méthode pas de changement de Première ministre pas de remaniement avec vous dit il y a quelques jours pas de dissolution pas de référendum vous ne changez rien à la méthode la méthode c'est pas tout ce que vous venez de dire ça ce sont des faits politiques je suis en train de vous dire en responsabilité nous devons avancer on doit apaiser et on doit rebâtir un agenda parlementaire et des réformes en réengageant avec les syndicats et toutes les forces politiques qui sont prêtes à le faire et donc c'est une méthode qu'on doit réengager mais à côté de ça beaucoup de ces choses là nous le faisons depuis un an c'est d'ailleurs pour ça que tant de textes ont pu passer décisions ont pu être prises malgré une majorité relative à l'Assemblée Tex financier détecte sur l'énergie extrêmement importante pour notre souveraineté et nos compatriotes pour ça aussi qu'on a pu passer des réformes sur l'assurance chômage pour continuer de mener cette bataille essentielle du plein emploi donc oui après le changement il est dans l'apaisement la co-construction d'un agenda parlementaire avec les l'ensemble des forces des deux chambres et je dirais être plus engagé sur le terrain pour des réponses plus concrètes et plus rapides à nos compatriés donc après ce qui vient de se passer vous êtes en train de nous dire que vous n'êtes pas condamné à l'immobilisme il reste quatre ans de mandats on vient de voir que le plan o a été reporté on entend dire que la loi immigrations arrivera au Sénat la semaine prochaine comme prévu alors c'est justement ça c'est l'objet de ce qu'on a décidé hier avec le président du Sénat et la présidente de l'Assemblée nous allons réagencer les choses aussi et découper des textes plus courts donc il y aura bien une loi immigration il y en aura sans doute il y aura plus besoin de plusieurs textes immigration et ils arriveront dans les prochaines semaines maintenant nous n'avons pas le droit pour notre pays à l'arrêt ou à l'immobilisme nous n'avons pas le droit vous savez beaucoup de nos compatriotes aussi expriment ses peurs parce qu'ils ont ils ont peur du changement des grands bouleversements ce monde est inquiétant on a un sentiment de déclassement parfois je l'entends celui-ci aussi quand on dit on a plus de paracétamol nos services publics sont de plus en plus en difficulté c'est le réseau utilisé par Edward Philippe l'assurance du déclassement il était à mes côtés hier matin avec l'ensemble des responsables de la majorité pour justement je mener cette concertation pour engager tout le monde on n'a pas le droit et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai été lu en 2017 et aujourd'hui mais pourquoi en sommes-nous là parce que pendant des décennies nous avons habitué le pays à dépenser et à ne plus produire ou de produire de moins en moins nous avons entre 1980 et 2010 avant même la crise financière détruit 2 millions d'emplois industriels et continuer à dépenser et donc nous avons habitué nos compatriotes à dire tout va bien se passer on a un modèle social formidable vous aurez de plus en plus de droits et on va de moins en moins produire ça ne marche pas c'est un mensonge et donc qu'est-ce qu'on fait depuis 2017 on mène cette bataille de plein emploi et de la réindustrialisation c'est le cœur de la bataille cette société du plein et on est en train de la réussir collectivement on est passé neuf pour cent de chômage à 7% aujourd'hui les plus de 50 ans dont on parle ces dernières semaines ils sont à 5% de taux de chômage le plus bas depuis plus de 15 ans et on a le taux de chômage des jeunes le plus bas depuis des décennies on a le taux d'activités le plus élevé depuis qu'on le mesure et on réindustrialise on ouvre plus d'usines qu'on enferme ce qui est une première depuis bien longtemps on a créé plus des industriel et on continue d'en créer c'est le cœur de la bataille et donc ça ça suppose de faire quoi d'assumer les choix fiscaux qu'on a fait pour les entreprises si on veut continuer de réindustrialiser il faut plus de travail et plus de capital bon dans notre pays sur notre sol rien industrialiser des terres qui ont en souffert le haut de France que je connais bien on va y faire un des bastions des batteries électriques pour notre pays et notre continent l'est de la France où on va le faire sur l'hydrogène et sur l'énergie vous avez un etc etc donc oui on va continuer à avancer la marche forcée pourquoi ce bilan c'est réussite selon vous l'emploi la Réunion industrialisation la baisse 7,2% le taux de chômage exactement pourquoi les Français ne le perçoivent pas et pourquoi sont-ils en colère d'abord je pense que il faut toujours se méfier quand on dise les Français si les Français ne persuadaient absolument pas été totalement en colère sans doute n'aurais-je pas été rééluia moins d'un an ni une majorité relative il y a encore moins longtemps bon donc il y a des gens qui sont en colère que tout ça veut dire ça veut pas dire que tout va bien pour tout le monde il y a des choses qui marchent faut pas qu'on regarde simplement ce qui marche pas mais nous venons d'une situation qui est reposée sur une forme d'illusion et donc là on réengage le pays se faire son avenir et donc moi je vais continuer d'avancer sur un cap qui est clair 1 le plein emploi et le réindustrialisation c'est la France de 2030 nous devons être redevenir une grande nation de recherche d'innovation de production sur ce point pourquoi ne pas l'avoir fait avant la réforme des retraites vous disiez vraiment en 2019 on peut pas demander aux gens de travailler jusqu'à 64 ans s'il y a 55 ans ils ont déjà du mal à trouver du boulot on a beaucoup reprises passage je vais être clair avec vous parce que j'ai le sens justement de la démocratie et du mandat quand je m'exprime et que je dis ça en 2019 on a lancé les ordonnances travail que depuis 18 mois ça fait 6 ans maintenant qu'elles sont en oeuvre avec les résultats que vous connaissez je m'exprime dans une société qui est à plus de 8% de taux de chômage le mandat que j'ai en 2017 c'est de créer un système universel des retraites en aucun cas de bouger l'âge de départ parce que le rapport du Conseil d'orientation des retraites et tous les experts disaient il y a pas de problème après cette expression que tout le monde nous resserre qu'est-ce qui s'est passé dans notre pays les gens vivaient dans quel monde on a eu le covid on a eu la guerre on a eu l'inflation la nation a dépensé des dizaines de milliards d'euros pour protéger elle a donc construit une dette qu'on amortit dans le temps et les nos comptes se sont dégradés au moment de la campagne de 2022 la situation est drastiquement différente nous avons commencé à gagner la bataille pour le plein emploi en baissant de deux points le taux de chômage nous avons commencé à réindustrialiser et donc ce à quoi je répondais comment savoir une réponse parce qu'on a fait tous travail et surtout tous les experts disent vous avez un problème de votre système de retraite donc oui il faut pouvoir avancer l'engager c'est cohérent effectivement regardons vers le mandat que j'ai demandé en 2022 n'était pas celui de 2017 parce que le pays n'était pas le même vous nous avez présenté plusieurs chantiers que vous souhaitez lancer dans les dans les mois qui dans les mois qui viennent si on essaye d'être concret quel sera la mesure emblématique j'ai jamais fait la société ça marche pas avec une mesure emblématique c'est une cohérence réindustrialisation plein emploi la France de 2030 il faut gagner la bataille de l'industrie des carbonée ça sera la clé le plein emploi et donc les textes que nous allons faire passer pour remettre au travail ceux qui sont de plus loin de l'emploi et réussir tout le volet travail qui va derrière le deuxième cap deuxième cap l'ordre républicain 200 brigades de gendarmerie pas besoin de loi pour faire ça on va être ouvert partout sur le territoire plus de juge plus de greffiers pour juger plus vite face à la petite délinquance réengager et à côté de ça une loi de programmation militaire qui va arriver et là ça fait partie des priorités des prochains mois pour nos armées nous protéger ça c'est l'ordre République et puis la troisième priorité c'est les progrès pour mieux vivre l'école la santé l'écologie c'est ça les trois priorités l'école je veux qu'elle rentrait prochaine on puisse remplacer du jour au lendemain les profs dans les classes des élèves ce qui est pas le cas aujourd'hui dans beaucoup de collèges c'est une priorité la deuxième chose qu'on réponde dans la ruralité et qu'on améliore parce qu'on a des baisses défectifs parfois il faut fermer on continuera de voir fermer des classes ou des établissements mais qu'on améliore la réponse avec parfois les écoles multi les classes multiniveaux nos internats ruraux qu'on réponde aux besoins de la ruralité sur le scolaire qu'on réformes le lycée professionnel indispensable pour être juste avec nos jeunes et les amener vers l'emploi ça fait la formation beaucoup de chantiers qui a beaucoup de chantiers parce qu'on a des immenses ambitions ça c'est l'école la santé pour cette année donner un médecin traitant à nos compatriotes ils sont 600 000 qui sont en affection longue durée 2023 c'est le cœur de la convention médicale de ce que le ministre prépare qui sont qui n'ont pas de médecin traitant et qui sont dans des déserts médicaux ils sont 600 000 qui sont en affection longue durée ou agées et enclencher la réforme qu'on a lancé sur l'hôpital pour les conditions de travail pour réengager et les déserts médicaux et l'écologie dès les prochaines semaines le plan o nous aurons besoin d'avoir comme on l'a réussi tous ensemble à gagner à la bataille pour la sobriété énergétique on doit gagner la bataille pour la sobriété en matière d'eau et donc tous faire une petite part d'effort pour préserver notre eau mieux réutiliser l'eau l'eau de nos réseaux comme l'eau de pluie changer les usages l'eau la forêt les océans les transports le logement c'est tout ça l'écologie c'est des vies concrètes mais il faut accompagner pour une transition juste et durable voilà le cap le plein emploi la réindustrialisation l'ordre républicain est mieux vivre les progrès avec l'école la santé et l'écologie un mot plus personnel pour conclure peut-être monsieur le Président vous avez été élu en 2017 et puis l'an dernier en 2022 avec la promesse d'être le président de tous les Français et d'être un rassembleur je crois même que l'un de vos slogans lors de la dernière élection c'était nous tous aujourd'hui le pays paraît plus fracturé que jamais on en a parlé vous l'avez dit vous-même est-ce que vous avez le sentiment d'avoir raté quelque chose est-ce que vous avez le sentiment d'avoir perdu le la manière de comprendre et de parler aux Français non je veux je veux dire la réforme qu'on fait une réforme qui est très difficile elle est très difficile on demande un effort aux gens c'est jamais populaire on n'est pas concurrencé sur le sens des responsabilités non plus du pas contre on est beaucoup aidé ou d'états par vous les autres proposerez la réforme bon donc j'assume ce moment mais j'assume ce moment parce qu'il permet les autres et je pense que ce qu'on a fait quand même ces derniers mois avec le Conseil national de la Fondation un engagement avec les territoires c'est ce que je veux continuer moi je vois une vitalité quand même sur le terrain je vois des Françaises et des Français qui sont prêts à s'unir pour avoir une réponse concrète pour l'école pour la santé je vois des élus locaux formidables d'engagement et pour le maire la question je vous le dis si j'en avais un c'est pas réussi à voir convaincre sur la nécessité de cette réforme qui ne me fait pas plaisir une fois encore mais je dis pas de regret moi je vis de volonté de ténacité d'engagement parce que j'aime notre pays nos compatriotes et donc je suis à l'oeuvre pour pouvoir faire ce qu'on doit faire et il y a toujours des moments difficiles qu'il faut assumer mais pouvoir surtout jusqu'au bout les engager toutes et tous pour faire ces transformations c'est pas des lois tout ce que je vous ai dit la plupart du temps c'est de l'engagement collectif parce qu'on a tous une part à prendre dans l'avenir du pays et quand on parle d'école d'industrie de santé de formation d'écologie quelques jours après la sortie du 6e rapport du GIEC on a tous une part à donner c'est ça ceux avec vous et donc on va continuer les conseils de la Fondation on va continuer le travail sur le terrain c'est aussi ça cette nouvelle méthode là c'est un texte difficile il arrive là faut le faire mais ça ne l'emporte pas tout merci monsieur le Président je suis sûr qu'on sera ce s'unir se réunir pour l'avenir du pays j'en ai combien j'en suis convaincu merci monsieur le Président merci à vous voilà cette intervention à 34 minutes pour tenter de convaincre les Français du mois une partie celle et ceux qui sont dans la rue encore aujourd'hui qui ne seront demain toujours contre ce projet de réforme des retraites ou tel crier vous aviez la parole avant que le chef de l'État parle vous allez la reprendre j'assume j'assume tout on n'est pas concurrencé sur le plan des responsabilités c'est cette dernière petite phrase un peu ironique pour dire moi je les prends et il explique pourquoi sincèrement je suis pas éligible donc je peux être impopulaire on a compris voilà donc il ne veut pas reculer sur les retraites et il l'a bien répété de façon très nette après il y a le Conseil constitutionnel évidemment si il invalide on verra mais lui en tout cas tiendra ferme sur le Conseil constitutionnel sur le la réforme des retraites parce qu'il dit voilà il faut la faire parce que comme ça on peut dit-il rééquilibrer les finances pour pouvoir faire d'autres choses bon ça sera contester évidemment non il y a deux ou trois choses à à retenir ce sentiment cette notion de la responsabilité cette contribution des entreprises c'est la première fois qui fait une forme de concession sur dans ce domaine et donc ça c'est à creuser c'est d'ailleurs une proposition de François