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ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 10 novembre 2025 15 minActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesNumérique

La chute dans l’IA qui fait craindre une crise économique

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    « ChatGPT a en effet rapidement dépassé toutes les plateformes du type en nombre d'utilisateurs avec plus de 100 millions d'utilisateurs en seulement deux mois »
  • 1:01PrésentateurChiffre
    « Sam Altman, donc le patron d'OpenAI qui est derrière cette IA, affirmait que plus de 800 millions d'utilisateurs utilisent ChatGPT chaque semaine »
  • 1:39PrésentateurChiffre
    « Nvidia qui a récemment vu sa capitalisation boursière dépasser les 5000 milliards de dollars »
  • 2:01PrésentateurChiffre
    « les dépenses dans l'IA devraient atteindre dans le monde environ 1500 milliards de dollars en 2025 puis plus de 2000 milliards en 2026 »
  • 7:32PrésentateurFait
    « Nicolas Sarkozy a été libéré de prison ce lundi, après 21 jours de détention à la prison de la Santé à Paris »
  • 7:43PrésentateurFait
    « la Cour d'appel de Paris a accepté sa demande de remise en liberté après sa condamnation à 5 ans de prison »
  • 7:48PrésentateurFait
    « la justice estime qu'il a participé à un financement illégal de sa campagne présidentielle avec des fonds provenant du régime libyen de Muammar Kadhafi »
  • 8:45PrésentateurChiffre
    « 50 000 personnes sont attendues, notamment des membres d'associations, des chercheurs, des représentants d'organisations de jeunesse ou encore des entreprises »
  • 9:13PrésentateurChiffre
    « en 10 ans, le Brésil a participé à plus de 70% de la perte nette de forêts dans le monde »
  • 9:55PrésentateurFait
    « Ahmed Al-Shara est l'ex-fondateur du groupe djihadiste HTC, affilié à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique »
  • 10:24PrésentateurFait
    « le Jnim, une coalition djihadiste affiliée à Al-Qaïda, a imposé un blocus autour de la capitale malienne Bamako »
  • 12:40PrésentateurFait
    « Anthony Laliquan, un journaliste français de 37 ans, tué le 3 octobre dernier par un drone russe près de la ville de Kramatorsk »
  • 12:54PrésentateurFait
    « le parquet national antiterroriste français a ouvert une enquête pour crimes de guerre »
  • 13:38PrésentateurChiffre
    « la boutique Chine, inaugurée mercredi dernier au BHV à Paris, a déjà accueilli plus de 50 000 visiteurs »
  • 13:42PrésentateurChiffre
    « le panier moyen était de 45 euros pour les clients pendant ses 5 premiers jours »

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Risque-t-on une nouvelle crise économique et financière qui serait liée à l'explosion d'une bulle ? C'est la crainte qui est grandissante chez certains acteurs économiques en regardant notamment les investissements liés à l'intelligence artificielle qui s'envole ces derniers jours. Mais alors qu'en est-il réellement ? Que sait-on sur le sujet ? On va faire un point sans dramatisation mais simplement en posant les faits pour voir ce qu'il en est et ce qui fait débat sur ce sujet-là. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien, que vous avez passé un bon week-end et c'est donc le sujet à la une de ces actualités du jour.

Alors en soi, l'intelligence artificielle ça existe et s'est développé depuis de nombreuses années maintenant mais c'est bel et bien le lancement de ChatGPT en novembre 2022 qui est considéré vraiment comme le point de départ de cette forme de course à la fois immense mais aussi vertigineuse et inquiétante pour beaucoup sur certains aspects à laquelle on assiste aujourd'hui. ChatGPT a en effet rapidement dépassé toutes les plateformes du type en nombre d'utilisateurs avec plus de 100 millions d'utilisateurs en seulement deux mois et depuis c'est un véritable engouement mondial.

En octobre dernier, Sam Altman, donc le patron d'OpenAI qui est derrière cette IA affirmait que plus de 800 millions d'utilisateurs utilisent ChatGPT chaque semaine et là encore on parle que d'une IA, vous savez qu'il y en a beaucoup mais résultat donc, depuis la fin d'année 2022, les valorisations boursières des entreprises technologiques ont énormément augmenté et par valorisation boursière ici, qu'est-ce qu'on entend ? Eh bien, c'est en quelque sorte le prix total d'une entreprise sur le marché basé sur le nombre et le prix de ses actions. Pour dire une chose très simplement, c'est donc combien vaut une entreprise ?

Alors là, on a parlé de OpenAI mais il y a vraiment beaucoup d'entreprises qu'on peut citer. Par exemple, Nvidia. Nvidia qui est le leader mondial des puces et des technologies pour l'intelligence artificielle. Et Nvidia qui a récemment vu sa capitalisation boursière dépasser les 5000 milliards de dollars. C'est une première absolument historique. On peut aussi noter le cas de Palantir, un autre géant américain du secteur, d'ailleurs décrié pour tout un tas de raisons, mais qui affiche une hausse absolument immense. Une hausse notamment de son chiffre d'affaires de près de 63% en un an.

Alors selon le cabinet américain Gartner, les dépenses dans l'IA devraient atteindre dans le monde environ 1500 milliards de dollars en 2025 puis plus de 2000 milliards en 2026, soit près de 2% du PIB mondial. Donc l'ensemble des richesses produites dans le monde en un an. Et pourtant, malgré ces chiffres, en seulement quelques jours, depuis fin octobre, la valeur boursière cumulée des 8 plus grandes importantes actions liées à l'IA, avec notamment Nvidia, Meta, Palantir ou encore Oracle, a chuté d'environ 800 milliards de dollars avant de réaliser quelques jours plus tard un rebond partiel en bourse.

Il y a donc eu une forme de mouvement de panique et pour certains c'était simplement une perturbation passagère en quelque sorte, mais d'autres estiment qu'on est en réalité dans une forme de bulle qui est en train de se former sur l'IA. Alors de quoi parle-t-on ici ? En fait, de plus en plus de personnes craignent ce que l'on appelle une bulle spéculative. Une bulle spéculative, donc, c'est quand des personnes investissent en voulant faire de l'argent en retour, mais qu'il y a donc une bulle qui se forme avec une valeur affichée qui n'est pas raccord avec la vraie valeur, on va dire, ou la valeur réelle des entreprises.

Ici, donc, de nombreux investisseurs ont investi dans l'IA en estimant qu'ils pourraient faire récupérer encore plus d'argent par la suite, sauf qu'il y a des doutes sur le fait que ce soit le cas. Et clairement, c'est vrai, il y a eu des investissements absolument massifs de tous les côtés, d'acteurs privés, d'acteurs publics aussi, globalement avec deux gros blocs du côté de la Chine et du côté des États-Unis. Et tout cela a donc entraîné une hausse rapide des prix des actions, une hausse rapide aussi des valorisations, jusqu'à donc atteindre encore une fois des montants records.

Et pourtant, en parallèle, ce qui est vrai, c'est que des sociétés derrière ces IA, eh bien, elles sont rarement rentables. Alors attention, il faut rester factuel dans ce modèle-là et sur des entreprises qui, parfois, créent des choses de nouvelles. La rentabilité, elle peut prendre parfois de nombreuses années. Mais tout de même, il y a aujourd'hui des pertes extrêmement importantes. Par exemple, OpenAI, donc la maison mère de Chagipiti, sur les 9 premiers mois de l'année 2025, elle a déjà réalisé près de 19 milliards de dollars de pertes. Des pertes dues notamment à la maintenance et à la fourniture d'électricité pour faire tourner, en fait, tout ça.

Et encore une fois, aujourd'hui, on ne va pas parler du coût environnemental, même si, évidemment, c'est un coût absolument colossal. Pour autant, son PDG, Sam Altman, se veut rassurant et il prévoit des revenus qui atteindraient, je cite, des centaines de milliards de dollars d'ici à 2030. C'est ce qu'il promet, en quelque sorte, donc, à ses investisseurs. Mais tout de même, si la tendance persiste, eh bien, elle inquiète un certain nombre d'acteurs économiques. À un moment donné, le risque, c'est que le marché réalise, en quelque sorte, que la croissance des investissements dans l'IA est démesurée par rapport aux bénéfices financiers réels.

En réalité, il y a certains éléments qu'il va falloir observer. D'abord, la question des revenus potentiels de ces entreprises. Et puis, en parallèle, il y a aussi la question de l'utilisation réelle, en quelque sorte, de ces IA. Alors, je ne vous fais pas un dessin, je pense que vous le voyez, de toute façon, autour de vous. Évidemment, l'intelligence artificielle et le chat GPT, notamment, sont massivement utilisés par énormément de monde. Et on vient de le voir, d'ailleurs, avec des chiffres. Mais il y a utilisation et capacité à avoir un modèle économique à partir de là. Est-ce que les gens sont prêts à payer ? Si oui, combien ?

Dans quelle mesure est-ce que ça peut pallier les investissements colossaux et les dépenses aussi en matière d'énergie ? Et encore une fois, là, je ne parle pas de l'impact environnemental, même si, évidemment, c'est un sujet essentiel à voir. C'est l'une des questions importantes. Et même s'il y a énormément d'incertitudes aujourd'hui, on peut noter, par exemple, que l'investisseur américain Michael Burry, connu notamment pour avoir anticipé la crise des subprimes en 2008, dont on avait déjà parlé dans une autre vidéo, et bien lui vient littéralement de miser près d'un milliard de dollars sur la chute des actions de Nvidia et de Palantir, deux géants donc qu'on évoquait à l'instant.

Alors effectivement, le risque dans ce genre de situation, c'est que, eh bien, un jour, des personnes qui ont investi, par exemple, dans Nvidia, se disent, « Attendez, là, eh bien, la valorisation, elle est trop élevée par rapport aux résultats, donc je vais retirer mon argent. » C'est le risque, en quelque sorte, de l'éclatement d'une bulle, pour ceux donc qui parlent de bulle ici. Et en fait, le risque, c'est que tout ça pourrait entraîner potentiellement une crise plus large, une crise financière, voire une crise économique, avec, en quelque sorte, un effet domino, avec des entreprises dans l'IA qui se retrouveraient impactées et qui auraient un impact sur le reste de l'économie.

Alors sur ce point, il y a beaucoup de personnes qui font le parallèle entre la situation qu'on a aujourd'hui avec l'IA et la situation qu'on avait lors des années 2000 avec les sites internet. À l'époque, en effet, il y avait des valorisations complètement hallucinantes pour certaines entreprises. Et finalement, beaucoup de ces valorisations étaient jugées complètement irrationnelles et tout ça avait fini par chuter et entraîner, eh bien, beaucoup d'entreprises en faillite. Alors ce parallèle, il a du sens pour certains. Il a des limites, selon d'autres, notamment sur le fait qu'aujourd'hui, eh bien, ces entreprises et ces outils d'IA, ils restent massivement utilisés.

Et la question, encore une fois, qui se pose davantage, c'est pas tant l'utilisation par le public que dans quelle mesure ce modèle est viable à tout point de vue. Alors certains nuancent aussi en affirmant que certains pays, et notamment la Chine et les Etats-Unis, dans tous les cas, seraient prêts à financer l'IA. Car si le secteur ralentit, ça pourra avoir un impact justement sur le reste de l'économie. Mais aussi plus largement, en fait, il y a une vraie question de rivalité entre la Chine et les Etats-Unis. Et cette rivalité, c'est évidemment une rivalité technologique, mais en réalité, c'est une rivalité géopolitique et politique tout court.

J'ai fait une interview de la politologue Asma Mala sur le sujet il y a quelques jours. Une interview que j'ai trouvée absolument passionnante, où justement, on aborde cette question-là. Et à quel point, eh bien, est-ce que Xi Jinping d'un côté et Donald Trump, de l'autre côté, utilise et instrumentalise, d'une certaine façon, cet outil pour en faire un outil de pouvoir ? Ça me paraît essentiel aussi à comprendre, donc je vous mets les liens directement en description. C'est disponible sur YouTube, sur notre chaîne YouTube, des grands formats et en podcast audio. On verra en tout cas comment tout cela évolue.

Dites-moi dans les commentaires, d'ailleurs, ce que vous pensez dès qu'on aborde des sujets comme ça économiques et technologies. Allez, je vous laisse avec Blanche pour le reste de l'actualité, et je reviens juste après. Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette info. L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a été libéré de prison ce lundi, après 21 jours de détention à la prison de la Santé à Paris. En fait, la Cour d'appel de Paris a accepté sa demande de remise en liberté après sa condamnation à 5 ans de prison, avec exécution provisoire dans l'affaire du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007.

Pour rappel, la justice estime qu'il a participé à un financement illégal de sa campagne présidentielle avec des fonds provenant du régime libyen de Muammar Kadhafi et qu'il a pris part à une association de malfaiteurs mise en place pour transférer clandestinement ses sommes. C'est la première fois qu'un ancien président français a été incarcéré. Concrètement, Nicolas Sarkozy est donc sorti de prison ce lundi et il est placé sous contrôle judiciaire en attendant un deuxième procès, car il a fait appel de la première décision de justice. Le nouveau procès aura lieu, lui, en mars 2026. Alors, qu'est-ce que ça veut dire sous contrôle judiciaire ?

Eh bien, Nicolas Sarkozy a désormais interdiction de quitter la France. Il a aussi interdiction de rentrer en contact avec les personnes citées dans le dossier, mais aussi avec le ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Je vous mets des nés en description si vous voulez en savoir plus. Deuxième info, la COP30, donc le sommet des Nations Unies sur le climat, s'est ouverte ce lundi à Belém, au nord du Brésil. Elle durera deux semaines jusqu'au 21 novembre prochain et réunit les représentants de plus de 160 pays, dont Emmanuel Macron, qui est actuellement sur place.

Au total, 50 000 personnes sont attendues, notamment des membres d'associations, des chercheurs, des représentants d'organisations de jeunesse ou encore des entreprises. Comme chaque année, l'objectif, c'est de faire avancer les négociations et la coopération dans la lutte contre le changement climatique à l'échelle mondiale. La COP30 se tient cette année aux portes de la forêt amazonienne. C'est un symbole voulu par le président brésilien, Lula, qui veut mettre l'accent sur la question des forêts. Il veut notamment créer le Tropical Forest Forever Fund, un fonds pour financer la sauvegarde des forêts tropicales.

A noter tout de même qu'en 10 ans, le Brésil a participé à plus de 70% de la perte nette de forêts dans le monde, selon l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture. En tout cas, si vous voulez en savoir plus sur cette COP, je vous renvoie à nos actus de vendredi. On rentre un petit peu plus dans les détails, notamment sur les enjeux. C'est disponible sur la chaîne. Troisième actu, le président syrien par intérim, Ahmed Al-Shara, était en visite officielle à la Maison Blanche à Washington, aux Etats-Unis, ce lundi. C'est la première rencontre entre un chef d'Etat syrien et un président des Etats-Unis sur le sol américain depuis l'indépendance de la Syrie en 1946.

On vous en parlait ce week-end. Juste avant cette visite, Ahmed Al-Shara avait été retiré ce samedi de la liste noire américaine du terrorisme et les sanctions qui le visaient ont été levées par le Conseil de sécurité de l'ONU ce vendredi. Ahmed Al-Shara est l'ex-fondateur du groupe djihadiste HTC, affilié à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique. C'est avec ce groupe qu'il a provoqué la chute de l'ex-dictateur syrien Bachar Al-Assad en 2024, avant de prendre le pouvoir en Syrie et de démanteler HTC. L'un des objectifs de sa visite avec Donald Trump, c'est de signer un accord pour rejoindre la coalition anti-djihadiste menée par les Etats-Unis.

Ahmed Al-Shara a clairement affiché sa volonté de mettre fin au groupe djihadiste encore présent en Syrie. Quatrième info, on voulait vous parler de ce qu'il se passe actuellement au Mali, un pays d'Afrique de l'Ouest. Depuis plusieurs semaines, le Jnim, une coalition djihadiste affiliée à Al-Qaïda, a imposé un blocus autour de la capitale malienne Bamako. De nombreux camions-citernes ont notamment été attaqués par les hommes du Jnim pour provoquer une pénurie de carburant dans la capitale. Ces attaques, elles ont été perpétrées après l'interdiction de la vente de carburant dans certaines localités du Mali par la junte militaire au pouvoir, qui est arrivée après un coup d'État en 2021.

L'objectif de cette interdiction, c'est d'entraver les circuits d'approvisionnement des groupes djihadistes. Alors face à la situation, de nombreux gouvernements craignent que la junte au pouvoir ne chute et que le pays ne tombe aux mains des djihadistes. La France, les États-Unis, l'Italie, le Royaume-Uni ou encore l'Allemagne ont appelé leurs ressortissants à quitter immédiatement le Mali. A noter tout de même que l'hypothèse d'une prise de pouvoir par le Jnim reste improbable pour le moment, selon le chercheur Boubacar Haidara, interrogé par le média The Conversation. On vous tiendra au courant évidemment si tout cela change.

Cinquième info, Tim Davy, le directeur général de la BBC, la chaîne publique britannique et la rédactrice en chef Deborah Turness ont démissionné ce dimanche après la diffusion d'un montage de discours de Donald Trump qui avait suscité la polémique. L'affaire, elle a été révélée mardi dernier par le journal conservateur The Daily Telegraph. Le montage concerné est celui d'un documentaire du magazine d'investigation Panorama diffusé une semaine avant l'élection présidentielle aux Etats-Unis, le 5 novembre 2024, l'an dernier donc.

A l'époque, le montage avait transformé cette phrase de Donald Trump, je cite, « Nous allons marcher sur le Capitole et nous allons saluer nos chers sénateurs et membres du Congrès » en cette phrase, avec un autre morceau du discours intervenu 5 minutes plus tard, « Nous allons marcher sur le Capitole, je serai là avec vous et nous nous battrons, nous nous battrons comme des diables. » Le Daily Telegraph reproche aussi à la chaîne BBC Arabique, la version en langue arabe, de ne pas avoir assez pris en compte les souffrances des Israéliens et de dépeindre Israël comme le pays agresseur dans le conflit entre le Hamas et Israël à Gaza.

Lors de sa démission, Tim Davy a expliqué que des erreurs ont été commises et que je cite, « En tant que directeur général, je dois prendre mes responsabilités. » La BBC a traditionnellement centré sa communication sur la neutralité, l'importance des faits et la lutte contre les fausses informations. En tout cas, Tim Davy restera en poste au cours des prochains mois, le temps de lui trouver un remplaçant. Donald Trump, de son côté, a réagi, remerciant le Daily Telegraph d'avoir dénoncé ce qu'il estime être des journalistes corrompus.

Sixième actus, ça concerne Anthony Laliquan, un journaliste français de 37 ans, tué le 3 octobre dernier par un drone russe près de la ville de Kramatorsk, dans l'oblasque de Donetsk, en Ukraine. Avec lui se trouvait Georges Ivanschenko, un photojournaliste ukrainien qui a été grièvement blessé. Le 5 octobre, le parquet national antiterroriste français a ouvert une enquête pour crimes de guerre qui a été confiée à l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité et les crimes de haine. Après plusieurs sollicitations, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a aussi condamné cette frappe le 2 novembre dernier.

Mais si on en reparle aujourd'hui, c'est parce que ce dimanche, Aida Belloulid, la compagne d'Anthony Laliquan, a dénoncé l'inaction de l'État français dans une tribune publiée dans le journal Le Monde. En fait, l'État n'a toujours pas sollicité officiellement la diplomatie russe en France, ce qui se fait généralement afin d'obtenir des explications sur les circonstances d'une attaque. Anthony Laliquan est le premier journaliste tué par une frappe de drone russe depuis le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022. Si vous voulez en savoir plus, je vous mets le lien de la tribune en description. Et on finit avec cette info.

La boutique Chine, inaugurée mercredi dernier au BHV à Paris, a déjà accueilli plus de 50 000 visiteurs. C'est ce qu'a annoncé ce dimanche Frédéric Merlin, le patron de la société des grands magasins qui possède le BHV. Selon lui, le panier moyen était de 45 euros pour les clients pendant ses 5 premiers jours. Cette inauguration de la première boutique Chine physique en France a fait beaucoup parler, notamment à cause de l'impact écologique et humain de l'entreprise chinoise d'Ultra Fast Fashion, mais aussi car elle se tenait après la révélation de la vente sur la plateforme de poupées sexuelles à caractère pédocriminel et d'armes de catégorie A.

Ces produits illicites ont depuis été supprimés. On vous en parlait ce samedi, le gouvernement avait donné 48 heures à la plateforme pour retirer ses produits sous peine d'être suspendus en France, mais malgré le succès de la boutique du BHV, le site internet est toujours sur le coup de procédures judiciaires et sous surveillance rapprochée, selon le gouvernement. Le ministre de l'économie a notamment assuré que, je cite, les procédures se poursuivent à l'encontre de Chine et que l'arsenal continue de se déployer. On ne sait pas exactement ce que ça veut dire, mais voilà, Chine continue d'être étroitement surveillée par le gouvernement. Merci beaucoup Blanche.

Alors pour plus d'actualité, je pense que vous le savez, mes rendez-vous sur Instagram, vous êtes plus de 5 millions là-bas. Je tiens à vous remercier vraiment parce que vous êtes de plus en plus nombreux. Et d'ailleurs, j'en parle assez peu souvent ici, mais vous êtes très nombreux maintenant à nous suivre aussi sur nos déclinaisons locales sur Instagram, que ce soit à Marseille, à Lyon ou encore au Québec. Pour suivre ça, c'est sur Insta, c'est donc hugodescrypte.marseille, hugodescrypte.lyon et hugodescrypte.québec, tout simplement. Ça fait trop plaisir de voir que vous suivez aussi à l'échelle locale tout ce qu'on fait. Allez, merci encore.

Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et puis on se dit à demain pour une nouvelle vidéo.