MACRON EN PLEINE PARANO POUR 2027
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour tout le monde à nos abonnés, nos sociaux, nos téléspectateurs et bienvenue pour un nouvel épisode des indiscrets sur le média. Votre rendez-vous hebdomadaire politique avec Nils. Grâce à son carnet d'adresse sans égal, Nils nous permet d'arpenter chaque semaine les coulisses de la politique française et avons-le, on adore ça.
Au sommaire de cette émission, Emmanuel Macron, en pleine crise de parano, le président sortant est confronté aux ambitions de ses alliés pour 2027. Nils nous en dévoile les coulisses. Et puis en pleine campagne des municipales, tous les coups semblent permis, y compris entre amis.
Nils a enquêté sur les basses manœuvres entre candidats. La France insoumise d'extrême gauche, c'est le classement établi par le ministre de l'intérieur Laurent Nouz avant les municipales. Et ça fait scandale, on va vous en parler.
C'est parti pour les indiscrets. Bonjour Nils, comment ça va aujourd'hui ? Et ben écoute, ça va, on fait aller.
Merci beaucoup. Et avant de démarrer, d'entrer dans le vif du sujet, une petite précision que tu dois nous apporter par rapport à la dernière émission. Oui, Marélise Léon n'est pas présidente de la CFDT comme je l'avais indiqué la semaine dernière dans la dans l'émission.
Elle est secrétaire général de la CFDT. Voilà, précision utile et donc apporté à nos abonnés. Effectivement, tu as bien fait.
Il faut être un rigoureux sinon on sait jamais les commentaires pe être un peu plus compliqués parfois. Revenons à notre sujet du jour. Emmanuel Macron n'est pas content Nils.
Et non. Et pourtant, notre président bien-aimé a au moins un motif de satisfaction, hein. Sa code de popularité a remonté en flèche.
Alors, pas chez l'ensemble des Français, chez ses propres sympathisants, c'est déjà pas mal parce qu'elle avait beaucoup baissé ces derniers mois. Alors effectivement, il reste très impopulaire, hein, au niveau de la population de manière générale, mais il regagne du crédit chez ses sympathisants avec un bon de 14 points en moins hein. 63 % des sympathisants ensemble, donc qui rassemblent Horizon, le modem et Renaissance, lui font confiance.
C'est ce qu'a observé le Figaro Magazine dans son dernier baromètre réalisé par l'Institut Verrian qui rappelle peut-être l'effet lunette de soleil ou le fameux for sure. Certains se sont même amusés à en faire des runix. ces derniers jours.
Regardez ça. [musique] [musique] [musique] [musique] Voilà. Alors, on se console comme on peut, hein, Cyril.
Et d'ailleurs Emmanuel Macron a réagi dans un direct sur Brut à cette à cette vibe voilà inattendue. Je pense que c'est à la fois le caractère un peu insolite de ces lunettes, le moment aussi qui est un moment de très forte tension politique avec les États-Unis et le fait qu'on ait un peu dit stop et la franchise et puis le le le voilà le la France internationale. C'est très simple mais c'est quand même une bien maigre consolation au moment où un champ de ruine se dresse dans son propre camp et que les appétits de ses obligés s'éguise Atta Philippe Darmanin le corn tous sont des héritiers du macronisme en quelque sorte même si certains s'en défendent he comme Édouard Philippe par exemple et Gabriel Atal aussi faut dire effectivement qu'après 10 ans de pouvoir he le macronisme est démonétisé je crois qu'on peut le dire c'est le féminisme du jour et évidemment ça fait cogeter les équipes hein des potentiels candidats ou futurs candidats dans le cas d'Édouard Philippe, il est déjà déclaré et ça fait cogiter effectivement leurs équipes qui se demandent euh bah comment s'y prendre avec le macronisme et notamment un soutien de Gabriel Atal qui m'explique "Est-ce qu'il faut défendre le bilan macroniste ou assumer une rupture ?" Hein ?
C'est un point qui n'est toujours pas tranché, me dit-il. Si on défend le bilan, on passe pour des clones de Macron. Si on le critique, on nous accuse de cracher dans la soupe.
Voilà. Bon bah évidemment c'est un petit peu c'est un peu la question de l'œuf ou de la poule. C'est pas tranché pour le moment.
Alors au départ, Édouard Philippe et Gabriel Atal ont joué la carte de la rupture avec Emmanuel Macron. He le premier tient le président pour responsable de la situation politique actuelle et porte un jugement très sévère sur ces quinquenas. Regardez, entend le président de la République dire qu'il est le garant de la stabilité, mais objectivement qui a créé cette situation de très grande instabilité et pourquoi il se trouve que c'est lui.
Je pense qu'il a une responsabilité éminente à la fois dans la cause de cette affaire et dans la façon de le r comme beaucoup de Français. Je je ne comprends plus les décisions du président de la République. Il y a eu la dissolution et il y a depuis des décisions qui donnent le sentiment d'une forme d'acharnement à vouloir garder la main.
Voilà. Alors, entre-temps, le problème c'est que Édouard Philippe a pris cher dans les sondages, hein, notamment de la part de son électorat macroniste, hein, qui n'apprécie peut-être pas parfois les décisions d'Emmanuel Macron, mais qui déteste encore plus ce qu'ils appellent les traîtres. Et donc on l'a vu revenir sur ses propos hein en ouvrant sa campagne pour les élections municipales au Havre.
Euh voilà donc Édouard Philippe esquisse hein mais à coule pas envers Emmanuel Macron hein. Euh on l'a vu sur sur RTL effectivement en expliquant que parfois il était trop brutal. Nils, tu viens de parler d'Edouard Philippe tout à l'heure Gabriel Atal mais qu'en est-il de Gérald Darmanin ?
Oui Gérald Armanin lui il joue un peu une carte à part hein. Il joue la carte de la fidélité du moins en apparence. C'est ce que m'explique l'un de ses soutiens.
Il fait remarquer d'ailleurs qu'il n'a jamais trahi ni Nicolas SarkoZi ni Emmanuel Macron. En tout cas pour le moment, c'est pas au programme. Et puis c'est vrai que Gérald Darmanan le communique à sa manière.
Il explique notamment aux Parisiens "Voilà 9 ans que je suis ministre et que je délivre des réformes. Je suis d'une loyauté indiscutable au président." C'est ce qu'il déclare, affirmant au passage qu'il contribuera, je cite, d'une manière ou d'une autre, à la présidentielle euh et évidemment qu'il veut peser sur cette élection.
C'est ce qu'il assure, hein. Alors, il nous fait aussi un petit élément de communication. Il ne serait pas digne de se désintéresser de l'élection de 2027 alors que le RN est favori pour l'emporter.
Alors, traduction d'un de ses conseillers, hein. Si d'arrin l'orgne sur l'Élysée, c'est au nom de l'intérêt général. Décidément, Cyril, on ne le mérite pas effectivement.
Alors l'Bé a révélé cette semaine que notre ministre de la justice actuelle a invité Édouard Philippe et Bruno Rotaillot pour un dîner mardi soir place Vendô et il plaide pour une seule candidature à droite et au centre. Alors la sienne évidemment si possible. Et Macron, que penses-il de ces héritiers présomptifs ?
Il ne laisse rien paraître. Non non, effectivement pour le moment Macron joue les sphinx hein. C'est vrai.
Il faut dire aussi que le président veut présider et user de ses pouvoirs jusqu'au bout. En tout cas ce qui lui reste en l'absence de majorité au Parlement. Mais comme me l'explique ses anciens conseillers, on en a déjà parlé dans cette émission, on en a parlé dans d'autres émissions sur le média.
Le président est un peu l'ingénieur du chaos he ou en tout cas il se il se plaît à s'imaginer comme tel. Et c'est vrai que il va user disons de son pouvoir jusqu'au bout quit à laisser un champ de ruïne politique. C'est déjà un petit peu le cas.
On va passer maintenant notre second sujet. Fuite, boule puante, espionnage, les municipales sont l'occasion de toutes les trahisons. N'il soit enquêté sur ses basses manœuvres.
Et oui, à chaque élection, c'est la même histoire, hein. Les journalistes dont votre serviteur reçoivent sur leur boîte mail ou leur bureau, bon ça c'était il y a quelques années, maintenant c'est plutôt par mail anonymisé, des informations sur les candidats au municipal, hein. Parfois, ce sont des petits rien, un souci administratif avec une candidature, un visuel de campagne non conforme éventuellement et potentiellement retoqué par la commission la commission de des campagnes électorales.
Mais souvent c'est plus grave. Par exemple, on a appris hier à Toulouse la condamnation d'une ex-LU toulousaine proche de Jean-Luc Moud, l'homme fort de la ville. Laurence Haribagé a une peine de 5 ans d'inéibilité, de 18 mois de prison avec surcis, de 10000 € d'amende.
Dis donc, mais qu'est-ce qu'elle a fait ? Elle a été condamnée pour avoir déstabilisé, je cite de manière illicite son adversaire au législatif de 2017, hein, son adversaire qui donc s'appelle Karine Vignon. Elle a relayé cette dame des accusations de fraude fiscale et de travail dissimulé, dis donc.
Et euh et donc Madame Harvéger aurait effectivement agi avec l'aide d'un ancien agent des impôts et d'un ex-employeur de sa rivale, tous deux également condamnés en première instance. Alors euh il y a pas évidemment il y a pas des cas aussi graves, mais il y a aussi euh d'autres d'autres soucis qui peuvent euh qui peuvent attendre les candidats au tournant. Il y a des propos problématiques.
On l'a vu avec le Rassemblement national. On découvre hein de nouvelles affaires, de nouvelles révélations tous les jours, notamment de nos confrères et consœurs de libération, leurs candidats au Rassemblement national, ils sont régulièrement épinglés pour leur racisme, leur homophobie ou leur antisémitisme. Ce qui fait dire au vice-président du RN, Sébastien Chenu, et bien dis donc, que il ne peut pas tout savoir.
Bon, c'est une défense qui est quand même un peu piteuse. Il y a la question des choix de candidats fait par le Rassemblement national dont je rappelle que vous êtes le le vice-président. Certains d'entre eux sont épinglés pour des propos racistes, complotistes.
Je voudrais qu'on prenne l'exemple de de Carpentras. Vous avez retiré son investiture hier à Christian Richar après des articles de presse dans le cas d'espèce de de libération qui reprenait certains de ses tweets. J'en cite deux, en 2017 sur la députée la France insoumise Daniel Obon.
Ouvrez les guillemets que cet Obono retourne avec les bonobos de son pays. Même année cette fois sur l'acteur au Marci. Quand on a la bouche plus grande que la tête, on raconte forcément du vent qu'il s'occupe de ses chèvres.
Voilà ce que tweeté ce ce candidat. Qu'est-ce qui se serait passé si Libération n'avait pas exhumé ses ses tweets qui dataient de 2017 ? Bon, deux choses d'abord, c'est pas libération de décider qui doit être candidat ou pas l'être dans notre pays.
Nous, on est un parti politique responsable. Quand on apprend, on peut pas toujours tout savoir. Souvent les journées sont tuotées par les équipes des candidats et parfois par les candidats eux-mêmes.
Ouais. Alors, je dois t'avouer que ça m'est arrivé. J'ai couvert des municipales dans plusieurs villes, notamment dans d'anciens d'anciens médias.
Effectivement, certains candidats sont les premiers à alimenter ce qu'on appelle la boîte à merde. Désolé pour le vocabulaire, mais je cite le conseiller de l'un des candidats d'une grande ville dans le sud de la France, hein. Voilà, qui m'explique effectivement comment ça fonctionne.
J'ai fait des campagnes où j'étais chef poubellier. C'est comme ça queil intitule son poste, hein. On prend quelqu'un qui sait faire les poubelles.
Euh, il faut avoir l'habilité de prendre une source d'information bien renseigné, donc avoir un réseau de renseignement ultra performant. Euh voilà, donc c'est un peu la la le recueil des informations et notamment des informations les plus sensibles, les plus à même de faire trébucher hein les rivaux, les adversaires et parfois même les alliés. C'est un peu un passage obligé dans les campagnes électorales, y compris donc les municipales.
Souvenez-vous de l'affaire Grivveau en 2020, on a l'impression que c'était un siècle mais non. Euh et un conseiller politique macroniste m'explique "Dès le mois de 2019, des dossiers sur Griveau pouvaient circuler," m'explique cette source. "Pour ma part, dit-il, je conseillais à des députés de ne pas s'engager avec lui en leur prédisant qu'il n'irait jamais jusqu'au bout." Effectivement, bah le lendemain notamment quand il a dit ça à une députée Macronis qui lui demandait si elle devait aller avec Grivveau, la vidéo effectivement de son sexe était diffusée sur les réseaux et 24 heures après le le candidat démissionné.
Alors bon, évidemment ça va pas toujours aussi loin parce que là c'est quand même du revenge porn et puis c'est c'est puni par la loi et d'ailleurs l'artiste russe Piotre Pavlenski qui était à l'origine de la diffusion de cette vidéo a été condamné en 2023 pour ses faits. Alors, on en est pas encore là à Paris cette année, mais c'est vrai que la guerre fait rage entre macronistes sur le soutien ou au candidat Bournazel investi officiellement par Gabriel Tal avec Horizon et la candidature de Rachid Adati qui elle est soutenue par les Macron à l'Élysée et d'autres chefs à plume du parti présidentiel. Donc preuve de cette division, Rorberger fait partie de la team Dati et Chiapa de la team Brnazel.
C'est ça. Oui, tu vois, c'est une sacrée équipe hein quand même. Transfuge a d'ailleurs alimenté les rumeurs.
Certains affirmant que Marlè Chapa n'avait rejoint un Bournael que par défaut car Rashid Adati n'en voulait pas dans sa campagne. Voilà, c'est ce qu'affirme notamment le canard enchaîné cette semaine. Donc le le groupe vit comme on dit dans le football.
Toujours chez les macronistes. Ceci dit, ce n'est pas beaucoup mieux à gauche. Regardez les invectives que s'échangent les candidats LFI et PS à Paris sur les réseaux sociaux ou encore notamment chez les écolos. un tonelier ce matin qui crie à l'opération de déstabilisation à Paris car deux écolos à malheur ont rejoint Sopia Chikirou sur sa liste pour les municipal écoutez la chef des verts sur France info.
Donc ils partent y compris contre nous à Grenoble où on dirige la la ville ensemble depuis 2014. Ils partent contre nous à Tour où vous avez des adjoints à qui on m'explique Paul Vanier nous a ordonné de bon bah faites ce que vous voulez. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
Et vous voyez à la fin c'est pas que ceux qui en restent à l'écart et qui passent plus de temps, comme c'est le cas de de monsieur De Logu à Marseille ou de madame Chicurou à Paris à taper sur les socialistes ou sur la gauche plutôt que sur la droite et l'extrême droite qui menace. Voilà donc elle est pas très contente he c'est le moins qu'on puisse dire. Alors au point quand même la la parano règne he dans les équipes au point que les équipes de chaque candidat ont reçu des consignes strictes de sécurité.
On ne discute pas stratégie politique dans un café bondé ou dans les transports. On ne laisse pas traîner de documents stratégiques ou d'agendas, y compris au QG de campagne, hein dis donc. Donc tu vois que ça peut aller quand même très loin.
Ouais, on sait plus à qui à qui faire confiance là. Ouais, la confiance ne règne pas, c'est le cas de le dire. Alors, il faut quand même avouer que ça peut arriver.
Moi, je me souviens d'une d'une histoire alors qui n'a pas été publiée, mais c'est effectivement une conseère politique qui avait oublié un dossier électoral très sensible sur la banquette d'un bistro à Paris qui me l'avait avoué bon quelques mois après en me disant "Heureusement, on a retrouvé le document intact mais voilà, ça peut arriver y compris dans les moments de stress évidemment." Alors, évidemment, c'est vrai aussi que les équipes de campagne sont en permanence à la recherche de points faibles, hein, pour attaquer euh les faiblesses de leurs adversaires et notamment alors en principe sur le sur la politique, mais ça peut aller évidemment à d'autres domaines. J'ai même parlé au membres d'une campagne au centre qui a infiltré une campagne concurrente plusieurs mois avant pour savonner la planche ou surveiller le candidat adverse pour avoir toutes les informations et pouvoir évidemment le contrôler aux besoins.
à Paris encore cette fois c'est plutôt à droite et au centre démission fracassante cette semaine de Paul Hat le coprésident du groupe Renaissance au conseil de Paris annoncé donc ce 3 février dans les colones du Figaro qui a fait l'effet d'une bombe politique à droite et au centre l'homme de 32 ans dénonce la prétendue gauchisation de la campagne de Bournael le candidat donc officiel de Renaissance et d'horizon faut le faire hein quand même. Il était pourtant l'un des principaux soutiens à 6 semaines du premier tour. À tel point qu'un élu renaissance de Paris me dit lui c'est vraiment le traître puissance 1000.
C'est dégueulasse de se tirer si près des élections tout en crachant dans la soupe. Alors Paul Hat lui se défend et sous-entend que l'objectif de Pierrive Bournael serait de faire élire un maire de gauche au 3è tour du conseil de Paris hein pour contregarer Rachidatis qui équivaut à une trahison évidemment de la droite. On voit la réponse de Chiapa qui s'affiche qui s'est imposé donc par défaut ou par conviction on ne sait pas trop comme portefingue de B pour Nazelle.
Regardez. Voilà. Donc elle crie évidemment au trumpisme.
Il faut dire que l'ancienne ministre est une experte en matière. Regardez, petite séquence souvenir s'en apercevoir, il faut que je passe en mode robot débat selfcrôle. Je ne réponds à aucune question, élément de langage.
Le gouvernement reviendra vers vous ultérieurement. Euh je ne dis rien, je ne réponds à rien. Et là, je commence à me conditionner moi-même.
Tu es en plateau de BFM TV face à un opposant, un soir d'élection que tu as perdu et tu dois expliquer que non, c'est pas vraiment une défaite parce que j'ai compris le message des Français et cetera. Donc je passe en mode langue de bois, pardon hein, mais j'ai un mode comme ça qui est activé depuis 20 ans. Il existe ce mode et je peux le faire on off.
Donc je me mets on, je me dis réponds jamais, réponds à rien, euh embrouille-les. Voilà une leçon de communication politique post vérité par la grande prêtresse de l'embrouillage en personne. Mais bon, trêve de plaisanterie, la prudence, certains diront la parano qui règne parmi les équipes des municipales semble raisonnable au regard de toutes les informations et parfois des boules puantes que l'on reçoit tous les jours.
Ah tiens Nil, tu as laissé ton téléphone allumé. On dirait oui oui oui Cil c'est une information qui vient de tomber. Un contact me dit que Rashidati aimerait beaucoup prendre son petit déjeuner et qu' a une rivière de diamant au cou he tu vois.
Bon les rumeurs. Non mais je plaisante évidemment mais tu vois bon c'est le genre de message qu'on reçoit on en rigole mais parfois c'est à ce niveau effectivement la politique un univers impitoyable. Euh on passe maintenant au 3è sujet de cette émission avec la colère de la France insoumise.
Oui. Oui. Un moment de gravité hein politique hein.
La formation de Jean-Luc Mélenchon s'est indigné ce jeudi de sa classification à l'extrême gauche pour les prochaines élections municipales. He on croyait effectivement cette polémique éteinte mais non. Euh une circulaire hein euh signée par Laurent Lunes permet au préfet de classer euh les partis selon leur sensibilité en vue des municipales.
Bon bah ça c'est toujours euh c'est toujours la même chose et effectivement la France insoumise n'est pas très contente et même les éditocrates hein y compris sur BFM semblent leur donner raison. Regardez ce matin il est 7h53 Arthur. Une fois n'est pas coutume ce matin.
Je n'y crois pas mais vous volez ce matin au secours de la [musique] France insoumise ? Oui, parce que les insoumis sont rouges de rage depuis que le ministère de l'intérieur les a classé à l'extrême gauche pour les municipales. Une première que le gouvernement assume certes, mais que les mélanchonnistes eux contestent sur les réseaux sociaux, dans les médias, mais aussi devant le Conseil d'État.
Ah mais attendez, là c'est BFN qui prend la défense de LFI. C'est c'est bizarre hein. Attendez, on attend la fin de la séquence peut-être.
Pour vous, l'extrême droite n'existe pas. Si elle existe mais je ne crois pas tellement qu'elle se retrouve au RN. Ah voilà, on a eu peur un moment que BFM fasse un traitement équilibré de la France insoumise.
Bon évidemment si c'est pour les mettre sur le même plan que le Rassemblement national, tout va bien, on est rassuré. Alors forcément chez la France insoumise, on n'est pas très content de la décision du ministre de l'intérieur Leand Nunise, hein. C'est un euphémisme he Milanchon en rage comme tous les insoumis d'ailleurs.
Et cette fois la colère de la France insoumise peut se comprendre. En 2024, le Conseil d'État avait tranché en validant la décision du ministère de l'intérieur de classer la France insoumise dans le bloc de gauche. Et à l'époque, le prédécesseur de Linez, il s'appelait Gérald Darmanin, pas vraiment un gauchiste patenté, hein.
Que tu peux nous expliquer, Nils justement ce que dit cette circulaire et qu'est- ce qu'elle disait à l'époque du coup ? Oui. Alors c'est c'est un peu technique he même pour moi, je t'avoue, mais je je vais essayer de résumer ça de manière intelligible.
En gros, il y a une circulaire qui est revue par le ministère de l'intérieur avant chaque élection officiellement pour clarifier la sensibilité politique des listes et pour faciliter l'analyse et la lisibilité des résultats parce que parfois on peut s'y perdre. Et donc c'est ce qu'on appelle le nuançage et c'est important notamment parce que les candidats de des listes ne sont pas parfois ne sont pas directement rattachés au parti avec lequel ils se présentent. par exemple, on a nos deux écolos hein euh euh maudits, suspendus par la direction des verts pour avoir rejoint la campagne de de Sopia Chikirou à Paris.
Euh donc effectivement, c'est c'est il y a une en fait, il y a plusieurs grilles dans cette circulaire. Il y a une il y a une grille dite de regroupement des nuances politiques par bloc de clivage qui définit des blocs au sein duquels sont incluses les différentes nuances. Alors euh c'est des blocs qui sont particulièrement importants pour le comptage des résultats et c'est uniquement dans cette liste que la France insoumise est intégrée au bloc de l'extrême gauche au même titre que le NPA aux lutte ouvrière.
Or le souci c'est que LFI ne se situe pas vraiment à l'extrême rouge et d'ailleurs il y a un consensus historique autour de cette question. Oui oui oui. Il y a des historiens, des sociologues, des chercheurs, voilà qui politologues, y compris d'ailleurs qui sont pas classés à gauche qui ont déjà expliquer à main reprise et notamment en 2024 quand la première polémique avait éclaté que la France insoumise était faisait partie de la gauche radicale mais pas de l'extrême gauche hein.
La formation de Jean-Luc Mélenchon, elle cherche une rupture par la voie des élections. C'est pas le cas de l'extrême gauche qui cherche plutôt bah à tout péter entre guillemets hein, une forme d'action directe. Et l'extrême gauche est pas parlementariste historiquement, contrairement à la France insoumise qui respecte le jeu parlementaire.
Mais alors, quelle mouche a piqué le gouvernement ? C'est de la politique, c'est de la petite politique politicienne. On l'a dit avant dans le deuxème sujet, en temps de campagne, tout est permis.
L'exécutif donc Macron et le cornu et les macronistes en général ont désigné LFI comme l'ennemi à abattre au profit du RN he pour ces élections et salvenir communautarisme, extrémisme, islam gauchisme he tous les mots en isme dans le champ le lixical desisme sont de rigueur pour décrédibiliser les partisans de Mélenchon avant 2027 et notamment sur le terrain. les préfets qui sont désormais directement nommés par l'intérieur et l'Élysée puisque on rappelle quand même qu'Emmanuel Macron a dégommé le corps préfectoral sont encouragés à taper sur les élus insoumis hein. Alors dans un premier temps, l'intérieur a même refusé de répondre aux questions des journalistes sur ce changement de classification mais j'ai fini par joindre ce matin le cabinet de Laurent Nunz he qui m'a transmis une réponse du ministre faite dans la soirée hier lors d'un déplacement à Charlot mais voilà ce qu'explique le ministre he chez la France insoumise il y a un refus de la discussion parlementaire. des appels systématiques à la censure, on refuse d'aller voir le gouvernement pour des réunions de travail.
C'est dans ce cadre là que nous avons classé la France insoumise dans le bloc d'extrême gauche. C'est ce qu'explique Laurent Nunes. Bref, on voit qu'il y a beaucoup de mauvaise foi hein quand même parce que si effectivement ne pas se rendre à des réunions organisées par l'Élysée pour entendre Emmanuel Macron dégoiser sur la situation internationale pendant 4 heures ou simplement pour parler de redécoupage électoral.
Bon, est-ce que ça suffit à placer une étiquette censée faire rejeter LFI aux yeux du public he pour aux yeux des électeurs pour des raisons purement électoralistes ? C'est d'autant plus problématique que la question des classifications, elle est éminemment sensible dans la classe politique. J'en ai parlé, j'espère avoir eu des explication à peu près intelligible, mais la preuve, c'est que le Rassemblement national a attaqué la qualification d'extrême droite, hein, dont il est affublé devant le Conseil d'État, mais a toujours perdu à ce petit jeu en tout cas voilà qui ne va pas arranger les tensions électorales d'ici les municipales et même la présidentielle en 2027, je l'ai déjà dit, plus que jamais, tous les coups semblent permis.
Effectivement Nils et merci he pour toutes ces infos et c'est la fin de cette émission. Merci à Nils d'avoir été avec nous et donc je vous invite à suivre les programmes du média. Bonne journée à vous. [sifflotement] Ah.
Emmanuel Macron