"Je me suis construit seul et bien souvent on cherche à me le faire payer" : Jordan Bardella|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir et merci beaucoup d'être avec nous. Bonsoir Jordan Bellard. Bonsoir monsieur Rochemin.
Merci de votre invitation. Merci d'être là. Vous êtes l'invité de LCI dans ce format exceptionnel avec les questions des téléspectatrices et des téléspectateurs.
Regardez, c'est le QR code qui va s'afficher au bas de votre écran. Chacune et chacun peut poser les siennes y compris par vidéo avec [musique] les questions de Routel Crief. Bonsoir Darius.
Bonsoir Jordan Bardella. Bonsoir Derric Brunet. Merci beaucoup et à l'un et à l'autre et vous serez [musique] confronté pour la première fois. il va nous rejoindre dans un instant à Alain Boer.
Comment résoudre les scénarios de crise majeur ? Ce sera une séquence tout à fait inédite que vous allez inaugurer avec nous dans 12 mois. Jordan Bardella, vous êtes ou président ou premier ministre de Marine Le Pen ou rien.
Députés européens quand même [musique] euh au milieu des grands fauves internationaux. Quand on voit ses visages, Trump, Poutine, Netaniaou, Trump d'abord la guerre contre l'Iran, c'est évidemment l'actualité de la soirée sans mandat de l'ONU. Est-ce que pour vous c'est une guerre légale ou illégale ?
On entre dans une dans une époque où le droit international est sans cesse remis en cause. Et il est remis en cause d'abord par des États puissances, des super puissance qui ne se voi plus comme des nations mais comme des empires. C'est vrai avec les États-Unis de Donald Trump et son intervention en Iran, mais avant cela au Venezuela il y a quelques il y a quelques semaines.
C'est vrai avec les ambitions impériales de du président Poutine et et cette guerre d'agression qui a été menée aux portes de l'Europe contre l'Ukraine. il y a maintenant 4 ans et depuis 4 ans et c'est vrai avec la tentation de de la Chine de s'emparer de Taiïwan. Donc on on va dans un monde qui est un monde de force sans sans doute le monde l'a-t-il toujours été mais dans ce contexte je crois que la France doit porter avec toutes les nations européennes une ambition pour la puissance pour l'indépendance et pendant très longtemps il est vrai que la puissance dépendait de l'étendue et de la taille d'un état.
Or, on s'aperçoit que si jadis la puissance était le fait de la taille d'un pays, aujourd'hui, elle est d'abord et avant tout le fait de l'intelligence collective, de la volonté du génie. Et on voit très concrètement que des pays, pardonnez-moi, je vois que il y a sur cet écran le Premier ministre israélien, on voit que des pays qui comptent 5 à 10 millions d'habitants comme Israël, on voit que des plus petits pays en terme de géographie comme Taïwan arrivent à influer sur l'économie mondiale ou sur la géopolitique mondiale. Et donc c'est cette nouvelle donne géopolitique qu'il nous faut prendre en compte et donc il faut permettre à la France de retrouver les moyens de son indépendance et de sa défense.
Oui. toujours pas répondu. Vous allez voir, on va vous cuisiner pendant cette émission.
Moi, je suis encore le plus gentil des trois ou des quatre ou des c répondu. Légal ou illégale cette guerre ? Bah, de fait, elle s'est fait hors du droit international.
Elle s'est fait, si je veux vous répondre, de manière très scolaire, sans mandat de l'ONU. Et pour vous répondre de manière peut-être en prenant en compte les les souterrains de la diplomatie, elle s'est faite sans aucune concertation avec les pays européens. Et donc nous nous souhaitons que cette guerre puisse se terminer au plus vite avec quand même l'objectif de ramener le calme dans cette région du monde, de neutraliser les ambitions nucléaires du régime iranien et surtout de permettre à l'économie mondiale de reconnaître de de renouer avec une forme de stabilité parce que nous payons très cher cette guerre et que le blocage du D3 d'Ormous impacte le Golf, il impacte les les puissances asiatiques comme la Chine mais il impacte d'abord et avant tout le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité de nos entreprises.
Question très concrète. Trump veut faire passer ses avions avec des moyens offensifs sur les pays européens. Alors chacun il va sa solution.
Les Espagnols disent non. Les espagnols les Anglais pardon d'abord dit non. Ils ont menti pour finir il laisse passer.
Et la France c'est un petit peu flou. Qu'est-ce que vous faites vous ? Si Trump vous dit "Je veux faire passer".
Ça l'énerve beaucoup he qu'on refuse. "Je veux faire passer mes avions au-dessus de la France". Mais la France n'est pas partie prenante de cette guerre et la France doit demeurer une puissance d'équilibre, une puissance qui est capable de se tenir à à une distance raisonnable et à équidistance. des conflits qui ne la concernent pas.
Donc nous avons des intérêts dans le golf mais cette guerre, elle est aujourd'hui une guerre conduite par les États-Unis, par le gouvernement israélien. Et donc pour vous répondre très précisément à votre question, aujourd'hui il n'est pas prévu qu'un avion qui transporte de l'armement puisse survoler en l'occurrence la France et et je crois que cette réglementation s'applique à beaucoup de pays européens. Ce qui est possible de faire, c'est de laisser naturellement passer des avions qui permettent le ravitaillement.
Mais à partir du moment euh où vous laissez passer des avions qui contiennent par exemple des bombes ou de l'armement lourd, vous prenez vous-même le risque de devenir de fait une cible, une cible de la part du régime iranien et et et il faut avoir un petit peu de mémoire et nous savons que par l'intermédiaire de proxy notamment par l'intermédiaire du Bbola, des intérêts français ont été visés de par dans quelques jours, dans quelques jours cette image. La France reçoit les plus grandes puissances au G7 à Eviant. Ça a été le G8 à l'époque.
L'image le rappelle idal avec Chirak. Est-ce qu'on peut revoir Vladimir Poutine au G8 ? Trump l'a envisagé.
Est-ce que c'est possible ou plus jamais ? C'est le président Poutine de mémoire qui a fait le choix de se retirer du G8 il y a de cela plusieurs années. Oh, il est pas le bienvenu là.
Bah [raclement de gorge] pour l'instant, tant qu'il portera une ambition impériale aux portes de l'Europe, sa présence posera nécessairement question. Maintenant, est-ce que viendra le temps où il faudra dialoguer ? Ça veut pas dire se complaire, ça veut pas dire être d'accord, mais dialoguer avec une puissance qui détient l'arme nucléaire pour négocier la paix parce que c'est l'impératif qui doit nous occuper aujourd'hui.
Le retour de la paix aux portes de l'Europe, des garanties de sécurité pour l'Ukraine. C'est ça qui doit mobiliser l'effort l'effort diplomatique. La France pourrait prendre une initiative en ce sens, mais je ne suis même pas certain que sa gissant de Poutine lui-même souhaite revenir à la table.
L'initiative, ça voudrait dire que la France devrait téléphoner à que le président Macron ou si vous étiez président, vous appelleriez Vladimir Poutine. Il y a des échanges qui ont eu lieu naturellement ces dernières semaines. Si on veut la paix en Ukraine, nous n'obtiendrons pas la paix par les armes.
Voilà, il faut que d'abord le président Poutine comprenne que il n'a rien à tirer et qu'il n'a rien à gagner de cette guerre. Ce qui est certain, c'est que le conflit qui est en cours aujourd'hui en Iran permet à la Russie de booster ses exportation de pétrole et de booster ses rentrées de cach et rentrées de cache qui sont aussi utilisées pour financer le réarmement de la Russie, pour financer l'effort de guerre russe contre l'Ukraine. Donc viendra nécessairement le temps où il faudra se mettre autour d'une table, où il faudra dialoguer, où il faudra discuter pour faire en sorte que une paix soit négocier, qu'un cesser le feu d'abord soit envisagé, qu'une paix soit négociée et que cette paix ne se fasse pas aux conditions de la Russie mais qu'elle permette en l'occurrence à l'Ukraine d'avoir des garanties de sécurité.
Et ce que nous avons proposé avec Marine Le Pen, c'est qu'il y ait entre l'Ukraine et la Russie une zone tampon, une zone grise qui puisse être placée sous l'égide des des Nations Unies. Vous entendez Donald Trump qui nous reproche à nous européens de ne pas être venu l'aider en Iran et qui dit bah dans la Balance ces dernières décennie nous les Américains on était là auprès des Européens euh dans la guerre froide. On était là pour installer des missiles pour vous protéger des soviétiques.
Euh et je vous demande un coup de main une fois dans l'histoire vous n'êtes pas capable de m'aider. Et qui d'ailleurs dans la balance fait un chantage avec la sortie peut-être fantasmée ou pas des Américains de l'OTAN. Vous l'entendez ça ?
Trump qui nous qui nous fait des leçons de morale et qui nous dit "Vous n'avez pas été solidaire comme les Américains l'ont été avec vous tout au long de l'histoire." D'abord, j'entend un président américain qui change régulièrement d'avis et donc avec le président Trump que je respecte, les vérités du lundi ne sont pas nécessairement les vérités du mardi. Ce qui est certain, c'est que la France doit être une puissance alliée des États-Unis, mais pas nécessairement alignée.
Et donc, à partir du moment où les États-Unis s'engagent dans un conflit, si la France n'a pas intérêt à entrer en guerre dans ce conflit, alors la France n'a pas à entrer en guerre dans ce conflit. Or, nous avons des intérêts dans le golf, je l'ai dit, nous avons des ressortissants, il y a des Français qui travaillent dans le golf. Nous avons des partenaires avec lesquels il y a des partenariats de défense et je pense notamment à des grands pays comme les Émirats arabes unis.
Moi, je m'étais rendu à l'été dernier sur la base militaire d'Abu Dhabi. Donc, nous avons des accords de défense, ils doivent être activés. Mais je ne crois pas que l'intérêt de la France, soit si vous me posez la question, de déployer des soldats et de déployer des forces armées euh sur le territoire iranien estant entendu que la géographie gouverne très souvent l'histoire et on s'aperçoit que ce qui a été vendu euh initialement et promu en tout cas dans les médias par les Américains et les Israéliens, c'est-à-dire une chute très rapide du régime iranien n'est pas arrivée.
Et me semble-t-il l'erreur permanente des États-Unis d'Amérique dans ces guerres d'agression qui ont été mené de par l'histoire ou dans ces dans ces conflits parfois légitimes et parfois nécessaire, je retiens le terme agression et bien c'est qu'ils ont sous-estimé leurs ennemis. Ça a été le cas en Irak, ça a été le cas en Afghanistan et c'est aussi manifestement le cas en Iran où le régime semble-t-il tient et où le régime s'est très certainement radicalisé autour de autour des Mola. Vos compétiteurs Atal, Retaillot, Philippe ont fait le voyage de Kief.
Vous n'êtes pas allé pour l'instant, n'est-ce pas ? Non, je n'ai pas eu l'occasion de me rendre à Kief. Pourquoi ?
Mais j'ai eu l'occasion ces derniers mois de faire un certain nombre de déplacements. J'ai été reçu par le gouvernement des Émirats Arabunis. Euh je me suis rendu en Israël, j'ai eu l'occasion de me rendre euh au Liban et donc si demain cela est nécessaire et si demain je suis en fonction chef de gouvernement par exemple avant même i aura forcément vous savez l'arrièrefond de tout ça à taorou a raison il y a une partie de l'opinion qui a toujours soupçonné votre parti d'avoir un penchant prusse en tout cas depuis les années Poutines aller à Kief évidemment serait un symbole pourquoi pas pardon penchant pour Poutine je me permets de vous rappeler que le président Macron lorsqu'il a été élu accueilli en grande pompe.
C'est vrai. Euh Vladimir Poutine au château de Versailles. Bon mais il a pas négoé son soutien à l'Ukraine par monsieur le Drillan euh pour qui j'ai du du respect à titre à titre humain et on va pas l'attaquer sachant qu'il n'est pas là mais s'est rendu lui-même l'été à l'été 2017 pour rencontrer me semble-t-il euh son homologue Lavrov et évoquer des coopérations de sécurité avec la Russie.
Donc moi, j'ai j'ai pas de leçons de probité, de patriotisme à recevoir et je vais vous dire ce la diplomatie et la guerre, c'est pas un jeu. Donc la démarche qui consiste à aller se mettre en scène sur des terrains de guerre, à arriver avec sa valise et ses motcassins comme j'ai pu le voir pour Édouard Philippeard Philippe. Oui.
Bah je pense que la une scène de guerre et un théâtre d'opération comme ce qui est en train de se jouer aujourd'hui aux portes de l'Europe, ça n'est précisément pas un théâtre ou un ou un lieu de communication. Donc l'urgence c'est la paix. Moi, je salue le travail et l'engagement de la résistance ukrainienne qui est admirable depuis 4 ans.
On voit que le front a tendance à peu bouger et donc maintenant, il faut négocier la paix aux portes de l'Europe. Et pour répondre à la question qui m'a été posée tout à l'heure, on va devoir s'habituer durablement à ce que les Américains retirent leur engagement à la fois de l'OTAN, mais aussi de l'Europe. Et je ne souhaite pas demain que l'avenir des nations européennes se joue ailleurs.
Or, on voit que y compris dans les affaires qui concernent nos pays, l'Europe est [raclement de gorge] aujourd'hui et les nations européennes sont aujourd'hui totalement sorties des affaires du monde, y compris lorsqu'elles sont aux portes de l'Europe. Et voyez bien que ce qui est en train de se jouer aujourd'hui en Ukraine se négocie entre la Russie, entre les États-Unis et ça pour le coup, c'est pas tenable. Et on reviendra sur ces scénarios cr vous faites des wares, vous jouez à ça ?
Enfin, c'est un jeu très sérieux, vous savez, on simule des guerres et cetera sur internet. Non, non. Ah bah, vous êtes faites ça vous ?
Bah, j'essae, j'essaie. Je et vous allez voir Alain Ber tout à l'heure. Ain Ber vous attendez attendez suspense suspense.
Il va il va vous soumettre. Regardez il est là qui attend. C'est le le professeur le bon professeur Bower qui qui vous attend.
Jordan Bardella, vous avez longtemps traîné c'est la suite de la question sur la Russie hein. Laissons de comb vous aurez l'occasion d'en parler mais la l'affaire du prérusse ça vous a pas mal pourri la planche encore lors des élections de 2022. Aujourd'hui passons cette affaire-là est-ce que vous avez réussi à trouver des prêteurs ? vo c'est un problème pour vous est-ce que cette fois vous avez l'argent de la campagne électorale alors si vous le voulez bien on va passer on va revenir sur al brin interpellation parce que pour le coup moi je n'ai aucun aucun tabou et et et j'aime m'expliquer lorsqu'il peut donner le sentiment qu'il y a une ambiguïté en 2015 le rassemblement national qui était le Front National à l'époque a contracté un prêt pour financer une campagne électorale qui était un prêt à 5 % 5 ou 6 % donc vous admettrez que c'est pas un prix particulièrement complaisant et qui avait été contracté auprès d'une banque tchkorusse.
Pourquoi ? Parce que aucune banque française et aucune banque européenne avait souhaité prêter au rassemblement national. Il y a un problème démocratique.
Le président Macron s'était engagé, vous en souvenez, à créer une banque de la démocrême votre point absolument. Et cette banque de la démocratie n'a jamais été mise en place. Donc je souhaite aujourd'hui pour vous répondre dans la perspective de l'an prochain que les banques françaises puissent assumer cette responsabilité démocratique.
Est-ce que vous avez l'argent aujourd'hui ? Non. En revanche, il y a des des recherches qui sont en cours.
Nous avons des discussions avec un certain nombre de banques, mais si des candidats à l'élection présidentielle autre que ceux du Rassemblement national devait trouver un prêt pour financer leur campagne sans qu'il n'y ait de risque. Nous n'avons eu jamais le moindre souci avec nos comptes de campagne. Ils ont toujours été remboursés et toutes les règles ont toujours été respectées à la [raclement de gorge] lettre et de manière extrêmement rigoure. qu'un autre candidat venait à trouver un prêt bancaire et que le candidat du Rassemblement national ou la candidate en l'occurrence venait à ne pas trouver de prêt, pardon mais ça poserait un véritable problème démocratique qui choquerait des millions de Français.
Donc nous cherchons un prêt bancaire en France et et pardon mais on est aujourd'hui le premier parti de France et il serait parfaitement normal qu'un qu'un établissement ou qu'une une organisation de plusieurs banques puisse prêter au rassemblement national. Vous savez que les banques privées ont le droit de choisir leurs clients. Oui, c'est toujours les mêmes he qui choisissent.
Non, non, non, c'est c'est la règle. Ils ont le droit de choisir leur clients et a priori pour avoir passer quelques coups de téléphone avec des des des responsables de banque, bah ils ont tous dit qu'il feraiit aucun prêt au partis politique en général parce qu'il trouvait que c'était très risqué. Mais ce que vous dites, c'est qui ?
Vous pensez à quelqu'un d'autre qui pourrait avoir un prêt ? Je ne sais pas. On va chaque d'abord tous les partis n'ont pas déclaré leurs candidats et donc nous regarderons la situation dans quelques mois et je mon petit doigt me dit avec quelques mois d'avance que d'autres candidats trouveront naturellement un prêt auprès d'un établissement bancaire français et que des réserves seront exprimées à l'égard d'un parti politique qui est non seulement donné au second tour mais qui dans les derniers sondages est donné gagnant l'élection présidentielle ça montre pardon que vous restez [rires] un peu infréquentable pardon juste que ça ça montre quand même que vous restez un peu infréquentable pour une ro attendez pour une partie du patronat qu'on appelait la bourgeoisie ou la grande bourgeoisie en l'occurrence bancaire encore une fois tau a raison vous restez un peu infréquentable c'est un problème pour vous mais monsieur Rochbin la démocratie c'est pas une question de fréquentabilité les Français votent les Français choisissent mon parti a le premier groupe de députés à l'Assemblée national il a la première délégation au Parlement européen il est aujourd'hui donné au second tour et gagnant l'élection présidentielle donc en revanche vous avez en revanche vous avez des procédures judiciair pardon vous avez dit qu'il y avait aucune procédure judiciaire il y a une procédure judiciaire qui doit aboutir le 7 juillet concernant no compte de campagne euh qui concerne une utilisation de fonds Non mais voilà euh c'est une procédure judici.
Oui mais et les partis les autres partis n'ont aucune procédure judiciaire en cours. Renaissance n'a pas de procédure judiciaire en cours. Horizon n'a pas de procédure judiciaire en cours.
Non, il y a que le rassemblement. Est-ce que vous êtes inquê est-ce que vous êtes inquiet sur la possibilité de trouver l'argent nécessaire à mener ? On peut pardon.
On peut tourner on peut tourner autour du pot mais les Français voient bien que il y a un traitement pour les autres mouvements politiques et il y a un traitement particulier pour le Rassemblement national. Ce traitement, il ne me paraît pas justifié et donc que le premier parti de France ne trouve pas un prêt auprès d'un établissement bancaire alors qu'il n'a jamais eu le moindre problème avec ses comptes de campagne dans une élection présidentielle qu'ils ont toujours été du remplis, du complétés et du gérés puis remboursé par l'État pose une véritable interrogation démocratique. Est-ce que vous êtes inquiet justement sur cette questionlà ?
Non, je ne suis pas inquiet. Je crois dans les forces de l'esprit. Ah, vous aussi ? [rires] Je vous fasse une réponse.
Première citation de François Mitterrand. Je vous fasse une réponse. Pas sûr qu'elle se mêle de l'argent mais ça c'est une autre question.
Euh question rapide et réponse rapide si vous voulez bien parce que c'est c'est vraiment une histoire de principe. Samuel Patti au Panthéon idée soutenue par Édouard Philippe, vous êtes favorable. Oui, j'y suis favorable.
Vous êtes très scruté dans vos interventions Jordan Bardella. Vous savez très bien adorer, détester les angles d'attaque. On va pas refaire là-dessus.
Au fond, chacun jugera sur pièce hein. Coquivide. Le côté Bardella Facho, c'est un peu passé.
Il y en a encore qui considèrent ça hein, mais c'est plus souvent Bardella idiot. C'est ça. Vos adversaires souvent essayent de vous attaquer sur ce point-là en laissant côté l'aspect polémique.
Moi, j'étais frappé du mot que vous utilisiez. C'est rare en France où chacun se vende de ses diplômes, même quand il n'en a pas. Vous disiez "Je suis un autodidacte.
Qu'est-ce que ça implique pour vous Ça signifie que je me suis construit seul et bien souvent on cherche à me le faire payer. Et voyez bien que le mépris social que je peux parfois recevoir de la part de mes adversaires et de mes détracteurs est en fait un mépris qui est adressé à des millions de Français parce que il y a des millions de gens dans notre pays, il y a beaucoup de de gens très talentueux, de chefs d'entreprise, de de grands de grands artistes, des gens qui ont parfaitement réussi dans leur domaine, qui se sont construits tout seul, qui n'ont pas fait les grandes écoles. Et donc, on a précisément le droit de ne pas avoir fait les NAS.
On a précisément le droit d'avoir grandi dans des territoires populaires et d'aspirer à avoir des responsabilités dans notre pays. Donc je suis, c'est vrai, un pur produit de la méritocratie républicaine. Je n'ai pas fait l'ENAT, je n'ai pas fait les grandes écoles, mais ça ne m'enlève ça n'enlève rien à mes convictions, ça n'enlève rien à ma détermination.
Et quant à l'accusation qui est euh euh régulièrement faite de de mon âge, parce que on va le dire au fond, c'est un peu ça qui est souligné, euh l'âge a toujours été une condition secondaire dans l'histoire de France. Euh il y a des jeunes qui ont réussi euh certains à 30 ans avaient déjà euh conquis l'Italie et empêché les armées d'Autriche de passer. On l'alie tout à l'heure.
Il y en a d'autres, j'ai pas dit l'Italienne, j'ai dit l'Italie, pardon. Il y en a d'autres qui ont échoué. Euh il y a des hommes âgés qui ont réussi et puis il y a des hommes âgés qui euh ont échoué et qui ont livré la France euh à ses ennemis et à l'occupation.
Donc je veux dire l'âge n'a jamais été un critère et je préfère en tout cas avoir l'âge que j'ai aujourd'hui, l'expérience de la banlieu que j'ai parce que au fond je fais à 30 ans ce qu'on fait normalement dans la vie à [raclement de gorge] 50 compte tenu de mes responsabilités mais j'ai vécu dans un territoire difficile, j'ai vu la souffrance, j'ai vu les fins de mois difficiles, j'ai vu la violence et donc tout cela me donne aussi une lucidité sur l'état de mon pays. peut-être une forme de sagesse, mais surtout un sentiment d'urgence et une envie d'agir. Je juste pour compléter peut-être ce que ce que ce que fait Darius Rejoint peut-être pour ne pas répéter et revenir là-dessus, mais vous savez ce qu'on dit que certains de vos adversaires disent aujourd'hui ?
Ils disent "Si c'est Marine Le Pen, ce sera peut-être plus difficile. Si c'est Jordan Bardella, ce sera peut-être plus facile de le battre. Après tout, il se compare parfois à Chirac à Jacques Chirac, il prend des postures qui ressemblent un peu à Jacques Chirac, mais lui, il n'a été que président de parti député européen.
Jacques Chirac a été député, ministre, maire, premier ministre et donc c'est pas du tout la même carrure entre guillemets. Qu'est-ce que vous répondez ? Mais ça c'est au français de le juger.
Enfin, pardon mais je je viens pas d'arriver sur votre plateau de télévision par l'opération du Saint-Esprit. Euh j'ai été élu député à l'âge de 23 ans. Euh j'ai été élu président du premier parti de France euh à l'âge de 26 ans.
Euh j'ai remportter les élections européennes en étant la tête de liste de mon parti à deux reprises. Donc nous sommes aujourd'hui dans les intentions de vote. Pardon.
Moi je regarde ce que disent aujourd'hui les études d'opinion, les dynamiques électorales et les sondages. Il se trouve qu'il y a beaucoup de français qui placent en nous, qui placent en Marine Le Pen et un petit peu aussi dans la le président de parti que je suis une espérance pour changer leur quotidien. Donc moi, je n'ai euh j'assume tout.
Je ne fais pas partie de ces responsables politiques qui ont qui se sont inventés des diplômes pour essayer de se donner une épaisseur ou une stature, mais on peut pousser le raisonnement au bout. Euh on a peur de quoi ? On a peur d'une France qui aurait demain euh 3400 milliards d'euros de dette.
C'est déjà le cas. On a peur d'une France dans laquelle il y aurait une agression par minute. C'est déjà le cas.
On a peur d'une France où un français sur deux [grognement] serait à 10 € près quand il fait ses courses. C'est déjà le cas. et on reparlera.
On aurait peur d'une France où notre état aurait perdu sonadership en Europe et sur la scène internationale. C'est déjà le cas. Donc pardon, je n'ai aucune leçon à recevoir de gens qui sont au pouvoir depuis des décennies qui aujourd'hui sont les somnambues du 21e siècle qui sont totalement sourds aux souffrances des Français et donc moi je me bats je travaille et je le ferai jusqu'au bout.
Donc je ne suis peut-être pas vieux mais je crois être mû à gravir une montagne qui s'avère très haute s'avère rude. Non pas ralbol des boomers mais encore une fois je je crois que l'âge n'est pas un gage d'efficacité. Vous voyez Emmanuel Macron a été élu très jeune.
Je pense que s'il avait été élu à 50 ans, on aurait eu exactement la même politique. Donc là je n'ai pas un gage d'efficacitéra peut-être. Je note que euh ce type de remarque est rarement faite à mes opposants et pour le coup un certain nombre d'entre eux sont jeunes et euh ont déjà eu des responsabilité ou euh aspire à en avoir.
Journal Mandela, une campagne, c'est tout sur la table, y compris les déclarations de patrimoine. Vous avez une réussite incontestable. C'est votre livre.
Je sais pas combien vos livres, combien de centaines de milliers d'exemplaires au total ? Le premier exemplaire s'est vendu à 240000 et le second à 170000. Alors, j'essaie de calculer les les comment on appelle ça ?
Les droits d'auteur. Vous êtes un homme riche. J'ai vendu des livres euh parce qu'il y a des responsables politiques qui écrivent des livres mais pas tous en vendre et donc j'ai eu l'honneur d'être lu par les Français et j'ai beaucoup travaillé pour cela.
D'abord pour pour écrire ce livre et pour me confier dans ces deux livres. Le deuxième étant davantage consacré d'ailleurs au problème du pays, à la vie des Français. J'ai été à leur rencontre pendant de très nombreux mois.
Non mais il a rien de négatif dans ma dans ma réponse. Aujourd'hui vous êtes millionnaire. Vous êtes millionnaire aujourd'hui ?
J'ai euh encaissé des droits d'auteur qui sont publics. Donc vous regarderez sur internet de toute manière quand vous faites de la politique, tout est tout est public. Et vous vous êtes millionnaire ?
Hin non hél j'en rêve. J'essaierai de vendre comme vous. Je fais des livres et quelques milliers d'exemplaires.
Donc voilà. Non mais vous savez quand on fait la quand on fait de la politique par définition tout est publique. Donc mon salaire de députés votre patrimoine se monte à combien ?
Votre patrimoine se monte à combien ? regarder sur ma déclaration de regarder sur ma déclaration d'intérêt qui qui est sur internet mais j'ai j'ai travaillé pour pour écrire ce livre et il se trouve que ce livre c'est en tout cas ces deux livres se sont se sont vendus journalard on va aller chapitre par chapitre y compris par l'immigration il y a les impôts qui passent derrière bah oui bien sûr le meilleur est pour le pire on va en reparler aussi on va avancer dans un instant une question encore simplement sur ce qui h existe dans notre société d'illeur Emmanuel Macron a été victime de comment dire de menaces assez similair vous avez déposé plainte pour menaces de mort que pour contre le clip de ce rappeur dirigé contre vous qui représente votre tête battue à à terre. Est-ce qu'il y a pour vous un risque physique ?
Est-ce que vous vous sentez en danger ? Non, pas plus qu'un autre responsable politique. Je vis sous protection policière depuis maintenant un certain nombre de temps.
Ce qui veut peut-être dire qu'aux yeux du ministère de l'intérieur, ma sécurité nécessitait que je sois accompagné dans mes déplacements. Euh c'est une contrainte. quand vous faites de la politique à haut niveau, vous plaisez à des gens, vous déplaisez à d'autres.
Et donc je vis avec cela, mais [grognement] malheureusement je m'y suis habitué. Euh et et au fond, quand vous êtes exposé aujourd'hui en politique, c'est vrai qu'il y a de la violence. Il y a de la violence quand vous êtes en première ligne.
Il y a de la violence verbale, il y a de la violence physique. Or, la démocratie, c'est précisément la violence des mots pour qu'il n'y ait jamais la violence physique. La peur, vous l'avez, pardon, la peur du coup de point.
Quand quand vous faites des signatures, vous savez très bien que ça peut arriver de là, de là, même quand il y a les meilleurs gardes du non non non non, je je fais je fais pas attention à ça. Moi, je je vais beaucoup au contact. Euh j'ai été formé à euh l'école Marine Le Pen et donc je vais je vais énormément au contact, je vais au milieu des Français et donc euh chaque weekend régulièrement, je suis sur les marchés dans les foires, dans mes dédicaces à la rencontre des Français et et nous allons faire une campagne qui va être une campagne sous le signe de la proximité et sous le signe de l'enthousiasme.
Et vous avez dit nous et vous avez dit Marine Le Pen et ça amène le chapitre plus précisément de Routel Cryf. Oui, parce que on ne saura que le 7 juillet qui sera candidat. Mais n'empêche, quel que soit votre rôle, comme l'a expliqué Darius Rochemin au début de l'émission, il est intéressant de comprendre quelle est votre ligne pour les Français aujourd'hui.
Et donc ma première question, elle est simple. Est-ce que vous diriez aujourd'hui, comme l'aurait dit Laurent Fabus à son époque sur François Abiteran, vous connaissez peut-être la phrase, il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre Marine Le Pen et moi ? Nous partageons énormément de choses.
Nous partageons les mêmes convictions. Maintenant, si vous me cherchez vous cherchez à me faire dire à travers cette phrase que nous sommes des clones, la réponse est non. Ce n'est pas un scoop.
J'ai énormément appris à ces côtés. Je continue d'apprendre à ces côtés. Donc nous partageons évidemment l'essentiel.
Donc je peux vous dire qu'il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre nous. Vous trouverez très certainement deux phrases qui ne sont pas dites mot à mot de la même manière. Et bien souvent nous sommes enfermés dans ce jeu des différences.
Mais je veux dire qu'il puisse y avoir des sensibilités différentes. C'est normal. Je veux dire, on a euh on est de deux générations euh différentes.
On a des profils qui sont extrêmement complémentaires, mais notre amour pour la France euh notre volonté de dépasser les clivage et de rendre à la France sa souveraineté, son identité et sa puissance sont l'ADN de notre combat politique. Moi, je me suis engagé en politique pas pour le parti d'ailleurs. Moi, je me suis engagé pour elle et je me suis engagé pour l'avoir élu présidente de la République.
Je lui dois énormément et et j'espère que cette ambition pour laquelle je me suis engagé en politique trouvera un horizon et et et un et une hypothèse dans quelqu'elà aujourd'hui parce que ça j'ai envie de dire vous l'avez dit souvent en effet mais depuis quelques semaines euh c'est extrêmement clair qu'il y a à cette heure-ci une forme de cohabitation entre deux lignes au-delà de ce que vous partagez comme conviction. Je me rappelle qu'entre les deux tours des municipales, vous avez appelé la droite à se désister pour vous comme une façon de dire on appartient au même camp. Le lendemain, Marine Le Pen a dit "Nous ne sommes ni de gauche ni de droite." Marine Le Pen a proposé une surtaxe sur les compagnies pétrolières.
Vous vous avez dit dans un pays où il y a déjà 46 % de prélèvement obligatoire, c'est peut-être pas la meilleure idée. Enfin, sur les retraite, elle a dit "Nous maintenant l'âge de départ à la retraite à 62 ans et vous vous avez dit au Frankfurter Minitong, nous examinons ou nous sommes en train d'examiner la question de l'âge." Donc en fait, ça va au-delà de pas être des clones.
On sent et c'est normal d'analyser cela. C'est normal d'essayer de comprendre deux lignes différentes qui sont d'une forme une forme de de de national populisme étatique traditionnel du RN et peut-être une forme de volonté d'appartenir à la droite de de de rentrer dans la famille de la droite ou peut-être même carrément une forme de centrisation de votre parti pour rassembler plus large. Je ne pensais pas qu'un jour un journaliste m'accuserait d'être centriste.
C'est pas c'est pas prior une politique, le pire n'est jamais sûr. C'est pas a priori une accusation. C'est une accusation.
Répond je vous répondre sur le fond. Euh d'abord au second tour des élections, je me souviens que vous avez déjà prononcé ce mot au second tour des élections municipales. Euh moi je suis dans mon rôle de chef de parti.
Je veux dire, il faut aussi prendre en considération que depuis plusieurs mois et parce que c'est un un accord et un pacte que nous avons mûri, préparé ensemble, nous ne nous préparons pas aux mêmes fonctions. Jusqu'à Nouvel ordre, je me prépare à devenir premier ministre et à devenir chef du gouvernement. Marine Le Pen jusqu'à nouvel ordre se prépare depuis plus de 20 ans à devenir la présidente de la République française.
Lorsque vous concourez à l'Élysée, vous n'avez pas vocation à parler à la droite ou à parler à la gauche. Vous avez vocation à parler au cœur de tous les Français, d'où qu'ils viennent, quel qu'ils soi et quel qui a été leur choix politique passé. Quand vous êtes à la tête d'une formation politique, que vous ambitionnez d'être le chef d'une majorité, nécessairement vous devez aller chercher des alliés.
C'est ce que j'ai fait lors des élections législatives en proposant Eric Sioti président des Républicains avec lequel nous partageons énormément de venir travailler à nos côté de bâtir cette coalition plus d'ailleurs qu'avec Marine Len et de bâtir cette coalition pour avoir la majorité la plus large possible. Bon, aux élections municipales, il se trouve que dans un certain nombre de configurations, nous avons considéré qu'il fallait tout faire pour éviter la France insoumise de remporter des municipalités et j'espère qu'on aura l'occasion de revenir sur le rôle absolument dès l'étercle. La France insoumise est aujourd'hui en train de jouer dans le débat démocratique.
Donc nécessairement, j'ai appelé les candidats de droite patriote qui se reconnaissaient dans le combat que nous menons à travailler à nos côtés. Jordan Bardella, même si vous n'êtes que que premier ministre au président de parti, il y a une différence de ton, il y a une différence de positionnement, il y a une différence mais c'est pas une c'est pas une critique, c'est une observation. C'est normal d'essayer d'analyser cela.
Il y a il y a aussi sur le les surtaxes sur les les compagnies pétrolières et il y a sur la retraite. Oui, mais il y a une complémentarité. Pourquoi une différence ?
Ah, une complémentarité. Bah à partir du moment où Marine Le Pen décide et je le remercie parce que c'est pour moi un honneur et c'est pour moi une responsabilité et une charge très lourde de faire de moi son premier ministre si demain elle est présidente de la République, c'est parce qu'elle estime que nous avons des profils qui sont complémentaires et qui peuvent nous permettre de créer une majorité non seulement dans le pays lors de l'élection présidentielle mais ensuite derrière lors de l'élection législative. Donc je pense que c'est important de ne pas mélanger les fonctions, de ne pas mélanger les missions.
Jusqu'à nouvel art, je me prépare à devenir chef du du gouvernement. Si demain je suis appelé à d'autres responsabilités, l'enjeu ne sera pas de parler à la droite ni de parler à la gauche. Ce sera de parler à la France dans son intégralité.
Et donc vous diriez et donc vous diriez dans ces cas-là comme elle je ne suis ni de droite ni de gauche ou vous diriez je suis de droite ? Mais j'ai toujours indiqué que beaucoup de valeurs qui étaient les miennes s'inscrivaient dans un éthos de droite. Euh la liberté, ce qu'elle dit, la liberté euh euh le le la défense de l'identité nationale, l'autorité, la valeur travail, la défense de du pouvoir d'achat de ceux qui de ceux qui bossent des classes populaires et des classes moyennes.
D'abord, ce sont des valeurs que que j'ai au fond du cœur et que j'ai toujours voulu défendre en politique, mais ce sont aussi des valeurs qu'elle partage et Marine Leen a fait le choix de ne jamais s'enfermer dans ce clivage. Et je ne crois pas vous avoir dit que mon ambition était de sauver la droite. Ce que je dis c'est qu'il y a des orphelins aujourd'hui à droite et qu'il y a beaucoup de gens qui pendant très longtemps ont voté pour le président Sarkozi, ont voté pour François Fillon, ont été des militants, des sympathisants, des électeurs de cette famille politique qui l'hérité du général de elle les appelle les droitards.
Pas les [raclement de gorge] droits tards, dites pas cela. Je travaille avec elle tous les jours, elle n'a jamais dit cela. Bon, donc nous travaillons ensemble avec l'ambition de rassembler et à titre personnel, je considère qu'il y a aujourd'hui beaucoup d'orphelins qui se trouvent à la droite de les chiquers politiques avec lesquels nous avons parfois des différences de nuances mais avec qui nous partageons l'essentiel.
Et donc quand je vois des électeurs de droite aujourd'hui prisonniers du parti LR qui est devenu la béquille du macronisme et bien je leur dis venez travailler à nos côtés. Moi, je vous tends la main et j'espère que nous aurons l'occasion de faire un bout de chemin de fin à compter de des prochaines élections présidentielles et législatives. C'est aussi simple que ça.
Il y a un point quand même sur lequel euh vraiment Route et le CRIF est légitime à vous titiller, c'est le sujet économique. On en parlera tout à l'heure un peu plus tard, on parlera d'économie tous les deux. Vous voyez bien que il y a un ou 2 ans, les grands patrons, les banquiers, les financiers disaient "Oh, le programme de Marine Le Pen, c'est un programme de gauche." Ça, vous l'avez entendu 1000 fois.
On l'a tous entendu 1000 fois. Et là, depuis peu de temps, les gens disent "Ah Jordan Bardella", je parle des capitaines d'industrie, des patrons du CAC 40, ils disent pas "On est fou d'amour de Jordan Bardella". Ils disent il a un peu bougé les lignes, on l'a vu, il nous a parlé, il est un peu plus compatible.
Voilà, alors qu'il y avait un rejet total du programme économique de Marine Le Pen il y a 2 ans. Ça veut bien dire quand même que vous êtes pas exactement sur la même ligne. Je cherche pas absolument à montrer qu'il y a des lézards, des fic assumez, il y a aucun problème.
C'est c'est le jeu de l'interview et c'est votre rôle. Mais je vais vous dire euh quand on ne se parle pas h quand on n' pas de contact, c'est normal qu'il puisse y avoir des caricatures et du prête à penser quand vous rencontrez des chefs d'entreprise, moi mon objectif c'est de relancer l'économie française et l'ambition que nous portons, c'est de refaire de la France une très grande puissance de productive, une puissance de bâtisseur. Et donc dans ce cadre là, on a besoin de baisser la dépense publique, de faire la chasse au gaspillage d'argent public dans le pays de l'OCDE qui gaspille le plus.
Mais on a aussi besoin de permettre à nos chefs d'entreprise de recréer les conditions de la création de richesse et de recréer de la valeur. Et donc moi, je viens discuter avec eux et je viens leur dire voilà le le calendrier que l'on vous propose, voilà l'agenda économique que l'on vous propose, mais je leur dis euh éclairez-nous sur vos besoins, éclairez-nous sur les normes, sur la paperace administrative, sur les réglementations qui posent problème aujourd'hui dans la vie de l'entreprise. et nous avons lancé avec Marine Le Pen consultation de toutes les filières économiques pour récupérer filière par filière la liste des normes qui posent problèm parce que je pense que notre économie et que l'économie française des goulines de normes, des goulines de taxes et des golines d'impôts.
Est-ce que c'est être de gauche ou est-ce que c'est être de droite ? Alors, je vous l'accord, c'est certainement pas être de gauche que de poser ce constat, mais je pense que le programme de Marine en 2022 a été mal compris sur un certain nombre de points parce que bien souvent, on vient m'attribuer à moi le mérite d'un certain nombre de mesures mais bien souvent je ne fais que présenter et que relayer le programme économique qui a été celui de Marine Le Pen. Non, aux gens qui ont le cœur à droite et qui pensent que nous avons un programme socialiste ou un programme communiste en économie, je leur dis arrêtez d'écouter les cadres des républicain dont le dernier argument est d'essayer de développer ce prête à penser et cette caricature pour empêcher des gens de la classe moyenne, des chefs d'entreprise, des seigneurs de venir travailler à nos côtés.
Nous avons un programme économique et nous aurons en 2027 un programme économique qui est résolument pro business, procroissance, provavail entreprise, on en reparlera mais pas sur les retraites. Vous savez bien parler des retraites. Vous allez vous allez revenir aussi mais juste écoutez écoutez euh euh notre téléspectateur Aurélien, lui aussi se pose des questions sur votre ligne.
Bonjour monsieur Bardella. J'avais une question à vous poser. L'Union des droites est-elle toujours une ambition et un objectif pour vous ?
Bonsoir monsieur. Euh je considère que c'est une trop petite ambition et qu'il faut naturellement et j'y travaille depuis je suis président du Rassemblement national créer cette passerelle avec les orphelins de la droite et c'est la raison pour laquelle nous avons construit et bâti cette alliance avec Écoti en 2024 président des républicains. En électeur ça marche mais pardon en tête d'affiche vous n'avez personne.
Regardez Eric Sioti 1 qui d'autre Eric Sioti maire de la 5e ville de France. Respect, parfait, très bien. Mais en dehors de lui, de une vice-présidente du conseil départemental LR qui sera notre tête de liste dans les bouche du Rau aux élections sénatoriales.
Voulez qu'on en fasse parce que j'en ai j'en ai plusieurs. Vous nous racontez vousz pas nous raconter des craques. Ça c'est un ratage.
Vous auriez pu vous auriez pu étendre. Vous avez des bons sondages mais vous avez des bons sondages. Vous devriez attirer beaucoup plus au moins d'opportunistes.
Au moins d'opportunistes. Non non non mais attendez euh si la question c'est est-ce que demain on va travailler avec Xavier Bertrand, Valérie PC, Jean-François Copé ou Gérard l'archer la réponse est non. Mais Bruno Rotaillot, il a été ministre d'Emmanuel Macron.
Enfin moi je veux bien qu'on soit si vous voulez le le bac àass de tous les macronis. Mais monsieur Retaillot, il a non seulement été ministre de Macron, mais il a été le ministre de l'intérieur dans la période où la France n'a jamais autant accueilli d'immigration. Donc il est le comptable aussi de la politique de monsieur Macron.
Pardon ? Rappelez-vous François Mitteran dont on équait les man tout à l'heure, il a siégé avec des communistes. Avec des communistes.
Bon aujourd'hui, ce que vous imaginez un gouvernement où siégeront des RN comme vous mais aussi des gens des LR Exl comme vous voudrez si un jour vous voulez effectivement étendre votre champ ? Mais bien sûr et si demain j'ai la capacité de former un gouvernement je constituerai un gouvernement d'union nationale pour parler à tous les Français. Alors, naturellement, il s'agit pas d'aller faire l'ouverture à gauche, mais il y a beaucoup de de gens au sein des républicains, au sein de c cette famille politique qui sont tiraillés entre des cadres LR qui préfèrent gouverner avec Macron et d'autres cadres LR qui regardent avec beaucoup d'admiration et beaucoup de courage le geste qui a été fait par Rioti lors des élections législatives.
Donc, on m'interroge sur l'Union des droites. Je viens dire que c'est une trop petite ambition et que quand vous voulez permettre à la France de vivre une nouvelle renaissance, de renouer avec cet appétit pour la fierté nationale, pour la puissance et pour la conquête, il faut parler à tous les Français. Et si demain nous sommes au pouvoir, nous respecterons aussi les Français qui n'ont pas voté pour nous, qui n' pas voté pour la droite et qui peuvent exprimer des désaccord avec nous parce que c'est ça la grandeur de notre démocratie et on est un peu les derniers aujourd'hui à défendre cette fraternité française et cette ce ce goût pour le débat et pour la démocratie.
Donc il y a beaucoup de gens de conseillers municipaux d'élus locaux LR qui nous rejoignent, qui travaillent avec nous. Ils ne sont pas moins méritants que les vieux pantoufls qui sont au Sénat depuis des années et qui euh préfèrent euh sagement attendre la peut-être euh la la l'engagement dans la campagne d'Edouard Philippe pour raller une nouvelle fois euh le camp de ceux qui déconstruent notre pays depuis euh depuis très longtemps. Je vais revenir juste sur un point qu'on a évoqué tous ensemble.
Euh les retraites, c'était un des points des divergences avec Marine Le Pen. Vous avez dit "On en reparlera". Moi, je vais vous poser une question extrêmement claire.
Aujourd'hui, l'âge de départ légal est à 62 ans et 9 mois. Oui. Euh dans le programme et Marine Le Pen l'a répété, c'est 62 ans.
Euh est-ce que si et vous vous avez répondu au journal allemand, nous examinons la question. Ça veut dire que on sent bien qu'il y a une forme de pragmatisme de votre part. On sent bien que vous êtes peut-être conscient des bah des milliards, des milliers de milliards de dettes.
Donc c'est pas illogique de se dire que peut-être vous pensez qu'il va falloir retarder l'âge légal de départ à la retraite. Est-ce que ce sera le cas ? Est-ce qu'elle vous l'a reprocher Marine Le Pen ?
Non. Non mais attendez attendez, je vais vous répondre sur le fond et après si vous voulez on fera de la popole. H sur le fond.
Je dis une chose très simple. Le système des retraites aujourd'hui, il n'est pas soutenable sur le plan économique. D'accord.
Il y a 60 ans, il y avait quatre actifs, quatre quotisans pour un retraité. Il y a aujourd'hui en 2026 1,7 cotisans pour un retraité. Donc sur le plan économique, le système n'est pas soutenable.
Deuxièmement, sur le plan social, c'est pour ça que la réforme a été faite en 2023 à laquelle vous étiez opposé. Deuxièmement, sur le plan social, le système en vigueur est profondément injuste. Pourquoi ?
Parce que plus vous rentrez tard dans le système, [grognement] moins vous cotisez longtemps. Vous êtes une infirmière qui commençait à travailler, infirmière libérale, disons à 21 ans. Pour avoir votre retraite à ta plein dans le système actuel, il faut cotiser 43 ans.
Vous êtes quelqu'un qui a des conditions qui hérita de conditions modestes, qui fait des études longues, vous rentrez à 29 à 30 ans sur le marché du travail. vous devez cotiser 37 ans, soit 6 années de moins pour avoir votre retraite à temps plein. Donc ce système, non seulement il n'est pas viable économiquement, mais il n'est pas soutenable sur le plan social.
Donc moi, je dis une chose très simple, il nous faut bâtir le système de retraite qui permettra à la France au 21e siècle d'asseoir sa soutenabilité économique et d'avoir un système plus juste où ceux qui ont commencé à travailler tôt partent plus tôt et où ceux qui ont commencé à travailler tard partent plus tard. Aujourd'hui, quand on a commencé à travailler avant 18 ans, on part à 60 ans. Quand on a commencé à travailler avant 16 ans, on part à 58 ans.
Et quand on a commencé à travailler avant 20 ans, on part entre 60 et 62 ans. Oui madame. Mais on nomet une chose, c'est que l'âge de départ ne veut rien dire parce que pour que le système soit beaucoup plus lisible et soit beaucoup plus juste, il faut regarder le nombre d'années cotisé.
C'est ça qui fait foid. Et donc je pense qu'on gagnerait à simplifier les choses et à bâtir un système qui mette davantage en avant la durée de cotisation. Et deuxième chose, ce qui vous explique que en décalant l'âge de départ à la retraite, on va sauver le système de retraite français.
Je pense à Édouard Philippe par exemple qui il y a quelques mois dans une interview je crois vos confrères de challenge parlait d'une retraite à 67 ans il mente au français parce que au mieux vous allez encaisser des recettes supplémentaires au mieux parce que ça n'est pas garanti pour quelques temps supplémentaires mais la question se posera dans 2 ans ou dans 3 ans. Le problème dans un système où ceux qui travaillent paient la retraite de ceux qui ne travaillent pas, c'est le nombre de gens qui travaillent. Et la France est l'un des seuls pays où la richesse produite par heure de travail a baissé depuis 2007.
Donc il n'y a pas assez de gens qui en quantité travaillent. Et donc l'esprit de la réforme qui avait été proposée par Marine Le Pen, elle visait à permettre aux jeunes de rentrer plus tôt sur le marché du travail. J'écoutais il y a quelques heures ce matin euh le patron du MEDEF, Patrick Martin qui parlait du chômage des jeunes.
Mais il disait et il mettait en avant ses chiffres euh les jeunes qui travaillent, le taux d'emploi des jeunes, les jeunes en activité, c'est 30 % en France, c'est 50 % en Allemagne, c'est 75 % au Pays-Bas. Bah, vous le savez et peut-être que les gens, pardon, mais peut-être que les gens qui nous regardent ne le savent pas. Donc là, j'ai juste une question.
J'entends ce que vous dit. Je vais vous retrouver. Laissez-moi 10 secondes, je vais vous retrouver.
Le problème de notre système aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas assez de recettes et qu'il n'y a pas assez de cotisation. Donc, il faut recréer de l'activité économique. Et quand on quand on désindustrialise, quand on délocalise, quand on conçoit un pays sans usine, et bien nécessairement on a beaucoup moins d'emploi et donc on a beaucoup moins de cation.
Marine le c'est pas possible. C'est ce que vous nous expliquez. C'estàd elle vient de dire elle elle dit c'est on ne change pas et vous vous nous dites il faut changer.
Mais elle n'a pas dit cela madame et je l'ai entendu il y a quelques jours chez votre confrère à Pauline de Malerve sur BFM TV pardon pour la publicité disant que nous étudions les pistes de financement. Ça ne vous aura pas échappé que nous nous apprêtons à hériter d'un état qui est au bord de la faille financière. Et j'ai toujours dit, y compris lors des élections législatives, que notre priorité sera toujours de permettre aux gens qui ont des métiers difficiles de partir beaucoup plus tôt.
Donc la situation et l'équation budgétaire, elle est très compliquée et croyez-moi, la charge que s'apprête à laisser Emmanuel Macron à son successeur, c'est-à-dire un état français qui est la 7e puissance économique mondiale, qui ne cesse de reculer sur tous les plans est aujourd'hui en situation de faillite financière. Donc notre priorité ira nécessairement vers ceux qui ont commencé à travailler plus tôt. Et donc nous sommes en train de travailler, nous sommes en train de faire des projections budgétaires, d'examiner la question et donc nous aurons l'occasion de présenter un nouveau système et une réforme qui sera juste sur le plan social et qui sera soutenable sur le plan économique.
Je je dis juste cela et c'est précisément ce que j'ai dit à vos confrères allemand. Pour ça plus vi, on est d'accord. Vous êtes président de la République, scénario hypothèse he 2027. 5 ans plus tard, on est donc à l'issue du quinquena en 2032.
Bon, dites-nous-le clairement. Est-ce que les Français en 2032 à la fin du hypothèse de travail du quinquena de Jordan Bardella, est-ce que les Français partiront à la retraite à 67 ans comme les Italiens par exemple, à 70 ans comme les Danois ou à 62 ans comme le souhaite votre parlementaire Jean-Philippe Tangui ? Dites-le clairement parce que moi j'ai franchement j'ai des capacités de concentration très limitée et j'ai vous m'avez un peu perdu.
OK. Donc vers le système de retraite compliqué, je vais essayer de naviguer avec des idées simples. Par voà parlez-moi comme si j'avais 12 ans.
Très bien. Bah d'abord, je vais vous dire que vous avez peu de chance d'avoir une retraite dans l'état actuel de l'économie française à 12 ans. Donc ce que je dis c'est que nous allons tout faire pour recréer de l'activité économique et pour faire en sorte que notamment les jeunes rentrent plus tôt sur le marché du travail et éventuellement que les entreprises arrêtent de se séparer d'un certain nombre de gens au motif qu'ils ont passé la soixantaine d'années parce que le premier emploi signifie bella 62 ans 67 ans 70 ans de test de travail grosso modo vers quelle direction allez-vous aller monsieur Brunet je ne sais pas à quel âge vous avez commencé à travailler mais l'âge légal ne veut rien dire.
Ce qui compte, c'est la durée de cotisation. Donc nous allons, nous sommes en train de faire des projections, nous travaillons et nous travaillons à un modèle qui soit juste. Mais ce que je dis, c'est que décaler l'âge de départ légal ne règlera pas le problème du système financier français.
Est-ce que vous pourriez nous dire Est-ce que vous pourriez nous dire Est-ce que vous pourriez nous dire je peux vous donner un exemple ? Regardez [rires] parce que vous parlez de l'Allemagne est-ce que vous connaissez la durée est-ce que vous connaissez le niveau de cotisation en Allemagne ou en Italie ? Nous avons un niveau de cotisation pour les retraites.
Certes, on part au moment où je vous parle beaucoup plus tôt qu'en Allemagne ou beaucoup plus tôt qu'en Italie, mais nous avons environ 8 à 10 points de cotisation supplémentaire sur le travail et sur les salaires. Donc nécessairement, les cotisations qui sont acquises tout au long de la vie sont plus importantes qu'en Allemagne et sont plus importantes qu'en Italie. Mais en Allemagne, l'âge auquel vous rentrez environ sur le marché du travail, le premier emploi significatif, on va prendre cet indicateur, le premier emploi significatif en Allemagne, c'est 23 ans, c'est 27 ans en France.
On a considéré que toute une classe d'âge avait vocation à faire des licences de sociaux et aller à l'université. Moi, je suis un défenseur du système dual à la Suisse ou à l'allemande et de la fin du collège unique qui doit nous permettre d'orienter plus tôt, de mieux valoriser l'apprentissage et d'avoir des jeunes qui mieux formés rentrent plutôt sur le marché du travail. Ça fera des recettes en plus, ça fera des cotisations en plus.
Et donc ce que je vous dis, c'est que avec de la croissance, tout est plus soutenable. Les États-Unis, ils ont 120 % de dette. Et quand vous avez de la croissance, que vous attirez les investissements et que vous avez de la stabilité économique, et bien toutes les autres variables sociales sont infiniment plus santé.
Juste pour terminer par une petite pirouette, les Français adorent qu'on qu'on se dise qu'on dise parfois ça nous arrive, nous les journalistes, on s'est trompé sur tel dossier. Est-ce que vous n'avez pas vous alors que vous êtes dans l'opposition apprécié d'une façon un peu rapide ce problème ultra complexe des retraite et qu'aujourd'hui finalement alors que vous êtes en passe de peut-être gouverner la France, vous dites "Ou là là, c'était très compliqué. Les solutions un peu populistes qu'on avait apporté, les réponses qu'on avait apporté à ce problème complexe était peut-être un tantinet simple.
Finalement, on revoit un peu notre copie discrètement et cetera. On a un peu le sentiment, nous les journalistes, que c'est que c'est ce qui se passe. C'estàd que vousz vous aviez apporté des réponses un peu définitives et rapides et aujourd'hui vous vous dites "Bon, on est en train de recalibrer les choses parce que c'est plus complexe que et c'est pas déshonorant de le dire hein.
C'est pas déshonorant de dire bon euh on c'est plus compliqué qu'on de penser. Euh vous m'avez demandé de vous parler comme un enfant de 12 ans." Ouais.
Sau votre respect, je vais quand même vous rappeler que le monde a changé depuis 2017 et que la France a 1200 milliards d'euros de dettes supplémentaires et que les taux d'intérêt qui étaient à 1 % aujourd'hui entre 3 et 4 %. Donc, il serait euh profondément démagogique et pour le coup extrêmement populiste puisque c'est le terme que vous avez utilisé, de venir devant vous 10 ans après l'élection d'Emmanuel Macron en train de vous dire notre chiffrage, notre trajectoire budgétaire ne va pas changer d'un Yota alors que la situation de la France n'a fait que se dégrader et on reparlera des comptes largement. Avançons s'il vous plaît Jordan Bardella et allons au sujet qui est votre principale marque de fabrique, l'immigration.
Quel est exactement l'état de votre projet ? Et surtout la question essentielle, qui est français, qui n'est pas français ? La France pratique le droit du sol.
Euh l'enfant né de parents étrangers en France, résident en France, devient français, peut devenir français à ses 18 ans par une procédure très simple, attribution de fait automatique. Parquoi voulez-vous remplacer cela ? Il y a deux questions qu'il va falloir se poser et deux questions très simples lors de l'élection présidentielle. c'est comment arrêter les flux migratoires et comment relancer l'assimilation.
Comment arrêter les flux migratoires dans un pays où il y a depuis 2017 par les choix politiques qui ont été faits par monsieur Macron 4,3 millions d'étrangers qui sont rentrés sur notre sol. La France n'a jamais accueilli autant d'immigration sur notre sol avec ce que je considère être une immigration subie. C'est-à-dire qu'on a demandé depuis des années aux Français de s'exprimer lors des élections sur des choix.
Ils n'ont jamais été entendus sur leur volonté aujourd'hui très nette dans tous les sondages de réduire la voilure en matière d'immigration. Et deuxième question, c'est l'assimilation parce que il y a aujourd'hui des millions de Français qui ont ce sentiment d'exil intérieur, qui ne reconnaissent plus la France, qui ne reconnaissent plus le pays dans lequel ils ont grandi et qui voient leur pays changer et voi leur pays se transformer. On a des gens qui arrivent dans notre pays qui ne savent rien du pays où ils arrivent et on a un peuple qui hérite qui est là depuis des décennies qui est là depuis 1000 ans et qui a de plus en plus tendance à ne plus s'aimer et avoir honte d'être français de son histoire de son identité de sa culture.
Donc il faut apporter des réponses et la première le premier grand chantier que nous souhaitons engager si nous gagnons les élections présidentielles, c'est un référendum sur l'immigration. Nous souhaitons faire ce référendum très vite dès les premiers mois et peut-être même dès les premières semaines sur le droit du sol précisément. Ça peut être un projet de loi qui contiendra l'ensemble des mesures pour permettre aux Français de s'exprimer sur cette politique et de reprendre le contrôle de leur patrie, de leur nation et de leur identité nationale.
Certains avaient agité l'idée. Rappelez-vous Jisard Destin même Gisard Destin en avait parlé. Ça a toujours été remis aujourd'hui.
Allons s'il vous plaît chapitre par chapitre parce que soyons vraiment très pédagogique là. Je vais vous répondre dans ce référendum, monsieur Rochbin, il y aura la suppression du droit du sol forme exactement soyez encore pardon par nous interrompre mais je trouve que c'est très important d'aller pas à pas quand vous dites suppression du droit du sol je reprends le cas hein le le l'enfant né de parents étrangers en France qui réside en France qui maintenant devient français à 18 ans de manière quasi automatique qu'est-ce que vous changez vous vous il sera forcé de se naturaliser c'est ça aujourd'hui est français celui qui est né d'un ou deux parents français sur le seul français où celui qui étranger est né en France, parents étrangers est né sur le sol français et peut de manière quasi automatique [grognement] à la arriver l'âge de la majorité obtenir la nationalité. Nous supprimons le droit du sol, c'est-à-dire que sera français, celui qui est né en France est dont l'un des deux parents est de nationalité française.
Ensuite, il vous sera possible de devenir français si vous êtes né de parents étrangers en faisant conformément au droit français une demande de naturalité. Alors, soyons très précis, pardon. Le le jeune homme de 18 ans ou jeune femme qui est à ce moment-là doit au lieu de la procédalier, mais je vais être très précis.
Des prix frontaliers par exemple comme l'Italie n'ont pas le droit du sol. La nationalité française s'hérite ou se mérite et donc nous considérons qu'elle peut s'obtenir si vous êtes étranger par le respect de tout un tas de critères et par l'obtention favorable d'une demande de naturalisation. Est-ce que ça veut dire que cette naturalisation comprendra et vous avez raison de le lire, ça se fait dans d'autres pays un certain nombre de tests même pour l'enfant né en France de parent un certain nombre de tests genre chanter la marseillaise quoi d'autre qui est Clémenceau qui est Joris culture générale française c'est pas moi qui qui fait le test on donnera en tout cas les les objectifs et les orientations mais il s'agira de maîtriser les l'essentiel de ce qui est la France d'abord de parler la langue française peut-être d'avoir un contrat de travail en France ou d'avoir un motif légitime pour aspirer à cette nationalité française.
Contrat, on pourrait être privé de la possibilité devenir français peut-être et peut-être de ne pas avoir de casier judiciaire parce que la nationalité française est quelque chose qui doit retrouver une valeur sacrée dans l'esprit français mais aussi dans l'esprit de nos institutions et donc nous supprimons le droit du sol. par exemple dans ce référendum de manière systématique les délinquants et criminels équez attendez ce droit du sol par exemple en Allemagne il demande au naturalisés de considérer l'histoire de dire à quel point la choa l'enseignement de la choix ça ferait partie par exemple du fait de connaître l'histoire de l'Europe oui c'est vous savez que c'est déjà le cas aujourd'hui lorsque vous faites une demande de naturalisation vous devez déjà répondre à un certain nombre de critères et donc ces critères ils seront renforcés si nécessaires. Mais la nationalité française n'est pas un spéculose qu'on offre avec le café.
Elle est quelque chose que nous tenons en très haute estime. Et aujourd'hui, l'ensemble [grognement] du système français est en soi une pompe aspirante à l'immigration. Donc nous souhaitons réduire considérablement la voilure en matière d'immigration parce que aujourd'hui les flux migratoires déstabilisent les grands équilibres de la société française.
Je vous donne un exemple. Euh 31 % des immigrés selon l'INC occupent un logement social. 44 % des ressortissants algériens en France occupent un logement social et dans le même temps, vous avez des millions de familles françaises qui n'arrivent plus à se loger, soit parce que le prix des logements est trop cher, soit parce qu'il manque des offres de logement.
Et donc, nous souhaitons notamment par l'intermédiaire de ce référendum et j'en termine instaurer la priorité nationale, c'est-à-dire la possibilité de donner une priorité d'accès dans le logement social qui est une aide sociale parmi d'autres aux familles françaises. De la même manière pour bénéficier des aides sociales françaises et de la de la générosité du modèle social payé par les Français qui travaillent et par les 72 % de Français qui travaillent dans notre pays ou qui sont en activité, et bien il faudra avoir la nationalité. Est-ce qu'il sera constitutionnel fait un homme ?
Est-ce qu'il sera pas en opposition avec la Constitution ? Vous savez qu'on peut changer la Constitution soit par la réunion du Congrès et des 35/ 5è du Congès, soit par référendum. Et donc ce référendum, et merci de me permettre de préciser, il aura valeur constitutionnelle et il vise à faire rentrer l'ensemble de ces dispositifs dans la constitution française pour se protéger aussi de la remise en cause permanente des décisions administratives français, par exemple d'éloigner un OCTF par des décisions absurdes de la Cour européenne des droits de l'homme.
Donc on doit redevenir souverain. Les Français doivent pouvoir s'exprimer sur cette politique. Et quand j'en termine sur mon exemple du logement, mais quand on accueille 500000 personnes chaque année de manière légale, sans parler des clandestins dont seulement 10 % c'est-à-dire 50000 ont un contrat de travail et que vous construisez de l'autre côté 300000 logements, et bien ça crée nécessairement des pressions sur l'ensemble des services.
Monsieur Bardella, est-ce que vous êtes déjà dépassé en fait sur votre droite quand Gérald Darmanin dit il y a quelques jours, il propose un moratoire de 3 ans sur l'immigration légale. Ah ouais, il veut restreindre le regroupement familial. En réalité en Danemark social-démocrate danoise premier ministre de social dédémocrate pas la soupçonner d'extrême droite il est vrai avec madame Mélonie mais avec beaucoup d'autres Autriche Belgique Estera demande d'assouplir les critères européens ceux de la convention européenne de droits de l'homme en réalité est-ce que vous marquez encore votre différence pour être différent avec vous je vous sais beaucoup trop intelligent pour tomber dans le panneau et pour croire que monsieur Darmanin qui a été l'un des pires ministres de l'intérieur de la République française sous lequel nous avons franchi tous les records en matière d'immigration, il a le droit de promettre et tous les records en matière d'insécurité venir aujourd'hui changer d'avis parce que c'est populaire et que c'est majoritaire dans l'opinion de venir épouser les thèses du Rassemblement national.
Est-ce que vous croyez vraiment dans la sincérité de ces gens-là ? Moi, j'aimerais que tous les gens qui ont été au pouvoir présentent leurs excuses au peuple français et qu'il leur demande pardon pour le pays qu'il s'apprête à nous léguer dans quelques mois qui est un pays rempli de fractures, qui est un pays profondément divisé. Est-ce que vous vous rendez compte que nous vivons dans un pays, monsieur Rochebin, où en grande partie à cause de notre politique d'immigratoire, la vie et la fête sont devenus impossibles ?
Il n'est plus possible d'organiser un événement, une manifestation sportive, un bal populaire, un rassemblement dans une ville ou dans un village sans qu'il y ait systématiquement des ordes de délinquants qui viennent casser, s'en prendre aux forces de police, détruire les commerces, détruire les portes d'immeubles et je vous dis bientôt, ils rentreront dans les immeubles, ils casseront les digicodes et ils s'en prendront aussi aux familles honnêtes qui habitent dans les cet enauvagement de la société française est aussi la conséquence de notre incapacité à maîtriser notre politique d'immigration. Alain B va nous rejoindre mais pendant qu'il va s'installer, je vous pose encore cette question. Si vous avez raison et si vraiment il faut un changement de cap complet, est-ce que vous assumerez la dureté ?
Certains disent l'inhumanité que ça représente ? Regardez aux États-Unis, Trump l'assume complètement. Quand il fait des renvois, c'est pas à moitié, il va jusqu'à faire des renvois forcés à Guantanamo et cetera.
Si vous devez restreindre l'aide médicale d'État comme vous le proposez à l'aide médicale d'urgence, le regroupement familial limité et cetera, vous savez très bien que ça passera par une certaine dose de dureté d'inhumanité. Vous savez très bien qu'au premier reportage de JT, on montrera une famille qui doit remettre ses soins médicaux ou gynécologiques parce qu'ils sont pas connaiss très bien les journalistes. C'est vrai vous avez parfaitement l'opinion publque l'opinion publique aes paradoxes.
On peut vouloir restreindre l'immigration et en même temps quand ils verront le reportage, ils diront "Ah quand même c'est quand même très inhumain de faire ça." Est-ce que vous assumerez cette dureté ? Non, monsieur Rochin, ce qui est inhumain, c'est la politique d'immigration telle qu'elle est menée aujourd'hui.
Voyez, ce qui est inhumain, c'est de laisser s'accumuler les bidonvillees à la porte de la chapelle et de laisser s'accumuler les difficultés que connaissent beaucoup de nos compatriotes dans les cités et notamment dans les quartiers qui ressemblent beaucoup au quartiers dans lesquels j'ai grandi. Ce qui est inhumain, c'est d'avoir un revenu modeste, peut-être aussi d'être issu de l'immigration, d'avoir fait un effort exigeant de s'assimiler et d'être aujourd'hui coincé parce qu'on a du trafic de drogue en bas de sa fenêtre. euh les salafises qui imposent leur lois dans les quartiers et de ne pas pouvoir fuir parce que le logement privé à l'extérieur est trop cher.
Ce qui est inhumain, monsieur Rochbin, c'est d'aller dévitaliser l'Afrique et c'est d'aller chercher en Afrique des ingénieurs, des médecins, des forces vives, des classes moyennes, des jeunes [grognement] africains pour venir faire le le entre guillemets le sale boulot et pour venir faire la plonge dans les restaurants de l'agglomération parisienne. C'est cette vision là qui est profondément inhumaine et que je combats. [grognement] La fermeté peut-être une forme d'humanité.
Est-ce que vous croyez, monsieur Rochbin, que c'est inhumain d'expliquer à tous les peuples du monde que l'on va les accueillir et les prendre en charge en Europe en permettant et en laissant ces gens traverser la Méditerranée en donnant 10000 dollars aux mafiaas de passeur au risque de leur vie. Donc ceux qui appellent à l'immigration massive qui font croire à tous les peuples du monde que la France est encore un Eldorado alors que nous avons d'innombrables difficultés sont en réalité les les véritables tenants d'une politique inhumaine. Donc cette fermeté en matière d'immigration, c'est aussi une forme d'humanité.
Je vais vous donner un ultime exemple. Il y a quelques années, l'Australie euh qui était régulièrement accostée par des bateaux de migrants [grognement] a mis en place une politique qui s'appelait No Way. une politique qui consistait à dire "Ne venez pas en Australie, vous serez systématiquement reconduit dans votre pays de départ" et il y avait même des campagnes de publicité dans les pays d'origine.
Il n'y a plus quasiment un seul drame au large des côtes australiennes. Cette vision de l'immigration qui consiste à accueillir sans limite et à laisser ces gens croire que notre pays est encore une mine d'or qui va les accueillir est en fait profondément inhumaine. Yeah.
Jordan Bardella