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interviewLCP - Assemblée nationale· 9 octobre 2024 57 min

Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale - 09/10/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour à tous bienvenue sur LCP pour la séance de questions au Gouvernement je vous rappelle que tous les mercredis c'est à 14h une question par groupe politique 11 donc au total Marco Pomier vous êtes salle des quatre colonnes on va parler de ces questions au gouvernement mais on parle aussi beaucoup d'élection à la tête de commission ça avait lieu ce matin oui trois commissions ont élu leur nouveaux président ou leur nouvelle présidente il s'agit de Br fux du groupe démocrate pour les affaires étrangères de l'insoumise aurilie trouvet pour les affaires économiques et de Frédéric Valtou du groupe horizon pour les affaires sociales on attend maintenant la séance de question au gouvernement à qui doit débuter dans quelques minutes et justement Marco alors de quoi va-t-on parler lors de cette séance de question gouvernement un sujet majeur Elsa la crise agricole mais aussi les difficultés de la filière viticol quatre questions sur le sujet Annie jeunevar la ministre de l'Agriculture devrait être en première ligne les socialistes et les communistes eux interpelleront le gouvernement sur la situation en Martinique alors que l'île connaît un regain de tension quatre gendarmes légèrement blessé dans la nuit de lundi à mardi lors de violences urbaines sur fond de protestation contre la vie cherre autre sujet la délinquence avec une question de la droite républicaine merci beaucoup Marco j'accueille sur ce plateau Béatrice Belly vous êtes député socialiste de Martinique vous allez interpeller sur la vie chère euh quel est le problème en mar tinque ben écoutez en ce moment il y a surtout des des citoyens qui ont décidé de se mobiliser parce que la vie devient insoutenable et les prix de l'alimentaire mais en fait les prix de tout sont hors de portée de la plupart d'entre nous en Martinique nous avons plus de 30 % de taux de pauvreté plus de 48 % de personnes qui vivent avec moins d'un SMIC par mois et pourtant vous avez des packs d'eau à 10 € des pack de de 16 yaourt à 9 € vous avez un paquet de pain demi à 5 ,60 voilà et une fluctuation des prix permanente où vous pouvez avoir aujourd'hui des tranches je sais pas 1 kilo de jambon à 15 € et le lendemain la trouver à 24 € le kilo voilà et qu'est-ce que vous attendez du gouvernement alors comme mesure concrète mais écoutez aujourd'hui il s'agit aussi pour le gouvernement de protéger pour l'État la nation de protéger sa population alors nous le disons malheureusement un peu trop souvent nous avons l'impression d'être des Français entièrement à part c'est vrai parce que nous sommes loin mais nous sommes français quand même merci beaucoup B on écoutera justement les réponses du gouvernement un autre TR sera abordé sueli de l'agriculture Marco Pomier vous êtes avec Benoît bitau qui va poser une question au gouvernement oui benoî bitau sur quoi portera exactement votre question alors sur la crise agricole on a on a observé au début de l'année une grave crise agricole qui était une crise revenu les mesures proposées par le gouvernement précédent celui de Monsieur Barnier étaient des mesures qui n'ont rien réglé en tout cas sur les thèmes du revenu et donc on a AFF faire à une crise structurelle et il va falloir que les politiques publiques s'attaquent frontalement à ces th clatique que sont le dérèglement climatique l'effondrement de la biodiversité qui sont les vraies menaces pour les agriculteurs qui sont les vraies menaces pour la souveraineté alimentaair et donc leur revenus et donc il va falloir que que on change radicalement les politiques publiques et qu'on accompagne les agriculteurs dans cette bifurcation nécessaire pour que sur le plan climatique sur le plan sanitaire ils ne soi plus confrontés aux crises auxquelles ils sont confrontés malheureusement depuis trop longtemps maintenant c'est la première fois que vous interpellez le gouvernement dans l'émicycle comment ça se prépare une première question au gouvernement ça se prépare avec un texte qui doit rentrer dans dans un dans un temps de parole de 2 minutes et effectivement essayer de de de de mettre en bouche ce texte c'est-à-dire un déroulé qui fait queon est à l'aise avec la façon dont on va s'exprimer après moi je suis députés européens pendant 5 ans je me suis adressé à des commissaires européens des chefs d'État et donc je connais un peu le la façon dont on s'y prend pour essayer de préparer une une une intervention de 2 minutes sur la crise agricole très rapidement vous attendez quoi de la loi d'orientation sur l'agriculture il faut la reprendre à zéro c'est-à-dire que c'est une loi où en vérité il y avait rien de de de fondamental justement qui s'attaque frontalement à des à une difficulté structurelle et donc il va falloir être plus ambitieux que ça et ne pas poser des emplâtres sur une jambe de bois ce que faisait cette loi d'orientation agricole ou même quand elle parlait d'installation puisque c'était son axe principal on était plutôt sur des aides one shot et ça suffisait pas merci beaucoup benoî bito et on écoutera votre question au gouvernement dans l'hémicycle merci beaucoup Marco regardez sur ces images de Marion de vuchel les tambourgs de la Garde Républicaine c'est le cérémonial avant chaque séance de question au gouvernement le passage de la présidente de l'Assemblée regardez ces images pivé qui comme tous les mardis et mercredis rejoint le père de séances hebdomadair de question au gouvernement c'est à suivre évidemment chaque fois en direct en intégralité sur la chaîne parlementaire le mercredi une question par groupe puisqueensuite le Premier ministre est attendu au Sénat Etel Bron Pivet monte au perchoir pour cette nouvelle séance de question au gouvernement on se retrouve juste après sur LCP évidemment bonjour à tous La séance est ouverte l'ordre du jour appelle question au gouvernement la première va être posée par Madame Élise Leboucher pour le groupe la France insoumise merci madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre qui a dit chez moi il fait froid mais avec le prix du chauffage je mets deux gros pulls et ça va je préfère manger que me chauffer alors non ce n'est pas Bruno Leem en colle roulé cachemire c'est Jeanne dans la SAR retraité de chez Moulinex où elle a fait la totalité de sa carrière même discours chez nombre de retraités à qui vous prévoyez de faire les poches en imposant on le sait déjà le budget le plus violent de l'histoire de la 5e République Monsieur le Premier ministre je vous suspecte d'avoir été trop attentif aux propositions de Monsieur hatal dont le ministre de l'Économie prévoyait déjà une sous-indexation des retraites dans le secret des couloir de ber souffrez que nous vous disions aussi ce que nous en pensons refuser d'indexer le retraite sur l'inflation durant les mois divers c'est ignoble plutôt que de rétablir une dose de justice fiscale vous faites le choix de trraqué une catégorie de la population qui n'a fait que s'appauvrir ces 5 dernières années et ce n'est pas une découverte la précarité des seniors s'accentue à mesure que les services publics reculent qui assure les services auprès des personnes âgées les services d'autonomie les épates publ le portage des repas l'accompagnement administratif précisément les collectivités locales que vous voulez mettre au régime alors qu'elles sont déjà à l'Osse mes chers collègues vous êtes des élus de territoire vous connaissez la détresse de nos anciens savez où nous conduit ces politiques alors n soyez pas les complices parce que personne ne devrait se sentir suffisamment légitime pour toucher à la dixation des retraites moins encore un Premier ministre issu d'un parti qui a perdu toutes les élections dans ce pays depuis 15 ans Monsieur le Premier Ministre le peuple français souverain et le peuple français n'a pas voulu de vous alors au nom de quoi lui imposez-vous des mesures aussi dégradantes pour la République et la dignité je vous remercie la parole est à Madame Bouv ministre du Travail et de [Applaudissements] l'Emploi merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés madame la députée Élise Leboucher effectivement le gouvernement a décidé de retarder de 6 mois la revalorisation des pensions de retraite hors minimas sociaux qui sera faite en juillet 2025 et non en janvier le principe de l'indexation des retraites sur l'inflation est sauvegardé dat est simplement décalée pour tenir compte du contexte exceptionnel des finances publiques et des bonnes nouvelles sur l'évolution des prix ce mécanisme de décalage est d'ailleurs similaire à celui mis en œuvre en 2014 l'objectif visé par le gouvernement est de tenir compte de l'évolution favorable de l'inflation au cours des derniers mois pour demander une contribution à l'effort collectif au retraités dont le pouvoir d'achat a pu être préservé en effet les pensions ont été revalorisées de 5,3 % en janvier tenant compte du niveau très fort d'inflation 2023 entettemps l'inflation a baissé bien plus que dans les anticipations des économistes et est tombée à 1,2 % en rythme annuel par ailleurs le gouvernement a tenu à préserver les retraité les plus modestes les minimas sociaux ne sont pas concernés et seront revalorisés et enfin en complément des 600000 personnes qui avaient bénéficier d'une revalorisation en septembre 2023 à nouveau environ 850000 personnes ont vu leur petite retraite revalorisé le 1er octobre conformément aux engagements pris lors de la dernière réforme portée par ellisabeth borne et Olivier dusopt donc je comprends parfaitement nous comprenons parfaitement que ce décalage puisse être source d'inquiétude mais comme l'a dit le Premier ministre c'est un effort général et nous sommes ouverts aux discussions avec les parlementaires merci merci merci beaucoup madame la ministre madame le boucher 2 millions 2 millions c'est le nombre de personnes senior qui vivent sous le seuil de pauvreté et la grande majorité sont des femmes dont les pensions de retraite sont 40 % moins élevé que celles des hommes vos mesures V projeter ces 2 millions de personnes dans une précarité encore plus grande je vous remercie la parole est à Madame Béatrice Belet pour le groupe [Applaudissements] socialiste merci madame la Présidente ma question s'adresse au ministre chargé des dit outremers pour nous pays des océans monsieur le ministre dans nos pays règne pauvreté chômage de masse empoisonnement environnemental importation alimentairirees par tonne incomensurable non recours au droit difficulté d'accès aux soins et j'en passe ah la vie qu'on mène vous le voyez elle n'a rien à voir avec les bienfaits de la colonisation vanté par votre collègue ministre de l'intérieur comme précisé par mon collègue Giovanni William les citoyens ont décidé de se mobiliser afin d'obtenir de la grande distribution une baisse immédiate des prix alimentaires car ils sont Lass de payer un pack d'eau à 10 € Lass de devoir se priver d'une alimentation saine et équilibré l'ASS de subir cette captivité commerciale et institutionnelle si depuis le mois d' toutes les mobilisations ont été plutôt pacifiques certaines nuits ont été émaillées de détérioration grave de l'espace public de pillage de magasins notamment au quartier de sainte- thérèsee à fort-de-fance qui paye le plus lourd tribut de cette colère populaire des négociations ont bien été entamé et à la table votre représentant n'a rien pu dire le préfet rien si ce n'est qu'il yit chercher des réponses auprès de vous monsieur le ministre mais ce que nous avons vu c'est l'arrivée de centaines de gendarmes et la CRS connu pour sa réputation délétaire est-ce là votre seule réponse à la colère sociale sourde et bruillante de la Martinique pire pire monsieur le ministre face à la dégradation de toutes les sécurités vous avez fait le choix de présenter le budget d'austérité qui prévoit la réduction de ce que l'on en a lu de 275 millions d'euros dans la mission outremèire du projet de loi de finances alors que les ultramarins réclament l'engagement de l'État pour assurer le le blocage des prix la continuité territoriale l'accès aux soins le développement économique l'emploi l'augmentation des salaires vous rabotez encore et toujours sur ceux qui n'ont déjà rien alors Monsieur le Ministre quand prendrez-vous conscience qu'il importe de rentrer dans une vision décoloniale de nos territoires et de leurs habitants quand mettrez-vous en place des mesures d'égalité réell quelles sont vos réponses aux questions que votre prof [Applaudissements] beaucoup monsieur le ministre des fr buff merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés madame la députée mon premier propos ira pour vous dire pour sera pour vous dire que dans cette période difficile que vit la Martinique et que vivent nos outres au sens général du terme la mesure du propos me paraî essenti et que la façon dont vous avez terminé votre intervention doutez-vous bien que je ne la partage pas ni sur le fond ni sur la forme en revanche en revanche je reste convaincu que au cours des événements du moment en Martinique il une première chose à rappeler à tout le monde je tiens d'ailleurs à remercier à cet instant le ministre de l'Intérieur qui a permis que les forces de l'ordre soient présentes sur le territoire il y a quelques jours encore des tirs d' ma feu ont eu lieu la nuit l'avant-dernière nuit aujourd'hui les choses sont me semble rentré dans l'ordre en tous les cas provisoirement et la première chose c'est donc que le calme revienne premier point le deuxième point madame la députée c'est le fait que le préfet est au travail et l'État est mobilisé pour apporter une réponse bien évidemment à la situation ponctuelle de la Martinique il y aura les propositions qui seront si vous me laissez si si si vous avez simplement la courtoisie de me laisser répondre après vous penserez ce que vous voudrez mais je vais vous répondre donc on va répondre le gouvernement est mobilisé pour répondre rapidement à la situation et vous savez comme moi qu'il y aura jeudi une réunion importante en Martinique autour du préfet avec un grand nombre de participants que la problématique de fond est parfaitement identifiée elle sait on sait nous savons qu'elle est multifactorielle il faudra s'engager ensuite dans un travail beaucoup plus approfondi de réforme beaucoup plus approfondie et c'est une des mission naturellement que je devrais assumer dans les jours qui viennent donc je dois vous dire simplement que il y a que la mesure et le travail en concertation qui permettra d'aboutir à des solutions durables pour l'ensemble des Entilles et j'allais presque dire pour l'ensemble de autres maires merci merci beaucoup monsieur le ministre la parole est à Madame Alexandra Martin pour le groupe droit républicaine merci madame la Présidente Monsieur le Ministre de la Justice la recrudescence des actes de délinquence commis par des des mineurs de plus en plus jeunes et violents constiue aujourd'hui une menace non seulement pour la sécurité publique mais également pour l'avenir de nos jeunes cela traduit un véritable effondrement de l'autorité la loi du clan prend le dessus sur la loi de la France à Marseille nous avons appris avec stupeur l'interpellation de ce jeune garçon de 14 ans après qu'il est froidement abattu un chauffeur de VTC que risque ce criminel à 14 ans l'excuse de minorité ne pourra pas être levée et sa peine sera atténuée comme le prévoit l'article 122-8 du code pénal dans ce cas comme malheureusement dans de nombreux autres cas nous ne pouvons que déplorer un décalage entre le code de la justice pénale des mineurs et cette violence et ultraviolence des jeunes j'ai proposé dès l'année 2022 dans plusieurs propositions de loi et une encore récemment des évolutions pénales concrètes pour lutter efficacement contre cette nouvelle délinquence notamment pour qu'à partir de l'âge de 13 ans le bénéfice de la réduction de peine la fameuse excuse de minorité ne soit plus automatique mais devienne l'exception soumise à la décision motivée du magistrat mais également le renforcement de la responsabilité pénale des parents la mise en place de centre éducatif fermé approprié autant de propositions urgentes et soutenu par de nombreux élus et citoyens qui ont été systématiquement balayés et risés par les gouvernements précédents le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur ont récemment exprimé leur volonté de faire de la lutte contre cette forme de délinquence une priorité aussi pouvez-vous me dire monsieur le ministre comment vous comptez garantir des réformes nécessaires pour que soit enfin mise en œuvre ce qu'il faut pour restaurer l'autorité la sécurité de nos concitoyens tout en apportant des solutions pour encadrer ces jeunes merci Merci beaucoup ma cher collègue la parole est à Madame mabreéjon porte-parole du gouvernement merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés madame la députée Alexandra Martin je partage et le Gouvernement partage la colère qui est la vôtre face à ce que vit aujourd'hui et depuis trop longtemps votre ville vous avez raison nous devons être lucides sur la situation et commencer par nommer les choses une violence en hausse inacceptable venant de jeunes de plus en plus jeunes nous le voyons depuis plusieurs années maintenant et nous devons apporter des réponses en faisant évoluer notre arsenal législatif vous le savez le Premier ministre a demandé avec le Gard des saau à revoir ce qui est aujourd'hui l'excuse de minorité pour atténuer cette excuse de minorité afin de de manière plus efficace et plus ferme à la violence des mineurs qui empêche qui empêche la vie dans bon nombre de nos quartiers que ce soit à Marseille mais également dans beaucoup de circonscriptions de France je vous remercie merci beaucoup madame la ministre la parole est à présent à Monsieur Benoît bitau pour le groupe [Applaudissements] écologiste merci madame la Présidente ma question s'adresse à madame la ministre de l'agriculture au début ané la détraresse des agriculteurs a ému l'ensemble des Français leur mobilisation était motivée par une sévère crise du revenu que les mesuresê pris par le gouvernement précédent nonont absolument pas réglé car ce qui menace aujourd'hui la productivité de l'agriculture la souveraineté alimentaire et donc le revenu des agriculteurs c'est le dérèglement climatique c'est l'effondrement de la biodiversité la crise est donc structurelle et exige une réorientation profonde des politiques publiques afin de soutenir la bifuration des pratiques vers des modèles plus résilients les agriculteurs méritent mieux que des mesures qui ne sont que pansement sur une jambe de bois les épisodes météorologiques et sanitaires de cet été confirment cette analyse il plongent les agriculteurs dans une crise encore plus profonde renforce le caractère d'urgence des mesures à prendre avec audace et courage à quelle échéance allez-vous mobiliser la réserve de crise européenne outil de solidarité des agriculteurs entre eux pour un interminiser les pertes liées à la fiève catarale la maladie hémorragique les salesmonénoses la grippe aviaèire pour l'ensemble des souches pathogènes mais aussi pour les pertes de revenus induits par des phénomènes annexes tels que la stérilité ou l'avortement comme réclamer comme le réclamament les éleveurs au Sommet de l'élevage la semaine dernière en pleine réflexion sur la politique agricole commune allez-vous enfin réinventer les les modalités de soutien à l'agriculture afin d'être rendez-vous de l'histoire sur les sujets du climat et de la biodiversité et afin que les donniers publics rémunèrent les pratiques vertueuses et deviennent un véritable filet de sécurité d'un revenu agricole devenu trop aléatoire dans cette économie mondialisée sans ces décisions fondamentales et urgentes l'agriculture la souveraineté alimentaire les paysans leurs revenus seront les première et principal victime de la dette environnementale évoquée par Monsieur le Premier Ministre je vous remercie la parole est à Madame Annie jeunevard ministre en charge de l'agriculture de la souveraineté alimentaire et de la forêt merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés monsieurs le députés votre question embrasse un grand nombre de sujets vous avez évoqué tous les mots qui fondent en ce moment sur le monde agricole sur les agriculteurs vous avez évoqué la crise de de revenus qui a donné lieu aux manifestations mobilisation d'Ilia un an vous avez évoqué la nécessité de travailler à une meilleure souveraineté alimentaire c'est fondamental vous avez évoqué la crise climatique la crise sanitaire bref ce sont tous les sujets que je suis amené à traiter dans l'urgence en ce moment au ministère avec l'aide de l'ensemble des fonctionnaires et des membres de mon cabinet nous sommes pleinement mobilisés alors permettez-moi de revenir sur quelques points d'abord il faut apporter des réponses parce que le monde agricole les agriculteurs connaissent une véritable crise de perte de sens lorsqu'ils ne se sentent pas soutenus par la nation lorsqu'ils sont accusés de tous les mots et lorsque les problèmes auxquels ils sont affrontés ne sont pas réglés prenons l'exemple de la crise sanitaire elle est majeure elle est profonde elle est grave elle touche tous les territoires du tous les tous les aspects de notre territoire national et puis c'est une crise qui se combine fco8 fco3 MH vous savez tout ça par cœur le Premier ministre au Sommet de l'élevage à Cournon a annoncé un plan d'action et de soutien massif à la filière ovine qui est de toutes les filières probablement celle dans le monde animal qui souffre le plus c'est un fond d'urgence de 75 millions qui a été décidé par le Premier ministre et annoncé à Cournon c'est l'extension de la vaccination gratuite pour l'ensemble de la filière ovine et bovine si elle le souhaite contre la fièvre cataralovine cérotype 3 c'est le déclenchement du fmse pour la fiève catara Lovine cérotype 10 et pour la MHE mais là on a un problème on a un problème de sécurité sanitaire de souveraineté sanitaire vous le savez nous n'avons pas suffisamment de vaccin mais ce que je veux vous dire Monsieur le Député c'est que mon ministère est pleinement mobilisé sur l'ensemble de ces sujets merci beaucoup madame la ministre la parole est à présent à Monsieur Laurent Croisier pour le groupe démocrate merci madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre la Poste occupe une place à part dans le cœur des Français c'est vrai si la Poste bénéficie d'un fort capital de sympathie c'est que nos concitoyens sont attachés à ces missions de service public elle incarne un service de proximité utile au quotidien au travers des missions que l'État lui a confié le groupe démocrate est attaché à l'égalité d'accès au services public il est attaché à leur présence au plus près de nos concitoyens particulièrement dans les territoires ruraux j'y veille comme ce lundi dans la commune de quinger nous y veillons chacun dans nos circonscriptions nous avons exprimé comme de nombreux élus locaux notre très vive inquiétude à l'annonce d'un possible gel de 50 millions d'euros alloué au contrat de présence territoriale de la Poste lorsqu'un de nos villages perd un service public lorsqu'il perd son bureau de poste lorsqu'il perd son école on porte atteinte à sa vitalité on crée des inégalités territoriales monsieur le Premier ministre le groupe démocrate partage avec vous l'impératif de mîtrise des dépenses publiques et de réduction du déficit la responsabilité budgétaire ne peut toutefois s'opérer au dépend du maintien des services publics dans les territoires ruraux vous avez annoncé vendredi dans Le Journ ourale le monde que cette piste ne serait pas poursuivie et que le contrat de présence territoriale serait préservé pouvez-vous devant la représentation nationale nous confirmer cet engagement ce maintien ne règle pas la question plus structurelle la Poste fait face depuis plusieurs années à un enjeu d'évolution des usages et de concurrence accrue la baisse continue du volume des courriers réduit de fait la rentabilité obligeant la Poste à s'adapter et à trouver de nouvelles activités comment l'État compte-il accompagner la poste dans cette évolution en gardant toujours à l'esprit cet objectif de présence territoriale merci beaucoup mon cher collègue la parole est à Monsieur Antoine Armand ministre de l'économie des finances et de l'industrie merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés monsieur le député Croisier merci pour votre interpellation qui me permet d'apporter devant la représentation nationale une clarification ma réponse sera très directe le projet de budget que nous allons vous présenter ne changera pas une virgule une virgule au montant que l'État verse à la poste pour sa mission de distribution du courrier et de service universel postal et et c'est un choix qui nous semble tout à fait légitime c'est un choix qui nous semble tout à fait légitime car il s'agit vous l'avez rappelé d'une mission de service public essentielle je le rappelle elle permet à plus de 97 % de la population française d'être à moins de 5 km d'un point de contact avec la poste elle contribue à l'ensemble des des services publics de proximité et je sais votre attachement je sais l'attachement de votre groupe à ces services de proximité et je veux le redire ici ce gouvernement ne sera pas à l'origine d'une réduction de l'accès à ces services publics de proximité et certainement pas des services que vous avez mentionné et le Premier ministre lui-même a déjà eu l'occasion de rappeler son attachement aux maisons France service qui ont été développés ces dernières années qui l'ont été par les précédents ministres en charge de la fonction publique des territoires car c'est un enjeu absolument vital de cohésion nationale je sais enfin votre attachement monsieur le député au service public et l'attachement des Français au 17000 points de présence postale j'y suis également comme élu d'un territoire rural et montagnard absolument et viscéralement attaché et donc pour ces raisons vous pourez compter sur l'engagement du gouvernement et sur mon engagement personnel je vous remercie merci beaucoup monsieur le ministre [Applaudissements] la parole est à Monsieur Michel Castellani pour le groupe lot merci Madame présidente madame la ministre de la décentralisation le 11 mars dernier a été signé à beauovau un accord autour d'un projet d'écriture constitutionnelle dtinant à l'armature d'un statut d'autonomie pour pour la Corse la dissolution a conduit on le sait à la suspension de la transmission du projet à l'Assemblée nationale au Sénat et ainsi que de la réunion du Congrès qui était prévu à la fin de de cette année il conviendrait donc maintenant conformément au vœux encore exprimé récemment par la par l'Assemblée de Corse que le Président de la République sur proposition du Premier ministre saisisse le Parlement du projet de révision constitutionnelle sur la base des écritures du du 11 mars en toute hypothèse il est de votre compétence madame la ministre de renouer le dialogue pour porter de réelles solutions à la question Corse je vous demande donc selon quel calendrier et quelle procédure au pluriel vous comptez donner suite au projet de réforme comme je voudrais demander respectueusement au président de la République de mettre en œuvre l'article 89 de la Constitution merci beaucoup mon chers collègue la parole est à Madame Catherine vterin ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés monsieur le député Michel Castellani monsieur le député vous m'interrogez sur le sujet de la poursuite du processus dit de beauovau je tiens tout de suite à rappeler que le premier ministre lors de la discussion l discours de politique générale a immédiatement mis en avant la volonté qui est celle de poursuivre les échanges et de continuer à travailler à la suite des discussions qui ont eu lieu sur ce processus pour se faire et très concrètement vous le savez actuellement c'est la commission des Lois du Sénat qui était jusqu'à maintenant présidée par notre collègue Jean Noël buffet qui travaille sur les écritures constitutionnelles le ce qui est prévu c'est que nous ayons le rapport de la commission du Sénat dès la fin de ce mois d'octobre immédiatement après le ces travaux vont être transmis à votre commission des Lois de l'Assemblée nationale là encore pour continuer les échanges sur la même base c'est-à-dire avec les forces politiques les forces vives de lillele et je veux tout de suite vous dire évidemment la disponibilité du gouvernement ma disponibilité la méthode à laquelle vous faisiez allusion c'est après ce travail de pouvoir rédiger le projet de loi constitutionnel qu'il soit ensuite transmis au Conseil d'État pour ensuite une discussion devant le Parlement dès l'année 25 et un congrès avant la fin de l'année 25 parallèlement à cela je tiens à vous dire la volonté du Premier ministre du gouvernement d'être évidemment au côté des élus pour répondre aux différentes attentes c'est la raison pour laquelle je recevrai dès demain le président de l'exécutif les parlementaires comme vous le savez mardi prochain et je serai encore avant la fin du mois d'octobre merci beaucoup madame la ministre monsieur le député je vous remercie madame la ministre pour votre réponse je voudrais souligner le fait que la question Corse est particulière et qu'elle est grave et que on ne procédera pas à l'indispensable assaainissement d'une situation qui nous a porté au désastre qui nous a porté à la culturation qui nous a porté à la spéculation galopante aux problèmes sociaux à la précarité nous sommes en train de tout perdre encore nous perdons notre Terre notre langue notre âme notre âme donc je pense que la République sortirait grandi si elle prenait enfin en compte la question Corse dans sa dimension humaine et dans sa profondeur historique voilà merci beaucoup mon cher collègue madame la ministre merci monsieur le député très concrètement l'objectif du gouvernement c'est de continuer le le dialogue conscient bien évidemment de l'importance de la Corse de l'importance de l'autonomie de la Corse dans la République je vous remercie madame la ministre la parole est à présent à Monsieur Jean-François portarieux pour le groupe horizon madame la ministre de l'riculture les vendanges sont terminées dans les vignobles français et elles n'ont pas rassuré notre secteur vidicole les difficultés s'accumulent depuis plusieurs années pour les vignerons les aléas climatiques s'enchaînent et au de Milou de gel tardif de grê s'ajoute désormais le problème de l'irrigation la faiblesse des récoltes fait planer de grandes insertitude sur la trésorerie de nombreuses exploitations un étalement des encours bancaires semble une première mesure d'urgence pour une filière qui emploie 440000 personnes et génère 6 milliards et demi d'euros de recette fiscal à quoi il faut ajouter l'indispensable évolution du système d'assurance basé sur la moyenne olympique il est évident que ce calcul ne correspond absolument plus au donnés des récoltes bouleversées par le réchauffement quant au plan d'arrachage il doit être bien calibré appréhendé au plus juste terroir par terroir afin de tenir compte de la diversité de nos vignobles mais si la situation est vraiment préoccupante pour la filière comme pour tout le secteur agricole d'ailleurs la grande majorité des vignerons ne se résigne pas pour autant et heureusement car leur passion de la vigne et du vin contribu à notre économie à hauteur de 4 22 milliards d'euros leur engagement pèse encore près de 16 milliards d'euros sur la balance commerciale malgré de nombreux frein à l'export comme les menaces de surtaxe nos vignerons ont donc besoin d'être encouragés et de bénéficier d'un meilleur accompagnement malgré la lourdeur des normes leur activité vitalise notre ruralité valorise nos paysages enrichit nos destinations touristiques elle dynamise l'économie et forge l'identité de nos régions c'est pourquoi madame la ministre avec tous les élus de la Nève je souhaite connaître vos orientations et surtout les mesures concrètes et dura que vous comptez prendre pour soutenir nos vignerons merci beaucoup mon cher collègue la parole est à Annie jeunev minist de l'agriculture de la souveraineté alimentaire et de la forêt merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés monsieur le député portarieux vous évoquez les difficultés de la filière vticol ce sont des difficultés à la fois conjoncturelles vous avez évoqué les les problèmes climatiques vous avez évoqué la question du des mesures prises par la Chine à l'encontre de la filière du cognac et des brandis il y a aussi des sujets d'ordre structurel et vous le savez cette filière souffre depuis de nombreuses années en dépit de toutes les mesures qui ont été prises de plusieurs mots d'abord clairement des positionnements marchés qui n'ont pas su toujours trouver leur débouché ensuite il y a une un phénomène sociétal de déconsommation notamment sur le vin rouge qui oblige à repenser en effet les choses il y a aussi j'ajouterai toutes les difficultés du système coopératif qui pèse lourdement sur la filière visicole j'ai reçu l'ensemble de la filière il y a quelques jours au ministère à la fois dans la diversité des produits des métiers et ils m'ont fait part les mêmes inquiétudes dont vous vous faites l'écho aujourd'hui ce que je voudrais vous dire c'est que d'abord le plan d'arrachage définitif qui est le plan qu'ils ont imaginé ce n'est pas une proposition de l'État c'est le plan de la filière vient d'être validé par Bruxelles et c'est une bonne nouvelle nous allons remonter au créneau sur le plan d'arrachage temporaire ensuite nous allons mettre en place des prêts bonifiés pour faire face au remboursement du PGE et certainement des prêts garantis pour pallier les problèmes de trésorerie et puis bien sûr il ne faut pas s'arrêter à l'échec finalement une forme d'échec de l'arrachage il faut évidemment penser l'avenir et penser l'avenir c'est être attentif aux propositions de la filière aux plans de consolidation j'y suis par particulièrement attentive et je travaillerai vigoureusement à leur côté monsieur le député merci beaucoup madame la ministre la parole est à présent à Monsieur Marcelin nado pour le groupe GDR merci madame la Présidente ma question s'adresse à Monsieur le Premier Ministre des hommes des femmes qui ont commis la faute de ne pas être contents d'avoir é été si longtemps trompé abusé exploité qui veut du pain au roit du plomb au nom de la loi au nom de la force au nom de la France au nom de la force de la loi qui vient de France ces quelques mots ne sont pas de moi mais extraits d'un discours prononcé par feu George gracien le maire communiste de la ville du lentin de l'époque en Martinique lors des funérailles d'une jeune ouvrière et de deux jeunes ouvriers tombés sous les balles des forces de police et de gendarmerie le 24 mars 1961 c'est quelques mots j'ai tenu à les prononcer ici pour montrer ou démontrer s'il en était besoin la persistance des éléments de colonialité dans les relations entre la France dite métropolitaine et les 10 autres maires aujourd'hui encore la seule réponse du gouvernement face aux revendications légitimes des martiniicaises et des martiniicais c'est la réprise c'est l'envoie de la crs8 sans considération d'ailleurs des traces indélébiles laissé par les CRS de notre mémoire collective et pourtant le 20 septembre 2024 vous avez été destinataire de courrier de notre groupe GDR vous demandant notamment que l'État consente enfin à jouer son rôle face aux positions oligopolistiques des grands groupes de la distribution qui font les prix dans nos pays pour régler ce problème de vie cher contenu de la gravité de la situation le choix du premier trimestre 2025 pour réunir le sium nous paraît surréaliste et les quatre députés de Martinique attendent de vous une réponse rapide et urgente à leur demande d'audience à Quend donc les réponses concrètes que nous sommes en droit d'attendre pour qu'à nos revendications légitimes l'État n'est une fois de plus la tentation du plomb et de la répression comme seule réponse et à quand le départ de la Martinique de la CRS 8 comme demandé par de nombreux élus de notre pays une crs8 qui a d'ailleurs SVI lundi dernier contre des manifestants pass merci mon cher collègue la parole est à Monsieur François Noël buffet ministre des [Applaudissements] outresmèes merci madame la Présidente Mad messieur les députés monsieur le député nado je l'ai déjà exprimé tout à l'heure j'ai bien écouté votre propos je comprends le principe de la question je n'en partage pas le contenu ni les convictions que vous venez de de livrer devant l'ensemble de la représentation nationale la France est partout la République est partout et la République travaille pour l'ensemble de ses compatriotes sans exception aucune c'est la première chose la deuxième chose Monsieur le Député la deuxième chose la police qui est présente les forces de l'ordre qui sont présentes ont essuyé des coups de des tirs d'armes à feu nous avons plus d'une trentaine de gendarmes et policiers blessés mais force doit rester à la loi c'est le principe c'est le principe sur tous les territoires de la République sans exception je le redis sur le problème de fond que vous soulevez qui est le problème de la vie chè et du prix vous avez raison que il faut regarder cela avec beaucoup de détails nous avons je l'ai dit tout à l'heure de multiples raisons de traiter dans le fond tous les sujets car il n'y a pas qu'un seul sujet vous en soulever un en particulier mais il n'y a pas que celui-là qui doit être regardé pour participer à la baisse des prix sur le territoire antillet je voudrais peut-être vous dire que l'État reste très engagé depuis longtemps que par ailleurs le bouclier sur le bouclier qualitéprix fonctionne et que nous sommes très engagés également sur les contrôles qui seront mis en place pour le respect des règles qui sont fixées sur ce territoire enfin et j'en terminerai par là il s'agit aussi de mobiliser l'ensemble des forces locales y compris des forces économiques et que la réponse viendra je l' redis tout à l'heure je dis tout à l'heure je le redis sur un travail collectif et gage que les propositions qui seront faites le travail qui sera fait demain par le préfet avec l'ensemble des élus du territoire apportera la solution immédiate mais sur le fond je vous promets qu'on regardera l'ensemble de la situation de manière structurelle merci je vous remercie monsieur le ministre la parole est à Monsieur Mathieu bloc pour le groupe UDR merci merci madame la Présidente ma question s'adresse à Monsieur le Premier ministre monsieur le Premier ministre alors que nous sommes déjà les champion du monde des impôts et des charges nous sommes devenus en même temps les bonnet d'ânes européens des déficits budgétaires voilà le résultat de la politique du Mozart de la finance face à cette situation gravissime vous avez franchi la ligne rouge de l'augmentation des impôs pourtant fixé cet été par votre propre parti en annonçant une hausse de la fiscalité de 25 milliards d'euros dont 8 milliards d'euros sur les grandes entreprises vous mettez en danger notre économie réduire les allègements de charg de 4 à 5 milliards va également augmenter le coût du travail les salariés et ouvriers de nombreuses entreprises vont sûrement empâtir Monsieur le Premier Ministre les périodes où notre déficit public a été inférieur à 3 % du PIB correspondent aux périodes de croissance c'est la croissance qui permet d'augmenter les bénéfices les salaires et la consommation et donc les recettes fiscales alors que nous étions devenus le premier pays européen d'accueil des investisseurs étrangers le signal que vous envoyez est catastrophique le risque pour l'emploi comme en 2012 n'est pas négligeable sur ma circonscription les employés de l'usine stellantis de Soo Montbelliard regardent ce projet avec beaucoup d'inquiétude ils savent qu'une hausse de la fiscalité de leur entreprise ne sera pas sans conséquence sur la politique du groupe détenu majoritairement par des actionnaires étrangers ils savent que cela ne sera pas sans conséquence sur l'investissement et les salaires le site de socho et notamment sa branche recherche et développement de Belchamp doit faire face à une concurrence acharnée au sein même d'un groupe désormais mondialisé ne craignez-vous pas Monsieur le Premier Ministre qu'une hausse de la fiscalité côté français ne viennent mettre en danger le fragile équilibre qui maintient certains sites de production ou de recherche et développement sur notre territoire je vous remercie mon cher collègue la parole est à Monsieur Laurent Saint-Martin ministre en charge du budget compte public merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés monsieur le député Mathieu bloc oui il est essentiel aujourd'hui de redresser nos comptes publics et je crois que vous serez tous d'accord ici s'il est essentiel de redresser nos finances publiques il est aussi essentiel de rappeler pourquoi aujourd'hui nos comptes sont effectivement déficitaires c'est d'abord parce que cet État français a protégé sa population à protéger ses entreprises à protéger ses territoires et Monsieur le Député je remarque aussi que nombre de députés de votre groupe avait voté dè demains la protection du quoi qu'il en coûte mais aussi le plan de relance et à juste titre alors oui aujourd'hui notre pays fait face à un déficit important et il nous faut le regarder avec gravité et lucidité la décision de ce gouvernement c'est de d'abord y répondre par la baisse de la dépense publique la baisse de la dépense publique c'est la réponse naturelle à la Haus de cette même dépense que nous avons connu ces dernières années et vous avez raison une vigilance absolue doit être porter au maintien de la politique de l'offre c'est-à-dire de la croissance et donc de la capacité de nos entreprises à investir et embaucher pour autant monsieur le député faut-il totalement s'interdire un débat sur la fiscalité dans notre pays je ne le crois pas pour autant monsieur le député faut-il totalement s'interdire d'avoir plus de justice fiscale sociale et écologique dans notre pays je ne le crois pas et le projet de loi de finance 2025 qui sera présenté demain apportera effectivement des propositions de contribution exceptionnelles ciblé temporaire pour deux C de contribua les plus grandes entreprises de ce pays et les plus profitables et puis certains ménages les plus fortunés j'ai déjà eu l'occasion de préciser que cela concernerait 0,3 % de nos ménages c'est-à-dire un contribuable en couple qui peut toucher jusqu'à 500000 € donc vous comprendrez monsieur le député que la contribution exceptionnelle temporaire ciblée peut participer à cet effort de redressement des finances publiques tout en conservant notre capacité de production tout en ant notre capacité d'attractivité pour nos entreprises merci beaucoup monsieur le ministre la parole est à présent à Madame Sandra de laanoix pour le groupe rassemblement national madame la présidente madame la ministre de l'Agriculture permettez-moi d'attirer votre attention sur les souffrances du monde agricole mauvaise récolte viticulteur en difficulté réduction de la collecte de lait par Lactalis fièvre cat forcez de constater que cette liste non exhaustive fait office de bruit de fond à vos oreilles quand elle devrait raisonner comme un signal d'alarme non seulement vous restez sourde à la détresse des agriculteurs mais pire tel des faossoyeurs du secteur vous continuez de négocier le traité du Mercosur à Bruxelles dont vous avez refusé de discuter à l'Assemblée le 31 octobre prochain voilà la considération que vous avez pour ceux qui nourrissent les Français visiblement vous n'avez tiré aucune le son de la crise agricole du début d'année revenons à la fiève catarale cette maladie touche durement le Nord provoquant de véritables écatons j'ai ici une pensée particulière pour les agriculteurs de la veenois notamment de damouszi qui m'ont montré les ravages provoqués par la maladie les éleveurs comptent de nombreux cadavres et il faut financer les carissages il ne faut pas être mathématicien pour constater la double peine la manne financière attendu de la bête qui disparaît et les éleveurs doivent s'acquitter en plus de l'enlèvement du cadavre eu égard à la récurrence de la maladie la période de vaccination aurait dû être anticipée car je vous l'apprends peut-être gouverner c'est prévoir que ferz donc que que ferez-vous donc Madame la Ministre allez-vous accorder des aides financières aux oleveur comme au maladie à la maladie hémorragique épisoique allez-vous soulager les agriculteurs des coups d'écarissage des frais d'hygiène préventive allez-vous enfin prévoir des vaccins pour tous les stéréotypes de la maladie sans distinction et j'ai vu que vous avez répondu j'ai bien entendu que vous avez répondu à deux questions sur l'agriculture juste avant mais c'était du blabla nous on demande des acte car l'agriculture se meurt je vous remercie la parole est à Madame an je ministre de l'Agriculture de la souveraineté alimentaire et de la forêt bien merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les député madame la député Sandra de Lanois je vais vous répondre sur un autre ton que celui que vous avez utilisé car je crois véritablement que la crise que connaissent les agriculteurs méritent autre chose qu'une petite instrumentalisation [Musique] politique des réponses concrètes que vous appelez de vos vœux nous les apportons et ce bruit de fond auquel vous nous accusez de ne pas répondre nous l'avons bien sûr entendu et et nous l'avons démontré au Sommet de l'élevage à Cournon je l'ai dit où des mesures très précises ont été annoncées le fond d'urgence de 75 millions d'euros le fait que la décapitalisation des cheptel ne donne pas lieu à réfaction des aides européenne le fait que nous mettions en place que nous réfléchissions à la mise en place d'un prêt garanti voilà quelquesun des mesures très précises très concrètes que nous allons mettre en œuvre vous évoquez madame la députée le mer sur le mercosour je voudrais tout de même rappeler que c'est grâce à la France qui a fait adopter un protocole additionnel que nous avons bloqué l'application du Mercosur il faut le rappeler il faut que vous le sachiez je vous l'apprends peut-être et la famille et la famille politique à laquelle j'appartiens c'est toujours opposé au Mercosur tout simplement parce que c échange cet échange n'est pas équilibré il ne respecte pas par des clauses les contraintes que l'on impose à nos propres agriculteurs et donc vous voyez que sur cette question comme sur tant d'autres madame la députée dans les questions comme dans les réponses il faut être précis merci beaucoup madame la ministre allez-y madame la députée 2 minutes vous avez eu 2 minutes pour ne répondre à rien nous attendons des actes je vous remercie est à prés monsur jeanl F pour le groupe merci madame la Présidente ma question s'adresse à Madame la Ministre de l'Agriculture madame la ministre en matière agricole la priorité de notre groupe est de voir se poursuivre le travail autour du projet de loi d'orientation agricole et de tout faire pour assurer la compétitivité des exploitations qui sont confronté aux aléas climatiques économiques et sanitaires nous souhaitons aujourd'hui aborder la question de l'accompagnement des filières d'élevage face aux crises sanitaires infuenza avière MHE fièvre catara Lovine qui se succède à un rythme soutenu ces épisois provoquent des situation dramatique pour tous les élevages qui en sont victimes c'est actuellement le cas dans différentes régions de France avec la MHE et la FCO dans mon département du rô dont je salue les éleveurs la situation se dégrade de semaine en semaine depuis la mi-août fin août votre prédécesseur avait pris des mesur proposant notamment un dispositif de vaccination volontaire soutenu par l'État pour accompagner les éleveurs dans la lutte contre la FCO et la MHE madame la ministre vendredi dernier à l'occasion du Sommet de l'élevage vous avais annoncé le renforcement de la stratégie vaccinale et Monsieur le Premier Ministre a apporté des éléments supplémentaires quant à l'indamisation des éleveurs nous saluons ces annonces très attendus par nos éleveurs pouvez-vous nous donner plus de détails sur ces aides car le monde agricole nous indique déjà qu'elles sont probablement insuffisantes pour couvrir les pertes directes et indirectes et retrouver les capacités de production qui permettent aux éleveurs de s'en sortir de plus à l'occasion du travail que je conduis actuellement pour le rapport budgétaire de la mission agriculture j'ai auditionné de nombreux acteurs ce qui m'amène à vous poser deux questions complémentaire ne faut-il pas mieux anticiper ce qui pourrait se produire dans les semaines mois et années qui viennent avec une stratégie vaccinale renforcé et partagé au niveau européen l'arrivée de la FCO cérotype 1 en Espagne ces derniers jours devrait je pense nous y inciter enfin ne faut-il pas envisager une rénovation complète de la gouvernance et du financement du sanitaire dans le domaine animal je sais que vos services ont initié un travail sur ce sujet il y a un an pouvez-vous nous en dire plus merci merci beaucoup la parole est à Madame Annie jeunevin ministre de l'Agriculture de la souveraineté alimentaire et de la forêt merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les député monsieur le député Jean-Luc fugi merci pour votre question je me suis déjà amplement exprimé mais je veux revenir sur quelques points tout d'abord sur la précision des annonces qui ont été faites à Cournon par moi-même et par le Premier ministre il y a tout le volet indemnisation par le fond d'urgence pour la fco3 par le FMS pour la fco8 et la MHE nous avons demandé aussi la reconnaissance de forces majeures au niveau des aides de la PAC et puis au-delà euh une absence de réfaction sur les aides européennes en cas de perte cheptel et puis la généralisation de la vaccination contre la FCO 3 on a réellement un problème je le dis et ça interroge l'autonomie sanitaire de notre pays nous n'avons pas de laboratoire en capacité de fournir les vaccins dont nous aurions besoin maintenant pour élargir un peu la perspective sur des sujets dont je n'ai pas encore parler premièrement premièrement il nous faut mieux réfléchir et vous avez 100 fois raison sur l'anticipation à la prévention et je crois véritablement que ça ne peut se faire qu'au niveau européen la FC 3 nous vient des pays du Nord et la MHE nous vient des pays du Sud de la France enfin extérieur à la France donc il nous faut une stratégie européenne pour mieux anticiper en matière de recherche en matière de prévention en matière de stockage des vaccins et c'est la raison pour laquelle en accord avec mon homologue espagnol au prochain conseil des ministres de l'Agriculture nous allons présenter une raison enfin une propos nous allons faire une proposition que cette question soit véritablement traitée au niveau européen pour une me anticipation qui est une bonne façon de gérer ce type de crise je vous remercie merci beaucoup madame la ministre la séance de question gouvernement est terminé la séance est suspendue jusqu'à 15h et voilà vous avez suivi en direct en intégralité la séance des questions au gouvernement à mes côtés Élise Leboucher vous avez posé la première question vous êtes député insoumise c'est sur les retraites que vous avez interpellé le gouvernement le gouvernement qui entend décaler la revalorisation des retraites de 6 mois ça ne vous va pas ah ben non ça ça ne va pas et surtout ça ne va pas pour les personnes qui sont concernées par cette par cette mesure et on l'a bien vu du coup dans dans dans la réponse et il parle en effet d'un décalage d'un report mais on sait très bien qu'en fait c'est pas un report c'est un gel parce que du coup il y aura pas de rattrapage dans 6 mois déjà rien ne nous garantit en plus que ce sera vraiment effectif dans 6 mois et il y aura pas le rattrapage de C 6 mois de perdu donc c'est bien un gel de de la pension des retraites alors le gouvernement dit il faut boucler un budget faire 60 milliards d'économie il faut demander à tous un petit effort c'est un effort qu'on demande au retraités oui sauf que ça commence à suffire en fait c cet argument parce que là on parle de personnes qui déjà font font beaucoup d'efforts je l'ai rappelé aussi dans ma question on parle aussi de personnes dont il y a 2 millions de seniors qui sont déjà en dessous du SOUIL de pauvreté donc c'est aussi à ces personnes là qu'on demande un effort supplémentaire et donc et donc voilà cet argument cet argument il tient plus ce c'est aussi des des voilà les retraités il y a déjà eu la la réforme des retraites en 2023 il y avait déjà la question des petites retraites sur les 1200 € par exemple on voit déjà où ces personneslà ont déjà été laisés parce qu'on avait promis les 1200 € à plus de 2 millions de personnes et finalement ça concerne que 250000 personnes donc euh donc voilà pour ça cette question pour dire euh ça suffit de voilà de s'attaquer aux mêmes personnes alors c'est une de vos lignes rouges pour le budget mais j'imagine que c'est pas la seule ah bah bien sûr il y en a il y en a plusieurs mais on est dans une situation où on demande des efforts dans des secteurs qui sont déjà sinistrés donc un moment donné je vois pas où est-ce qu'on peut aller prendre plus que ce ce qui a déjà été pris donc il faut vraiment changer de paradigme sur la question du budget sur le budget question changer de paradigme vous disiez donc pas les retraité demander des efforts à qui demandz aux efforts vous posez la question vous allez deviner la réponse nous c'est déjà des propositions qu'on porte déjà depuis depuis plusieurs sessions budgétaires il y a taxés les plus riches le retour de l'ISF il y a la question des exonérations donc il y a il y a des pistes que nous à gauche NFP a déjà a déjà proposé la ministre dit en plus voilà on est à prendre des propositions donc prenez nos propositions elles sont dans le programme du NFP elles sont sur la table merci beaucoup éise le bouch et d'ailleurs le nouveau front populaire donc les quatre groupes de gauche a invité la presse pour une conférence de presse pour vos contrepropositions sur le budget merci beaucoup on rejoint à présent Marco Pomier qui est dans la salle des quatre colonnes Marco on n' pas que parlé des retraites de quoi a-t-on parlé d'autres lors de cette séance et bien le gouvernement a largement été interpellé sur la crise agricole le député écologiste Benoît bitau a appelé le gouvernement à réorienter les politiques agricoles face je cite à une crise structurelle due au dérèglement climatique Annie jeunevar la ministre de l'Agriculture a rappelé la pleine mobilisation de son ministère autre sujet aborderé elle la Ve chè en Martinique 10 € le pack d'au a dénoncer la socialiste Béatrice B alors que l'île connaît un regain de tension avec des violences urbaines le gouvernement fait du retour au calme une priorité rappelant au passage qu'un travail de concertation est en cours cours sur les prix alimentaires la droite républicaine et le gouvernement qui ont fait le constat ensemble de la recrudescence des actes de délinquence des mineurs de plus en plus jeunes a dit ma bréjon la porte-parole du gouvernement qui a rappelé qu'une évolution de l'arsenal législatif était envisagé avec l'atténuation de l'excuse de minorité devant la justice et puis Marco autre actualité aujourd'hui à l'Assemblée vous nous en parliez avant cette séance de question au gouvernement il y a eu des votes des élection lors de commission pour remplacer les députés qui sont devenus ministres oui trois présidents Elsa ont été élus ce matin il s'agit d'abord et bien de Bruno fux du groupe démocrate à aux Affaires étrangères de l'insoumise Aurélie Trouvé aux affaires économiques mais aussi de Frédéric Valtou du groupe horizon aux affaires sociales merci beaucoup Marco Pomier les questions gouvernement continue au Sénat je vous retrouve mardi prochain sur la chaîne parlementaire très belle journée à tous [Musique] [Musique]

Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale - 09/10/2024 — Yaël Braun-Pivet · Pourquijevote