Nicolas Dupont-Aignan ne souhaite pas "un Frexit", mais veut "reconstruire une belle Europe"
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L'info politique à 8h30 sur France Info avec vous. Jean-Michel Apathy, bonjour. Bonjour Nicolas. Gilles Bornstein, Guy Bironbaum à vos côtés et votre invité, candidat à la présidentielle. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Jean-Michel Apathy.
Avant d'évoquer le Brexit tel qu'il a été évoqué hier par la première ministre britannique, nous voulions recueillir votre commentaire sur la gifle donnée hier par un jeune homme breton, puisqu'il s'est revendiqué comme tel. C'était à Kemper, une gifle donnée à Manuel Valls lors d'un de ses déplacements. Comment vous réagissez ?
Je condamne toute violence. On ne peut pas vivre dans un pays de violence et il y a un débat démocratique qui doit justement éviter la violence.
Et ce geste ne vous paraît pas acceptable dans le débat démocratique ? Je vous le dis. Nous nous sommes interrogés, Nicolas Dupont-Aignan, sur votre responsabilité dans ce type de geste. Ah, ça c'est ma faute ? Non, pas de votre faute. Vous avez tenu des propos étranges devant Jean-Jacques Bourdin sur BFM il y a quelques jours. Nous vous écoutons, Nicolas Dupont-Aignan. Les Français ne sont pas cons.
Beaucoup moins que leurs hommes politiques. Je peux vous l'assurer. Les Français sont moins cons que les hommes politiques. Oui. C'est-à-dire que les hommes politiques sont cons. Très cons. Ou alors très cyniques.
Voilà, quand on dit que les hommes politiques sont très cons, est-ce qu'on n'incite pas des gens, finalement, à dire aux gens, aux hommes politiques, que vous êtes très cons ?
Écoutez, ce qui est insupportable pour les Français aujourd'hui, c'est d'avoir été gouvernés, depuis plusieurs années, dans le mépris du peuple, avec des décisions graves pour le pays, qui appauvrisent les Français, qui pillent notre industrie. Et vous savez, nos concitoyens n'en peuvent plus. Simplement, nos concitoyens cherchent une voie alternative, sérieuse. Et c'est ce que je vais leur offrir à la présidentielle. Donc, ils n'en peuvent plus ? Ils n'en peuvent plus de la... du cynisme, oui. Donc, ils ont ce type de geste ? C'est ce que vous voulez dire ? Mais vous savez, il ne faut pas se moquer éternellement des Français.
Il ne faut pas agir pendant plusieurs années en épuisant le peuple, en prenant des mesures de régression sociale, comme a fait M. Valls, et puis après venir défendre la classe ouvrière. Il y a un moment où, quand on se moque trop des gens, ça pète. Bien évidemment, je condamne tous les gestes de violence, et par le vote. Vous savez, j'ai retrouvé une phrase d'Abraham Lincoln, magnifique, qui disait, « Le bulletin de vote est beaucoup plus utile qu'un... la balle d'un revolver. » Eh bien, les Français doivent utiliser leur bulletin de vote pour se débarrasser de cette classe politique incapable.
Vous rediriez ce matin, Nicolas Dupont-Aignan, que les hommes politiques sont très cons ?
Oui, parce que soit ils sont cyniques... Soit ils sont très cons. Soit ils sont très cons. Je ne sais pas ce qui est l'un ou l'autre, mais il y a un mélange des deux. Et on ne peut pas accepter de voir son pays couler. On ne peut pas accepter de voir le pays s'appauvrir ainsi, et ne pas prendre les mesures qui s'imposent. Je propose des mesures pour sauver mon pays. C'est le sens de la présidentielle. Et ce débat, cette présidentielle, est fondamentale. Car le grand danger, je vous le dis, Jean-Michel Apathy, je le dis aux Français, c'est d'en reprendre pour 5 ans. Alors, si les Français veulent en reprendre pour 5 ans avec M. Macron, M. Valls ou M.
Fillon, bon courage, moi je dis, c'est maintenant qu'il faut changer de cap, il y a urgence.
Si on suit votre raisonnement, les Français sont très hum, si jamais on en reprend pour 5 ans.
Non, les Français, vous allez voir, les Français vont se réveiller. Et tout l'enjeu, c'est de se réveiller dans le calme pour une belle politique.
J'ai le manche-pagne. J'ai noté que parmi les hommes et les femmes politiques dont vous ne vouliez pas, vous n'avez pas cité Marine Le Pen, mais on en reparlera après. Parlons du Brexit, les Anglais ont choisi par un bulletin de vote de sortir de l'Union. Theresa May hier a donné sa vision, une vision dure, strict contrôle aux frontières, pas d'accès au marché commun, au marché unique. Qu'est-ce que vous pensez de la position de la première ministre britannique ?
Eh bien, Mme May défend son peuple. Mme May a pris la mesure du danger migratoire qui est en train d'emporter les nations européennes. Et elle défend le peuple anglais. Et je regrette que nos dirigeants n'aient pas défendu le peuple français. Et je souhaite les défendre par un ensemble de mesures qui ne visent pas, en tout cas, moi, à l'anglaise, puisque je ne suis pas pour le Frexit. Je suis pour la dénonciation des traités européens, la suspension et la renégociation, j'insiste sur ce point, d'une Europe, des nations qui se protègent et qui, en même temps, coopèrent entre elles. Ce qui était l'Europe au début. Ce qu'on ne comprend pas, c'est qu'en fait, l'Europe a dérivé.
Il y avait une belle Europe des nations, de la réconciliation, de la paix. Il y avait des frontières. On a fait un marché commun. Il n'y avait pas trop de pays. On s'entendait bien. Ça marchait. Ça a été un formidable essor. Et puis, ça a dérapé quand on est arrivé vers une extension sans fin de pays aux salaires très différents. Et puis, l'ouverture des frontières qui a tout gâché. Je crois qu'on va revenir à une Europe utile.
C'était dans le trait de Drôme, je crois, l'ouverture des frontières. La libre circulation, c'est dans le trait de...
Schengen. Donc, c'est assez récent. Ce n'est pas dès le départ. Vous n'aviez pas la même monnaie. Vous n'aviez pas... Vous aviez des frontières et vous avez eu la réconciliation. Il faut bien comprendre. Il faut bien comprendre qu'il y a plusieurs Europes. Il y a l'Europe fédérale. Il y a l'Europe où on confie les pouvoirs à des gens non élus. Où les dirigeants ne comptent plus. Et puis, il y a une Europe qu'on peut reconstruire. Pourquoi on serait condamné à la mauvaise Europe ? C'est comme une copropriété, l'Europe. Vous pouvez avoir un mauvais syndic de copropriété. Il faut en changer.
On voulait vous faire entendre et on voulait proposer aussi à ceux qui nous regardent et nous écoutent cette réaction de Joseph Stiglitz, américain, prix Nobel d'économie, qui dit du Brexit art choisi par Theresa May ceci.
J'avoue que cette décision me surprend parce qu'il est évident que beaucoup de gens au Royaume-Uni ne voulaient vraiment pas du Brexit. Alors la sagesse politique aurait dû conduire à adoucir le Brexit. Ça me rappelle la méthode Trump qui a gagné avec 3 millions de voix de retard et qui fait comme s'il avait un mandat clair.
Est-ce que Theresa May ne va pas un peu trop loin ?
Il y a eu un référendum et je sais qu'en France, on est habitué à bafouer les référendums. Les Français avaient voté en 2005. Non, si on les avait écoutés à l'époque, c'est de là que j'ai quitté l'UMP. Si on les avait écoutés, si on avait reconstruit l'Europe sans le dumping social des travailleurs détachés, si on avait contrôlé nos migrations, si on avait bâti des coopérations, par exemple pour permettre à l'Afrique de se développer, pour inventer la lutte contre le cancer, avoir des moyens en commun, si on avait réorienté l'Europe, si on avait écouté les peuples, on n'en serait pas là. Donc, c'est l'élite, il s'étonne. Non, mais c'est extraordinaire.
Cette élite mondialisée qui dirige à la place des peuples s'étonne qu'un dirigeant suive son peuple et respecte la démocratie. C'est ahurissant. Même quand ces dirigeants ont avoué avoir menti sur leur promesse de campagne au lendemain du Brexit. Ils n'ont pas menti pour Maastricht en France sur l'euro.
Les Écossais ont voté majoritairement contre le Brexit. Le peuple britannique, il faudrait qu'on sorte de la Grande-Bretagne.
Moi, je ne suis pas chargé de faire l'examen de la Grande-Bretagne. Je dis qu'il est temps d'entendre la voix des peuples. Il est temps de gouverner en respectant les citoyens. Et on peut le faire de manière paisible. Et il y a une voie pour s'en sortir. On n'est pas condamné, notamment au Frexit. Donc, vous voyez, je ne suis pas pour imiter l'Angleterre. Je suis simplement pour qu'on reconstruise une belle Europe. C'est possible. Arrêtons de subir les événements.
Nicolas Dupont-Aignan revient dans un instant. Victor Maté pour l'Info, 8h40.
Quelles mesures de prévention face à la vague de froid ? Une réunion interministérielle débute dans les toutes prochaines minutes à l'Elysée, en Corse. La vigilance orange neige et verglas. Elle est levée, mais les transports scolaires sont toujours perturbés. La plupart des écoles fermées. Une étude que vous révèle ce matin France Info. Un Français sur quatre a déjà renoncé à un travail ou à une formation par manque de transport. Chez les jeunes, c'est même un sur deux. Wikileaks crie victoire après l'annonce de la libération de Chelsea Manning. L'ex-soldat américain devenu transsexuel vient d'être gracié par Barack Obama.
Manning, qui sera libre en mai, avait été condamné en 2013 à 35 ans de prison pour avoir fait fuiter 700 000 documents à Wikileaks. Un conservateur proche de Silvio Berlusconi à la tête du Parlement européen jusqu'en juin 2019, Antonio Tajani succède à Martin Schulz, qui préfère lui désormais se consacrer à la politique allemande. Eux peuvent se consacrer tranquillement à leur huitième de finale du mondial. Les joueurs de l'équipe de France de handball assurés de terminer premier de leur groupe. Victoire face à la Russie, 35 à 24.
France Info.
Nicolas Dupont-Agnan, candidat à la présidentielle, président de Debout la France, invité de France Info de l'émission politique. Gilles Bornstein, on parlait démocratie, on va parler démographie.
Oui Nicolas, les chiffres de la démographie ont été connus hier, 784 000 naissances, 14 000 de moins qu'en 2015, ce qui vous a amené à publier le tweet suivant qui nous a étonné. En 2016, les socialistes compensent la baisse de la natalité par l'invasion migratoire. Le changement de population, c'est maintenant. Qu'est-ce que vous voulez dire exactement ?
J'ai regardé les chiffres. Vous savez, j'avais une institutrice à l'école qui m'avait beaucoup marqué et qui me disait un problème bien posé est à moitié résolu. Et nous sommes, face au phénomène migratoire en France, dans un déni de réalité. La réalité, ces chiffres sont effrayants, c'est que pour la première fois, l'immigration légale, légalisée, je ne parle pas des clandestins, je ne parle pas des demandeurs d'asile qui se voient refuser l'asile et qui se sont rejetés, et qui ne sont pas expulsés, aboutit à 226 000 entrées légalisées sur le territoire.
Plus 4% par rapport à l'année d'avant.
Plus 30% en 10 ans. Et 226 000, alors que l'excédent naturel français est l'un des plus bas de ces dernières années, puisque nous sommes passés à 198 000 exactement, je finis. Cela veut dire que, d'un côté, comme on a réduit la politique familiale, comme on a réduit le pouvoir d'achat, ils ont réduit le pouvoir d'achat, comme ils ont accablé les français d'impôts, la natalité commence à baisser, et que de l'autre côté, les migrations prennent de l'ampleur.
Eh bien, moi, je vous le dis, je suis attaché à l'égalité des droits des français et des étrangers, quelles que soient leurs couleurs, leurs origines, mais je dis qu'il ne peut pas y avoir d'assimilation, c'est-à-dire d'égalité des droits, de modèle républicain, quand on n'est pas capable de maîtriser les entrées sur notre territoire. Je dis qu'on atteint la cote d'alerte, et tous les français qui vivent dans notre pays le constatent. Ça ne peut plus durer. Et je pense que si on veut garder notre modèle républicain, c'est-à-dire refuser les ghettos, refuser la société séparée, eh bien, nous devons absolument bloquer l'immigration, il n'y aura jamais d'immigration zéro, je ne le souhaite pas,
et renforcer la nathalité.
Quelques questions ? Oui, bien sûr. Question précise, pardon de revenir à votre tweet, le changement de population, c'est maintenant, c'est exactement une thèse que nous connaissons, qui s'appelle la thèse du grand remplacement, changement de population, grand remplacement, thèse qui est véhiculée notamment depuis 2010-2011 par Renaud Camus, et une thèse que Marine Le Pen, elle-même, a qualifié de complotiste. Vous vous inscrivez, vous, désormais, dans ce courant-là ? Je m'en fous complètement. Mais je suis content que vous en foutiez, mais je vous pose une question. Complètement.
Eh bien, moi, je vous dis... Donc, vous assumez le grand remplacement. J'assume ce que je dis. Je dis que si on continue à ne pas maîtriser les flux migratoires dans notre pays, si on continue, la population change, et surtout, l'assimilation républicaine ne se fait plus, par l'école, par l'emploi, par le destin commun. Je suis élu de banlieue, je sais de quoi je parle. Et les premières victimes, les premières victimes de ce système esclavagiste qui est en train d'être mis en place en Europe, ce sont les migrants qui viennent, qui sont perdus dans notre pays, et ce sont les populations défavorisées qui les accueillent.
Parce que ce qui est extraordinaire, c'est que les balsames favorables à l'immigration de masse vivent dans les beaux quartiers et ne voient jamais les étrangers qu'ils accueillent. Et moi, je suis élu de banlieue, et les premières victimes, ce sont les gamins français issus de l'immigration, qui n'ont pas de boulot, qui sont abandonnés par les autorités publiques, qui sont au chômage. Je veux un pays harmonieux, je veux un pays qui fonctionne, et je le dis, je ne veux pas de ce changement de population massif qui déstabilise la France.
226 000 titres de séjour délivrés en 2016. Combien de sorties en solde migratoire ? Est-ce que vous le connaissez ?
Ah, le solde migratoire, il faut demander... Ce n'est pas 226 000. Ce n'est pas 226 000, mais il y a aussi les entrées...
Parce que le chiffre, ce n'est pas 226 000 personnes de plus.
Attendez, qui rentre et qui sort ? Qui rentre et qui sort. Alors, en 2013... Ce sont les bacs plus 10 qui sortent, et ce sont les bacs moins 10 qui rentrent. Ce n'est pas vrai. Et on ne peut pas continuer comme ça. En 2013... Excusez-moi, je vais terminer.
Allez-y, je vous en prie, Jean-Michel Appetit. En 2013, le solde migratoire, en 2013, le dernier chiffre dont on dispose, était de 33 000 personnes. Oui, 2013. Vous voyez, de 220, on passe à... Non. Et puis, il y a un autre chiffre... Non, si je peux vous permettre... Et après, je vous laisse faire. Je vous en prie. Sur les 226 000 à titre de séjour, 70 000 ont été délivrés à des étudiants. Oui, mais des étudiants qui, la plupart, restent.
Et d'ailleurs, on prive les pays d'origine d'une main d'œuvre, de talent.
S'ils restent, ils ne partent pas, alors.
On prive une... Ce que vous disiez, il reste en France. Les pays plus dispersés. Parce qu'on prive toute une génération des pays d'origine. Mais je veux revenir sur vos chiffres. Il y a un autre chiffre qu'on ne dit pas. Sur les demandeurs d'asile. 85 000 demandeurs d'asile. 85 000. Il y en a 59 000 qui sont refusés. Mais il n'y en a que 12 000 qui sont expulsés. Et il y en a 47 000 qui restent sur notre sol. Et tous ces chiffres dont je vous parle, n'évoquent même pas les pays de l'Union Européenne. Des pays de l'Union Européenne où... Il n'y a pas de demandeurs d'asile de l'Union Européenne. Non, mais il y a une immigration. Il y a des Allemands qui demandent d'asile en France.
Une immigration roumain, bulgare. Et eux qui profitent d'aide sociale dès le troisième mois. Il faut quand même que les Français sachent que des bulgares... Ce ne sont pas des demandeurs d'asile. Ce ne sont pas des Français. Mais ce n'est pas de la demande d'asile.
Mais je ne parle pas des demandeurs d'asile. Mais si vous parlez des demandeurs d'asile à l'instant.
Je passais au chiffre de l'immigration. Ah bon, on n'a pas compris. Je vous dis qu'une société qui a eu un million de chômeurs de plus sous le quinquennat Hollande, si vous comptez toutes les catégories, un million de chômeurs de plus sous le quinquennat Sarkozy, deux millions de chômeurs en plus, qui en même temps a accueilli tous les ans la ville de Bordeaux, en légal, je ne parle pas des clandestins, c'est-à-dire en dix ans, deux millions d'étrangers. Non, non, non, vous parlez du sol de migratoire. Ce qui compte, c'est le sol. Non, bien sûr.
Il y a la ville de Bordeaux qui rentre, et il y a la ville de je ne sais pas où qui sort.
Sauf qu'il n'y a plus de statistiques depuis 2013. Du coup, il y a un petit village qui rentre. Et ce ne sont pas les mêmes qui rentrent et qui sortent. Je vous dis qu'on ne peut pas accueillir toujours plus d'étrangers, alors même que nous perdons toujours plus d'emplois. Que c'est la misère qui règne, que nous ne donnons pas de bonnes conditions d'accueil aux étrangers qui arrivent, et que nous paupérisons la population française ou étrangère régulière. Et je vous dis que si des hommes politiques raisonnables ne disent pas la vérité sur ce qui se passe, et bien le pays... La vérité, c'est plus 4%. Ce n'est pas une invasion. Vous dissimulez des phénomènes.
Non, mais nous, on ne dissimule rien du tout. Que connaissent tous les Français. Et je vous dis, moi en tout cas, je suis candidat à la présidentielle pour un projet politique, et mon projet politique est très simple. Je veux relocaliser un million d'emplois par des mesures incitatrices très fortes, et je veux limiter la pression migratoire, car je veux que mes concitoyens, qu'ils soient Français ou étrangers en situation régulière, vivent correctement et soient dans l'harmonie. Et je ne veux pas d'une société à l'américaine de ghettos séparés. Et je vous le dis très clairement, si on ne change pas de cap, nous allons dans le mur. J'ose le dire. Le droit d'asile, c'est sacré ?
Tous les commentaires. Le droit d'asile, qui est une tradition française, est-il y renoncé ? Non, mais le droit d'asile, il faut le réglementer, c'est-à-dire qu'il ne faut pas le détourner. Ça veut dire que j'estime que le droit d'asile doit être traité aux frontières, dans des centres de rétention, et que la personne qui veut le droit d'asile doit rester dans le centre de rétention, et si elle en sort, immédiatement, elle ne l'aura jamais. Je souhaite aussi qu'on expulse les délinquants étrangers qui ne sont pas expulsés. Nous sommes un des seuls pays au monde qui n'expulse pas des trafiquants de drogue, des délinquants étrangers. J'estime qu'ils n'ont pas à rester sur notre sol.
Est-ce que tout ce que je dis est extravagant ? Je ne le crois pas. Ça fait peu de monde,
les délinquants étrangers. Oh, beaucoup de monde. Allez voir dans les prisons françaises. Je me fiche des commentaires, enfin, pardon, on peut débattre de ces questions. Mais je me fiche des commentaires du style
c'est pas bien, etc. On ne vous a pas dit que ce n'est pas bien. Non, ce n'est pas bien. On voulait savoir
si la thèse du grand remplacement... Vous l'assumez. Vous l'assumez, visiblement, vous ne l'assumez pas. Je dis qu'on est en voie,
si on ne fait rien, on est en voie d'un remplacement de population qui n'est pas bon pour la population française, qu'elle soit française ou étrangère, et qui remet en cause notre modèle républicain. C'est un calcul ou c'est juste du laxisme ? C'est un mélange de calcul, mais il y a eu des écrits de la Commission européenne. Vous savez, en fait, les socialistes français, d'ailleurs M. Macron s'en est félicité à Berlin, veulent transformer la France en Allemagne. Donc ils reprennent le modèle allemand, qui est un modèle esclavagiste. On n'a plus d'enfants. Donc on fait venir... Le modèle allemand est un modèle esclavagiste.
Oui, on fait venir des étrangers dont certains se noient en Méditerranée. Moi, je suis le seul candidat à proposer un plan Marshall pour l'Afrique. Ça, ça devrait être une belle action européenne. On en parle dans une minute,
Nicolas Dupont-Aignan.
Mais attendez, c'est important. Non, non, mais on a les écrits. On en parle dans une minute. On revient, on revient. On faut traiter la cause des phénomènes migratoires. Oui, dans une minute.
Un mot sur l'Afrique, dans une minute après l'info. Victor Maté à 8h50.
Manuel Valls ne veut pas laisser passer un acte de violence. L'ancien Premier ministre va porter plainte. Le désormais candidat à la primaire de la gauche a reçu une gifle hier lors d'un déplacement en Bretagne à Lambal. Son auteur, un jeune de 18 ans, risque en théorie jusqu'à 3 ans de prison. La vigilance orange neige et berglas levée en Corse, mais les transports scolaires restent suspendus. La vague de froid en France au menu d'une réunion à l'Elysée en ce moment même, en présence de François Hollande et de Bernard Cazeneuve. Ils dénoncent des conditions de travail difficilement supportables.
11 médecins urgentistes de l'hôpital de Dreux, en Heure et Loire, claquent la porte une démission collective qui sera effective à partir du mois d'octobre. Au Nigeria, Médecins sans frontières dénoncent une attaque choquante et inacceptable. Au moins 52 personnes sont mortes dans un camp de déplacés du nord-est du pays. Elles ont été victimes de frappes aériennes menées par erreur par l'armée. L'Open de tennis d'Australie, qualification pour le troisième tour de Tsonga, élimination en revanche de Chardy du côté des favoris. Pas de soucis pour Federer, Wawrinka ou encore Nishikori.
Nicolas Dupont-Aignan, invité politique de France Info jusqu'à 9h. Vous vouliez terminer un manche en l'Afrique. Je voulais juste dire
que nous avons un défi géopolitique gigantesque. La population africaine va doubler dans les 30 ans. C'est le premier, plus important choc démographique de l'histoire. Un milliard d'habitants en plus. Et j'estime que ce n'est pas la question de 50 000, 200 000 en France, un million en Allemagne. C'est la question de la pauvreté de masse en Afrique.
Et j'ai un plan que j'ai développé avec tous ceux qui me soutiennent pour qu'au lieu d'aider les banques, comme fait la Banque Centrale Européenne, 1000 milliards cette année donnés aux banques privées, eh bien il y a une part de cet argent qui parte pour développer l'Afrique, fixer les populations, changer le mode de fonctionnement de l'agriculture. Si on ne fait pas ça, nous serons confrontés à un basculement géopolitique considérable. Donc j'en ai assez de cette vision à très court terme de la politique française. Oui, il faut fermer nos frontières, il faut cesser la pompe aspirante sociale, mais il faut aussi développer ce continent en y mettant les moyens.
Comme s'il n'y avait pas de développement de l'Afrique depuis des années.
Vous savez ce qui se passe en Afrique, en Somalie, vous savez ce qui se passe au Sahel ? Vous avez vu un milliard d'habitants en plus ? Vous croyez qu'on va pouvoir développer des accueillers en Afrique ? Quand ces habitants arrivent en France,
vous dites que ce n'est pas des pays en guerre. Alors il faudrait savoir. Vous avez vu ce qui se passe en Somalie ? Et quand ils demandent l'asile ensuite en venant en France,
vous dites qu'il ne faut pas leur donner ?
Ce que je dis, c'est qu'il y a un système marchand.
Antoine, Nicolas, vous dit qu'il y a une petite contradiction.
Non, parce que ce que je vous dis, c'est que les pays occidentaux, et notamment l'Europe, et notamment les entreprises, pour faire baisser d'ailleurs les salaires, font venir une main-d'oeuvre bon marché.
Non, mais les Somaliens, ils sont en guerre. On les accueille ou pas ? Non. Les réfugiés ? Mais il y a plein de pays entre la Somalie et la France. Quand ils demandent de l'asile.
Mais pourquoi la France accueillerait les 160 millions d'habitants de la Corne de l'Afrique ? Et loin les 160 millions, monsieur Dupont-Duron ? Vous disiez que vous étiez contre la remise en cause de l'asile. Alors il faudrait savoir si vous êtes pour ou si vous êtes contre. J'ai le droit d'être contre. On va répondre. Jean-Michel Apathy, Est-ce que vous croyez qu'on va régler en accueillant en France les 160 millions de la Corne de l'Afrique ? Et du Sahel ? Non, c'est pas la question. Alors, est-ce qu'il ne serait pas temps de s'occuper d'eux ? La question, c'est l'asile politique. Vous savez combien il y a de Syriens dans les demandes d'asile ? 3 562. 5% des demandes d'asile.
Comme avaient été fixées les règles au moment des négociations avec l'Europe. Attendez, je parle dans les demandes. On avait dit 3 000. Dans les demandes. Ça veut bien dire que ce n'est pas des demandeurs d'asile conformément aux demandes d'asile qui viennent. Qui sont les premiers, Nicolas Dupoignan ? Qui sont les premiers ? C'est le problème de l'Afrique. Et il faut traiter le problème de l'Afrique.
Alors, c'est très paradoxal. Ce que vous dites, quelle est la première demande d'asile ? C'est le Soudan. 5 868. Eh bien, vous ne pouvez pas dire en même temps qui sont les premiers. On vous dit, c'est l'Afrique. Eh bien, c'est pour ça que ce ne sont pas des demandeurs d'asile. Si, si. Ce sont les 5 premiers pays qui ont les demandes d'asile. C'est un peu la guerre. Soudan, guerre, demandeurs d'asile.
Ça veut dire, je prends votre argumentation, ça veut dire que tous les pays en guerre... Non, mais c'est extraordinaire. Tous les pays en guerre dans le monde, on doit accueillir toutes les populations des pays en guerre.
Non, c'est pas ça que ça veut dire. En fait, ça ne veut pas dire ça. C'est la question qu'on vous pose, c'est est-ce que vous vous remettrez en cause de l'asile politique ou pas ? Non. Mais l'asile politique, je veux... C'est là que vous avez une contradiction. C'est contradictoire.
Si je peux vous répondre. Bien sûr. Non, parce que l'asile politique, obéit à la Convention de Genève, pour des questions bien précises, il a été détourné. Et les personnes qui rentrent, qui demandent l'asile, ne sont plus expulsées une fois leur demande rejetée. Et je veux mettre fin à ces abus. Comme les abus de l'immigration familiale, comme les abus des chefs d'entreprise qui font venir de la main-d'oeuvre bon marché alors qu'il y a 6 millions de chômeurs dans notre pays. Ça suffit. D'accord. L'immigration familiale, c'est moins de 2%.
Vous avez évoqué... On va changer de sujet. Vous avez évoqué...
85 000 personnes.
Vous avez évoqué...
Venez vivre un peu en banlieue et vous verrez ce qui se passe. Qui vous dit que quelqu'un ici ne vit pas en banlieue, monsieur Dupoignan ? Ben, venez vivre dans un quartier difficile et vous verrez.
Bon, on ne vit jamais au bon endroit. On ne vit jamais où il y a. Personne ne vit jamais au bon endroit,
sauf vous. Eh bien, écoutez, venez vivre un peu en banlieue, vous verrez ce qui se passe. Mais oui, on ne sait pas ce que c'est pas en banlieue. On ne connaît pas du tout. Ben, j'ai l'impression que non. Ben, si. Je suis désolé d'avoir une mauvaise interprétation. C'est dommage.
Vous avez parlé d'Emmanuel Macron. Oui. C'était lundi soir à Kemper et on voulait vous faire écouter ceci, Nicolas Dupoignan.
Bonjour la Bretagne. Nous sommes plus de 2200 ce soir. Et malheureusement, plusieurs centaines de personnes sont restées dehors.
C'est un homme d'avenir, voilà, qui va nous permettre de sauter au moins une génération.
Je pense qu'il arrive à rallier beaucoup de jeunes. Comme on dit, mettre un copier dans la formule. Est-ce que vous convenez, peut-être pour le déplorer, peut-être pour le critiquer, d'un certain succès que rencontre aujourd'hui Emmanuel Macron ?
Je pense qu'il y a tromperie, qu'il y a un certain succès très alimenté par un système médiatique qui cherche un candidat de substitution aux socialistes finissants.
Vous pensez qu'on cherche
personnellement des gros intérêts financiers qui sont derrière. Et vous pouvez aller voir des meetings de Mélenchon, de Le Pen et d'autres. Même de Fillon. Et venez parfois dans certains de nos meetings. Vous verrez que je n'ai pas l'argent, moi, de louer des salles si grandes. Mais qu'il y a du monde.
Et les gens sont dupes ? 2500 personnes à qu'il y a. Mais c'est très bien.
Les gens sont dupes ? Mais libres. Mais attendez, c'est la démocratie. Les gens sont dupes ou quoi ? Je n'ai pas à juger les gens qui vont dans les meetings de mes adversaires. Comme je n'ai pas envie qu'on juge ceux qui viennent m'écouter et qui me soutiennent. C'est la démocratie. Je les respecte. En revanche, je dis que c'est une imposture, que M. Macron est l'homme qui a fait la politique économique de la France depuis 5 ans, qu'il est quelqu'un qui défend des idées qui me paraissent mauvaises pour le pays. Et je pense avoir encore le droit de le dire aux Français. Méfiance. Détrompez-vous. Macron, ce sera la société low cost. Le Suisse jeune. La CSG sur les retraités.
Toujours plus de délocalisation. Vous avez évoqué
les intérêts financiers. Quels sont les intérêts financiers des familles ?
Les intérêts financiers du milieu dont il vient, des banques. C'est le candidat des banques ? Oui, c'est le candidat des banques, de l'argent roi, et qui veut une France low cost. D'ailleurs, il a encore traité les gens du Nord d'alcooliques après avoir traité les Bretons d'illettrés.
C'est un mépris. Il ne les a pas traités d'alcooliques.
C'est un mépris pour les Français qui est insupportable. Il n'a pas dit ce sont des alcooliques. Il l'a dit. M. Macron découvre la France qu'il ne connaissait pas. Très bien. Il est libre de se présenter. Il met un peu d'heures dans le système. Tant mieux. Et puis, on aura un vrai débat. Moi, je veux un vrai débat sur les travailleurs détachés. Je veux un vrai débat sur la baisse des salaires qu'il a organisée. Je veux un vrai débat sur la baisse des pensions de retraite qu'il a organisée. D'ailleurs, il était membre de la commission Attali qui revendiquait ce qu'a fait Hollande. La désindexation des pensions de retraite, c'est lui.
C'est-à-dire le fait que nos retraités gagnent toujours moins. Donc, il y a les magazines et puis, il y a la réalité.
Merci, Nicolas Dupont-Agnan. Ce sera le mot de la fin d'avoir accepté l'invitation de France Info.
Merci, Jean-Michel Apatil.
Faux reviens.
Nicolas Dupont-Aignan