Accord Iran-États-Unis, G7... Patrice Geoffron et Jérôme Viala-Gaudefroy dans le 8h30 franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Jérôme Viergfroid et merci d'être avec nous sur France info. Vous êtes donc docteur en civilisation américaine, spécialiste des présidents et auteur du livre Les mots de Trump pos édition d'Allos. Je salue également Patrice Geoffron.
Bonjour à vous. Vous êtes donc économiste et spécialiste de l'énergie puisque vous dirigez le centre de géopolitique de l'énergie rattaché à l'université Paris-Duphine parce qu'il y a évidemment des conséquences économiques dans les sujets que que l'on va évoquer. On va parler euh des 80 ans de Donald Trump bien sûr, on va parler également du G7 qui commence demain à Évian.
Mais d'abord pour commencer la possibilité d'un accord ça y est entre États-Unis et Iran après 3 mois et demi de guerre. Je commence avec vous Jérôme Viala GF. Ça y est, on peut imaginer qu'il y a une entente entre américain et iranien d'une part sur le D3 d'Ormous, d'autre part peut-être sur des négociations sur le nucléaire.
Alors, il faut rester très très prudent parce que un des schémas de de Donald Trump, c'est que la le la réalité enfin le le narratif prime sur le réel. Donc pour l'instant, on a des récits. Il est très difficile de savoir le de savoir quel est le réel.
Finalement, on a de la côist quelque chose. Voilà, on sait qu'il y a quelque chose. Euh c'est compliqué dans les détail, d'autant que pour Donald Trump, le l'objectif c'est de vendre quelque chose qui est mieux que l'accord qui avait été négocié par Barack Obama puisque c'est toujours à cet accord à cet accord qu'il se réfère.
Donc il va falloir qu'il montre que il a gagné et notamment il aimerait arriver au G7 demain et avoir le jour de son anniversaire. Cet accord signé symboliquement pour lui c'est très important. J'ai cru comprendre que les Iraniens étaient pas forcément avaient pas forcément envie de lui donner ce cadeau.
Patrice Jaffron parmi les points d'achoppement dans cet accord, on sait qu'il y a la question stratégique du D3 d'Ormouse. Les Iraniens veulent maintenir une forme de taxe avec les États-Unis ne veulent pas en entendre parler. Est-ce qu'on peut imaginer une sorte de fiscalité plus ou moins légère à au bénéfice de l'Iran ou c'est absolument hors de question ? clairement une attente du côté iranien qui chiffre les dégâts chez eux au bamo à 300 milliards.
Et donc si bien compris, il y a une exigence en tout cas à court terme qui est de libérer des fonds qui avaient été bloqués qui n'est représentent qu'une toute petite partie à savoir environ 25 milliards. Et puis par ailleurs, l'autre difficulté, quel que soi finalement les termes de l'accord, c'est qu'en fait les Iraniens ont fait leur la démonstration de leur capacité à exercer une pression sur le D3 d'Ormous. C'était dans l'air depuis des décennies.
Ça ne s'était jamais manifesté. de façon aussi spectaculaire et on a vu que les moyens nécessaires à mettre en œuvre pour bloquer les trois dormous sont ridicules au regard de ce bateau des drones quelques petits bateaux des mines et puis assez rapidement et bien tout s'arrête parce que notamment les assureurs à Londres refusent d'assurer les d'assurer les car été signé on pourrait imaginer une réouverture immédiate dans les prochains jours où ça prend du temps alors qu'on va ce qui va être mis en œuvre c'est une réouverture alors prudente et progressive notamment parce qu'il va falloir déterminer assez clairement s'il reste ou non des mines, ce que personne ne peut dire de manière totalement affirmative à l'heure actuelle. Et puis par ailleurs et bien on d'après ce qu'on peut en savoir de l'ordre de 80 à peut-être une centaine de frappes très significative ont porté sur des infrastructures de transformation d'extraction de transformation de pétrole de gaz naturel liquéfié sur des usines de désalinisation d'eau.
Ce qui est un un problème un peu lointain d'où nous parlons mais qui localement évidemment a une incidence sur des data centers. Grosso modo, une fois que la poussière de la guerre sera retombée, évidemment, il y aura une phase de reconstruction, mais encore une fois, il y aura de toute évidence avant après. Et par rapport à votre question, moi dans l'état actuel les choses, je me garderai bien de dire qu'il n'y aura aucun prélèvement du côté du côté iranien comme terme de de la paix.
J'ai vu la GFR, on peut quand même pas imaginer que Donald Trump obtienne sur le D3 d'Ormous une solution moins bonne que celle qui prévalait avant la guerre. Si c'est tout à fait possible. Il pourrait en fait l'idée encore une fois c'est pour lui de transformer euh dans le récit.
Il est il est quand même très très loin du réel et de transformer ça en quelque chose de de gagnant là où il domine. On est dans une guerre asymétrique et c'est quelque chose que les États-Unis ont déjà subi plein plusieurs fois dans leur histoire. Euh Trump l'a pas n'a pas du tout mesuré ça.
Et là, il se retrouve face à au mur de la réalité. Mais face au mur de la réalité, il essaie de transformer ça en en récit victorieux. Et on va avoir d'ailleurs des récits des deux côtés, hein.
On risque d'avoir un récit victorieux des des deux côtés. C'est déjà un peu le cas côté Patrice Geoffron sur la question vous parliez de la la difficile réouverture du détormous que c'est pas gagné quand même. Est-ce que si on est le plus concret possible ce matin, je voyais le baril de pétrole ces derniers jours, il était à 86 dollars.
Est-ce que ça veut dire que là demain lundi et dans les prochains jours, si accord il y a ce prix va baisser ? Et est-ce que pour les les Français et d'ailleurs le reste du monde, le prix de l'essence va aussi baisser dans les prochains temps ou est-ce que ça va mettre là aussi du temps ? Alors le les marchés euh grosso modo ont déjà assez largement anticipé ce qui pourrait se concrétiser dans les jours prochains avec euh cet accord.
Euh on est quand même redescendu de 105 à 85 à peu près. Donc l'anticipation, elle est d'ors et déjà euh présente. Il faut pas espérer que ça descende sensiblement en dessous de ce niveau et en dessous de de 80 parce que de fait et à nouveau voilà des infrastructures ont été ont été endommagées parce qu'il va planer durablement une prime de risque sur la sur la zone et puis parce qu'à nouveau selon les termes de l'accord il est possible qu'il y ait voilà un prélèvement d'une manière ou d'une autre ou qu'il y ait en tout cas dans les termes de l'accord un avantage économique qui soit concédé à l'Iran.
Et puis le tout dernier élément, c'est que de toute façon quoi qu'il en soit, beaucoup d'efforts vont être mis en œuvre de telle manière à contourner le D3 et ça ça coûte cher. Et ça coûte de fait plus cher parce que les Émirals, l'Arabie Saoudite travaille déjà là-dessus, c'est ça. Oui.
Alors bon, ce sont des investissements qui vont prendre du temps à se réaliser, mais en tout cas, il n'est pas question évidemment du côté des pays qui sont enrés dans le D3 de rester dépendant à ce point. Vous évoquiez le réel et parmi le réel, il y a la géographie. Et la géographie, elle va pas être bouleversée du jour au lendemain.
C'est-à-dire que voilà, la capacité à interrompre du jour au lendemain, les flux du côté iranien va planer très durablement sur cette zone. Jérôme Viala Got 3, vous évoquiez la nécessité, l'impératif pour Donald Trump de décrocher cet accord. On parlait des des prix du gaz, des prix du pétrole.
Si il baisse grâce à la confiance des marchés, on peut imaginer que ça desserre un peu la pression de l'opinion publique sur Donald Trump. Oui. Alors, ça va être très compliqué quand même parce que là, l'inflation est quand même assez élevée.
Euh et déjà, il y avait le chiffre 4, 4, Ouais, c'est ça. Donc, c'est quand même très important. Euh et euh il va il y avait déjà une une logique inflationniste avant euh à cause notamment des problèmes des tarifs doués et cetera.
Donc ça va mettre beaucoup de temps et il n'est pas du tout sûr qu'il y ait un impact suffisamment rapide pour changer les choses au niveau des résultats des enfin des midterms qui vont avoir lieu en novembre. On en reparlera de ces élections américaines cruciales. Juste un mot peut-être sur le nucléaire parce que ça va être semble-t-il la deuxème partie de de l'accord à leur première partie qui va porter donc d'abord sur la réouverture desormous et ensuite négociation sur le nucléaire.
La promesse de Donald Trump, c'est de faire mieux qu'en 2015, vous le disiez. Ah mais c'est non seulement de faire mieux, mais c'était le le le motif principal et d'ailleurs, c'est ce pourquoi il est critiqué là de faire un accord par une partie des républicains comme Ted Cruise par exemple au Sénat. Donc effectivement, il a intérêt à avoir à un moment donné un accord sur le nez clair parce que c'est le cœur même de la motivation et du fait qu'il soit suivi par une partie de son électorat encore aujourd'hui quand même.
Patrice Jaffron, c'est dans ce contexte que s'ouvre le G7 avec cette question évidemment du D3 qui sera au cœur, on imagine des discussions. Qu'est-ce qu'on peut en attendre de ce sommet ? On peut en attendre peut-être un tout petit peu plus d'intérêt du côté du côté de Trump qui avait négligé le précédent au Canada de de mémoire.
Là, de fait, la caractéristique des pays qui sont présents, c'est un intérêt commun à ce que le pétrole et secondairement le gaz recircule dans cette dans cette zone. Ça sera la question principale des trois prochains jours de négociation. De fait, ça va planer sur évidemment sur ces discussions.
Alors, selon qu'un accord aura été aura été signé ou non, évidemment les conditions dans les dans lesquelles Trump pourra arriver et son récit risque de d'être un peu différent. Mais de fait, oui, cette question, elle va être absolument clé. Et justement, Jérôme la Gottefroid, Donald Trump dont l'anniversaire a fait que la date du G7 a été modifiée, un petit peu décalée, qui se retrouve invité à Versailles par Emmanuel Macron.
Bon, on a l'impression que l'idée quand même de s'éloigner de Donald Trump, mais pas trop quand même. Là, il est quand même Tous les regards sont tournés vers lui. Oui, bien sûr.
Il va vouloir alors dans ce genre de de d'événement, il aime bien montrer qu'il est qu'il domine. Euh, il adore les ce qui est bilatéral mais beaucoup moins ce qui est multilatéral. Euh d'ailleurs, il y a des réunions avec des pays et les États-Unis en en bilatéral.
Euh et il a aussi une petite euh il est pas très heureux du fait que les Européens ne l'ont pas soutenu quand il a demandé à être soutenu notamment par rapport à la guerre avec l'Iran. Euh mais effectivement, il y a des intérêts aussi. Donc il va falloir voir s'il arrive à mettre ses intérêts pour la suite euh de façon plus importante par rapport à à à la à ce qu'il peut ressentir lui parce que personnalisation qu'il va rester 3 jours parce que la dernière fois vous évoquiez Canada, il est parti avant la fin.
Il est parti avant la fin. Alors oui et c'est pour ça qu'il est invité d'ailleurs à Versailles parce queenir quelque c'est ça c'est une manière de le de le flatter. Il adore ce genre de d'événement dans des endroits qu'il qui mettent en avant et et surtout Versailles hein puisque ce que dit la presse ce matin quand on regarde les articles, la tonalité c'est on a l'impression que tout le monde s'attend un petit peu à ce qu'il y ait un coup d'éclat à un moment donné de Donald Trump pendant ce pendant ce G7.
C'est vraiment incontournable. Il y a forcément un moment où il va vouloir renverser la table. C'est c'est possible.
On a vraiment on assiste, on a une personnalisation de la politique très important aux États-Unis. Tout va dépendre d'un homme en fait malheureusement et il est capable si ça si ça se passe mal de s'énerver. Effectivement ça s'est déjà produit effectivement notamment au Canada où il est parti avant la fin parce qu'il ne voulait pas signer aucun accord.
Et donc c'est c'est un peu le le le gros problème et c'est ce qu'on attend. Et en plus il fait de la politique spectacle donc c'est sa stratégie. Donc il veut avoir l'attention qui soit vraiment focalisé sur lui.
Sur le fond, la question des droits de douane va-t-elle s'inviter aussi au cœur de ce de ce G7 ? On va vous poser la question juste après l'info en une minute. Patrice Geoffron d'abord c'est Marie Martycian.
Il est 9h mo au Moyen-Orient. L'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran sera-t-il signé aujourd'hui ? C'est en tout cas ce qu'affirme Donald Trump mais sans confirmation dean selon le premier ministre pakistanais. médiateur entre les deux parties.
Cet accord doit être finalisé dans les prochaines 24 heures puis signé électroniquement avant des discussions techniques la semaine prochaine. La Suisse vote aujourd'hui. Les Suisses sont appelés à se prononcer sur une initiative populaire anti-immigration.
Un texte qui propose de plafonner la population du pays à 10 millions d'habitants maximum. Le pays en compte actuellement 9 millions. Attention au Baï sur tout le littoral Aquittin.
Ce dimanche est encore classé journée à risque maximal pour ces courants maritimes qui peuvent entraîner rapidement les nageurs vers le large. En mai dernier, deux personnes sont mortes emportées par des baïes en Gironde. Et puis en rugby, la suite des barrages de Top 14.
Ce soir, La Rochelle défiera le stade français au stade Jean Boouin pour un ticket en demi-finale face à Montpellier. Hier soir en barrage, c'est le Racing 92 qui s'est qualifié en battant pot 33 à 31. France info le 830 France info Adrien Bec Camille Vigon Leat et nous sommes toujours avec ce double regard Jérôme Viala Gaute froid docteur en civilisation américaine et Patrice Jaffron économiste pour parler de l'actualité internationale à la veille de l'ouverture du G7.
Patrice Jaffron la question des droits de douane de Donald Trump risque-t-elle de revenir sur la table ? Un accord a finalement été trouvé avec l'Europe dans la douleur, on s'en souvient. Est-ce que la la guerre commerciale pourrait revenir s'installer au milieu de ces discussions ?
Oui, de de fait ce qui se passe depuis euh quelques mois maintenant dans le l'étroit d'Ormous a à ain et à occuper l'ensemble du terrain. Mais mais euh voilà, il faut qu'on se souvienne que la grande question qui avait été ouverte et qui avait fracturée à partir de 2025, c'était tout de même cette question des droits de dou, du côté américain est absolument clé parce que les déficits structurels ont une toute petite partie en compensation qui a la capacité à lever ce type de de taxe. Et on voit bien que du côté américain, il y a la volonté de ne pas en démordre en dépit des décisions, y compris de la Cour suprême, qui ont conduit à établir assez clairement que les conditions dans lesquelles ces droits de douanes avaient été mis sur pied, si je puis dire, n'étaient pas légal.
Et donc, il y a la volonté de rechercher une solution plus ou moins pérenne du côté américain. Alors, évidemment, ça contribue au bazar parce que il est très difficile et y compris pour nous européens de nous projeter dans un avenir plus ou moins stable. Là, la seule conviction qu'on peut avoir à l'heure actuelle, c'est que de toute façon, on ne reviendra pas en arrière, dire, on ne reviendra pas à une situation dans laquelle les droits de douanes n'étaient très marginaux de l'ordre de 2 3 %.
Il y avait relativement peu d'influence sur le sur les échanges de bien de part et d'autre de l'Atlantique. Donc de toute façon, il y aura un après. Cet après au minimum, il sera aux alentours de 10 % voire plus.
Mais il aura également une il y aura une petite incertitude et donc une prime de risque qui va continuer à prévaloir au-dessus parce que évidemment et ça a été dit suffisamment depuis le début de nos échanges, on est face à un partenaire qui est incertain et qui peut renverser la table ou avoir la tentation du jour au lendemain. Alors on le disait Jérôme Vier la GFro début du G7 décalé pour cause d'anniversaire de Donald Trump. Effectivement, Donald Trump, on en parle depuis ce matin sur France info, qui met en place une un grand barnom dans les jardins de la Maison Blanche, une un gal de MMA, les arts martiaux mixtes.
A-t-on déjà vu, et je parle, je m'adresse au spécialistes des présidents américains, a-ton déjà vu un président américain faire de son anniversaire un événement politique ? Alors, jamais à ce point-là. Il n'y a jamais eu de d'événement sportifs organisés sur la la pelouse de la de la maison.
Très belle pelouse par ailleurs. Très d'habitude très bien. Tout à fait.
D'ailleurs, c'est c'est une vraie controverse he parce que beaucoup de gens n'apprécient pas ce côté visuel aussi. Et en fait, ce qu'on voit, c'est que ce qui est très intéressant, c'est que ce n'est pas Trump qui va là dans à un événement sportif. C'est l'événement sportif qui vient à lui, qui vient à la Maison Blanche.
Et pourquoi pas n'importe quel événement sportif, mais quelque chose qui est lié au combat et qui est lié à la force physique la plus la plus rude en fait. et et ça et c'est et c'est aussi une manière pour lui de récupérer ses valeurs donc du du MMA, c'est-à-dire quelque chose qui soit assez violent et qui soit dans la soumission de l'adversaire. Et c'est vraiment un message qu'il envoie aussi, c'est voilà comment moi je j'envisage les relations et d'ailleurs il les la les relations politiques sont pour Donald Trump basé sur cette ce rapport de force.
Jérôme Bien GoPro, cette démonstration de force, elle arrive à un moment où Donald Trump a des points de faiblesse. Le New York Times racontait hier très bien comment Donald Trump dévise pour la première fois dans sa base électorale les cols bleu en bleu blanc en blanc euh populaires qui ont toujours normalement continué à soutenir Donald Trump surtout sur sur l'économie et cette fois c'est l'économie qui lui reproche notamment l'inflation. En quoi c'est un risque pour Donald Trump ?
C'est un risque parce que il décroche déjà depuis depuis un moment et c'est quelque chose qui compte qui est sur la la continuité depuis plusieurs mois. On voit notamment chez dans l'électorat hispanique qui a quand même beaucoup voté aussi Donald Trump. Donc il y a une tentative de redécoupage électoral mais cette ce redécoupage électoral est basé sur les résultats de 2024.
Donc il va falloir ça risque d'avoir vraiment un impact non seulement aux élections du Congress mais aux élections locales. Que dit vraiment Patrice Geoffron l'état de l'économie américaine ? C'est vrai qu'il y a cette inflation.
On parlait de ces 4 4,2 %. Il y a un certain nombre d'autres sujets que certains parlent de la surchauffe financière, certains parlent de la dette aussi. Est-ce que finalement l'homme qui promettait de rendre l'Amérique de nouveau abordable ne s'est-il pas n'est-il pas passé à côté ?
Euh bah, il y a deux deux types de signaux très contradictoires. Le premier, c'est sur les prix, ça a été dit. On a une inflation qui est au-delà de 4 % et puis très symboliquement l'engagement qui avait été pris c'était avec le notamment le drill baby drill et la domination énergétique.
Creuse creuse bébé creuse he c'est pour faire des forages de défondrer d'effondrer les prix énergétiques, de les diviser par deux et puis il prenait il se cherchait à se différencier ce faisant de Biden qui l'accusait d'avoir été le pire président depuis le paléolitique et notamment parce que le prix des œufs avait monté et de fait ce qu'on observe aux États-Unis et y compris en 2025 c'est que le prix du gaz le prix de l'électricité a monté mais au moment où nous parlons, le prix à la pompe a monté très fortement. Donc de ce point de vue, évidemment, c'est très très visible parce que euh ça y compris sa base électorale est fondée à lui demander mais euh nous sommes dominant, où est la promesse et les prix de VBC et tout à monter. Mais économie solide quand même.
Alors mais économie solide quand même et la bourse qui a monté et qui a vocation probablement a monté encore pour quelques temps et tout ça une incidence très très forte. C'est un point qui est extrêmement sensible dans le système américain parce que ça détermine les pensions de retraite ou les perspectives sur les pensions de retraite. Jérôme Vielago 3 quand Donald Trump répond à ses critiques en disant "Moi, j'aime l'inflation ou alors je ne me préoccupe pas de la situation économique des Américains, c'est de la provoque ou c'est la désinvolture ?" Oui, il faut écouter ce qu'il dit après parce qu'il dit aussi dès que dès que on va avoir signé la paix, ça va descendre et vous allez avoir la voilà la meilleure situation dont on peut rêver.
Euh donc ce n'est pas ce n'est pas important, c'est que temporaire. Euh alors euh juste pour pour un petit point sur le la bourse aussi, c'est que elle est aussi l'augmentation est beaucoup d au tech euh à la tech à l'intelligence artificielle et c'est pas quelque chose qui est toujours ressenti effectivement pour euh par le citoyen. Même si effectivement les les Américains même les citoyens américains sont très liés eux-mêmes au marché financier comme l'a expliqué Patrice Jaffron.
Merci à vous d'ailleurs Patrice économiste, vous dirigez le centre de géopolitique de l'énergie rattaché à l'université Paris Dauphine. Merci Jérôme Vifroid, docteur en civilisation américaine et spécialiste des présidents, auteur des mots de Trump séché d'allose. Merci aussi Camille Vigon le coat.
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