Bernard Cazeneuve : "La xénophobie et le racisme sont un comportement habituel" au RN
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Bonjour Agath. Bonjour. Et bonjour Bernard Casneu Bonjour. Bonjour Bernard Casneu. Question d'abord à à l'ancien ministre de l'intérieur après la diffusion hier par nos confrères du journal Midi Libre d'une vidéo dans laquelle on entend des policiers municipaux de Carcasson tenir des propos racistes, sexistes, complotistes et j'en passe celui qu'on entend le plus dans la vidéo et on va en parler est membre du Rassemblement national. à à sûr avoir procédé immédiatement à l'expulsion de ce militant. Encore une fois, on va en parler mais l'ancien ministre l'exclusion l'exclusion pardon l'exclusion euh l'ancien ministre de l'intérieur que vous êtes, j'imagine est choqué. Mais est-ce qu'il est surpris ? Non, je suis pas surpris
euh que dans un écosystème particulier qui est celui d'un parti euh dans lequel la xénophobie, le racisme sont une manière de comportement habituelle, des individus qui ont été formés dans cette organisation, qui ont été membres du service d'ordre puissent tenir ce type de propos. L'affaire révèle d'ailleurs que cela a été possible pendant visiblement de de longs mois sans qu'il y ait de réaction. L'écosystème c'est le Rassemblement national, c'est aussi la police. Est-ce qu'il y a un problème de racisme structurel dans la police ? Non, non, non. Remettons les choses à leur place. Cet individu est un individu qui a été, si je j'en crois les informations qui nous sont communiquées pendant très longtemps dans le service d'ord du Rassemblement national. C'est
là que visiblement il a été formé au maintien de l'ordre et cetera. Bon, donc il a été dans un écosystème. Cet écosystème engendre des comportements et des discours. Euh et c'est ce qui a conduit à ces dérapages et à l'abes propos. Donc pour vous, le problème c'est le parti, le Rassemblement national [raclement de gorge] qui n'est pas dédiabolisément préciser que le RN est aux manettes à Carcasson depuis le mois de mars seulement. Il a il y a ce sujet qui témoigne s'il en était besoin que tous les efforts que l'on fait pour essayer de ripoliner la façade d'une organisation racque xénophobe et d'extrême droite ne suffit pas à changer la nature profonde de cette organisation. Il y a un deuxième sujet qui [grognement] est celui de la police, des règles déontologiques qui doivent
présider au fonctionnement de la police et au comportement des policiers. Il n'y a pas de place dans la police pour des individus qui ont ce type de comportement, qu'il s'agisse de la police nationale ou de la police municipale. Et le rôle de tous ceux qui dirigent les forces de sécurité dans le pays, qu'il soient maire ou qu'il soi ministre de l'intérieur, c'est d'être de la plus grande sévérité à l'égard de ceux qui se laissent aller à ce type de comportement. Ils n'ont pas leur place dans la police nationale, ils n'ont pas leur place dans la police municipale et ils doivent être sortis de leur fonction dès lors que ces comportements sont établis, avérés et que les preuves de ce type de dérapage sont établies définitivement. L'actuel ministre de l'intérieur,
Laurent NZ, a ordonné le contrôle de la police municipale de Carcasson par l'inspection générale de l'administration. Vous dites "Ces policiers n'ont pas leur ces hommes n'ont pas leur place dans la police mais de fait ils sont là." Et euh France Info a interrogé des habitants de Carcasson sur leur relation avec la police là-bas et euh un habitant témoignait qu'avec la police nationale, ça se passait bien mais avec la police municipale ça se passait régulièrement très mal. Euh des tuto des injonctions, des injustices. Est-ce que euh là en l'occurrence, c'est un policier municipal qui a tenu ses propos. Est-ce qu'il y a une différence entre la police nationale et la police municipale peut-être de de moyens mis, de formation de Il doit d'abord y avoir des règles
communes à la police nationale, la police municipale. La raison pour laquelle d'ailleurs lorsque j'étais ministre de l'intérieur, j'avais souhaité qu'il y ait des conventions qui soient passées entre le ministère de l'intérieur et les maires ayant autorité sur la police municipale de sorte que les principes déontologiques qui doivent présider au fonctionnement des forces de l'ordre soient partagés par police municipales et police nationale. Deuxièmement, il n'y a pas de possibilité d'avoir une police nationale qui soit respectueuse des principes de la République si il n'y a pas suffisamment de policiers pour que leur mission soit exercée dans des conditions qui soient à la fois de proximité, d'efficacité et s'il n'y a pas non plus une police formée avec un niveau
d'exigence quant à la formation notamment dans son contenu déontologique qui permettent d'éviter ce type Ça n'a pas toujours été le cas. Vous savez que quand j'étais ministre de l'intérieur en 2015, j'étais obligé de recréer une direction euh d'administration centrale pour la formation de la police nationale qui avait été supprimée dans le cadre de la révision générale de politique publique parce que c une priorité pour moi de faire en sorte que la formation de la police nationale et aussi des polices municipales permettent d'avoir des policiers très scrupuleux quant au respect des politiologie et sans cet effort là en continu vous avez ce type de problème. Quand elle a quitté ses fonctions au mois de juin, la défenseur ancienne défenseure des droits maintenant Claidon avait regretté que
les gouvernements successif n'est pas pris à bras le corps les problèmes de discrimination dans la police et police et notamment de contrôle aux facièes. Est-ce que vous regrettez de ne pas vous être attaqué à ce problème quand vous étiez vous étiez premier flic de France entre 2014 et et d'abord ce que vous ce que vous dites n'est pas juste. Clairedon a raison de soulever ce problème. Elle a tort de dire qu'aucun gouvernement ne s'en est occupé. Euh vous prenez les débats à l'Assemblée nationale à l'époque où j'étais ministre de l'intérieur. Ce sujet est revenu constamment sur le métier et nous avons pris des dispositions qui étaient dispositions efficaces et dont j'espère qu'elles ont fait l'objet d'une généralisation depuis qui consistait à mettre en place dans la
police nationale des caméras piétons et qui devaient être déclenchées systématiquement en cas de relation entre la police et les administrés parce que cet instrument là était un instrument qui permettait d'établir immédiatement la traçabilité de la relation entre la police et les citoyens pour éviter éviter que ce type de comportement ne se produis, éviter des tensions dans la relation entre la police et les citoyens et faire en sorte si des insultes survenaient que on puisse immédiatement établir la responsabilité du policier, enclencher les inspections et prendre des sanctions. J'ai une position croavoir coupé comment ils croient avoir coupé leur caméra piéton dans cette vidéo et finalement en fait ils sont quand même donc c'est bien la preuve que le dispositif était utile et moi je suis
absolument convaincu que si nous avons des policiers en nombre suffisant pour permettre aux forces de sécurité de remplir leur mission dans condition si on est implacable sur la dimension déontologique de la formation troisièmement si on poursuit la politique de traçabilité de la relation entre la population et la police, notamment par la généralisation des caméras piétons. Alors, nous avons tous les instruments pour faire en sorte que la police républicaine puisse jouer son rôle. Je voudrais ajouter quand même un point parce que j'étais mise de l'intérieur pendant la période des attentats et j'ai donc été au contact des policiers tous les jours dans une période où ceci se trouvait très durement exposé pour des raisons qui nétaient au fait qu'ils exposaient leur
vie pour assurer la protection des Français notamment pendant les attentats. Quand vous avez participé à des opérations en les dirigeant comme l'entrée des policiers dans l'épicerie Perkécher pour sauver des vies ou que vous avez vu des policiers au péril de leur vie entrer dans le Bataclan pour mettre fin euh à l'attentat et à la prise d'otage, vous avez quand même conscience de ce qu'est le sens du sacrifice qu'ont les policiers et les gendarmes en France pour ass sur toute une profession, on l'a bien compris, c'est une profession particulière. les les policiers sont des fonctionnaires de l'État. Il y a une caractéristique dans le métier de policier, de gendarme, c'est qu'on expose sa vie pour sauver celle des autres. Et moi, j'ai un profond respect pour cet engagement.
J'ai un profond respect pour ceux qui exercent ces missions. Et je pense que c'est la raison pour laquelle on doit être implacable quant au respect des règles thérontologiques. Mais en temps, on doit pas participer de ce discours qui consiste à laisser à penser qu'il a une consubstantialité de la violence. pris votre propos Bernard Casneuve c'est le cas-ê du gouvernement en cette rentrée le budget 2027 dans un contexte où les caisses sont vide où les prix du carburant n'ont jamais été aussi haut et la classe politique est divisée. Beaucoup promettent déjà de censurer le gouvernement. Est-ce que la France, vous avez été ministre du budget, est-ce que la France peut se passer d'un budget aujourd'hui ? La France euh ne peut pas se passer d'un budget, elle peut se passer d'une censure. Voilà.
Donc c'est un appel que vous lancez à la gauche au Parti social. Nous sommes dans une situation promet déjà de nous sommes dans une situation politique particulière qui ne résulte pas des choix faits par les oppositions à l'actuel gouvernement. C'est le président de la République qui a décidé de procéder à la dissolution de l'Assemblée nationale et qui en en accomplissant ce ce geste, en prenant cette décision a créé les conditions d'une confusion politique qui fragilise considérablement le pays et l'empêche de prendre des décisions urgentes dont le pays a besoin pour maintenant qu'on est dans cette situation, vous dites les oppositions doivent prendre leur responsabilité. Ce que je dis, c'est que quand on est dans une situation euh de d'extrême tension politique, euh
d'émettatement des forces, de confusion et de possible chaos institutionnel, tous ceux qui sont préoccupés avant tout du sort du pays ne peuvent pas ajouter de la difficulté politique et la difficulté politique en créant les conditions d'une crise du régime. Nous sommes à quelques mois, ils sont irrésponsables nous sommes à quelques mois des élections présidentielles. Il y aura un débat. Ce débat permettra de trancher toute une série de questions. S'il y a une nouvelle majorité au lend de les élections présidentielles, elle pourra parent bien est-ce que vous par une loi finan [raclement de gorge] ? Non, mais je vais vous répondre à cette question. Je considère effectivement comme tout à fait irresponsable d'aller ajouter des difficultés politiques à des difficultés
institutionnelles et vous avez remarquer que depuis 2 ans que cette dissolution est intervenue, à chaque fois que la question de la censure s'est posée, j'ai toujours pris la même position. C'est ne censurez pas, n'ajoutez pas des difficultés aux difficultés, exprimez ce que sont vos choix politiques clairement par rapport à ce fait par le gouvernement mais ne prenez pas le risque de faire basculer le pays dans le chaos. Vous dites la situation est grave, il y a des problèmes budgétaires et des problèmes de pouvoir d'achat bien sûr euh pour les Français, notamment sur le prix de carburant qui sont au plus haut depuis euh le début du conflit au Moyen-Orient. Euh Michel Édouard Leclerc par exemple propose le plafonnement euh des prix des carburants. Donc on imagine
que ce serait au gouvernement de renier sur les taxes. Est-ce que il doit le faire d'après vous ? Bon, il y a deux types de propositions euh qui sont euh aujourd'hui sur le métier. Le blocage des prix qui consiste à bloquer les prix euh de des carburants que nous ne produissons pas et que nous importons. Donc nous ne sommes pas en situation euh de fournir la matière première pétrolière dont nous décidons de bloquer les prix. Par conséquent, nous prenons le risque avec cette position de créer les conditions d'une pénurie et d'une tension extraordinaire. Il n'y a pas de raison que ceux qui nous fournissent le pétrole continuent à le fournir si nous bloquons les prix. il a des euh réserves, on pourrait
puiser dans les réserves, mais compte tenu fait que la crise se prolonge à Hormous et que nous sommes maintenant depuis plusieurs mois dans une situation où les choses se dégradent, à un moment donné nous trouverons dans une situation où le blocage aboutira à la page d'ailleurs a été proposé au Venezuela qui avait du pétrole, ça abouti une pénurie considérable. Vous imaginez ce que ce serait dans un état qui n'en a pas. Donc le blocage des prix, je pense que c'est une mauvaise idée. Il y a une deuxè euh une deuxième série de solution qui consiste à baisser les taxes. Bon euh cette cette solution-là pose plusieurs types de problèmes. Euh premier problème c'est euh pas compatible avec le rat de l'Union européenne. Donc nous aurons des contentieux. Ces contentieux sont
extraordinairement coûteux. Deuxièmement, euh la baisse de ces taxes représente un coût pour le budget de l'État dans un contexte où nous avons un niveau de déficit et d'aide considérable qui est déraisonnable au regard de ce je termine le raisonnement. Troisièmement, euh ça il s'agit d'une ressource énergétique dont nous aurions grand intérêt euh à nous priver à terme puisque elle contribue très largement au réchauffement climatique. Je suis d'ailleurs surpris de voir que des responsables politiques qui sont très favorables à ce que et à juste titre à ce que nous nous affranchissions du pétrole soit prêt à baisser par Hollande qui propose de baisser la par mais il y a toute une série d'acteurs qui proposent qui sont très favorables à la transition
écologique comme je le suis mais qui sont prêts à baisser les taxes sur le carburant alors même qu'en faisant cela, on augmente l'addiction des citoyens à la consommation d'énergie carbonée. Donc ça ne fonctionne pas et par conséquent, il faut une autre solution. Quelle est l'autre solution qui peut être envisagée ? Ça consiste à faire en sorte pour les citoyens qui sont les plus modestes et qui ont un revenu fiscal de référence par unité de consommation d'à peu près 24000 €. C'est-à-dire les Français qui sont en difficulté, qui sont dans les zones dans lesquelles il y a pas de moyen de transport, de leur garantir que le carburant dès lors qu'il dépasse 2 € fera l'objet d'une aide spécifique et ciblée. Vous me direz comment financer cette aide spécifique et ciblée ? Et bien par une
taxe exceptionnelle sur les dividendes des actionnaires des compagnies pétrolières, qu'ell soi françaises ou étrangères. Ça c'est tout à fait possible, ça fonctionne et ça permet d'avoir un dispositif qui est financé, qui garantit aux Français qui ont vu le prix du gazoile et le prix de l'essence dépasser très nettement les 2 € de pouvoir être garanti pour qu'ils pourront continuer à utiliser leurs véhicules quand ils en ont besoin pour se rendre sur le lieu de travail. C'est d'autant plus c'est c'est une nouvelle aide ciblée 1 2 financé 3 qui permet d'avoir un carburant qu'il s'agisse du gasoil ou de l'essence pas supérieur à 2 € le litre et qui est ciblé sur les français qui en ont le plus bois et par ailleurs c'est financé ciblé en plus des aides pour les gros
rouleurs ou pour les secteurs les plus exposés. Vous avez parlé de François Hollande, il veut pas dire si oui ou non. Pour l'instant, il est officiellement candidat à la présidentielle. Et vous, on va vous poser la question dans un instant. Clan avec Bernard Casneu, ancien premier ministre, ancien ministre de l'intérieur. Bernard Casneu, vous avez écrit une lettre programme au français. Vous avez un parti, la convention, une équipe de campagne. Vous récoltez des fonds, vous êtes même en train de solliciter des parrainages pour pouvoir vous présenter à révélé TF1 hier. Vous allez nous dire si c'est vrai pour que l'on comprenne bien, vous êtes candidat à la présidentielle. Vous trouvez pas qu'il y a quand même beaucoup de candidats élection présidentielle ? Tous les jours, il y a
un candidat supplémentaire à l'élection présidentielle. Vous n'avez pas le sentiment que les Français regardent tout ça avec une considérable concernation et ce d'autant plus et qu'il voit bien que ce cirque auquel nous assistons et qui est concernant ne conduit qu'à un résultat. L'organisation de la confrontation entre les deux dégagismes, le rassemblement national. Alors pourquoi vous récoltez des parrainages ? Vous êtes candidat au moment où vous pensez que votre candidature peut contribuer à régler le problème que je viens d'évoquer. Si une candidature à un moment donné permet de créer les conditions du rassemblement le plus large possible des Français pour éviter le pire, il est de votre devoir de déclarer votre candidature et ce moment et ce moment et ce moment vient si vous
avez réussi par votre personnalité, par vos convictions, par la sincérité de votre démarche à rassembler le plus grand nombre possible de français. Vouloir cela n'est pas antinomique aussi également de l'esprit de responsabilité. Et l'esprit de responsabilité pour moi, ça consiste à ne pas ajouter de la confusion à la confusion, à ne pas donner le sentiment qu'on tire des bords tous les jours pour compliquer la tâche des uns et des autres dans une ambiance et une atmosphère de règlement de compte et d'essayer de créer les conditions d'une sagesse suffisante pour que le rassemblement puisse se faire dans des conditions de responsabilité. Qu'est-ce qui vous fait croire Bernard Casneu que vous n'êtes pas le seul he que vous pourriez être à un moment donné le seul à même de pouvoir
opérer ce rassemblement dont vous parlez ? C'est quoi ? C'est le syndrome du sauveur. Mais qui vous a dit que je pensais que j'étais le seul à pouvoir faire ça ? Vous dites si à un moment donné l'urgence est trop forte. Mais à un moment donné, dans la vie politique, une personnalité rencontre des circonstances et je pense que cette personnalité rencontre d'autant plus facilement ces circonstances qu'elle est sincère, totalement désintéressée, que le sens de la nation chez elle l'emporte sur le sens d'elle-même, que si elle elle est dans une démarche qui favorise avant tout le règlement des problèmes du pays plutôt que les manœuvres d'appareil, les petites opérations pour soi-même et si tout cela n'est pas réuni, il y a pas de
sauveur et il y a pas de recours. Donc moi, je suis dans une démarche sincère qui consiste à dire aux français, il y a des problèmes que nous devons régler. Ces problèmes pour les régler, nous n'y parviendrons pas si nous ne créons pas les conditions d'un large rassemblement. Et ce large rassemblement est d'autant plus nécessaire qu'on voit la difficulté des sujets, le courage qu'il faudra mettre sur le métier pour les régler et on ne fera pas ça sans une assise politique très large dans un contexte par ailleurs où les deux dégagismes où les deux dégagismes sont quand même extraordinairement puissants. Qu'est-ce que vous faites de la candidature de Raphaël Gluxman ? Vous vous dites que vous n'allez pas voter à la primaire du Parti socialiste. Vous n'allez pas participer et vous n'allez
pas voter non plus. Mais je je je vous rappelle quand même quelques éléments. J'ai quitté le Parti socialiste il y a 4 ans. J'ai quitté le Parti socialiste il y a 4 ans. Pourquoi ? parce que le Parti socialiste s'est allié avec la France insoumise et que l'alliance du Parti socialiste avec la France insoumise m'apparaissait comme relevant du faute moral majeur. Donc j'ai pris mes responsabilités et je vous rappelle que je les ai pris seul que je n'ai pas été suivi par les membres du Parti socialiste à l'époque qui pensaient que on allait gagner des congrès, qu'il fallait manœuvrer à l'intérieur de l'appareil, qu'on allait constituer une force et que la force ferait l'union. Le résultat de tout cela, c'est que nous sommes dans un climat de règlement de compte dans le
cadre d'une primaire qui est mortifère parce que elle conduit euh elle est mortifère pour la bonne simple raison qu'on le voit d'ailleurs à travers les déclarations des uns et des autres. Elle ne crée pas les conditions de l'unité. Elle crée au contraire les conditions de la division, de la confrontation. Les choses trapes sont partout. les déclarations euh fiéleuses des uns à l'égard des autres prospèrent pour les faire tous les jours. Et donc moi je ne veux pas participer de cela. J'ai j'ai il y a 4 ans pris une position extrêmement lucide sur ce cette ce qui est en train de devenir cette organisation compte tenu des choix qu'elle avait fait par du parti socialiste qui était ma famille et qui reste ma famille de cœur et je souffre considérablement du
spectacle donné pour tous ces électeurs et ces militants sincères qui sont encore investis dans la maison socialiste et qui y croient et je ne veux pas participer de cet abaissement. Si la primaire est la machine à perdre comment vous départagez les candidats Vous disiez je ne que je ne veux pas voter la primaire. Je vais quand même pas faire le constat que la primaire est une machine à diviser et une machine à perdre et par ailleurs dire je vais voter pour la primaire. C'est quand même paradoxal que de dire tout cela ne va pas et comme ça ne va pas je vais légitimer l'opération en y participant. Ou on a bien compris que vous n'y vous n'yz pas mais vous faites comment alors pour départager les candidats ? Bah il va y avoir cette primaire. On va voir ce que le résultat de cette primaire
donne. Il va y avoir un Rman est quand même plus proche de vos idées ou François Hollande qui n'est pas encore officiellement candidat mais qui ne cache pas qu'il a des ambitions. Mais c'est bien la raison pour laquelle euh je ne suis pas dans un jeu qui consiste alors qu'il faudrait rassembler tous ces acteurs et même au-delà compte tenu de la situation dans lequelle est le pays. Je ne vais pas me livrer à l'exercice auquel se livrent tous les autres qui consiste à faire son autopromotion tous les jours, à occuper tous les plateaux de télévision. François Hollande essaie de savonner la planche de Raphael Gman Bernard. Écoutez vous vous je vous laisse faire les commandements. Je suis pas journaliste, je suis pas là pour commenter en observateur ce que les uns et les
autres font. J'ai décidé de me tenir en dehors de tout ça pour ne pas participer de cette ambiance et pour ne pas avoir à donner dans cette machine à division. Vous ne voulez pas qu'alors que j'ai pris cette décision en sagesse, je me mette à faire votre travail en commentant une réalité que je déplore. Euh vous appeler à euh, dites-vous, une coalition des engagés, c'est comme ça que vous l'appelez. Euh et et vous dites qui rassemblerait la gauche qui veut gouverner, je vous cite, les Républicains du centre et les modérés. Concrètement, c'est qui ? Vous êtes un observateur de la vie politique française. Donc vous voyez bien quelle est la réalité. Aujourd'hui, nous sommes dans un contexte politique où la confrontation entre les deux dégagismes s'annonce. Elle s'annonce
pourquoi ? parce que nous sommes dans une situation de balcanisation. Nous sommes tous nous sommes tous nous sommes tous confrontés à un processus d'affaissement et de balcanisation du camp républicain. Quel que soit le candidat qui percera, qui sortira, il ne pourra pas parvenir à gagner l'élection face au Rassemblement national s'il ne crée pas les conditions d'un large rassemblement. Et ce et ce rassemblement ne pourra pas euh permettre de gouverner le pays si euh le président de la République qui sortira des urnes ne crée pas autour de lui les conditions de la Constitution comme cela se fait dans un certain nombre de démocraties européenne d'une grande coalition pour prendre les décisions qui peuvent être pris Luxman par exemple vous pourriez travailler avec Eddard Philippe mais
c'est un modéré c'est un républicain mais de mais nous devrons de toutes les façons tous ceux qui ont conscience de la gravité de la situation des comptes effondré un décrochage industriel possible une situation internationale extrêmement grave un système éducatif plombé nous avons des défis comparables à ce la gauche seule ne peut pas y arriver vous dites la même chose que François Hollande l'autre jour la gauche seule elle est obligée de rassembler personne ne peut y arriver seul dans le contexte dans lequel nous sommes confrontés nous sommes dans une situation très comparable à celle à laquelle le pays a été confronté à la fin de la 4e République. Si nous ne sommes pas capables de dégager dans le pays des forces adossées à des personnalités qui ont le sens de
l'abnégation, de l'intérêt général et sacrifice pour sortir le pays de l'extrême difficulté dans laquelle il il se trouve, tout s'effondrera. Et donc moi, j'appelle à ce rassemblement. L'heure n'est pas aux manœuvres d'appareil. L'heure n'est pas au moltisme de l'arrière boutique. L'heure, le moment est gol. Merci beaucoup. Merci à vous de nous avoir suivi dans le 830 France info et merci Agat.
Bernard Cazeneuve