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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 juillet 2019 84 min

Loi énergie-climat / Grève des urgences / 14 juillet (15/07/2019)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour à tous ravis de vous retrouver pour cette nouvelle édition de ses nains 372,6 les titres à leur tour des gilet jaune sur les champs elysées ils ont tué emmanuel macron en marge du défilé du 14 juillet avant des débordements sous l'arc de triomphe les forces de l'ordre ont aussi dû faire face à des incidents après la victoire de l'algérie en football au total 282 personnes ont été interpellées les réactions au sénat dans cette édition la loi énergie climat examiné en séance cette semaine le texte porté par un françois de rugy fragilisé prévoit d'atteindre la neutralité carbone d'ici à 2050 un nouveau concept plus concret pour aborder la réduction des émissions de gaz à effet de serre de quoi s'agit-il cet objectif est il réalisable à défaut d'être ambitieux je poserai la question à mes invités et c'est un documentaire inédit que public sénat vous propose ce soir à 19 heures les amoureux du luxembourg une immersion dans le célèbre jardin du palais de médicis une découverte de ce lieu mythique de la capitale à travers les témoignages de passionnés rencontré par notre journaliste jonathan du prix yeahs il viendra nous en parler sur ce plateau et je vous rappelle que vous pouvez réagir à cette édition sur twitter avec le hashtag ses mains 360 pour m'accompagner cet après midi pour les réactions des sénateurs à cette actualité on retrouvera alexandr poussard salle des conférences le multiplex s'est tout de suite [Musique] ce 14 juillet aura donc été marquée par le retour des échauffourées entre forces de l'ordre et gilet jaune sur les champs-elysées mais aussi avec les supporteurs algériens venus fêter la victoire de leur équipe de football la droite je cite dénonce des incident intolérable le rassemblement national demande la démission de christophe castaner le ministre de l'intérieur les autres réactions politiques avec jérôme bracq 10 la journée fut longue très longue et particulièrement animée sur l'avenue des champs elysées en ce 14 juillet pour le traditionnel défilé militaire les gilet jaune avait décidé de venir montrer leur mécontentement notamment au passage du chef de l'état [Applaudissements] [Musique] à la fin des cérémonies des affrontements ont eu lieu sur et aux abords de la plus célèbre avenue parisienne le ministère de l'intérieur annonçant alors 175 interpellations marine le pen a dénoncé la présence de black blocks et selon elle l'incompétence du ministre de l'intérieur christophe castaner alors que la droite réclamé des sanctions que des gens viennent manifester c'est tout à fait normal on est effectivement comme dit très bien monsieur rodriguez dans une démocratie mais la démocratie c'est pas le bordel la démocratie c'est quand vous faites une manifestation vous l'a fait ou fait un certain nombre de choses vous revendiquez en aucun cas ça vous donne le droit de devenir un émeutier et de casser après ce premier épisode la tension est retombée mais les forces de l'ordre sont restées en place dans la tente du match de la coupe d'afrique des nations algérie nigeria après la victoire des algériens des milliers de personnes sont en effet sortis pour célébrer cette qualification en finale et des nouveaux débordements ont eu lieu notamment sur les champs elysées à paris mais aussi à marseille ou à lyon le calme est peu à peu revenu tard dans la nuit christophe castaner en bilan de cette journée a tenu à remercier policiers gendarmes et sapeurs pompiers mobilisés et a annoncé un total de 282 interpellation pour cette journée du 14 juillet très animé les premières réactions avec vous alexandre poussard avec le sénateur socialiste du val d'oise racheter mal rachetée mal de nombreux débordements ont eu lieu hier pendant la journée du 14 juillet pendant le défilé du 14 juillet mais également pendant la célébration de la victoire de l'équipe de football d'algérie est ce que le gouvernement était à la hauteur au niveau de la sécurité d'abord il faut moi je condamne toute forme de violence que ce soit effectivement lors de manifestations lors de célébrations que soit le 14 juillet et après un match de football après le gouvernement a semblé pendant quelques minutes je crois une heure et demie autour du 14 juillet dépassé il a pu rétablir et moi je souhaite saluer aussi le travail des forces de police et de sécurité qui tout au long de l'année apporte une sécurité et puis encore hier voilà ce que je peux dire après il faut maintenant monsieur k sénat nous dise ce qui s'est réellement passé et ce qui est là comme donné que pensez-vous des sifflets qui ont eu lieu hier autour du défilé militaire qui est censé honorer les soldats qui risquent leur vie pour la france qu'en pensez vous alors c'est très complexe moi je souhaite pas et si j'avais été sur l'échangé je n'aurais pas souhaitée le précisent les bars dans le présent à public et je pense que c'est jamais bon moment où il ya l'union autour de nos forces de police de forces de sécurité qui vous comme vous le dites que ce soit à l'extérieur mais également la terre du pays nous protège et je pense qu'il faut avoir en tête après les sifflements n'était pas dirigée contre les forces armées c'était le rapport aux présentes lui mais c'est une autre question est-ce que vous condamnez tout simplement les débordements qui ont eu lieu qui ont eu lieu hier lors de la célébration de la victoire de l'équipe d'algérie comme je l' ai dit tout à l'heure enfin juste au début de l'interview moi je condamne toute forme de violence mais que ce soit hier comme dans d'autres célébrations qui a eu par le passé pour d'autres équipes et je regrette encore une fois c'est maintenant ce que je condamne je condamne ces violences et je dis aux vrais supporters ne pas se laisser embarquer avec d'autres j'en sais il faut tout ça mais je condamne également l'attitude dure à 120 sonnac depuis ce matin depuis hier soir d'ailleurs fait preuve d'un racisme j'allais dire ordinaire qui finalement montrent que le fn n'a pas changé même s'il est devenu le rassemblement national justement que leur répondez vous il estime que ces débordements sur le signe d'un échec de l'intégration à la française mais de quelle intégration par le tilt de personnes qui sont quittés sur le lierse et ce sont des français qui a un an tout juste puisque nous sommes aujourd'hui le 15 juillet avec le drapeau français pour célébrer la victoire de l'équipe de france voilà il ne soyons pas en train de rejeter les uns que les autres moi quand je vois effectivement il ya quelques années les portugais qui l'équipe locale avait gagné des gens dans la rue c'était pas un souci ils sont france et ils ont par leur origine un autre pays qui tiennent ce n'est que de football il faut rassembler et pas encore une fois fracturé comme le fait le rassemblement national d'accord donc selon vous il ne faut pas parler de communauté algérienne de france dans l'image aurait peut-être été ternie hier soir encore une fois je le redis il faut condamner tout acte de violence et moi je reste plutôt saine aussi de supporters qui ont soutenu comme moi je puisse porter une équipe de football c'est un soutien et pour autant je ne vais pas casser donc faut faire la différence entre les deux c'est justement que répondez vous à votre collègue stéphane ravier qui est un peu attaqué la sénatrice samia ghali sur les réseaux sociaux en se demandant si elle était sénatrice algérienne puisque elle supporte publiquement l'équipe d'algérie sur les réseaux sociaux miles c'est exactement cela je suis ravie elle fait preuve encore une fois d'agression et de racisme ordinaire ça mais ghali a le droit de soutenir n'importe quelle équipe moi par exemple quand je regardais le match de la finale de la coupe du monde féminine j'ai soutenu l'équipe d'ea des états unis voilà est-ce que pour autant s'en fait de moi un traite un nom sénateurs français la réponse est non et je dis aussi à nos sur allier puisqu'il a fait une déclaration ce matin sur bfm et quand il cite en exemple les italiens les arméniens ou l'espagnol je rappelle que les propos qu'il tient aujourd'hui contre ceux qui viennent d'algérie des descendants hadj et c'est exactement les propos de l'extrême droite d'hier sur les italiens ou autres qui à l'époque rappelez vous on disait en france les italiens de son hymne intégrables il y avait des pancartes à certains devant certains restaurants où c'était interdit aux chiens et aux italiens voyez comme quoi l'extrême droit d'hier ou d'aujourd'hui toujours la même pour autant les français deviennent de plus en plus français c'est une bonne chose très bien l'histoire se répète et d'ailleurs on entendra stéphane ravier ici même dans quelques minutes merci racheter mal d'avoir répondu à mes questions merci à vous alexandre alors la sécurité at-elle été dépassé en ce 14 juillet pour en parler ça versa ogec nous a rejoint sur ce plateau bonsoir saveria il ya un contraste entre ces images qui font désordre est bien défini les vrais que l'organisation surtout l'organisation du défilé hier du 14-juillet organisation impeccable il faut le dire contrasté avec les images quelques heures plus tard des images aux allures d'émeutes aux abords encore une fois des champs elysées au total on l'a dit 1 282 personnes interpellées parmi elles deux figures du mouvement des jeunes placés en garde-à-vue maxi nicole g en broderie guest pour organisation d'une manifestation illicite est aujourd'hui bien sûr une question revient lancinante christophe castaner est-il l'homme de la situation peut se poser des questions alors que visiblement la venue de ces casseurs étaient prévus depuis attendue depuis plusieurs jours pour ne citer qu'elle marine le pen qui déclare dans un tweet je la cite comment est ce possible que des voyous arrive à tout saccager le jour de notre fête nationale pourquoi cette incompétence chronique d'un ministre de l'intérieur en dessous de tout et incapable de gérer alors bien sûr j'allais dire elle est dans son rôle quasiment caricatural un d'opposants politiques mais néanmoins aujourd'hui la question se pose le ministre de l'intérieur est de nouveau sous pression at il bien d'anticiper les événements at il bien gérer les débordements déjà très ébranlé un par les violences a cage de décembre dernier le gouvernement avait à l'époque et bien complètement modifié sa doctrine de maintien de l'ordre exit le lourd dispositif dispositifs type fan zone qui avait conduit et bien à cette mise sous verrou des champs-elysées en décembre dernier mais sous verrous et finalement et bien sa cage de l'avenue et de ses commerces pour contrer un nouvelle doctrine dont on a fait des petites équipes de casseurs éparpillés dans les rues paris il fallait plusieurs activités plus de souplesse la préfecture de police s'est donc appuyé sur les sur la bâcler il briguait d'entrée anticriminalité et sur la berri la brigade de recherche et d'intervention ses méthodes il faut le dire aussi elles ont marché jusqu'à présent jusqu'à la journée d'hier où manifestement et bien les forces de l'ordre ont bien été débordés justement le sénat à travailler sur ces questions de doctrine du 25 langues ça derrière quelle est la position du sénat quelles sont les pistes justement évoqué et bien justement la droite sénatoriale elle vient tout juste d'en organiser un colloque sur cette question de la lutte contre les violences bruno retailleau et françois noël buffet des poids lourds de la droite sénatoriale de grands connaisseurs de cette question pense effectivement qu'il faut réformer et la doctrine et les pratiques un bruno retailleau d'ailleurs l'origine bien sûr de cette fameuse loi anti casseurs qui avait été votée cette année qui est d'ailleurs généré pas mal de remous au sein même de la majorité une des premières réflexions des sénateurs c'est que la france elle manque d'outils pour mieux appréhender les violences pad analyses scientifiques précises sur des phénomènes qui sont souvent diffus et divers ensuite il ya bien sûr la question des moyens faux souvenirs de cette phrase de jean jacques urvoas qui était à l'époque garde des sceaux et qui parlait d'une institution judiciaire en voie de clochardisation clochardisation et bien quand aux magistrats il déplore et bien une fièvre législatives dans une institution qui oui c'est un fait se paupérise rendez vous compte quatorze mille infractions sont désormais inscrite au code civil 14000 c'est un dédale kafkaïen pour des juges qui sont déjà écrasés étranglée par la masse des dossiers à traiter bruno retailleau il abonde en ce sens la politique doit revenir à des choses claires il est même tenté d'aller vers l'abstinence textuel ce sont ses mots le patron des républicains du sénat qui pense même que c'est sur ces questions de sécurité et de laïcité que se joue l'avenir de la france autant de pistes de réflexion delphine bien sûr pour l'exécutif qui on le voit reste assez embarrassé il faut le dire par les images des dernières 24 heures merci beaucoup ça n'a rien pour cette analyse est justement on continue les réactions avec vous alexandre tout ça avec le sénateur rassemblement national des bouches du rhône stéphane ravier stéphane ravier la journée et la soirée d'hier du 14 juillet ont été marquées par des débordements à la fois des gilet jaune la journée des supporters algériens le soir est ce que le ministère de l'intérieur est responsable avait coûté hier fête nationale 14 juillet ô combien symbolique alors les gilet jaune je sais pas trop d'accord sur 7 sur cette analyse c'est encore une fois les mouvements les groupuscules d'extrême gauche et anarchiste qui se sont infiltrés dans ce mouvement d gilet jaune et qui une fois de plus on fait preuve de violence envers les policiers mobilisés amérique d'oiseaux meurent guez il était là mais il n'a pas connaissance i n'ont manifesté aucune hostilité aucune violence je ne confonds pas les laits gilet jaune les vrais ces français qui sont gérés dans la difficulté sociale et qui tiennent à ce que le gouvernement s'y intéresse et ces groupuscules qui sont venus j'allais dire quelque part et des le gouvernement en dénaturant le le mouvement le ministre de l'intérieur est bien temps pour ce qui s'est passé cet après midi avec la violence d'extrême gauche que ce qui s'est passé dans la soirée avec les supporters les dix supporters algériens une fois de plus en dessous de tout alors vous avez réclamé ce matin l'interdiction du drapeau algérien pour une manifestation du type 2 2 hier soir interdire un drapeau étranger c'est quand même un signe assez fort est ce que c'est pas mettre de l'huile sur le feu écoutez moi je me suis basé sur ce qui s'était produit à l'occasion du quart de finale je vous rappelle qu'il ya quand même eu une vingtaine de policiers qui ont été blessés dont dix à marseille des magasins pillés une mère de famille a été renversée il ya perdu la vie son bébé a été gravement blessé donc il y à là manifestement des troubles à l'ordre public et 7 ce sont ces drapeaux algériens qui sont randy contribuer à ce qu'il y ait 7,7 cette excitation et 7 ces débordements ces troubles à l'ordre public c'est dans cette dans ce cadre là que je souhaite que les drapeaux soient soit interdite oui mais là on est on est dans un état de droit ce n'est pas la faute d'un drapeau s'il faut juste juger les individus fautifs s'il était jugé ce serait déjà pas mal effectivement il ya eu plus de 280 interpellation 240 mis en garde à vue ont tout cela comme d'habitude et bien accouchera d'une souris seront relâchés on considérera que ma foi d'avoir brûlé du mobilier urbain d'avoir caillassé la police ça fait partie des traditions festives d'aujourd'hui alors que c'est extrêmement grave moi je ne me fie pas ce qui a été annoncé je me fie à ce qui est con d'assu condamnation pendant qu'ils pourraient être prononcés or elles sont quasi inexistantes dérisoire et mais moi je souhaite prévenir voilà je souhaite prévenir ces débordements ça passe par des amours c est pour désamorcer pense que les drapeaux sont une véritable provocation pour certains voilà je pense à mes compatriotes pieds noirs et harkis qui ont dû vivre très mal cette soirée a dit hier alors vous avez on peut dire un peu attaquées votre collection être issam égalisent sur les réseaux sociaux en posant même la question est ce une sénatrice algérienne on n'a pas le droit d'avoir de l'amitié envers l'algérie bien sûr on a le droit d'avoir de l'amitié à condition qu'elle soit réciproque mais madame galy c'est elle qui a fait savoir il ya quelques semaines qu'elle était fln qu'elle était fière d'être flns que lorsque l'on est sénatrice de la république française l'emmener du banc de l'équipe d'algérie est en droit non mais c'est différent il ya quelques mois elle avait déclaré qu'elle était fière d'être et flaine de soutenir le fln algérien quand on est sénatrice de la république française est-ce que l'on droit de se prononcer de se sentir une appartenance à un parti étrangers donc je me pose la question voilà légitimement en tout cas elle a le droit de supporter algérie droit de supporter l'équipe d'algérie elle le fait avec ferveur comme un vraiment avec un enthousiasme qui lui et qui lui est propre mon jeu moi je supporte l'équipe de france très bien merci stéphane ravier d'un second jamais question voilà et puis alexandre benalla un an quasiment jour pour jour après bien la révélation de la sphère benalla l'ancien chargé de mission de l'elysée s'est exprimé longuement dans le nouvel économiste pour lui la justice je cite dire à la réalité des choses et si c'était à refaire nous dit il et bien je reste et je serais resté chez moi le premier mais c'est le dernier texte d'ampleur pour les sénateurs avant la trêve estivale le projet de loi énergie climat arrive demain en séance c'est donc le texte qui porté par un ministre de la transition écologique affaiblie par les révélations de mediapart est critiqué par le sénat pour son manque de stratégie et de vision alors en commission et bien les sénateurs ont apporté de nombreuses modifications que nous détaille à 2 aurélien romano le projet de loi énergie climat affiche des objectifs ambitieux à l'issue du vote à l'assemblée avant d'arriver au sénat dès 2022 fermeture des centrales à charbon dès 2035 diminution de la part du nucléaire à 50% et atteindre la neutralité carbone en 2050 ses objectifs de long terme ne sont pas assez concret pour la commission des affaires économiques du sénat qui a introduit des étapes intermédiaires notamment sur la production d'hydroélectricité sur l'éolien en mer ou encore sur le gaz sur le gaz pareil on a donné des objectifs et dans cette paix pe programmation on n'est même pas dans la trajectoire de l'objectif de 10% de de biogaz donc là encore je crains tu dans du réalisme il faut donner des ambitions des chiffres atteignable mais surtout donné ni limité de l'action autre apport du sénat chaque dispositif devra inclure un bilan carbone un outil indicatif qui devrait permettre de prendre mieux conscience du coût réel de chaque équipement énergétique s'est pas uniquement l'installation sur un territoire qui doit être prise en compte c'est aussi sa fabrication les conditions dans lesquelles cette cet outil permettant de produire de l'énergie renouvelable a été réalisée sur le nucléaire en revanche le sénat n'est pas allé plus loin que le gouvernement les sénateurs écologistes le regrette et attendre le débat en séance afin de proposer de nouveaux amendements ça ce sera une discussion en séance de voir si on a à des plafonds de production nucléaire plus précis pour forcer effectivement à cette réduction et pour que les 12 14 réacteurs annoncé comme devant fermer pour 2035 soit vraiment des fermetures obligatoire parce qu'on aura mis des plafonds de production nucléaire dans la loi les écologistes déplorent aussi un recul du sénat sur la lutte contre les logements énergivores appelé passoires thermiques en commission la sanction prévue contre les propriétaires et remplacée par une phase dite incitative une manière de repousser du travaux nécessaire neutralité carbone en 2050 diminution de la part du nucléaire fin des passoires thermiques le projet de loi énergie-climat il suffisamment ambitieux face à l'urgence climatique on en parle tout de suite dans notre premier débat j'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau christine delamare bonsoir bienvenue à vous vous êtes sénatrice et l'ère des hauts-de-seine également sur ce plateau on entend des choses j'ai accepté notre invitation sénateur écologiste de la loire atlantique vous êtes rattaché ici au groupe rds mireille sur le azul unique et également avec nous bonsoir professeur des universités vous êtes économiste de l'environnement à l'université paris 1 panthéon sorbonne et puis anne bringault bienvenue à vous vous êtes responsables de la transition énergétique au réseau action climat avant d'entrer dans le vif bien ce projet de loi et des débats petit tour des tables et première question pour vous ronan dantec françois de rugy une porte ce texte on le voit aujourd'hui fragilisée il peut encore défendre son projet de loi demain en séance au sénat oui moi je crois qu'il faut pas tout mélanger là on est sur un projet de loi très précises à ces techniques qui n'a pas d'ambition mais c'est pas la faute de françois de rugy ce projet de loi il est dans l'équipe de ferment à partir du moment où le gouvernement et c'est nicolas hulot qu'ils avaient actées un peu forcé et contraint avait décidé de repousser la date sur le passage à 50% de nucléaire pour qu'on puisse construire une programmation pluriel de l'énergie il fallait changer la loi donc le la fonction de ce projet de loi c'est d'abord d'acter la baisse de l'ambition sur la réduction de la part du nucléaire c'est ça ce projet de loi donc ça n'est pas lié à françois de rugy je crois qu'on aura un débat ces techniques notamment sur la question de la réhabilitation du logement ou là le projet de loi était peu ambitieux et encore moins ambitieux après le travail des sénateurs en commission confiant ce poste je moi je refuse de tout mélanger je passe sur certains de l'ambition du gouvernement sur la réhabilitation on l'a vu dans le débat à l'assemblée nationale je crois que ce gouvernement comme les précédents refuse de financer cette transition parce que la rénovation du parc de logements privés ça coûte cher ça c'est des décisions plutôt de bercy mais alors si on était pour pour essayer de répondre à votre question si on fait dans le dans le paradoxe moi si j'étais le premier ministre pour le conforter je donnerai plus de moyens et je renforcerai la loi dans le débat au sénat il peut encore porter ce texte je pense qu'il faut pas confondre deux sujets là on est sur un texte de loi on est sur des objectifs alors après on peut critiquer l'ambition de la loi effectivement comme l'a très bien dit ronan dantec c'est un texte complètement technique qui vient régler des problèmes très particulier le contentieux csp eux les contentieux à la fraude sur les certificats d'économie d'énergie et après il ya ce qu'a fait la personne françois de rugy à partir du moment où il occupait des fonctions aujourd'hui des enquêtes ont été diligentées d'une part par le premier ministre le secrétariat général du gouvernement d'autre part par l'assemblée nationale chacune rendra c'est les conclusions de ses travaux et ses enquêtes de manière indépendante aujourd'hui moi j'ai pas plus d'éléments que ce qu'on peut en lire dans la presse donc je ne souhaite pas me prononcer alors on va rentrer effectivement dans le vif de ce projet doit avec cette neutralité carbone anne bringault d'ailleurs de quoi s'agit-il quand on parle de neutralité carbone puisque on a longtemps parlé finalement de réduction des gaz la neutralité carbone en 2050 c'est un nouvel objectif qui a été amené par les rapports du giec ces scientifiques qui travaillent sur le climat et la neutralité carbone c'est le fait de baisser tellement nos émissions de gaz à effet de serre le co2 le méthane le protoxyde d azote qu'on valait compensée par des puits de carbone c'est-à-dire la photosynthèse et les forêts qui progresse la nature qui va absorber donc il faut réduire énormément les émissions de gaz à effet de serre pour qu'elle soit au même niveau que ce que la nature peut absorber c'est un objectif plus concret de parler de neutralité carbone selon vous au mirail agir le assouline c'est un objectif qui a peut-être une signification plus forte plus directement compréhensible il s'agit effectivement comme l'a dit madame de ne pas émettre plus que la nature sur le territoire français peut absorber c'est à dire que ce qui est très important c'est qu'il ne s'agit pas de compenser avec des crédits carbone qui serait acquis à l'étranger donc donc c'est vraiment un comportement qui est supposé être plus vertueux et ça amène normalement cela correspond à une réduction des émissions de gaz à effet de serre qui est plus forte que celle qui était jusqu'à présent donné comme objectif concrètement par exemple si pour lui un peu trop on peut planter des arbres pour compenser c'est ça l'idée on en vend tech oui mais on est en 2050 il va faire très très chaud moi je suis toujours un peu réservé sur les objectifs à 2050 c'est en trente ans je voudrais pas que des objectifs très ambitieux à 30 ans nous empêche de faire les efforts à très court terme puisque tout ce que disent aussi les scientifiques du giec c'est que ça se joue maintenant donc moi c'est les objectifs à 2030 à 2025 qui m'intéresse le plus d'ailleurs un certain nombre d amendements je proposerai renforce l'objectif sur le court terme moi je trouve que le poursuit beaucoup les négociations internationales sur le climat je me méfie effectivement un peu d'un basculement du débat sur des objectifs très ambitieux mais lointain et alors que ce qui est dramatique c'est que la france ces dernières années a vu ses émissions de gaz avait augmenté et est donc scellé signaux c'est parce que tous ces gaz émis aujourd'hui pour rester longtemps dans l'atmosphère donc tout ce qu'on gagne aujourd'hui c'est ça qui va nous permettre de stabiliser le petit bain donc c'est bien d'avoir cet objectif 2050 un peu comme une boussole mais c'est surtout les objectifs 2025-2030 donc la durée de l'appel programmation plus réelle d'énergie 50 + 5 ans qui sont les objectifs clés aujourd'hui sur du débat moi j'irais même plus loin fixer des objectifs c'est une bonne chose mais si on ne va pas plus loin que de fixer des objectifs on n'y arrivera pas ce qui se passe depuis déjà de nombreuses années c'est que régulièrement nous avons des lois qui fixe des objectifs très ambitieux ça s'est produit pour les déchets ça s'est produit pour la contribution carbone et puis ensuite on a d'autres lois qui reviennent sur ses objectifs alors soit pour les renforcer soit au ski et le ski et le cas sur la neutralité carbone soit au contraire pour repousser l'échéance 1 c'est le cas cette fois ci pour la part du nucléaire dans la production d'électricité et donc tous ces objectifs on nous ne sommes plus dans une économie planifiée vingt dossiers simone nous irons jamais été mais et est par conséquent ce n'est pas parce qu'on se fixe un objectif qu'on arrive qu'on arrive à l'atteindre il faut aussi mettre en place des instruments politiques économiques et de politique environnementale qui permettent d'atteindre ses objectifs c'est vrai que cette loi est là que tu ne comptera 10 son énorme à la fois on a des objectifs plus ambitieux mais à très long terme est à la fois on revient en arrière sur les moyens pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre alors que ces dernières années depuis 2015 on a explosé nos budgets carbone c'est à dire qu'on a dépassé largement les plafonds d'émissions de gaz à effet de serre qui était prévu par la france elle même dans l'accord de paris donc là c'est un nouveau coup de canif quand même dans cet accord de paris où on dit on est plus ambitieux on rajoute de l'urgence mais dans les moyens sur la rénovation des logements et bien finalement on recule ce qui était prévu voyez venir à cette question des passoires thermiques puisque les débats ont été animés à l'assemblée nationale les leçons sûrement aussi au sénat on sait que la droite sénatoriale justement à a finalement regretté le manque de vision de stratégie de la part du gouvernement c'est de la merde ce texte oui parce qu'effectivement comme on le dit depuis le début on a une succession de deux sujets qui viennent les uns derrière les autres qui sont là pour régler des problèmes du moment mais qui ne construisent pas un schéma d'ensemble et je partage complètement ce que disait madame on peut pas concevoir l'énergie comme une bulle unique ça doit s'accompagner d'une véritable réflexion sur la politique des transports sur la politique d'aménagement du territoire je me souviens avoir interrogé brune par son sur un problème qui est très spécifique aux villes on nous demande aujourd'hui enfin je venais l'exemple des hauts-de-seine département très dense plus de 9000 habitants au kilomètre carré les injonctions qu'on a c'est densifier davantage construisait dans les dents creuses surélevée et à côté de ça d'autres courriers d'autres injonctions de l'état nous demande de construire des îlots de fraîcheur là vous voyez bien que ces deux politiques sont pas conciliables l'une avec l'autre donc il va falloir qu'on arrive à construire un schéma d'ensemble qu'est ce qu'on fait de l'artificialisation des sols qu'est ce qu'on fait de la rurbanisation donc tout ça ça se veut dire quel schéma transports on pense comment est-ce qu'on conçoit aussi l'implantation de l'activité économique et tout ça apportera des réponses ou pas justement à notre mix énergétique si demain on a moins besoin de la voiture bain mécaniquement la place du pétrole dans notre mix diminuera d'autant donc voilà je pense qu'il faut qu'on arrive c'est compliqué hein c'est mais c'est ce qu'il faudrait faire si on voulait vraiment avoir une vision de long terme sur l'énergie j'ai bien entendu le rapporteur dire celle loi manque d'ambition ok mais après le passage au sénat l'on n'a pas plus si on reprend sans être long mais suppression par la commission des affaires économiques de l'obligation de reporter des acteurs financiers sur le risque climatique suppression des sanctions pour tous ceux qui devraient faire un bilan carbone qui ne le font pas la loi avait prévu des sanctions le sénat les a supprimés on a repoussé une bonne partie des obligations déjà très modeste mais sauf qu'à un moment on est dans cette contradiction clair qui est que la france ne baisse pas ses émissions de co2 qu'on n'est pas prêt à faire l'effort si ce n'est dans les grandes déclarations et dans le lot resort à 30 ans et là moi je suis vraiment désolé des prises de position de la commission des affaires économiques du sénat même si sur un point donc j'essaye toujours d'analyser de manière raisonnable ce qui s'est passé il ya peut-être un point presque historique dans la prise de position de la commission des affaires économiques qui a compté dans la loi l'éolien offshore avec le fameux objectifs que le premier ministre avait donné d'un mégawatt installé par parents à jigawa tragédie attardons ici christie's issue une fois plus bien sûr donc ça c'est un plus et le sénat historiquement était plus tôt le porte voix du lobby nucléaire à travers cet amendement c'est aussi de l'abandon du tout nucléaire par le sénat ça je crois qu'il faut le souligner avancé en effet on parlait des bilans carbone aujourd'hui on voit la difficulté pour les entreprises finalement est ce qu ont elles ont les moyens de comptabiliser justement de faire un bilan carbone peut-être une question pour vous elles ont les moyens aussi si elles prennent le problème à bras le corps il y a des quantités de méthodologie qui ont été élaborés qui sont disponibles qui sont qui sont praticables et qui peuvent être mises en oeuvre par des cabinets de conseil donc les entreprises peuvent peuvent le faire je sais que je certaines pardon pratique ce qu'on appelle le greenwashing ça ça existe encore on repas un peu tout sûr que ça existe même des gouvernements qui font du greenwashing donc c'est justement par plus de transparence sur ce bilan carbone est bien les incitations c'est une bonne chose sauf que les sanctions ce serait vraiment essentiel lorsque j'explique à mes étudiants qui lie à une obligation de bilan carbone il me demande aussitôt et quelles sont les sanctions pour les entreprises lorsque je leur dis qu'il n'y en a pas ou quasiment pas y avoir de lave qui fait cela parce qu'ils savent très bien ce que ça signifie lorsqu'il n'y a pas de sanction que il n'ya aucun véritable moyen d'obliger alors comment on fait justement donc avoir un état exemplaire parce qu'on peut aussi demander aux entreprises de faire un effort mais si l'état ne donne pas un cap clair et c'est ça ce manque de stratégie la neutralité carbone c'est pas juste un mot en 2050 c'est des changements profonds de tous nos modes de production et de consommation tout de suite on réduit de peu nos émissions de gaz à effet de serre depuis quelques années il va falloir multiplier en fait cette baisse par trois ou quatre ce sont des changements conséquents sur la mobilité jallow bâtiment sur l'industrie sur l'agriculture l'alimentation à une vitesse qu'on n'a jamais connu et ça l'état doit montrer ce cap et ils doivent mettre les moyens pour qu'on aille dans cette direction sinon les entreprises ne suivront pas alors si on s'intéresse maintenant ce qui se passe dans le bâtiment avec la question justement de ce qu'on appelle asseoir thermique il y avait déjà dans le programme de la présidentielle du candidat macro et bien cette question des logements trop énergivores ils devaient être interdits de location à compter de 2025 finalement ça se retrouve pas tellement dans le projet de loi est ce que là aussi on assiste à un recul christine lagarde en tout cas ceux là où j'étais content de ce que j'ai lu il ya peu de temps monsieur jadot qui parlait d'un plan marshall de la rénovation thermique et je me souviens avoir tenu ces mêmes propos sur ce plateau au moment d'une loi de finances quand on parlait justement des désabonnements qu'on a pu porter ensemble avec ronan dantec et là effectivement c'est ce qui fait je le dis toujours et je le redis encore ce soir la meilleure énergie c'est celle qu'on ne consomme pas et donc le bâtiment est là où on peut agir facilement et chacun peut voir ensuite les conséquences dans son bien-être quotidien quand on n'a plus besoin de mettre le chauffage à fond pour avoir une température d'ambiance agréable le problème c'est le retour sur investissement de ces deux rangs plus au remplacement de fenêtres de cette isolation des murs de la charpente ça coûte cher le ticket d'entrée est élevé et il faut consommer enfin moins consommer pendant de nombreuses années avant de pouvoir rentrer dans ses frais donc on comprend bien que les ménages les plus précaires qui sont souvent ceux qui habitent dans les logements les moins bien isolé n'est pas l'argent tous ne suis pas d'obligation de travaux quand bien même il ya des aides c'est pas suffisant en fait il est sur tous les dossiers à montesson compliqué donc je dis pas qu'il faut pas le faire mais il faut certainement le moment le faire différemment de manière à pouvoir aller plus vite un gringo l'enjeu c'est aussi les locataires parce que là on pense aux propriétaires c'est vrai que pour les propriétaires de passoires énergétiques il ya peut-être des difficultés pour certains même s'il ya des aides de l'anah il faudrait simplifier il faudrait massifier ses aides on espère que dans le projet de loi finances y aura pas de baisse des moyens pour la rénovation énergétique mais la question c'est les locataires qu'est ce qu'on fait pour ces personnes qui habitent des passoires énergétiques et qui n'ont pas le choix puisqu'ils n'ont pas failli travaux eux mêmes ils paient des factures exorbitantes pour à peine être chauffée des problèmes de santé qui vont avec il se prive de chauffage même parce qu'ils ne peuvent pas payer et c'est là où on peut engager vraiment des travaux que s'il ya une obligation même entreprise pour l'environnement qui a rich est pas un une association de ng sa assemble des grandes entreprises comme total edf angie ou d'autres ils disent on ne peut pas aller vers la neutralité carbone si on ne va pas vers une obligation de rénovation ça ne fonctionnera pas les incitations n'a essayé ça ne marche pas et pour la location des passoires énergétiques c'est préconise réellement cette obligation ce qui sera gagnant gagnant puisque pour le propriétaire et le locataire le propriétaire pourra augmenter légèrement un loyer et le locataire lui il va baisser ses charges de manière supérieure à la hausse du loyer donc c'est quelque chose de positif et les propriétaires-bailleurs délà des passoires énergétiques en a qu'une minorité 13% qui sont des ménages modestes la majorité sont des ménages plutôt aisés donc pour les ménages modestes évidemment renforcer les aides mais les autres ont les moyens et leurs biens va prendre de la valeur puisque alors en dentelle justement mais ça ne marche pas là je suis d'accord avec avec christine sur ce point mais elle n'est absolument pas suivi par la majorité sénatoriale le sénat sur cette question-là retrouvé son rôl conservateur de protection des possédants de ceux qui ont les biens et surtout pas de contraindre parce qu'ils ont supprimé toutes les contraintes qui était déjà très mauvaise non je pense que sur ce point là il est vraiment temps qu'on se mette autour de la table est ce qu'on peut reprocher au gouvernement françois de rugy ses prédécesseurs c'est de ne pas avoir réussi à construire le consensus sur une stratégie de réhabilitation des logements moi je crois qu'effectivement j'aurais cité le même rapport qu'un bringault ce rapport en 2050 porté par les grandes entreprises dit par exemple c'est au moment de la vente un des logements qu'il faut faire les travaux c'était une proposition intéressante mais évidemment ça veut dire derrière un accès automatique au crédit avec un crédit que la banque récupère au moment de la vente alors que beaucoup de propriétaires même qui veulent faire des travaux sont déjà des plafonds d'endettement ne trouve pas les financements donc il fallait vraiment remettre tout à plat la question que la question des certificats la question du certificat il ya une question extrêmement importante qui est aussi la certification de la qualité des travaux il ya aujourd'hui beaucoup de propriétaires qui considère que ce qu'on leur propose en travaux de rénovation ne marche pas je avec l'observatoire club médecins sont à regarder ce qui se fait ailleurs par exemple au canada ils ont beaucoup travaillé sur la certification des travaux réalisés ça c'est un point important tout tout ce travail de mise à plat et de stratégie partagée n'a pas été fait par le gouvernement avant cette avant cette loi est du coup bah on en resta et moi je te préserve et je défends les propriétaires privés et moi je râle parce que ça ne permettra pas d'atteindre les objectifs et bercy qui dit pendant ce temps là on met des crédits on les récupère en fin d'année puisqu'ils n'ont pas été utilisés donc on reste un petit peu denses dans ce débat très hypocrite et c'est encore une occasion ratée le problème c'est que d'occasions ratées en occasions ratées c'est le climat qui nous échapper c'est nos sociétés qui vont répondre à écouter ronan dantec on a une fonction que la france est très en retard cette question de la rénovation thermique des bâtiments ah oui elle est allée est extraordinairement en retard il y à des normes assez exigeante sur le sur la construction neuve mais en ce qui concerne la rénovation ça fait ça c'est au moins ça fait au moins dix ans que ce que c'est un problème majeur que les gouvernements les ministères successifs disent qu'il faut s'en emparer et finalement mais monsieur monsieur monsieur a dit absolument tout ce qui est tous tous qui tout ce qui doit être dit sur le sujet jusqu'à présent on imagine tout à fait bien des mesures qui pourraient fonctionner et elles ne sont pas prises la barre doit commencer ce débat alors la fois en parlant du cas particulier de françois du régime aussi sur la question de l'ambition de cet objectif de neutralité carbone réalisable ou pas on sait qu'il ya eu beaucoup de modifications en commission la droite sénatoriale pourrait voter ce texte aujourd'hui je pense qu'il faut quand même aussi attendre le débat parce qu'on a bien vu que ce texte même entre eux ce qui avait été voté en commission à l'assemblée nationale le texte qui est sorti de l'assemblée nationale il ya des jeunes beaux et puis les articles ont été supprimés alors qu'ils avaient été votés en commission nous je pense qu'on est à l'abri de de rien et après aujourd'hui enfin le texte qui tel qu'il a été construit par la commission et qui sera certainement voté par le sénat et il me semble-t-il à un texte qui du coup répondra aux attentes de la majorité sénatoriale qui sera certainement voter en l'état alors après j'entends bien que ne satisfera pas l'ensemble des des sénateurs après on partage le constat que de toute façon on est parti d'une feuille qui était quand même un peu vide donc c'est pas la loi énergie qu on attendait donc c'était un peu vite donc on la vide est un peu plus comme ça on est sûr que c'est vide je crois que le sénat le sénat est un peu une vitrine de la société française face au au défi climatique au programme mais bien sûr on procrastine de loi en loi on ne répond pas et peut-être qu'il faut redire quel est l'enjeu parce que certains vont même dire la france et 1 % des émissions mondiales de co2 c'est pas ça qui va sauver le climat pas du tout si la france ne tient pas ses objectifs elle ne peut pas entraîner les autres en europe d'ailleurs puis ailleurs dans le monde sur des objectifs ambitieux à la hauteur des enjeux mais je crois que il devient de plus en plus difficile quand même de désespérer autant la société française sur l'incapacité du politique à construire les consensus à construire les dynamiques économiques parce que c'est beaucoup de créations d'emplois derrière les flux financiers nécessaires par exemple sur la réhabilitation donc je crois qu'on finit par désespérer la société française sur notre capacité à nous politiques de répondre à un défi qui maintenant est partagé juste en france on a une situation très spéciale parce qu'on a peu de centrales à charbon donc les émissions de gaz à effet de serre c'est plutôt le la mobilité et le bâtiment et en a une occasion du coup de prendre des mesures en france qui pourrait être reprise par d'autres pays et d'être finalement un vrai leader pas seulement dans les coins on espère que c'est ce qui se passera merci merci à tous les cadres d'être venu sur ce plateau et dans ce contexte justement de questions autour des réductions de gaz à effet de serre la place du transport aérien et bien inquiète email s'il est parfois indispensable des zecs désenclavement par du territoire mais si on d'information du sénat planche sur ce sujet elle s'est d'ailleurs rendu à aurillac vous allez le voir la ligne aérienne reliant paris reste indispensable voire vital au tissu économique reportage alizée boissin avec adrien de voler pas facile de venir à aurillac la seule façon de s'y rendre rapidement depuis paris c'est en avion et c'était avec ce vol que la mission d'information sénatoriale a atterri dans le chef-lieu du cantal leur objectif évaluer l'importance des petites lignes aériennes pour les territoires enclavés pour la rapporteur de la mission aurillac en est l'exemple parfait sans lignes aériennes nous fermons le territoire parce que c'est tordre à cette heure en train de changement à peu près six à sept heures en route pareil avec voilà une heure et demie la première autoroute donc comment voulez-vous les entreprises pourraient pas rester les entreprises du territoire nous disent que sans la ligne aérienne elle sent bon pour le moment pas question de partir pour l'entreprise piganiol leader du parapluie de luxe français installé depuis 1884 à aurillac avec des clients qui viennent du monde entier la ligne aérienne est vital pour la pme sans la ligne ces personnes qui sont derrière moi mais on pourra pas continuer une partie de notre travail c'est industrie du luxe prenez soin du succès à paris les défilés la fashion week c'est paris si ces gens là peuvent pas venir dans la journée à aurillac viendront pas il y revient en plus chez moi ignorons chez des concurrents italiens par exemple les italiens ils ont dû ryanair ou du easy jet et ils vont dans la journée si moi j'ai pas cette saison je perd 30% des clients alors ils profitent de la visite des sénateurs pour les interpeller sur les problèmes de la ligne et notamment sur les prix exorbitants des billets champions négocier avec un gros client dit ben ouais mais les billets d'avion c'est pour vous moi pourquoi je les prendrais peuvent que votre concurrent à côté il fera le pape a pris la même chose bon alors des billets cher payé mais nécessaire la fréquentation de la ligne paris aurillac est en constante augmentation depuis cet été un troisième allers retours quotidiens a d'ailleurs vu le jour pour ces aménagements l'état et les collectivités ont dû mettre la main au portefeuille nous finançons une compagnie privée mais effectivement pour nous c'est un service public et de l'intérêt général et c'est dans le cadre de l'aménagement du territoire que nous demandons être encore plus soutenu bien que l'état fasse déjà des efforts pour pouvoir maintenir cette ligne qui coûte extrêmement cher pour des budgets de collectivités qui aujourd'hui sont extrêmement serrés en quatre ans la ligne a coûté 17 millions d'euros près de 7 millions sont financés par l'agglomération et le département dans le reste de l'actualité cette semaine élections sous tension demain à strasbourg le parlement européen doit se prononcer sur la candidature d'ours ou la havane diana la tête de la commission et ce vote est loin d'être une simple formalité pour la ministre allemande explications marie vraiment elle va devoir convaincre au minimum trois cent soixante quatorze députés le grand oral pour la candidate à la présidence de la commission européenne aura bien lieu demain devant le parlement ursula von der leyen a besoin de la majorité absolue pour valider sa candidature mais les atermoiements autour des nominations aux postes clés de l'union européenne ont laissé des traces maintenance une femme qui arrive dans un contexte qui n'est pas facile parce que ça a été très difficile pour le conseil européen de trouver ces dernières ne m'en les chefs d'état de gouvernement de trouver un candidat ça a mis beaucoup de temps et ce paquet qu'il propose est arrivé très tard dans le processus et nathalie l'oiseau votera pour elle mais au sein de son groupe les libéraux centristes de renault et du côté des socialistes nombreux sont ceux qui exige certaines conditions comme la garantie d'être intransigeante pour les pays qui violent l'état de droit les verts et la gauche de la gauche ont eux déjà annoncé qu'ils ne voteraient pas en faveur du recul et à van der leyen l'idée d'un président de la commission soutenue par les quatre principaux partis pro européens et donc déjà exclu mais la candidate allemand ne s'avoue pas vaincu et depuis quelques jours s'active en coulisses opération séduction je suis venu ici pour travailler avec le parlement et je suis sûr que nous allons travailler main dans la main en cas d'échec devant le parlement les chefs d'état de l'union européenne devraient présenter un nouveau candidat un scénario de crise inédit réponse demain et ont continué leur 1,5 fois lexandre poussins toujours depuis la salle des conférences du sénat avec le sénateur en marche de saint andré gattolin oui andré gattolin l'élection de bourse ou la van der leyen devant le parlement européen va être très compliqué est ce que finalement c'était la bonne candidate oui je crois que c'était la bonne candidate si on voulait retrouver un vrai équilibre franco-allemand puisque ces derniers mandats il n'y avait ni aux représentants dans ce qu'on appelle les top job de français ni d'allemand et puis on a décidé cette fois-ci de poser comme condition la parité c'est dire qu'une vraie représentation féminine donc avoir la première présidente de la commission européenne qui souhaite une femme est une très bonne chose et c'était aussi une forme de compromis d'arrangement pour que les deux grands pays qui reste malgré tout les leaders et les moteurs de l'europe la france et l'allemagne s'accordent et aucun déchet que de son élection demain est ce que l'europe tombe dans une impasse institutionnelle ou alors est-ce qu'il ya un plan b il ya toujours des plans b après il faut les négocier vous savez les gens souvent son juge les questions européennes compliquent et bien oui quand on fait un compromis à 27 pays voire même actuellement 28 parce que je rappelle que les britanniques sont toujours dans l'union européenne et que les eurodéputés britanniques prendront part au vote demain ce qui est un peu une anomalie mais en tous les cas ils pèseront dans la décision finale alors sous l'avant dans la vienne a été proposé au terme d'une négociation difficile entre les chefs d'état au pays européens après plusieurs nuits de négociations est ce que finalement le système des candidats des partis politiques du parlement européen qu'on appelle les chopines jeune candidate est ce que ce système n'était pas plus simple plus démocratique et refléter les élections européennes non je pense pas puisque c'est ce qui a été mis sur la table monsieur weber donc ppe allemand était arrivé en tête et personne n'en voulait c'est la vraie réalité c'est à dire que ça serait valable si cette élection était véritablement démocratique mais ses têtes de liste c'est speed jeunes candidates elles sont déterminées par quelques dizaines ou centaines de responsables politiques c'est un sens si nous aboutissons à la constitution de listes transnationales que ces gens là soient présentés dans les 27 ou 28 pays ça leur donnerait une crédibilité pour assurer les fonctions en l'occurrence c'était un compromis monsieur webber madame merkel n'était pas une fan absolu de monsieur webber lui étaient imposées par la droite là c'est soul de son pays et en tant que tel il n'était pas considéré comme très compétent pour être président de la commission parlons des eurodéputés français la république en marche qui sont temps menés par leur chef de file nathalie l'oiseau nathalie l'oiseau qui ne fait pas du tout l'unanimité au sein des libéraux européens est-ce que cela va vraiment affaiblir les eurodéputés la république en marche et si l'on peut voir pouvoir peser dans la politique européenne ben on pèse déjà pas je dirais que les négociations qui ont été menées la semaine passée de mains de maître par le président macron ont bien montré que la france était au coeur du système je rappelle aussi que nathalie l'oiseau n'est pas la présidente de la délégation de la république en marge de la liste renaissance mais c'est stéphane de ces journées qui est un homme politique avisé qui a beaucoup travaillé auprès du président de la république qui mène les choses après quant à nathalie oiseaux on ne doute pas de ses compétences européennes elle passe d'un monde où elle était dans la diplomatie un monde politique parfois elle manque peut-être de diplomation politique très bien merci beaucoup et andré gattolin d'avoir répondu à mes clients prix merci à vous a l'accent pour cette nouvelle réaction c'est demain que sera adopté définitivement le projet de loi santé après un ultime vote du sénat le 20 juin un accord a été trouvé entre députés et sénateurs sur ce texte notamment en matière de lutte contre les déserts médicaux le point avec fabien becker la loi santé parviendra-t-elle à mettre un terme aux déserts médicaux c'est en tout cas l'ambition du texte comme le souligné agnès buzyn lors de l'examen au sénat nous n'avons pas le choix il faut répondre à l'urgence dans des territoires qui se sentent abandonnés et anticiper le déclin démographique mesure phare la suppression du numerus clausus en fac de médecine elle signe la fin dès la rentrée 2020 de la redoute et paces ou première année commune aux études de santé ultra sélective celle ci conduisait trois quart des inscrits a échoué au concours en fin de première année objectif donc former à terme 20% de médecins en plus parmi les apports du sénat la mise à contribution des étudiants médecins en fin de troisième cycle autrement dit leurs dernières années ils effectueront un stage de six mois en dehors de l'hôpital en priorité dans les zones désertifiées il s'agit de mettre les étudiants en situation de temps médical au bénéfice de l'ensemble des populations le plus rapidement possible sage ambulatoire en autonomie superviser et en priorité sur les territoires sous dotées reste la question des finances pas de budget supplémentaire pour l'hôpital dans la réforme d'ânesse busin qui se contente de poser un cadre rendez vous donc au prochain projet de loi de finances de la sécurité sociale et nathalie continue économiste de la santé à l'université paris xiii est notre invité le face à face s'est tout de suite bonsoir nathalie comptines et merci d'avoir accepté notre invitation transformer et réorganiser le système de santé c'est l'intitulé du projet de loi défendu par agnès buzyn ce que ce double objectif nous semble atteint lors des transformations effectivement il y en a peut-être pas en profondeur immédiatement visible mais effectivement il ya un certain nombre de transformations ça a été dit dans le reportage des transformations contenu concernant les études médicales qui vont un petit peu évolué et puis aussi sur l'organisation des soins sur le territoire la création des assistants médicaux qui pose beaucoup de questions donc effectivement il ya des innovations est-ce que ça répond à toutes les questions sans doute pas et notamment au grand chantier de l'hôpital qui est en difficulté on va les unir la gros débat ici au sénat et notamment c'était et bien des principales point des principaux points bardon de ce texte était la question des déserts médicaux alors on a vu un camp commission mixte paritaire députés sénateurs ont finalement convenu que les étudiants en troisième année de troisième cycle et bien iront sur le terrain au moins six mois supervisé par un médecin on sait que les internes sont assez opposées à cette mesure est ce que vous vous êtes favorable est ce que c'est un bon on peut pas non plus demander tout aux internes les internes assume déjà énormément de travail dans les hôpitaux font des gardes de 24 heures n'ont pas toujours les repos de garde parce que la situation est tendue qui a pas forcément assez d'internautes médecins présents donc effectivement mettre des jeunes médecins dans les territoires c'est une très bonne idée est-ce que ce soit des internes qu'on doit encore une fois ça va leur donner envie de rester par la suite sans doute pour ça que les sénateurs sans doute pour certains mais c'est vrai que les internes sont quand même déjà extrêmement sollicités dans l'hôpital public et je vois pas comment l'hôpital public tournerait sans cet énorme apport des internes donc peut-être qu'il faut envisager aussi des compléments pour résoudre ces questions de deux déserts médicaux et d'organisation des soins sur la totalité du territoire toucher à la liberté d'installation des médecins c'est un vieux débat on sait qu'il ya eu justement des discussions âpres ici au sénat à la fois entre la commission des affaires sociales il ya beaucoup de médecins et la commission de l'aménagement du territoire qui militait pour des mesures coercitives le gouvernement et à la commission des affaires sociales du sénat n'ont pas voulu ça pourrait être la solution assez désarmés à ça serait sûrement une solution c'est évident alors après est ce que ce serait acceptée par les étudiants en médecine sans doute avec difficulté est ce que la carte doit pas être joués des départs ça existe pour certains profession les enseignants n'ont pas non plus le choix d'installation donc il faudrait que ça soit en amont extrêmement bien expliqué mais je crains pour les étudiants que ce soit sans doute une des solution vers laquelle il faudrait se tourner autre changement majeur pour les étudiants c'est la fin du numerus clausus alors là aussi c'est un gros changement on en parle depuis des années c'est même un serpent de mer comme on dit est ce que ça va permet d'avoir une meilleure présence médicale sur tout le territoire alors le problème n'est pas forcément le nombre de médecins formés même si un essai sans doute il faut l'accroître mais le problème c'est que les médecins se répartissent dans les zones géographiques concentré il ya beaucoup de médecins en région parisienne beaucoup de médecins dans le sud est de la france mais peu de médecins dans 93 ou dans des territoires reculés donc augmenter le nombre de médecins ça ne serait intéressant que si on était sûr que cette augmentation à yves verra les territoires qui en ont besoin orks et pas forcément le cas il faut pas non plus imaginer qu'on va former énormément plus de médecin parce que c'est le finalement la procédure de sélection qui va évoluer cercueil au moulin on en verra les effets aussi beaucoup plus tard d'abord on en verra les effets beaucoup plus tard le numéro ce que c'était déjà relâché depuis quelques années mais il faut évidemment le temps de formation de ces médecins qui est bien sûr extrêmement long et il y aura une sélection c'est à dire qu'au lieu d'avoir un nombre de médecins fixé par l'état c'est université par université localement que seront décidées le nombre de médecins alors là peut être effectivement qu'il faudrait augmenter le nombre de médecins formés dans les universités des territoires plutôt que en région parisienne dans le sud est de la france on sait qu'il ya déjà beaucoup de médecins c'est que l'accès aux semences est un thème qui a émergé pendant la crise des gilet jaune et pendant les doléances 1 à travers les grandes le grand débat est-ce que c'est suffisamment pris au sérieux a par ce texte oui je pense qu'il ya des efforts après sape les efforts pose des questions les hôpitaux de proximité pour nous on s'est pas très bien comment comment ça va être sympa à 6 ans vont être labellisées c'est ce que prévoit dans le public et dans le privé avec des missions qui seront pas nécessairement les mêmes certains pourront avoir des blocs chirurgicaux d'autres non certains des spécialistes d'autres non certains seront plutôt sur des soins palliatifs pour le moment c'est pas encore très clair mais est-ce qu'on va créer des grands dispensaires locaux finalement un petit peu revenir à ce qu'on avait avant les grands groupes en fusionnant la en supprimant aussi certains hôpitaux de proximité exactement donc c'est et puis celle de risque aussi c'est que les pratiques se spécialiser que les ces hôpitaux soit plus capable de gérer toutes les toutes les urgences tous les types d'urgence donc ça pose un certain nombre de questions il a été clair que ces hôpitaux ne feront pas d'obstétrique donc la question des maternités reste entière et concernant la chirurgie visiblement ça sera au cas par cas donc on sait pas très bien pour le moment c'est quand même très vague ce statut puisqu'il y aurait trois types d'hôpitaux de proximité mais dont les contours ne sont pas très bien délimitées ni les conditions comment un hôpital x à tel endroit sera décerné au puy type d'hôpital de bon pour le moment c'est assez concurrence entre les territoires on image il pourrait y avoir entre les hôpitaux donc c'est assez pour moi ne sais pas je ne sais pas peut-être c'est la coordination je pense que ce que ce texte ait said acté c'est la modification de la pratique médicale notamment en zone ras le médecin de famille n'existe plus et voilà les médecins la profession s'est largement féminisée les temps de travail les femmes ne veulent plus travailler autant que là et là effectivement on pense au salariat le des médecins on pense à ces communautés professionnelles des territoires donc là on est bien dans la prise en compte de l'évolution de la profession du médecin généraliste il me vient prise en compte dans se taire c'est en tout cas il ya une réflexion autour de ces questions là une réflexion autour de l'évolution du métier de médecin généraliste médecin de campagne voilà et l'homme puisque c'était quand même un homme l'homme dévoué faisant avec sa petite voiture des visites à domicile tout ce temps là semble relativement résolu et on s'oriente vers une autre pratique de la médecine générale dans les territoires que je me semble que ce texte semble essayer de l'intégrer alors est ce qu'il le fait parfaitement le texte était encore très flou il faut voir les mesures d'accompagnement on a commencé cet entretien par cette question transformation réorganisation du système de santé n'a pas vraiment de révolution 1 traverse et bien non il n'ya pas de révolution il ya sans doute une adaptation aux évolutions il ya la question des assistants médicaux qui seront financés finalement par la caisse d'assurance maladie donc à quelle hauteur comme en est encore beaucoup de questions qui se posent me semble-t-il autour de ce texte bien merci beaucoup à nathalie a continué d'être venu merci sur ses plateaux merci pour ce décryptage justement avec cette réforme qui va être adopté demain eh bien elle ne résout pas on va le voir la crise et d'urgence aucune réponse finalement au personnel hospitalier toujours en grève samedi la visite de la ministre des solidarités de la santé agnès buzyn aux urgences de la rochelle a été particulièrement mouvementée elle a d'ailleurs dû être exfiltré samia de sheer fatigués mais déterminé les grévistes de l'hôpital de la rocha l'attendait agnès buzyn de pied ferme vendredi ils ont suivi jusque dans les couloirs du service des urgences qu'elle venait visiter après deux heures de visite sous les cris des grévistes la ministre de la santé ait dû quitter l'hôpital par la porte de derrière j'ai choisi expressément de venir à la rochelle parce que c'est un service qui comporte beaucoup de professionnels en grève et du professeur des professionnels parfois effectivement qui donnent de la voix mais mon objectif c'était justement pouvoir leur parler jusqu'ici le dialogue n'a pas suffi à calmer le mouvement qui continue de s'étendre dans toute la france d'après le collectif inter urgence 205 services sont désormais en grève sur les 524 que compte le secteur public leur grève a démarré le 18 mars à l'hôpital parisien de saint-antoine suite à plusieurs agressions du personnel des urgences ils dénoncent des conditions de travail et de soins dangereuse dans des services saturés après trois mois de mobilisation agnès buzyn a débloqué à la mi juin 70 millions d'euros 15 millions pour faciliter les recrutements cet été dans les services en tension 55 millions pour financer une prime de risque de 100 euros par mois pour les 33 mille personnel des urgences des miettes répondre les grévistes ils réclament une augmentation de salaires de 300 euros par mois dix mille recrutement pour faire face au sous-effectif et l'ouverture de lits d'hôpitaux pour désengorger les urgences chaque semaine de nouveaux services se joignent à la grève alors comment sortir de la grève des urgences pourquoi les mesures annoncées par agnès buzyn sont elles jugées insuffisantes pourquoi la loi santé qui sera adopté demain me sont finalement rien à la contestation on en parle tout de suite dans notre débat et sur ce plateau j'ai le plaisir d'accueillir laure darcos bienvenue à vous êtes sénatrice et l'air de l'essonne jacquin également frédéric bizarre bonjour vous êtes président fondateur de l'institut santé et enseignant à l escp europe également avec nous thierry amouroux pour ma venue à vous vous êtes le porte parole le syndicat national des professionnels infirmiers puis patrick peloux bienvenue à vaujours vous êtes médecin urgentiste président de l'association des médecins urgentistes hospitaliers de france première qui sont pour vous justement puisqu'on voit qu'on n'arrive pas à sortir de cette grève comment expliquez vous ce mouvement d'ampleur qui est finalement assez rare assez inédit il est assez rare signe dit il ya quelques 200 services d'urgence qui sont dans la contestation aujourd'hui rodez nice vient de rentrer dans la grève c'est parce que vous avez un mouvement social de fonds en fait il ya quelque chose de très gilet jaune là dedans en fait dans ce combat social qui aident à coup part d'un collectif qui essaye de se sortir des sentiers battus par les commun des confédérations syndicales -excepté d'une agression c'est parti d'une vraie agression exactement avec des racines de la problématique des urgences qui sont vraiment très profonde vous venez de le dire la violence la charge de travail qui a considérablement augmenté on a on a doublé la fréquentation des urgences on ne sait plus faire le problème des lits d'aval qui est un poste même est vraiment un problème absolument majeur et le fait que j'ai ça je crois que par rapport à des principes qu'il y avait dans le système de santé notamment sur la permanence de soins sur le travail en commun etc tout ça ça un petit peu disparu et du coup tous les dysfonctionnements que ce soit médico psycho sociaux voulais retrouver au niveau des urgences de kia un ras-le-bol du personnel et ce qui est intéressant c'est que alors quelque part ce mouvement parce qu'on a proposé aux personnels de d'avoir le soutien et puis de que les médecins participent à ce mouvement ils ont pas voulu est ce qu'il faut comprendre parce qu'en fait il voulait vraiment qui est que que ça soit authentique de la part de revendications des personnels qui étaient vraiment très spécifique ils avaient peur en fait que si les médecins rentrer dans le mouvement les leurres leurs revendications soient noyés série on a vu un samedi à la rochelle ces images agnès buzyn à exfiltrer finalement ce n'est plus votre interlocutrice aujourd'hui disons que c'est un dialogue de sourds c'est à dire qu'il ya toute une communication là par rapport aux chiffres que vous donniez avant que l'on parle sur les 70 millions avec d'une part une enveloppe de 15 millions pour des créations de postes ça correspond à 350 postes pour 700 services d'urgence annie poste par services d'urgence.ces ce qui est ridicule ensuite par rapport aux primes par rapport à ce qui est annoncé en fait il n'ya qu'une augmentation de 20 euros bruts sur une prime qui va passer à 100 euros net point barre donc c'est loin des attentes des professionnels et s'il ya ce mouvement c'est qu'il faut bien comprendre que en vingt ans on a fermé la moitié des maternités on a fermé 95 services d'urgence or les besoins de santé de la population augmente et il ya huit millions d'habitants de plus qu'il y a 20 ans il ya un développement des maladies chroniques et un vieillissement donc les besoins augmentent on est en réduit l'offre donc nous ce qui se passe c'est une augmentation de l'agressivité aux urgences ben pourquoi même parce que là où il y avait trois petits services où il y avait trois heures d'attentes maintenant il ya un gros service où il ya pour ce qui ne relève pas d'une urgence vitale 8 10 12 heures d'attentes donc forcément un certain nombre de personnes sont raisonnables mais certains pètent un câble parce qu'ils ont mal ils ont ils voient d'autres gens qui sont plus urgents et qui passe devant donc ça augmente l'agressivité et aujourd'hui il ya plus de 10000 agression parents d'infirmières soit 30 par jour quoi donc voilà il ya un moment où vient oui il ya un ras-le-bol c'est à dire que on a des décideurs qui gère des tableaux économique où chaque année on retire de l'argent à l'hôpital il ya huit milliards 4 mais oui on n'a plus le temps de faire ce pour quoi on a été formé on se retrouve technicienne spécialisée dans une usine à soins alors que nous on veut être infirmière à l'hôpital et ça c'est possible il ya une perte de sens du travail les blizzard le diagnostic d'agnès b dans ce n'est plus le bon n'est pas le mot sur la situation des urgences d'abord je reconnais ce besoin elle n'est pas plus responsable que les autres ministres avant elle de la situation qui est une situation comme celle qui vient d'être dit mais c'est sûr qu'il vaut mieux comprendre la crise pour avoir une chance de la deûle à solutionner vous avez un hôpital public qui souffre depuis des années quand j'ai qui souffre c'est que vous avez un personnel médical qui est plutôt en souffrance mais au-delà de ça il ya il ya une perte d'attractivité de l'hôpital public comme on le voit il ya une perte d'attractivité de l'exercice libéral et comme une perte d'attractivité des ehpad donc la crise elle est systémique en fait la crise des urgences selon moi c'est un marqueur avancé de l'état réel du système et qui et quel gâchis quel gâchis parce que là on se rappelle qu on a une médecine d'urgence clic et de réputation mondiale en a parmi eux comme on a une ressource humaines en santé qui est de réputation mondiale où manquent pas de ressources technologiques on n'a jamais eu autant d'innovations et si je regarde l'ensemble des dépenses la france fait partie des pays qui kick dépenses augmentent de 3 milliards le budget d'assurance matic mais manifestement il ya un problème d'allocation des ressources nommé des dépenses globales ça on a toujours serait lassé 11.22 pib bien sûr qu'on peut dépenser plus mignonne très mauvaise allocation des ressources moi je pense que le problème principal il faut régler le problème de court terme il faut quand même buzeins entende les revendications mêlant terre fier non mais de court terme d'abord pour sortir de cette impasse là mais une fois qu'on aura donné les moyens et rassurer peut-être le personnel soignant qu'on n'aura pas réglé grand chose sur le moyen terme parce que justement on a non mais là c'était bien mais c'est une erreur d'ailleurs mon avis d'avoir comme ça a lancé trop tôt la chaîne juste un point le sait qu'il n'ya pas de hasard à ce qui se passe là reste à dire qu'on a à peu près abîmé l'hôpital public notamment avec la loi hpst qui a dit une seule tête qui dépasse et et ensuite on a abîmé l'exercice libéral avec la loi touraine donc on se retrouve avec un système profondément désorganisé alors on sait qu'il n'ya jamais disait le projet passante et qui sera adopté définitivement après l'ultime vote du sénat demain je vous propose d'écouter justement un échange c'était lors des questions d'actualité au gouvernement le 11 juin dernier je vous ferai réagir juste après laure darcos la souffrance des personnels dans les urgences est une réalité les difficultés de travail sont anciennes se sont aggravées le constat est clair il y a deux fois plus de passages aux urgences on est passé de 10 millions de passages dans les années enfin des années 90 à 20 millions de passages aux urgences par an et les services n'ont pas été dimensionnée pour cela les conditions de travail se sont aggravées j'ai souhaité dès cette année encourager les professionnels leur donner un signal en redonnant du souffle à l'hôpital notamment en dégelant en une fois les crédits gelé en 2018 soit 415 millions d'euros fin décembre 2018 j'ai rajouté 300 millions d'euros non utilisés en 2018 que j'ai real ou et aux hôpitaux en mars 2019 et j'ai augmenté pour la première fois depuis dix ans les tarifs hospitaliers non parce que les gens payent n'est ce que la sécurité sociale rembourse aux hôpitaux pour leur activité c'est pour leur montrer que je suis à leurs côtés en attendant la réorganisation du système de santé en temps à la ministre agnès buzyn elle s'est défendue injustement son projet mal pas une réformette c'est ce qu'elle l'ait reprochait justement le sénateur socialiste jean louis tourenne parce que finalement dans cette loi santé il n'y a pas de grand chose pour répondre à cette question n'est d'urgence non vous avez raison et moi je vais répondre je veux laisser nos amis experts de l'hôpital répondre sur le fond mais - en tant qu'élu local je me rends compte que les urgences sont le réceptacle de problèmes sociaux beaucoup plus graves comme vous l'avez dit il n'y a pas que des doigts coupés ou des gens qui ont besoin d'être soignés dans l'urgence d'une quelque chose d'extrêmement extrêmement grave où vous êtes le réceptacle deux beaucoup beaucoup de problèmes et nous on le voit en tant que élus locaux c'est une conséquence des déserts médicaux en fait bien évidemment les gens qui avaient l'habitude d'aller voir leur médecin de famille ou un médecin à côté de chez eux maintenant on ce réflexe d'aller d'aller aux urgences ou alors d'appeler les pompiers moi je vois j'ai une crise on a eu une crise en essonne extrêmement grave des pompiers qui pour 80% je donne l'exemple de l'essonne mais 80 % répondent à des appels d'urgence qui devrait être pris en charge par le samu ils nous disent et bien évidemment ce n'est pas la fois des urgentistes quand ils arrivent aux urgences ils ne sont pas prioritaires dont qu'ils attendent en fait auprès du brancard et dont pendant ce temps là ils n'ont pas le temps de répondre à d'autres demandes et en même temps ne pas prendre le risque de ne pas répondre moi le gt visité un centre à longjumeau il ya trois semaines ils sont ils ont fait monter dans un quartier difficile un camion pour un mal de tête mais le mal de tête aurait pu être un début d'aveu nivellera cheminot l'hémorragie donc on ne peut pas prendre le risque donc vous voyez en fait moi je voulais je voulais c'est répondre sur sur le fond mais en plus à des conséquences du coup extrêmement graves dans le fonctionnement même de la médecine en fait sur le territoire et donc nous on essaye la loi santé au moins de répondre à ça tout le monde n'a pas toujours été d'accord mais c'est vrai que moi j'ai beaucoup beaucoup soutenu l'amendement de de mon amie corinne imbert en disant que les élèves de 3e année 3e cycle puisse sortir de l'hôpital pour aller ça a été encore ils sont exactement pour pouvoir peut-être susciter des vocations parce que on a à mon avis on est au début du problème donc en effet je pense que la réforme a besoin d'être beaucoup beaucoup plus profonde et structurelle parce que dans les années qui viennent avant qu'on ait de nouveaux plus de médecins ça va être avec la suppression partielle grave et la chose il va s'arrêter là et puis je crois hélas pire que ça c'est à dire qu'en fait si ça ne bouge pas d'un point de vue politique parce que vous allez y à il ya un certain nombre de deux comme vous dites d'experts conseillé les ministres au cours des dernières années et c est qui les ont complètement induit en erreur c'est pour ça que pour moi c'est le politique qui doit dire l'orientation et cette orientation alors on va le voir là parce que je pense que agnès buzyn est sincère dans ce qu'elle nie je crois vraiment qu elle est sincère le problème c'est le dimensionnement économique de tout ça et quant à coup on entend que l'ondam serait de 2 31 2 32 cette année l'objectif national de dépenses de l'assurance maladie mais fixe en fait l'économie de la santé quand on sait ça c'était les chiffres de la fédération hospitalière de france que pour juste juste avoir la ligne de flottaison c'est à dire payer ce que doit payer l'hôpital ses fournisseurs le personnel et cetera faut 3 4 donc nécessairement en fait on nous donne un budget qui nous entraîne dans le déficit donc du coup tout se casse la figure deuxième point concernant la médecine en général je crois que vraiment et je sais qu'à chaque fois je dis ça je me prends les foudres de guerre de mes chers confrères mais c'est pas grave je pense qu'il faut revoir le code de déontologie il faut revoir le code de déontologie notamment pour qu' il n'y ait pas la fracture qui actuellement ça c'est ça je sais pas si vous serez d'accord mais c'est passionnant parce que sociologiquement le monde médical hospitalier comme privés étaient discerner en trois blocs en gros avant vous aviez les médecins vous ayez les chirurgiens et vous aviez les psychiatres c'est plus du tout ça en 2010 en 2019 il ya les médecins qui font des gardes la nuit et le week-end et ceux qui n'en font pas or vous ne pouvez pas continuer en faisant qui est juste une toute petite partie du métier qui se tapent 65 % du temps avec les 24 heures alors c'est non et tout le monde doit participer avec la même charge de travail il faut pas qu'ils en aient alors valorisons etc on peut mettre tout sur la table etc mais je crois que déjà les principes avec une remise à plat et une modernisation du code de déontologie on ne fera pas concernant les déserts médicaux juste juste en un mot c'était prévisible et là on a on a des échéances qui sont considérables est-ce qu'on peut encore à l'heure actuelle dire voilà le truc c'est le médecin traitant la réponse elle est non vous avez plein de nos concitoyens qui cherchent des médecins traitants qui ne les trouve pas donc probablement pas s'ils vont bien et passons le pas pour avoir et faire vivre le dossier médical partagé c'est ça le trouvais rien oui il faut bien comprendre que la réalité c'est que chaque année on nous retire des moyens l'an dernier 960 millions d'euros en moins pour l'hôpital cette année 663 millions d'euros en moins pour l'hôpital ça veut dire des fermetures de lits des suppressions de postes c'est ça la réalité on affirmer en 20 ans cent mille lits sur 400 milles voilà donc forcément du coup après quand les gens soient aux urgences mais y'a à blida valent donc ils restent sur des brancards 180 mille personnes ont passé la nuit sur des brancards faute de lit parce que il y a ces suppressions de postes et ces suppressions de lits c'est ça notre réalité et le plan santé 2022 avec les 600 hôpitaux de proximité dont la diarrhée la traduction way we les gens l'impression va y avoir 6 ans hôpitaux de proximité qui vont se créer non c'est 600 hôpitaux locaux dont on va fermer les urgences les maternités et les blocs opératoires ce qui va encore aggraver les choses et augmenter encore sur l'après de la pression sur les services du jean ce qui reste et qui maintenant pose des vraies ceci a fait la bise à 16 et à des gens qui meurent concrètement parce que lorsque au lieu d'avoir un service d'urgences très près de chez vous vous avez des distances en particulier en montagne et ses terrains et bien voilà il ya des gens qui meurent sur la route il ya des femmes qui accouchent o'byrne au bord de la route on est la cinquième puissance mondiale ce n'est pas normal c'est pour ça que là il ya un vrai mouvement des professionnels de santé parce que on voit bien c'est justement mon nom peut plus que demain ça va être pire avec la loi de santé est là l'été arrive entre des gens pour remédier à certaines difficultés que vous évoquez le méat flûte on dit au quotidien et là entre le 14 juillet et 15 août il ya des gens qui partent en vacances les soignants qui partent en vacances donc ça va être encore pire pour ce qui est la trame de remplacement de personnels en vacances avec vous je pense pas que la loi santé et réglera quoi que ce soit parce qu'elle est dans la stricte continuité des deux lois précédentes et et elle prend parti en fait pour le fait que l'administration doit piloter avec l'abri de la plus serrée possible les professionnels de santé on a fait des groupement hospitalier de territoire qu'on renforce aujourd'hui on met des scènes on met des commissions médicales d'établissement dans les groupes hospitaliers territoire terre consorts la décision médicale des institutions hospitalières je sais pas trop quand on est à l'hôpital ce que l'on peut décider aujourd'hui on ne décide ni des ressources humaines ni du du projet médical bon tout ça à mon avis est une erreur profonde qui vient de penser qu'on aura davantage la main et la maîtrise des dépenses mais en fait on n'a qu'une maîtrise comptable des dépenses quelles sont les ressources importantes à l'hôpital y en a deux ils les ressources humaines genre j'entends souvent mais les ressources humaines c'est plus de 60% des dépenses mais bien sûr c'est pour ça qu'il faut les valoriser c'est pour ça qu'à partir du moment où vous avez plus de 50% de votre de votre état comptable qui est dévalorisé ou qui se sent dévalorisé comme ça forcément l'institution il apparaît être une différence entre la liste des administratifs étaient les ressources technologiques nommé il faut aussi de la mise ratib bien sûr on peut dire 90 centimes il en faut aussi s'est pas fait attention au langage un peu simple audi a trop d'administratifs ok peut-être mais si on veut enlever de l'administratif il faut moderniser l'hôpital et donc il faut le faut investir donc je suis pas sûr qu'il faille aux poneys ce juste un point important il faut s'occuper de l'offre mais faut aussi s'occuper de la demande le problème bien que la demande est en train d'être complètement transformé de deux façons d'abord avec l'allongement du risque on passe de risques courent c'est vrai qu'on est dans un risque aigu là c'est assez particulier d'urgence d'où le drame dont vous avez des drames humains à la fois que côté soignants à côté soigner mais en fait l'essentiel du risque devient chronique d'accord soit deux tiers des dépenses d'assurance maladie et serein s.koné donc il faut organiser ces parcours ce qu'on ne fait pas entre l'hôpital et la ville mais au sein de la ville et la laisser pts contrairement à ce qu'on pense ne l'organisent pas on n'a pas le temps de le voir juste un autre le l'entrepôt un construit ce qu'on a plus beaucoup de temps on peut sortir de cette situation très difficile des chers amis très difficile là et en une minute je vois pas comment vous le dire la balle est dans le camp des élus ça doit être un grand débat à l'assemblée nationale on se retourne vers les élus c'est la balle est dans leur camp c'est pas dans là nous on serait qu on a l'impression que cette loi en vue d'être le cas mais ça a été une occasion ratée dans ce cas pas aussi bien depuis la loi hpst a été une énorme bourde sait il faut là il faut abroger cette loi parce que c'est la cause immense merci merci à tous les cadres d'être venu me parler de cette situation est d urgence sur le plateau de public sénat je vous le disais en titre première diffusion ce soir de notre nouveau documentaire sénat d'action consacré aux amoureux du jardin du luxembourg à travers une série de portraits de personnages intime de ce lieu mythique jonathan du prez vous invite à la découverte de ce jardin au coeur de paris écouter un premier témoignage regardez si c'est bruce cette tâche de coups de couleurs c'est des taches de couleurs dans tous ces verts qui jouent entre eux voyez le rhône n 1 je devais rentrer et puis et puis des taches de couleurs chacun retient le morceau dans l'histoire du jardin qui lui convient on peut dire ça comme ça je serais curieux de voir ce que les autres personnes devaient interroger diront ça ça m'intéressera beaucoup on va passer à gauche soyez toujours des arbres remarquables regardez les troncs à moi j'aime beaucoup les arbres ça c'est une passion chez moi j'ai une passion pour les arbres ça c'est indiscutable et nous protège du ciel ça l'intermédiaire entre nous et le ciel mais nous protège c'est certain ça on va à l'abri sous les arbres ouvrière il nous protège voilà il fait partie de ces amoureux du luxembourg qu'on va découvrir avec vous j'en attends de presse ce soir sur notre antenne à 19h mais aussi à 23h alors c'est un film de 30 minutes où on découvre le jardin du luxembourg seulement à travers les yeux des amoureux de ce lieu mythique oui exactement en fait on a pris le temps s'est posé pendant un mois et on a observé ses intimes en fête du jardin donc voila ce documentaire il est vraiment conçu comme un comme une galerie de portraits de tous ses intimes justement du jardin évidemment aux premières loges on a les jardiniers du luxembourg c'est les jardiniers du sénat ce que personne ne sait c'est que le sénat gère administre ce jardin au quotidien et donc voilà ces jardiniers qui sont la crème des jardiniers de la fonction la fonction publique nous emmène dans les serres où son produit toutes les fleurs du jardin ont fleuri ensuite un parterre avec eux et ils nous emmènent ensuite dans des endroits un petit peu plus secrets comme les vergers par exemple lorsque vous nous montrez que le jardin finalement une sorte de microcosme où la vie se met en selle oui le luxembourg c'est comme un théâtre à ciel ouvert c'est un jardin qui vit qui respire et c'est aussi grâce à son histoire c'est un jardin qui a quatre siècles qui a été créée par marie de médicis en 1612 et donc toutes ces époques toutes ces s'entassent un peu comme des strates si on peut dire et donc ça crée des recoins des bizarreries et que tous ces personnages s'approprie au gré de leur histoire et c'est aussi ça qui rend le jardin toujours aussi inspirant on a par exemple on passe un moment avec un peintre un aquarelliste bernard souffre donc lui il est fasciné par les chaises métalliques vous savez ces chaises lui coller chaise qu'on peut déplacer comme comme on a envie aux jardins l'huile les peint depuis une dizaine d'années et puis ils inventent l'histoire de ces chaises avec beaucoup d'imagination et puis il ya aussi tout ce côté familial ça reste un jardin de quartier on a tendance parfois l'oublier ça n'est pas qu'un monument historique et donc on passe un moment avec la concessionnaire des balançoires donc on voit tous ces enfants qui sont heureux d'être là qu'ils passent un moment en famille avec leurs parents leurs grands parents donc finalement c'est un lieu très riche et qui est aussi beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît on passe aussi un long moment sur l' architecture avec bernard lassus ce que vous avez pu voir dans cet extrait donc lui nous fait une visite guidée il nous parle des inventions paysagère donc voilà lieu complexe symbolique et aussi paradoxal on peut voir la royauté qui côtoie la république à diverses voilà à divers endroits donc voilà ce documentaire en tout cas on a pris beaucoup de plaisir à le faire et il nous a permis de mieux comprendre l'âme du jardin qui finalement est la grande histoire qui coexistent tout le temps avec ses petites histoires du quotidien à 19h à 23h puis tout au long de l'été sur l'antenne de public sénat remercie avoue jonathan du psg on continue notre pass culture une fois n'est pas coutume dans cette édition et que vous content qu'elle ait pas ce que vous revenez à des rencontres de la photographie à arles c'est un festival qui fête d'ailleurs 150e anniversaire tout à fait les 50 ans des rencontres de la photo à cette année écrire l'histoire de la photo par à des expositions et écrire aussi l'histoire de la planète comme avec cette exposition que je propose de découvrir ça s'appelle data zone c'est l'une des expositions les plus magistrales cette année à arles ça se trouve dans l'église des frères prêcheurs et c'est le travail de philippe chancel qui est un photographe qui a bourlingué pendant 15 ans pour ramener ses 14 sites photographier 15 ans d'exploration pour jeu cette exposition ausculter le monde et observer les symptômes les plus alarmants de son déclin des photos d'art mais aussi et qui documentent certaines des pires situations de la planète la situation sécuritaire à kaboul en afghanistan ou encore les tensions en cisjordanie je vous lis à ce qu'écrit le commissaire de l'exposition michel poivert il a écrit imaginons que nous venons d'une époque ancienne et que la zone montre notre avenir nous pourrions remercier le photographe nous avoir avertis et changer le cours de l'histoire mais c'est impossible jusqu'à présent delphine je montre 4 photo regardez cette photo de la corée du nord ces photos impressionnantes par leur graphisme mais aussi avec une situation alarmante qui est celle du peuple nord-coréen mais également la pollution au nigeria avec cette exploitation effrénée du pétrole à chaque fois les photos sont très belles mais elle décrit des situations absolument catastrophique est encore bien abou dhabi et ses ouvriers esclaves qui construisent comme cela une ville mirage parmi les thèmes de cette exposition philippe chancel ya une problématique intervient quand ans et celle là des migrations et notamment aux frontières de l'union tout à fait il est parti philippe chancel à la frontière entre la burga la bulgarie et la turquie ou encore entre la grèce et la macédoine à la clé ces images impressionnantes là encore d'immenses barrière de barbelés un paradoxe fascinant car ces lignes quasiment infranchissable eh bien ils ont été construites là où se tenait avant le rideau de fer du bloc communiste sauf qu'il ne s'agit plus d'empêcher les gens de sortir du rss mais bien les gens de rentrer en europe effectivement ce thème de l'immigration était très fort au jeu cette année présent aussi dans une autre exposition comptant les murs du pouvoir les murs du pouvoir ça se trouve à la maison des lices cet été aussi à arles un répertoire photos des barrières bâti par l'homme à travers l'europe regardez par exemple ces jeunes africains perché en haut de barricades à la frontière entre l'espagne et le maroc dans l'enclavé de melilla c'est une photo qui a été prise en 2014 voilà c'est une collection de dizaines de photographes différents qui ont documenté la trentaine de barrières frontalières qui existe en europe au total par exemple les réfugiés qui font la queue pour s'enregistrer au camp de moria sur l'île de lesbos cette photo la date de 2015 l'exposition elle recense comme cela les murs qui empêchent de rentrer en europe 1 ça se passe tout le temps en europe mais également des biens sa note d'une série gassion au sein de la société comme les roms qui marche vers un mur de béton à michal chez c'est en slovaquie orientale c'est une photo qui date de 2010 je vous montre une dernière photo également ce douanier britannique qui inspectent effectivement une barrière à gibraltar donc c'est à voir jusqu'au 22 septembre si infiniment quentin merci jonathan c'est la fin de cette émission merci à vous de l'avoir suivi bones ou des programmes sur public sénat il ya demain 16h30 [Musique]