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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 octobre 2025 24 min

Vincent Capo-Canellas : « La hausse des taux d’intérêts nous fait risquer l’asphyxie financière »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On accueille le sénateur du jour dans cette émission. Bonjour Vincent Capocanélas. Bonjour.

Vous êtes sénateur centriste de scène Saint-Denis. Alors on va revenir sur ces différentes actualités avec vous mais vous connaissez le principe de cette émission. On commence avec trois unes de la presse quotidienne régionale.

Alors aujourd'hui, on a choisi la une de la voie du nord consacrée à la tempête Benjamin qui a soufflé fort dans la journée d'hier. Il y a également la une de presse océan qui est consacrée au petit commerce avec le blues d'un centrebourg face aux zones commerciales périphériques et puis la une de Wouest-France qui titre sur le budget à l'Assemblée nationale le marathon commence. Quelle une de la presse régionale vous choisissez ?

Alors, je vais choisir la Voie du Nord et la tempête Benjamin. Et euh alors sur ce qu'est-ce que ça vous inspire peut-être en terme de de moyens pour prévoir ces événements climatiques ? Al, il trouve que je suis rapporteur à la commission des finances notamment des crédits du CMA qui est un organisme qui travaille pour les collectivités locales et l'État sur l'adaptation au changement climatique et puis de Météo France bien sûr qui dans ces dans ces matières là est là pour tirer la sonnette d'alarme et enclencher les les un certain nombre de mesures que l'État prend après de prévention mais aussi de de l'Institut géographique national qui travaille notamment sur le trait de côte sur tous les effets du changement climatique sur les le territoire et donc voilà on a un vrai sujet avec l'ensemble des collectivités, avec les services de l'État pour nous adapter à des changements climatiques qui interviennent et à des désordres météo qui viennent à impacter les populations comme ça.

Et donc évidemment, on pense à tous ceux qui sont à pied d'œuvre et puis à ceux qui sont victimes des des effets. Il y a eu il y a il y a quelques jours de ça dans le Valdoise aussi une tornade. Voilà.

Donc on voit bien que il faut que on s'adapte. Il y a un vrai enjeu pour l'État, pour les collectivités et pour chacun de nos concitoyens aussi à euh intégrer le fait que malheureusement tout ça peut être peut arriver euh et y compris dans des zones euh qui étaient jusque-là préservées. Voilà, donc il y a un travail à faire et on a un sujet nous qui est que l'État régalien doit garder un certain nombre de moyens pour ces organismes là qui permettent aussi de donner des outils à nos collectivités, à nos territoires pour s'adapter et pour faire face.

Voilà. Alors, on va ouvrir la page budgétaire de cette interview puisque aujourd'hui, cet après-midi, commence à l'Assemblée nationale le débat dans l'hémicycle sur le projet loi de finance, sur le budget de l'État, notamment la partie des recettes de l'État, donc tous les débats sur la question des des impôts. Alors, il y a eu un échec des débats en commission des finances à l'Assemblée nationale.

Le le budget a été rejeté par les députés. Est-ce que c'est un signe que une adoption d'un budget à l'assemblée dans la configuration actuelle, c'est impossible ? On a un peu l'impression de revivre ce qu'on a vécu l'année dernière.

On est enrichi de cette expérience là. L'année dernière, on a fini mais c'était en début de l'année 2025 par trouver un consensus au moins pour qu'il y ait un budget. On a besoin d'un budget, on a besoin de stabilité.

Les débats paraissent pas très bien engagés à l'Assemblée. Le premier ministre intervient cet après-midi. Moi, je envie de dire qu'il faut lancer peut-être un appel à la raison.

Il y a des différences, il y a des divergences, il y a des difficultés. Le monde est instable. Euh chacun nous regarde.

Euh les marchés financiers nous rappellent aussi que euh le taux d'intérêt auquel nous empruntons vont euh quand même assez haut. On emprunte plus cher que l'Espagne, que le Portugal, que l'Italie. Euh on risque d'être à nouveau déclassé ce soir par une agence.

Voilà. Donc on vit un certain ce qu'on appellerait un peu le nœud coulant. C'està-dire que au fur et à mesure les taux se resserrent sur nous et on risque une asphicxie financière et et économique.

Et ça c'est l'emploi qui est en qui est en cause derrière. Donc voilà, je pense qu'il faut de la stabilité. Euh, il y a un coûte à cette instabilité.

Après, il faut qu'on regarde en face les compromis qui peuvent être euh noué et puis le Sénat aura une vraie responsabilité derrière pour jouer son rôle de stabilisateur institutionnel, mais pas à n'importe quel prix. Et oui, la mission du Sénat, ça va être de faire adopter euh ce budget par la majorité de droite et du centre. Mais du côté des centristes, est-ce qu'on propose un compromis notamment à la gauche sur la justice fiscale avec certaines mesures ?

Alors, la mission du Sénat, ça sera euh de faire preuve de responsabilité comme toujours, euh d'essayer de montrer un un chemin, mais ça ne pourra pas être à n'importe quel prix. Euh et il y a un certain nombre de propositions qui euh sont parfois votées à l'Assemblée euh en matière fiscale euh notamment euh qui posent qui posent question, il ne faut pas euh tuer l'emploi, il faut pas tuer l'économie. Euh voilà, on a besoin de retrouver de la croissance, d'améliorer le taux d'emploi.

Euh et euh on voit bien qu'il faut trouver un compromis avec le Parti socialiste notamment euh qui a priori s'engagerait à ne pas censurer. Euh mais euh ça ne peut pas être à n'importe quel prix. Euh quelle mesure de justice fiscale proposent notamment les sénateurs centristes ?

Écoutez, sur euh la partie euh euh qui concerne les les entreprises, euh je crois qu'il y a un nombre de propositions qui paraissent excessiv à l'Assemblée nationale parce que ça va encore une fois euh affecter l'emploi, affecter la croissance et euh voilà sur la taxe sur les holdings, il y a un certain nombre de choses. Il y a en fait un centre de contribuables ou d'entreprises qui parfois échappent un peu à un certain niveau d'imposition. Ça, il faut essayer de le régler, mais ça ne peut pas être euh en faisant fuir tous les investisseurs euh et euh en en accablant euh ceux qui euh font preuve de créativité.

En fait, en deux mots, sur les holdings euh il y a parfois des gens qui ont réussi, qui ont créé une start-up, euh qui l'ont vendu, voilà. OK. Euh et qui investissent dans d'autres entreprises.

Et aujourd'hui, si on regarde la définition de ce qui est proposée à l'Assemblée nationale, on pourrait considérer que les investissements qui font dans nos entreprises ne sont pas leur outil de travail, donc devrai être surtaxé. Voilà, par exemple. Donc ça c'est un certain nombre de phénomènes contre lesquels il faut savoir euh lutter.

Appelle à la raison. Oui, il y a des phénomènes d'optimisation fiscal sur lesquels il faut savoir lutter mais pas au prix de la destruction de l'emploi. Donc la taxe sur les holdings proposée par le gouvernement, elle sera revue aussi.

Travail. Très bien. Alors, on va parler du budget de la sécurité sociale puisque les sénateurs actuellement travaillent sur ce sujet en commission.

Hier, ils ont auditionné Amélie de Montchalin, à la ministre des comptes publics et Audrey la ministre à évoquer plusieurs précisions concernant ce budget. Un budget qui n'est qu'une proposition du gouvernement. D'après elle, la copie peut évidemment être corrigée par le Parlement tant que qu'il restreint le déficit de la sécurité sociale.

Et ce projet, il prévoit notamment le doublement des franchises médicales et la baisse de certains remboursements. Concrètement, le reste à charge, par exemple pour une consultation médicale passera de 2 € à 4 €. Et puis pour une boîte de médicament, on passe là de 1 € à 2 €.

Combien est-ce que ça coûtera en tout par an pour les patients en affection longue durée mais aussi pour les Français moyens ? Et bien le gouvernement a fait ses calculs. Écoutez, en moyenne pour les personnes qui sont en ALD, on est plutôt autour de 70 € dans l'année.

C'est ça la hausse que ça voudrait représenter pour un français patient quand on dit moyen, hors enfant, femme enceinte et bénéficiaire de la C2S, la moyenne c'est 42 €. Une réforme qui pourrait rapporter 2,3 milliards d'euros à l'assurance maladie. Alexandre et puis il a aussi été question de la très décriée réforme des retraites.

Oui, puisque le gouvernement a présenté hier en conseil des ministres sa lettre rectificative pour inscrire la fameuse suspension de la réforme annoncée par Sébastien Lecornu. Comment ça va se passer concrètement ? Il y aura une suspension pendant 1 an qui concernera la génération née en 1964, ce qui va entraîner un décalage de calendrier pour les générations suivantes.

Écoutez, ce qui veut dire que la génération 64 pourra activer sa retraite à partir de 62 ans et 9 mois. Cet effet de décalage de ces tr de ce trimestre va toucher toutes les générations jusqu'à la génération 1968 incluse. Donc c'est pour ça qu'on a 3,5 millions de bénéficiaires.

Alors pour bien comprendre les choses, on va continuer le raisonnement de la ministre. La génération qui est née en 1965 pourra donc partir à 63 ans au lieu de 63 ans et 3 mois. La génération qui est née en 1966 pourra partir à 63 ans et 3 mois au lieu de 63 ans et 6 mois.

C'est ce que vous voyez en bleu et ainsi de suite jusqu'à ce que le gagnant de l'élection présidentielle s'empare euh de cette réforme. Et oui. Est-ce queon sait combien ça va coûter ?

C'est ce qui a été demandé à la ministre, même si pour le détail, il faudra surtout attendre de voir comment vont se comporter les jeunes retraités. Écoutez les éléments de chiffrage pour la branche retraite, c'est 100 millions de coûts pour 2026 et 1,4 milliards pour 2027. Je signale juste que il y a des éléments évidemment d'incertitude sur ce chiffrage.

Il y a un des éléments d'incertitude qui s'appelle les choix comportementaux comme on dit que les Français feront. Je le signale, pour certains français, ils pourront se dire "Je peux partir un trimestre plus tôt que ce que j'avais envisagé. Pour d'autres, ils pourront travailler le trimestre en question et avoir une petite bonification du coup de leur niveau de pension.

Voilà, il reste y avoir d'une différence entre les Français qui peuvent partir à un certain âge et qui décident finalement de partir à cet âge-là. Et pour financer tout cela, le gouvernement propose de passer par une sous-indexation des pensions sur l'inflation en 2027 notamment, soit 0,4 % au lieu d'1,3 %. Monsieur Capocanélas.

Alors, les mots sont très politiques mais là, on a l'impression qu'on parle de décalage plus que de suspension. Suspension pendant un an puis décalage pour les autres. On voit qu'il y a un décalage de 3 mois finalement pour les pour les retraiter.

On voit aussi quand même que ça a un coûte. En fait, il y a pas d'argent magique comme disent les les Anglo-saxons. Il y a pas de repas gratuit en matière de finances publiques.

Euh et on voit aussi l'impact que ça peut avoir sur le niveau des retraites demain. Donc voilà, c'est une concession qui a été faite. Sans doute, il y avait-il dans la réforme des retraites une forme de brutalité ?

Et la question de l'âge légal a au départ été toujours un élément hurticant, si je puis dire. Voilà. Donc moi, je suis favorable à titre personnel à ce qu'il y ait de la souplesse, à ce qu'on donne de la liberté à nos compatriotes pour choisir le moment auquel il peuvent partir.

Ce qui m'inquiète, c'est qu'on a décalé ce qu'on appelle la réforme tourenne et son accélération, c'est-à-dire le fait qu'il faut quand même un certain nombre de trimestres qui augmentaient pour avoir l'âge qui compte le plein. Voilà. Bon, donc euh le premier ministre a rendu un arbitrage, il faut voir comment ça vit.

Alors, le projet de loi de financement à la sécurité sociale sera sans plus compliqué encore à voter que le projet de loi de finance. Euh ici, ça sera tout sans doute. Euh et il faut pas que le gouvernement oublie làdessus centr vont voter cette suspension de la réforme.

Il faut pas que le gouvernement euh oublie là-dessus qu'il a une majorité au Sénat qui est une majorité forte avec laquelle il faut quand même négocier. Voilà, il regarde beaucoup l'Assemblée nationale, c'est normal, c'est la priorité du moment, c'est la priorité calendaire dirais-je, c'est ce qui vient tout de suite. Mais il faut se mettre en posture de discussion avec la majorité du Sénat. et aujourd'hui les conditions sont pas remplies pour les sénateurs centristes pour l'instant ils ne votent pas cette suspension.

Pour le moment, ce sujet est sur la table et on regardera dans quelles conditions on peut l'examiner, mais telle que la proposition est faite aujourd'hui, ça ne nous paraît pas responsable. Voilà. Et il ne faut pas que le Parti socialiste euh veuille gager toutes les promesses euh du moment euh au prix des générations futures.

Voilà, donc ça c'est notre souci et il y a un équilibre à trouver même si je suis le premier à admettre que telle qu'elle avait été votée, cette réforme paraissait brutale. Il y a sans doute un élément à détendre mais là la proportion paraît quand même assez forte financièrement. Audrey, on va parler de la lutte contre la fraude.

Oui, en effet, monsieur le sénateur, vous étiez au côté du Premier ministre Sébastien Lecnu en déplacement à Romainville en scène Saint-Denis à la direction générale des finances publiques pour défendre son projet de lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Un enjeu pour la justice mais aussi pour les caisses de l'État. On l'écoute.

Là, on parle de 20 milliards d'euros qu'on doit être en capacité de recouvrer, c'estàdire de faire rentrer réellement dans les recettes et dans les caisses de l'État. Alors, chaque année, le ministère et les équipes qui sont ici progressent. Si on additionne le fiscal et le social, on est quelque part autour d'un peu plus de 13 milliards d'euros sur les sommes qui sont retrouvées.

Mais enfin, il en reste encore sep à aller chercher par an. Et donc, on le voit bien, là, on est sur quelque chose qui est un enjeu de justice, qui est un enjeu d'efficacité et sur lequel évidemment on doit avancer. Vincent Capocanelas, finalement la lutte contre la fraude, la fraude riscale, la fraude sociale, c'est un vieux refrain qui est proposé par les responsables politiques.

En quoi ce texte changerait la donne ? Alors, c'est un sujet important et le groupe centriste a toujours été à la pointe là-dessus, notamment avec ma collègue Nathé Goulet qui était d'ailleurs avec moi lors du déplacement du premier ministre hier à Romainville. Et donc il y a le premier ministre a rappelé certain nombre de sommes qu'on peut quand même recouvrir.

Aujourd'hui sur la fraude fiscale, à peu près 11 milliards d'euros sont recouvrés tous les ans. C'est important. Il y a 2 milliards à peu près sur la fraude sociale et ce nouveau texte doit permettre de donner euh au services qu'on a rencontré ensemble hier, à toutes les direction qui s'occupe de ces vérifications fiscales euh et qui font les enquêtes.

Euh ça touche beaucoup d'entreprises, faut pas jeter l'eau propre sur toutes mais un certain nombre ont des pratiques de suroptimisation et finalement vont nicher des bénéfices dans des pays dans des filiales à l'étrangèr pour échapper à un certain nombre de taxes et d'impôts en France. Voilà donc ça il y a des mesures nouvelles qui sont dans ce texte. on va enrichir le texte mais ça va dans la bonne direction.

Voilà, ça va pas tout régler mais quand même les sommes en jeu sont conséquentes. C'est aussi une question de moyen de donner aux agents de Bercy pour mieux contrôler et détecter ces fraudes. C'est une priorité de l'État.

Je pense que là-dessus le gouvernement est très clair et on soutiendra cette démarche et on l'incitera d'ailleurs à à muscler ce projet de loi. Et quand on muscle la lutte contre les fraudes aux prestations sociales, est-ce qu'il n'y a pas un risque de stigmatiser les plus démunis de notre pays ? Je crois que c'est pas le sujet.

Le premier ministre l'a rappelé d'ailleurs hier, il y a un droit à l'erreur. OK, mais il y a pas de droit à la fraude. Et on remarque que parfois ceux qui fraudent en matière sociale sont les mêmes qui fraudent en matière fiscale et cetera.

Euh il y a parfois aussi des gens qui conseillent un certain nombre de mécanismes. Voilà, donc ça il faut le regarder, il faut voir comment ça peut être qualifié, y compris pénalement. Euh mais au moment où on fait des efforts budgétaires, parce que quand même on voit bien qu'on est obligé d'en faire, il y a 5 ans devant nous qui vont être relativement difficiles à vivre.

Ça ne peut se faire que si il y a une forme d'équité. Alors l'équité, c'est aussi le fait que ceux qui doivent payer et ceux qui ceux qui fraudent seront combattus et ceux qui doivent payer payent. Alors, on continue à parler de nos finances publiques puisque nous allons être en duplexe avec un élu local, Bertrand Auchcorne, qui est maire de Maro au Pré dans le département du Loiret.

Bertrand Auchcorne, bonjour. Bonjour. On va parler avec vous du budget des collectivités pour l'année prochaine et le gouvernement qui demande également un effort aux élus locaux euh pour un petit peu serrer la ceinture.

Tout à fait. a jeté voici 10 jours au comité des finances locales où madame de Monchalin nous a présenté diverses mesures qui allaient impacter les budgets de nos communes et les finances de nos communes pour un montant qu'elle estimé à 4ard 600 millions. Alors en fait je vois de viens de voir avec le le bureau de la MF m'a je fais partie du bureau de la MR de France et je suis responsable de la commission des finances et la des mèux de France.

On a estimé le total à 7 7,2 milliards d'euros finalement avec d'autres mesures qui sont soit qui étaient déjà actées. Je pense par exemple à l'augmentation de notre cotisation de euh de retraite pour nos nos agents qui fait une facture d'environ 1 milliard 400 millions. Euh et la baisse aussi de dotation, je pense la dotation d'équipement des territoires ruraux qui doit être fusionné.

Là, on est plutôt défavorable à cette mesure, mais en plus fusionner avec d'autres dotations et avec un total qui est inférieur au total qu'on avait au départ. Donc, c'est vraiment une très grosse ponction. Euh je voudrais ajouter que parallèlement euh la réforme de taxe d'aménagement qui était il y a deux ou 3 ans s'avère euh déplorable pour les recettes de collectivité cette année puisque elle est en beste quasiment enfin sur le loiré sans doute de 60 % ou 70 % compte tenu de la nouvelle manière de l'apercevoir d'apercevoir bien plus en retard sans parler des droits de mutation au titronéreux de euh qui cherche les les frais de notaire, c'est comme ça qu'on on l'appelle, hein, qui euh qui sont en baisse assez nette depuis un moment.

Euh et puis euh il y a aussi une nouvelle euh taxe, la taxe générale des la TGAP, taxe générale des activités polluantes qui va augmenter pendant 4 ans d'affilé et qui risque d'augmenter encore la facture et donc euh qui sera inévitablement reporté sur euh sur la taxe dans l'élèement des ordures ménagères. Alors, quand on additionne tout ça, c'est évident que nos collectivités vont euh en souffrir euh en souffrir euh de manière assez importante. Euh bah, les élus auront des décisions euh douloureuses à prendre, soit euh augmenter les impôts, ce qu'on aime vraiment pas faire parce qu'on sait qu'on a beaucoup de de concitoyens qui sont euh en difficulté financière.

Donc, c'est quand même pas la la bonne méthode. Euh, soit restreindre les services publics. Là encore, on est très soucieux des services publics en en particulier.

Moi, je suis dans une commune rurale, c'est vraiment important de pouvoir et nos services publics, c'est avant tout euh, j'oserais dire le le péril scolaire, le restaurant scolaire qui est indispensable pour nos habitants euh soit réduire les investissements. Monsieur le maire, est-ce que vous aviez vous aviez une question pour Vincent pour le sénateur Vincent Capocanellas ? Ben question, je sais pas mais certainement on compte évidemment sur le Sénat puisque il y aura un débat budgétaire pour adoucir la pilule.

Monsieur le sénateur, on compte sur les sénateurs, on sait qu'ils sont toujours plus justes, à l'écoute de nos de nos revendications et de nos difficultés. Et donc vraiment, on compte sur vous. Et puis euh ce qui m'inquiète beaucoup euh c'est la transition écologique qui a 3 ans nous a dit "Allez-y en euh investissez dans la transition écologique", c'est fondamental, n'hésitez pas à vous endetter par pour cela.

Et là d'un coup quand je vois le fond vert qui de qui était de 3 milliards puis 2 milliards et demi puis 2 milliards et qui cette année doit être à 650 millions, le fond vert qui est une de l'État pour aider la transition écologique de nos collectivités. Vincent Canela, je vous donne la parole. Est-ce que l'effort demandé par le gouvernement à nos élus locaux, à nos maires, à nos conseils départementaux, est-ce que cet effort est trop important ?

L'année dernière déjà, nous avons engagé et monsieur le maire le sait, je crois que c'est un un bon spécialiste de ces sujets-là, des sujets financiers. On a engagé en bras de fer avec le gouvernement là-dessus et le gouvernement nous demandait plus de 5 milliards 5 milliards 5 de de réduction de crédit pour faire vite dotation et on s'est limité à 2 milliards d'O. Donc il y a une part que les collectivités locales doivent prendre comme tout le monde mais cette part ne peut pas être excessive et cette année on aura le même débat et je sais que le président des Sénat est à la pointe un certain nombre de de mes collègues Bernard Cro notamment qui est à la tête de la délégation en collectivité ici au Sénat.

Voilà, on va tous plaider sur le fait que la France vit un centre de crise. OK, on a des problèmes de cohésion sociale et territoriale et les collectivités, notamment les villes, sont à la base de la démocratie locale mais aussi à la base de la cohésion territoriale et d'emploi parce qu'en fait 70 % d'investissement publicent des collectivités locales. Donc, il faut trouver un compromis là-dessus avec le gouvernement. on sera extrêmement exigeant et à l'écout des élus locaux qui font l'armature sociale et territoriale du pays.

Donc c'est essentiel pour nous et là-dessus, on sera vraiment au rendez-vous bien évidemment à l'écoute des élus locaux et sur les sujets que monsieur le maire a pointé, la DETR notamment, le fond vert. VO, il y aura un vrai débat ici au Sénat, on sera très exigeant. Je sais que la ministre, la nouvelle ministre qui est en charge des collectivités, madame Gatel, il sera sensible qui est une une sénatrice.

Voilà. Euh alors donc ce sera un autre point de négociation, le budget des collectivités entre euh le Sénat et le gouvernement. Merci beaucoup Bertrand Huchcorn euh pour votre intervention.

Je rappelle que vous êtes maire de la commune de euh Marot au Pré dans le département du Loir et d'ailleurs on reste euh dans euh ce beau département du Loiret. On va aller à Gien retrouver Alexis Marie qui est journaliste à la République du centre pour parler d'intelligence artificielle puisque bonjour Alexis. Et bien l'intelligence artificielle fait irruption. dans la campagne des élections municipales.

Disons qu'on a un petit peu poussé le curseur en en s'immergeant dans la vie euh de la campagne pour les municipales à à Orléan puisqu'un certain nombre de de candidats sont sortis du bois si j'ose dire. euh le RN, euh LFI, la gauche, même si euh c'est difficile de trouver euh un assemblage qui va bien de ce côté-là de les chiquers politiques. Serge Groir, le maire pour l'instant lui, prend un peu plus de recul et attend de de voir venir.

Mais nous, à l'échelle de la REP, on s'est dit "Mais pourquoi on demanderait pas à Lia, tout simplement en lui posant cette question ma fois assez cynique, aide-moi à devenir maire d'Orléan en mars 2026 Donc du coup, on a on a posé un certain nombre de questions et qui ont été donc passées à la moulinette de l'IA et donc il en ressort un certain nombre de de plans, une stratégie pour pour devenir pour devenir maire et effectivement gagner gagner des élections. Et donc du coup, je voulais demander à Vincent Capocanellas qu'est-ce que lui il ressent de l'implication de l'IA dans la vie politique, qu'elle soit locale ou nationale. Ça vous fait sourire, ça vous ça vous fait peur ?

Qu'est-ce que vous en pensez ? Alors, je pense qu'il y a il y a un vrai champ, hein. Euh et la France doit veiller à ne pas décrocher parce que euh les États-Unis, euh la Chine, l'Inde investissent beaucoup dans ces dans ces domaines-là.

On a un vrai sujet d'appropriation. Euh il y a des choses qu'on évoquait tout à l'heure, notamment quand on parle des tempêtes et cetera, il y a il y a des données prédictives qui peuvent nous aider dans les collectivités locales à mieux travailler. Il y a des champs de rationalisation aussi.

Ça, je reconnais que parfois ça fait ça fait un peu peur. On peut avoir peur de certaines destructions d'emploi, mais ça peut aussi créer un nombre de choses. Alors après dans la vie politique, ce qu'on peut craindre, c'est une forme de banalisation euh parce que vous savez, moi j'ai rentré l'application Mistralï qui est application française et ça m'est arrivé des fois dans des colloques de dire tiens qu'est-ce que qu'est-ce que l'intelligence artificielle me dirait de dire en disant voilà je suis je suis notamment spécialiste par exemple des des sujets du transport aérien, j'interviens dans un colloque.

Euh dans tel cas et ça quand vous expliquez ça, bon qu'est-ce qui sort ? histire des banalités finalement, des éléments très consensuels avec parfois des approximations et des erreurs. Bon voilà, donc ça ne remplacera jamais je pense la valeur de l'engagement notamment l'engagement local quand vous parlez desélections municipales, la sincérité, le fait de savoir construire une équipe, de rendre des arbitrages, d'aimer son territoire voilà et construire des politiques publiques.

On en parlait avec monsieur le maire tout à l'heure, c'est pensé aux cantines scolairies. Donc vous n'êtes jamais passé à l'acte, vous n'avez jamais utilisé. J'ai regardé j'ai regardé deux fois et franchement j'ai été alors séduit par l'application ministrale mais plutôt déçu par le contenu.

La politique ce sont des convictions. Voilà et si c'est de l'eau tiède ça ne marchera pas. Et donc j'ai envie de dire il faut qu'on sache utiliser l'IA mais pas pour trouver des idées.

Certainement pas. Merci beaucoup Alexis Marie pour votre intervention. Je rappelle la une de la République du centre aujourd'hui qui est consacrée à Anna élu Miss Centre Val-de Loire et qui forcément rêve d'être élu Miss France 2026.

Merci beaucoup Alexis Marie. Merci Vincent Capocanelas d'avoir été notre sénateur du jour. Merci. [musique]

Vincent Capo-Canellas : « La hausse des taux d’intérêts nous fait risquer l’asphyxie financière » — Vincent Capo-canellas · Pourquijevote