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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 15 novembre 2024 58 minComplaisantDivertissement

Les admirations littéraires de Fabrice Luchini - C à vous la suite, l’intégrale - 15/11/2024

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... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Pierre, O.Leray et P.Cohen.

D'habitude, il n'est pas là le vendredi. Mais il est resté pour F.Lenoir, F.Luchini et pour les Saint-Jacques. - P.Cohen: Les Saint-Jacques de baie de Seine.

On va les faire comment? - C.Teboul: Avec un velouté d'endives au hareng fumé.

Vous allez me mettre quelques pointes d'oeufs de hareng fumé. Pas trop! - P.Cohen: Sur les Saint-Jacques ou... - C.Teboul: Plutôt à côté. - A.-E.Lemoine: Sur ta chemise! - P.Cohen: Je vais compter les oeufs. - A.-E.Lemoine: On n'est pas rendus! - P.Cohen: Je vous fais le total tout à l'heure. - A.-E.Lemoine: Pour l'addition, c'est tout à l'heure.

C'est un empereur romain qui a réussi à conserver la sérénité malgré le tumulte des guerres, des épidémies ou des catastrophes naturelles qui ont secoué son règne et dont les réflexions, écrites en partie pendant ses campagnes militaires, ses "Pensées pour moi-même", inspirent encore 2000 ans plus tard, au point d'être citées par F.F.Coppola. - F.F.Coppola: C'est dur de perdre son épouse lorsqu'on a été mariés longtemps.

Marc-Aurèle disait que quand on perd un être cher, il faut essayer de lui ressembler. Lorsqu'on essaie de ressembler à un être cher, il survit. Ma femme était la bonté même, toujours en train d'aider les autres.

J'essaie de lui ressembler, maintenant. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, F.Lenoir.

Vous êtes là pour votre nouvel ouvrage, qui nous plonge dans les pensées et le rêve de Marc-Aurèle. Cet empereur qui était philosophe et dont les réflexions sont intemporelles...

Sa maxime la plus célèbre: vivre chaque jour comme si c'était le dernier. C'est lui qui a inventé ça? - F.Lenoir: Tout à fait.

Marc-Aurèle était un homme assez extraordinaire. J'ai été ému en écrivant ce livre. Il avait le destin d'un empire, qui était le plus grand...

C'est le IIe siècle. C'est l'apogée de l'Empire romain. C'était avant tout un philosophe. - A.-E.Lemoine: Il ne voulait pas être empereur. - F.Lenoir: Pas du tout.

C'est l'inverse de nos hommes politiques actuels, qui rêvent d'être présidents depuis l'enfance. Il a découvert la philosophie à 12 ans. Il a voulu y consacrer sa vie.

A 16 ans, il apprend que Hadrien, qui est très malade et qui va mourir, adopte Antonin pour lui succéder, à condition qu'il adopte Marc-Aurèle pour lui succéder à son tour. Il ne voulait pas du tout devenir empereur. Il fait un rêve où il voit que les dieux vont lui mettre des épaules en ivoire pour supporter son destin et être capable de gouverner l'empire.

Il accepte, mais ça a été pour lui une charge, un boulet. Il avait envie d'une liberté, de philosopher. Il a continué à le faire malgré tout. - A.-E.Lemoine: L'enseignement qui le passionnait, c'est celui des stoïciens.

Il nous explique qu'il faut apprendre à accepter ce qu'on ne peut pas changer, mais l'accepter de façon détendue, pas en serrant les dents. - F.Lenoir: On a une image du stoïcisme...

Ca veut dire "serrer les dents, blinder ses émotions". Marc-Aurèle a été éprouvé dans sa vie. Il a perdu beaucoup d'enfants.

On lui a même reproché de pleurer en public. Il avait beaucoup d'émotions. Mais il dit que quand on est triste, qu'on est en colère, il vaut mieux accepter les choses qu'on ne peut pas changer.

Sinon, on sera doublement malheureux si on a l'épreuve plus la colère. Il avait cette confiance contre les stoïciens dans la vie. Ils se disent qu'il y a le logos, qui est une chose bonne, qui gouverne le monde.

Tout ce qui peut apparaître comme tragique, il y a quelque chose de bon à en retirer. C'est une phrase des stoïciens: le bonheur et le malheur ne sont pas tant dans les événements extérieurs que dans le regard qu'on porte sur eux. On ne peut pas changer les événements extérieurs mais on peut changer notre regard.

Face à une tragédie, quelqu'un peut être effondré et l'autre peut prendre ça comme une opportunité pour changer de voie. On peut perdre son boulot mais on peut aussi se réorienter. - P.Cohen: Plus facile à dire qu'à faire. - F.Lenoir: C'est là la force du stoïcisme: nous donner une voie.

Après, on y arrive ou pas. C'est une voie possible. - A.-E.Lemoine: Le bonheur ne dépend pas des événements extérieurs mais du regard qu'on porte sur eux.

Ca ne dépend pas non plus des richesses, des biens matériels ou des plaisirs sensibles. Ils pensaient que le bonheur tenait dans les petites choses de la vie. - F.Lenoir: Ils disent qu'il faut de petites choses pour être heureux.

Quand il était jeune, on nous dit qu'il voulait dormir par terre. Il n'avait pas envie de tout ça. Il avait compris que ce qui le rendait heureux, c'était d'étudier la philosophie, c'était la nature, les amitiés...

On connaît tous des gens qui n'ont pas grand-chose. Je voyage beaucoup dans des pays pauvres. Il y a des gens qui ont très peu de choses matérielles, mais s'il y a de la solidarité, de l'amitié, du sens à sa vie, peut-être parce qu'on est croyant...

Les gens sont heureux. Ils sont plus heureux que les gens qui n'ont pas d'amis et qui sont en colère contre la vie. Il y a une grande part de vérité dans le stoïcisme.

Ce n'est pas un absolu. Ne mettons pas la recherche du bonheur uniquement dans les choses extérieures. Essayons de nous transformer.

C'est cette transformation intérieure qui nous rendra heureux et malheureux. - P.Cohen: C'est un personnage fascinant qui a été redécouvert à la Renaissance, dont la dualité, à la fois empereur et philosophe, a inspiré beaucoup de créateurs.

Il a été plusieurs fois interprété au cinéma, notamment dans "La Chute de l'Empire romain", en 1964. On voit les images du tournage, avec A.Mann, S.Loren et A.Guiness.

Plus près de nous, en 2000, c'est R.Scott qui situe "Gladiator" à la fin du règne de Marc-Aurèle, joué par R.Harris.

La suite est actuellement en salle. Est-ce que le Marc-Aurèle de R.Scott est fidèle à l'image que vous vous en faites? - F.Lenoir: En fait, avec R.Scott, on le voit peu.

Il se fait assassiner par son fils. Il montre que c'est un homme très aimé de ses soldats. Il a passé 10 ans de sa vie à faire la guerre aux frontières de l'Empire pour maintenir l'Empire.

Son fils l'a probablement assassiné ou a commandité...

C'est très probable. Le drame de la fin de sa vie, c'est que le fils qu'il avait choisi pour lui succéder, il s'est rendu compte qu'il n'en était pas du tout capable. Commode a été un règne sanguinaire.

C'est l'échec de Marc-Aurèle. Il s'est trompé sur son fils. Marc-Aurèle avait une faille par rapport à l'amitié et à sa famille.

Les historiens de l'Antiquité disent que sa femme l'a trompé tout le temps et qu'il lui a tout le temps pardonné. "Ce sont des rumeurs, je ne veux pas le savoir." - P.Lescure: Ca va loin, la philosophie! - F.Lenoir: Marc-Aurèle était un tendre, même s'il a gouverné de manière flexible... - A.-E.Lemoine: Il était conservateur.

Il n'a rien fait pour mettre fin à l'esclavage. Le statut des femmes, ce n'était pas son problème. Il a persécuté des juifs et des chrétiens. - F.Lenoir: C'est vrai qu'avec le recul de 2000 ans, on peut dire tout ça mais à l'époque, on était dans des sociétés patriarcales partout.

L'esclavage est l'un des rouages fondamentaux des sociétés romaines. Ils ne se sont pas posé la question. La seule chose qu'il a faite, c'est qu'il a un peu fait progresser la place des femmes en permettant que l'héritage puisse se faire par les femmes.

Il a adouci le sort des esclaves. Il a évité les combats entre gladiateurs et fauves. Mais ce n'est pas le promoteur des droits de l'homme.

Or, il aurait pu l'être. Sa philosophie dit que tous les êtres humains sont égaux. Pas de différences entre hommes et femmes, esclaves et hommes libres...

Sauf qu'en tant qu'empereur romain, il n'avait pas le choix. Il y avait de la schizophrénie. Il y avait le penseur et l'empereur qui devait jouer son rôle d'empereur. - O.Leray: La semaine prochaine, vous entamez une tournée de conférences musicales.

Vous allez expliquer les clés de cette sagesse stoïcienne. A.Manoukian va vous répondre. - A.Manoukian: Mon cher Frédéric, nous allons nous affronter bientôt dans un duel amical: un philosophe, un musicien.

La question me vient presque de Jankélévitch. Il pose cette question: la musique est-elle une science ou un art qui exerce un charme frauduleux, c'est-à-dire qui envoûte? Entre le philosophe, toi, et le musicien, moi, qui est le plus grand joueur de pipeau? - F.Lenoir: Qu'est-ce que tu veux que je réponde à ça?

On est 2 joueurs de pipeau. On peut ensorceler avec les mots, avec la rhétorique, et évidemment qu'on ensorcelle avec la musique. J'adore André.

C'est un bonheur. On a parlé du stoïcisme. André est très cultivé sur le plan philosophique.

Il me disait: "Les vies de tel ou tel musicien, c'est l'explicitation du stoïcisme." Je lui ai dit que ce qui peut apparaître comme un malheur peut être positif. Il m'a dit que c'était Keith Jarret.

Il y avait un concert de jazz classique qui a énervé Keith Jarret. Ensuite, il a continué et c'est devenu un disque magique. Une contrariété peut être transformée en quelque chose de positif.

C'est une belle illustration du stoïcisme. On va faire des conférences en France... - A.-E.Lemoine: Sur les clés de la sagesse stoïcienne.

Ce sera le 2 décembre au théâtre Edouard VII... - F.Lenoir: A Lyon la semaine prochaine. - A.-E.Lemoine: "Le Rêve de Marc-Aurèle", c'est chez Flammarion.

Vous allez créer une école de philo destinée à tous ceux qui s'y intéressent. Ca s'appellera La Maison des sagesses. On sent qu'on a besoin d'être globalement plus sages. - F.Lenoir: J'ai envie de faire revivre la philosophie à la manière des anciens.

C'est de la théorie, on apprend des choses, mais c'est aussi de la pratique, des exercices spirituels... - A.-E.Lemoine: En toge! - F.Lenoir: Ce n'est pas moi qui vais enseigner.

Il y aura une quinzaine d'enseignants comme C.André et A.Bidar.

Il y aura un cours de philo en ligne avec des Zoom en direct. Ce sera 9 euros l'abonnement. Ce n'est pas cher.

Ca permet d'avoir accès à la philosophie en dehors des instances universitaires. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous pour L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Un document de théâtre.

Le fils de J.Villeret, Alexandre, publie chez Fayard le texte de la pièce de F.Veber: "Le Dîner de cons".

C'est annoté par son père, Jacques. Chaque annotation nous parle tellement le texte est connu comme un classique. A.Villeret raconte que chaque matin, dès 7h, alors qu'il se préparait pour l'école, son père faisait des vocalises pour chauffer sa voix. - C'était vraiment une obsession de ne pas perdre sa voix, d'être aphone.

Ca partait des vocalises dès 7h avec un bout de texte, parfois en reprenant les unes de journaux...

Il y avait la télé, la radio, les journaux posés sur la table...

Selon l'intérêt, il montait le son. La télé, puis la radio, puis les journaux...

Il faisait ses vocalises. - P.Lescure: Quand on aime le théâtre, ce bouquin est passionnant et presque émouvant.

Il montre la précision extrême pour s'exprimer et pour interpréter l'humour et le comique. - Rien n'est laissé au hasard. Il est précis, que ce soit sur les positions, les intentions.

Tout est écrit comme dans une partition. Tout comédien, surtout sous la baguette de F.Veber...

Ca ne rigole pas. C'est au millimètre près. On entoure "et voilà et "droits".

C'est un travail à 3. - P.Lescure: Vous imaginez les répétitions entre F.Veber, P.Mondy et J.Villeret.

J.Villeret a adoré cette expérience de théâtre. - J.Villeret: Il y a une violence de rires par moment que je n'ai pas connue très souvent.

C'est vraiment l'expression "les éclats de rire". Là, ça justifie...

Ca fait un bruit assez impressionnant, par moments. - P.Lescure: On va terminer avec une scène bien connue de la pièce.

Pierre Brochant, interprété par C.Brasseur, s'est fait un sérieux tour de reins. François Pignon appelle le médecin et se goure de ligne. - Ah non, ça va pas bien du tout.

Il a un tour de reins, le sale truc! Il ne peut plus bouger. Il est sur le plancher comme un vieux sac.

C'est pathétique. - Mais à qui il parle? Mais à qui vous parlez, bordel? - Qui est à l'appareil?

Ah bon? Alors là, je peux vous le dire: ça va très mal. Sa femme l'a quitté, en plus.

C'est un homme brisé. Le coeur, les reins, tout. - P.Lescure: Triomphe en 93 avec la pièce.

César du meilleur acteur pour le film en 99. J.Villeret partira à 53 ans en 2005. 53 ans seulement.

Je vous l'offre. Vous m'offrirez une séance de visio. - F.Lenoir: Avec joie, Pierre. - A.-E.Lemoine: C'est le troc du jour.

C'est un comédien de théâtre et acteur de cinéma qu'on ne présente plus et qui a inventé le music-hall métaphysique. Une formule de R.Devos après avoir vu il y a 25 ans un spectacle de F.Luchini qui, depuis près de 40 ans, partage sur scène ses admirations littéraires pour Céline, Baudelaire, Péguy, Rimbaud ou Hugo. - F.Luchini: "Je voulais me briser le front sur le pavé, puis je me révoltais et par moments, je fixais mon regard sur cette chose horrible et je n'y croyais pas et je m'écriais: Non, est-ce que Dieu permet de ses malheurs sans nom qui font que dans le coeur le désespoir se lève?

Il me semblait qu'elle ne pouvait pas avoir ainsi quitté, que je l'entendais rire dans la chambre à côté, que c'était impossible. Enfin qu'elle fut morte et que j'allais la voir entrer par cette porte. Que de fois j'ai dit: "Voilà le bruit de la clé sur sa main.

Elle est quelque part dans la maison sans doute." - A.-E.Lemoine: F.Luchini dans "Fabrice Luchini lit Victor Hugo", notamment des textes écrits au moment de la mort de sa fille Léopoldine.

Une lecture qui affiche complet depuis plus d'un an au Théâtre de l'Atelier. On a recueilli les impressions des spectateurs. - Il a bien résumé son spectacle en disant que c'était une proposition de transcendance.

Le job était respecté. - C'est comme si le temps s'était arrêté pendant 1 heure 30, 2 heures. A la fin, on se dit qu'il faut que ça continue encore un peu. - C'était génial, comme souvent avec Luchini. - Extraordinaire.

C'est un excellent passeur de mots. - Tout est parfait. A voir, à revoir, à savourer. - J'adore V.Hugo! - Et j'adore Luchini.

Les 2 ensemble, c'est le top. - C'est du miel, de la douceur, de la magie. - Fabrice, on t'aime! - A.-E.Lemoine: F.Luchini prolonge à partir de janvier au Théâtre de l'Atelier et ensuite aux Bouffes-Parisiens. - F.Luchini: Mes hommages. - A.-E.Lemoine: Bienvenue.

Les femmes crient "Fabrice, on t'aime" à la sortie du spectacle. - F.Luchini: On ne les voit pas.

On n'individualise jamais. Terzieff disait ça très bien. "Je ne veux pas savoir qui est dans la salle.

Si tu sais qui il y a, tu résumes les 600 à 2 personnes." Il avait raison. - A.-E.Lemoine: Ces lectures ont un tel succès que vous les prolongez.

Vous comparez ces lectures à des cérémonies religieuses. Les fidèles, c'est le public. Le dieu, c'est Hugo.

Vous êtes le prêtre, mais vous vous effacez plus que dans les autres spectacles? - F.Luchini: D'abord, c'est miraculeux que 600 personnes viennent. - A.-E.Lemoine: Il tient à quoi, ce miracle? - F.Luchini: Ils ont tout pour ne pas venir.

Paris est difficile. Les stationnements sont impossibles. L'argent n'est pas facile...

Il y a les télés, des centaines de chaînes...

Et ils viennent. C'est déjà génial, sublime. Contrairement à ce que je pensais, il n'y a pas de tyrannie du rire tout le temps.

Je faisais des spectacles où j'alternais B.Pascal avec l'arrivée de J.Hallyday dans ma loge.

J'étais persuadé que celui-là...

C'est pour ça que j'ai commencé dans un petit théâtre et que je vais aller en janvier dans le 1100 places du même théâtre. Je disais à ma compagne... - A.-E.Lemoine: Votre metteur en scène. - F.Luchini: Elle me disait: "Ne crois pas que les gens sont dans l'obligation du rire." Vous savez, les gens disent toujours les mêmes choses sur les plateaux.

Vous, tous les soirs, vous êtes obligés de...

Vous ne pouvez pas hiérarchiser. Vous avez ce qu'il y a. Vous n'avez pas S.Guitry, M.Pagnol.

Lescure n'a pas Pagnol. "on reçoit Jouvet, Raimu et Harry Baur..." Vous n'avez pas ça, mais vous faites le travail. - A.-E.Lemoine: On bosse! - F.Luchini: Quelqu'un a dit "il fait le job".

Ah, c'est une dame! Incroyable! - A.-E.Lemoine: Elle a dit que c'était une expérience de transcendance. - F.Luchini: J'étais tétanisé. 2 heures de sublime et elle dit "il fait le job". - A.-E.Lemoine: Elle disait que vous aviez promis une expérience de transcendance. - F.Luchini: Ca commence par la pire chose qui puisse arriver à n'importe quel être humain: la mort de sa fille.

Elle meurt noyée le 4 septembre 1843. Il apprend ça dans la presse. Je raconte ça calmement.

Là, ils sont saisis. C'est au-delà de l'acceptable. Il faudra attendre plus de 10 ans pour qu'il revienne sur cet événement.

J'ai dit le poème la dernière fois. Il est mieux dit maintenant, parce qu'il y a un an de travail, mais je ne vais pas le refaire. Après, il y a Baudelaire, Péguy, beaucoup de gens qui parlent de Hugo.

Après, il y a "Booz endormi". Et là, quelque chose de l'ordre de...

C'est lié au mysticisme. Même si tu n'es pas croyant, là, tu ne sais plus trop où tu es. Hugo était constamment en contact avec l'énergie spirituelle.

Il n'était pas catholique praticien...

Pratiquant, pardonnez-moi. Mais il croit en Dieu, même dans les plus grandes épreuves. Il ne peut pas imaginer que Dieu ne soit pas là.

Evidemment, il va aller jusque...

Je sais que vous voulez qu'on en parle. - A.-E.Lemoine: Les séances de spiritisme. - F.Luchini: C'est la pire chose du monde, ça.

Je suis addict à cette cochonnerie. Je peux passer 40 minutes sur TikTok. Je peux dire du V.Hugo et, le matin, dans une insomnie à 6h15, je peux regarder à l'infini des images.

Comme elles sont efficaces, tu es pris à chaque fois. Pour un conflit...

Il s'est passé chez Babeth un gros problème avec P.Cohen. Tu te dis qu'ils se sont engueulés.

Bon, il n'y a jamais rien, mais il y a une promesse. Un grand responsable de TF1, je ne peux pas dire son nom, m'avait dit...

Je lui avais demandé comment il choisissait ses sujets. A un moment, quelqu'un a dit: "On a soit Sarajevo, soit R.Zaraï et les hémorroïdes." Quelqu'un a dit: "R.Zaraï, riche en promesses." Ils ont lâché Sarajevo...

Ils ont pris les hémorroïdes, qui sont un vrai problème quand on a une circulation sanguine moyenne. - A.-E.Lemoine: On revient à ce spectacle, qui est une merveille.

Austère, dépouillé, 100 % ego... - F.Luchini: Hugo! - A.-E.Lemoine: Mais ce n'est pas plombant.

On part du désespoir et on va vers la lumière, quand Hugo reprend goût à la vie en exil à Jersey. Il se prend de passion pour des séances de spiritisme que vous nous faites vivre sur scène. - F.Luchini: Il dialogue avec les esprits les plus illustres.

Hannibal, Dante, Shakespeare, Luther, Alexandre Le Grand, Leonidas, Molière, Jésus, Platon...

J'adore la dernière ligne: "Il a parlé avec Alexandre Le grand, Leonidas, Molière, Jésus." Platon, Eschyle! Il n'y a aucune moquerie.

On n'est pas là à faire de l'ironie. Il est arrivé une chose dramatique. En 1853 est arrivée à Jersey, première île anglo-normande, une femme qui s'appelait Delphine de Girardin.

Elle était nourrie de spiritisme. Au XIXe siècle, la grande mode était de faire...

C'est très compliqué. Je conseille d'essayer de lire ce livre extraordinaire: "Le Livre des tables". H.James pratiquait énormément.

C'est une sorte de manière d'être en contact avec les esprits. Les gens vont dire que c'est de la connerie. Grâce à ça, il a écrit "La Légende des siècles".

C'est grâce à cette dépersonnalisation pour entrer en contact. Mais madame de Girardin lui dit: "Victor, c'est l'anniversaire de la mort de ta fille." Hugo: "Et alors?" "Je peux te mettre en contact avec elle." Là, on est tous d'accord.

On la ferme. On ne juge pas. Elle n'est pas dans les 300 séances.

Il l'a fait. On ne saura jamais quelle a été la rencontre. Le public rit énormément à ce moment-là.

Sans le faire exprès...

Je ne pactise pas avec le public contre Hugo, mais quand je dis cette séance...

Le 19 février 1854, nous sommes à 21h, à Jersey en février. La maison est sur la plage. Ca bourrasque énorme.

Pas de télé, pas de "C à vous", pas de Lemoine, pas de Lescure, pas de Cohen. Pas de madame qui est lumineuse et que je suis ravi de rencontrer. Le mec qui veut gérer la table entière!

Ils sont seuls. Et cette séance...

Il y en a des dizaines mais j'en ai choisi 4. "19 février, 9h30 du soir. Sont présents madame V.Hugo, l'autre fille, V.Hugo fils, etc." Hugo prend la main.

S'il y a 3 pieds, avec une concentration démente, la table bouge. A croire ou à ne pas croire...

Hugo est un génie. A un moment, il l'a pratiqué, mais pas trop longtemps. Il y en a un qui s'est suicidé au bout de 2 ans.

Ca a donné "Qui est là?" Ca a donné quelqu'un, Molière. Les gens sont déjà saisis.

V.Hugo: "Veux-tu parler de toi-même ou que nous t'interrogions? Si tu veux parler de toi-même, 1 coup, sinon, 2 coups." La table a frappé 2 coups. "On va t'interroger en vers, comme tu l'as demandé." Pas de réponse.

La table est totalement immobile. Il y a une sorte, non pas de bide, mais il n'y a pas d'effet. "Est-il nécessaire qu'on te pose la question pour que tu y répondes?" "La table est dans une immobilité absolue.

Nous nous demandons si c'est la question qui l'a froissé." La délicatesse de V.Hugo qui se dit qu'ils ont peut-être été trop frontaux.

Ce génie de la courtoisie! "Est-ce que ça ne l'a pas énervé qu'on doute de lui? Elle ne dit plus un mot.

Nous commençons à craindre que Molière ne soit parti. Tu es toujours là, Molière? Que penses-tu des femmes savantes?" Et il répond...

Il y en a un sur Shakespeare, notamment. Là, je dois calmer les ardeurs. Je n'aime pas ce mot.

Là, les gens rient beaucoup. Mais on revient très vite à la réalité. - P.Lescure: Vous avez travaillé comme un fou avant de vous attaquer au répertoire de Hugo.

Les spectateurs disaient aussi à nos équipes: "Comment peut-il retenir tout cela?" C'est une mémoire éléphantesque, une mémoire que vous nourrissez d'ailleurs en marchant vos textes. On a le document. - F.Luchini: Vous pensez que c'est quoi, de répéter un rôle?

C'est de le marcher, le marcher. On prend le texte et on retrouve son impulsion physique. En le marchant, en le répétant, comme les vieux.

Les vieux en Provence qui répètent toujours la même chose, qui sont là, qui parlent, ceux qui ne sont pas loin d'être dans un asile. Un acteur, c'est quelqu'un qui répète. - P.Lescure: Vous l'avez beaucoup marché, V.Hugo? - F.Luchini: Enormément.

Je n'ai pas changé. Je suis totalement obsessionnel. Je dis la même chose depuis 40 ans.

C'est très étrange. - A.-E.Lemoine: C'est plutôt rassurant. - F.Luchini: Ca veut dire qu'il y a quand même une névrose obsessionnelle inquiétante.

La mémoire...

La préface, juste une phrase...

Il y a toujours un côté anxiogène à la télé. Il faut aller rapide. "Si un auteur pouvait avoir le droit d'influer sur la disposition d'esprit du lecteur qui ouvre son livre, l'auteur des 'Contemplations' se bornerait à dire ceci... 'Ce livre doit être lu comme on dirait le livre d'un mort.' 25 années sont dans ces 2 volumes.

L'auteur a laissé pour ainsi dire ce livre. Il l'a déposé dans son coeur. Ceux qui s'y pencheront retrouveront leur propre image." Les gens pourraient m'accuser de dire que je ne parle que de moi. "Parlez-nous de vous, diraient certaines personnes.

Mais quand je vous parle de moi, je parle de vous. Hugo a une écriture. - A.-E.Lemoine: Vous êtes obsédé du texte depuis toujours.

Vous faites partie de la famille d'acteurs que Jouvet aimait. On en parle dans la pépite de Patrick. - P.Cohen: Une famille où on compte d'abord M.Bouquet, que vous considérez comme le plus grand.

Je voudrais revenir sur un truculent adoré des Français disparu, qui avait horreur des cons. Il s'agit de J.-P.Marielle. "Six crimes sans assassin", un polar qui commence par un meurtre dans un appartement complètement fermé.

Vous formez avec Marielle une sorte de duo de détectives. Vous êtes un jeune écrivain fauché et lui un commissaire érudit et mélomane obsédé par Bach. Dans une scène que vous avez apprécié, il vous emmène Au Pied de cochon, le fameux restaurant des Halles ouvert toute la nuit.

Vous vous endormez sur la table et vous vous réveillez ainsi. - Debout, soldat. Le café est servi. - Nom de Dieu!

J'ai fait un drôle de rêve... - C'est le propre du rêve.

Vous imaginez un type qui se réveillerait en se disant qu'il a fait un rêve totalement banal? - On y va? - Vous avez le temps de boire tranquillement votre café.

Nous sommes lundi. Première suite. Majesté...

Sérénité. ... - P.Cohen: J.-P.Marielle dans ses oeuvres... - F.Luchini: Quels souvenirs avez-vous gardés...

D'amitié. Le Flore, il m'invite à dîner...

On déjeune tous les 2. Un acteur entre et il reste, pendant 30 secondes, immobile, avant d'entrer dans la salle. Marielle me dit: "Il attend 'moteur'." - P.Cohen: Comme ça, spontanément? - F.Luchini: Il y a une grande affection.

Flaubert nous a réunis. Grande admiration...

C'est merveilleux d'être aimé par des aînés. J'ai eu cette chance avec M.Bouquet.

Tous ces gens ne parlaient pas de carrière, de plan de carrière. Il n'y avait pas 10 personnes devant eux, des agents, des photos...

Non. - P.Cohen: C'est bien. - O.Leray: Vous avez sauvé le XV de France grâce à un texte de V.Hugo.

Il y a une énorme crise médiatique et sportive. Certains membres du staff sont suspectés d'avoir brisé la bulle sanitaire. La suite, c'est F.Galthié qui raconte l'histoire pour vous. - Il y a eu pas mal de suspicions, de bruits qui couraient.

J'ai proposé à l'équipe de France d'écouter ce texte de F.Luchini. Tout peut partir d'un mot qu'en passant vous perdîtes." - Ca a fait écho. - F.Luchini: Je peux raconter?

C'est extraordinaire! Je suis à Monaco... - O.Leray: On y vient.

Je vous le fais. Grâce à vous, F.Galthié a pu faire passer le message à son équipe comme quoi il faut parfois tenir sa langue. - Je lui dis que nous avons assisté à ses lectures avec le staff.

Fabrice a voulu se lancer...

Merci beaucoup. Ce sont toujours des bons moments de partage et d'écoute. Quelque part, la France, le rugby, F.Luchini, V.Hugo, c'est notre culture. - F.Luchini: Il est merveilleux, mais il a un sens sans chute.

Ca s'est passé de façon différente. Je suis à Monaco. Je déjeune tout seul.

J'étais avec ma compagne. J'avais joué la veille dans le très bel endroit, le très beau Théâtre de Monaco. La magnifique S.Bernhardt y a joué "Les Deux Pigeons".

Avant de partir...

J'étais en short grotesque. Je suis comme tout le monde...

Je me suis dit que ça ne servait à rien, que je n'allais pas me mettre en scène, mais je voulais lui montrer...

Je reste déjeuner, en short. Je me planque le plus possible parce que j'étais en short, à Monaco! Tout d'un coup, quelqu'un dit: "Il y a le grand chef du rugby qui aimerait te dire bonjour." Je me dis que je vais le saluer.

Je me lève. Il n'était pas comme ça. Il est très rayonnant de vie.

Il me dit: "Vous savez que certains soirs, avant les matchs, je leur mets quelques-uns de vos La Fontaine et quelques-uns de vos Hugo." Je lui demande s'ils gagnent ou perdent après. Il dit: "On peut gagner." Je lui dis que je peux leur en faire un parce que je suis bouleversé que des sportifs aiment V.Hugo. "Braves gens, prenez..." Un black énorme a dit: "Ah non, on la connaît, celle-là!" Il voulait bien de l'art, bien du Hugo, mais pas 2 fois. - A.-E.Lemoine: Au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, dans la grande salle, et aux Bouffes Parisiens.

On passe à table juste après "Jibé et Lucien en coulisses" qui font quotidiennement des bêtises. - F.Luchini: J'aime beaucoup comme tu l'as dit.

Ta rupture était très juste. Une petite...

Ce n'est pas du style "il ne faut pas être sévère". Ils sont excellents. ... - Frérot...

Je te fais un petit vocal rapide. - Il n'y a rien qui te choque? Dans ton message, c'est quoi, l'information que tu fais passer?

A chaque fois, je me tape des vocaux qui durent des plombes. C'est pénible. *-Ouais, man, c'est très cool.

Est-ce que je voulais te dire...

Tu fais quoi ce soir? On se voit où...

Dis-moi... - Il veut dire quoi, en fait? - Il me demande si je viens à la soirée. - Pourquoi il ne dit pas ça?

On va faire un exercice. Réponds-lui. - Ouais, frérot...

Il hésite. Donc...

En fait... - Ca fait 8 secondes et il n'y a...

Arrête de réfléchir! Les pensées, c'est avant le message. - Je réponds quoi, alors? - Je sais pas.

Tu veux y aller ou pas? Oui ou non? - Oui. - Donc réponds oui. - Oui?

C'est super agressif. - C'est très bien. - Oui. - C'est parfait, voilà.

Allez! Tu iras à la soirée et ce sera très bien. Notification de message. *-Ouais, j'ai écouté ton message...

Apparemment, tu es énervé. - Ouais, ma gueule. Non, en fait, c'est compliqué.

En fait... - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table autour des Saint-Jacques et du velouté d'endives au hareng fumée et au zeste de clémentine, le tout préparé par notre chef C.Teboul, qui dirige la maison Jullian, à Béziers.

Merci, chef. Un mot de vos admirations littéraires. Le dimanche soir, sur France Inter, pendant 30 minutes, vous lisez les oeuvres de votre panthéon littéraire.

La semaine dernière, c'est un extrait du "Voyage au bout de la nuit" de Céline. Une émission qui vous a été proposée après votre appel du pied à peine subliminal sur l'antenne de France Inter. - F.Luchini: J'ai envie de travailler à France Inter, je ne sais pas...

Et si je remplaçais G.Meurice? - Pourquoi pas?

Qu'est-ce que vous feriez comme blagues? - F.Luchini: Je n'ai pas le talent de tous ces gens.

Je n'aimerais pas être condamné à faire des bons mots. Ca m'angoisserais. - A.-E.Lemoine: Evidemment, vous plaisantiez.

On vous a fait cette proposition... - Je cherchais une personne qui pouvait incarner l'exigence et la grande popularité.

F.Luchini incarne les 2. Il sait faire vivre les textes avec cette vitalité qui le caractérise.

Il incarne les textes plus qu'il ne les interprète. Mon cher Fabrice, merci d'avoir accepté ce défi qui illumine le dimanche soir. Pour être bien sûre, tu restes avec nous jusqu'en juin? - F.Luchini: Elle est étonnante.

C'est le pouvoir de la femme. Elle te retourne. Je voulais arrêter au bout d'un mois.

Allez, crac, elle m'en a remis 2. Tu ne peux pas résister à l'intelligence, à la beauté, à la lumière et à la supériorité éternelle des femmes par rapport aux hommes. Monsieur Teboul est perplexe mais intéressé. - A.-E.Lemoine: Au début, vous étiez sceptique.

Vous disiez que vous n'aimiez pas forcément les textes joyeux. Vous aviez peur de plomber les auditeurs. - F.Luchini: J'avais l'impression que ma place était plutôt à France Culture.

J'avais une idée préconçue de France Inter, certainement. Dans le yoga, il y a beaucoup de formes de yoga. Il y a le hatha yoga, le basique, la posture, la respiration...

Il y a le mantra yoga, la répétition de la syllabe. Il y a le tantra yoga, la sexualité. Retenez la semence et ne la lâchez jamais. - O.Leray: J'ai tout compris. - F.Luchini: C'est un truc de dément.

Au lieu de lâcher la semoule, tu la gardes et tu la montes dans les 2es chakras. - P.Cohen: Vos admirations littéraires... - F.Luchini: Je termine.

Le plus beau de tous, le raja yoga, c'est la scène. - P.Cohen: Vos admirations littéraires sont encadrées par une admiration musicale qui tient dans le générique de l'émission qu'on va écouter tout de suite.

Musique classique. - Les admirations littéraires de F.Luchini sur France Inter... - P.Cohen: C'est une musique de Bach qui a inspiré... - F.Luchini: C'est la plus belle phrase qui existe. "A quel point Dieu doit tout à Bach.

Sans Bach, Dieu serait un personnage de 2de zone." La dernière phrase: "Même dans un égout, la vie serait supportable avec Bach." Et la magnifique phrase de Nietzsche: "La vie sans musique serait une erreur." Ce n'est pas tellement moi qui ai choisi la musique.

C'est un monsieur remarquable, un personnage qui tutoie les anges, comme dirait Céline. C'est un être intact, comme on en rencontre peu. Céline en aurait dit qu'il tutoie les anges et qu'il voyage dans le sublime.

Je me suis réveillé pour le regarder dormir. Il dit ça dans "Le Voyage" en parlant d'un homme qui donne tout son argent pour une petite fille paralysée. "Il avait l'air bien normal en dormant." - A.-E.Lemoine: Au Théâtre de l'Atelier, c'est complet. - F.Luchini: Ca va être sublime.

Là, il y a 1000 personnes. On va pouvoir faire entrer beaucoup de gens jeunes, à 15 euros. Ce n'est pas intéressant de ne jouer que devant une bourgeoisie...

Qu'on adore, Pierre et moi. Tu as été patron d'un théâtre. Tu sais ce qu'est la réalité.

Il faut que de l'oseille entre pour que le théâtre fonctionne. Mais ce qui n'est pas bien, c'est de travailler pour un ghetto, quel qu'il soit, d'intellos ou de bourgeois. La jeunesse qui vient écouter ça, c'est merveilleux. - A.-E.Lemoine: C'est mis en scène par votre compagne.

Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. - F.Luchini: C'est incroyable.

Je n'en reviens pas. J'ai l'impression d'avoir trouvé un rythme très dans l'économie. On a fini.

Non, parce que maintenant, il y a... - A.-E.Lemoine: Les actualités de Bertrand. - F.Luchini: Ca ne rigole plus du tout.

Bonsoir! Le mec qui veut travailler un peu à "C à vous". Bonsoir, Bertrand! - B.Chameroy: Qu'est-ce qui se passe? - F.Luchini: J'aime énormément les cheveux courts.

Un choix, une option, une réussite. A toi. - B.Chameroy: Votre supplément bien-être et malice en toute modestie...

Je pense que nous avons tous besoin de calme après cette semaine intense. - Chut... - Qui a fait une action de prévention des risques... - B.Chameroy: C'est jour de commission permanente au conseil régional d'Ile-de-France. - Bonjour à tous!

Au travail! - B.Chameroy: V.Pécresse était heureuse. - Je ne me tromperai pas dans les noms. - B.Chameroy: Elle a su calmer bien comme il faut un conseiller qui critiquait l'absence d'un collègue. - Son père vient de mourir. - B.Chameroy: "Tu te calmes, merci." Elle cite des chiffres. - B.Chameroy: Et bingo!

Je ne regrette pas de m'être connecté si tôt au live. La séance était placée sous le signe des révélations. - Je n'utilise beaucoup ces agrès même si je n'ai pas beaucoup de biscoteaux.

Je dois être très masculine...

Non, c'était la testostérone des Yvelines. - B.Chameroy: L'autre femme de la droite politique parisienne... - Monsieur L.Boyard.

Non? Très bien. On me l'avait transmis.

Alors, monsieur... - B.Chameroy: Un empêchement qui l'a mise de très bonne humeur, R.Dati.

Rires. On l'a finalement rappelée à l'ordre. - C'est tout à fait pacifique, ce que je viens de dire. - B.Chameroy: Ces images datent d'avant la décision du parquet de requérir un procès pour corruption pour C.Ghosn. - En attendant que le Premier ministre nous rejoigne, on va patienter ensemble. - B.Chameroy: Ils ont attendu longtemps.

Il faisait quoi, Michel, en même temps? Il testait des objets dans la salle d'à côté. ... ... - B.Chameroy: Le Premier ministre nous a dévoilé une info qu'on connaissait déjà. - Je ne suis pas considéré comme quelqu'un de très marrant. - B.Chameroy: Il a voulu nous prouver le contraire. - Le budget, ce n'est pas une promenade de santé.

Si les chiffres de Bercy sont justes...

Je ne me suis pas roulé par terre pour être Premier ministre. Si je suis trop long, vous me le dites. - B.Chameroy: M.Barnier continue de pousser des petits bruits de petit chaton pendant ses prises de parole.

Tout de suite, un peu de ronronthérapie. ... - Mais... ...

Rires en plateau. - B.Chameroy: Ca nous fait du bien.

C.Béchu était l'invité de Public Sénat qui avait délocalisé son plateau pour l'occasion. - Bonjour et merci. - B.Chameroy: Il prend le temps de marquer des pauses de beau gosse avant de répondre. - Est-ce que ça met aussi en péril la démocratie locale? - B.Chameroy: Pose de beau gosse. - Les prochains gilets auront une écharpe tricolore? - D'abord... - B.Chameroy: Le RN a lancé une pétition en ligne... - Après la décision du parquet à l'encontre du RN, le parti s'organise pour recueillir le maximum de signatures qui font office de soutiens pour M.Le Pen. - On est harcelés mais on arrive à faire face.

Les trois-quarts du temps, je raccroche pour ne pas être embêté, mais c'est vrai que c'est ennuyeux. - Du harcèlement téléphonique qui ne plaît pas beaucoup. Certains Français y répondre avec humour. - Je décroche mais je raccroche un peu. - Quand ils ne répondent pas à J.-P.Tanguy, L.Jacobelli prend le relais.

Le RN aurait même installé une véritable centrale d'appels dans une salle de réunion au Sénat. - B.Chameroy: Sport avec le nouveau ministre Avérous qui est à fond sur le sujet.

Il aurait aussi pu être ministre des Bonnes résolutions du 1er janvier. - Il faut inciter à la pratique de sport. Le sport est bien plus qu'une simple pratique physique.

C'est un loisir, un pilier central de notre société. Le sport, c'est salutaire. Ca peut tout changer. - 2 heures de sport au collège en moins, décision du gouvernement. - Une pratique régulière et bénéfique à la santé de tous. - La généralisation des 2 heures de sport pour tous au collège est abandonnée. - B.Chameroy: Les All Blacks...

C.Galtier a dévoilé la composition de l'équipe de France. - L'enjeu était de constituer la meilleure équipe de France du moment. - B.Chameroy: Pour le match contre la Nouvelle-Zélande... - La meilleure équipe de France possible du moment.

C'est la meilleure équipe possible. - B.Chameroy: Il fallait aussi répondre à un autre critère pour être aligné au coup d'envoi. - Il fête sa 30e sélection.

Il a 30 ans. L'équipe qui démarre est très importante. Le match, c'est avec l'équipe qui démarre.

Notre 3e semaine de vie en communauté, en équipe, en groupe. Le défi est immense pour nous et à la fois fantastique. Défi immense pour notre équipe et à la fois...

Fantastique. - B.Chameroy: Un point pour tout le monde.

Il est 20h59. C'est l'heure du 36 15 ABC. On commence avec une question des services généraux de notre entreprise.

Je pense que oui. Mais Patrick préfère le bois confortable du plateau que le faux plastoc de son bureau. - A.-E.Lemoine: Bonsoir à tous les 5 avec Emilie, Pierre, Patrick, Mohamed et Emilie...

Lorrain. - B.Chameroy: Même...

Autre remarque. J'en déduis que c'est un arbitre qui siffle. Vous devez faire référence à ce désaccord entre Patrick et Babeth. - A.-E.Lemoine: Tu t'es trompé tout à l'heure pendant ton édito.

Si! - B.Chameroy: On regarde la VAR qui est formelle. - P.Cohen: Il faut distinguer 2 éléments: la peine d'inéligibilité...

Il y a eu un petit... - B.Chameroy: Dernier message.

C'est une question qu'on a reçue hier à 20h42 alors qu'il se passait ça en plateau. - M.Bouhafsi: On a interrogé des Français.

Nous sommes allés demander à quelques personnes triées sur le volet ce qu'elles pensaient... - L.Sénéchal: On a une expérience énorme de microtrottoir.

C'était drôle, instructif, incroyable. - Je ne m'en suis pas remis. Les émotions, les larmes...

Tout le monde était ému. - Je pense qu'on a eu une idée de génie. - B.Chameroy: Ce sont des personnes choisies... - P.Cohen: C'est l'un des meilleurs magnétos de votre chronique depuis plusieurs années. - B.Chameroy: Merci.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bonsoir...

Merci! Bravo au chef. Vous avez goûté, Fabrice? - F.Luchini: Oui.

C'est remarquable. - A.-E.Lemoine: Fabrice... "Fabrice Luchini lit Victor Hugo", allez-y, à partir de janvier au Théâtre de la Porte-Saint-Martin puis aux Bouffes-Parisiens.

Excellent week-end sur France 5. A lundi.