Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewrtl-fr· 28 septembre 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprises

Philippe Casbas est l'invité de Céline Landreau

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:29OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous dites ce matin aux plus de 2,5 millions de foyers français qui se chauffent au fuel ?

  • 0:55RelanceRéponse partielle

    Ça peut donc continuer à monter aussi ?

  • 1:07ComplaisanteRéponse directe

    Juste pour que ceux qui ne se chauffent pas au fuel mesurent un petit peu le coût...

  • 2:11FerméeRéponse partielle

    Philippe Casvas, le spectre d'un litre de carburant à 3 euros, on joue à se faire peur ou c'est possible d'ici la fin de l'année selon vous

  • 2:55RelanceRéponse partielle

    Mais 3 euros, vous ne l'excliez pas ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Pourquoi quand vous entendez le ministre du pouvoir d'achat Serge Papin expliquer ne pas vouloir embêter Total...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19PrésentateurChiffre
    « 1900 euros, c'est ce qu'il faut compter en moyenne en ce moment pour 1000 litres de fuel. »
  • 0:23PrésentateurChiffre
    « C'était 800 euros de moins l'an dernier. »
  • 0:26PrésentateurChiffre
    « Ça fait 70% de hausse. »
  • 0:31PrésentateurChiffre
    « plus de 2,5 millions de foyers français qui se chauffent au fuel »
  • 1:11PrésentateurChiffre
    « pour une maison de 130 mètres carrés, disons moyennement isolée, avec des tarifs pareils, il faut compter 2800 euros pour se chauffer, un minimum »
  • 1:23InvitéChiffre
    « on est parti quand même en début d'année à 1,10, on est aujourd'hui à 1,8, 1,9. »
  • 1:31InvitéChiffre
    « des euros par mètre cube. »
  • 3:51InvitéFait
    « plafonner les prix dans un marché contraint, la seule chose que ça fait, c'est de créer des pénuries. »
  • 4:45PrésentateurChiffre
    « les marges de raffinage sont passées de 33 euros la tonne en janvier à 256 euros la tonne en septembre. »
  • 5:30PrésentateurChiffre
    « 107 dollars ce matin, le baril de Brent. »
  • 7:25InvitéChiffre
    « la marge de l'affinerie, elle était à zéro plus. »
  • 7:40InvitéFait
    « est-ce que c'est fait pour continuer ? Je n'en sais rien du tout. »

Temps de parole

  • Invité64 %
  • Présentateur33 %
  • ?3 %

≈ 23,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

7h43,

0:04
Locuteur

l

0:04
Présentateur

'invité d'RTL maintenant. Alors que les prix des carburants flambent, il défend les intérêts des industries pétrolières, les groupes Total Energy, Shell, BP ou encore Géopétrole. Le président de l'UFIP est donc l'invité d'RTL ce matin. Bonjour Philippe Casbass.

0:17
Locuteur

Bonjour.

0:17
Présentateur

Et merci d'être avec nous. 1900 euros, c'est ce qu'il faut compter en moyenne en ce moment pour 1000 litres de fuel. C'était 800 euros de moins l'an dernier. Ça fait 70% de hausse. Nous sommes fin septembre,

0:29
Locuteur

l

0:29
Présentateur

'hiver approche. Qu'est-ce que vous dites ce matin aux plus de 2,5

0:31
Locuteur

millions

0:31
Présentateur

de foyers français qui se chauffent au fuel ? Remplissez vos cuves maintenant, ce sera pire demain

0:35
Locuteur

?

0:36
Invité

Ça, je ne peux pas vraiment le dire. La force est de constater que dans les huit derniers mois, ça n

0:40
Locuteur

'a

0:40
Invité

pas eu tendance à s'améliorer. Donc, j'aurais mauvaise grâce à dire, attendez, ça va aller mieux demain. On n'a pas de prévision sur les prix du fuel à la baisse immédiatement. Je ne vois pas comment je pourrais faire ce genre d'annonce.

0:55
Présentateur

Ça peut donc continuer à monter aussi ? Je ne

0:59
Locuteur

peux

0:59
Présentateur

pas vous dire que ça va baisser.

1:00
Invité

À l'heure actuelle, je ne pense pas qu'on s'achemine vers une hausse massive. Ça va faire un plateau comme les autres carburants, je pense.

1:07
Présentateur

Juste pour que ceux qui ne se chauffent pas au fuel mesurent un petit peu le coût, pour une maison de 130 mètres carrés, disons moyennement isolée, avec des tarifs pareils, il faut compter 2800 euros pour se chauffer, un minimum, si l'hiver n'est pas trop rude. Il va falloir s'habituer à dépenser autant pour son chauffage

1:22
Locuteur

?

1:23
Invité

Peut-être pas s'habituer, on est parti quand même en début d'année à 1,10, on est aujourd'hui à 1,8, 1,9.

1:29
Présentateur

Juste 1,10, 1,9

1:30
Locuteur

? Pardon, excusez-moi,

1:31
Invité

des euros par mètre cube. Donc

1:35
Présentateur

c'est ça, 1100 euros les millilitres et on est à 1800, 1900

1:39
Locuteur

euros. Ça a

1:39
Invité

quasiment doublé. Il y a les événements qui ont lieu actuellement, il y a les effets de taxes dessus, il y a un certain nombre de choses. Mais clairement, il n

1:51
Locuteur

'y

1:51
Invité

a pas de fatalité à rester à ce niveau-là. C'est-à-dire que si la situation se détend et les choses reviennent à la normale, il n

1:59
Locuteur

'y a

1:59
Invité

pas de raison que le fuel reste à ce niveau-là de façon permanente. Mais dans les semaines qui viennent, je ne vois pas comment est-ce qu'on pourrait annoncer une baisse.

2:07
Locuteur

Bon,

2:07
Présentateur

ceux qui ont du mal à remplir leur cube ont souvent aussi du mal à faire le plein. Philippe Casvas, le spectre d'un litre de carburant à 3 euros, on joue à se faire peur ou c'est possible d'ici la fin de l'année selon vous

2:18
Locuteur

?

2:19
Invité

Je pense qu'il y

2:20
Locuteur

a

2:20
Invité

une partie de jouer à se faire peur, une partie de c'est possible aussi. La situation des prix à la pompe concernant le diesel particulièrement, le sans-plomb aussi, mais le diesel tout particulièrement, c'est réellement le résultat des tensions entre la capacité de raffinage et la demande qu'on peut voir se former. La capacité de raffinage, je dirais qu

2:39
Locuteur

'elle

2:40
Invité

peut se détériorer parce que nos raffineries tournent depuis 8 mois à plein régime et qu'il n

2:47
Locuteur

'y a

2:47
Invité

pas eu d'incident majeur. Donc il peut y en avoir un jour ? Il peut y en avoir un jour, mais il peut y avoir des opérations de maintenance. Bon, on n'est pas obligé non plus de choisir le pire en permanence.

2:55
Présentateur

Mais 3 euros, vous ne l'excliez pas ? 3 euros le litre de carburant, ça n

2:58
Locuteur

'est

2:58
Présentateur

pas exclu

2:59
Locuteur

pour

2:59
Invité

vous

2:59
Locuteur

?

2:59
Invité

Je ne vois pas bien, à supposer qu'il

3:01
Locuteur

n

3:01
Invité

'y ait pas de phénomène majeur de panne au niveau mondial, le détroit d'Hermouz est bloqué, il est bloqué, la situation russe est ce qu'elle est,

3:11
Locuteur

je

3:11
Invité

ne

3:11
Locuteur

vois

3:11
Invité

pas bien pourquoi ça irait se dégrader de façon massive.

3:15
Présentateur

Mais pas s'améliorer non plus, vous imaginez plutôt un plateau haut.

3:17
Invité

Pour l'instant, la vérité, c'est un plateau haut.

3:19
Présentateur

Philippe Cazbaz, on rappelle que vous êtes le président de l'UFIP, l'UFIP qui compte parmi ses membres Total.

3:24
Locuteur

C

3:24
Présentateur

'est Total Énergie qui fixe aujourd'hui la politique énergétique de la France.

3:28
Locuteur

Pourquoi

3:29
Invité

?

3:29
Présentateur

Quand vous entendez le ministre du pouvoir d'achat Serge Papin expliquer ne pas vouloir embêter Total, et pour ça ne pas vouloir plafonner les prix, rajouter des taxes.

3:40
Locuteur

Il

3:41
Invité

faut distinguer entre embêter Total et prendre des décisions qui pourraient avoir des conséquences assez graves. Embêter Total,

3:48
Locuteur

je

3:48
Invité

ne

3:48
Locuteur

vois

3:48
Invité

pas pourquoi est

3:48
Locuteur

-ce

3:48
Invité

qu'on embêterait une entreprise, d'une façon générale, je ne vois pas l'intérêt. Et plafonner les prix dans un marché contraint, la seule chose que ça fait, c'est de créer des pénuries. Parce que je n

3:58
Locuteur

'ai

3:58
Invité

jamais vu un commerçant qui achetait plus cher que ce qu'il pouvait vendre. Donc à partir du moment où on achète sur un marché qui est international, si vous dites que le prix sera fixé à, je ne

4:06
Locuteur

sais

4:06
Invité

pas, 100, 200, je ne

4:08
Locuteur

sais

4:08
Invité

pas. Mais si le commerçant n'a pas la perspective de vendre au-dessus, il n'achètera pas, il ne mettra pas à disposition.

4:13
Locuteur

Quand

4:14
Présentateur

Total plafonne les prix dans ses stations-service, mais fait beaucoup de bénéfices par ailleurs, et menace le gouvernement d'arrêter de plafonner ses prix si la politique énergétique change. Ce n

4:24
Locuteur

'est

4:24
Présentateur

pas du chantage ça ? Ce

4:25
Locuteur

n

4:25
Invité

'est pas une menace, c'est juste un fait. Le groupe Total, pour lequel je ne

4:29
Locuteur

suis

4:29
Invité

pas censé parler, fait des bénéfices, paye des impôts, prend des décisions qui sont les siennes. Il est légitime pour Total de dire, si je paye d'un côté, je ne paye pas de l'autre. Ça lui appartient, ce n

4:41
Locuteur

'est

4:41
Invité

pas à moi de communiquer là-dessus.

4:42
Présentateur

Vous comprenez qu'il peut y avoir quand même une incompréhension chez les consommateurs quand les Français lisent par exemple que les marges de raffinage sont passées de 33 euros la tonne en janvier à 256 euros la tonne en septembre. Là,

4:54
Locuteur

il

4:54
Présentateur

va falloir faire preuve de pédagogie. Qu'est-ce qui justifie une telle hausse ? Comment on l'explique si ce n'est pas simplement tirer profit de la guerre

5:00
Locuteur

?

5:01
Invité

Alors tout le monde tire profit de tout.

5:02
Locuteur

Y

5:03
Invité

compris nous qui parlons, on ne parle pas des trains qui arrivent à l'heure. Mais d'abord,

5:08
Locuteur

d

5:08
Invité

'une part, la marge que vous avez citée bizarrement, moi je l'ai atteinte, mais je l'ai atteinte en début de mois, un jour. Tout le reste, actuellement, il est en 179, plus personne ne s'émeut de la baisse. La marge de raffinage, qu'est-ce que c'est ? C'est la différence entre un prix de marché,

5:25
Locuteur

qui

5:26
Invité

s'appelle le Brent,

5:27
Locuteur

qui

5:27
Invité

est visible, audité, contrôlé.

5:30
Locuteur

Il

5:30
Invité

y

5:30
Locuteur

a à

5:31
Présentateur

107 dollars ce matin, le baril de Brent.

5:33
Invité

Oui, dans ces dollars, oui. Donc il y a un petit peu baissé. Donc le prix du Brent, plus les transports, les assurances et les premiums, ça on oublie de le dire.

5:41
Présentateur

Alors les premiums, vous pouvez juste réexpliquer ce que c'est

5:43
Locuteur

?

5:43
Invité

C'est ce que paye un trader pour s'assurer que le pétrole arrive. Parce que sinon, le pétrole va au plus de francs à un moment donné. Donc il y a le prix qui est coté, et puis il y a ce que rajoute le trader pour faire en sorte que le pétrole arrive à la raffinerie. Donc il

5:55
Locuteur

y

5:55
Invité

a ce prix-là, qui est un prix public, et il y a un autre prix public qui s'appelle la cotation à Rotterdam sur les produits finis. Et artificiellement, on dit tout ce qui est au milieu, ça s'appelle la marge brute de raffinage.

6:05
Présentateur

Mais ce n

6:05
Locuteur

'est

6:05
Présentateur

pas une marge à proprement parler.

6:06
Invité

Ce n

6:06
Locuteur

'est

6:06
Invité

pas nécessairement une marge à proprement parler. Ça en

6:08
Locuteur

est

6:08
Invité

en grande partie, il ne

6:09
Locuteur

faut

6:09
Invité

pas se leurrer. Nos raffineries sont des outils performants, et ça fait des années que les gens travaillent pour produire le carburant le moins cher possible. Ils ne

6:16
Locuteur

vont

6:16
Invité

pas devenir tout d

6:17
Locuteur

'un

6:17
Invité

coup inefficients, parce que le prix augmente. Donc oui,

6:20
Locuteur

il

6:20
Invité

y

6:20
Locuteur

a

6:20
Invité

une marge qui a augmenté, mais elle a augmenté dans des proportions qui sont x3, x4.

6:25
Locuteur

Elle

6:25
Invité

va redescendre aussi vite. Il n

6:27
Locuteur

'y

6:27
Invité

a pas de secret.

6:29
Présentateur

Vous savez que c'est un sujet très politique aujourd'hui, les marges des pétroliers. Ça va être débattu largement lors de l'examen du budget. Qu'est-ce que vous souhaitez dire aux parlementaires aujourd'hui

6:38
Locuteur

? Tout

6:39
Présentateur

le monde a des idées pour faire baisser le prix de l'essence, et y compris réduire les marges des pétroliers.

6:44
Invité

Je ne vais pas vraiment m'exprimer vis-à-vis des parlementaires, mais il

6:47
Locuteur

y

6:47
Invité

a deux choses qui sont claires.

6:50
Locuteur

Un,

6:51
Invité

ces sociétés, qui ne sont pas que le groupe Total, il y

6:53
Locuteur

a

6:53
Invité

d'autres adhérents, d'autres raffineries en France, font des bénéfices et vont donc payer ce qu'on appelle les impôts. Donc c'est leur latitude complète et totale de déterminer le taux d'impôt qu'on paye sur des bénéfices. Point. Ce qui évitera quand les bénéfices tombent à zéro, qu'on se pose des questions sur savoir ce qu

7:09
Locuteur

'on

7:09
Invité

fait ou pas, parce que là, ça n'émeut plus personne. Ça,

7:12
Locuteur

c

7:12
Invité

'est la grande chose que je dirais aux parlementaires.

7:15
Locuteur

C'est

7:15
Présentateur

trop facile de leur tomber dessus quand ça marche, c'est ça que vous êtes en train

7:17
Locuteur

de dire en

7:17
Invité

creux ? C'est surtout que, oui, c

7:20
Locuteur

'est

7:20
Invité

la solution de facilité. On cherche un coupable en pointe du doigt, on sait très bien, mais ça n'améliore rien du tout. Parce que si on regarde sur 2025, par exemple, la marge de l'affinerie, elle était à zéro plus. Il faut en toutes choses savoir les en garder. Encore une fois, depuis huit mois, est-ce qu

7:36
Locuteur

'ils

7:36
Invité

gagnent leur vie beaucoup mieux que l'année dernière à la même période ? Certainement. Sans aucun doute.

7:42
Locuteur

Est

7:42
Invité

-ce que c'est fait pour continuer ?

7:43
Locuteur

Je

7:43
Invité

n'en sais rien du tout. Et la preuve montre que sur les quelques années passées, ça n

7:48
Locuteur

'a

7:48
Invité

pas été le cas du tout. Sinon, tous ceux qui sont en train de tomber sur la raffinerie auraient acheté des raffineries et les feraient fonctionner.

7:54
Présentateur

Et c'est moral

7:54
Locuteur

? Quoi ? D

7:58
Présentateur

'en profiter autant, de faire de tels bénéfices.

8:01
Locuteur

Est

8:01
Présentateur

-ce qu'il

8:01
Locuteur

y a

8:01
Présentateur

une question de morale qui doit intervenir là-dedans ou pas

8:04
Locuteur

du tout ? Là,

8:04
Invité

ça m'échappe grandement. Parce que si vous voulez, ça s'applique à plein de domaines. Cette histoire de moralité. Est-ce qu'il est moral de vendre plus cher que ce qu'on produit ? Je n'en sais rien.

8:13
Présentateur

Et vous avez l'impression qu'on exige plus des pétroliers que d'autres secteurs

8:16
Locuteur

? J

8:17
Invité

'ai l'impression que c'est facile de pointer du doigt et de trouver quelqu'un à qui reprocher quelque chose.

8:24
Présentateur

Merci Philippe Casbas, président de l'UFIP. Restez avec nous dans un instant. On passe aux vannes raffinées. Philippe Cavrévière entre dans ce studio.