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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 10 septembre 2024 14 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéJustice

Barnier à Matignon : le pacte secret Le Pen - Macron

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 0 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:10FerméeÉludée

    Sur les chaînes ?

  • 1:13OuverteÉludée

    Est-ce qu'il y a des droits galeuses autour de vous ?

  • 1:33RelanceÉludée

    Vous pouvez répondre à nos questions ?

  • 1:34RelanceÉludée

    Vous pouvez vous comporter de manière civilisée ?

  • 3:28OuverteÉludée

    Vous en pensez quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:55PrésentateurFait
    « il avait organisé des rencontres clandestines entre Marine Le Pen, Jordan Bardella et des proches du président Macron lors de dîners secrets. »
  • 1:57PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron aurait appelé Marine Le Pen en personne jeudi pour se mettre d'accord sur la nomination du fossile et de l'homme politique stupide Michel Barnier à Matignon. »
  • 2:19PrésentateurFait
    « Et il est vrai que l'un comme l'autre sont absolument dignes de confiance. »
  • 4:26InvitéFait
    « De manière très claire et pas dissimulée, nous avons été reçus par Emmanuel Macron. »
  • 4:38InvitéFait
    « Nous avons donné, encore une fois, quels étaient pour nous les critères, les conditions qui entraîneraient une non-censure immédiate de la part du Rassemblement national du Premier ministre qui seraient choisis. »
  • 8:13PrésentateurChiffre
    « 44% des Français sondés se disaient favorables à la destitution de Macron. »
  • 8:22PrésentateurChiffre
    « Le 29 août, ils étaient 49%. »
  • 8:24PrésentateurChiffre
    « Le 6 septembre, 3 points de plus, 52% des Français sondés souhaitaient le départ du président. »
  • 8:30PrésentateurChiffre
    « Ce samedi, ils étaient entre 110 et 300 000 dans toute la France, dont environ 50 000 à Paris »
  • 10:19PrésentateurFait
    « SMS de Hugues Rançon, vice-président de l'Assemblée nationale à l'époque, adressé à Darmanin en juillet 2017 »
  • 10:30PrésentateurFait
    « Suite à cette demande, Darmanin et Fournel auraient rapidement agi. »
  • 11:56PrésentateurChiffre
    « dans le cadre d'un contrat à mi-temps, 1 200 euros par mois. »

Temps de parole

  • Présentateur87 %
  • Invité6 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pour ne rater aucune de nos vidéos, n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche. Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Le Média. Nous sommes le lundi 9 septembre 2024 et vous nous regardez sur le canal 350 de la Freebox et dès demain sur le canal 165 de la Freebox toujours et sur Youtube, bien évidemment ça ne change pas, et sur le site internet lemediatv.fr. Alors la rentrée du Média avec la reprise des directs quotidiens, c'est pour tout bientôt. D'ici là, nous continuons ici à vous proposer le flash info à partir de lundi jusqu'au jeudi, chaque semaine et diverses émissions tournées au fil de l'actualité.

Sans plus attendre, place à votre flash info du jour avec mon édito politique en ouverture, suivi de deux actualités traitées par la rédaction du Média. Thierry Solaire a encore frappé. Vous ne voyez pas ? Mais si, le très proche conseiller d'Emmanuel Macron, dont on a su en juillet dernier, qu'il avait organisé des rencontres clandestines entre Marine Le Pen, Jordan Bardella et des proches du président Macron lors de dîners secrets. Vous vous souvenez ?

1:05
Invité

Mais nous avons aussi des questions à vous poser. Sur les chaînes ? Oui, mais je n'ai pas une question à vous répondre. Il y a une chaîne. Est-ce qu'il y a des droits galeuses autour de vous ? Oh là là là là là là là là là là.

1:17
Présentateur

Qu'est-ce qui s'est dit réellement au dîner clandestin qu'on a appris hier grâce à Libération ? Avec monsieur Édouard Philippe.

1:31
Invité

Vous comportez comme ça, s'il vous plaît ?

1:33
Présentateur

Vous pouvez répondre à nos questions ?

1:34
Invité

Est-ce que vous pouvez vous comporter de manière civilisée ? Vous pouvez répondre à nos questions, madame ? Merci. Je souhaiterais pour l'instant aller voir mes députés. Merci.

1:40
Présentateur

Édouard Philippe avait avoué le soir même sur le plateau de TF1. Mais Marine Le Pen, elle, avait préféré simuler un malaise, se victimiser et m'attaquer pour tenter d'échapper à la question. Ce week-end, le JDD Bollorisé, repris par bien d'autres médias importants, affirmait révéler ce qu'on imaginait sérieusement depuis plusieurs jours. Emmanuel Macron aurait appelé Marine Le Pen en personne jeudi pour se mettre d'accord sur la nomination du fossile et de l'homme politique stupide Michel Barnier à Matignon.

Trois jours plus tard, le président délégué du groupe RN à l'Assemblée, Jean-Philippe Tanguy, retire ses deux insultes à l'égard de Barnier et Le Pen dément s'être entretenu avec Macron au téléphone. Ce dernier aussi par ailleurs. Et il est vrai que l'un comme l'autre sont absolument dignes de confiance. On s'était quitté jeudi avec la nomination d'un homme de droite de 73 ans au poste du Premier ministre. Macron avait joué la montre, plus grossièrement en tumeur, mais aussi, surtout, la mauvaise foi pour gagner du temps et ne pas respecter le résultat des élections.

Plutôt que d'appeler quelqu'un issu des rangs de la première formation politique à l'Assemblée nationale, le NFP, il a fait le choix surprenant de parfait contraire, nommé un homme issu du parti le plus numériquement faible de l'hémicycle, Les Républicains. Que pourrait-il mal se passer ? Ce week-end, toute la gauche a dénoncé cette décision avec des mots plus durs les uns que les autres, partagés par une partie des titres de la presse étrangère. Tous parlent d'un coup de force antidémocratique du président Macron, tandis que les médias français sont plus mitigés. Dans la situation, la main des propriétaires des gros organes de presse du pays se voit plus que jamais.

Regardez-moi ce vent d'espoir qui souffle à la une du JDD d'hier dimanche. On y devine presque le sourire satisfait de Vincent Bolloré. Et si le message n'est pas assez clair, son poulain de C8 s'est exprimé sur Twitter. Je le cite. Bah moi, les chéris, ce premier ministre Michel Barnier, je le trouve rassurant. Vous en pensez quoi ? Ce qu'on en pense, c'est que si Barnier rassure l'animateur star d'une chaîne télé multicondamnée qui a recruté l'export-parole de génération identitaire Thaïs Descuffons dans son émission poubelle sur Europe 1, c'est que Barnier doit inquiéter tout le monde. Par ailleurs, pour l'anecdote, Thaïs Descuffons a été viré au terme de son premier jour.

Trop raciste pour Bolloré apparemment, ou plutôt trop en avance sur les projets racistes du monsieur. Quand on y réfléchit 5 secondes, aux législatives, pour faire barrage à l'extrême droite, des gens de gauche ont dû voter pour des macronistes pour qu'ils s'allient avec l'extrême droite. C'est pas du tout ce qui nous avait été présenté à la lecture du scénario au départ. Mais soyons honnêtes, c'était annoncé. Alors, que Macron et Le Pen se soient entretenus ou non par téléphone jeudi dernier ne change pas la donne. Macron a choisi de mettre le nouveau gouvernement dans les mains de Le Pen. Écoutez donc attentivement les 46 prochaines secondes.

C'était hier, en pleine rentrée politique de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont.

4:26
Invité

De manière très claire et pas dissimulée, nous avons été reçus par Emmanuel Macron. Nous avons donné, encore une fois, quels étaient pour nous les critères, les conditions. qui entraîneraient une non-censure immédiate de la part du Rassemblement national du Premier ministre qui seraient choisis. À partir du moment où ces conditions, en tout cas, pour l'instant, sont respectées, eh bien nous respectons également notre part. Et de la même manière, j'ai eu un contact téléphonique avec Emmanuel Macron, qui ne portait pas d'ailleurs sur le sujet de M. Barnier. Et puis c'est tout.

5:13
Présentateur

Elle admet donc avoir eu le président au téléphone, mais dément avoir parlé du Premier ministre avec lui. Elle rappelle aussi avoir fixé ses conditions pour que le RN ne censure pas le gouvernement Barnier. Et jusqu'à présent, les déclarations de ce dernier s'inscrivent pas mal dans la ligne de la dynastie Le Pen.

5:29
Invité

Ici, à la base, dans un hôpital, il y a des progrès à faire dans l'organisation, il y a des économies à faire. Et on peut faire, dans beaucoup de domaines, la santé, l'école, le logement, les problèmes de la vie quotidienne des Français, la revalorisation du travail. Sans faire de miracle, on peut faire des progrès. La situation est très grave, je l'ai dit hier. Je ne veux pas augmenter la dette financière sur nos générations futures, ni la dette écologique.

5:56
Locuteur non identifié

Si vous êtes un Premier ministre sous surveillance, rien ne pourra se faire sans le Rassemblement national à Dijordan Bardella.

6:02
Invité

Oui, la surveillance démocratique. Mais moi, je suis sous surveillance de tous les Français.

6:07
Présentateur

Du blabla, de la prudence et déjà du déni. Ne pas nous promettre de miracles peut sembler sage. Mais quand la seule chose concrète avancée est des économies, devant un hôpital comme symbole du système de santé publique français qui, vous le savez, manque cruellement de moyens, cela annonce la poursuite d'une politique d'austérité. Et quid de la revalorisation du travail ? Cela veut dire quoi ? Rien. En tout cas, ça ne veut pas dire augmenter les salaires. Barnier marche ici sur des œufs et ses propos, et plus encore son profil très droitier, ne pas l'oublier, s'adresse avant tout au RN. Tout ceci illustre plutôt précisément ce qui est dénoncé.

Le deal, ou la menace, c'est selon, sous lequel le gouvernement, le nouveau gouvernement, va évoluer. Car, nous l'avons vu, rien n'empêchait Emmanuel Macron de nommer Casté à Matignon. L'argument de la censure était fallacieux. Macron a donc choisi consciemment cette situation dominée par le RN. Il faut le dire, le répéter. En politique, tout n'est que choix, et les conséquences ne peuvent pas être prédites avec certitude. Enfin, ça dépend. Allez voir l'extrait vidéo sur mon Twitter, par exemple. C'est plus parlant qu'une image figée, ou quelques-unes, pour que France 2 ne nous traque pas. Alors, ce n'est pas la première fois que Macron se fait huer. C'est presque désormais systématique.

Par contre, que Le Monde, dans son direct d'hier soir, écrit, je cite, « Le public a manifestement une dent contre Andrew ou Parson, si on en entend bien les sifflets du Stade de France. » Ça, c'est gros. C'est même trop gros. Beaucoup trop gros pour beaucoup d'internautes qui ont même pensé à de l'ironie de la part du quotidien aux mains de Xavier Niel et de Mathieu Pigasse, entre autres. Ce qui est certain, c'est que nous avons un réel problème avec le pouvoir de notre pays, qu'il soit politique ou qu'il soit médiatique. Dans un sondage élabre pour BFM, le 21 août dernier, 44% des Français sondés se disaient favorables à la destitution de Macron. Le 29 août, ils étaient 49%.

Le 6 septembre, 3 points de plus, 52% des Français sondés souhaitaient le départ du président. Ce samedi, ils étaient entre 110 et 300 000 dans toute la France, dont environ 50 000 à Paris, à l'appel de la France insoumise et des organisations de jeunesse, pour dénoncer le coup de force du président. Loin, très loin des mobilisations de masse qu'on a pu connaître lors des gilets jaunes ou de la réforme des retraites, qui ont pourtant rien changé, ou si peu. La facilité viendrait à dire ou à penser qu'il ne sert à rien de voter ou de manifester. C'est tentant. La réalité est tout autre, plus complexe, puisque chaque action génère une réaction.

Pas toujours celle espérée, souvent pas au niveau attendu. Sans doute qu'il faille questionner les modes de rapport de force, les revoir selon les contextes, mais se dire que le tout, c'est de voir la chose non pas comme une course de vitesse, mais plutôt une course d'endurance. Et poursuivons avec les actualités du jour. Vers une nouvelle casserole pour Gérald Darmanin, des SMS obtenus par la justice révèlent aujourd'hui qu'il serait intervenu pour accorder des avantages fiscaux au club le PSG lors du transfert de Neymar en 2017.

Avec l'aide de Jérôme Fournel, alors directeur de cabinet, l'ancien ministre des Comptes Publics, aujourd'hui ministre de l'Intérieur des Missionnaires, aurait permis au PSG d'échapper aux impôts et cotisations sociales, une intervention qui pourrait être qualifiée de trafic d'influence. L'enquête se concentre sur ses actions, tandis que d'autres protagonistes, comme Hugues Rançon, également impliqués, nient toute faute. L'affaire surnommée des barbouseries du PSG a débuté en février dernier et fait l'objet d'une enquête pour trafic d'influence aujourd'hui. Désolé. L'affaire, surnommée les barbouseries du PSG, a débuté en février dernier et fait l'objet d'une enquête pour trafic d'influence.

Des magistrats soupçonnent notamment que le PSG aurait sollicité des responsables politiques pour échapper à des impôts et cotisations sociales. Un SMS de Hugues Rançon, vice-président de l'Assemblée nationale à l'époque, adressé à Darmanin en juillet 2017, révèle son inquiétude quant au transfert de Neymar et demande l'aide du ministre pour rassurer le club. Suite à cette demande, Darmanin et Fournel auraient rapidement agi. Trois jours après les échanges, le PSG reçoit les documents officiels de l'administration fiscale et de l'URSSAF confirmant qu'aucun impôt ou cotisation sociale ne serait dû sur le transfert de Neymar.

Le juge d'instruction enquête maintenant pour déterminer si cette intervention constitue ou non un trafic d'influence. Jusqu'à présent, ni Darmanin ni Fournel n'ont répondu aux accusations, tandis que Jean-Martial Ribs, ancien directeur de la communication du PSG, est le seul mis en examen, bien qu'il nie avoir été impliqué dans ces discussions. À suivre. Main propre et tête haute. Les plus vieux d'entre nous se souviennent peut-être de ce slogan utilisé par le Front National de Jean-Marie Le Pen dans les années 90. Mais les dites mains sont-elles si propres ? On verra bien ce qu'en dit la justice.

En attendant, l'IB a fait d'étonnantes révélations concernant Jean-Denbar Della, à l'époque où il était officiellement collaborateur parlementaire au Parlement européen. Ces révélations arrivent à point, d'autant plus nommées, que se jouera, à partir du 30 septembre prochain, le procès des assistants parlementaires du Rassemblement National. 27 membres et ex-membres du parti, dont Marine Le Pen, doivent y être jugés pour avoir participé à un vaste système de détournement de fonds publics. Selon les révélations en question, Jean-Denbar Della aurait utilisé des faux documents pour tenter de justifier ses activités d'assistant parlementaire en 2015.

Il aurait exercé cette fonction durant 4 mois et demi auprès de l'ex-eurodéputé Jean-François Jalc, fonction dont l'exécution réelle est aujourd'hui mise en doute, mais pour laquelle l'actuel président du RN a touché, dans le cadre d'un contrat à mi-temps, 1 200 euros par mois. D'après l'accusation, le parti Le Peniste se serait servi de l'Europe pour se refaire une santé financière sur la période allant de 2014 à 2019, détournant les fonds publics qui lui auraient été alloués pour rémunérer ses collaborateurs, faire avancer sa cause politique et l'ascension même de Marine Le Pen.

Quoi qu'il en soit, l'enquête menée par nos confrères et consœurs de Libération montre comment, après avoir été épinglé à l'époque par le président du PE, Martin Schulz, et l'Office européen de la lutte contre la fraude, l'OLAF, le Front National a essayé de démontrer que les assistantes et assistants parlementaires du parti mis en cause avaient une activité bien réelle. Ce serait l'avocat Ghislain Dubois, aussi assistant de Jean-François Jalc, qui aurait chargé un des stagiaires pour créer ses faux.

Jordan Bardella nie ses accusations en bloc et le Rassemblement National affirme dans un communiqué publié aujourd'hui que je cite « Ni le Parlement européen, ni l'OLAF, ni la justice française n'ont trouvé à y redire. Aucun justificatif n'a été demandé et a fortiori versé à la justice. » Dans cette affaire, des assistants parlementaires, les accusés encourrent jusqu'à 10 ans d'emprisonnement, 1 million d'euros d'amende et 5 ans d'inligibilité. Merci à vous tous d'avoir suivi ce Flash Info jusqu'au bout. Sur tnt.lemédiatv.fr, vous êtes déjà plus de 50 000 à avoir signé notre grande pétition pour une répartition plus juste et plus équitable et plus démocratique aussi des fréquences TNT.

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