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interviewLe Média· 18 mai 2026 22 min

RUFFIN, POURQUOI SA BD FAIT POLÉMIQUE À GAUCHE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il y a plus de café, ça me saoule. Tu as demandé à François Rin ? Bah non, enfin non, j'ai pas demandé à François Rin.

Du café mais j'ai j'ai du boulot moi un peu. Parle François Rfin quand même. Ah ouais ouais, faut que je lu parle de la charge mentale des femmes aussi peut-être pendant qu'on y est.

Ouais, en vrai, demande-lii son avis. Ouais. Ah ouais ouais.

Et puis il y a plus de PQ. Je demande à François Ruffin aussi. Bah pour ça euh prend sa BD.

Ah oui, ça c'est pas con par contre. Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le lundi 18 mai et aujourd'hui bah vous avez pas pu passer à côté he tout le monde en a parlé ce weekend.

La BD de François Ruffin autoproclamé député reporter. Alors ne cherchez pas Milou ou le capitaine adoc hein dans cet album Picardis plein d'or. Il n'y a de place que pour fin l'héroïque justicier.

Au fil des pages et des cases, il déroule ses petites histoires comme un interminable numéro d'autopromo. Chaque anecdote soigneusement calibrée pour nourrir son ego et surtout huiler sa campagne présidentielle. Et puis bon en toile de fond évidemment he ce que cette BD donne à voir c'est surtout le regard que porte François Ruffin sur le monde.

Et c'est là que ça coince. Paternalisme permanent, clichés raciste et coloniaux à gogo. J'en passais des meilleurs pour faire simple.

Bah c'est le bingo de la gauche une planche a particulièrement fait parler d'elle. Faut dire que elle est quand même au tout début de l'album, on peut pas la louper et elle a le mérite de donner le ton. Alors, l'histoire se déroule dans un train.

Finfin est donc au téléphone he parce que vous le savez, c'est un mec super occupé qui travaille beaucoup pour sauver le monde. Alors, un bon citoyen qui respecte les règles et ben il se lève hein pour aller dans l'intervagon, là où on a le droit de passer des coups de fil et ne pas déranger tout le reste de la rame avec ses petites affaires d'homme important. Et paf, il tombe sur un contrôleur SNCF entouré de deux policiers afférés auprès d'une dame noire qu'il verbalise pour une erreur de billet à hauteur d' 1,20 €.

Nous sommes donc face au grand banditisme ferroviaire dans cette affaire. Retenez-le. Alors que le contrôleur annonçant la sanction est présenté quasiment au bord des larmes avec des des grands yeux clairs comme ça et le sourcil un peu tombant, la femme noire, elle elle est caricaturée, la bouche grande ouverte, les traits déformé de colère, occupée à se mettre du vernis à ongle pendant qu'elle hurle sur le trio d'uniforme.

Alors c'est dernier la menace de la faire sortir du train, on le rappelle pour une fraude habissale de 1,20 € hein. Ça c'est la partie assez réaliste, remarqué. Fin fin, pendant ce temps-là, bah il est toujours au téléphone.

Et c'est là qu'arrive un nouveau personnage qu'on identifie comme un homme arabe et barbu. Il prend la défense de la dame après que l'un des policiers les tutoyé et se voit lui aussi évidemment menacé d'expulsion du train parce qu'après tout pourquoi pas c'est comme ça que ça marche dans ce pays. Et c'est là que le député reporter raccroche enfin son foutu téléphone et peut sauver le monde.

Il demande alors le prix de l'amende 11 €. Il s'insurge que le train soit immobilisé pour une somme si modique et sort Bonce sa carte bleue pour s'acquitter du montant. Pendant ce temps-là, bah les flics, ils continuent leur petit jeu, hein.

Évidemment, on va pas changer une équipe qui gagne. Il tutoie la dame puis alors qu'elle n'a pas réagi, lui jette le ticket de la contravention en plein visage. L'homme maghrébin s'insurge de la situation et demande pourquoi vous comportez comme ça aux policiers qui menace de encore une fois de sortir les deux passagers assisés.

Alors même, le rappelle, le billet de la dame est désormais payé et que l'homme est donc en règle. Fin fin, le député reporter est toujours présent, hein, mais ce qui ressemble nettement à un abus de pouvoir et à une situation de discrimination raciste ne l'aime pas particulièrement, hein. Son inquiétude à lui, bah c'est que le train, il reparte.

Voilà, il a besoin d'aller à Paris. C'est un homme pressé, on vous l'a dit. Donc il demande le calme expliquant que l'incident est clos.

Un des flics répond évidemment de vous me commander encore une fois très réaliste. Rufin répond alors je ne vous commande pas simplement comme tous les voyageurs. Je souhaite que le train reparte.

Pas mettre fin aux violences et aux discriminations perprétrées par des forces de l'ordre. Ça ça se saurait à titre mémoriel comme ça. Petite parenthèse, souvenons-nous qu'en 2017 he comme le rappelle habilement les collègues de contre-attaque, François Ruffin avait refusé de soutenir la famille d'Adarma Traoré, mort asphyxier dans un commissariat, on le rappelle, parce qu'il était pas tellement convaincu par l'histoire.

Regardez, aujourd'hui, j'ai entendu les propos. J'y étais déjà sensible puisque j'ai publi papier mais euh je vais pas me positionner avant d'être intimement convaincu et d'avoir d'avoir non mais voilà d'avoir je je vais je veux faire mon travail que en toute matière je commence par mener l'enquête d'abord et donc ce à quoi je peux m'engager c'est de vous recevoir que vous me filz les preuves qu'on regarde le dossier et que je mène l'enquête que j'en enfin que j'en sois intimement convaincu. Ouais.

En revanche, Ruffin était beaucoup plus convaincu par l'affaire qu'entin de alors là pas eu besoin d'enquête, de preuves de je ne sais quoi, qu'on vienne le supplier avec un dossier là pour foncer sur Twitter et prendre position Manu military. Hein le nazillon n'avait pas encore rendu l'âme que Finfin avait déjà publié un communiqué appelant à ce que les Antifas soient sévèrement punis. l'enquête, le jugement.

Quand c'est Alice Cordier qui raconte l'histoire, François Ruffin, il est aussitôt convaincu. C'est fou quand même. Bon, revenons-en à notre histoire de BD, hein, parce que l'affaire du train et ben elle se finit pas là-dessus.

Nous nous en étions au moment où le député reporter auréolé de sa propre sagesse parvient à apaiser la situation au nom de l'intérêt collectif afin que le train puisse enfin repartir. Mais c'était sans compter sur l'homme arabe effronté évidemment hein qui ose la ramener en disant voilà ce qui se passe quand ils font monter leur chien de garde. Une observation som tout assez factuelle de la vie ferroviaire et policière française, mais qui n'est pas du tout du goût de fin, hein, qui veut que le train parte à l'heure.

Ce dernier se retourne alors vers le monsieur représenté tout face à tant d'autorités naturelles du député et lui dit "S'il vous plaît, monsieur, vous respectez la police." Dans la case suivante, Ruffin s'adresse au policier en lui demandant à son tour de respecter son uniforme, ajoutant "Votre rôle, c'est de rétablir l'ordre, pas d'introduire le désordre avant que tout ce beau monde autoritaire ne finisse par sortir du train en rallant." Voilà.

Bon alors aussitôt on voit Ruffin représenté de tr le torse bombé l'air fier de lui face à l'homme maghrébain lui pétrit de honte he qui regarde ses pieds les mains jointes qui s'excuse de s'être énervé d'une situation on le rappelle absolument révoltante he mais peu importe et qui remercie fin le sauveur blanc d'être intervenu et cette posture de sauveur blanc là et ben elle revient beaucoup beaucoup dans la BD aid hein. C'est d'ailleurs ce qui a ulcéré ces détracteurs et ils sont nombreux. On peut parler aussi de cette planche où Fata, une femme voilé, se plaint de discrimination qu'elle aurait subi de la part d'un restaurateur d'Aien.

Euh on vous explique hein que le pauvre homme bah il traverserait une mauvaise période à cause du Covid et que bien sûr tout ceci n'a rien à voir avec euh l'islamophobie qu'on lui reproche. D'ailleurs, la femme du restaurateur, dit-il, est elle-même marocaine et ne parle qu'à peine français, hein. Comment pourrait-il être raciste après tout, hein ?

Enfin, c'est c'est impossible. Tout ça, ce serait finalement juste un peu de parano de la part de cette femme voilée, Fatia. En plus euh depuis qu'il a été accusé, ce pauvre restaurateur et ben il dort plus.

Voilà. Donc c'est terrible hein, ça a détruit des carrières ces accusations de femme là. Fatia et ses amis, elles conviennent qu'elles se sont emporté finalement et peut-être qu'elles ont mal compris hein.

Et puis au final, tout le monde rire, elle existe grâce à qui ? Je vous le donne en mine, bah grâce à F fin hein parce qu'il a réuni tout ce petit monde dans sa permanence parlementaire afin de se parler et de se comprendre. Enfin merci fin F fin fin.

Grâce à toi le monde va encore un peu mieux. Voilà quoi elle sert cette BD montrer le candidat de Picardi debout comme un grand pacificateur, un maître du dialogue capable de réconcilier une France fracturée. Ah, c'est beau tout çain.

Mais en fait, ce qu'on voit c'est surtout un gros déniupportable tendance à renvoyer d' à dos l'oppresseur et l'opprimé hein. Je vais emprunter les mots des camarades de contre-attaque hein. Donc je vous invite évidemment à aller soutenir le travail.

Dans un cas d'intervention policière abusive et raciste, il veut rabibaocher des policiers d'extrême droite et une victime de racisme. Il ne cherche pas à lutter contre nos pressions, ni même à sanctionner l'injustice, mais à asseoir les opprimés et les oppresseurs à la même table. C'est un imaginaire de droite, celle du statut quo, celle du maintien de l'ordre.

Depuis que la gauche existe, elle porte au contraire le conflit. Conflit de classe entre patron et ouvriers, conflit antipatriarcal des femmes en lutte contre l'exploitation des hommes, conflit entre colonisés et colonisateurs, conflit antiraciste évidemment parce que lutter euh contre les injustices, c'est imposer un rapport de force, mener le combat, déranger un ordre établi profondément injuste, pas dire à tout le monde de se calmer pour que le train reparte. Et évidemment, Ruffin fait tout l'inverse.

Vous l'avez compris, ne cherchez pas d'analyse systémique ou de réponse politique aux situations qu'il énonce. Il n'y en a jamais. Rien que sur la première histoire he celle du train.

Là, il y a pas un mot sur les transports trop chers. La privatisation à marche forcée qui dégrade les conditions de travail des chemineaux et les conditions de voyage des usagers. rien sur la chasse au précaires qui ont lieu dans les wagons.

Ne cherchez pas dans ces pages de projets politiques concrets, il n'y en a pas. La seule solution qu'on nous importe, c'est l'intervention d'un homme providentiel, celle de Ruffin évidemment. Et derrière l'image du mec simple comme ça là, un peu proche des travailleurs sans charisme ni cravate, bah François Ruffin, c'est quand même beaucoup d'ego hein et d'ambition.

C'est le personnage principal, on a bien compris, hein. Puis depuis qu'il a commencé à rêver de l'Élysée, bah il touche tout bonnement plus tairein. Et surtout il a perdu toute boussole politique.

Désormais, seul le résultat compte. Il veut arriver à ses fins, il veut se faire élire et donc il doit se frayer un chemin dans l'offre de gauche quit à flirter avec des lignes rouges notamment emprunté à l'extrême droite. Oui, oui, faut le dire.

Et tout ça à des fins électoralistes. On a déjà dénoncé ici il y a à peine quelques semaines sa fâcheuse tendance au souverainisme hein et ses sorties au style à l'immigration. Son créneau évidemment on le sait hein, c'est les classes populaires, ça ça ne fait pas de doute, celles qui sont de plus en plus attirées par l'extrême droite et Rufin bah il essaie d'aller les chercher en jouant à un jeu dangereux.

Dangereux, on le sait parce qu'il est pas le premier à le faire. Toute une frange de la gauche en Europe notamment a déjà tenté d'adopter des positions ouvertement anti-immigration et potentiellement raciste, hein, forcément ça va avec. En essayant de faire la même chose et ça finit mal, on le sait, rien de bon n'en est sorti si ce n'est de renforcer ce contre quoi on prétend lutter.

Surtout qu'il faut pas suivre les aventures de fin très assidument pour savoir que c'est pas vraiment le premier qu'on appelle pour lutter contre le racisme même hors campagne présidentielle hein, ça ça fait pas de doute. Et même quand c'est le cas bah il a fout. François Ruf, une dernière question.

Vous allez manifester le le 10 novembre prochain contre l'islamophobie parce que vous avez signé la tribune contre l'islamophobie. Moi, j'étais à Bruxelles en train de manger des frites et des gaffres avec mes enfants. Donc c'est pas mon truc.

Maintenant, je vais vous dire ma veut dire quoi ça veut dire pas dimanche. J'irai pas dimanche, je joue au foot. Face au tolé suscité par sa BD, Média Part a interrogé François Ruffin et comme ils ont de la chance, il leur a répondu parce que moi je vous le dis, Lisa Lape, elle est un peu jalouse parce que la dernière fois qu'elle a tenté, elle s'est pris un gros vent.

Est-ce que vous pouvez clarifier votre sortie sur l'immigration de travail faire maintenant ? Je je l'ai fait ce matin très longuement sur sur BFM. Vous pouvez pas le faire sur le média parce que BFM, bon c'est pas trop notre ligne.

C'est dommage. Ah bah c'est dommage. Ah c'est dommage.

Ah mais nous ne sommes pas ici pour régler nos comptes personnels évidemment et on préfère toujours lire Média part que BFM. Alors ne nous plaignons pas. Donc François Ruffin conteste l'accusation de Sauveur Blanc qui lui a été mouement adressé.

Pour lui il est plutôt un pompier qui tente d'éteindre un incendie. Ce sont ces mots. Les pompiers apprécieront de ne pas être considérés par François Ruffin comme des sauveurs.

Mais là n'est pas le propos. Selon le député reporter, la planche du train, c'est justement, je cite, la France qu'on ne veut pas, celle où les agents du service public se montrent agressifs. Tue-toi, je vois le wagon se déchirer pour un billet à 1,20 €.

C'est comme une allégorie de ce que je ne veux pas pour mon pays, dit-il. Et soit j'assiste passif au racisme et à une forme de violence, soit j'interviens avec ma modeste autorité de député. Ça ne renoue pas le dialogue mais ça permet déjà que le train reparte.

Et ça ne déconstruit pas non plus l'imaginaire colonial. Ça ne lutte pas contre le racisme ou le sexisme. Mais effectivement François, ça lutte contre les retards de la SNCF et c'est déjà ça.

Merci beaucoup. Alors, une lecture que ne partage évidemment pas du tout la première vice-présidente de l'Assemblée nationale, Nadj Abomangoli, pour l'insoumise, les rapports de domination racistes sont complètement invisibilisés. On dirait qu'il n'y a que des gens qui n'arrivent pas à se comprendre.

Elle poursuit pour François Ruffin. Il suffit de se parler. L'islamophobie etisme que vivent les personnes racisées ne sont que des incompréhensions.

Et dans le même article, Sandrine Rousseau, la députée écologiste qui partage les bandes de l'Assemblée avec François Ruffin, ne cache pas. Elles non plus sont malaise à la lecture de la BD. Pour ell, c'est l'impensé du discours politique de François Ruffin qui explose dans cette BD.

Il défend des secteurs où se concentrent particulièrement des femmes racisées mais n'a aucune vision en terme de lutte féministe et antiraciste. Et au sujet justement de la scène du train, elle s'agace encore une fois, je la cite "En l'occurrence, il ne cherche pas à arrêter le délit raciste qui est commis. Il pourrait se servir de son statut de député pour saisir la hiérarchie, mais non, il paye et en plus il rappelle à l'ordre l'homme qui subit le racisme.

Et tout cela évidemment ne date pas d'hier, hein. François Ruffin traîne depuis longtemps ses ambiguïtés et ses impasses sur les questions antiracistes notamment. Il a été repris, critiqué, alerté à ma reprise sans que cela ne provoque la moindre prise de conscience.

Avoir un angle mort, ça peut arriver. refuser obstinément de le corriger. C'est un choix, un choix politique en l'occurrence et un choix qui est en long, hein, surtout dans une France de plus en plus fracturé justement par le racisme particulièrement quand on prétend à la fonction suprême et encore davantage quand on se revendique de gauche.

Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité. Vous le savez, je vous le dis toujours sans vous, pas de récapé non plus. Et en l'occurrence, on a besoin de vous.

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La justice a annoncé ce dimanche 17 mai une enquête sur pas moins de 84 écoles maternelles, une vingtaine d'écoles élémentaires et une dizaine de crèches. Selon la Procure de Paris, tous les arrondissements sont concernés. Elle a annoncé trois ouvertures d'informations, cinq convocation devant le tribunal correctionnel ainsi qu'un nombre considérable de dossiers en attente à la brigade criminelle.

On rappelle que 78 animateurs avaient été suspendus en avril dernier dont 31 pour suspicion de violence sexuelle. Emmanuel Grégoire avait annoncé mi-avril un plan d'action de 20 millions d'euros prévoyant la simplification de la chaîne de signalement et une école du périscolaire pour mieux former les animateurs. Une convention citoyenne sur la protection et les temps de l'enfant à l'école a également débuté lundi 18 mai.

Le 11 mai dernier, des syndicats du périscolaire ont de leur côté appelé à la grève jusqu'au 22 mai pour dénoncer les soupçons automatiques pratiqués par la municipalité. Les rebondissements et les accusations se succèdent dans l'affaire Patrick Bruel. L'avocate d'une des plaignantes annonce la réouverture d'une enquête pour des faits d'agression sexuelle remontant à 2015.

À l'époque, la jeune femme était âgée de 19 ans et avait déjà porté plainte en 2022. Les faits se serait donc produit en 2015 à la résidence du chanteur dans le coin de Montpellier. La victime Ophélie Fachfer était alors figurante sur un des clips des Après Flaviam ce weekend et des dizaines de plaintes pour viol ou agression sexuelle, le chanteur nie et dénonce des rumeurs parfois absurdes et écœures.

Près de 30 femmes ont livré pourtant des témoignages accablants. Une pétition pour faire annuler la tournée prévue de Patrick Bruel est actuellement en ligne et a récolté déjà plus de 20000 signatures. On termine avec le dossier Canac.

Lundi 18 mai, le congrès de la Nouvelle-Calédonie a rendu de justesse un avis favorable à la modification du corps électoral aux élections provinciales. Un enjeu majeur dans l'archipel. Le texte visant donc à élargir le corps électoral de l'archipel a été examiné au Sénat plus tard dans la journée.

Cette proposition de loi organique déposée par le député George Naturel prévoit l'intégration de plus de 10000 personnes nées en Canaki, Nouvelle-Calédonie, mais qui ne remplissait actuellement pas les conditions pour voter. À ce texte, le gouvernement souhaite ajouter des amendements qui permettraient d'accorder le droit de vote également au conjoint de Calédoniens depuis au moins 5 ans, soit environ 1500 à 1800 personnes selon les éléments donnés le 13 mai par des outres et maires Naima Moutchu. à croire que le gouvernement veut tout faire pour permettre au non indépendantistes de renforcer leur position.

Le Conseil constitutionnel pourrait néanmoins retoquer cette proposition au motif d'une inégalité entre les résidents. Pour Pierre Chanel Tuturgoro, le chef de groupe UC FLNKS au congrès de Nouvelle-Calédonie, je cite "Le FLNKS est favorable à l'ouverture du corps électoral au natif mais dans un accord global, pas de manière isolée. Le texte de loi organique devra encore donc passer jeudi à l'assemblée et les élections provinciales après trois reports du fait de la crise générée par cette réforme constitutionnelle de 2024 doivent avoir lieu le 28 juin prochain.

Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé. Et puis n'oubliez pas, on en a déjà parlé, l'avenir du média est en jeu.

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