Pour un féminisme communal : défendre l’égalité entre les femmes et les hommes dans nos communes
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous et à toutes. J'espère que vous allez bien. Oui, merci d'être présenté ce matin.
Alors, je pense que vous avez comme nous été un petit peu bloqué dans les bouchons tellement qu'on est nombreux à venir à ces hill. Je tiens encore à vous féliciter de de votre nombre, de votre présence du bénévola. On est à plus 400 bénévoles, plus de 4000 préinscrits parce qu'on on verra à la fin les chiffres finales, mais 4000 qui ont payé leur place sur le site et tout.
Donc euh voilà, c'est un grand événement de rentrée et il y a très peu enfin en fait on est le seul mouvement politique qui peut faire une démonstration aussi forte avec autant de conférences et avec notamment un parcours spécifique sur les municipales dont cette conférence fait partie. Cette conférence que j'ai eu moi beaucoup de plaisir à préparer durant l'été qui traite du féminisme communal. Et en fait euh le féminisme communal, c'est un peu comme aujourd'hui parler de je sais pas euh euh j'allais dire écosocialisme mais pas du tout mais enfin c'est un nouveau concept qu'on peut euh travailler et c'est une ficelle, vous allez le voir tout au long de cette conférence qu'on tire sans jamais s'arrêter tellement qu'il y a de sujets qui touchent au féminisme communal notamment il y a du vent, ça va être super.
Euh, on peut le traiter sur les questions de la la représentativité des femmes évidemment, mais on peut aussi traiter sur la question de la présence des politiques publiques en direction des familles, de l'enfance, enfin on va le voir tout au long de la conférence parce que les femmes elles elles ont aussi un impact sur la gestion des politiques et de leur mise en œuvre concrètement à dans l'espace local à à l'échelon communal mais aussi bon ça on pourra en parler plus tard à l'échelle notamment de l'Assemblée nationale. Et un des exemples qui est assez récent et qui est victorieux, c'est notamment la constitutionnalisation de l'IVG. Ça c'est national.
Mais du coup aujourd'hui, on va se concentrer sur les municipales parce que vous le savez, enfin je vous l'apprends pas mais l'année prochaine, il se passe quelque chose. Les élections municipales de 2026 qui vont être un moment où on va pouvoir analyser, regarder en face, questionner la mise en pratique concrète des politiques de la représentativité. Et là, c'est clair qu'il faut se dire entre nous que la démocratie locale, ça reste quand même un club d'hommes blancs assez âgés où les femmes ne sont pas aussi bien représentées qu'elles le devraient.
Donc là, on va questionner ça entre nous. Euh moi ce que je peux vous dire c'est que il y a les premières lois parité, elle elles datent de il y a 20 ans et donc elle touchait les femmes et en particulier les enfin elle disait il faut plus de représentativité mais dans les femmes qui ont été représentées il y a 20 ans, c'était pas les femmes précaires, c'était pas les femmes racisées, c'était euh voilà, c'était encore enfin c'est encore un public qui est mise à l'écart à la fois à l'échelon local mais aussi national. Ce constat, du coup, il doit pas susciter entre nous un soumis, un fatalisme, mais au contraire euh puis en nous les capacités de la de la du changement populaire qu'on a envie de faire advenir.
Et donc c'est pour ça qu'on a cette conférence aujourd'hui que moi je trouve en tout cas très très pertinente en tant que en tant que député, en tant que femme, en tant que militante. Donc qu'est-ce qu'on entend par féminisme communal ? Le féminisme communal, c'est l'art de faire de la commune un bastion de justice sociale, un territoire d'émancipation et un levier concret contre le parti Arca.
Ça c'est clair et on le sait bien. C'est aussi le féminisme communal repenser la ville comme un espace à partager, pas à conquérir où les politiques publiques ne sont pas neutre mais orienté vers l'égalité réelle. et c'est aussi mettre l'expérience des femmes, notamment les plus préca précaires au service des priorités et des politiques municipales.
Donc là, on peut interroger les politiques municipales, vous le savez comme moi, c'est la question à la fois du logement, la question de faire ville ensemble, c'est la question de des déplacements des uns et des autres dans la ville, c'est la question des transports publics, c'est la question de la sécurité également et c'est aussi la question de la petite enfance ou de la lutte contre les violences. Donc le féminisme communal, c'est revendiquer que la démocratie locale ne soit euh soit complète à partir du moment où elle s'intéresse à la moitié de la population et aux femmes. Donc le féminisme communal, c'est construire des communes qui sont résolument féministes et inclusives qui sont des chevilles ouvrières de l'égalité et de l'émancipation de chacune et de chacun.
Il faut qu'on regarde un peu ensemble concrètement avant de parler de féminisme communal, quelle est la réalité de la place des femmes en politique ? Les femmes, elles sont quand même massivement encore aujourd'hui écarté des lieux de de décision, notamment de l'échelon local. Et pour vous donner des un exemple, en 2020, elle représentait 42 % des conseillères municipales mais seulement 19 % des maires.
Donc déjà là, on sent qu'il y a bah une forme de fatalisme parce qu'elles sont élues mais derrière elles ont pas la prise de pouvoir et elles sont à l'évidence écarté donc des fonctions de responsabilité et notamment sinon elles sont adjointes à des fonctions qui vont être celles du CER, celles de la petite enfance, celle du soin aux autres, celle voilà de de l'accompagnement des personnes vulnérables et donc elles seront très très peu représentées dans la question du budget par exemple la donc de enfin il y a pas que le maire en fait he il y a les vice-présidents, il y a le budget. Dans les conseillers départementaux, les femmes, elles représentent 49 % des vice-présidents des conseils et elles sont major majoritairement représentées notamment sur les questions protection de l'enfance ou petite enfance. Et elles sont donc 50 49,6 % c'est quasi la moitié hein des conseill des conseillères départementales.
Par contre, elles sont que 20 % des présidences. Et ce constat, il est partagé aussi à l'échelle des régions, bien que il y ait plus de présidentes de région. On pense notamment à Valérie PCR par exemple euh depuis 2021, mais elles sont seulement 31 % des présidentes.
Donc à à chaque fois, à chaque échelon, on peut interroger euh la présence enfin la présence des femmes. Certes, la parité fait son travail, par contre, elles n'ont pas les poses à responsabilité autant que les hommes peuvent peuvent les avoir. Donc dans les conseils communautaires, c'est par contre quelque chose de dramatique.
L'exemple de l'Île-de-France est très très parlant parce qu'il y a une étude qui a été qui a été menée sur la réforme territoriale dans la métropole du Grand Paris et elle elle montre que seulement 5 % des intercommunalités franciliennes sont dirigées par des femmes. Et 5 % bah ça veut dire surtout que 95 % sont dirigées par des hommes. C'est ça qu'il faut interroger.
Donc les femmes, elles sont sous-représentées politiquement et de manière persistante. Il y a évidemment plusieurs causes politiques à ça. La première cause et qu'on peut on peut convoquer, c'est qu'il y a pas toujours l'obligation de parité dans les communes de moins de 1000 habitants.
Même si nous à l'assemblée, je sais pas si vous avez suivi, un soir dans enfin vraiment presque quasi à h clos des déc des des députés sans vrai intérêt populaire, on a changé la loi du coup il y a 3 mois pour que dans les communes de moins de 1000 habitants, il y ait l'obligation de parité. Là, je vais juste vous raconter euh que en gros les communistes, eux, ils ont voté contre parce qu'ils sont dit euh 1 an avant les élections quand même, on va pas changer ça, hein. Euh enfin vraiment un an changer le le mode de scrutin avant les élections euh faut pas le faire.
Alors que nous on disait bah si en fait si c'est pour le mieux si c'est que pour que des femmes soient mieux représentées. Oui. Mais et dans la presse la presse main West France pour ne pas les citer, il y a en plus on est capté donc la presse local, ils ont trouvé le parce que du coup dans l'hémicycle on entendait tout de la droite mainstream le centre en disant mais ça va être dramatique vous vous rendez compte parce que conseil de 1000 habitants, c'est cinq conseillers municipaux en moyenne. vous allez tuer la démocratie locale parce que vous n'allez pas trouver des femmes et du coup il n'y aura plus de gens pour pouvoir aller défendre l'intérêt de la ville de 1000 habitants parce que vraiment ce que vous êtes en train de faire en fait c'est que les gens ils ne vont pas vouloir être candidats et candidate parce que c'est trop de responsabilité enfin voilà c'était ce genre d'argumentaire et Ouest France pour alimenter la droite et dans le débat av on trouvé le seuil conseil municipal de France qui est exclusivement composé de femmes et le titre c'était Je l'ai noté hein parce que c'était vraiment donc c'était h élus.
Le titre c'est dans ce village le conseil 100 % féminin se demande comment appliquer la loi sur la parité. Tint tin. Et en fait quand on lit quand on lit l'article, c'est que des no qui disent bah oui, en fait on est carrément d'accord parce qu'en fait les mecs ils vont aussi prendre la responsabilité pour notre commune.
Donc bah à 100 % à fond sur cette nouvelle loi parité et alors que le titre c'était tout l'inverse. Bon je vous apprends rien, vous êtes insoumis, vous voyez à quel point les titres sont peuvent être vendeurs. Mais voilà, ça c'était vraiment un exemple dramatique pour la droite et même c'était des femmes qui défendaient he des députés femmes qui défendaient le fait de pas appliquer cette loi-là.
Ça veut dire qu'elles font un contre leur camp euh mais enfin libéral totalement avec une espèce d'angoisse mais si vous demandez la parité, on ne trouvera jamais de gens pour être candidat. Alors qu'en fait si parce que le simple fait de mettre des femmes en responsabilité fait venir déjà d'autres femmes et met des espaces sains de travail et de lutte et de légitimité pour que des femmes puissent se sentir à leur tour légitimes pour prendre ces rôles là. C'est valable dans tout mon histoire syndicale.
Plus on met des femmes en responsabilité, plus d'autres viennent. Mais c'est valable aussi en politique et c'est valable à la fois pour des conseils municipaux de moins 1000 habitants comme des grandes métropoles. Donc la deuxième raison du coup c'est évidemment que le pouvoir réel il est confisqué pour les femmes au profit d'une parité d'apparence.
Ça c'est que je vous disais c'est qu'en fait les femmes, oui, elles accèdent aux institutions, mais c'est surtout pour des fonctions qui sont subalternes et c'est pour bah pour faire une caution en fait d'une certaine manière. On a on répond à la loi parité mais par contre on leur donne pas les responsabilités qui vont derrière et les donc c'est ce que je vous disais sur le CER sur les délégations. Voilà et ensuite la troisième raison c'est sans doute que notre système politique bah il décourage mais il sanctionne aussi les femmes qui décident de s'engager.
Vous avez vu Mathilde là qui vient qui est enceinte du coup ma collègue députée d'éviline comme moi et qui est une excellente députée combative. Elle est enceinte comme d'autres députés actuellement. Ils ont déposé une proposition de loi pour en fait pouvoir juste continuer à être député ou moins être remplacé que nos suppléants servent à quelque chose quit à ce qu'en fait on on soit enceinte parce queon découvre pas que les femmes elles pu elles peuvent avoir un bébé, elles ont des grossesses enfin voilà on découvre pas et pourtant bah on est toujours à un point où c'est considéré comme on est obligé de prendre des arrêts maladie pour avoir un certificat pour faire une délégation de vote.
On est en 2025 et on est l'institution de la 5e République qui représente les citoyens et les citoyennes et qui sont élus par le peuple donc par les femmes aussi. Bon voilà, donc le système il est décourageant parce que même si on on s'engage que soit en politique nationale, en politique locale, on paye le prix fort en terme charge mentale, précarité, violence sexiste. C'est toujours le cas.
Il y a une étude d'ailleurs qui qui sort et qui dit que 74 % des élus locals disent avoir subi des comportements euh sexistes. Et donc ça c'est le réseau des élus locals justement qui a sorti cette enquête et qui a interrogé 74 % c'est immense en 2025 et c'est pas surprenant. Je pense qu'il y a aucune femme dans cette salle enfin dans cette tente qui est surprise par ce chiffre.
Voilà. Et enfin la dernière euh la dernière euh raison à tout ça dont je parlerai c'est la la parité, c'est quand même aussi aujourd'hui un casse misère de l'ordre établi. Et c'est Réjan Sennac qui euh du coup a analysé ça et qui explique qu'en fait euh la parité, elle est trop souvent instrumentalisée.
On vit bien des femmes tant qu'elles ne bousculent pas leur drbabit, tant qu'elles sont utiles, qu'elles sont dociles, qu'ell qu'elles sont pas trop hystériques. Voilà. Et à partir de ce moment-là, et moi pour le coup d'ailleurs c'est une intervenante de Renn cet exemple là c'était une militante des quartiers populaires qui a été prise par le PS pour être élu, représenté.
Et en fait à partir du moment où elle a dit "Non mais moi j'ai une conscience de femme noire et je veux revendiquer. Ne me donnez pas que la petite enfance. Laissez-moi être en colère en fait de ce qui se passe dans mes quartiers populaires.
Laissez-moi laissez-moi en parler." Bah là du coup elle a été mise sur sous l'étiquette hystérique, on peut pas parler avec elle. Elle est pas vraiment politique, elle a pas vraiment d'analyse.
Alors qu'en fait moi c'est la personne que je trouve la plus complète politiquement et la plus intéressante à écouter. Elle est là. Ouais.
Voilà. Donc tu vois tu vois très bien de qui je parle. Et elle a été vraiment quand en tant que femme, moi quand on me l'a présenté, c'est un peu c'était en mode repoussoir alors qu'en fait c'est tout l'inverse.
C'est quelqu'un de très très riche. Et voilà. Donc euh donc voilà, ça c'est en fait on veut on veut bien des femmes tant que elles sont pas trop en train de revendiquer, tant qu'elles sont pas trop en train d'exister en tant que femme, tant qu'elles sont pas trop en train de de lutter et qu'elles restent à leur place gentiment à travailler pour le collectif.
D'ailleurs, les femmes en fait quand elles sont dans un collectif, elles travaillent énormément et et plus que les hommes pour le coup parce qu'elles ont un un trou enfin déficit de légitimité. On est tout le temps en train d'essayer de et je peux vous dire moi en tant que jeune député de 30 ans, ben ça ça a été un vrai un vrai sujet tout le début de de mon mandat de travailler travailler travailler pour montrer qu'en fait bah il y a aussi un cerveau et voilà et et ça c'est pareil pour les politiques nationales comme les politiques locales. Une fois qu'on a dit ça et et que ça c'est le constat qu'on peut partager que vous connaissez, il faut aussi envisager les causes.
Et la première, c'est notamment que les communes, elles sont construites, pensées par les hommes et pour les hommes. Ça voilà, c'est pareil. Une fois qu'on a dit ça, vous le savez très bien, mais c'est assez enfin démonstratif dans tout ce qui fait la ville, c'est-à-dire notamment les les bans les bans publics, les rues qui sont mal éclairées le soir, les équipements sportifs qui qui sont pensés pour les hommes et pour des pratiques qui sont plutôt masculines, le nom des rues et ça franchement quand on regarde un petit peu, bon je je viendrai un petit peu après sur le nom des rues mais c'est pas un oubli.
Ce qu'il faut se dire, c'est que c'est une stratégie de domination qui empêche les femmes d'occuper l'espace et c'est aussi leur interdire de faire de la politique, de se réunir, de revendiquer parce que sans droit à la ville, on n' pas le droit au pouvoir d'une certaine manière. Donc, on se sent pas légitime à le prendre. La commune, elle est pas neutre, elle reflète les rapports de domination qui structurent la société, notamment dans l'aménagement de l'espace, la distribution des services public, l'attribution des ressources et tout cela ben c'est conçu selon des logiques qui sont patriarcales.
Il suffit pas d'ajouter quelques élus dans un conseil municipal pour se dire "ça on lutte concrètement contre le patriarcat et ça y est, les femmes, elles vont avoir une place réelle dans la ville." C'est comment on pense la politique locale en faveur de des citoyennes aussi qu'on peut changer les choses. Donc voilà, euh l'inégalité dans l'espace public, c'est quand même un un/art des femmes qui déclarent aujourd'hui renoncer à sortir seul, ce qui est quand même un/art, c'est énorme et c'est euh seulement 6 % pour les hommes.
Donc vous voyez la différence, c'est 6 % contre 25 %. Cela ça c'est l'observatoire du coup national de la délinquence en 2019 qui le sort et je pense que on aurait d'autres chiffres. C'est le Haut conseil de l'égalité en 2015 qui affirme que 100 % des femmes ont déjà subi au moins une forme de harcèlement sexy dans les transports publics.
C'est des équipements sportifs qui sont destinés plutôt aux garçons ou aux hommes et qui captent 70 % des financements à l'échelon municipal et alors que les femmes, elles elles font autant de sport que les hommes. Mais c'est pas forcément les mêmes pratiques. Et en fait ces études ell elles nous montrent bien bon d'ailleurs avant je faisais la sociologie donc je vous invite à regarder la sociologie urbaine comment la ville elle est pensée.
C'est hyper intéressant et on voit qu'elle est pensée pour et par les hommes. Euh, je vous dis de ce chiffre là, mais moi il m'a choqué quand j'ai préparé cette conférence. Seulement 6 % des rues sont nommées avec un nom féminin.
Et on voit souvent d'ailleurs des actions que ce soit de syndicat, d'insoumis, de nous toutes. Je sais pas si le planning le fait, d'aller renommer les renommer les rues, mais en fait c'est vraiment un droit à la ville renommer les rues. C'est nous nous exprimer, montrer qu'on est légitime dans l'espace politique et je pense qu'en fait il faut vraiment continuer et s'acharner à renommer les rues.
Et bon 6 % ça nous montre qu'on a énormément de travail nous en tant qu'insoumis, en tant que femme, en tant que femme en politique. Donc l'espace public, il est forcément genré, souvent inaccessible et même menaçant en fait pour les femmes quand on voit que 100 % ont déjà subi au moins une forme d'harcèlement dans les rues. Et en particulier, moi je vous parle de femmes dans l'absolu, mais on le sait quand on est insoumis.
C'est en particulier pour les femmes qui sont racisées, en particulier pour les femmes qui sont euh bah LGBT plus euh ou en situation de handicap par exemple parce que tout ça euh s'additionne malheureusement dans le discrimination. Euh Frédéric Giros, c'est un géographe qui nous explique que nommer les lieux, c'est se les approprier, parfois les conquérir et le poids du passé rend les rééquilibrage parfois difficile. Il explique que les modifiés constituent à la fois un geste emblématique, parfois politique et une modification de l'expérience urbaine.
Car les noms des rues font partie du quotidien des citoyens et des citoyennes. Ils impriment les consciences et les inconscients. Donc c'est pour ça qu'on a encore du travail.
Enfin, du coup, quand on parle de politique publique locale, il faut aussi parler de l'austérité qui touche les les collectivités locales. Et ça, du coup, je laisserai nos nos intervenantes qui nous font la joie d'être présente dans pour en parler parce que en fait le service public, il est foncièrement pour tous et toutes, mais il a aussi il doit répondre à la politique familiale, à la politique de l'enfance et on sait que les femmes elles sont surreprésentées dans les services publics, dans la gestion des familles, dans la gestion du quotidien, dans la gestion de l'enfance. Donc voilà, évidemment l'austérité, ça a aussi à voir avec le féminisme communal.
C'est une violence qui est silencieuse contre les femmes. Du coup, pour en parler avec nous, j'ai avec moi Sandra Lotte Fernandez qui est responsable de la santé, de la justice, du genre et du plaidoyer chez Oxfemme. J'ai pas fait de d'erreur.
Merci. et qui euh qui est autrice du rapport qui s'appelle territoire féministe, l'action locale comme levier essentiel de la réduction des inégalité femme homme. Donc évidemment dans cette conférence voilà ça va nous nous donner beaucoup d'appuis, d'analyse d'éléments et du coup en off en plus on se disait tout à l'heure que c'est un rapport qui a pour ambition d'être remis à l'ordre du jour chaque année réévalué donc qui va enfin donner un indicateur sur le féminisme communal et je enfin tu tu peut-être tu nous diras tout à l'heure mais est-ce qu'il en existait aussi d'autres ?
Est-ce que c'est un sujet qui a été traité avant que Oxfam en en tire cette enquête et quels sont évidemment les résultats de cette enquête là ? Et puis j'ai aussi ma compagnie quelqu'un que je vous présenter parce que vous connaissez aussi. Sarah Drocher qui est président du planning familial, membre du haut conseil à l'égalité et qui fait un travail de lutte permanente de bataille culturelle pour nous toutes les femmes.
Voilà notamment enfin moi j'ai beaucoup suivi en tant que militante la constitutionnalisation et tout le travail qui a été fait. Donc merci à tous les deux d'avoir accepté de contribuer à ce sujet qui euh euh en tant que militante, je pense, en tant que militante insoumis, il nous semble aujourd'hui majeur de traiter et de le traiter mais comme un sujet vraiment cristallisant en fait pour 50 % de la population. Et donc après moi je conclurai en en vous parlant un peu du programme qu'on a sorti et de toutes ces sa nécessité de de de réflexion sur la question en tout cas des des femmes aussi dans le programme.
Je te laisse commencer. Merci beaucoup. Merci, merci beaucoup hein de de nous avoir invité et d'organiser ce ce temps de réflexion et comme tu l'as dit qui est très en lien avec le rapport qu'on avait publié en 2023 territoire féministe.
Donc juste je m'appelle Sandra Lotte Fernandez, je représente l'ONG Oxfam. Oxwam, c'est une ONG internationale qui lutte contre les inégalités et on mène des campagnes à la fois en France et partout dans le monde sur ces sujets. Et aujourd'hui, voilà, je vais essayer de vous parler brièvement euh du rapport territoire féministe et voilà, d'un peu nourrir votre réflexion, c'est vrai, en amont d'élection l'année prochaine.
Et pour commencer, je voulais vous parler juste un peu du contexte dans lequel on avait écrit le premier rapport territoire féministe. Donc le contexte, vous le connaissez, c'est un contexte de persistance des inégalités de genre et en fait après certains progrès dans les dernières décennie, on est quand même dans une période de stagnation et d'une certaine inaction politique et voire même et je pense que peut-être Sarah tu pourras en parler de réel backlash et de menaces de retour en arrière sur certains sur certains aspects. Et en fait, en 2022, on avait publié un rapport qui s'appelait enfin c'est un rapport de bilan de l'action d'Emmanuel Macron en matière d'égalité de genre parce que je sais pas si vous le saviez mais l'égalité femme-homme était et la grande cause des deux quinquenades d'Emmanuel Macron, je le rappelle pour ceux qui le savent pas.
Et du coup en 2022, bah en amont d'élection aussi pour essayer de aussi de nourrir le débat public sur ces enjeuxl, on a publié un rapport qui s'appelait grande cause petit bilan. J'imagine que vous voyez un peu le la teneur du rapport et c'était un rapport où justement on montrait que malgré des grands discours politiques, il y avait en fait les politiques qui avaient été menées étaient pas assez ambitieuses pour vraiment réduire les inégalités de genre en France. Et en 2023, on s'était dit, bon, on est quand même tout le temps dans des rapports assez critiques.
On voulait justement euh s'alimenter de de bonnes pratiques et et démontrer que avec de la volonté politique, on pouvait changer les choses, changer la vie et notamment la vie des femmes. Donc on est on est allé analyser ce qui se faisait à l'échelle locale par certaines collectivités qui étaient un peu plus ambitieuses que ce qu'on pouvait voir à l'échelle nationale et d'essayer de façon non exhaustive. hein, on n pas traité toutes les les actions faites par les collectivités, mais essayer d'aller voir les collectivités les plus pionnières qui ont réellement eu une volonté de mettre en place des politiques locales féministes et justement les documenter et essayer de les mettre en lumière dans le débat national pour montrer qu'en fait on pouvait faire les choses et qu'il fallait une volonté politique et de l'ambition sur ces questions-là.
Donc c'est dans ce contexte là qu'on a rédigé le rapport territoire féministe. Et pourquoi les collectivités ? Parce que évidemment comme tu le disais, c'est un échelon très important pour accélérer la réduction des inégalités de genre en France et parce que c'est un échelon de proximité avec les citoyennes et du coup d'action.
Donc je vais vous euh je vais vous parler un peu de certains exemples emblématiques du rapport sans vous faire la lecture totale et je vous invite de voilà si ça vous intéresse d'aller plus loin d'aller sur le site d'XFAM France et de retrouver ce rapport. Donc quelques exemples de politique enfin d'exemples d'initiative positives. Je vais vous parler de ce qu'on appelle la budgétisation sensible au genre.
Donc on est vendredi à 10h du matin en fin août. Donc c'est un peu barbare de vous parler de ça. Moi c'est un peu mon dada.
Ça peut paraître techno mais en fait c'est vraiment voilà une façon de faire la politique publique qui est assez innovante qui n'est pas pourtant récent hein. Ça ça des dizaines vingtaines d'années la budgétisation sensible au genre mais en France on est assez à la traî et en fait c'est certaines collectivités qui se sont justement engagé au début au début des années 2020 pour essayer de mettre en œuvre cette budgétisation sensible au genre. Donc c'est des villes assez emblématiques comme Lyon, Strasbourg, Nantes, voilà, qui se sont lancé.
Et en fait, qu'est-ce que c'est la BSG ? Si vous voulez le jargon. Euh la BSG c'est c'est une autre façon de voir les finances publiques et les politiques publiques et d'essayer d'intégrer euh les la dimension de l'égalité de genre à l'ensemble de l'action publique et à l'ensemble du budget.
Et comme ce que tu as pu citer en fait euh voilà c'est les politiques ont depuis tout temps été faites et pour les hommes par et pour les hommes sans se poser la question en fait de l'impact différencié que ça peut avoir entre les femmes et les hommes. Et la BG c'est essayer de se dire voilà dans mon budget je vais essayer d'analyser mon budget et voir en fait comment à qui bénéficie infiner les deniers publics et est-ce que là il y a des inégalités à corriger. Donc c'est des collectivités qui sont allés regarder par exemple leur budget du sport et se dire voilà dans les subventions aux associations dans le financement d'infrastructure est-ce qu'au final on ne perptue pas des inégalités d'usage entre les femmes et les hommes et là aussi il y a certaines enfin des études qui documentent ça en fait presque 70 % des budgets de collectivité au final bénéficient beaucoup plus à l'usage des hommes que l'usage des femmes.
Et c'est par exemple voilà quand vous allez une ville va construire des skate par des installations de musculation ce qui est très bien pour l'émancipation humaine et cetera, mais infiné on regarde que les usagers sont en grande grande majorité des hommes et au final les femmes sont toujours assez invisibilisées et ne bénéficient pas autant que les hommes de l'argent public. Donc des collectivités qui sont allé regarder dans le détail vraiment ligne budgétaire par ligne budgétaire qui à qui bénéficier l'argent et se sont rendus compte en fait des des écarts habissaux entre voilà les jeunes filles, les jeunes garçons, les femmes et les hommes et qui justement vont avoir une démarche après de vouloir rééquilibrer, c'est-à-dire se rendre compte que quand on regardait le nombre de licenciés dans le sport par exemple, en fait, il y a beaucoup plus de jeunes garçons, jeune homme que de jeunes femmes et justement essayer de rééquilibrer, d'aller cibler les les sports qui sont plus utilisés par les femmes et cetera. Donc c'est vraiment une logique de se dire essayer de de dépasser ce qu'on pourrait appeler la neutralité parce qu'en fait aucune politique publique n'est neutre et d'aller justement étudier et regarder aller vraiment beaucoup plus dans le fond avec une démarche féministe.
Et voilà, les politiques publiques, aucune politique publique n'est neutre et quand on se pose pas la question, c'est en fait on perpétue une certaine forme d'inégalité. faire des exemples. Quand on augmente comme ça la tarif le tarif des transports publics par une région, je nommerai pas d'exemple, bah en fait, on pénalise beaucoup plus les femmes qui utilisent plus les les transports publics que les hommes où les hommes vont avoir un usage par exemple plus grand des voitures, les femmes sont beaucoup plus dans les transports publics et gagnent moins que les hommes.
Donc en fait, quand on augmente la tarification des transports, en fait, c'est complètement les politiques sexistes et antiféministes. une réforme des retraites qui ne regarde pas la différence entre les femmes et les hommes dans les parcours en fait va allonger le temps de travail bah va pénaliser plus fortement les femmes. Je pense que je parle à un public captif et conquis et et voilà donc c'est des collectivités qui sont allées plus loin qui sont posées des questions. par exemple les musées des beauxarts à à Lyon aller regarder en fait le nombre de femmes et d'hommes artistes dans les programmations et là voilà c'est après c'est les chiffres nationaux qui sont souvent cités mais avec un écart très fort entre la visibilisation d'artistees féminines et féminin et masculin avec du coup après une volonté de corriger et de faire des efforts spécifiques pour augmenter la visibilité de l'art et des artistes féminines.
Donc voilà, c'est des comme des exemples comme ça assez concrets qui qui montrent une vraie approche féministe locale. Et là-dessus, on peut on fait toujours un peu la comparaison. La France d'un point de vue national est très à la traî par rapport à d'autres pays, à des pays comme le Canada ou l'Autriche qui ont intégré à l'échelle nationale la question de la budgétisation sensible au genre.
En France, on est très en retard et il y a une mission d'information de la délégation des droits des femmes à l'Assemblée qui justement a un peu mis le pavé dans la mar et on devrait avancer mais bon ça va assez lentement sur ces questions-là comme sur d'autres. Donc il y a d'autres choses dans les finances publiques. Il y a par exemple là aussi terme un peu barbar ce qu'on peut appeler les égas conditionnalités.
Euh ça veut dire euh une collectivité de par ces euh ces contrats euh ces marchés publics a quand même une possibilité de d'influer sur les acteurs économiques ou même sur les associations avec les subventions et du coup d'intégrer dans son cahier des charges euh avec ses prestataires euh des obligations euh de d'intégration de la question de l'égalité de genre. Voilà s'appelle les égas conditionnalité. Donc il y a un certain nombre d'outils et certaines collectivités voilà se lancent sur ces sujets et du coup voilà il y a d'autres sujets qui sont moins lié au finance publique mais plus à des thématiques qui sont très importantes pour les les droits des femmes et des personnes LGBTQA plus c'est par exemple les questions des violences.
Il y a aussi des des villes, je pense à Nanter ou à Nant qui ont fait le constat quand même voilà de de des manques de financement très important et de la détresse he des associations qui luttent contre les violences et qui ont justement voilà pris sur leur bah ont fait des investissements de leur budget parfois avec très très peu d'aide de l'État pour créer des centres d'accueil pour les femmes ouvrir 24h sur 24 7 jours sur 7 jours sur 7 avec un vrai accompagnement euh des femmes victimes de violence Donc voilà, c'est aussi des des actions très concrètes que peuvent faire les les collectivités pour justement accompagner les femmes. Un autre sujet qui devrait changer enfin dans enfin qui devrait aussi beaucoup être évoqué dans le débat, c'est la question de la petite enfance. La petite enfance aujourd'hui, c'est un des enfin la maternité un des causes principales d'inégalité entre les femmes et les hommes.
C'est le péché originel hein des femmes, c'est de avoir un utérus. Et euh la petite enfance, je sais pas si vous saviez non plus, je vous apprends certaines choses, euh le est devenu un service public depuis 2 ans selon la loi euh et euh maintenant depuis le 1er janvier 2025 euh c'est au mairi d'être la collectivité organisatrice enfin qui a la compétence de la petite enfance et qui doit du coup assurer le service public de la petite enfance. Donc là aussi, on a créé un service public et on a donné une compétence sans le budget derrière.
Et on va dire que euh là ce qu'on entend des budget à venir, je ne pense pas que ce service public de la petite enfance va être particulièrement financé. Euh donc voilà, donc c'est encore donner quand même la patate chaude aux collectivités sans leur donner le budget derrière. Mais en tous les cas, les collectivités maintenant ont vraiment une responsabilité sur la question de la petite enfance.
Et la petite enfance, vous le savez et une question cruciale, il y a un enfant sur deux en France qui n'a pas de solution de garde entre 0 et 3 ans et qui s'arrête en majorité de travailler pour s'occuper des enfants, ce sont les femmes. Donc là aussi, c'est un enjeu particulièrement féministe et sur lequel dans tous les cas Oxfam, on va essayer justement de de pousser en amont des des élections municipales pour avoir des des engagements sur ces questions. Il y a la ville de Paris qui est quand même une ville collectivité riche mais qui a fait beaucoup de créer beaucoup de place en crèche ces dernières années et voilà et pour citer des exemples qu'on avait dans territoire féministe.
Donc voilà, là aussi les collectivités on connaît le contexte budgétaire mais là aussi les villes vont devoir quand même avancer sur ces questionsl et après il y a d'autres exemples qui peuvent paraître plus anecdotiques mais qu'ils sont pas du tout qu'on a cité et que j'ai beaucoup aimé dans dans le rapport c'est des villes. C'est l'exemple la ville par exemple des Lilas qui s'est intéressé intéressé aux cours d'école. Les cours d'école, c'est un des premiers endroits de socialisation des enfants.
Et en fait, quand on analyse les cours d'école, on voit que les garçons jouent tout autour, généralement au football, tout autour de la cour et que les filles en fait sont déjà dès le plus jeune âge se mettent voilà enfin s'écartent de l'espace public et c'est qu'une des premières formes après d'effacement des femmes de l'espace public pour laisser la place aux jeunes garçons. Et du coup, c'est une collectivité qui s qui s'est accompagné d'associations féministes et qui ont euh questionné et réfléchi sur les cours d'école pour en fait répartir les espaces pour que ça soit pas voilà juste neutre, on laisse une cours d'école mais qu'on se questionne sur la façon dont elle est répartie et les différents usages et cetera. Donc c'est des exemples assez concrets qui montrent justement des démarches assez féministes.
Donc là, c'est les exemples du rapport et comme tu disais, en mars prochain, on va réactualiser ce rapport en amont de la journée internationale des droits des femmes mais aussi des élections municipales pour appeler les partis politiques et les candidats aux élections municipales à s'engager sur ces questions et donc je peux commencer déjà déjà commencer à à réfléchir sur les recommandations qu'on voudrait porter. Et moi dans les échanges avec les collectivités en rédigant territoire féministe, la première chose euh qui m'a été dite par les services ou par les élus à la délégation des droits des femmes où les choses ont bougé, c'est que ce qu'il faut, c'est un portage politique très fort de la de la question de l'égalité femme-homme pour qu'il y ait vraiment des avancées et vraiment voilà un investissement budgétaire politique sur ces questions. Et du coup, on reprend un peu à à à notre on reprend un peu une recommandation du centre Hubertinocler qui est un centre qui travaille beaucoup sur ces questions-là en Île-de-France qui dit en fait le le la un une des bases pour avanter sur ces questions, il y a une triptique, c'est avoir une délégation au droits des femmes spécifique, avoir un budget dédié aux questions d'égalité et avoir aussi une chargée de mission sur ces questionsl dans les collectivités.
Donc ça c'est un peu le fondamentau. Sinon en fait après c'est des questions d'affichage. On fait quelque chose le 25 novembre et le 8 mars, ce qui est déjà bien parce qu'il y en a qui le font pas.
Mais euh mais en tous les cas, on va pas plus loin. Et moi, je pense qu'il faut aussi aller un peu plus loin, c'est il faut euh il faut plus qu'une délégation, faut aussi être euh que la question d'égalité femme-homme soit portée haut dans la hiérarchie des adjoints et qu'on ait euh voilà dans les les 2e ou 3e adjoint des gens qui portent la qui sont en charge de l'égalité femme-homme et qui a un pouvoir justement de transversaliser ces questions euh euh dans l'ensemble de l'action du mandat. Et aussi en discutant avec les collectivités, quand les équipes sont élues, elles préparent un plan de mandat et il faut que l'égalité de genre et l'approche féministe soit l'une des top priorités euh de euh de des plans de mandat et qui a une vraie réflexion sur comment justement sur l'ensemble de ces questions aller beaucoup plus loin.
Après sur les questions des thématiques comme ce que je vous disais, il faut justement des engagements forts sur les questions des violences, un soutien aux associations. Ça je pense que Sarah, tu vas en parler. les associations aujourd'hui en France souffrent et du coup ils font un engagement pour euh financer c'est les les associations féministes, la petite enfance comme ce que j'ai pu vous dire mais plein d'autres sujets.
Euh il y a quelque chose qui est aujourd'hui et tu en parlais un peu pas du tout traité et je trouve un impensé c'est aussi d'avoir avoir l'approche féministe. Et nous de ce qu'on voit c'est quand même l'égalité femme homme est de plus en plus un sujet plus en plus un sujet traité par les collectivités et voilà c'est moins niche niche qu'avant mais vraiment avoir développé une approche féministe et je pense une approche féministe intersectionnelle on se pose justement la question aussi bah des différentes inégalités qui s'entrecroisent là aussi ça peut être quelque chose de de d'assez innovateur au final parce que moi dans mes recherches c'est pas quelque chose que j'ai que j'ai beaucoup trouvé en France et même en discutant avec les collectivités les plus pionnière, c'est quelque chose voilà qui est assez un impensé. Donc je pense que là aussi c'est un un sujet sur lequel pour les élections municipales une vraie réflexion à avoir et bien sûr la question de la lutte contre les discriminations des droits des personnes LGBTQA+ et cetera, c'est bien évidemment des sujets sur lesquels voilà il faut avancer et on aura en mars là je vous fais un peu de teasing un nouveau rapport sur toutes ces questions là où on veut aussi voilà montrer les bonnes pratiques sur ces sujets-là et voilà je pense que c'est quelque chose là dans les périodes où les parties sont en train de d'écrire des programmes locaux voilà se pencher sur les questions et nous bien sûr Oxfor femme, on est ouvert pour discuter et voilà, porter nos recommandations avec les différentes équipes.
Et je voulais en fait finir sur un sujet qui a déjà été un peu abordé, c'est la question de la féminisation du pouvoir. Donc c'est un sujet la parité. Et là aussi, nous en avril dernier, on a on a publié notre premier index de la féminisation du pouvoir qui s'appelle le pouvoir non masculin où on veut voilà faire un rendez-vous un peu annuel sur l'évolution de la féminisation du pouvoir.
Et pourquoi ? pour avoir les arguments parce que justement on voit que toutes les grandes conquêtes des droits des femmes ont été euh portées euh par des femmes au pouvoir et euh et que justement quand il y avait pas de femmes autour de la table, en fait toutes ces questions-là, la petite enfance et tout ça était totalement euh désimpensé et euh et la féminisation du pouvoir, c'est là où nous on veut aussi interpeller les pouvoirs politiques, c'est en fait il faut comme tu l'as dit aujourd'hui il y a 40 % de femmes conseillères locales et cetera parce que il y a eu des lois sur la parité Mais on voit que dès qu'on passe au chef de l'exécutif, bah c'est là où on y a de moins en moins de femmes et du coup à peu près 20 % de femmes mères. Donc il faut s'engager à ce qu'il y ait des femmes dans les listes, mais des femmes têtes de liste euh qui soient justement qui voilà des candidates pour être au poste clé et au poste de pouvoir à la fois des mairies mais aussi des des délégations avec le plus de pouvoirs dans les dans la hiérarchie euh des des conseils municipaux.
Donc des femmes aux finances, voilà, au vraiment au cœur au cœur du pouvoir et euh et c'est un peu sur ça que je voulais finir et interpeller aussi les partis politiques. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
Merci. Hop. Ouais, c'est bon.
Merci beaucoup. Euh merci beaucoup pour l'invitation. C'est toujours un plaisir pour le planning de participer aux amphis depuis 3 ans.
Le planning est régulièrement invité que bien évidemment voilà, c'est des moments importants, des moments forts de rentrée. Alors moi, je vous avoue que je vais faire un peu la tournée des universités parce que l'objectif aussi c'est d'aller échanger, de mettre nos sujets au centre en effet d'un des enjeux qui va arriver qui sont les élections municipales. Mais déjà peut-être dire donc moi je suis Sarah Duocher, je suis présidente confédérale du planning familial.
Juste en quelques mots, le planning c'est une association qui va fêter ses 70 ans l'année prochaine, qui est une une association militante féministe d'éducation populaire et qui a 82 associations sur l'hexagone et également dans les départements d'outre. Donc vous avez sûrement dû rencontrer le planning peut-être là où vous habitez en tout cas ou connaître des gens qui y sont allés puisque souvent voilà on connaît un peu le planning et on sait que son engagement sur le terrain et c'est un peu la parole que je vais apporter sur cette table, c'est plutôt en tant que témoignage un petit peu de ce que vent les associations féministes actuellement dans un contexte, vous le savez, d'austérité financière très importante, mais aussi et je pense que je vais en parler un petit peu puisque on a su qu'il y avait eu deux associations du planning qui avaient été encore attaquées hier et avant-hier et que dans un contexte aussi de monté d'un conservatisme très important puisqueen effet quand le planning familial parle d'avortement de contraception et d'éducation à la sexualité et des droits des personnes trans, vous imaginez bien que on représente un projet politique, un projet d'une société euh qui a en des opposants toujours, il y a toujours eu des opposants sur ce projet politique, mais dans ce contexte actuel, d'autant plus euh peut-être Juste un petit peu dire que voilà, on est aussi dans un lieu un peu particulier puisqu'on est dans le département de la Drô et que il y a eu la fermeture de sep centres de santé sexuelle au niveau du département sur 12. Juste pour vous dire un tout petit peu, les centres de santé sexuelle, c'est des lieux d'information concernant l'avortement, la contraception pour les mineurs, pour les jeunes, pour les personnes les plus loin du terrain.
Et juste aussi peut-être pour vous dire que nous, on accueille 500000 personnes par an quand même et on intervient près de 150000 jeunes par an et c'est tout ce projet-là qui est en train d'être attaqué actuellement et que ce qui se passe dans la drôme est catastrophique. Ça veut dire que aujourd'hui des personnes, il y a une magnifique mobilisation collective pour défendre ces lieux parce que c'était pas juste des baisses de financement du planning, c'était des structure qui existaient sur des territoires qui sont complètement en train d'être détruites et pour des personnes, il faudra faire 80 km pour juste pouvoir accéder à un dépistage, à une contraception d'urgence et vous le savez très bien, se déplacer, avoir une information et ben c'est pas donné à tout le monde. On n'est pas tout égal et tout égau pour pouvoir se déplacer, prendre du temps d'y aller et donc bien évidemment qu'il y a une grosse inquiétude autour de ça.
Donc je vais pas vous plomber. Le mon objectif c'est pas du tout de vous plomber mais vous dire un peu dans les réalités puisque je pense que je on m'aurait proposé cette intervention il y a 8 mois. J'aurais pas du tout eu la même intervention puisque l'exemple de la drôme est un exemple très concret.
Mais s'il y avait juste la drôme, s'il y avait juste à un moment donné une des personnes qui avait décidé de tout attaquer parce qu'on parle de droit sexuel et reproductif, hein, c'est ça le terme très générique, euh c'est que on a des alertes au niveau national et au niveau local de partout. Ça veut dire que aujourd'hui on n' pas eu les arbitrages financiers pour la plupart des associations. On nous fait attendre, on nous fait languir.
On a des associations qui sont en épuisement parce que vous imaginez bien qu'il y a des rumeurs de baisse de financement, on narrête pas d'entendre il va falloir faire des efforts, il va falloir faire des efforts. Sauf que on sait bien que c'est des choix politiques, c'est des choix qui sont faits et que aujourd'hui c'est les associations qui sont attaquées et et les droits sexuels et reproductifs comme le planning familial bien évidemment. Donc c'est des choses très concrètes, hein.
C'est euh des licenciements qui vont arriver dans les structures, c'est des fermetures de permanence, c'est des actions qui vont s'arrêter auprès des personnes les plus éloignées du droit, c'est des maraodes qui vont s'arrêter. Je pense queil faut juste et c'est pas que le planning s'il y avait que le planning mais c'est vraiment le tissu associatif aujourd'hui qui est attaqué euh et qui est même méprisé par ce gouvernement qui est méprisé par Emmanuel Macron depuis des années. Et donc bien évidemment l'expertise de ces associations est complètement mise de côté et le planning plus particulièrement est engagé sur son est attaqué sur son engagement puisqueaujourd'hui on nous reproche de pas être assez neutre.
Voilà, c'est des petites musiques qui commencent à arriver. Alors qui définit la neutralité ? Ça serait une question à se poser.
Voilà. Et on nous reproche de militantisme. Et la preuve, c'est que l'année dernière le planning a appelé à voter pour le Nouveau Front populaire.
C'était une question de survie. C'était une question aussi pour les personnes, pour les femmes, pour les droits des personnes LGBT où on savait très bien qu'on allait être la première cible et que notre projet allait être la première cible. Et aujourd'hui, on nous dit "Bah écoutez, nous ce qu'on vous demande c'est d'être neutre." Ça veut dire qu'aujourd'hui quand vous avez des financements publics, il faut être neutre.
Ça c'est des discours qu'on entendait un peu mais c'est des discours aujourd'hui qu'on entend de manière beaucoup plus régulière. Donc euh je pense qu'il y a vraiment une fragilité qui est en train de s'installer là-dessus. C'est important de vous le dire parce que aujourd'hui c'est vraiment des territoires qui vont être en difficulté.
C'est des femmes, des personnes qui vont vraiment être dans cette difficulté là. Et peut-être parmi vous, il y en a qui vont être dans cette difficultél là. Et je pense vraiment qu'il y a un enjeu autour de ça qui est qui est quand même très important.
Comme je vous le disais, le planning familial, on vit des attaques régulières, des intimidations régulières. C'est des portes cassées, des vitrines cassées, c'est des appels insultant, humiliant, en permanence. C'est des gerbes de fleurs qui sont déposées.
C'est du sang qui est jeté sur les sur les vitrines. Juste pour vous dire que c'est un contexte qu'on vit depuis 2 ans en accélération et et encore une fois, ce n'est pas que nous, c'est vraiment un projet politique. Je pense aussi aux associations qui accueillent les personnes migrantes, par exemple, les associations de personnes LGBT qui sont vraiment enfin c'est pas c'est pas n'importe enfin on c'est pas n'importe quelles associations qui sont ciblées aujourd'hui et avec une accélération assez immense.
Donc à partir du moment où on a fait ce constat, je pense qu'il y a encore des choses à faire. Bien au contraire puisque je pense que ce projet qu'on défend, il est majorité dans la société mais cette minorité quand même nous agace un petit peu. La la dernière actualité c'est c'est Pierre Édouard Sterrain.
Voilà qui enfin je suis un peu obligée d'en parler parce que sur les territoires, c'est des choses que vous pouvez peut-être observer. C'est Pierre Édouard Sterrain euh qui a un projet politique. Euh moi je fais partie d'une région euh Orléan, enfin la région centre et par exemple il est en train dans la région de mettre un internat non mix qui va ouvrir au mois de septembre.
Donc en 3 mois, il arrive à faire une école. Il a l'agrément de l'éducation nationale hein, il y a aucun problème. Enfin, il y a une autorisation en tout cas qui est faite.
Et en même temps, des associations qui sont en train de se mettre en place euh petit à petit alors que nous on galère concrètement pour avoir des financements, hein, on va le dire. on en perd mais on galérait déjà pour avoir des financements et ça va être des associations qui sont contre l'avortement. Euh c'est des associations qui vont défendre la famille mais une famille, pas des familles mais une famille et tout d'un coup voilà c'est des on voit s'autoriser en tout cas sur les territoires euh euh ces associations qui s'installent avec euh des municipalités qui ne répondent pas, qui ne réagissent pas, qui ne dénoncent pas euh voilà ce projet politique-là et qui ne prendent pas position par manque de courage ou souvent parce qu'ils sont d'accord aussi avec ce projet-là que les féministes en auraient trop fait.
Donc je c'est c'est vraiment moi j'appelle vraiment à une vigilance enfin j'amène vraiment à une vigilance parce que je pense vraiment qu'on est dans ce contexte-là et que les choses vont vont peuvent se faire encore bien évidemment les choses sont possibles et que on peut avancer et que ces élections municipales ça va être une opportunité forte. Euh nous en tout cas le planning familial, on va faire un kit de communication bien évidemment vos associations vont l'envoyer aux différents parties. On a regardé vos programmes déjà évidemment.
Voilà. Donc en essayant en effet de trouver des choses, des nouvelles idées, en essayant de participer et je pense que en effet le planning en tout cas aura ses portes ouvertes pour pouvoir parler de ce projet politique. Et vraiment je j'insiste énormément parce qu'il y a des choses très concrètes, des mesures très concrètes Sandra que tu as pu dire sur les territoires.
Mais c'est vrai aussi que la place des associations et la valorisation des expertises, c'estàd c'est pas que des financements de soutenir une association, c'est visibiliser, c'est vraiment considérer l'expertise des associations. Je pense qu'il y a un maillage qui est énorme. Il y a pas que le planning, il y a plein de petites associations qui sont sur les territoires. que ça soit en milieu rural, que ça soit dans les quartiers, que ça soit il y a des choses magnifiques qui sont fait, les associations sont fortes, sont imaginatives et on l'a vu qu'à chaque fois quand il a fallu se mobiliser contre l'extrême droite, il y avait une capacité forte de la société civile de le faire.
Et bien évidemment que nous le planning, on est une très grosse association et on a de la chance mais moi je pense à toutes les petites associations qui font un travail formidable qui parfois sont hyper méprisés. Donc avoir une municipalité forte, c'est évidemment le financement parce que c'est quelque chose qui est importante et j'ai envie de vous dire, il y a les contrats locaux de santé par exemple qui sont des financements sur du plus long terme parce que avoir des annuels, remplir des demandes de financement, c'est une charge pas possible pour nos associations et que bien évidemment il y a euh des choses à mettre en place très concrètement, mais c'est aussi quand une association du planning est attaquée et ben c'est de défendre, c'est de communiquer. Là, sur les deux associations qu'il y a eu, il y a aucun communiqué d'une mairie.
Et je vais vous dire un autre exemple. Pendant la constitutionnalisation, il y a une vague d'attaque. Il y a eu dans une ville que je ne nommerai pas qui est Strasbourg.
Euh, il y a eu il y a eu alors que c'est une ville écologiste, hein, c'est c'était quand même mais il y a eu une inscription, l'avortement tue par terre en en très grand. Il y a eu un déplacement, moi j'ai dû faire un aller-retour parce qu'il y avait un déplacement de Priscat Even qui était porte-parole du gouvernement. Voilà, ils ont fait ils ont laissé pendant 3 jours l'inscription par terre.
Ça veut dire que quand une municipalité elle est engagée, elle réagit et il y a des municipalités par exemple dès que le planning est attaqué en 1 heure tout est enlevé, il y a un communiqué de presse qui sort. Et ça de se mettre auprès des associations, je vous la enfin vraiment soyez-en sûr pour les bénévoles et les salariés, c'est des choses qui sont précieuses et je pense que de montrer de la solidarité, de montrer le travail du politique et de la société civile, elle est plus qu'importante. Euh on l'a vu sur tu parlais de l'IVG dans la Constitution, il y aurait pas eu le travail avec Mathilde Panot qui a été une actrice déterminante dans le droit pour le droit à l'avortement.
Je pense que voilà, ça a démontré le travail de la société civile et du politique, que ça soit au niveau national. Et aujourd'hui, bah localement, continuons euh cette belle pratique et allons-y pour 2027. 26 et oui, parce qu'après 26, il y a 27.
Donc merci beaucoup. Je je peux pas m'empêcher de réagir à tout ce que tu disais Sarah parce que bah en tant que député de Rennes, vous voyez Renn c'est une ville quand même qui est bah qui nous ressemble bien, qui est jeune. D'ailleurs, beaucoup de la enfin 30 % de la population a moins de 25 ans qui est enfin féministe, radical, plutôt dans la rue avec beaucoup de revendication et du coup un enfin un monde associatif qui est diverse et varié, qui est très très riche et le planning familial pour le coup là risque de fermer du fait du séure mais aussi du manque de soutien de l'État.
Donc j'ai écrit moi une question au gouvernement sur le sujet. J'ai je m'obisais avec enfin à leur côté sans prendre la place des premiers concernés. Mais il y a aussi le centre ISKIS de Renn qui est un centre d'écoute, d'accompagnement et de défense des des droits des personnes LGBTQ plus qui euh du coup en 2023 touché et j'ai noté là pendant que tu discutais parce que ça m'a qui touchait 24000 € en 2023, 50000 € en 2024 et qui cette année demandait au titre de l'inflation et des personnes qui salarient juste 3000 € de plus donc 53000 53000 € pour faire un travail qui est reconnu de tous avec énormément de partenariat voilà qui organise d'ailleurs une pride exceptionnelle à Renn venez l'année prochaine parce qu'elle est vraiment vraiment super.
Et ben ils ont eu la réponse de la préfecture cette année, ils vont avoir la grande chance d'avoir seulement 10000 €. Donc ils vont devoir ben arrêter en fait sans doute et surtout ne plus salarier alors qu'ils font vraiment quelque chose d'utilité publique. Et donc ce que tu disais moi ce qui là quand je veux moi quand j'ai appris ça c'est par la dî cras et par la préfecture sans raison hein.
Quand j'ai appris ça bah ça m'a rendu bah comme vous ça m'a choqué ça m'a rendu furieuse. Donc tout de suite en le 20 juillet on a pris notre stylo avec mon équipe. On a on les a appelé on a écrit une question au gouvernement et on donc elle est publique là sur le site de l'Assemblée. se mobilise à leur côté et enfin voilà, je répondrai tout le temps et c'est ça ce que tu disais tout à l'heure en fait, il faut dénoncer et c'est ça la force d'une peut-être une municipalité en soumise.
Je sais pas si vous avez lu notre super boîte à outil, mais ce qu'on parle, ce qu'on dit dès le préambule, c'est l'intervention populaire immédiate, mais c'est surtout une méthode en fait insoumise, c'est de dénoncer, de revendiquer, d'accompagner les personnes dans leurs droits, dans leur démarches et et de lutter avec eux et à leur côté. Et c'est peut-être ça qu'on a aussi à se dire après avoir fait un état des lieux qui bah quand même nous montre qu'il y a beaucoup de travail à faire sur le féminisme communal. Donc dénoncer, accompagner, lutter avec, c'est sûr.
Parce que si les femmes aujourd'hui elles peuvent pas se déplacer, si elles ont pas lie pour se réunir, si euh elles ne se sentent pas légitimes dans les lieux de décision, si elles sont seulement sur euh enfin même moins de 10 % des panneaux de des noms de rues, bah en effet, elles se sentent pas légitimes, elles se sentent pas elles se sentent pas à une place pour prendre le pouvoir. Et donc à partir de là, ça veut dire que notre démocratie, notre République, elle est dans une imposture totale parce que ça veut dire qu'elle n'appartient qu'aux hommes pour les hommes et par les hommes. Et aujourd'hui, c'est plus possible.
Et c'est pas ce qu'on ce qu'on souhaite. Nous, je je pense qu' ce que je disais hier, j'intervenais avec les insouminaux ou avec les jeunes insoumis, on dit tout le temps il y a pas de République sans républicain. Mais surtout, il y a pas de République sur la moitié de la population.
Il y a pas de République sans républicaine aussi, c'est sûr. Donc il faut reprendre le pouvoir et reprendre le pouvoir, ça passe par reconquérir l'espace, reconquérir les droits. Un féminisme communal, c'est une géographie qui est en résistance et c'est à nous de le faire vivre.
Donc en tant qu'assoumis à forte priorie insoumise et d'ailleurs je suis contente, on s'est fait la réflexion, je me suis dit en arrivant bah dis du qu'il y a des hommes qui s'intéressent à ça. Bon voilà faut se le dire. Bah à fort priori en tant qu'insoumis mais là particulièrement en tant insoumise il faut qu'on s'appuie sur les élections municipales pour construire les communes féministes populaire et transformatrice que nous enfin dont on aspire nous en tant que insoumis insoumise.
Je crois que bon qui a lu le programme ici la boîte à outil que je viens de vous montrer vous avez vu hein est c'est dense he tout le monde n'a pas pu encore mais je ne vous en veux pas parce que j'ai fait la synthèse l'autre jour quand on parlait du chef de Chila qu'on avait une conférence de presse j'ai dit c'est je sais même plus 400 mesures 10 piliers c'est énorme. C'est énorme la boîte à outil. Bon euh dans ce programme, il y a plein de choses qui il y a plein de choses.
Il y a aussi des choses spécifique sur la question des femmes. Mais de manière générale, la question des femmes, elle doit pas se lire comme un pilier ou un exe programmatique. Elle doit se lire de manière transversale de A à Z quand on parle d'écologie politique, quand on parle d'urbanisme, quand on parle de de d'assainissement, quand on parle de petite enfance, parce que on ne peut pas faire en sorte enfin se dire juste que c'est un supplément d'âme comme on a voulu penser la parité.
Par exemple, les femmes c'est pas un supplément d'âme, c'est pas un chapitre isolé. les femmes, c'est partout tout le temps dans tout le chapitre de de la France insoumise pour les municipales, ça c'est sûr. Mais je dois quand même vous mettre en avant un travail exceptionnel.
D'ailleurs, je pars je profite de cette conférence pour remercier les équipes du siège qui font un travail avec notamment autour de Clémence Gueté qui auditionnent toute l'année des personnes qui sont concernées, des personnes qui sont expertes Oxfam le planning et qui prennent de vos de vos expériences des chercheurs et des et des chercheuses qui participent à ce programme là mais aussi l'aire du peuple. Dedans, je vais pas vous parler de tout le programme, on a, vous avez vu, neuf garanties programmatiques qui vont s'appliquer dans chaque ville de que la France insoumise euh va aller conquérir, ça c'est sûr. Et dans ces neuf garanties, donc neuf garanties pour parler de tout l'enjeu des des politiques locales, et ben il y en a une, c'est faire des communes activement antiracistes, féministes et inclusives.
Et dedans, du coup, moi je trouve je suis très fier de voir que ça fait partie de nos garanties parce qu'il y en a qui peuvent se dire, je pense que le Parti socialiste peut se dire bah c'est déjà le cas en se voilant totalement la face. Nous, on en fait un enjeu majeur dans nos neuf garanties programmatiques parce qu'on a bien conscience qu'en fait on est loin de d'une finalité et toute cette conférence l'a montré grâce à vous deux. Euh dedans, il y a par exemple former l'ensemble des agents de la collectivité sur ces sur les enjeux de féminisme, constituer la municipalité, partie civile des plaintes de victimes de racisme, de sexisme et de LGBT phobe.
C'est quand même que la municipalité soit partie civile avec des personnes qui sont victimes de violence sexiste, sexuelle, LGBT phobe. Ça c'est quand même une forme nouvelle de lutte de lutte politique. et soutenir aussi la présence notamment des centres de planification familiale par exemple parce qu'aujourd'hui comme tu nous l'as rappelé on est encore obligé enfin on est obligé de défendre quelque chose qui est d'utilité publique pour les femmes et les familles.
Après il y a du coup page pêche 51 tout un chapitre sur combattre le sexisme et les LGBT phobie où on nous invite à penser des mesures féministes dans chaque axe du programme. Et ça c'est bien, c'est ce que je vous ai rappelé où on inclut aussi dans les les priorités, la gratuité des services publics essentiels, la cantine, les crèches et les santé parce que ça ça touche évidemment les femmes, les mamans et les travailleuses qui sont en grande majorité travailleuses des services publics, qui sont touchés par l'austérité des services publics. Donc voilà, tout ça c'est transversal et ça touche enfin ça touche à la famille donc ça touche aux femmes, ça touche aux enfants.
Nous ce qu'on assume de A à Z dans ce programme, c'est un discours de conflit avec les logiques qui sont bah patriarcales et dominantes. Et ça vraiment enfin, soyez fier d'être insoumis pour ça. Parce que moi, par exemple, quand je suis arrivé député, que j'ai dit que j'étais insoumise et que j'étais jeune, il y a des mères, ils ont eu l'impression que j'allais mettre le feu à leur mairie vraiment, ils avaient la panique dans leur regard.
Et après, on a discuté et on dit "Bah, en fait, si vous gardez cette attitude, on va pouvoir travailler ensemble." C'est vraiment ça qui m'ont dit. "Si vous gardez cette attitude, mais vous croyez quoi Ben les féminasie insoumise quoi.
Enfin c'est foufin plutôt islamog gauchist insoumise. Mais mais en vrai je suis quand même hyper radicale, hyper en rupture et hyper dans la lutte à accompagner tout le monde. Et je ne vais jamais faire aucune concession que ce soit à la mairie socialiste qui fait quand même des choses qu'on doit reconnaître à l'échelle de Rennes. que ce soit au maire de ma circonscription, que ce soit face à la préfecture, enfin dans tous les dans tous les cadres, je serai en radicalité, en rupture, en accompagnement.
Et ça du coup c'est c'est le programme de la France insoumise. Donc y compris au sein des institutions, y compris dans l'aménagement de la ville, y compris pour repenser les les noms de villes parce qu'en fait on doit aller prendre notre légitimité partout dans tous les espaces. C'est ce que je vous j'ai expliqué.
Et donc tout ça euh en effet l'échelon local il est essentiel parce que c'est de la démocratie directe. Nous on a toujours pensé que l'échoncl communal il avait une une grande grande valeur parce que c'est la démocratie la plus proche du citoyen et des citoyennes dans son espace de vie. Donc évidemment à cet endroit-là, à l'échelon de la commune, c'est évident et euh aussi euh au sein de ben bon des politiques nationales, mais aussi à nous, je crois que là c'est en fait je serais pas vraiment féministe si je le rappelais pas, en tant qu'insoumis à insoumise dans nos espaces de lutte politique, dans nos collectifs, ben faut tout le temps le penser quoi, le féminisme, la place des des femmes.
On a énormément à à construire et à travailler encore dans nos espaces sûrs, dans nos réunions, dans nos campagnes, dans nos groupes de travail. Il faut que chacun puisse prendre la place. On a encore beaucoup trop de militants et pas égalité avec des militantes. beaucoup de militantes qui se sentent pas légitimes de porter leur candidature pour être chef de fil pour les municipales, de sentir légitime pour travailler tout le programme, interroger du coup la la mise enfin la mise en en conformité enfin en en pratique totale mais merci de la boî boîte à outils national à l'échelle locale qui se sentent pas légitimes dans leur expertise en tant que bah que femme qu'usagère que citoyenne que travailleuse alors que pourtant bah si en fait elles le sont autant que les autres c'est-à-dire les autres les hommes.
Donc voilà, ça c'est un truc qu'on doit nous aussi penser pour les municipales, avoir des femmes qui prennent la place et qui revendiquent et qui se sentent légitimes. Il faut aussi un 20 évidemment et ça je vous l'apprends pas, parler des violences sexistes et sexuelles et les les interroger tout le temps en permanence dans nos espaces à nous parce qu'elles existent aussi dans nos espaces à nous. assurer du coup cette formation qui est politique essentielle sur le féminisme. parce que là on vous parle, on dit féminisme dans l'absolu mais en fait bah c'est un sujet de formation politique et il faut que ça existe dans nos espaces insoumis et il faut forcément penser aussi nos matériels, nos campagnes, nos affiches avec ce regard là pour nous en premier lieu euh faire ce enfin mettre en œuvre ce qu'on dénonce, c'est-à-dire légitimer les femmes en présence dans la villes sur les panneaux d'affichage, sur nos noms de rue et dans nos programmes et et en en disant qu'elles sont légitimes.
Je voulais aussi vous enfin vous avez tous entendu parler du conseil du concept de la Nouvelle-France évidemment tout le monde tout le monde arrive à le définir. Ça c'est un peu plus un peu plus Bon à aller suivre des conférences parce que c'est hyper intéressant la Nouvelle-Fance. La Nouvelle France en tout cas ce qu'on a envie d'en faire.
C'est pas la fin d'un monde, c'est le monde qu'on va construire ensemble et je crois vraiment que la Nouvelle France c'est la France des femmes clairement. Et je voulais vous rappeler pour ça des propos moi qui m'ont beaucoup touché à la fête de l'humanité l'été dernier. La vidéo est sur YouTube.
Jean-Luc Mélenchon a fait un excellent me comme d'habitude mais surtout il a fait une conclusion féministe et moi il m'a il m'a du coup euh fait me rendre compte. Il m'a ouvert les yeux sur plein de choses. Aujourd'hui, on est dans la 5e République.
On est dans la République des hommes encore et on est dans l'air de la République des femmes qui sont en train de conquérir. Et pour ça, il a expliqué que la 5e République, elle avait été écrite donc évidemment par des hommes à l'époque où les femmes avaient encore besoin de l'autorisation de leur mari pour travailler qui a été abrogé en 65 seulement. La contraception était interdite, abrogée en 71 seulement.
L'autorité parentale était celle du père exclusivement. Elle n'est conjointe que depuis 70. Le principe d'égalité des rémunérations n'existe que depuis 72 et n'est d'ailleurs entre nous toujours pas opérant.
La fin du divorce unilatéral, c'était en 75, le droit à l'avortement en 75 et sa constitutionnalisation en vous le savez non, en 2024, toute récinte. Le violon comme un crime pour la première fois en 1980. Donc vous voyez, c'est assez récent hein finalement tout ça.
Et donc Jean-Luc explique, c'est donc les jeunes femmes, leur mère et leur grand-mère qui ont conquis des droits pour la première fois. C'est maintenant l'heure de réclamer et de conquérir le reste, c'est-à-dire le droit absolu à l'égalité réelle. Vous avez sans doute entendu avant de continuer Jean-Luc Mélenchon mais aussi mouvement insoumis dire que les révolutions et l'air du peuple les révolutions adviennent tout le temps parce que les femmes se mettent en révolution parce que justement elles ont la charge de la famille du pain des enfants.
Vous voyez sur la Palestine la sociologie des gens qui militent pour la Palestine c'est en particulier beaucoup des femmes. Moi sur ma circonscription j'ai peine à faire venir les quartiers populaires jusqu'au centre de la ville pour faire pourtant ils sont très engagés sur la cause. Mais il y a des femmes qui sont là avec leurs enfants sur la flotti de la liberté.
C'est des femmes qui ont été. Moi, je suis tellement fière de voir Emma, Gabriel, avant ça, Rima sont des femmes qui sont les porteuses des des luttes et des revendications. Donc pour vous dire avant, je vous donne juste ça pour la conclusion de Jean-Luc, c'est il dit le mouvement a soumis à une présidente du groupe à l'Assemblée nationale, une présidente de la délégation au Parlement européen, une présidente du mouvement de la gauche au Parlement européen, une présidente de l'Institut de la poésie et cetera.
Donc on peut en être fier he tout le monde applaudit et là il il écrit bah vous pouvez applaudir parce que moi je suis très fière de ça. Ça ne suffit pas. Il faut que les institutions prennent en charge l'obligation absolue de la parité.
Mais après, il fait une critique justement de la parité comme on a pu le faire ensemble. Une parité réelle et pas caution. une parité où les femmes sont pas juste des femmes mais sont un cerveau et sont légitimes. que moi pour conclure, je vous dirai par la 6e République, par les municipales, par l'insoumission, c'est l'aire du peuple, l'aire du peuple des femmes à nous de prendre notre place, toute notre place sans concession pour la Nouvelle-Fance parce que quel que soit problème, la solution est le peuple et que les femmes soient notre boussole car nous construir de belles campagnes municipales, féministes et insoumises, ça c'est sûr.
Est-ce que vous avez peut-être on a encore 20 minutes des questions pour nos supers intervenantes voir aussi des revendications, avoir envie de de parler de légitimité ? Tu fais Anaïs ? Merci beaucoup.
Je vous présente Anaïs qui est une super collaboratrice de groupe et qui travaille excellemment bien notamment contre la lutte contre l'extrême droite et pour les femmes. Voilà et qui a travaillé à l'organisation de cette conférence. Donc on te remercie Anaïs.
Euh moi je voulais juste revenir sur le département de la Drome donc pour vous préciser qu'on a une présidente de département. C'est donc une femme qui a massacré qui est en train de massacrer le social à Cré pardon une petite ville juste à côté Cré on a une messe qui refuse la cantine à 1 € et compagnie. Donc est-ce que ça suffit de mettre des femmes à des postes clés politiques ?
Il y a des gens. Oui, c'est vrai. Merci beaucoup pour cette conférence que je suis très heureuse d'avoir pu écouter et merci au livre et égalité et Anaïs de l'avoir organisé.
Merci pour votre présence. Euh bon la même, je pense que cette question là nous a tous traversé hein. On a tous conscience que évidemment c'est pas c'est pas simplement en mettant des femmes ou n'importe quelle femme au pouvoir qu'on a des politiques féministes, mais c'est aussi en partant de certains sujets féminins qui sont et qui nous permettent de porter le féminisme populaire.
Et je pense que je voulais le rappeler, c'est comme quand on parle d'écologie populaire, c'est en fait de quel sujet euh de quel citoyen, de quel sujet potentiel sujet politique on va partir pour développer les politiques les plus inclusives possibles, les plus égalitaires possibles. Et je crois que justement les femmes et les villes regorgent de femmes qui sont des femmes en plus sujet politique qui se mobilisent. Je pense par exemple notamment à la figure des maires, je pense aux maires qui se mobilisent par exemple au sein du Front de maire ou d'autres associations qui se qui défendent leurs enfants racisés contre les violences policières, contre les discriminations raciales, contre les discriminations institutionnelles qu'elles subissent à l'école ailleurs.
Et bien vous voyez, vous avez là des sujets politiques des femmes qui sont des femmes des quartiers populaires et qui dans leur combat sont à la fois évidemment dans un combat émancipateur, un combat de femmes et féministe et qui croisent les les questions. Vous avez la question aussi des maes isolés, je sais qu'il va y avoir une conférence sur le sur le sujet là-dessus. Et donc je pense aussi que les euh et que justement dans ces associations dont on parle qu'il faut soutenir et cetera, en fait, il y a il y a énormément et je vous invite à le faire dans vos municipalité de collectifs qui vont pas forcément eux dire on est des collectifs féministes mais en fait sont des collectifs qui sont portés par des femmes, les femmes des quartiers populaires, les maires isolées et cetera, qui sont en fait au croisement de toutes ces de toutes ces inégalités qui sont notamment construites par la ville et dans la ville et qui en fait mènent des politiques féministes parce que quand on est une mère isolée que contrairement au clichés, on travaille mais qu'on doit se lever à 5h du matin pour aller à l'autre bout de la ville parce que c'est comme ça que la ville a été organisée pour aller faire des ménages et qu'en même temps on nous dit laisse pas traîner ton fils dehors.
Et bien en fait, on a on porte quelque chose, on porte une exigence d'égalité qui est évidemment une exigence du féminisme populaire. Et c'est évidemment ces femmes-là aussi qu'on veut voir s'engager en politique parce que quand elle elles dirige des départements et des villes, on sait qu'elles partiront des conditions des plus précaires et pas qu'elles auront en fait juste revendiqué leur droit à elles être là pour comme bourgeoise opprimer des femmes et notamment des femmes racisées, des femmes des quartiers populaires. Donc je pense qu'il faut toujours l'articuler.
Et voilà, c'est bien fait aussi, ça a été bien dit des deux de toutes parts par nos intervenantes, cette façon de montrer comment toutes les politiques, c'est pas juste un aspect du programme, mais comment toutes les politiques menées, le le transport, les dépenses qui sont faites, le le sort qui est réservé aux associations qui en fait sont des politiques qui vont peser sur les femmes. Et je voulais juste évoquer aussi le cas de de commune. Nous les insoumis, on on le prétend pas être gestionnaire et ça on l'a on l'a on l'a dit.
Euh, on veut aussi des communes qui soient des communes désobéissantes. Et des communes désobéissantes, par exemple, ça se voit sur la question par exemple des migrations, c'est-à-dire de des migrants, des personnes migrantes, c'est refuser en fait certaines des consignes, assumer des responsabilités qui sont normalement pas des responsabilités communales quand vous avez des personnes à la rue, pas les laisser à la rue en disant "On a interpellé l'État, bon, on a encore des familles dans la rue, des femmes avec des enfants dans la rue et cetera." Et cette désobéissance, elle peut parfois aussi euh être être sur vraiment des questions féministes.
Et moi, j'ai rencontré quand je travaille sur les questions de parentalité, des villes qui se sont battues ou des bon pour parce qu'elles avaient pour leurs agentes euh et pour leurs agents proposer des congés maternités ou des et des congés paternités égaux par exemple. Euh donc des congés paternités euh rallongés ou des des ou même des congés rallongés pour les hommes comme pour les femmes. Elles avaient proposé des congés menstruels pour les femmes.
Elles avaient mis en place des choses et c'est derrière elles se sont retrouvées euh du point de vue droit administratif en difficulté parce qu'on leur a dit qu'elles faisait qu'elles menaient des politiques discriminatoires par rapport aux autres communes du territoire et cetera et elles ont mené ce combat. Et donc aussi les communes sont aussi des endroits où on peut porter des sujets qu'on voudra voir émerger nationalement et qui devront se mettre en place au niveau des politiques nationales. Mais les communes peuvent déjà en faire l'exemple et notamment avec leurs agentes.
Je dis leurs agentes parce queen fait si vous regardez alors j'ai pas les chiffres mais je pense que dans le personnel des agents communaux en fait vous avez énormément énormément de femmes fonctionnaires et donc dans ces politiques là c'est aussi une façon de faire advenir ce qu'on ce qu'on veut à l'échelle nationale. C'était ces deux exemples, ces deux aspects-là. [Applaudissements] Bonjour.
Euh merci beaucoup euh pour cette superbe conférence. Euh deux petits points que je voudrais soulever euh dans la lignée de ce que Sarah vient juste de dire pour les agentes municipales, il y a également beaucoup de temps partiel y compris subi je pensais notamment aux ADSEM qui sont dans des situations très précaires et où les mairies parfois donc elles les mett elles sont à temps partiel généralement donc puisqu'elles interviennent dans les écoles maternelles et voir si on peut compléter leur temps pour qu'elles puissent faire des temps plein pour qu'à la fin elles se fassent quand même pas trop avoir sur le salaire, la retraite et cetera mais ça implique des réflexions complexes avec lesquelles il faut aussi l'adhésion du personnel communal et notamment de ses agentes. Et c'est des choses à réfléchir et de réfléchir d'ord et déjà puisque il y a parfois voilà beaucoup d'agences dans ces dans ces situations là. 2e élément que je voudrais juste voir avec vous parce que vous en avez parlé mais enfin vous en avez parlé un petit peu mais je pense qu'il faut vraiment le soulever, c'est euh les coupes drastiques qui ont été faites dans les budgets des communes euh par l'État et qui conduisent notamment à cette situation dramatique pour le planning familial.
Et là, je voudrais l'articuler par rapport à des choses qui ont déjà été dites, c'est que même si on est très présent pour faire des communes insoumises en 2026, on sera forcément restreint par cette merde de budget. À ce titre, euh l'insoumission, c'est aussi de pouvoir dire aux gens là, il faut se mobiliser avec les insoumis parce qu'en 2027, il faudra aussi se mobiliser avec les insoumis pour une autre République qui donne vraiment des budgets aux communes. Je pense qu'on peut pas vivre 2026 sans se projeter comme ça dans 2027 parce que vraiment on pourra pas accéder à plus d'argent si on n'est pas déjà dans cette optique aussi de politique nationale. malheureusement et ça permettra de voilà de subventionner tous les acteurs qui le permettent.
Je vous remercie. Merci. Juste juste je suis tout à fait d'accord avec vous.
Le la seule chose, je pense que il faut avoir bien conscience que là on est sur des temps très courts. Ça veut dire que je pense qu'il y a des temps euh très courts. Il y a les moyens et il a le long terme.
Là moi je j'alerte sur l'épuisement associatif. Euh ça veut dire que aujourd'hui euh enfin faut je vais vous dire un exemple hein. Moi je vous parle d'un budget de 2 millions.
C'est le budget de 2 millions, c'est la Confédération, c'est c'est le national. On a eu les les décisions budgétaires le 28 juillet. Moi, j'ai pas pris de vacances parce que alors au-delà des camions contraceptifs, mais ça, j'en ai pas parlé, c'est bizarre.
Mais mais ce que je veux dire par là, c'est que si vous voulez, je je enfin là, on a des association qui ne savaient pas s'ils allaient moi je ne savais pas si je pouvais payer des salaires au mois de septembre. Et je parle de moi et nous on a la chance d'être une confédération. Ça veut dire que euh on a encore des liens avec les institutionnels et les administrations d'État.
Mais moi, j'ai eu des appels pendant tout le mois de juillet d'association locales qui disaient "Mais Sarah, comment on fait ? Ça veut dire que là, moi je ne peux plus payer les salaires, je ne peux plus payer le loyer, j'ai des CDD, je ne sais pas si je pouvoir le les renouveler et c'est pas que le planning. Pour moi, c'est hyper important d'avoir une parole de la défense associative. dans les pays de Loire, c'est des coupures nettes pour sur toute la culture, sur toutes les associations et comme par hasard, c'est les espaces d'éducation populaire, c'est des espaces de partage, c'est des espaces aussi de renforcement individuel, d'échange, de mobilisation et je pense vraiment, c'est pour ça que je parle de projets politiques, mais je suis d'accord avec vous, mais moi je peux vous assurer que l'accélération en 6 mois, elle est elle est forte et il y a un épuisement associatif qui est toujours combatif mais qui est quand même assez enfin, on est dans des on est dans des on ne sait pas si la semaine l'année le mois prochain on pourra faire quelque chose quoi.
Voilà. [Musique] Non, je voulais juste rebondir sur un débat qu'il y a eu tout à l'heure sur les questions de parité et je l'ai pas précisé mais on a du coup dans notre rapport qui parle de la féminisation du pouvoir, c'est vrai que on fait un disclaimer, c'est qu'on dit pas qu'il faut enfin on pense qu'il faut plus de femmes au pouvoir, on en est voilà, c'est une question de justice et cetera mais il y a quand même un disclaimer, il faut être une femme mais aussi féministe. Et comme tu l'as dit, bon la Drome apparemment c'est une femme, les pays de la Loire, c'est une femme.
Et la seule femme qui a eu accès au second tour de la présidentielle, on souhaite pas qu'elle soit au pouvoir. Voilà. Donc c'est il faut le préciser.
Là, je l'ai pas précisé et je parle à partie où je pense j'ai pas précisé cette question là. Mais voilà, bien évidemment qu'il faut des femmes mais il faut surtout des féministes au pouvoir quoi. Des insoumises.
Est-ce qu'on peut prendre une Je vois qu'il y a encore des mains ? en fait maximum 3 parce qu'il est 23 et je comme ça je vous laisserai répondre. Moi je vais pas prendre plus de temps.
Je veux juste je prends 30 secondes parce que je veux vous signaler la conférence demain de 10h à 11h30 Bélé qui est l'espace là-bas justement sur les mers isolées comme front de lutte pour un féminisme populaire et notamment avec la personne dont je vous parlais tout à l'heure qui est Régine Comancoli qui est une élue militante renaise des quartiers qui fait plein de choses sur ses collectifs et donc je vous invite à aller l'écouter. Voilà et on ça sera ma dernière contribution avant des trois questions. On vous laissera répondre et puis et puis voilà.
C'est ça. C'est bon. Vas-y.
Merci. Merci beaucoup pour vos interventions. C'est bon, vous m'entendez ?
Ouais. OK. Je suis trop contente que vous ayez parler de la budgétisation sensible au genre parce que j'ai vraiment une question par rapport à ça.
Je trouve que c'est un super outil mais en fait, j'arrive à un truc où je comprends pas en fait. C'est-à-dire que ce que je me pose, c'est comme question, c'est comment est-ce qu'on utilise cet outil sans pour autant renforcer les structures qu'on essaie même de combattre. C'est-à-dire que par exemple là, vous preniez le l'idée de l'exemple du sport en fait, on ou même des instruments de musique, j'en sais rien.
On va partir du principe que ce sont les garçons qui vont faire du foot, que les filles vont faire de la danse et donc résultat, on va mettre enfin voilà, vous voyez où est-ce où je veux en venir. Donc résultat, je me suis dit à la fin que ça devait s'accompagner de mesures d'éducation. Euh je pense par exemple au milieu artistique et cetera.
Sauf que résultat, ça voudrait dire qu'une mairie va commencer à financer des des contenus féministe. Donc en fait, on va être une mairie qui va commencer à dire que nous, on sait ce que nous c'est le enfin, on sait ce que c'est nous le féminisme. Sauf qu'en fait ça c'est pas une approche féministe.
Je sais pas si vous voyez bien ce que je veux dire ou pas. C'est-à-dire que si, pardon, c'est-à-dire que en fait on va pas commencer à dire aux artistes ou aux musiciens ou aux producteurs de culture ou et cetera, qu'est-ce qu'il faut qu'il produisent pour que ce soit féministe ? parce que ça c'est pas une approche féministe de de la culture, de l'art ou même de de la manière de faire du sport, j'en sais rien.
Résultat, je me retrouve un peu dans un paradoxe en mode enfin, on a envie de faire des des de la BSG quoi. Mais résultat avec avec en fait les le rapport de domination qu'on va essayer de enfin en fait qu'on va reproduire quoi. C'est bon, c'est clair.
OK, ça va. jeu. Bah ouais, mais c'est compliqué comme jeu.
Bah oui, je répond [Musique] peut-être sur la prochaine enquête. Merci. Bon, merci beaucoup pour cette conférence.
Moi, je suis élu dans une ville dans une majorité dans le Val de Marne à Fonten sous-Bois et je peux vous dire que ça fonctionne. On a 15 % des noms de rues et des bâtiments qui sont des noms de femmes. On a des ADS, elles sont à 35h.
On a un budget orienté sur le genre, par exemple, pour répondre sur la culture. Ben dans nos commandes, on sélectionne des œuvres ou des pièces de théâtre ou des groupes féministe. On commande pas mais on fait la part.
On a 40 % par exemple de notre programmation du théâtre qui est fait par les citoyens. Et ben sur les 60 % qui restent, il y en a à peu près presque 30 %. C'est ciblé sur le genre et c'est féministe sur le sport.
On accompagne les associations sportives pour de la pratique mixte et pour de la pratique euh féminine. C'est aussi une question d'accompagnement et la façon aussi dont on gère les subventions avec eux et ça fonctionne et on a une élu, on a une chargée de mission et donc c'est voilà pour essayer d'avoir un message aussi positif, c'est que ça fonctionne, ça peut le faire. Alors, c'est pas simple.
Euh, c'est pas simple aussi d'avoir des élus qui sont sur des sujets pas féminin comme diraient certains. Pour preuve, je suis élu à la prévention à la tranquillité publique et je et ça a pas été simple mais n'empêche que ça fonctionne aussi. Mais euh voilà et par contre effectivement je rejoins ma ma camarade, c'est difficile dans les conditions actuelles de pouvoir tenir toutes ces lignes et d'en faire des priorités.
Et on a on essaie de aussi se faire de mobiliser nos citoyennes et nos citoyens à nous accompagner dans les luttes sur les budgets et expliquer nos budgets et dire que bah arriver à un moment voilà mais on peut faire plein de choses. [Applaudissements] Bonjour Romain, j'habite à Gillac. C'est une ville du Tar de 15000 habitants.
Alors c'est une Meresse mais je pense qu'elle fait un malaise vagal quand elle voit l'écriture inclusive. Plus sérieusement, on est en train de travailler du coup nous pour voir des projets structurants féministes à l'échelle de la commune. C'est pas forcément évident parce que pour les communes de cette taille, il y a pas toujours beaucoup d'exemples.
Donc je suis assez preneur si vous en connaissez d'exemples et puis de financement surtout parce que je pense qu'il y a des financements à aller chercher peut-être au niveau national régional qu'on connaît pas forcément nous en tant que militant. Des fois, il y a des agents ou des agentes qui connaissent mais mais on n pas forcément accès à cette information et on est preneur. Pour l'instant, on a pensé à deux choses.
C'est une espèce de maison de légalité qui a une espèce de commun où on aurait les associations qui s'occupent des violences des enfin s'occupe des femmes victimes de violence. Le planning aussi et d'avoir une espèce de guichet commun avec de l'hébergement d'urgence mais un endroit où bah on y va assez naturellement et qu'il soit très accessible. Euh et euh et alors ça peut paraître bizarre, ça ça rejoint un peu ce que disait la camarade sur le sur le stéréotype de genre mais aussi sur la construction de cuisine collective dans les quartiers populaires.
Al ça fait un peu les femmes la cuisine mais en fait c'est un fait aussi qui permet de reconstituer un tissu social au travers des maires notamment des quartiers populaires. C'est on en a rencontré plusieurs et et c'est une demande. Donc voilà, on a ces deux pistes là, mais je suis vraiment preneur de est-ce qu'il y a est-ce qu'il y a des exemples un peu de projets structurants qui permettent de de d'incarner un petit peu cette cette vocation d'égalité qu'on qu'on va avoir pour les collectivités ?
Voilà, merci. OK, je propose qu'on vous laissez le micro. Je veux juste répondre à à cette question là juste particulièrement parce qu'on a un cas concret dans la boîte à outil.
Vous avez des cas concrets genre on le fait quand on a des élus insoumis. Le meilleur cas concret, c'est la camarade qui vient de prendre la parole juste avant toi. Et du coup, il y a pas mieux que l'expérience des camarades qui sont en place en lutte et qui enfin voilà, faites du réseau et et paron mais évidemment, il y a la boîte à outil, il a la fiche arguir et on va avoir à alimenter.
Mais du coup, vu qu'il reste pas beaucoup de temps, je vous laisse la parole mais ça tout ça c'est des choses que on va sortir progressivement et qui donneront du grain à moudre. C'est fini sur les questions, je suis désolée les 30 et du coup je vous laisse la parole qui peut-être le cas concret. Non, je voulais rebondir rapidement sur trois points sur la question des RH dans les villes et là-dessus ça fait partie de notre recommandation parce que les villes sont employeuses et en fait je pense pas qu'on puisse se dire être une ville féministe si en son sein même on n'est pas exemplaire et et du coup voilà c'est un sujet très important voilà de d'appliquer les enfin l'égalité salariale par les villes et cetera.
Je pense que là-dessus, c'est aussi un point très important qu'on portera dans nos recommandations et c'est vrai, il y a des villes qui ont essayé de mettre en place des des congés parentaux équivalents. Je crois que ça s'est passé mais tous les congés menstruels ont été censurés par la justice. Donc voilà, c'est donc ça montre qu'il faut aussi faire un prix doyer national sur les lois.
Euh et du coup voilà sur la BG. Oui. Et la BSG c'est pour aussi un disclaimer, c'est en fait c'est un outil et ça veut dire qu'on se pose les questions et moi j'ai des exemples sur ce que vous disiez sur la ville de Lyon où en fait ils sont euh parce que il y a plein de questions qui peuvent se poser aussi sur la BSG.
Peut-être qu'on pourra en parler après vu que j'ai pas beaucoup de temps, mais ils se sont ils sont allés par exle sur le football, ils sont du coup eu une démarche active d'aller essayer de de pousser qui est le plus de licencier filles du football et aussi voilà de de aussi pas juste dire les filles c'est le foot, les garçons enfin les filles c'est la danse et les garçons le foot, mais essayer aussi d'avoir plus de mixité au sein des sports. Donc ils ont eu une démarche je veux dire active d'essayer déjà de corriger. Donc en fait la BG c'est un outil après il y a les gens qui en sont responsables et qui doivent aussi après avoir la démarche de correction des inégalités, de réflexion et d'aller plus loin.
Et sur le foot, par exemple, la ville de Lyon, ils se sont rendus compte qu'il y avait une différence pharamineuse entre les subventions de la ville euh à je crois c'est je crois que c'était le foot ou je crois que c'est le foot à l'Olympique lyonnais féminin versus masculin. Et ils ont rééquilibré en disant on va faire la même chose pour les femmes et pour les hommes euh voilà parce que il y a une démarche féministe derrière. Mais la BHG, ça peut poser plein d'autres questions parce que je parlais aussi avec des collectivités qui nous disaient "On va pas juste arrêter les subventions au foot des jeunes garçons parce que parfois on est des quartiers populaires où en fait l'activité des jeunes garçons du foot bah c'est aussi un levier de réduction des inégalités sociales." Donc il y a pas que la question du genre mais il y a aussi les questions d'inégalité sociale.
Et voilà essayer de de cheminer là-dedans pour essayer d'avoir des politiques les plus euh on va dire justes socialement et et féministes. Et le dernier point que je voulais finir là-dessus parce que ça a été évoqué et qui est très important pour moi, c'est bien évidemment la question des familles monoparentales et des mamans solo. Et là-dessus, on s'est aussi complètement aligné sur des collectives existants qui ont un pldoyer très fort et qui là qui essayent de pousser une proposition de loi sur ces questions.
Et là aussi les les villes ont un rôle très fort à jouer parce que ces familles là c'est les aujourd'hui ce qui incarne la pauvreté en France, c'est des femmes seules qui s'occupent de leurs enfants. Et là aussi les villes peuvent du coup faciliter beaucoup la vie de de de ces femmes en ayant des accès privilégiés, des droits spécifiques sur les questions d'accès au sport, à la culture, les cantines et cetera, les places de crèche. Donc là aussi, il y a beaucoup de choses qui peuvent être fait à l'échelle des villes pour les pour les femmes solo, les mamans solo.
Merci. Moi, moi je vais j'ai déjà beaucoup parlé. Je vais je vais juste enfin je voulais je voulais juste dire quand même que il y a une mise en concurrence des associations actuellement et ne soyez pas là-dedans.
Ça veut dire que je pense que aujourd'hui les associations, vous connaissez les territoires, chaque association a son expertise, a son histoire. Les associations travaillent même si on n'est pas d'accord politiquement sur des choses. Quand il s'agit d'être dans enfin de trouver des solutions pour des personnes, il y a toujours quand même une grande capacité à se mobiliser collectivement.
Mais il y a quelque chose autour de ça et il y a un sujet et je tane certains parlementaires euh là-dessus, c'est le contrat d'engagement républicain qui est une catastrophe. Je vais je vais vraiment je vais vous dire un exemple. C'est quand même dans des villes des obligations de signature qui conditionnent des financements.
On peut on peut remercier Marlen Chiapa pour cette très bonne idée. Et et juste quand même pour vous dire que par exemple, je vais vous dire à Chalon sur Saun pour le 8 mars, une association a fait une affiche avec plein de visages de femmes dont des femmes voilées et il y a eu un retrait de ça. Il y a eu il y a eu une demande de retrait de la mairie et une demande de retrait de financement et de l'affiche et du logo en disant queon respectait pas les contrats d'engagement républicain.
On a été au tribunal administratif, on a gagné. Mais ce que je veux vous dire par là, c'est que c'est des batailles pour les associations et c'est des choses qu'il faut absolument dénoncer. Et je suis obligée de le dire parce que sinon mon équipe va me N'hésitez pas à signer la pétition pour soutenir le planning familial et n'hésitez pas à donner au planning familial.
Voilà. [Applaudissements] C'est bon. Bon, merci à tous et toutes d'avoir toutes surtout d'avoir participé à cette conférence et du coup rendez-vous sur la suite du parcours demain à 10h sur la conférence que je vous ai signalé mais surtout dans toutes nos luttes et puis sur toutes les sorties que la France a soumise à faire avec le contenu programmatique pour préparer ses ses municipales.
Merci à vous deux présence et vos éclairages.
Marie Mesmeur