SAINTE-SOLINE : LE RAPPORT QUI DÉMASQUE LES MENSONGES DES HOMMES DE DARMANIN
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pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche sans Soline 25 mars manifestation contre les méga bassines on se souvient des images d'une rare violence des grenades par milliers des blessés par centaines et si le rapport des événements par la gendarmerie nationale ainsi que la préfecture des Deux-Sèvres était factuellement faux l'Observatoire des libertés publiques et des pratiques policières et la Ligue des droits de l'homme ont travaillé depuis ces trois mois pour retracer minute par minute les événements de manière précise concise avec vidéo photo preuve à l'appui et leur rapport intitulé empêchait l'accès à la bassine quel qu'en soit le coût humain d'y faire des rapports officiels de la gendarmerie nationale et de la préfecture fournit au ministère de l'Intérieur ministère tenu par Gérald Darmanin qui a également menti on fait le point avec Capucine bluet et Flavian lozu tous deux observatrices et observateurs pour la Ligue des droits de l'homme c'est l'entretien d'actu alors bonjour capucine boulet bonjour Flavien lozu donc vous êtes tous les deux observateurs observatrice pour la Ligue des droits de l'Homme d'abord est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu ce que c'est être observateur pour la pour la LDH oui tout à fait en réalité en fait les observatoires donc il y a une quinzaine d'observatoires en France et ce sont des collectifs qui sont le produit de l'association de la LDH donc c'est toujours à son initiative mais il peut y avoir également d'autres sensations ou syndicats nous on fait partie de l'Observatoire parisien des lumières des publiques et on est avec le Syndicat des Avocats de France la section parisienne et puis la Fédération de Paris de la Ligue des droits de l'homme et donc peut-être pour compléter du coup on a observé des dizaines voire des centaines de manifestations et là exceptionnellement pour scène Soline on a créé ce qu'on appelle un inter-observatoire c'est à dire que on s'est réuni avec plusieurs autres observatoires et toute la France il y en a décidé de partir tout ça c'est solide donc on est parti à 22 personnes à Stan Soline pour observer le maintien de l'ordre dans le cadre de la manifestation vous étiez 22 et vous étiez postés à différents endroits avec différentes personnes personne à la manifestation pour bien tout observer dans l'ensemble oui tout à fait et en réalité du coup nous ce qu'on notre objectif c'est vraiment d'observer le maintien de l'ordre et les pratiques policières et pour ça on répond à un certain nombre de principes puisqu'on a un SketchUp qui est protégé notamment par le droit international et parmi sa principe c'est principes il y a neutralité comportementale qui est une condition sinequanone de toute observation il y a le j'ai la gendarmerie nationale et la préfète des Deux-Sèvres qui ont tous deux fait un rapport au ministère de l'intérieur après la manifestation de symphonine du 25 mars dernier contre les méga bassines et vous ce que vous avez constaté sur le terrain d'y faire de ces rapports c'est bien compris oui c'est ça alors en réalité il y a même trois rapports puisqu'il y a aussi un rapport de l'iggn notamment sur l'usage dlbd par le pm2i donc les personnes les gendarmes en quad on a constaté la publication de ses rapports et on était assez effaré par le nombre de d'éléments qui étaient factuellement faux que nous on aille observé presque des fois l'inverse et donc dans le rapport on s'attache à montrer preuve à l'appui pourquoi certains éléments dans les rapports sont faux l'inspection générale de la gendarmerie nationale pour bien on va commencer donc du dans votre rapport on commence par une préparation de manifestations déjà problématique vous pointer des arrêtés d'interdiction de la surveillance des réquisitions est-ce que vous pouvez nous expliquer comment en amont déjà il y a quelques éléments qui sont problématiques oui en fait ça commence même avant la question des arrêtés d'interdiction des réquisitions du procureur de la République dès novembre 2022 à la suite de la manifestation qui avait eu lieu le 29 octobre Gérald Darmanin a pris la parole en évoquant des actes qui s'apparentent à de l'écot-terrorisme et donc on a dénovembre 2022 eu la construction de militants qui seraient des terroristes participants de façon générale à la à la criminalisation des mouvements sociaux et puis au discrédit évidemment de ces manifestants et ce qui justifie ensuite il y a huit arrêtés qui ont été pris de d'interdiction on a [Musique] [Musique] ce sont des objets de de répression alors oui peut-être parler de ce fameux arrêté sur l'interdiction d'armes par destination donc c'est un arrêté déjà qui est problématique parce que une arme par destination en droit et les caractéristiques comme tel à partir du moment où l'objet est en tant qu'ancarme c'est-à-dire que un stylo n'est pas une arme par contre si je vous les gens si je vous le jette dessus là ça peut être une arme par destination donc ces caractérisé quand même à partir de son utilisation il accepte qualification en amont et les problématiques et nous ce qui s'est passé c'est que par exemple les observateurs il me semble que c'est de Toulouse et qui l'observateur qui s'est fait confisquer ces casques et son matériel après la manifestation ce qui est un peu assez aussi surprenant pour ne pas dire alarmant c'est que même après la manifestation s'est arrêté continue donc ça n'a plus aucun sens parce que la motivation est finie et puis aussi s'est arrêté il va jusqu'à 30 voir il me semble c'est même 50 km en dehors de la méditation c'est à dire que pour prendre un exemple concret un policier peut contrôler une voiture à 30 km de Mel 2 jours après la manifestation il peut considérer que la personne inégalité si par exemple il possède un casque de vélo ensuite dans le rapport vous retracez les événements à partir lors de la manifestation le camp là où les manifestants étaient ou tout le monde s'est rejoint etc à plusieurs kilomètres et donc il y avait trois cortèges qui sont partis vous dites que la stratégie des forces de l'ordre était d'empêcher l'accès à la bassine quel que soit le coût humain parce que ça ça commence à 12h30 quand les premières manifestants sont à 1 km de cette fameuse bassine très protégée par les forces de l'ordre et là là tout commence pour expliquer un peu notre méthodologie on crée des minutiers où on dix minutes par minute ce qui se passe et après on le retranscrit on le retranscrit et donc nous là on observe que le premier usage de la force est fait à 12h35 donc il faut savoir qu'à ce moment là donc il y a trois cortèges rose jaune et bleu ces trois cortèges sont à trois endroits un peu différents mais les trois cortèges sont à plus d'un kilomètre de la bassine le premier le tout premier engagement de la force donc à 12h35 est fait sur le cortège bleu à ce moment là le cortège bleu et à l'arrêt à 1 km 400 de la bassine donc quand même assez loin les gens [Musique] et nous ça c'est un premier élément qui nous pose beaucoup question parce que à ce moment là donc on a cinq équipes 18 personnes aucune personne n'a vu de cocktail Molotov à ce moment-là et puisque ne dit pas le les rapports que soient la gendarmerie ou de la préfecture c'est que les deux autres cortèges sont également gazés alors que eux sont complètement pacifiques ils ne font rien ils ne font juste marcher et à la rigueur chanter des slogans et à partir de ce moment-là aussi ils vont subir des gaz et des grenades c'est aussi à ce titre qu'on considère donc on parlait de proportionnalité mais il y a aussi à ce moment il y a pas de nécessité de l'emploi de la force puisque on va l'utiliser à l'encontre de manifestants qui sont pacifiques je parle notamment donc du cortège rose et jaune et c'est là aussi ou en fait on voit la toute la construction du récit officiel et qui en réalité ne correspond pas à la réalité matérielle des faits quand Gérald Darmanin la veille dit nous des images extrêmement dures parce qu'il y a une très grande mobilisation d'extrême gauche et de ceux qui veulent s'en prendre aux gendarmes peut-être tuer des gendarmes et tuer les institutions quand on utilise de la force de façon extrêmement tensiogène et puis déjà en prenant le risque de blesser voir de mutiler les manifestants on produit de façon inévitable des images extrêmement dures justement quand ces trois cortèges arrivent vous venez de le dire on a l'impression que c'est enfin le la gendarmerie avance toujours cet argument dans les rapports de légitime défense on a l'impression qu'il se qui font une défense de l'avancée en fait des cortèges qui ce qu'il n'aime pas c'est le fait que manifester avancent petit à petit vers la bassine après vous parlez de la période 12h50 13h30 donc après cette première période de premier cas de lacrymo sur les trois trois cortèges qui s'intensifient aussi là quand donc justement les manifestants ont voulu s'approcher de la bassine dans le rapport de la gendarmerie il est mentionné face à un niveau de violence extrême et aux assauts massifs d'individus extrêmement déterminer et protéger des effets de gaz lacrymogène un niveau proportionné d'emploi des grenades de désencerclement et de LBD a été effectué qu'est-ce que qu'est-ce que vous constatez dans cette première partie de au moment où les manifestants approchent le contour de la bassine déjà ce qu'on voit en premier lieu c'est nous ce qu'on a nommé un fortin c'est à dire une espèce de muraille de camions et de gendarmes autour de la machine en laissant venir les manifestants malgré cette première intervention des des gendarmes montés sur les quads et à ce moment là qui eux des violences oui c'est un fait en revanche ce qu'il y a c'est qu'on va utiliser la force comme on l'a dit de façon absolument immodérée sur l'ensemble des cortèges en utilisant des armes classifiées matérielles de guerre et qui sont extrêmement dangereuses sur l'ensemble des manifestants présents donc y compris aussi les cortèges familiaux et puis la très grande majorité des man qui était pacifique après il y a eu la période 13h30-14 heures qui s'est encore intensifié je dirais la dernière période presque de d'affrontement ou les manifestants moi je l'ai vu aussi de mes unions essaient de rentrer sur la bassine il y a eu un énorme usage de la force à ce moment-là il y a eu énormément de grenades jetés donc cette dans cette demi-heure on voit vraiment une escalade de la violence et surtout on voit des grenades etc alors c'est extrêmement loin voir des tirs tendus est-ce que vous pouvez nous expliquer cette demi-heure d'ailleurs qui figure très peu dans les rapports de soit de la gendarmerie soit de la préfète etc est-ce que vous pouvez nous expliquer vraiment cette demi-heure très très charnière dans la dans la violence oui nous pour le coup non c'est beaucoup intéressé elle est évidemment dans le prolongement des premières minutes de la mobilisation d'ailleurs juste avant il me semble que c'est vers 13h23 à 24 on aperçoit des gendarmes avec une scène un peu un peu hallucinante où on les voit courir pour avec des caisses de munitions pour aller d'approvisionner leurs collègues ce qui montre que déjà en amont il y a eu un usage qui était vraiment très massif de ces armes et nous en fait on a fait du du comptage sur nos vidéos notamment des grenades qui étaient lancées le comptage on l'a fait surtout à partir des détenations donc même sans même sans prendre en compte les grenades qui ne produisent pas de détails sonores c'était déjà absolument énorme et quand on voit les chiffres qui sont en plus les chiffres officiels de 5000 15 grenades lacrymogène lancé où on précise pas que parmi elles y a eu les grenades gm2l qui sont extrêmement dangereuses qui explosent qui a de multiples reprises ont mutilé des personnes des grenades de désencerclement géoml ou en fait il y a une projection de 18 petits plots en caoutchouc et qui a une vitesse énorme de plus de 340 km/h qui pénètre les chair et qui produisent toutes les blessures qu'on a pu constater par la suite les tirs de LBD et puis les les grenades qu'on appelle grenades à SSD et qui elle en fait explose les produits d'une détonation très forte comme ça on s'en rend pas forcément compte mais c'est extrait c'est vraiment très dangereux on peut se faire percer le tympan à cause de ça l'explosion en elle-même est très dangereuse dans certains cas elle peut être létale et ce qu'on a observé c'est en fait un usage des grenades qui ne s'arrêtait jamais on n'a même pas pu compter nous tout ce qu'il y a eu c'était plus c'était pas possible et effectivement on a observé à de multiples reprises des tirs tendus et c'est seulement ce qu'on a observé qu'on a pu observer parce qu'il y avait un air qui était complètement saturé de gaz lacrymogène donc on voyait pas toujours très bien on a essayé quand même à ce moment de rester relativement à distance pour notre propre sécurité et l'utilisation de dispositifs de propulsion à retard donc ils peuvent être de 50 100 ou 200 m 200 m pardon qu'on instaure qu'on insère dans les lanceurs et donc on peut quand même enfin les gendarmes peuvent dans une certaine mesure maîtriser la distance à laquelle on voit les grenades donc on ne peut que constater que les grenades qui ont été lancées très en amont dans les cortèges qui restaient vraiment à grande distance des gendarmes provenait d'une intention délibérés de le faire sur cette période moi je trouve ça très étonnant c'est que le les rapports ne font pas mention cette période alors que pour nous ça a été une des périodes les plus violentes même je dirais même traumatisante psychologiquement quand on a vu passer des dizaines de personnes blessées donc mutilés avec des fois des bras arrachés des parachuts mais des grosses plaies sur les bras des plus tous les souvenirs mais voilà des blessures vraiment de guerre et c'est on entendait des appels au Medic extrêmement souvent c'était quand même assez traumatisant et moi je trouve ça très étonnant que le rapport ne mentionne pas cette période là ce qui a été il y a deux choses qui ont aussi frappé du côté de de Gérald de Darmanin d'ailleurs vous l'indiquez dans le rapport le 27 mars 202 soit sur BFM le milieu de l'Intérieur a uniquement annoncé que 260 grenades gm2l avait été utilisée par les seules 40 gendarmes du PM de vie ce chiffre négare significatif puisqu'il permet simplement de connaître le nombre de gm2l utilisé spécifiquement par 40 des 3000 gendarmes mobilier pendant la journée nous notons donc c'est vous qui écrivez ça que la gm2l et la seule grenade pour laquelle les autorités n'ont pas voulu annoncer de chiffres précis comment ça s'explique ça le grand public notamment tant à connaître aussi leur grande dangerosité du fait de tous les toutes les personnes qui ont été blessées mutilés par ces grenade lors de précédentes mobilisations pour preuve de leur dangerosité on a même interdit au départ on pouvait les forces de l'ordre pouvait les lancer à la main ça a été interdit puisque elle y avait des risques de blessures qui étaient beaucoup trop important maintenant c'est seulement au lanceur c'est la seule enfin ça c'est les éléments qu'on peut apporter je ne m'explique pas pourquoi les autorités refusent d'en parler oui je pense que on peut clairement pas s'avancer sur qu'est-ce que qu'est-ce que ça signifie qu'il n'est qui n'est pas voulu mentionner ce nombre de grenades on constate juste que la gm2l qui est une des grenades les plus mutilantes et la seule grenade sur lequel le gouvernement n'a pas annoncé de chiffre précis vous évoquez le fait que donc il y avait 20 000 25000 manifestants tout le monde a été visé par ses grenades lacrymogènes par ses grenades en général tout le monde aurait pu et toute catégorie de personnes a été blessée mais il y a quand même une diabolisation du cortège de tête donc on a beaucoup parlé aux médias qui donc c'est pas un black bloc il s'appelle cortège de tête enfin eux-mêmes et disent que voilà ils sont là pour essayer de rentrer sur la bassine et c'est justement il y a une cristallisation autour de ce cortège de tête c'était la défense du ministère de l'Intérieur de dire oui mais c'était super violents oui mais ils ont cramé un camion on l'a vu l'image en boucle sur BFM ou sur les réseaux sociaux et justement c'est pour ça que je me je me je m'intéresse la question disproportionnée de la force est-ce qu'on peut répondre avec des armes de guerre à des feux d'artifice je pense que nous en tant qu'observatoire c'est compliqué de répondre à cette question parce que on ne fait que constater ce qui se passe on ne propose pas des manières de faire le maintiendlord nous on est juste là pour constater ce qui se passe à manifestation et on prend en compte ce que font les manifestants uniquement pour comprendre le contexte dans lesquels sont utilisés les armes de guerre et après on va on va voir si ça peut être proportionnel ou pas c'est une question qui est assez difficile en réalité d'analyser la proportionnalité puisque elle implique aussi une mise en balance nous ce qu'il y a c'est qu'on va regarder le droit international et en particulier le droit international des droits de l'homme est-ce que les forces de l'ordre de la stratégie du maintien de l'ordre le respect et sans même parler de violence des manifestants en fait ce qu'on constate c'est que on peut pas parler de proportionnalité à partir du moment où on utilise des armes de guerre sur une foule Pacifique qu'on va utiliser notamment des grenades lacrymogènes directement à d'élus qui protège eux-mêmes des blessés c'est complètement incompatible avec l'idée de proportionnalité de l'usage de la force justement en parlant de constat il y a Michel force rapporteur spécial des Nations Unies sur les défenseurs de l'environnement qui dit à Sens solide la réponse de l'État m'a paru largement disproportionnée et ça vous le vous le mettez dans dans le rapport ce que vous venez d'évoquer aussi j'ai des scènes que vous avez constatées si on veut s'en tenir au fait qui sont quand même on va dire représentatif de ce qui s'est passé cette journée là vous venez de le dire vous évoquez ce moment où les élus et d'autres militants protégés des blessés et ont été visés par des gaz lacrymogènes de la toujours pm2i qui Blade encore une fois la légitime défense est-ce que vous pouvez nous raconter un petit peu cette scène oui alors cette scène elle se déroule exactement à 13h55 donc comme je l'ai dit on peut avoir nous les horaires exactes parce qu'on a fait des minutiers à ce moment là il y a des blessés qui sont en retrait sur une route et donc c'est des blessés c'est pas des gens qui se sont foulés là suivi quoi c'est des blessés qui qu'on ne peut pas transporter c'est notamment la zone où il y a des blessés qui sont aussi avec le pronostic vital engagé il y a au moins une personne qui était là qui était avec le pronostic vital engagé et donc à ce moment-là les élus parce qu'ils décident de faire une chaîne autour de ses blessés pour les protéger et donc c'est une zone où les élus l'ont très bien expliqué enfin il n'y a pas d'affront pas on ne chante pas de slogan ni rien c'est vraiment juste on est là pour protéger les les blessés il y a même plus de manifestations ni rien juste on protégeait les gens parce que on ne sait pas s'il y a des gens qui peuvent peut-être mourir quoi à partir du moment le pm2i donc les quads commencent à gazer cette zone là alors qu'il n'y a aucun danger quoi cette zone ne revente aucun danger pour le pm2i et pourtant ils vont gazer c'est blessés à partir de là marine dondelier fait un premier tweet pour demander à la préfète de d'arrêter de gazer les les blessés parce que du coup des blessés qui avaient pronostics vous allez engagé ont dû être déplacé donc à cause de ce gazage donc pour moi c'est quelque chose quand même qui est très grave et donc suite à ce tweet la préfète va expliquer que le pm2i aurait gazé parce que il aurait été attaqué par des individus armés d'engins incendiaires nous on avait deux équipes qui étaient sur cette zone là précisément et qui n'ont constaté qu'il n'y avait aucun danger incendiaire qui n'a été utilisé contre le pm2i à ce moment là donc voilà déjà on vient en contradiction avec ce que dit la préfète donc voilà ça c'est une un des exemples de multiples exemples dans le rapport de période où le il y a un discours officiel qui se construit pour justifier l'usage de la violence et nous notre rapport l'objectif c'est de produire un autre discours de réellement nous ce qu'on a vu et ce qu'on a pu constater vous parlez aussi de la trêve de 14h08 à 15h08 là aussi vous n'avez pas la même version que celle des rapports de la gendarmerie et de la préfecture nous on a confronté on avait quand même 5 équipes qui étaient présentes sur place on a essayé dans la mesure du possible de se répartir sur toute la zone de la mobilisation et quand on confronte nos minutiers qu'on a vérifié grâce aux vidéos on avait déjà tout minute comme on vous l'explique à partir de 14h08 pas une seule équipe ne constate le moindre affrontement enfin la zone est calme il se passe plus rien et ça dure une heure et ce qui est très drôle aussi c'est que la gendarmerie et la préfecture eux-mêmes ne sont pas d'accord entre eux sur le rapport de la gendarmerie ils annoncent la trêve à 14h20 le rapport de la préfecture l'annonce à 14h30 donc déjà c'est quand même assez bizarre que la gendarmerie la préfecture ne sont pas d'accord mais voilà nous ce qu'on a constaté c'est que la trêve il n'y a plus aucun usage de la force à partir de 14h08 et ce jusqu'à 15h08 justement ces horaires de trêve sont très importantes pourquoi parce que il y a cette cette fameuse scène qui a été discutée sur rediscutée donc nous aux médias on a on en a parlé sur le fait et après qu'il y a eu plein de plein de tergiversations médiatique là dessus c'est cette fameuse heure d'attente pour Serge dont le pronostic vital est resté engagé d'ailleurs plusieurs mois blessé à la tête probablement partir de grenade qui a déjà dû être déplacé dans cette scène où la pm2i est venu faire des gaz lacrymogènes sur le cortège calme il a été pris en charge si je relis votre rapport par les médicaments j'ai également cette version là moi ce que j'étais sur place aussi au début de la trêve et le SAMU s'est vu bloquer et n'a pas pu venir porter secours à Serge pendant une heure il y a d'ailleurs il y a un extrait de l'appel entre les avocats de la LDH et le SAMU ou ils disent on n'a pas l'autorisation de toutes les institutions sur place pour l'instant on est sur leur commandement et les médecins militaires arrivent vers 14h57 donc 1h il y avait quand même les médicaments du SAMU vraiment envoyer des secours sur le plus possible OK vous avez pas autorisation des forces de l'ordre ou de votre analyse pour l'instant quelles institutions du coup on a besoin d'analyser très clairement parce que là il y a quelqu'un qui peut décider donc pour que les responsabilité soit établie on a besoin de savoir donc qui interdit l'accès à cette personne à manger grave vital vous confirmez que c'est la préfecture qui interdit l'accès c'est ça en fait ok comment on fait pour contacter le commandement sur place OK et ce qu'on peut faire le 17 va avoir le commandement sur place vous pourriez ou quoi et c'est quoi vous votre contact avec eux malheureusement SAMU on est dans nos envois des monts d'envoyer des moyens qu'on envoie est-ce que vous pouvez nous expliquer cette scène qui a énormément été débattue sur tous les médias d'ailleurs oui alors on va s'attacher très précis à dans les horaires exactes donc Serge est blessé à 13h45 à 14h11 le SAMU donc dit aux observateurs de la LDA chez notamment ses avocats ne pas pouvoir intervenir parce que les autorités ne le veulent pas les autorisent pas les pompiers nous ont aussi déclaré ne pas pouvoir parvenir aux blessés durant cette période là la version des autorités c'est que ils ont empêché le Samu et les pompiers de passer parce que ils auraient pu être pris à partie etc dangereux pour eux sauf que nous on montre que à partir de 14h08 il n'y a plus aucun affrontement donc ce n'est pas possible deuxième argument Serge à ce moment-là il se trouve pas à l'endroit où il y a des manifestants il se trouve très précisément à 200 mètres du dispositif les gendarmerie et à 400 mètres des manifestants des manifestants qui sont assis par terre et qui organisent un pique-nique donc l'argument de le SAMU était en danger six à l'intérieur nous ça nous paraît difficilement compréhensible au vu de ce qu'on a observé voilà et les médecins militaires selon le rapport de la gendarmerie donc médecin militaire c'est les médecins de la gendarmerie donc il se retrouve à 200 mètres de Serge sont le selon le rapport de la gendarmerie ils interviennent à 14h35 là encore nous on a une équipe d'observation sur place et c'est ce qui rapporte ce qui ce que les vidéos montrent de cette équipe et ce qu'ils ont écrit dans l'amitié c'est que le médecin militaire n'arrive en réalité qu'à 14h57 soit 46 minutes après le premier appel au SAMU voilà donc ça c'est important de savoir mais très vite en fait le médecin militaire il va se rendre compte que l'état de Serge est beaucoup trop grave et qui n'a pas pouvoir le prendre en charge et donc c'est une 15h05 que le SAMU arrive auprès de Serge c'est une scène que la préfecture de Sèvres va sans cesse juste après le la publication du rapport 24 heures après la préfète enfin la préfecture des Deux-Sèvres sera communiqué pour réfuter le fait que le SAMU ait été bloqué comment c'est possible que deux versions des faits s'opposent tellement alors que vous étiez sur place et vous avez observé observer ça nous ça nous intéresse évidemment beaucoup puis surtout ça nous inquiète on parle de la construction d'un récit qu'on trouve alarmante ce qui s'est passé est très grave et du fait qu'on leur apporte on montre que c'est très grave le gouvernement et le président de la République lui-même adoptait une rhétorique assez guerrière à la suite des événements Emmanuel Macron le 30 mars dit il y a des gens qui venaient contester qui étaient là en famille mais vous avez des milliers de gens qui étaient simplement venus pour faire la guerre qui était contestations c'est une chose rien ne peut justifier la violence il y a des gens qui venaient contester et qui étaient là en famille qui d'ailleurs Amel le lendemain ont tenu un moment plus festif qui n'a donné lieu à aucune aucun débordement mais vous avez des milliers de gens qui étaient simplement venus pour faire la guerre c'est inacceptable et donc je réaffirme mon soutien aux élus et aux forces de l'ordre et nos forces de l'ordre avec beaucoup de courage ont avancés et ça montre bien qu'il y a chez certains une forme d'habitude de la violence qui s'installe il faut la combattre avec beaucoup de fermeté et je demande à toutes les forces politiques républicaines d'être parfaitement clair sur ce sujet c'est complètement faux évidemment donc il s'agit pas d'une guerre et quand bien même ça aurait été le cas si on s'attache aux droits international humanitaire qui est le droit des conflits armés en période de conflit c'est complètement proscrit d'entraver les secours donc c'est c'est vraiment très grave et ça rejoint un peu cette idée qu'on a construit un ennemi d'État la préfecture avance plusieurs arguments notamment que les manifestants n'ont pas voulu passer par le 15 le 18 que les consignes de l'organisation étaient tout le temps passé par les medics de l'organisation et aussi ce fameux argument de la zone d'exclusion je vais citer le communiqué de la préfète qui date du 28 mars 2023 ce n'est donc que pour éviter que le SAMU ou les pompiers ne soient pris à parti aux victimes collatérales des affrontements violents que cette consigne a pu être passée dans un contexte où les groupes violents se déplaçaient très rapidement est-ce que vous pouvez nous expliquer ce principe de de zone d'exclusion et en quoi la préfète ou non d'Ivry dans ce communiqué que cette zone d'exclusion n'a absolument pas une notion juridique en plus de cela il y a une comme l'a rappelé capucine instinct et une obligation de secours même en temps de guerre donc donc j'imagine que dans des opérations maintiennent la langue de ces fesses pas j'imagine c'est sûr c'est obligé de de porter en aide aux personnes blessées et puis comme on l'a déjà dit cette zone d'exclusion elle s'applique en plus pour des périodes où il y aurait des affrontements comme on l'a expliqué depuis 14h08 il n'y a plus aucun affrontement donc il n'y a plus de danger les manifestants sont à 400 mètres du blessé la zone où se trouve Serge il n'y a plus de blessés et les manifestants sur la 400 mètres pour la plupart entraîne pique-niquer et ensuite après tout ça évidemment les campagnes politiques et médiatique qui avait déjà démarré mais qui recommence après tout ça avec une diabolisation énorme des manifestants même une trahison défait de façon on le voit dans ses dans ses rapports que non les gendarmes non pas lancé de LBD en quad seul des grenades lacrymogène ont été tirées non aucune arme de guerre n'a été utilisée par les forces de l'ordre à Sainte Soline seuls les armes intermédiaires ont été utilisés par contre des armes de guerre de la part de certains casseurs l'ont été notamment je pense au cocktail Molotov non les forces de l'ordre non pas empêché les secours d'intervenir c'est les gendarmes et des secours qui ont été empêchés d'intervenir par certains casseurs non madame la préfète n'a pas refusé de répondre à Madame Tondelier elle a eu énormément d'échanges d'ailleurs tout au long de la journée avec elle et non les forces de l'ordre n'ont pas utilisé de lacrymogène contre les individus blessés qui étaient en retrait vous dans ce rapport en fait vous montrez que l'État a menti en fait une vraie construction d'un récit officiel et qui est un peu fou c'est à dire que il y avait plusieurs milliers de personnes qui étaient présentes donc nous en fait on constate l'effet on cherche à des preuves pour les rapporter pour pour expliquer ce qui s'est vraiment passé mais en soi n'apporte pas de grandes révélations c'était ça s'est passé à l'air libre au grand jour avec des milliers de personnes présentes et ça c'est vraiment très grave aussi indépendants c'est un peu casser le nez à tenter de raconter ce que ce qu'on a tous vu là-bas un rapport donc qui comme vous l'avez dit constate rapporte les féminines par minute qui est extrêmement précis et sérieux d'ailleurs rapport qui est déjà mis en cause 24 heures après par des députés de la majorité ou par la préfecture des Deux-Sèvres j'ai le communiqué ici la préfète des Deux-Sèvres Emmanuel Dubé réfutent à nouveau les accusations sur une prétendue délibéré au secours ces propos sont infondés etc et puis il y a autre chose se rassemblement avait été interdit par arrêter préfectoral au vu des risques de troubles etc etc les participants commettaient donc bien un délit est-ce que vous avez une réponse à apporter à ce communiqué oui notamment sur le sur le dernier point donc sur la question de notre travaux secours il y a pas vraiment de d'arguments qui réfutent nos constatations si ce n'est de dire qu'elles sont infondées et que c'est faux mais nous je pense qu'on a déjà prouvé dans notre rapport que ça n'était pas le cas et charge aux autorités d'apporter la preuve du contraire sur la question de la participation à une manifestation interdite qui serait un délit c'est juridiquement faux puisqu'il s'agit d'une contravention quatrième classe la différence peut paraître un peu une question de spécialiste de juriste etc c'est pas vraiment le cas puisque quand il s'agit d'un délit on peut placer des personnes en garde à vue les interpeller sur ce fondement notamment lorsqu'une peine d'emprisonnement est prévue là il s'agit d'une contravention de quatrième classe c'est à dire que par exemple quand on faisait verbalisé pour non port du masque on avait une compréhension 4e classe il s'agit de ça donc c'est c'est grave parce que c'est faux c'est grave puisque sous prétexte que la manifestation était interdite on vient justifier ce recours à la force qui a fait plus de 200 blessés et c'est grave aussi puisque en fait ça poursuit cette rhétorique de la criminalité des manifestants qui s'agissent de délinquants d'éléments violents d'éléments radicaux qu'il faut maîtriser notre rapport vient de dire qu'il y a une nage une usage pardon complètement disproportionné et non nécessaire de la force le fait que la manifestation soit interdite ne justifie en aucun cas qu'il y a un usage disproportionné et non ne nécessaire de la force c'est pas une justification et puis nous ce qu'on constate c'est qu'on a apporté des preuves on a des vidéos on a des minutiers on a des photos on a la preuve de ce qu'on dit la préfecture ou les députés qui nous ont répondu n'apportent aucune preuve en contradiction nous on aimerait bien avoir un dépasse un débat sur le fond ce qui s'est passé pour que eux apportent des preuves du contraire qui serait intéressant et qui avancerait pour une fois le débat alors si c'est difficile de vous attaquer sur le fond parce que vous êtes quand même très bétonné bah du coup le plus facile c'est de vous attaquer sur votre crédibilité on se rappelle des jardins qui s'était posé la question des financements de la Ligue des droits de l'homme et puis dans le communiqué d'Emmanuel Dubé on a aussi le fait que a été souligné le soutien apporté par plusieurs sections locales de la Ligue des droits de l'Homme aura semblement en cause est-ce que c'est une première qu'on s'attaque au fondement de la ligne des droits de l'homme c'est une stratégie comment vous avez un peu vécu ce ses attaques là alors en premier j'aurais tendance à dire que ça nous conforte dans l'idée que notre travail de contre-pouvoir est utile et probant et si on cherche à nous discréditer de cette façon là c'est peut-être parce qu'on est un peu gênant d'une certaine manière il n'en demeure pas moins que ces problématiques pour nous puisque par exemple on a eu du matériel une des équipes a vu son matériel saisi ce qui est une entrave à l'observation nous on a un statut c'est la première fois vous constatez de telles entraves à votre possibilité d'observer dans la ligne des droits de l'homme que ça vienne des autorités aussi haut placées oui on va dire par contre sur le terrain c'est pas nouveau la même depuis cette Soline on a été les observateurs de Toulouse des observateurs rénés on a eu des remontées qui se faisaient entraver dans leur mission d'observation par les forces de l'ordre donc ça c'est pas nouveau comme ça ça fait quelques années que il y a eu des observateurs qui ont déjà été même parisiens qui ont été blessés par les forces de l'ordre il y a quelques années donc ça par contre c'est pas la première fois donc comme je disais il y a eu la le questionnement autour des de Gérald Darmanin sur les financements de la ligne des droits de l'homme la dissolution du mouvement des soulèvements de la terre on a vu aussi des mensonges toujours de la part du ministère de l'Intérieur autour de la mort de Naël des discussions sur la restriction des réseaux sociaux l'activation des écoutes à distance sur nos appareils connectés votés au Parlement est-ce que tout ça toujours en termes de constatation est-ce que vous voyez une réelle menace en ce moment pour nos droits et nos libertés en France alors c'est à dire que nous ici on est présente en tant qu'observateur donc on ne porte pas une aporal politique de la LDH en revanche ce qu'on peut dire on regarde du droit c'est que il y a une véritable latinte à la fois à la liberté de d'expression au droit de réunion pacifique et aussi à la liberté et associative et ça je pense qu'on peut tous être d'accord pour considérer que c'est très inquiétant merci beaucoup capucine bouée donc je le rappelle observatrice pour la LDH et Flavian losu observateur également pour la LDH empêcher l'accès à la bassine quel que soit le coup humain donc c'est le titre du rapport de l'observateurs des libertés publiques et des pratiques policières qui est sorti ce lundi 10 juillet pour faire la lumière sur les événements de Sainte-Souline samedi 25 mars lors de la manifestation contre les mégas bassines merci et merci à vous de toujours nous suivre même l'été nous continuons à vous fournir dans ces moments importants nos reportages en quête entretien plateau d'analyse de débat et de décryptage et ce au quotidien vous le savez l'intégrité de notre projet détérial unique dans le paysage de du fuel français dépend toujours de votre soutien et de vos dons si nous voulons survivre à l'été être prêt pour le grand virage de la saison 7 du média il nous faut mobiliser au moins 100000 euros de dons rendez-vous sur le média tv.fr/outien ou compte sur vous spectateur abonnés donatrice et sociaux je vous dis à très vite
Gérald Darmanin