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Débatyoutube.com· 20 septembre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & familleJustice

PHILIPPE POUTOU : "LA DETTE SERT À JUSTIFIER LES RECULS SOCIAUX"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00RelanceRéponse partielle

    Les retraites représentent un quart de la dépense publique et la moitié de la dette supplémentaire depuis dix ans. Qu'est-ce que vous répondez ?

  • 4:05OuverteRéponse directe

    Vous parlez de taxer les ultra-riches. Qu'est-ce que vous proposez alors ?

  • 11:21OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous proposez face à l'explosion des prix des carburants ?

  • 14:05RelanceRéponse partielle

    La seule proposition que vous avez faite en 40 minutes, c'est annuler la dette. Et après ?

  • 16:03RelanceÉludée

    La seule chose que vous proposez, c'est la dette. Et après ?

  • 17:14RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ce n'est pas un discours qui incite à la violence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Chiffre
    « Les retraites, c'est un quart de la dépense publique et c'est la moitié de la dette supplémentaire depuis dix ans. »
  • 0:00Chiffre
    « L'augmentation habituelle des dépenses de retraite en raison de l'indexation, c'est plus de 6 milliards d'euros. »
  • 1:49Fait
    « La dette, ça a toujours été dans le système économique, ça a toujours permis justement de détourner de l'argent public et d'enrichir toujours les mêmes et d'appauvrir toujours les mêmes. »
  • 2:26Fait
    « Tout le monde sait très bien que l'argent, il est quelque part dans la poche des ultra-riches. »
  • 3:34Fait
    « On est dans un des pays les plus taxés au monde, où nos entreprises sont extrêmement taxées. »
  • 5:09Fait
    « La dette, elle rapporte bien à des gens, c'est ça qu'on discute. »
  • 10:08Chiffre
    « Il y a plus de 10 millions de pauvres en France qui vivent sous le seuil de pauvreté. »
  • 11:21Promesse
    « On fait partie de ceux qui pensent que la TVA c'est un impôt injuste et qu'il faut le supprimer globalement. »
  • 13:34Fait
    « Il y a une journée d'action bientôt, je crois que c'est le 29, où on voit comment les services publics vont se remobiliser. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Les retraites, c'est un quart de la dépense publique et c'est la moitié de la dette supplémentaire depuis dix ans. Et depuis dix ans, on a1000500000000000 de dette. Donc il faut absolument faire quelque chose et on fait quelque chose ou ou on peut le faire et ou ça a un effet. Je vois que votre discours exaspère Philippe Poutou. Il n'y a pas urgent, ça se voit, c'est assez flagrant. Je vous lis ce que dit le ministre de l'Action et des comptes publics. L'augmentation habituelle des dépenses de retraite en raison de l'indexation, c'est plus de 6 milliards d'euros. Dans le contexte actuel, ce n'est juste pas soutenable. Qu'est ce que vous répondez ? En fait, c'est toujours le même discours qu'on entend depuis très, très longtemps. Le gouvernement, mais les gouvernements aussi précédents,

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c'est c'est toujours pareil. C'est. Alors, il n'y a pas le choix. J'ai entendu la formule Il n'y a jamais le choix, il faut toujours faire comme ça. Mais le problème qu'on peut poser, c'est que, quand il y a la même politique menée depuis des années et que ça ne fonctionne pas, pourquoi on ne dit pas finalement ces politiques là sont nuls et ne fonctionnent pas ? Il n'y a jamais de bilan. En fait, on s'enfonce à vous parler de la dette. Vous parlez du déficit, enfin tout le monde, que ce soit les gouvernements en place ou les soutiens au gouvernement ou les anciens gouvernements. Et on ne remet jamais en cause les choix politiques ont été fixés. Donc en fait, il n'y a jamais, il n'y a jamais. Là, on est en train de les remettre en cause justement. Non, non, rien qui est remis en cause.

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C'est toujours pareil. Là, on joue sur des détails, des chiffres, des, des, des couloirs. Voilà. Pardon, pardon, pardon, mais on parlait de la charge de la dette. En 2026, elle représentera près de 80 milliards d'euros, 80 milliards d'euros utilisés pour rembourser l'emprunt. Mais c'est un détail. On nous bourre le mou avec le même discours depuis très longtemps. C'est ce que je suis en train de dire. On nous parle de la dette. Alors d'où vient la dette ? Qui ? Qui profite de la dette ? A quoi ça sert la dette ? D'abord, la dette, ça a toujours été dans le système économique, ça a toujours permis justement de détourner de l'argent public et d'enrichir toujours les mêmes et d'appauvrir toujours les mêmes. La dette, c'est une fonction dans l'économie, c'est pas c'est pas un accident.

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La dette, ça fait partie des choses normales de la vie économique et c'est vraiment un outil de détournement des richesses. Donc après, le problème c'est comment on remet en cause ce discours là. Parce qu'en fait, la dette ou le déficit, ça sert à chaque fois à s'attaquer aux populations. Donc il faut rien dire, il faut laisser la dette. On est. D'accord. C'est le discours, c'est le discours à la con qu'on attend, c'est à dire en fait voilà, on entend toujours ça, il n'y a pas le choix, mais c'est faux, c'est des mensonges. Il y a évidemment des choix. Et le choix aujourd'hui, quand on discute d'un budget, un budget, normalement c'est c'est la question de comment on répartit les richesses de la société, comment ils sont, où les besoins sociaux et c'est ou qu'on peut prendre l'argent.

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Tout le monde sait très bien que l'argent, il est quelque part dans la poche des ultra-riches. A minima, on le voit bien même une richesse indécente, une richesse qui donne du pouvoir à des gens et du pouvoir qui leur permet d'accumuler encore plus de richesses. Et cette richesse là, comme par hasard, ça se traduit par un appauvrissement de l'autre côté. Et ça, on continue, On continue avec des tas d'arguments. Alors il y en a qui disent oui, il faut du courage, machin, que dalle. Ouais, c'est toujours les mêmes politiques et c'est toujours le même, la même volonté finalement de défendre l'ordre tel qu'il est aujourd'hui, c'est à dire de faire en sorte que les riches soient soit encore plus riches. Et alors on a un gouvernement hyper zélé qui défend les riches. Et puis les. Riches sont.

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presque l'alarme, les entreprises sont pas suffisamment taxer. Les riches sont pas suffisamment taxer. Les entreprises sont pas suffisamment. Les entreprises et les riches et les riches ne sont pas suffisamment taxés, loin de là. Mais c'est pas juste la question de la taxe, c'est la question du pouvoir aussi. Mais on ne parle pas juste de taxes, on parle. Aussi. Comment on peut socialiser, comment on peut exproprier et comment on peut enlever les moyens de nuire aux ultra-riches et aux riches, à la classe des possédants. Donc ça, c'est une remise en question du système économique. Et ça, c'est des choses qu'on pourrait débattre, s'est présentée comme utopique, mais on pourrait en discuter plutôt que de faire. Simplement, on va débattre et on va donner une micro. Moi j'entends,

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j'entends ces deux modèles de société, c'est presque deux philosophies et de visions séparées. Et loin de moi de faire de la morale. On est dans un des pays les plus taxés au monde, où nos entreprises sont extrêmement taxées. Alors j'entends que vous voulez en finir avec la capitalisme. Donc j'ai envie de vous dire dès que vous finissez avec le capitalisme, vous êtes content, il n'y a plus d'entreprises à taxer, il n'y a plus de richesses à créer ni à redistribuer. Donc j'ai envie de vous dire, après ce discute de comment on fait pour vivre et comment. L'ignorance économique assez fabuleuse ignorance. C'est juste une question que vous les cons débattent. Je vous ai écouté et je pense qu'on peut débattre en s'écoutant, en se respectant, sans ironiser. Et ensuite une deuxième,

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un deuxième sujet, c'est que vous parlez de continuer à taxer Poutou. Qu'est ce que vous proposez alors ? Il va bien falloir faire des économies quelque part. La preuve que ça c'est pipeau. Ce qu'on vient d'entendre. C'est du travail. Parce que. Parce que si c'était vrai que les richesses ou les entreprises étaient les plus taxées, comment on explique alors que les fortunes augmentent, que les profits augmentent dans des manières, dans des, dans des Ces sont des records. Donc en fait, il y a bien il y a bien quelque part une entourloupe. À partir du moment, les richesses s'accumulent et les profits s'accumulent. Et les distributions de dividendes, que ce soit le CAC40 ou ailleurs, s'accumulent, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas, il y a quelque chose qui n'est pas fait en réalité.

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Donc nous, ce qu'on discute, effectivement, c'est une philosophie différente ou même c'est des perspectives politiques différentes. Quand nous, on discute d'enlever les moyens de nuire aux capitalistes ou à la bourgeoisie, c'est évident qu'on est sur une autre discussion. Mais le problème, c'est la question du pouvoir, parce que là on a un gouvernement de riches et d'ultra riches. En fait, en règle générale, le monde politique, c'est d'essayer des milieux sociaux plutôt favorisés. Et donc il n'y a pas de surprise à ce que les politiques menées, ce soient des politiques au service de ces gens là, au service des gens les plus. Riches qui sont quand même de la. C'est la question de la lutte des classes qu'on peut aussi discuter et de ne pas faire semblant de ne pas faire

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comme si on avait tous le même intérêt. On n'a pas tous le même intérêt, on n'a. Pas tous ces perspectives. Je suis désolé quand je vous entends, c'est trop facile de dire ça. Et qui ne sont pas ceux des Français. Philippe Poutou Intervenir. Oui, deux choses la dette, La dette. Oui, la population la paye. Mais la dette, elle rapporte bien à des gens, C'est ça qu'on discute. Mais elle n'est pas l'investissement. La dette, elle est positif. C'est un mécanisme. Parce que l'argent, on s'endette auprès de qui ? Auprès des banques, Auprès donc d'un secteur privé qui s'enrichit. Lui, il est tout à fait encore zéro cinq, pas plus de moins. C'est pour ça qu'il faudrait discuter de qui est responsable de l'augmentation de la dette. Effectivement, tous les gouvernements ont fait ce choix là.

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Ce sont même des lois qui datent des années 70 972 73, à l'époque de Giscard, qui avait fait en sorte que les États et les collectivités ne pouvaient s'en douter qu'auprès des banques privées et plus auprès des banques centrales d'Etat. Il n'y a pas un équilibre, il y a un mécanisme, le mécanisme de la dette. C'est vraiment un mécanisme qui sert à enrichir ceux qui dirigent l'économie, ceux qui possèdent. Voilà. Et c'est vrai que c'est la population qui. C'est trop facile de se plaindre, se plaindre de la dette sans discuter à quel point ce mécanisme, il est volontaire, il est conscient, ce n'est pas un accident dans l'économie, c'est pas un truc à merde. On a la dette, La dette, elle est volontaire et comme par hasard c'est toujours les mêmes qui la paix

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et ça a toujours aux mêmes personnes qu'on demande de la payer. Et puis c'est vrai que c'est pour ça qu'à chaque fois qu'il y a une discussion sur le budget. Mais c'est vrai au gouvernement. Mais moi, j'étais à la métropole il n'y a pas si longtemps que ça, à la municipalité de Bordeaux, à chaque fois, c'était ça dépend, présenter le budget, la grosse introduction, c'était le déficit, la dette, l'auto d'épargne et tout ça. Et derrière ça permettait de justifier Regardez, on ne peut pas financer toutes les activités sociales, on ne peut plus embaucher, on ne peut plus augmenter les salaires du personnel. Et donc ça sert à ça. En fait, cette dette là, elle sert à justifier les rôles sociaux. Donc il y a cet aspect là et là, une. Théorie du complot extrêmement.

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Oui, c'est une théorie du complot. C'est à dire qu'on organise la dette et l'endettement pour faire que demander. Des sacrifices aux Français. Chaque année. Cette année, on va aller sur les marchés pour emprunter 320 milliards. Est ce que vraiment ça nous fait plaisir ? Est ce qu'on pourrait éviter ? On aurait pu l'éviter. Il y a des pics. Ça fait plaisir au banquier comme à des ultra-riches par exemple qui sont. Monsieur fond de pension. Qui achète notre. Des bouquins, c'est des bouquins comme l'histoire de la Floride. Je vous parlais, ça fait un moment que Macron et ces gouvernements ont franchi la ligne bleue marine, on va dire la ligne rouge, la ligne bleue marine, Ça fait un moment qu'on est sur des politiques avec des rôles xénophobes, racistes, anti-immigrés et donc là, oui.

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Philippe Mais c'est l'ambiance. Qu'est ce qui vous fait dire ça ? C'est l'ambiance. S'en prendre à des étrangers et grappiller comme ça, c'est voilà, c'est ça, mais c'est parce que c'est un contexte, c'est pas que ça. On le voit d'ailleurs aussi au niveau de la répression. Il y avait une grosse manif aujourd'hui contre les violences policières et contre les lois qui sont de plus en plus répressives et qui s'en prennent notamment aux jeunes dans ces quartiers là, dans les quartiers populaires. Donc on voit bien la logique politique et pas qu'en France. C'est un peu malheureusement l'ambiance, la victoire de l'extrême droite en Allemagne, les Trump, les Poutine, le génocide ne veut pas dire que tous ces pouvoirs d'extrême droite aujourd'hui et donc Et donc. Et donc non. Mais en plus

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le macronisme est quand même à une proximité idéologique avec les idées réactionnaires et les extrêmes extrêmes. Donc voilà, donc ça c'est une ambiance sur la dette, vite fait sur la dette, en fait, c'est la dette, c'est un. C'est pas des petites gens qui se démerdent comme ils peuvent, et tout ça, c'est un choix politique, c'est un choix politique de. Vous n'avez pas de répondre quand même permettre parce que les banques s'enrichissent. Et nous, ce qu'on défend, mais on n'est pas les seuls. Il y a des collectifs, il y a le comité d'annulation de la dette et tout ça. En fait, il faut annuler la dette. Les banques se sont assez enrichies là dessus. Et encore une fois, à partir du moment où la dette, elle sert à des reculs sociaux, à justifier sur la ligne de fond,

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il faut, oui, et puis même plus loin que les camarades de la FI sur la remise en cause du capitalisme, avec dans le sens qu'il faut socialiser les banques, vous répond Tout ça c'est dangereux, c'est illégal. Et les banques ? Les banques ? Elle joue un rôle de pillage dans l'économie et d'enrichissement personnel. C'est tout l'égoïsme de ce économique. Donc c'est pour ça que oui, il y a besoin de discuter. Et ça c'est pas du complotisme de discuter de la permanence. l'État français ne peut pas payer ses fonctionnaires si il ne va pas sur les marchés pour pour emprunter, annule le marché et donc le marché. Et puis on voit si ça peut fonctionner, ce qu'on fait, on annule. Enfin bref, je fonctionne. Il faut arrêter sur la dette. Il y en a qui ont essayé,

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comme l'Argentine à l'époque, ils ont eu des problèmes. Voilà. Est ce qu'on peut être qu'on peut ? Parce que je suis désolé, je veux bien qu'on annule la dette, pas la dette. On annule les fonctionnaires, pardon, juste en reparler. Non mais non, je veux pas annuler les fonctionnaires, Vous avez raison, au contraire, je veux qu'on les remercie pour le fait de supprimer. Ensuite parce que justement, on est en train de faire un modèle qui permet de garder. Non, c'est pas du culot, mais c'est vous qui supprimer des postes de fonctionnaires tous les ans. Mais je laisse parler, c'est vous qui supprimez, qui menait des attaques, qui démantèle les services publics, le système hospitalier, l'Education nationale. Et vous êtes en train de dire que c'est nous qui serions contre les fonctionnaires.

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Donc là, c'est un peu plus de consternés. Il n'y a pas eu de baisse d'effectifs. Mais oui, mais oui, il y a pas de démantèlement des services publics, Non. Alors, c'est bien un plateau télé parce qu'il y a un déni. Alors le déni, c'est à la mode, On fait un déni, Il y a pas de génocide en Israël Palestine, et puis là il n'y a pas, il n'y a pas de pauvreté qui s'augmente puisqu'en fait les riches sont vraiment bien taxés et que redistribution des richesses comme il faudrait. Et puis le déni aussi, c'est non, il n'y a pas de problème dans la société. Par contre le problème ce serait si jamais on osait s'en prendre au capitalisme, là oui, ça créerait des problèmes. Bon, là il y a vraiment un déni de la réalité. Vous vous rendez peut-être pas compte qu'il

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y a plus de 10 millions de pauvres en France qui vivent sous le seuil de pauvreté. Vous vous rendez peut être pas compte qu'il y a un cynisme de l'ultra richesse, ça vous le voyez pas. Vous êtes, vous êtes dans vous si vous voulez, vous tout est bien finalement. Et celui qui est pas bien, et ben c'est le gauchisme. C'est un débat, c'est un débat, ça devient du complotisme, c'est rigolo, c'est un débat, ça devient du sketch. Et je voulais donner la parole à ce que je voulais qu'on écoute Louis Aliot un peu plus tôt aujourd'hui, qui lui propose de baisser les taxes sur le carburant. Vous serez peut être d'accord avec lui. Philippe Poutou On l'écoute, Il y a peu de chances, évidemment, qu'il faut baisser la TVA sur tous les produits de l'énergie, l'électricité,

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le fioul, le gaz et évidemment le carburant. Qu'est ce que vous proposez, vous, Poutou, face à cette explosion des prix des carburants ? Sur la question de la TVA, en fait, on fait partie de ceux qui pensent que la TVA c'est un impôt injuste et qu'il faut le supprimer globalement. Donc on pense qu'il faut par contre réorienter carrément le supprimer, on ne le pèse pas, on supprime TVA. Quel impôt ? Le plus injuste puisqu'en fait c'est les pauvres qu'ils payent plus que les riches. Encore une fois, on pense qu'il faut une fiscalité qui s'en prend très clairement et beaucoup plus clairement aux fortunes, que ce soit des fortunes professionnelles, des fortunes privées. Donc ça c'est une chose. Après, c'est la question aussi du budget, parce qu'on en discute

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toujours comme ça, c'est assez fabuleux. Mais même dans les collectivités, encore une fois, c'est qu'en fait le budget, ça devient juste une histoire de techniques, de chiffres, une histoire uniquement financière. En réalité, le budget, c'est des choix politiques. Alors plutôt que de commencer la discussion en disant Regardez, on a un déficit, on a une dette, on devrait commencer la discussion en disant voilà, c'est quoi, les besoins sociaux qu'il faudrait satisfaire et et voir combien ça nous coûterait. Exemple, puisqu'on parlait des services publics qui n'étaient pas démantelés, le service incendie, les pompiers, on a bien vu qu'il y avait largement. Il y a urgence à. Trouver un budget. Mais j'ai fini. Le truc, c'est qu'en fait, on a bien vu quand même que les gouvernements, et notamment

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les derniers, avaient bien contribué à démanteler les services incendie manque de pompiers, manque de Canadair. Et du coup, alors qu'on sait très bien qu'on va vers des crises climatiques et des incendies de plus en plus importants. Donc là, il y a quand même quelque part une sorte d'irresponsabilité du gouvernement qui veut nous faire croire que finalement il répond comme il faudrait répondre. Donc, en fait, la question du budget, c'est bien celle-là, c'est c'est quoi, les besoins ? Faisons un état des lieux des services publics. On a bien vu que dans les hôpitaux, ça n'allait pas du tout. On a bien vu que dans l'Education nationale, ça n'allait pas du tout à la fois du manque de personnel, du manque de moyens. Et donc du coup, ce sont à la fois les malades

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et puis les enfants ou les jeunes qui sont qui sont en difficulté. Donc c'est ça. Et d'ailleurs il y a une journée d'action bientôt, je crois que c'est le 29, où on voit comment les services publics vont se remobiliser, en tout cas tenter de se remobiliser pour contester justement toutes les attaques qui sont faites contre les services. Donc, le budget devrait servir à ça. Voilà. On a besoin de quoi et on a besoin d'embaucher, On a besoin d'augmenter les salaires, on a besoin de développer, de construire des hôpitaux. Vous irez manifester, vous, Philippe Poutou, le 29 septembre, le 17 octobre aussi, le le 17 octobre, il y a des appels de gilets jaunes. Est-ce que vous espérez le retour des gilets jaunes ? Bien que ça pète vraiment et que ça repète à nouveau.

13:34

Et on aimerait bien effectivement que, à la fois un un mouvement des gilets jaunes, mais plus fort, on va dire, un mouvement des gilets jaunes fois dix, et que la colère elle explose parce que parce que là, là, il y a le gros déni, encore une. Fois, ça veut dire quoi ? Il n'y a pas de légalité. Parce qu'il y a trop d'inégalités, il y a trop de cynisme. Il y a trop de permettre que ça aille mieux. Ah ben nous on pense que oui, parce que si c'est. Vrai, manifester est un droit, pas de souci. Mais quand on vous dit vous appelez, c'est pas vous appelez pas manifester là, vous appeler à ce que ça pète, vous vous rendez compte dans quelle situation nous sommes déjà dans notre pays ? Et là, vous. Voulez nous pousser au précipice parce que ça fait dix ans que vous êtes au gouvernement,

14:05

que vous avez aggravé la situation. Mais justement, il y a eu une élection, 40 minutes, 50 minutes qu'on est ensemble en plateau. La seule proposition que vous avez faite en 40 minutes annuler la date.

14:15

Et oui, et nous, on est pour des explosions sociales et il y a une élection présidentielle dans quelques mois. La République, elle est née d'une révolution. Vous êtes tous un super. On est des révolutions, on est issu de la Révolution française, mais nous on pense qu'il faut une autre révolution, effectivement, et pas seulement une révolution dans les urnes. Nous, on pense que la population doit se révolter. On pense qu'à partir du moment où elle se fait enlever le pouvoir de décider, à partir du moment où elle subit tous les contrecoups d'une crise du monde capitaliste, parce que c'est là où vous êtes responsable de rien, en fait. Vous gérez le système capitaliste, vous soutenez le pire en pire. Vous souvenez bien, Mais Jean-Luc Mélenchon, vous soutenez bien Jean-Luc Mélenchon.

14:46

Pour la campagne, on pense qu'il faut voter Mélenchon. Voter Mélenchon à la présidentielle. Est ce que la révolution, entre guillemets, ça suffit, reprend les termes, ça passe pas par là clairement que le changement, il suffira pas que nous on pense qu'il faut empêcher tout faire pour empêcher une victoire de l'extrême droite qui est quand même probable aujourd'hui, malheureusement, c'est un véritable danger d'après nous, grâce aussi au macronisme. Donc, nous, on pense qu'il faut, il faut barrer la route au Front national. Donc oui, effectivement, le mieux placé et c'est Mélenchon, mais pas que le mieux placé, c'est aussi parce que il y a un programme de rupture anti-libérale, donc ça on soutient et on pense que c'est hyper important pour se protéger. Maintenant

15:21

pour Marine Le Pen, mais non, mais nous ce que ça pète, Non mais vous rendez compte que et juste et je film Non non non non, ça suffit pas la victoire électorale. Nous on pense qu'effectivement il faudra que un renouveau doublement social qui est une réorganisation, qui est une restructuration. Et au niveau des luttes syndicales, associatives et que la population doit vous dire c'est un boulevard, ce genre de discours pour vous, mais genre de discours, monsieur Poutou qui le dit lui même, qui est un allié pour la prochaine présidentielle de Monsieur Mélenchon, c'est un slogan sur pattes pour Marine Le Pen, appeler à ce que ça donne ensemble au Parlement. Mais c'est nous qui lutte. 50 minutes de débat depuis tout à l'heure. Alors on est d'accord ou pas avec Monsieur Carayon,

16:03

mais en tout cas, on propose des choses. Et je dis simplement Monsieur Poutou depuis tout à l'heure, la seule chose qu'il a proposé, c'est la dette. Finalement, ça sert à rien, c'est une chimère. Et la deuxième proposition, c'est quoi ? Appeler à ce que ça pète ? Il n'appelle pas manifester, il n'appelle pas à revendiquer des droits. Mais Mais bien sûr que ça me fait peur, monsieur Poutou ! Parce qu'en fait, dans ce débat aujourd'hui qu'on doit avoir, c'est de proposer des choses, pas appeler à ce que ça pète. Parce que là, je peux vous le dire, ce que vous proposez, vous dites qu'il va être Marine Le Pen, mais Marine Le Pen, elle vous regarde en mangeant du pop-corn, elle le dit. Mais qu'il continue, qu'il continue, qu'il appelle à soulever la rue et ça fait plus de voix pour moi.

16:35

Moi, je le dis assez simplement aujourd'hui, il y a une responsabilité extrêmement forte que vous soyez avec Jean-Luc Mélenchon, très bien. Mais du reste de la gauche, du reste de la gauche à se défaire enfin une fois pour toutes avec ces idées là, c'est pas possible. Guilhem Carillon. Moi, je pense effectivement qu'on est dans une situation qui est pré insurrectionnelle. Le climat social, il est brûlant et évidemment. Ça. pète le RN qui finissent pas la révolte. Mais, mais la colère sociale, évidemment qu'on la voit. Les gilets jaunes, ils étaient sur les ronds-points en 2018, quand le litre de carburant, il était un 47. Mais encore une fois, il y a une élection en avril. Non, non, mais le sujet et ça sera très bien. Mais vous rendez compte, ça pète la gueule !

17:14

Rendez compte il en train de me dire ça vous fait la colère ? Mais oui, ça voudrait. Le sujet devrait obséder. Le sujet qui devrait. Ça veut dire quoi ça ? Vous êtes en me regardant, vous rappelez le mouvement des retraites ? Mais ça veut dire toute la population est pas d'accord et vous l'avez imposé quand même. Pardon ? Vous parlez à quelqu'un qui s'est fait agresser sur le terrain parce que personne ne connaît des images. Je vois ça, vous voyez. Donc c'est pas une image, monsieur. Qu'est ce que c'est pas un discours ? Philippe Poutou Est ce que c'est pas un discours qui. Incite à la violence ? Justement, c'est ce qu'on a vu. Tenez la violence. Mais c'est intéressant la discussion, là, on veut bien discuter de la violence. Nous, on pense que c'est vous qui la provoquer.

17:46

La société est ultra violente. La violence, quand on voit le nombre de morts tués par la police par exemple, c'est une forme de violence. On peut en discuter aussi la mort, les gens qui meurent de maladie professionnelle, enfin les décès sur la sur au travail, tout ça. La violence elle est là de toute façon, la violence elle est aussi, vous voyez, vous vous menacer encore plus par dessus Israël, on voit la violence en massacrant tout un peuple. Bon, la violence elle est dans le système, ça fait, mais c'est pas du mélange, c'est juste pour montrer qu'on est dans une société qui, de fait, est violente. Alors nous, ce qu'on essaie de dire, c'est comment une population qui subit à la fois par des par des conditions de plus en plus dur, de misère et tout ça comment, Comment on se défend ?

18:22

Partir du moment où un gouvernement, par exemple, ne veut rien entendre, on l'avait l'exemple. Donc vous menacez des retraites. L'exemple des retraites, c'est un exemple d'un gouvernement qui dit nous, on veut faire ça. Quelle que soit la réponse à la population. Donc, c'est pour ça que nous, on pense qu'effectivement il faut que la police, c'est pas juste une histoire de violence, il faut que la population redescend dans la rue, s'organise, se fasse entendre, et c'est une histoire de rapport de force. Et nous on pense que c'est ça. Oui, il faut que ça pète socialement, il faut qu'on reprenne la rue et qu'on se défend, s'auto-organise, c'est ça aussi. Et nous, on pense que c'est une perspective politique, qu'on peut discuter, qu'on peut mettre en avant. Et en tout cas, merci pour tout.