"Bordelisation" de l'Assemblée : "Je ne laisserai plus rien passer", promet la présidente Yaël Braun-Pivet
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France Inter. Bonjour, ravie de vous retrouver dans Question politique, l'émission politique de France Inter, diffusée sur France Info, la télé, Canal 27 et en partenariat bien sûr avec le journal Le Monde. Notre invitée ce dimanche connaît depuis le début de la Macronie une trajectoire fulgurante. D'abord présidente de la très influente commission des lois à l'Assemblée, puis éphémère ministre des Outre-mer, elle est aujourd'hui la première femme à présider l'Assemblée nationale. Alors quelle est sa méthode ? Eh bien elle est toute simple, parler à tout le monde, même aux élus du Rassemblement national. Seulement saura-t-elle en cette rentrée calmer les débordements des députés ?
Que pense-t-elle du retour dès cette semaine de l'article 49.3 dans l'hémicycle ? Faut-il rénover notre constitution, nettoyer nos institutions ? Le macronisme s'y était engagé, est-il en train de reculer ? La présidente de l'Assemblée nationale, Yael Broun-Pivet, Et ce dimanche, notre invitée dans Questions politiques, en direct et jusqu'à 13h. Questions politiques Karine Bécard sur France Inter Bonjour Yael Broun-Pivet. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Pour vous interviewer, j'ai deux complices à vous présenter. Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie.
Bonjour mesdames et messieurs.
Ça va être compliqué. Et Françoise Fressos, bonjour Françoise. Bonjour à tous. Du journal Le Monde. On commence, comme chaque dimanche, dans Questions politiques, avec vos images de la semaine à toutes les trois. Yael Broun-Pivet, quelle est celle que vous avez choisie ? Pourquoi ? Et d'abord, si vous voulez bien, nous la décrire, nous la raconter.
On la décrire. Alors voilà, c'est une image de l'Arménie, des réfugiés qui quittent le Haut-Karabakh. Et on voit donc sur cette image une longue file de voitures qui, je crois, à elle seule, frappe les esprits parce que c'est tellement elle est parlante. Ce sont des gens qui fuient leur maison, leur terre de naissance et qui vont trouver refuge sur le territoire arménien.
Pourquoi vous avez choisi cette image-là ?
Alors j'ai choisi cette image parce qu'elle décrit déjà une détresse humaine folle et elle montre aussi, elle signe notre impuissance. La puissance de qui ? De la France, de l'Europe, de qui ? Notre impuissance collective parce que, vous savez, lorsque j'étais en Arménie à la tête d'une délégation au mois de janvier dernier, j'avais échangé avec beaucoup d'interlocuteurs qui m'avaient dit mais vous voyez le blocus du corridor de la Tchine, il est là pour affaiblir les populations. Et tout d'un coup, vous allez voir, la route va s'ouvrir et tout le monde va fuir. Et cela va conduire à un nettoyage ethnique extrêmement rapide. Et c'est exactement ce que l'on voit aujourd'hui.
C'était une prophétie réalisatrice malheureusement, mais ça signifie que c'était écrit. Et ce qui m'inquiète, c'est ce qu'on peut imaginer de la suite, c'est-à-dire une pression encore plus grande sur l'Arménie, sur le sud de la frontière arménienne. Nous savons qu'il y a un autre corridor dont on ne parle pas, mais qui pourrait permettre une continuité territoriale de l'Azerbaïdjan et qui couperait l'Arménie de sa frontière iranienne. Donc malheureusement, je crains que l'histoire ne soit pas finie. Et donc il faut impérativement que nous nous mobilisions tous. D'accord ? Que nous nous mobilisions tous. Alors que nous condamnions et la condamnation est unanime.
Et moi encore, avant hier, je lisais ma condamnation à la présidente du Parlement, Azeri, que j'ai rencontrée en marge d'une réunion du Conseil de l'Europe à Dublin. Donc condamnation, envoie évidemment d'observateurs. Nous avons une mission de l'Union européenne sur la frontière Arménie-Azerbaïdjan. Il y a une mission de l'ONU qui va se rendre sur le territoire du Haut-Karabakh. Et puis il faut que nous nous discutions très clairement de la relation de l'Union européenne avec l'Azerbaïdjan.
Des importations de gaz d'Azerbaïdjan qui ont grimpé de 20% depuis.
Eh bien il faut que nous regardions, que nous adressions collectivement cette situation. Regardez, c'est-à-dire interdire ? Oui, il faut qu'on adresse le sujet et éventuellement le sujet également des sanctions. On a pris des sanctions très fortes contre la Russie. Est-ce qu'à un moment, il ne faudrait pas également prendre des sanctions contre les Azeris compte tenu de la situation ? En tout cas, nous, le rôle de la France, il est majeur. Le rôle de l'Union européenne est majeur également. Il faut ramener la paix et la stabilité dans la région.
Le président de la République a à plusieurs reprises réuni les différentes parties azéries et arméniennes pour essayer de parvenir à un plan de paix. Il faut continuer ses efforts parce que nous ne pouvons pas laisser cette situation s'envenimer.
Dernière question sur ce sujet. L'eurodéputée Nathalie Loiseau, qui fait partie de votre camp, qui est Reniau, dit ce matin, qu'est la honte ? Est-ce que c'est un sentiment que vous partagez ce midi ?
En tout cas, je... Vous avez honte ou pas ? Ce n'est pas de la honte. Pour moi, c'est le sentiment d'impuissance qui domine. C'est-à-dire que face à une histoire qui était écrite depuis des mois, nous n'avons pas réussi à l'empêcher. Et donc, ça doit nous interroger effectivement sur notre capacité d'agir et capacité à peser. On voit que le monde devient de plus en plus instable. Et nous ne pouvons pas rester les bras ballants. Le président de la République a mené et mène de très nombreuses initiatives. Elles sont appuyées par le Parlement. Mais il faut sans doute continuer à aller plus loin. Parce que pour le moment, elles sont inefficaces.
Et donc, c'est purement une épuration éthique. C'est ce que vous avez dit au début. Tout à fait. On continue sur les images de la semaine. Je me tourne vers vous, Françoise Fresseuse. Quelle est votre image ? Alors, l'image, ça se passe jeudi.
C'est en Corse. Et c'est au sein de l'hémicycle de l'Assemblée de Corse. On voit Emmanuel Macron qui s'adresse à la présidente qui est élue autonomiste de Lille. Et il fait une déclaration qui n'avait jamais été faite par aucun président de la République français. Il propose l'autonomie dans la République. Mais pas contre ni sans l'État. Et c'est un moment, à mon avis, important. Parce que ce n'était pas la position initiale du chef de l'État. C'est une position qui est mûrie par, au fond, la réalité. C'est-à-dire que les autonomistes et les indépendantistes gagnent de plus en plus les élections en Corse.
Qu'il y a un vrai risque de recrudescence de la violence dans l'île si jamais il n'y a pas un signe positif qui est donné. Et au fond, c'est une main tendue en disant vous avez six mois pour essayer de prouver aux Corse qu'avec un statut reconnaissant, au fond, la spécificité du peuple corse, vous pouvez obtenir des résultats. C'est important pour la Corse, c'est important aussi pour la République. Parce que jusqu'à présent, on a vécu sur l'idée d'une République une et indivisible qui ne pouvait pas donner de parcelles de sa souveraineté.
Et là, j'ai l'impression qu'au fond, depuis quelques années, on a quand même une réflexion sur donner un peu plus de marge de manœuvre, adapter le droit aux spécificités locales. Et si la Corse réussit, ce qui n'est pas du tout établi, ce sera quand même un message aussi adressé sur la diversité possible.
Et vous, Nathalie, qu'est-ce qui vous a interpellé cette semaine ?
Alors, c'est une image qui a frappé tout le monde. Alors, je précise en préambule que je n'ai pas de leçons à donner et que c'est quelque chose qui va peut-être être consensuel. Alors, qu'est-ce qu'on voit ? C'est l'hommage à la petite Lisa qui a été battue à mort avant l'âge de ses 4 ans par sa mère, par son beau-père qui était couverte d'hématomes, qu'on a fait sur elle des tentatives d'étranglement, et manifestement, ça n'a ému pas grand monde, dans le village beaucoup, mais dans sa famille très peu, au moment où on a recouvert le corps. Alors, je veux juste dire que s'il y a eu des époques où la lâcheté, la quintessence de la lâcheté, c'était de dénoncer, c'était de...
le mot est très mal vu depuis la guerre, c'est-à-dire dénoncer, on ne doit pas dénoncer. Je voulais juste dire qu'en français, il y avait deux termes. Il y a le terme délation. Alors, la délation, si on prend la définition du dictionnaire, c'est une dénonciation inspirée par des motifs méprisables. Et puis, il y a autre chose, c'est le courage de dénoncer des actes graves. On dit bien dénoncer le harcèlement, dénoncer les conditions d'exploitation des enfants, dénoncer les extations des troupes russes, dénoncer les super-profits, ça c'est noble. Alors, il faudrait aussi passer à dénoncer le martyr des enfants, c'est-à-dire, en gros, ne pas choisir d'avoir la paix.
Parce que quand on commence un chemin qui est de téléphoner à la PMI, de téléphoner aux autorités, il y a une dame qui dit, j'ai appelé au SOS Enfant, on n'a pas répondu. Ben oui, mais il fallait recommencer. On l'a appelé une deuxième fois. Je ne donne pas de leçons. Mais, il n'est pas supportable, dans un pays pareil, qu'on choisisse d'avoir la péché de soi, et qu'on ne se mêle pas pour la bonne cause, alors qu'on se mêle de tout. De la sélection de l'équipe de France, on ne se mêle pas de ce qui se passe dans votre périmètre restreint.
J'ai l'impression que ça vous touche particulièrement, Yael Brune-Pivet. Oui ? Oui, parce que ma mère était une enfant battue par son beau-père. Et, effectivement, ce sont des voisins qui lui ont sauvé la vie après une énième nuit où les coups allaient la tuer. Et, donc, il faut, effectivement, c'est triste parce qu'on ne s'en sort pas. On ne s'en sort pas et on pourrait penser que c'était des affaires d'un autre temps. Et nous devons tous intervenir, et vous avez raison, il faut en parler, il faut dénoncer, il faut alerter. C'est notre responsabilité d'adultes de protéger ces enfants. Et ces drames ne devraient plus exister aujourd'hui, en 2023.
Et la société devrait être mobilisée comme jamais parce que c'est intolérable. Et ces images, elles sont insoutenables. Elles sont insoutenables.
Je constate qu'au-delà de la majorité présidentielle, aucun groupe n'est prêt à voter ce texte essentiel pour notre pays. Ce projet de loi a déjà été rejeté en première lecture. Nous avons besoin de cette loi de programmation de nos finances publiques. Nous ne pouvons pas prendre le moindre risque. Aussi, sur le fondement de l'article 49 aligné à 3 de la Constitution, j'engage la responsabilité de mon gouvernement sur l'ensemble du projet de loi de programmation des finances publiques. Je vous remercie.
Merci beaucoup, madame la première ministre.
Alors ça, c'était mercredi soir, très tard, à l'Assemblée nationale. La première ministre, Elisabeth Borne, donc recourt à l'article 49.3. Réaction immédiate du député communiste Nicolas Sansu.
Le premier texte qui arrive, on est déjà sur les 49.3. Alors le paillasson a un an de plus, c'est-à-dire les Français et la représentation nationale. Mais ceux qui s'essuient les pieds ont un an de plus aussi et ils sont en train aussi d'user leurs chaussures. Et je peux vous assurer qu'à un moment, il va falloir que ça cesse. Il va falloir que ça cesse, cette manière de brutaliser le Parlement.
Gaëlle Brune-Pivet, vous en avez pensé quoi ? Vous qui êtes la présidente de l'Assemblée nationale, vous qui êtes installée sur le perchoir, vous avez pensé quoi de ce recours à l'article 49.3 dès la première semaine de débat dans l'hémicycle ?
Il était prévisible et moi, j'avais exprimé à la première ministre le fait que j'étais favorable à son utilisation à partir du moment où elle constatait qu'elle n'avait pas de majorité pour voter ce texte. Et ce texte est important pour nos finances publiques. Je précise que sur deux ans, c'est ce texte qui conditionne aussi près de 17 milliards d'aides de l'Union Européenne à la France dont nous ne pouvons pas nous passer. Donc la première ministre a pris sa responsabilité, la responsabilité de son gouvernement. Parce qu'on dit aussi 49.3, ça n'est rien, ça n'est pas rien. La première ministre engage la responsabilité de son gouvernement.
Et vendredi soir, à 21h30, cette responsabilité était engagée, elle l'a défendue et il ne s'est pas trouvé de majorité pour renverser le gouvernement. Il n'y a pas aujourd'hui de majorité alternative. Alors peut-être, mais ça dit quoi malgré tout de la crise démocratique dans laquelle on est aujourd'hui ? Elle s'appelle comment cette crise-là ? En fait, cela dit que nous sommes dans un régime où nous avons une majorité relative. Et que dans une majorité relative, pour passer les textes budgétaires, nous avons besoin de l'outil du 49.3.
Regardez, là où il n'existe pas, aux Etats-Unis, en ce moment, on a évité le shutdown, c'est-à-dire le fait qu'il n'y ait pas de vote de budget et donc pas de paiement des 1,5 million de fonctionnaires, de l'aide à l'Ukraine, d'un certain nombre d'éléments extrêmement importants. On l'a évité in extremis. On connaît ça tous les ans. On connaît ça tous les ans. En 2018-2019, le shutdown aux Etats-Unis, c'est 3 milliards de dollars de pertes. On a estimé qu'une semaine de shutdown, c'est 0,2 point de PIB en moins. Alors en attendant, nous, on va parler de la France. Eh bien, le 49.3 nous permet d'éviter cela. Mais ça ne permet pas d'éviter la bordélisation.
On en parle avec Françoise Frisseau. Françoise, à vous. Est-ce qu'aux yeux, parce que le document budgétaire en question, c'était au fond la loi de programmation des finances publiques jusqu'à la fin du quinquennat, est-ce qu'aux yeux de nos partenaires européens, ce qui se passe en France, c'est-à-dire l'impossibilité de se mettre d'accord sur un texte budgétaire qui désentête le pays, est-ce que c'est grave à vos yeux et c'est le symptôme de quoi ?
Écoutez, pour moi, à chaque fois que j'ai des échanges avec mes homologues des parlements européens, personne ne me parle du 49.3. Personne ne me parle. Vraiment. Parce que les Français détestent ça. Ils ne voient plus que ça, les Français de l'Assemblée nationale. C'est malheureux qu'ils ne voient plus que ça, parce que, finalement, lorsque l'on regarde, qu'on dézoome un peu sur une année parlementaire, le 49.3 a été utilisé pour adopter trois textes. Il a été utilisé une fois. Oui, mais parce que nous avons quelque chose que nos compatriotes connaissent, la navette parlementaire. Donc, le 49.3 est utilisé à chaque étape de la lecture d'un texte.
Donc, ça ne signifie pas 11 textes, c'est trois textes. Et donc, tout le reste des textes que nous avons examinés à l'Assemblée nationale ont été adoptés avec des majorités que nous avons construites. Parfois avec les élèves, parfois avec...
Vous ne pouvez l'utiliser que trois fois.
Donc, ne considérons pas que nous ne faisons que ça. Regardez, aujourd'hui, nous sommes le 1er octobre. L'allocation adulte handicapé va entrer en vigueur via la déconjulialisation. Ça va toucher 120 000 personnes. Eh bien, j'ai regardé les chiffres. C'est un texte que nous avons adopté à 395 voix pour, 112 voix contre. Donc, nous avons réussi à trouver une majorité avec le groupe Les Républicains et le groupe Lyot. Donc, nous y arrivons. Évidemment, le 49.3, moi, je comprends qu'il puisse heurter. Mais ne considérons pas qu'il forme un tout de la vie parlementaire.
C'est faux. Vous êtes consciente que l'image du Parlement se dégrade, qu'au fond, les Français retiennent qu'il y a de la castagne en permanence. Et ils ont presque une interrogation sur à quoi ça sert. Comment, vous, présidente de l'Assemblée nationale, vous réagissez à ça ? Et est-ce que vous pouvez prendre des initiatives ?
Moi, ça me déçoit parce que depuis un an, moi, je consacre toute mon énergie à montrer que l'Assemblée nationale, elle sert à quelque chose et elle a retrouvé pleinement sa place dans notre vie démocratique. Et donc, je n'arrêterai pas de le dire, de dire que l'Assemblée nationale est utile. Je viens de vous donner l'exemple de l'allocation adulte handicapé. C'est des lois sur les violences faites aux femmes. C'est des lois sur le pouvoir d'achat. C'est la hausse de notre budget militaire, de notre budget de sécurité intérieure pour mettre plus de policiers sur le terrain. Ça, c'est des lois qui ont été votées avec des majorités larges que l'on a trouvées.
L'Assemblée nationale, elle est utile. À la place qui est la mienne, je dois favoriser le dialogue entre les groupes. Et c'est ce que je fais. Et l'Assemblée nationale est stabilisée sur le plan institutionnel. Je ne dois pas tolérer le bazar que l'on voit parce que les Français m'en parlent. Pareil, matin, midi et soir quand je suis dans la rue.
Mais ce bazar, il peut continuer ou pas ?
Est-ce qu'on peut avoir une deuxième année de bazar ? Et est-ce que ça peut durer pendant quatre ans encore ? Évidemment, je ne le souhaite pas. J'en ai parlé lors de la première conférence des présidents à l'ensemble des présidents de groupe pour leur dire que nous ne pouvions pas repartir sur une année avec ce chahut parce qu'il choquait nos concitoyens et qu'égradait l'institution. Et une chose, c'est que moi, depuis le début, je suis intransigeante sur les injures, sur les invectifs, sur le bazar. On dit que je suis celle qui a le plus sanctionné. Et je continuerai, je ne laisserai plus rien passer parce que nos compatriotes ne le supportent pas.
Une question précise, qui est-ce qui met le bazar ? Parce que vous ne pouvez pas globaliser comme ça en considérant que ça va... Tout le monde dit que le RN se tient bien, Rassemblement National, pardon. Est-ce que ce n'est pas LFI ? Est-ce qu'il ne faut pas nommer, mettre des noms sur les choses ?
Vous savez, moi, j'ai fait des...
Parce que c'est ce qu'un certain nombre de ministres ou d'intervenants à l'Assemblée disent que ce n'est plus possible.
Mais tout le monde, en fait, c'est ça le pire, c'est que tout le monde dit que ça n'est plus possible et que ça n'est plus acceptable. Mais attendez, c'est juste LFI ou pas ? Parce que de Fournasse, il a quand même été sanctionné aussi. Il a été sanctionné à une reprise. Moi, j'ai fait des statistiques de sanctions à plus de 90%. Ce sont des sanctions qui touchent le groupe à LFI, oui.
D'accord. C'est factuel. Deuxième point, quand vous dites qu'on ne trouve pas forcément de majorité ou que vous en cherchez parfois, est-ce que vous considérez, c'est que parce qu'il y a des postures, c'est-à-dire que chacun ne fait pas semblant, chacun fait semblant plus exactement de vouloir, d'accord, sur les énergies renouvelables, peut-être sur l'immigration, mais en fait, l'élection présidentielle se profilant, chacun a décidé de faire de la politique politicienne lorsqu'elle a le pire. Est-ce que vous pensez que c'est de la mauvaise volonté et vous n'êtes pas dupe, j'imagine ?
Je ne suis pas dupe. Alors, de la mauvaise volonté, non, puisqu'on arrive à trouver des majorités sur la très très grande majorité des textes. Donc en fait, très concrètement, dans l'hémicycle, on arrive à voter, on arrive à faire avancer le débat. Encore cette semaine, nous étions sur la loi très importante, la loi travail sur le RSA et sur France Travail pour continuer à faire baisser le chômage dans notre pays. Donc on arrive à trouver des majorités au jour le jour, au quotidien. Après, là où il peut y avoir des postures... Alors, continuer à faire baisser le chômage ou serrer la vis ?
Et là où il peut y avoir des postures, c'est qu'effectivement, sur le discours politique global, nous n'avons pas de partenaires qui décident de s'engager durablement pour gouverner le pays avec nous. Mais vous les cherchez vraiment ou pas, ces partenaires ? Écoutez, moi... Élargir la majorité, donc, on est en train de parler de ça. Tous les jours, quand vous êtes aux responsabilités, vous cherchez à rassembler et vous cherchez à convaincre le plus de personnes possible du bien fondé de la politique que vous souhaitez mener. Donc oui, élargissement de la majorité, il faut toujours batailler pour cela, que ce soit vers la droite ou que ce soit vers la gauche.
Pourquoi fondamentalement, alors que tout le monde reconnaît qu'il n'a pas la majorité, c'est tellement difficile, en France, de conclure des pactes majoritaires ? C'est quoi le frein très profond ?
Moi, je crois qu'avec le système électoral que nous avons, et avec notre histoire électorale, j'ai le sentiment, mais je me trompe peut-être, que chaque parti politique ou chaque bloc a toujours cette aspiration de remplacer l'autre et de devenir à lui seul majoritaire. Et donc, ce faisant, il ne souhaite pas s'inscrire dans une logique soit de coalition, soit de partenariat, soit, on pourrait trouver encore un autre mot, parce qu'il aspire à nous remplacer, en fait. Et donc, il est plus important de marquer sa différence et d'appuyer sur ce qui nous sépare plutôt que de voir objectivement ce qui nous rassemble.
Moi, je crois aujourd'hui qu'il y a beaucoup plus de choses qui nous rassemblent avec les sociodémocrates, avec une grande frange des Républicains, en témoignent, comme je le disais, nos votes, mais en témoignent aussi, par exemple, les accords que nous trouvons avec le Sénat. Je continue dans mes statistiques. Aujourd'hui, vous savez que 82% des textes font l'objet d'un accord avec le Sénat. 82% des textes. C'est un chiffre que nous n'avions jamais atteint. Ça veut dire quoi ?
Il faut changer le mode de scrutin ? Il faut renoncer au scrutin majoritaire à deux tours ? Pour essayer ? Il faut passer à la proportionnelle pour effectivement changer la culture ?
Je pense qu'il faudrait passer à une large dose de proportionnelle, pas une proportionnelle intégrale, mais à une large dose de proportionnelle qui aurait un double effet. Effectivement, vous avez raison, un changement de culture, finalement, dans notre pays qui ferait que nous n'aspirons pas à soi seul à devenir majoritaire. Et parallèlement, une dose de proportionnelle permet d'assurer ce que nous avons aujourd'hui dans l'hémicycle, c'est-à-dire une juste représentation de toutes les tendances politiques de notre pays.
Maintenant, de cela, il faut que nous arrivions à renvoyer, en fait, moi je vous parle beaucoup du fond, la forme aujourd'hui ne va pas à l'Assemblée, et donc moi, là, je m'attaque résolument à la forme.
Alors, je rebondis sur ça parce que cette ouverture vraiment globale, on l'entend, et forcément, je pense aux deux vice-présidences de l'Assemblée nationale qui ont été accordées à deux députés Rassemblement national. Est-ce que vous faites une erreur, là, à ce moment-là, de vouloir absolument, là, on s'est rentrés, de les garder ?
Alors, ça ne... Sur les six vice-présidences, il y en a deux qui sont du Rassemblement national. Rassemblement national dans le bureau de l'Assemblée ne constitue pas un signe d'alliance, je vais être très claire. Non, mais vous les notabilisez, est-ce que vous n'allez pas être... Je les comptabilise parce qu'ils ont un certain nombre de députés et donc ils représentent une partie de nos compatriotes. Je n'ai pas dit comptabilisés, j'ai dit que vous les aviez notabilisés. Notabilisés. Mais je ne le crois pas. Moi, je crois qu'aujourd'hui, mon rôle, à moi, en tant que présidente de l'Assemblée nationale, c'est d'être dans le strict respect de nos règles institutionnelles.
En France, nous avons cette culture à l'Assemblée nationale qui veut que chaque parti politique puisse être représenté au bureau de l'Assemblée nationale qui est l'instance la plus élevée. Vous savez, en 1986... Il y a eu un débat, ceci dit. Il y a eu un gros débat dans vos rangs. Mais c'est normal que ça fasse débat. Mais vous savez, en 1986, lorsque nous étions à la proportionnelle, il y a eu un groupe Rassemblement national, Front national à l'époque, à l'Assemblée nationale. Eh bien, ils ont eu des membres de ce groupe qui ont siégé au bureau de l'Assemblée nationale. Oui, c'est juste. Parce que le bureau de l'Assemblée nationale doit représenter les tendances politiques.
Ce n'est pas moi qui ai choisi ces tendances politiques. Ce sont les Français. Mais il y a eu un débat
au sein de votre groupe où certains disaient qu'il vaut peut-être mieux sortir les troubillons, c'est-à-dire le RN et les filles, faire l'arc républicain. Et ce sera plus clair. Et ça, c'était vraiment pas possible pour vous ?
Tout est possible. Et c'est pour ça que le débat a eu lieu. Moi, je considérais que ce n'était pas la voie dans laquelle il fallait emprunter. Il fallait respecter nos institutions et donc avoir une juste représentation de chacun. Mais en même temps, moi, je réaffirme très clairement le fait que cela ne signifie pas en aucune façon qu'il y a une quelconque alliance avec le RN que je combats matin, midi et soir. Je ne vote pas d'amendement du RN. Je ne vote pas de proposition de loi du RN. Je ne fais aucune alliance avec le RN qui reste un adversaire politique majeur pour moi et qui m'aime finalement à fonder mon engagement politique. C'est clair.
Alors, Yael Broun-Pivet est toujours en direct sur France Inter et sur France Info. La télé dans Questions Politiques, ça se passe jusqu'à 13h. Je voudrais qu'on parle de la proposition d'Éric Ciotti ce matin à lire dans le journal Le Parisien Aujourd'hui en France. Est-ce qu'il faut réduire les indemnisations chômage comme il le propose pour dégager des économies supplémentaires puisqu'on est entré en plein débat budgétaire ?
Bonne idée ou pas ? Nous l'avons déjà fait. Nous l'avons déjà fait puisque nous avons proposé un projet de loi qui a été adopté avec des voix du groupe Les Républicains parce que justement il nous semble que dans une conjoncture dans laquelle nous sommes parvenus à atteindre les 7% de chômeurs il fallait continuer à être dans une logique de réinciter les gens à retrouver un emploi et donc nous avons fait cette réforme structurelle sur l'assurance chômage qui à horizon 2027 va nous procurer 13 milliards d'économies donc c'est vrai Mais donc on continue ou pas ?
Parce que lui c'est ça qu'il propose Il a la conscience de ça Il dit on continue Moi je trouve et là je suis alignée avec Éric Ciotti et c'est ce que nous avons fait le fait il faut compter sur des réformes structurelles pour pouvoir améliorer nos finances publiques et donc la réforme structurelle de l'assurance chômage la réforme structurelle des retraites c'est près de 30 milliards d'économies à horizon 2027 c'est extrêmement massif La question c'est est-ce qu'il faut aller au-delà ? Est-ce qu'il faut aller plus loin ?
Moi je pense que la loi que nous avons votée est suffisante parce que nous sommes aujourd'hui à 7% de chômage si demain nous continuons à améliorer grandement la trajectoire du chômage ce que nous faisons à travers la loi France Travail la réforme du RSA etc. la formation professionnelle la dynamisation de nos entreprises la baisse des impôts de production et bien là nous pourrons garder encore ce qu'on a eu mais nous voulons voter mais nous l'avons fait quand même donc sur le principe c'est une voie que nous avons d'ores et déjà emprunté avec le soutien des républicains
quand vous dites je suis alignée avec Eric Ciotti vous incarnant la partie gauche de la Macronie enfin c'est ce qu'on dit est-ce que vous êtes alignée de façon philosophique c'est-à-dire sur le côté non pas l'assistana mais il faut que le travail paye et il faut de temps en temps être un peu plus dur sur les prestations sociales réduire la démonisation du chômage faire en sorte que le RSA soit sous condition de 15 à 20 heures de travail quand on peut les faire bien sûr est-ce que vous trouvez que c'est ça ou alors c'est un tournant de la Macronie que vous trouvez totalement bienvenue
pour être très claire moi je crois dans le travail donc il faut faire tout pour faire en sorte que nos compatriotes aient le plus possible un emploi c'est ce que nous avons fait depuis que nous sommes aux responsabilités c'est 2 millions de personnes qui ont retrouvé un emploi soyons clair
ça veut dire que le RSA l'amendement qui a été adopté cette semaine qui est signée d'ailleurs LR et je crois Eric Ciotti sur il faut travailler 15 heures pour obtenir un RSA vous êtes d'accord avec ça ?
moi je suis d'accord pour que l'on fasse tout pour remettre au travail des gens qui sont RSA il faut regarder encore les chiffres 50% des bénéficiaires du RSA le sont depuis 5 ans est-ce que c'est un cadeau de laisser des gens durablement éloignés de l'emploi avec une indemnité qui leur permet difficilement de vivre mais surtout avec la désocialisation que ça comporte et le sentiment d'inutilité sociale moi vous savez j'ai été longtemps dans l'associatif j'ai vu ces gens qui sont au RSA venir au Resto du Coeur et en fait au Resto du Coeur on déployait des trésors d'imagination pour faire de l'accompagnement pour qu'ils retrouvent un travail et donc ces personnes-là dire aujourd'hui et c'est l'essence du RMI tel que l'a voulu Michel Rocard dire aujourd'hui et bien c'est pas on vous donne une indemnité circulée il n'y a rien à voir mais justement on vous donne une indemnité parce qu'on ne vous laisse pas tomber et en même temps on ne vous laisse pas tomber justement et donc on vous accompagne vers de la formation pour passer votre permis de conduire si vous en avez besoin pour retrouver le sens du travail le respect des horaires parfois il faut un accompagnement psychologique quand ça fait 10 ans que vous êtes chez vous et que vous n'avez plus cette capacité à être dans un cercle social et bien vous ne pouvez pas retrouver un emploi du jour au lendemain donc moi je suis dans cette logique là il faut les accompagner il faut les aider à retrouver un emploi et donc ces 15 heures que nous avons votées elles servent à ça à accompagner chacun et ça va être très compliqué mais quand on touche
il y a le bon pivet quand on touche le RSA souvent on a un trou énorme dans son CV est-ce que les entreprises vont jouer le jeu ? mais justement
c'est là où il faut en fait ça doit être une grande cause nationale encore mais quand je dis grande cause nationale c'est-à-dire qu'on est tous concernés on est tous concernés si l'on veut faire société on ne peut pas durablement laisser des personnes en dehors de ce cercle là et donc ça nous concerne tous donc évidemment les entreprises doivent jouer le jeu nous on doit les aider à jouer le jeu mais c'est le sens du contrat par exemple que nous avons fait pour nos jeunes le contrat engagement jeune c'est exactement la même chose c'est ce qu'on a fait avec le territoire zéro chômeur et là évidemment il faut que les entreprises soient avec nous mais comme elles l'ont été et moi je ne suis pas inquiète elles l'ont été avec nous sur l'apprentissage et ça nous a permis d'avoir plus d'un million de contrats d'apprentissage ça n'était jamais vu elles sont avec nous sur les alternances il faut qu'elles soient avec nous et je peux lancer aussi un appel sur les stages pour nos jeunes de seconde lorsqu'on parle de 15 jours de stage on a besoin des entreprises donc voilà on a besoin de tous c'est très difficile de trouver un stage c'est difficile de trouver un emploi quand on est très éloigné de l'emploi et quand on a un grand trou sur son CV on doit tous jouer le jeu parce que c'est ça vous savez demain on est à 5% de chômeurs en France je peux vous dire que pour nos finances publiques ça nous fera un bien fou
Françoise François Edouard Philippe parle du logement de la crise du logement il parle de bonde sociale est-ce que vous partagez son point de vue et est-ce que le parlement doit agir tout de suite ou laisser le gouvernement faire préparer une grande loi peut-être pour l'année prochaine
Le sujet de logement revient dans tous les échanges que j'ai avec les jeunes avec les français quand je me déplace sur les territoires et avec les hommes et femmes politiques qui sont en responsabilité notamment locale Et donc qu'est-ce qu'on fait ?
Effectivement c'est un sujet qu'on doit traiter collectivement projet de loi proposition de loi c'est parfaitement égal mais c'est un sujet qui revient et moi dans les discussions que j'ai pu avoir avec les responsables des différents groupes de la majorité nous avons le souhait de travailler sur ce sujet rapidement mais avec quelque chose d'assez global C'est ça Donc ça sera un texte global et pas par petits bouts pas par petits bouts donc plutôt un texte global mais sur lequel nous en tant que parlementaires à l'Assemblée nationale nous pourrions apporter des choses sur des sujets plus ponctuels sur lesquels nous pouvons travailler dans le cadre de missions d'information etc.
Donc c'est quelque chose qu'on peut construire ensemble mais l'idée c'est d'avoir un texte qui soit assez large pour qu'il puisse avoir un effet Alors pour revenir
On va par exemple considérer que les zones enfin que les zones de non artificialisation essayer de desserrer la contrainte et mettre au point une espèce de préatôt zéro ça veut dire que vous allez rentrer vous allez faire vraiment quelque chose de...
Alors ça il faut quand même expliquer c'est ce que Laurent Wauquiez c'est une proposition de Laurent Wauquiez qui dit que globalement comme on n'a pas le droit de construire tant qu'on ne crée pas en échange de cette construction une zone qui remplacerait la construction construite ça veut dire que ça bloque les constructions de logements de pavillons de maisons individuelles dans des zones par exemple en Vendée il y a plein d'emplois dans des zones en général très rurales et les zones assez rurales elles n'ont pas le droit de construire tu vois c'est un frein est-ce que ça veut dire qu'il faut éventuellement geler quelques mesures et faire ou alors par exemple l'allocation des passoires thermiques rendues desserrées un peu est-ce qu'il faut faire un effort ?
Alors l'effort a déjà été fait cet été nous avons desserré un peu la contrainte sur la loi zéro artificialisation nette un texte que nous avons adopté cet été et encore un texte pour lequel nous avons trouvé et une large majorité et un accord avec le Sénat encore un autre exemple Mais Laurent Wauquiez dit que il n'appliquera pas ce texte Ça ça n'est pas possible Ah c'est pas possible ? Ça ça n'est pas possible vous ne pouvez pas être un élu de la République et vous soustraire aux lois qui sont votées par le Parlement Donc qu'est-ce qu'il va se passer ?
Ça n'existe pas Donc nous verrons bien mais en tout cas j'ai été assez surprise de la déclaration et des propos de Laurent Wauquiez sur ce point Maintenant la question effectivement du logement ne doit pas être traité de façon isolée et en faisant abstraction de notre trajectoire et de notre volonté très claire que nous avons sur la transition énergétique Il ne faut pas en fait justement il ne faut pas faire ce que l'on a peut-être pu trop faire dans le passé faire des allers-retours sacrifier une politique au profit d'une autre et ça c'est de l'incohérence en fait donc il faut rester très cohérent dans la politique que nous menons et en même temps être très attentif à la situation qui est celle que l'on nous décrit et que nous ne pouvons pas laisser de côté donc un travail sur le logement mais sans sacrifier les questions environnementales parce que vous savez la construction de logement elle ne peut pas se faire sans penser aménagement du territoire sans penser transport c'est ce qu'on a fait trop souvent sur le pavillon individuel dans les années 60 on a construit des lotissements à 20, 30, 40 km des villes en promettant des transports qui viendraient et qui ne sont jamais arrivés jamais arrivés
donc il faut regarder les choses plus globalement alors on a vu tout à l'heure l'image de Françoise Fressos et je voudrais maintenant vous faire écouter Emmanuel Macron c'était jeudi matin donc devant l'Assemblée de Corse
ayons l'audace de bâtir une autonomie à la Corse ce ne sera pas une autonomie contre l'Etat ni une autonomie sans l'Etat mais une autonomie pour la Corse et dans la République
alors il y a eu un échange de verts tout s'est bien passé sur le plateau il n'y a pas d'alcool ni de votre cas il y avait un problème d'eau il manquait de l'eau à notre invité donc c'est réglé il y a Elbon Pivet qui est avec nous sur France Info et France Inter jusqu'à 13h et en direct on vient d'entendre le Président Macron bonne idée ou pas d'accorder à la Corse un statut d'autonomie dans la République vous en pensez quoi ?
Est-ce que je trouve intéressant il y a deux choses qui sont intéressantes et c'est ce que vous aviez dit tout à l'heure en décrivant votre image Françoise Françoise c'est l'aspect d'avoir quelque chose qui est adapté aux spécificités spécificités géographiques spécificités historiques culturelles c'est ce que l'on fait déjà pour nos territoires d'outre-mer avec des statuts particuliers pour la Nouvelle-Calédonie pour la Polynésie française entre autres et donc prendre en compte les spécificités je pense que c'est vers ça qu'il faut tendre aujourd'hui maintenant le Président a été très clair sur une plus large autonomie mais dans la République il ne s'agit pas de permettre à un territoire de quitter le sein de la République en revanche être à l'écoute des élus et on sait que c'est une revendication de longue date de nos élus corse et des citoyens corses regardons un petit peu comment on peut accompagner cela il faut d'abord qu'ils se mettent d'accord dans le cadre que le Président de la République vient de fixer ça me semble être une très bonne
vous êtes plutôt optimiste ou pas sur les chances que ça aboutisse
moi je suis assez optimiste parce que parce que Gilles Simeoni il a volonté d'aboutir parce que les élus de Corse ont cette volonté d'aboutir parce que le Président de la République a ce souhait-là avec le ministre de l'Intérieur et donc la voie qu'il a ouverte au sein de la République vers plus d'autonomie est une voie qui peut être une voie de passage maintenant il faut que tout le monde se mette autour de la table pour très concrètement regarder ce que cela comporte mais il n'y a pas que ça il y a quand même toutes les régions qui il y aura un vote du Parlement à 100 congrès il y a quand même toutes les régions et Sénat donc nous en discuterons aussi entre élus nationaux
et il y a quand même toutes les régions qui ont immédiatement réagi et qui ont dit très bien nous aussi on veut plus des libertés on leur donne ou pas
alors mais parce que c'est important d'avoir plus on parle on en avait parlé lors des entretiens de Saint-Denis avec le président de la République et l'ensemble des partis politiques réunis autour de lui nous avions évoqué ce besoin d'avoir une adaptation sur local en fonction de certaines spécificités et d'augmenter le pouvoir dérogatoire notamment des préfets et donc regardons avec les collectivités comment nous pouvons nous inscrire dans ce chemin mais il ne s'agit évidemment pas de créer des régions autonomes mais donc vous demandez aux Bretons vous demandez aux Basques vous demandez aux Savoyards de rester tranquille mais moi je suis en tout cas très incline à aller vers plus alors on parle de décentralisation on parle de déconcentration regardons comment on habille tout ça mais ce qu'on nous demande c'est de ne pas forcément appliquer de façon complètement homogène et de façon aveugle les règles sur tout le territoire et ça c'est quand même une sacrée évolution on voit bien les territoires frontaliers ont des spécificités qui ne sont pas les mêmes que des territoires plus enclavés donc ça ne me semble pas absurde bien mais il faut impérativement que tout cela ne se fasse pas en sacrifiant l'unité de la République et ce qui fait que nous sommes société
dimanche dernier nous avons reçu une leçon du pape nous disant qu'il fallait être un peu plus généreux avec les migrants nous avons reçu un message de Emmanuel Macron le dimanche soir nous disant que le coeur de son texte c'était plutôt le volet répressif qu'il était prêt à des compromis avec un certain nombre de groupes parlementaires et que en gros le volet dit positif qui était la régularisation d'un certain nombre de personnes dans les secteurs en tension finalement ça pouvait évoluer est-ce que vous êtes favorable à cette évolution évoluer ça veut dire peut-être une circulaire comme la circulaire valse qui permet au préfet de régulariser quand on a besoin et quand il dit je préférerais le premier but c'est que ce soit des français qui occupent ces emplois qu'est-ce que vous pensez de ce tournant est-ce qu'il est pragmatique et est-ce que vous parliez tout à l'heure du Sénat en disant qu'on pouvait discuter avec le Sénat est-ce que c'est pas ce qui se prépare c'est-à-dire une version
portée par Gérald Darman
moi je l'ai déjà exprimé très clairement et je veux bien volontiers le refaire aujourd'hui devant vous c'est que je pense que ce projet de loi tel qu'il a été présenté par le gouvernement est très équilibré sur ces deux voire trois aspects il y a un aspect qui pour moi est essentiel c'est un aspect procédural ça parle pas forcément mais c'est simplifier les procédures pour faire en sorte d'être beaucoup plus effectif efficace c'est les raccourcir et c'est faire en sorte qu'il y ait moins de choses trappent et ça c'est un volet important qui est issu de travail de travaux de sénateurs de François-Noël Buffet notamment donc il y a ce volet là après il y a le volet très clair sur vous commettez des délits graves importants sur le territoire vous n'avez pas votre place sur notre territoire et donc on vous reconduit à la frontière donc plus d'efficacité dans les reconduits ou alors même
vous faites partie de l'immigration économique c'est-à-dire que même sans faire des délits vous n'avez rien à faire ici
plus d'efficacité et le dernier point c'est effectivement sur les régularisations des travailleurs des personnes qui se sont intégrées qui croient en notre pays qui veulent être en France qui travaillent qui sont 100 et haut pour nous et qui occupent bien souvent des emplois dont nos compatriotes ne veulent pas ceux-là il faut les régulariser et donc à nous de trouver la voie la voie de la circulaire je suis moins fan sur la voie de la circulaire pourquoi ?
parce qu'une circulaire est souvent d'application inégale et donc sur un territoire on note que la circulaire dite valse est appliquée de façon très différenciée et ça moi ça ne me satisfait pas je voudrais une application égale et le meilleur donc article 3 c'est de passer par la loi
donc l'article 3 qui traite justement de cette régularisation dans les secteurs attention c'est quelque chose qu'on ne peut pas toucher même pour avoir les voix de la droite
on peut regarder comment on le rédige parce que de toute façon et là il faut aussi laisser une chance au débat le débat ne se fait pas sur les plateaux télé ni à Matignon c'est pas derrière et j'ai l'impression que ça progresse c'est pas vrai pas que là on vient bien de voir à l'Assemblée nationale le débat sur les 15h de RSA s'est fait à l'Assemblée nationale avec l'ensemble des parties prenantes et c'est toute la beauté du Parlement donc ne privons pas le Parlement d'un débat sur ces sujets migratoires et peut-être moi je fais confiance aux parlementaires je fais confiance au dialogue je fais confiance au débat pour réussir à trouver une voie de passage je pense qu'il est important de trouver une voie de passage
est-ce que vous acceptez que le gouvernement passe par le 49-3 s'il n'y a pas d'accord
à nouveau moi je suis une optimiste et que j'ai foi dans le Parlement et donc moi je pense qu'on peut trouver une voie de passage au Parlement
parce que là ce que vous dites c'est je veux un texte équilibré mais le Sénat n'en veut pas et le 49-3 vous n'êtes pas très pour
non plus mais vous savez à nouveau moi il y a des textes tout à l'heure on parlait du texte sur les énergies renouvelables on me disait qu'on ne trouverait jamais de majorité nous en avons trouvé une et nous avons trouvé un accord avec le Sénat donc je ne pars jamais battue d'avance alors ça veut dire
que vous faites le pari que Gérard Larcher qui sera sans doute réélu demain sera dans une posture d'écoute et de dialogue avec vous et Bruno Retailleau
mais Gérard Larcher a toujours été dans une posture d'écoute et de dialogue je travaille très bien avec lui et en témoigne il y a 82% de commissions disparitaires concluesives
en fait vous avez peur du 49-3 parce que derrière le LR pourrait décider de dégainer la motion de censure dont ils ont déjà parlé
je n'ai jamais peur du 49-3 mais de la motion de censure DLR par contre mais je pense surtout que moi je ne m'inscris pas dans de la politique fiction et je pense surtout qu'il y a une voie que nous pouvons trouver et cette voie c'est à nous de la construire nous sommes aux responsabilités à nous de rassembler sur le texte que nous avons souhaité présenter aux français et c'est ce texte là qui a été présenté en Conseil des ministres et qui prévoit
ces deux volets voilà donc vous faites le pari qu'il n'y aura pas de 49-3 merci Yael Brune Pivet vous restez avec nous on accueille notre second invité pour le livre de la semaine installez-vous tranquillement bonjour Laurent Valdiguet vous êtes journaliste grand reporter pour le magazine Marianne et vous publiez avec votre confrère de l'Express Etienne Girard un livre sur Nicolas Sarkozy que vous avez intitulé le parrain Sarko après Sarko l'enquête ça vient de sortir aux éditions du Seuil Laurent Valdiguet première question premier sentiment premier réflexe sincèrement pourquoi encore écrire un livre sur Nicolas Sarkozy est-ce qu'on n'a pas déjà tout dit qu'est-ce que vous avez été chercher en fait qu'est-ce que vous aviez envie de savoir qu'on ne sait pas encore
en fait il y a plein de livres sur Nicolas Sarkozy il y a plein de livres politiques sur l'homme politique il y a des livres judiciaires sur les enquêtes judiciaires qui le visent vous avez tout regroupé et en fait il n'y a pas de de Sarkozy à 360 parce qu'en réalité chez lui tout est lié et puis alors surtout il n'y a rien sur le business de Nicolas Sarkozy c'est-à-dire ses affaires depuis qu'il a quitté la politique il l'avait dit il y a quelques années il avait dit quand je quitterai la politique je ferai du fric et en réalité il est décomplexé par rapport à l'argent et il a trois plaintants il a ce plaintant politique d'influence alors il déteste qu'on lui dise qu'il continue de faire de la politique il dit je fais de l'influence alors ça il en fait de l'influence c'est un défilé rue de Miroménil dans ses locaux tout le monde défile tout le monde vient le voir enfin pas moi c'est quasiment un plaintant il a un plaintant qui est ce business il est dans plein de sociétés il tire les ficelles il est un peu le roi des médias aujourd'hui puisqu'il conseille Vincent Bolloré il a été à la manœuvre dans tous les derniers regroupements et puis il a un plaintant avec les juges parce qu'en réalité il a déjà
celui-là il l'a pas choisi
alors celui-là il l'a pas choisi du tout mais alors celui-là il lui prend une énergie folle
alors je rebondis sur ça est-ce qu'il fait du fric effectivement est-ce que c'est un grand businessman est-ce qu'il gagne de l'argent et est-ce qu'il est influent dans le milieu du business aussi
il est un parrain du CAC 40 et oui les enquêteurs de l'affaire libyenne c'est la seule trace qu'on est parce que c'est c'est vraiment très difficile d'enquêter sur ce volet-là c'est son volet le plus privé dit-il et puis comme il est avocat depuis toujours tout passe beaucoup par sa société d'avocats mais les policiers de l'affaire libyenne ont dressé un état des lieux de ses activités entre 2012 et 2019 ils se sont arrêtés en 2019 ça fait quand même une moyenne de 250 000 euros par mois autrement dit il gagne bien sa vie à la fois comme avocat alors à cette époque il faisait beaucoup de conférences qui étaient des conférences quand il avait quitté l'Elysée il faisait beaucoup de conférences rémunérées ça c'est un peu tari mais ce qui a repris le dessus c'est son titre d'advisor comment dire l'anglais au sein de pour des conseils d'administration
le fait de gagner de l'argent c'est pas quelque chose de mal pas du tout mal 250 000 euros par mois quand même on peut décider dans le nouvel ordre dans une démocratie est-ce que vous considérez comme lui le considère qu'il y a eu souvent de l'acharnement sur lui que les juges ont une dent notamment dans certaines affaires et la décision du conseil constitutionnel d'il y a 3 jours ou 4 jours concernant la QPC qui considère qu'il peut encore aller en appel on a beaucoup parlé de François Fillon moins de lui est-ce que vous considérez pas que c'est un peu la preuve qu'il y avait une haine anti-Sarko dans la magistrature il y a plein d'enquêtes sur lui
il a tendance quand il fait parlez près du micro
excusez-moi de vous couper
il est toujours le même Nicolas Sarkozy qu'il soit dans un prétoire il a passé des dizaines d'heures dans les prétoires des dizaines d'heures dans le cabinet de juge d'instruction et à chaque fois qu'il est interrogé sur ses affaires il est exactement pareil et il a tendance à personnaliser pendant longtemps c'était le juge on peut se dire
que c'était un magistrat en réalité quand on fait
le décompte de chacune de ces affaires l'affaire Bismuth par exemple il y a une vingtaine de juges qui se sont penchés sur tous ces sujets et en réalité dans tous ces dossiers il dit qu'il n'y a pas de preuve c'est vrai que dans certains dossiers rien ne l'accable mais tout l'accuse dans les démonstrations judiciaires qui sont faites et donc du coup il se débat avec avec tout ça souvent dos au mur dans les prétoires donc il n'y a pas d'acharnement il n'y a pas d'acharnement il y a des juges qui enquêtent c'est vrai que l'affaire Big Malion
vous êtes embêté quand même sur cette question
je ne savais pas non parce que la notion d'acharnement ça veut dire qu'il y a une volonté judiciaire
que vous ne reconnaissez pas alors aujourd'hui ce que je voudrais savoir alors on va le liguer c'est est-ce que Nicolas Sarkozy préfère le business à la politique
alors il y a une phrase de Rachida Dati qui le connait vraiment bien et qui dit Nicolas Sarkozy il aura 120 ans un cheveu et une dent s'il peut revenir il reviendra alors c'est vrai que il y a cette phrase de Talleyrand vous savez quand je m'ausculte je m'inquiète quand je me compare je me rassure et donc c'est vrai qu'à la fois lui il a un discours consistant à dire c'est vraiment fini c'est vraiment fini arrêtez de croire que je reviendrai à la fois il est toujours là en fait c'est un coureur du peloton qui n'a finalement jamais été lâché y compris dans tous les cols de montagne que soit la politique aujourd'hui
François Sressose moi ce qui m'a intéressé dans votre livre qui est très documenté c'est au fond ce mélange des genres c'est à dire je suis ancien président de la république je fais du business j'ai peut-être des affaires et démocratiquement c'est quoi la signification de tout ça parce que on a créé beaucoup de comités d'actique pour vérifier qu'après la vie politique certaines personnes n'aillent pas dans telle entreprise et là on a quand même l'exemple démontré d'un ancien président de la république qui fait du business mais qui fait aussi de l'influence qui fait de l'influence politique il a fait des conférences en Russie donc moi c'est ce mélange des genres c'est bon ou pas pour la démocratie c'est ça ?
c'est ce mélange des genres qui m'interpelle et me dit jusqu'où on peut aller quand on est ancien président de la république dans le business on a vu aussi à quel point Schroeder avait été ennuyé aussi sur ses conférences sur son soutien à la Russie donc voilà cette partie là m'intéresse beaucoup alors pas facile Laurent Valdez ça ne s'est pas écrit dans votre livre
alors si c'est vrai que dans la façon dont les policiers ont enquêté sur son business en 2016 on s'est rendu compte en regardant les dates qu'en réalité quand il est revenu quand il a fait la primaire de 2016 il y avait à cette époque c'était pas du tout su pas du tout connu il s'en vantait pas du tout il n'en a jamais parlé de tout ça mais en réalité s'il avait été élu président de la république il aurait eu à afficher ce rapport décomplexé à l'argent il a un rapport décomplexé à l'argent Nicolas Sarkozy on ne l'interroge jamais là dessus mais de fait il a ce rapport décomplexé à l'argent et là où il y a mélange c'est qu'il a un rapport singulier avec Emmanuel Macron alors voilà
attendez je voulais revenir Alain et là j'aimerais qu'on entende Yael Broun-Pivet la relation qui existe aujourd'hui entre Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy quel regard vous portez sur ça ?
aucun parce que je ne la connais pas et je n'ai pas à m'exprimer sur cette relation qui existe entre deux hommes entre deux anciens présidents moi je consulte assez fréquemment les anciens présidents de l'Assemblée nationale parce qu'ils ont un regard qui m'intéresse donc ça ne me choque pas qu'il y ait ce dialogue entre deux présidents mais je ne peux pas vous en dire plus parce que je pense que c'est dans leur intimité de relations de présidents et d'anciens présidents de la république comme moi les relations que je peux avoir avec les anciens présidents de l'Assemblée nationale sont dans l'intimité de mon bureau
vous n'avez jamais rencontré Nicolas Sarkozy ?
je le rencontre aux cérémonies je l'ai rencontré à l'Assemblée nationale je l'ai invité à déjeuner je ne suis pas allée roménile et c'était extrêmement intéressant en fait c'est moi qui suis une nouvelle venue dans la politique je me nourris beaucoup de l'expérience de personnalités qui ont exercé des responsabilités imminentes et donc c'était un déjeuner absolument passionnant qu'est-ce qui vous a apporté en particulier ? un conseil qui vous a donné que vous avez gardé ? il m'a dit que j'avais de l'avenir
ça c'est plus qu'un conseil alors pour préciser les relations de chacun comment vous diriez est-ce que chacun utilise l'autre chacun joue sur l'autre et chacun se croit supérieur à l'autre
alors entre Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy qu'on recole un peu les choses
Nicolas Sarkozy il a dit cette fameuse phrase à Gérald Darmanin qui sort du bureau d'Emmanuel Macron en lui disant qu'il vient d'être nommé ministre du budget et puis Sarkozy lui demande mais qui va être premier ministre ? et c'est Darmanin qui hésite un peu et Sarkozy se froisse de cette hésitation et donc Darmanin lui dit Edouard Philippe et alors Sarkozy il a cette phrase qui résume tout son état d'esprit par rapport à Emmanuel Macron à ce moment-là je ne comprends plus rien à la politique et ils se sont retrouvés en 2018
ce qu'il aurait répété récemment
ils se sont trouvés en 2018 dans cette semaine de bascule des gilets jaunes vous savez dans ces 7 jours où il a fallu changer tout le dispositif policier l'acte de triomphe etc parce qu'au fond c'est Nicolas Sarkozy qui a joué un rôle de coach il ne s'en cache pas il aime bien l'expression il a joué un rôle de coach auprès d'Emmanuel Macron des époux Macron à ce moment-là quand ça a été un peu tendu à ce moment-là les époux Macron ont même envisagé de se trouver un appartement dans Paris au cas où donc en réalité c'est dire si ça a été tendu à ce moment-là et puis alors depuis ils sont à la fois inséparables et à la fois comme dit Sarkozy Emmanuel Macron n'écoute rien de ce que je lui dis et c'est vrai qu'il essaye tout le temps de lui proposer des solutions de premier ministre de ceci et cela quand par exemple il lui a appris Emmanuel Macron qui venait de nommer Elisabeth Borne Nicolas Sarkozy il lui a dit ah bon ben bravo je vous félicite vous venez de perdre les législatives
il y a Elbron vivait coaché par un homme qui a quand même été condamné plusieurs fois en première instance il a fait appel c'est un problème ou pas en termes d'exemplarité du personnel politique
je ne sais pas s'il faut retenir ce terme de coaché comme je vous disais moi je ne sais pas quelle est leur relation maintenant il est normal et c'est quelque chose qu'ils doivent tous nous interroger il est normal lorsque l'on a exercé des responsabilités et qu'on a eu un mandat politique après que la vie ne s'arrête pas et donc la vie doit continuer et si l'on veut ne plus avoir d'hommes et de femmes politiques qui sont hommes et femmes politiques à vie il faut bien avoir une vie avant et il faut bien avoir une vie après moi je vois encore trop d'élus qui sont sur le carreau et donc si après avoir perdu les élections il y a maintenant un an et demi et donc critiquer le retour dans la vie économique active d'un ancien président d'un ancien parlementaire considérer que ça peut faire l'objet de conflits d'intérêts alors qu'il n'est plus élu depuis 12 ans jusqu'à quand en fait on ne doit pas exercer d'activité je pense non mais ça nous intéresse tous parce qu'autrement on n'aura plus personne qui s'engagera en politique si on ne peut pas après retourner sur soit sa profession soit faire
juste le seul sujet c'est le mélange des gens c'est-à-dire en quoi les affaires
c'est le mot parrain mais il n'est plus élu il n'est plus élu aujourd'hui oui c'est ce rôle en coulisses qui est à la fois nulle part et à la fois partout
vous voyez que les français
c'est important pour eux ils continuent d'être vivants regardez à la fois
mais parrain c'est sa femme quand même c'est sa femme
dans une interview au Corée de la Sierra qui a dit oui mon mari a un petit côté parrain
bon merci à tous merci à vous Laurent Veldiguet je rappelle le titre de votre livre donc le parrain Sarko après Sarko l'enquête et c'est au seuil merci évidemment à vous aussi Yael Broun-Pivet d'avoir été notre invité ce dimanche en question politique
Yaël Braun-Pivet