Bertrand Bonello : horreur sur la croisette - Plan Large au Festival de Cannes 2019
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bertrand bonello pour notre bonheur vous tourner encore vous tournez toujours et votre nouveau film zombie child présenté hier à la quinzaine des réalisateurs nous passionne autant qui nous interroge moi aussi je vous préviens non non tu confonds tout quelque part qui viennent à toi si je veux pas vous viennent aux mains pablo n'est pas un esprit on ne peut pas unir vos deux âmes ans de barbie l'esprit de deux vivent dans un corps et puis tu m'avais dit que tu voulais tout oublié maintenant je vais vraiment qu'il y ait non moi je vous publiez je peux vous payer 1500 euros l'ajax en soi mais je voulais me reste après il faut pas prendre ça à la légère c'est quelque chose qui peut être puissant violent surtout quand on n'a pas l'habitude je mens comme violent maintenant on n'a pas peur on connaît l'amour on vit constamment afrique j'ai été à côté de la menthe ma vie je le sais mon père était un homme est tué 16 de 15 ans mais tu le sais j'ai bien vain de s'approcher du tout ça vous écoutez france culture plans larges et en direct du festival international du film de cannes mais c'est la formidable katiana mobile fort qu'on vient d'entendre dans le rôle de mambo cathy face à la jeune fanny louise labèque réfléchit bien avant d'approcher tout ça vous avez longtemps réfléchi bertrand bonello avant de vous approcher du zombie c'était une vieille idée enfin c'était une vieille un vieil intérêts en tout cas l'idée que ça devienne un film elle est râlant fait là ses récentes un vieil intérêt parce qu'en effet je me suis intéressé enfin plus colombie haïti demain général et quand on commence à dire beaucoup sur sur ce pays on arrive très vite au vaudou est donc très vite aux zombies et donc ça m'avait très vite comment dire un interrogé 7,7 cette origine du zombie j'ignorais complètement samassa mais ça pose quand même beaucoup de questions etc j'avais laissé c'est un peu un peu dans un coin et quand ya un peu plus d'un an j'ai eu envie de faire un film de manière un peu différente avec une sorte de deux d'économie de vitesse je suis retombé sur sûr c'est sur ces notes et puis et tout d'un coup l'image m'est apparu voilà en fait c'est qu'est ce que c'est un zombie fadoq dans ce cas là dans le cas de ce que l'airbus narcisse et bas pendant très longtemps c'est un homme qui marche tout seul dans des terres en haïti la tête baissée et je me suis dit tiens voilà ça c'est une image qui pourrait être le début d'une réflexion sur un film après en revanche après tout elle est assez vite au et donc les revues ce narcisse il faut dire qui c'est c'est un des rares cas documentés de zombification en haïti quelqu'un qui meurt en 1962 qui réapparaît 18 ans plus tard en 1981 et qui a vécu cette vie si on peut appeler ça une vie cette non vie entre la vie et la mort de deux ont bien pendant 18 ans un cas qui avait déjà intéressé un cinéaste il s'appelait wes craven il a fait un film très différent du vôtre mais tourné lui aussi haïti c'était il ya trente ans en 1988 c'était l'emprise des ténèbres ailleurs il s'inspirait du même cas et il racontait aussi l'instrumentalisation du vaudou par la dictature des duvalier vous avez réussi à oubliez ce film en faisant le vôtre oui oui opus lui s'intéresse surtout à une chose c'est la poudre de zombies c'est vrai que quand l'airbus l'artiste revient en 1981 les nord-américains donc américains canadiens sont complètement obsédé avec comment on fait cette poudre parce que c'est intéressant de connaître la recette une poudre qu'on met dans les chaussures généralement implantés chez les pores de la peau vous le mettre sur les accoudoirs aussi un oeil les renseigne donc ils se sont intéressés à saillat un anthropologue semaine je crois wade davis qui est arrivé et qui a fait ses recherches il a écrit un livre qui s'appelle red book wes craven a adapté mais le film est vraiment autour de la de la quête de cette poudre moi ce qui m'intéressait c'était s'était pas tant le factuel là plutôt que quelque chose d'un peu plus symbolique quelque chose qui appartient un peu plus à l'imaginaire haïtien donc j'ai pas eu de mal à me dissocier du film de craven enfin symbolique et même ethnographique je dirai pas ce que vous avez ont parlé de la façon très directe de films et de john carpenter vous avez une façon là aussi très direct et très presque cinéma cinéma direct à la jean rouch de filmer ça moi j'ai pensé aux maîtres fous en voyant ça parce que le mal non plus mais je le pense comme tels parce que le vaudou ou renvoie aussi un retournement de la question rien tout cas le zombie on voit un retournement de la question de l'esclavagé oui c'était c'était en fait revenir à l'origine du zombie est donc passé par cette espèce de d'imaginaire haïtien pour évoquer de manière assez frontal l'esclave âge après tout c'est tous ces gestes par exemple que ce soit la préparation de la poudre ou que ce soit les les films et ses zombies en train de couper la canne à sucre comme les esclaves ou filmer une cérémonie en effet c'est c'est la bourgeoisie moi aussi j'ai un peu revue les maîtres fous en fin de partie oui évidemment évidemment ya pas j'ai pas vu beaucoup de choses mais ça je les revues belle à distance de la caméra combien de temps doit durer un plan et c'est là là là c'est enfin là que la question du point de vue à notre endroit de cinéastes elle n'est pas tellement dans le discours les dents des choses assez simples qui en effet c'est qu'elle focale ans mais où est-ce qu'on se met comme étant dur le plan déjà c'est on résout ces questions-là par rapport à elle est filmée certaines choses dans un pays comme haïti on a fait un pas quoi là et c'est vrai que le film de roche m'a un peu aidé là dessus et alors que ceux qui connaissent votre cinéma seront pas étonnés des trouvé de structure double puisque souvent vos films sont doubles mellal à la dualité est à l'intérieur même du montage souvent vos films sont en deux parties s'il ya un montage entre ce qui se passe ou s'est passé haïti est ce qui se passe dans un pensionnat de jeunes filles pensionnaires d'excellence puisque c'est la maison d'éducation de la légion d'honneur à saint denis et ses effets de montage provoque des choses que vous voulez sans doute aussi des choses qui vous qui vous échappent qui permettent en tout cas plusieurs lectures de ce film est une des lectures possibles c'est de voir comment cette jeunesse d'aujourd'hui que vous filmez à nouveau après un prêt nocture âme à un imaginaire qu'il peut venir justement par exemple d'haïti et est donc aussi d'un archaïsme parfois vous avez exploré les grands mythes grecs avec vectorisé assez comment se construit l'imaginaire d'aujourd'hui c'est un peu ça craque on de votre film oui en fait il ya il ya deux histoires qui finalement sont extrêmement simples lune qui est donc voilà un homme qui conte mais en terre qu'on déterre qu'on fait travailler comme un jeu vraiment comme un corps et qui est s'échapper qui marche et puis une histoire qui est aussi simple qui est un chagrin adolescents d'une jeune fille et quand on les rapproche en effet il ya des choses qui apparaissent soit des contrastes des similitudes sûr sûr sûr sûr les rituels sur et qui ouvre des portes sur des sujets qui moi que j'avais même pas vraiment anticiper je me suis aperçu parce que ça vient aussi beaucoup du cours de patrick boucheron qui est donné au début mais à quel point finalement le film il est sûr sur l'héritage qu'est ce qu'on fait de notre histoire de nos histoires leurs poulets pour les haïtiens c'est c'est assez simple leur héritage est très fort leur histoire les très clair très simple premier pays noir libres et nous français qu'est ce qu'on fait notre histoire c'est ce que raconte aussi boucheron là la france c'est la révolution mais est ce qu'elle a toujours été à la hauteur voilà donc c'est aussi sacs raconte et du côté haïtien et du côté français cette espèce de comment le raconte mais comme on le vit qu'est-ce qu'on en fait et le film à bout dit tranquillement sur quelque chose qui est aussi un désir de transmission de liberté encore une fois et du côté haïtien et du côté français oui parce que la france est napoléon aussi c'est pas seulement la révolution française napoléon qu'à créer cette maison d'éducation de la légion d'honneur et napoléon qui avait rappelons le rétablit en 1802 l' esclavage qui avait été aboli par la révolution française qui provoquera la révolution haïti naissance jean iv de cette toute première république patrick boucheron va vous l'avez mentionné qu'on l'entendait à la même heure la semaine dernière samedi dernier ils étaient dans le week-end imagine qu'on avait fait au centre pompidou avec france culture alors patrick boucheron va dire quelque chose qui est presque le programme esthétique de votre film la description de sa forme puisqu'il va plaider pour une histoire discontinue haut que de tentes qui hésitent une histoire souterraine et il va poser une question à la fin je m'attendais pas parce que moi je lui ai juste donné le thème que deux que je souhaitais qu'il évoque mais le court lui appartient complètement qu'est ce que c'est que faire une expérience on va en sortir un peu différent voilà alors moi c'est tellement bas je veux dire ma vision du cinéma mais en tout cas un désir de cinéma comme comme metteur en scène mais surtout surtout comme spectateur que j'étais vraiment eu tellement heureux que me qui me qui m'offre ce cadeau comme comme cours une expérience qui vous transforme il y en avait déjà une dent de la guerre de votre film que vous aviez fait il ya dix ans qui résonne étonnamment avec celui ci ceux qui s'en souviennent mathieu amalric tomber dans un cercueil un moment le cercueil se refermer sur lui pouvait pas sortir il passait la nuit dedans expérience de la mort de son propre enterrement il en sortait transformé oui oui ben abdellah aussi un cercueil il ya un cercueil on y rentre et on en sort on en sort comme un zombie c'était j'imagine que cdc c'est passage comme ça ça doit être des figures qui me qui me plaisent et puis les impôts m pour finir meurtre en bonello un très beau poème que je ne connaissais pas qu'il doit être très méconnu qu'est le poème de rené depestre captain zombies que va dire cette jeune fille pour entrer dans cette sororité littéraire encore un gynécée vous aimez ça jacques ont vu l'apollonide s'en souviennent et qui veut dire écoutez monde blanc les salves de nos morts et coûté ma voix de zombies en l'honneur de nos morts non mais j'ai découvert rené depestre un peu tardivement donc en travaillant sur ce film et je cherchais une parole d'introduction la sororité pour pour cette jeune haïtienne et qui touche aux omby donc je suis passé voir ce poème et surtout après j'ai lu le reste de des pestes et notamment un livre sur une femme tombe blanche qui s'appelle adriana dans tous mes rêves mais franchement ce que j'ai lu de plus beau depuis très très longtemps mais merci mr tron bonello de nous avoir fait découvrir au nez dps remercie pour son but shay de votre nouveau film il est à cannes à la quinzaine des réalisateurs mais rassurez-vous chers auditeurs votre frustration ne sera pas longue puisqu'il sort le 12 juin surtout les bons écrans et qu'on espère très nombreux
Xavier Bertrand