🔴 Gestion des risques naturels majeurs dans les territoires d’outre-mer : audition de G. Darmanin
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écologique et de la cohésion des territoire monsieur Christophe Béchu et vousmême aujourd'hui monsieur le ministre de l'Intérieur et des outr mes la gestion des risques naturels majeurs ou trumire concerne à l'évidence plusieurs ministères dont le premier dont au premier chef celui de l'intérieur des outr ma et c'est de leur synergie que décou les différentes politiques publiques en matière d'anticipation de gestion de crise puis de réparation de ces travaux je retient l'engagement de l'État et des collectivités concernées pour toujours améliorer la prévision la prévention puis la protection et la ramise en état des territoires la façon dont a été géré le cyclone Béal an est la parfaite illustration je retiens aussi la grande résilience de nos compatriotes d'outrouè pour faire face à ces risques qui font souvent partie de la mémoire collective de ce territoire pour la plupart insulaire et souvent archipélagique reste que le réchauffement climatique ses effets amplificateurs sur le phénomène cyclonique la découverte toujours possible de nouveaux risques comme l'éruption du volcan sous-marin fan Maoré à mayott en 2018 l'extension des feux de forêt les glissement de terrains les régions côtières démontrre l'impérieuse nécessité de renforcer les actions ce sont ces attentes que je vous livre aujourd'hui monsieur le ministre au nom de tous les élus ultramarins de leur population cette audition je le précise est transmise en direct sur le site de l'Assemblée nationale et l'enregistrement vidéo seraensite su disponible à la demande monsieur le ministre je vous laisserai la parole pour une présentation des différentes actions d'ors et déjà conduites mais aussi celles à venir de votre ministère avant que nous poursuivions nos échanges sous la forme de questions-réponses auparavant je vous rappelle monsieur le ministre que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblée parlementaire impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter le serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité je vous invite donc à lever la main droite et dire je le jure je le jure merci monsieur le ministre je vous donne acte de votre prestation de serment je vous invite maintenant sans tarder si vous le voulez bien de faire votre propos introductif à nos débats merci monsieur le Président camardine salut monsieur le rapporteur vil et tous les membres de votre commission vous M projet dans le cadre de votre commission d'enquête et j'essaierai évidemment en fonction des informations qui sont à ma connaissance dans une logique évidemment de transparence de tirer tous les renseignements utiles de à la fois l'expérience que j'ai pu avoir depuis 2 ans au ministère de l'Intérieur et et les outremèes 2 ans que l'outremè est dans le le portefeuille mais aussi bien sûr dans dans les études que nous avons pu commander pour votre commission d'enquête si la principale mission du ministère de l'Intérieur et des outr mes en matière de risque naturel et surtout la gestion vous le savez monsieur le Président des crises une fois l'événement déclaré bien sûr pour secourir les personnes et je voudrais saluer évidemment tous ceux qui concourent les les sapeurs pompiers les associations de protection civiles les agents de de préfecture les policiers les les gendarmes et euh je veux aussi dire que notre travail c'est sont des enjeux de prévention euh même si ces préventions sont souvent le rôle précis du ministère de la transition écologique ou des collectivités locales ou ou des gouvernements autonomes quand c'est le cas mais ministère intérieur ne veut pas ne pas voir qu'il a un rôle dans la prévention la prévention des risques bien sûr pour les personnes mais aussi pour les biant c'est donc bien de dans vos travaux dans la globalité qui m'intéresse et à toutes les échelles je me suis souvent rendu sur les territoires de notre pays qui connaissaient des risques naturels tellement avérés que le drame s'était déroulé je rappelle d'ailleurs avant même mes fonction ici au ministère d'intérieur des autres maires être allé à Saint-Martin accompagneré le président de la République puisque les douaniers et un certain nombre de de reconstruction relevé du ministère des comptes publiques mais je me suis aussi récemment rendu à à la réunion après le passage de l'ouragan Béal fin janvier pour montrer effectivement aux agriculteurs aux citoyens aux collectivités locales d'abord que nous étions au près d'eux en cas de drame c'est le cas avec la la vie de quatre personnes qui a été emporté avec le l'ouragan mais aussi aussi bien sûr dans la reconstruction économique et sociale le ministère de l'Intérieur et le ministère l'intérieur et des autres mères en particulier et ministère des crise c'est même le ministère de la gestion des crises qu' est lieu en hexagone dans un territoire ultramarin chaque crise chaque événement doit évidemment faire l'objet d'une prise en charge efficace des personnes et des biens et j'insiste évidemment sur les deux points l'ensemble des centres opérationnels des préfectures notamment sont en permanence en alerte et nous font remonter vous le savez quand il y a une crise ou juste avant la crise en temps réel en lien avec les préfectures tous les éléments qui permettent au servic de secours d'être coordonnés et laisser souvent au préfet le le soin de prendre les décisions tout en ayant au ministre de l'intérieur des informations en temps réel cette dualité entre les chons locales dirigé par le préfet ou le haoser et les champs national dirigé par le ministère de l'intérieur avec le directeur général la sécurité civile et des crises implique aussi je le sais tous les acteurs locaux notamment les collectivités local avec le binôme sacré maire préfet on le connaît depuis le le covid mais singulièrement quand il y a une crise le maire étant sans doute celui qui le premier est agent de la sécurité civile avant même parfois l'arrivée des professionnels de la sécurité civile il prouve je crois à chaque crise ce modèle maire préfet autorité nationale sa pertinence et je pense que l'on peut dire dans les domaines sanitaires sociaux climatiques mais aussi sécuritaire que notre modèle qui connaît de nombreuses crises dans tout not territoire ultramarin quand on garde les autres territoires comparables et le modèle le plus résiliant est celui qui empêche le maximum de mort et de destruction si l'ensemble des travaux de votre commission me concerneront plus ou moins directement vous m'en voudrez pas de limiter mes chantes réponses à ceux qui me sont propre mon collègue Christophe Béchu je crois a d'ors et déjà répondu puis à votre audition et d'autres le sauront peut-être sans doute mais j'ai entendu que j'étais le dernier donc je retire cette phrase euh le territoire français est très régulièrement soumis à des risqu naturel j'aiévoqué le cyclone Béal mais je peux aussi parler de la tempête sieran qui a touché le Finistère les inondations du du pas decalé la tempête Alex qui a touché les Alpes maritimes ou encore les még forêts qui ont touché la Gironde c'est de ces éléments de crise en outreem en hexagone que nous nourrissons pour améliorer partout sur le territoire national des scénarios et et donc prédisposer des moyens et y mettre des investissements je veux cependant souligner que les évolutions climatiques vont rendre ces phénomènes de plus en plus nombreux de plus en plus violents nos autres mè seront particulièrement touchés en premier je pense au recul du trait de côte si je prends l'exemple de la Nouvelle-Calédonie 75 % des habitants de Nouvelle-Calédonie habitent en direct sur une côte qui connaît peut-être demain une érosion je pense à la disparition d'Atol ou d'il je pense évidemment à la polisie française à la sécheresse que Mayotte a connu dans des conditions absolument terribles évidemment des cyclones des ouragans des tremblements de terre ces calamités qui sont de plus en plus fréquents sans doute avec le chauffement climatique que nous évoquons nos territoires ultramarins sans doute ceux d'ailleurs qui sont en premier dans le Pacifique puis dans l'océan Indien et dans les Antilles sont touchés comme tous les autres territoires avec si jeux dire pour les autres territoires comme difficulté de ne pas avoir la France et son modèle de sécurité civile et ce modèle d'investissement comme intervention ces événements euh sont désormais dans votre quotidien à vous les élus ultramarins et au représentants publics qui travaillent sur les territoir ultramarin plus personne quel que soit son lieu de résidence son niveau social peut s'estimer totalement à l'abri de ces phénomènes à la différence de l'Hexagone les départements d'outrè sont soumis au cocktail de risque pas simplement à un risque car tous les risques existent en d're mer sauf le risque d'avalanche tous les risques existent en d'REM la totalité des risque s'y trouve donc inondation séisme éruption volcanique cyclone tempête mouvement de terrain feu de forêt et peut-être si il devait y avoir d'autres événements qui se cumulent tsunami comme d'autres territoire pas très loin de no territoire ultramarin les ont connus cette palette de cocktail de crise impose donc un cocktail de réponse c'est j dire dans chacun des territoires d'autant plus difficiles qui sont parfois très éloignés du centre bien sûr de de de décision qu' Hexagon cette spécificité implique évidemment une préparation et une anticipation extraordinaire c'est en particulier l'objet des plans horsse que vous connaissez et qui démontre à chaque fois leur efficacité les phénomènes le plus fort donc sont de plus en plus récurrents et quasiment toutes ces collectivités sont soumises donc à plusieurs événements chaque année s'ils ne sont fort heureusement pas tous d'une intensité extrême S ne cause pas tous des morts ou des blessés il nécessite à chaque fois une capacité de prévention d'intervention le plus en amont possible notamment aidé par les grands progrès qu'a fait Météo France que je voudrais évidemment saluer la récurrence de ces phénomènes permet aussi dans l'autre sens de mieux appréhender les impacts et donc de mieux nous préparer et prévoir C ces phénomènes c'est évidemment le travail principal de la sécurité il vaut mieux prévenir que guérir comme dit le dicton la distance et l'insularité autes spécificités des territoires ultramarins à l'exception peut-être de la Guyane qui qui peut être une forme d'île aussi enrobée si je dire par ces fleuves doivent évidemment être intégré tout particulièrement dans la DISP dispositif de de gestion de crise de ce fait des renformes est un certain temps parfois pour arver du territoire national ou des grands pays qui les entourent une coopération efficace avec les acteurs locaux est donc essentielle et la prédisposition des moyens également ainsi que la culture du risque pour la population lors du dernier cyclone à à la Réunion les équipes locales ont œuvré dès la fin d'alerte violette avant l'arrivée même des premiers enenforts en provenance de Mayotte pour organiser la réponse il faut donc installer des très en amont des équipements et renforcer évidemment la formation des équipes sur place et permettre aussi le transport ce qui était évidemment un sujet à la fois du matériel et des personnes la loi de programmation du ministère de de l'intérieur que vous avez voté dans votre grande majorité Messieurs les Députés prévoit vous le savez pour la première fois un volet spécifique pour les autres maires avec la mise en place de détachement militaire de la sécurité civile et P aux Antilles les fameux formisques en océan Indien et donc aux Antilles avec du matériel et des équipements pour les permettre en qute catastrophe d'organiser en premier la réponse sans attendre tout de suite l'arrivée des renforts nationaux l'accroissement des événements et de leur intensité impose donc le développement d'action de communication et de sensibilisation des populations au risque adapté à chaque territoire à force d'être habitué au risque de répéter les mêmes gestes on sauve des vies parfois encore plus que lorsqu'on y met des moyens pour sauver les vies après le drame parce que si les territoires ultramarins monsieur le Président ont dans et déjà fait montre de leur très grande capacité de résilience de reconstruction notamment pendant la période covid elle est aussi vraie s'agissant cette reconstruction de ce qui nous con ce que nous connaissons aujourd'hui ces phénomènes cocktail comme j'aiévoqué tout à l'heure il faut donc s'y préparer et préparer sa jeunesse qui aura à en connaître sans doute davantage encore que leurs aînés face au phénomène cyclonique on range tout ce qui peut s'envoler on protège parfois les parois vitrées on se met en sécurité mais aussi on construit et on construit si possible en commun je veux dire que la République est grande pour les territoires ultramarin j'ai eu à inaugurer par exemple depuis longtemps nous y travaillons avec plusieurs gouvernements différents une école anti cyclone dans une île et toimotou de 450 habitants désormais euh euh d'ici la fin du cacada du président de la République 75 % des îles euh de la polydisie française connaîtront un abri cyclonique qui sert à un autre usage par exemple une école par exemple une mairie par exemple un lieu de santé la population qui est prévenue du lieu où elle doit se rassembler des premiers gestes qu'elle doit faire de la façon dont elle doit communiquer c'est des vies sauvées et avant tout c'est ça la prévention des risques en d're MRE c'est aussi grâce à cette vigilance que le bilan est très souvent limité grâce à l'action de la population notamment parce que les services de secours n'ont pas été saturés par des appels généralisés la prévention a donc besoin de visibilité pour être bien intégré et pleinement assiminé comme faisant partie du quotidien dans les Antill par exemple je vais prendre un témoin les semaines sismique et réplique avec un cas parti respectivement en Guadeloupe et en Martinique qui montrre des campagnes de prévention réussies la journée de résilience le 13 octobre que nous avons lancé en 2022 doit mobiliser plus largement encore les populations ultamarine mais aussi hexagonal nous devons travailler si je dire à la japonaise en mettant le citoyen au cœur de la sécurité civile et non pas comme un simple partenaire c'est sans doute l'objet de séjourner la résilience que nous devons généraliser je crois monsieur le Président monie rapporteur que dans la généralisation du SNU mais aussi dans ce que fait déjà le RSMA la la la présence des gestes et du comportement de sécurité civile devit être davantage marqué pour nous adapter il faut aussi mieux connaître le risque des travaux ont été effectués par la direction générale de la sécurité civile et la gestion des crises qui dépend de mon ministère et des inspections pour mieux appréhender les impacts des différents phénomènes que nous avons évoqués les nouveaux risques doivent être aussi considérés je pense notamment à la découverte d'un nouveau volcan à proximité de Mayot monsieur le Président en 2019 qui a largement changé les priorités d'action local pour prendre en compte les effets en particulier les risques émergents le ministère lancera le 23 avril prochain le beauovau de la sécurité civile que nous voulons une grande réflexion sur la sécurité civile et surtout sur les enjeux de des sapurs pompiers de leur action des collectivités locales devant à la fois des nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle qui permet la prédictibilité de ces événements souvent mais aussi bien sûr le réchauffement climatique qui change la façon de fonctionner les territoires ultramarins ils seront évidemment pleinement associés et j'organiserai moi-même à beauau la sécurité civile au moins un territoire ultramarin et la ministre des automèes également un dernier mot peut-être monsieur le Président mexcuse d'avoir été trop long si le renforcement de la coopération régionale est évidemment un enjeu d'efficacité qui peut d'ailleurs permettre une diplomatie régionale qui peut d'ailleurs permettre à la France de récupérer des moyens mais aussi d'en apporter ce que nous avons fait au vatou par exemple au lendemain du cyclone qui l'a touché qui a touché le nord de la Nouvelle Calédonie il est aussi et surtout ce moment de coopération régionale le moyen de mettre en avant nos territoirees la réponse de l'État en outreem sur le volet sécurité civile et assistance en cas de catastrophe naturelle représente une organisation que tous les états des zones régionales ne sont pas en mesure d'assurer et j'ose dire à votre micro que seule la France est capable sur toutes les mers du monde d'apporter un soutien identique à celui de l'Hexagone par sa solidarité par le fait qu'évidemment tous les territoires ultrarins sont partie intégrant du territoire national y compris les plus retirés comme wice et Futuna d' certain point de vue ou Saint-Pierre et miclon Saint-Pierre et miclon nous travaillons évidemment à la prévention puisque je rappelle le grand travail que fait l'état à Saint-Pierre mlon avec le déménagement du village de de miklon grâce au fond Barnier et c'est le travail coordonné que nous faisons avec le ministère de la transition écologique à titre d'illustration depuis 1992 l'accord France signé par la NouvelleCalédonie conjointement avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande constitue une coopération des trois pays au profit des États insulaires du Pacifique victime de catastrophe naturelle majeure et qui peut-être permet à ces pays de faire appel à des puissances occidentales plutôt qu'à des grandes puissances asiatiques sans arrière-pensé par ailleurs depuis 2019 la Croix-Rouge française que je remercie également via sa plateforme d'intervention régionale Amérique Caraïb pirac pilote le programme ready to ger destiné à renforcer la préparation des pays des pays carabéens à ces catastrophes et à mieux coordonner l'aide à cet effet la France a tout intérêt à étendre en effet son œuvre de coopération il existe une diplomatie de la sécurité civile elle permet souvent de mettre des ponts avec des populations qui ne parlent pas forcément spontanément avec nous enfin les systèmes qui marchent dans l'Hexagone je pense à Fr alert par exemple qui a permis de sauver des vies notamment pendant les dernières tempêtes qui ont touché le nord de la France et la Bretagne à la suite vous le savez de du drame de l'urizol même s'il n'a pas engendré évidemment euh par rapport à à l'explosion qui a pu connaître les dégâts humains que l'on pourrait pu attendre c'est-à-dire le fait que votre téléphone en C broadcast même si vous n'avez pas donné votre numéro puisse sonner vous donner les éléments d'information quanden même évidemment vous seriez confiner chez vous sera étendu dans les années qui viennent au territoire ultramarin pour que chacun puisse connaître évidemment les risques en cas d'alerte météo en cas évidemment d'alerte volcanique ou dans tout autre risque naturel que j'ai évoqué avoir la possibilité de toucher tous les citoyens désormais grâce à son téléphone portable ce que nous pouvons faire largement dans l'Hexagone désormais premier pays pays au monde à le faire la France nous le faisons pour tous les territoires ultramarin dans les mois et les années à venir merci monsieur le Président merci monsieur le ministre pour ses explications plus que des propos introductifs qui ber un champ très vaste de la question que nous soumettons à la réflexion commune je vais immédiatement laisser la parole à Monsieur le grand rapporteur pour qu'il après avoir salué notre président cherre président Cécile RAC qui suit également les travaux et que naturellement Cécile tu interviens quand tu le souhaite ce sera toujours avec grand plaisir que nous écouterons et que j'en suis sûr monsieur le ministre répondra à des question monsieur le rapporteur vous avez la parole merci monsieur le Président merci beaucoup monsieur le ministre de nous faire l'honneur de votre visite vous avez vu un exposé très complet c'est qui assèche une partie des questions que j'avais vu pu vous poser mais je soupçonne enfin bref peut-être avez été vous un peu renseigné sur les les proccupations qui sont les mienes depuis longtemps j'en veux pour preuve la question de de la coopération régionale qui est en effet pour moi en effet un des vecteurs aussi de développement d'ailleurs de des autres mèes mais vous avez déjà précisé ce qui était en route en la matière et peut-être y y a-t-il d'autres perspectives à voir sur les autres océans et sur d'autres territoires pour promouvoir ce type de de coopération j'en profite pour vous demander de remerci cier les administrations décentralisées de de Mayotte et de la Réunion qui nous ont remarquablement accueilli quand nous avons fait ce passage le choix de de de Mayotte et la réunion ne NRA sans doute pas au territoire d'élection du président de cette cette commission mais davantage au double événement d'une part de Béal mais j'y reviendrai et ensuite de l'apparition d'un nouveau risque en effet c'est pas tous les jours qu'on a un nouveau risque de cette nature qui apparaît dans un territoire et de voir comment les du coup on a on s'est adapté aux choses et ce sera peut-être le thème de ma première question c'est évidemment le ministre de l'Intérieur a un regard tout particulier sur le plan horsse le le but de cette commission d'enquête est aussi de voir comment on arrive à adapter notre dispositif aux effets du changement climatique qui a un effet considérable sur les aléas et donc j'aurais aimé savoir comment vos vos services suivent l'actualisation C ces documents c'est fondamental on va être parfaitement honnête dans l'ordre de nos auditions il y a plutôt du côté des PPRN d'ailleurs pour être parfaitement honnête donc ça vous dépend ça dépend pas de vous mais ou des des plans de sauvegarde communaux qui dépendent pas de vous non plus parfois on sent qu'il y a quand même euh des délais un peu longs d'actualisation et qu'on n pas toujours totalement à jour euh je voulais vous poser aussi une question si vous m'y autorisez monsieur le Président je vais faire un un lot de question euh que je pose je pose au ministre euh une question sur euh les les le prépositionnement des unités de sécurité civile vous avez rappelé l'action qui est que vous avez mené l'installation des formisques c'est ça je crois le l'acronyme qui qui va avec ça semble quelque chose en effet de fondamental d'une part parce que il y a la question de la réponse immédiate à la crise à la la et aussi parce qu' une question de compéten des personnels qui sont sur place tout le monde ne peut pas forcément être compétente sur l'ensemble des risques j'aurais bien aimé que vous reveniez sur la couverture des territoires en la matière à date et son évolution son évolution future euh toujours dans dans dans le dans dans dans les questions que je voudrais vous poser c'est la question de euh de l'ordre public quand on regarde la différence qui entre le traitement de Saint-Martin de dirma et de Béal il y a déjà une distance entre les deux qui est une distance importante en terme de temps et surtout il y a il y a un retour d'expérience qui est très clair qui a des fa entre les deux mais on va bien vu sur sur Saint-Martin le fait que dans les jours qui ont suivi l'ALA il y a des il y a des pillages il y a des pillages sans doute d'opportunité parce que le magasin est trop managé est ventré PARM de se servir mais aussi des pillages qui sont d au fait que les gens manquaient de ressources et qu'il fallait bien se mourir et donc là-dessus est-ce comment est-ce que la sécurité civile a intégré cette dimension comment les forces de l'ordre ont Ingré cette dimension et je dirais d'autant plus mais le président reviendra sans doute làdessus sur ce point d'utant plus quand il y a une part de la société locale qui est informelle avec des logements qui sont en tondulés et avec des personnes qui sont d'une extrême extrême fragilité donc avoir cette vision de de de leur donc peut-être plus largement de lepublique et peut-être terminer par une une une remarque nous avons auditionné l'ancien délégué interministériel au risque majeur outremire dont le mandat s'est étalé de 2010 19 à 2021 si je me trompe pas il avait présenté un projet de loi nous dit-il sur les la question de la gestion des risqurem pour pouvoir compléter les les dispositifs en particulier il y a il y a des questions qui se posent sur le fond Barnier sur les les fonds de secours mais c'est un projet de loi plus global il semble que la crise sanitaire l' un peu mis au second plan et on peut le comprendre la crise sanitaire est un peu passée et donc je voulais savoir si vous pensiez que ce projet de loi pouvait ressortir de de l'endroit où il est aujourd'hui un peu remisé merci Monsieur le le président monsieur le rapporteur d'abord sur les plans euh de préparation finalement au drame il relève souvent de l'obligation des collectivités locales mais c'est le travail des préfets que de challenger si je dire les les collectivités locales et bien s'assurer euh qu'il les a qu'il les élabor et quand ils peuvent pas les élaborer par manque d'ingéninerie ou peut-être de de moyens ce qui peut tout à fait arriver notamment l'état en d'reemè met souvent la main à la patte donc certes cela relève du ministère de la transition écologique et des collectivités locale ce qui est effectivement la compétence de Monsieur Béchu mais le préfet qui agit au nom de tout le gouvernement mais quand même plutôt au nom du ministre de l'Intérieur et singulièrement d're mè au nom du ministre d'intérieur et des autres mèes dans une communauté de l'État qui qui qui qui est moins en silo peut-être que dans l'Hexagone c'est son rôle au préfet on le rappelle à chaque fois que de que de d'aider les collectivités à à élaborer ces plans même si on sont pas des plans absolument pur et parfaits il déjà déposer des de sujets notamment dans les dans les quartiers dans les endroits qu'on s'est soumis à ces risques voilà et je pense que ce qui est très important vous parliez de d'un habitat à formel on a fait un très gros travail sur la résomption de cet habitat formel pour des raisons de salubrité de lutte contre l'immigration irrégulière ou de sécurité c'est aussi évidemment un travail à faire contre le drame dans les risques naturels parle devant le président qui conna la situation bien mieux que moi à maotte mais il est évident quand on lutte contre les bangas on lutte contre un habitat formel une privation de propriété privée des gens qui sans doute vivent dans des conditions de salubrité très très profond des enfants des vieillards bien sûr une immigration irrégulière qui est parfois organisée mais on protège aussi ces populations le jour o un cyclone pass pass quand il n a que trois toes qui tiennent une maison avec trois enfants à l'intérieur évidemment c'est c'est un sujet donc je pense qu'il faut par ailleurs indépendamment de de challenger les euh challenger les pas le Bombo devant une commission d'enquête française de de pouvoir intervenir et et de forcer les élus si je dire à rendre à temps les les bons document je pense qu'il faut aussi prendre en compte tout l'informel parce que sinon on en viendrait à faire des documents idéaux en imaginant qu'on n'ose pas dire qu'il y a de lahitat informel euh et du coup on arrive à des difficultés ce qui m'intéresse d'ailleurs bien dans l'expérience réunionnaise même si on a tiré effectivement l'expérience pr de Saint-Martin c'est la différence je me suis rendu sur place entre ceux qui avaient fait des pis de construire avec la marche de hauteur qui était obligatoire désormais pour pouvoir éviter en cas d'inondation je pense notamment à à une sortie euh le canal local et puis ceux qui n'avaient pas fait qui étaient totalement inondés électroménagés morts des enfants qui ont failli se faire surprendre dans les lits pour bébés par la Moné des EAU en quelques minutes mais vraiment dans le dans le même paté de maison celui qui avait respecté les plans local d'urbanisme qui avait respecté les plans de sauvegarde et celui qui n'avait pas respecté voilà c'est non seulement les les personnes ont été sauvées mais les biens ont été totalement sauvés donc je pense que c'est très important même si ça relève pas du minist l'intérieur et des autres mères que l' puisse nous assurer que cela que cela soit mis en place pour ce qui concerne sein de l'État les plans hors sec et là pour le coup sur l'autorité des des préfets ils doivent être élaborés ou en tout cas remis à jour tous les tous les 5 ans donc c'est un travail évidemment important qui est de cette actualisation on avait demandé direction générale de la sécurité civile et et des inspections d'ailleurs de pouvoir aider à la à la remise à jour de l'état des lieux des risques majeurs pour les PL hor sec ça je pense que c'est une des difficultés que l'on peut avoir c'est d'avoir des PL sec mais qui s'habituent plus au réchauffement climatique à la montée des EAU parce qu'on voit bien que les choses changent et changent très vite donc c'est aussi là pour le coup évidemment notre travail que de pouvoir comprendre ce qui se passe en vous disant d'ailleurs que ce qui est intéressant pour nous désormais c'est la capacité pour répondre en partie aussi à votre deuxième question de prévenir les populations il il y a les plans de sauvegarde les les plans hororsse et bien sûr le travail que fait que font les les responsable en cas de crise mais que seuls les sachants connaissent et il y a la façon dont on arrive à à prévoir et objectivement les super calculateurs de Météo France qui ont été achetés au début du CAC du président de la République je me rappelle très bien j'étais ministre des comptes publics et Bercy regardait avec un œil particulier les achats de d'ordinateurs de plusieurs dizaines de millions d'euros qui permettaient de de pouvoir beaucoup mieux anticiper des phénomènes météorologiques parce que je suis bien passé pour vous dire à chaque fois qu'il y a une crise on pense que l'ouragon va passer là puis il passe à côté et inversement et on seit surprendre en quelques heures et en quelques heures parfois il y a un tel déchaînement des éléments qu'on peut pas faire décoller un avion ou faire venir un navire donc que c'est vraiment des des des des heurs qui nous enferment je pense que le travail de Météo France de précision qu'il a désormais de coopération avec nous est vraiment à saluer c'est c'est vraiment extrêmement précis extrêmement précieux je pense qu'on a à continué à améliorer nos calculs sur les risques volcaniques je je dis devant le député de maotte mais c'est un point très important et et on a sans doute nous à travailler sur les réseaux de communication pour pouvoir communiquer avec les personnes donc par exemple dans le cas de la tempête Alex qui a touché les Alpes Maritimes les réseaux de communication des policiers des gendarmes et des pompiers sont sont tombés en très grande partie en panne je vous rappelle avoir accompagné le Premier ministre Castex dans un hélicoptère avec un seul officier de sécurité à bord on ne savait pas ce qu'on allait trouver quand on allait atterrir dans la vzubi parce que alors ça faisait des heures que les personnes étaient isolées parce que les réseaux de communication ne marchaient plus même les réseaux de communication des gendarmes voilà donc je pense qu'il faut prédisposer des des des des communications satellitaires par exemple pour que les endroits on pense au CIRC à la Réunion mais ça peut être aussi dans d'autres endroits en Guyane très escarpé ou en Polynésie française en Nouvelle Calédonie dans sur certaines îles euh pour pouvoir téléphoner pour pouvoir au moins dire ce qui s'est passé sur le territoire parce que c'est très difficile d'envoyer ensuite après de la nourriture ou des vivres ou de la santé ou intervenir très vite ou attendre un petit peu et ça c'est un point très important faut aussi équiper nos gendarmes et nos policiers et nos pompiers d'une action de radio efficace et résiliente c'est d'ailleurs le principe de ce que nous faisons avec le réseau radio du futur qui là aussi a été adopté dans laalopmie mais qui aidera toute la communauté euh du secours je pense que avec des points géolocalisation et cetera et puis troisièmement fr alerte Mo je je je le redis c'est vraiment une réussite à chaque fois qu'on l'utilise et et qu'on le permet il faut que tous les territoires ultr-amarins soi couverts euh c'est pas le cas il sont pas tous concernés au moment où nous parlons et il faut qu'il le soit très vite parce que c'est sans doute l'endroit où il y a le plus d'alertees à à donner euh pour euh finalement le le travail que vous évoquez de la la sécurité civile et de la modernité de de de son action je pense que le bovau de la sécurité civile va nous permettre notamment sur le le sujet risque d'essayer de prendre en considération cela je pense notamment au réchauffement climatique qui peut toucher des forêts qui peuvent brûler c'est quand même assez rare en are mer et et ça peut être de plus en plus le cas donc la question se pose de la prédisposition en effet des moyens alors sur les formisques je pense vous avoir dit Monsieur le le le rapporteur queil y en avait C aux 5 au au à la Réunion parce que c'est plutôt les zones la Réunion et la préfecture de zones évidemment de de maot par exemple la multip enfin la multiplication des des formis notamment celle en plus que vous avez voté qui arrive à Libourne elle perand d'être projeté assez vite on pense que de l'exagone c'est quand même du meilleur endroit où pour aller en autre m quel que soitre mè on sait pas où le risque va être le pire si je dire donc il vaut mieux partir de Paris pour aller dans le Pacifique ou pour aller aux antillou à Saint-Pier et mlon que que de partir de Saint-Pierre méicon pour aller à la Réunion à Mayotte donc on je pense que dans la crise de l'eau de de Mayotte comme dans le Cyclon de Méal les formis ont été très rapides très présents avec et notamment aidés par les moyens de l'armée hein je pense que c'est un point très important d' ils sont militaires même s'il dépendent du ministère de de de l'intérieur la question peut-être qui se posera plus vous l'avez pas posé mais je je la comprends qu'elle se pose c'est celle des moyens aériens euh que nous mettons à disposition les hélicoptères les avion voilà qui qui sur les canadir quand les réchauffement climatiqu sera touché c'est le cas de la Réunion c'est le cas de nouvellequéonie aussi don je vrais quand Mme rappeler que ça c'est une difficulté que nous pouvons avoir c'est c'est une compétence du gouvernement local la sécurité civile en NouvelleCalédonie il n'est pas tout à fait certain je je dis parce que je commence à avoir des échanges assez nourris désormais avec l'ensemble des élus de nouvellequdonie que devant les risques naturels de la nouvellequédonie ils aent les moyens d'une sécurité civile modernisé devant le réchauffement climatique et devant le recul du trait côte et devant la disparition d'une partie d'ouva enfin peut-être sur les pillages euh moi moi je je vois de de je je vois de trois raisons pour lesquelles les choses sont passées différemment à la Réunion par rapport à Saint-Martin la première c'est que nous avons largement augmenté d'abord partout le nombre de policiers de gendarmes qui sont à disposition du des préfets en 2017 me semble-t-il pour Saint-Martin ou 2018 2017 euh voilà il y avait beaucoup moins de force de l'ordre qui était à disposition des des préfet aujourd'hui partout en autre mer l'augmentation de forces de sécurité tout court est importante et donc permet au préfet d'avoir plus de moyens d'intervenir deux je pense que ce qui a bien joué dans le cadre de notre cyclone Béal c'est l'alerte à la population à Saint-Martin il y a eu des gens qui ont été prévenus mais enfin ça a été très tardif les les Météo France étaent pas aussi efficace et donc le système de j'achète des vivres j'achète de l'eau j'ai ma culture de voilà nétait pas n'était pas n'était pas au rendez-vous ça ça pas été le cas je crois la Réunion où tout le monde 48h avant était très informé de ce qui se passe a pu faire ses courses a pu s'organiser et même on a même interdit jeouv une parenthèse on a même interdit aux pompiers de sortir pendant un certain moment ils sont quand même sortis pour sauver un homme qui était bloqué dans un ascenseur qui se noyait parce que voilà on était capable de dire à l'heure près quelles étaient les alertes et et et pour informer tout le monde donc les gens ont pu s'organiser y compris pour que les pillages d'opportunités pour se nourrir n'existe pas donc les pillages type sécuritaire peuvent être davantage sanctionnés par une présence plus nombreuse des forces de l'ordre les pillages type survie dans le cas où on prévient beaucoup la population quit à à retrouver les personnes isolées à faire des distributions de de vivre voilà je pense que c'est vraiment su la prévention puis troisièmement je pense que ce qui est intéressant c'est désormais le pouvoir qu' a le préfet de réquisitionner en cas de crise ça aussi c'est la lopmie qui qui permet qui donne au préfet la la compétence générale sur tous les services de l'État quand il y a une crise vous l'avez voté euh le préfet de à la main sur tout euh ça je pense que ça permet au préfet d'être le chef de son département ou de sa région ou de son territoire d'ailleurs les élus à la Réunion et vous savez que parfois les élus en général avec les préfets notamment notre mère peuvent être un peu inantiné contestataire ça peut arriver monsieur le monsieur le député de Maillotte euh ont tous salué de la présidente du conseil régional aux parlementaires d'ailleurs de la dupes le travail du préfet philippini que je jai ici de nouveau saluer ses équipes parce que désormais il a le pouvoir d'acquisition qui lui permet à la fois de réétablir l'ordre public et puis de répondre aux questions donc je pense qu'on est prêt alors la réunion n'est pas Saint-Martin euh voilà faut faut aussi rester faut aussi rester modeste sans doute est plus Duran et aux Antill que le territoire de l'océan Indien et Pacifique hein c'est c'est possible parce que la violence y est plus forte mais évidemment à part Maillotte que pour d'autres raisons que le député camardine conna que vous connaissez monsieur le rapporteur mais je pense qu'on ap beaucoup progresser enfin sur le projet de loi je peux pas vous vous apporter de solution de fait du calendrier parlementaire on verra avec beaucoup d'intérêt les propositions de la commission d'enquête je pense que ça peut être l'occasion s'il y a beaucoup de disposition de nature législative de pouvoir faire ressusciter le un texte ou des textes qui soit de nature parlementaire ou de nature gouvernementale et je pense pouvoir dire que on doit majorité pas très politisé pour sauver nos autres mèes en cas de difficulté voilà mais mais je n'ai pas d'information particulière sur sur sur le projet de loi que vous évoquez merci Monsieur monsieur le ministre monsieur rapporteur vous alors oui madame madame RAC vous avez la parole s'il vous plaît merci monsieur le rapporteur bonjour monsieur le ministre bonjour monsieur le Président bonjour à toutes et à tous parce que je ne sais pas moi je vois pas qui est dans la salle de de derrière mon écran comme l'a dit monsieur le rapporteur monsieur le ministre vous avez déjà été très précis dans vos propos liminires et en plus vu les questions extrêmement précises du rapporteur il ne reste plus beaucoup de champ à à interroger mais je vais quand même aller sur un champ peut-être celui qui est le le plus peut-être difficile puisque vous avez parlé de la lopmie je veux parler du du CH en effet budgétaire moi par rapport à vos propos liminires monsieur le ministre euh et surtout concernant la prévention euh vous avez parlé bien entendu de la journée de la résilience vous avez parlé des RSMA qui sont extrêmement important dans nos autres mèes donc et donc de notre jeunesse euh d'un point de vue budgétaire on sait que c'est un petit peu aujourd'hui tendu euh et cela risque de de devenir encore plus difficile donc euh sur ce point très précis pour nos outrmèes euh en terme de prévention euh est-ce que vousz vous avez des pistes un petit peu plus précises vis-à-vis de de notre jeunesse ultramarine pour qu'elle puisse en effet complètement s'approprier à la fois les signes c'est-à-dire les outils de prévention de communication est-ce que vous avez des choses à nous dire là-dessus concernant également la prévention et les moyens vous avez parlé également de l'importance de nos services météorologiques de leur fiabilité de leur prédictibilité et et cela à très court thème derrière les services météo il y a tout tout un service satellitaire vous connaissez mon implication dans ce domaine et qui nécessite également de très gros investissements budgétaire donc euh par rapport à à à cela euh comment est-ce que vous travaillez avec vos homologues du gouvernement sur ces sujets très spécifiques parce que vous vous l'avez dit vous êtes là pour prévenir les risques c'est vous en effet qui en en première ligne avec vos agents et les préfectures pour gérer la crise au moment où elle arrive mais en amont et bien le gouvernement et les gouvernements locaux lorsque l'on parle de nos com euh bah doivent peut-être participer comment ils y sont associés comment vous travailler avec les autres ministères et bien pour que ces plans de prévention pour que les moyens de prévention soient mis à disposition des des populations concernées je vous remercie monsieur le ministre merci je je salue évidemment la la député rilac disant peut-être sur ces deux points euh d'abord je je je laisse à la ministre délégué aux outremères comme à ses prédécesseurs le soin de coordonner l'action de l'État en outremè en lien direct avec les les préfets je pense qu'elle fait comme ses prédécesseurs une rencontre une visio par par semaine avec l'ensemble des des préfets d'ailleurs moi-même je me fais remonter une synthèse de chèque territoire ultramarin par semaine où le le sujet des des risques au pluriel est abordé par chaque préfet qui nous permet de challenger les les équipes dans ces synthèses remontées par par le préfet lui-même que que je lis personnellement après la notation de mon mon cabinet donc ça nous permet de voir un peu quelles sont les demandes comment on peut faire l'in ministérielle et c'est à la ministre déléué aux autres maè que de de s'assurer de cette interministérialité par nature le ministre des outres maires il est interministériel notamment avec ses deux grands amis que sont le ministre de la santé et le ministre de la transition écologique le ministre de la Santé il est il est très important on l' on l'a peut citer mais il y a beaucoup de risquequ sanitaire également notre MRE en ce moment quelques cas de coléra par exemple à à maotte ENF on peut multiplier les épisodes qui qui concernent les autres mè et qui sont euh parfois extraordinaires et qui méritent des réponses très rapide de la part de de l'État et donc de prévention et souvent les risques naturels qui arrivent font nître des risques sanitaire par manque d'eau par e pollué par manque de nourriture par arrivé de de de de de de de nuisible sur place et cetera donc c'est son travail que que que de s'assurer de cela euh peut-être que si vous l'interrogez au moin par écrit elle pourra vous dire comment elle y travaille notamment sur les questions de communication euh alors les questions de communication elles sont assez vastes en autre mer heureusement nous avons quand même une armée française technologie qui est bien implanté dans la quasi intégralité au territoire ultramarin qui sont là en cas de au cas de coup dur et c'est souvent d'ailleurs les armées qui s'assurent des moyens de communication alors de radar quand on doit y travailler c'est le cas à Mayotte c'est le cas dans les antillesou en Guyane mais surtout de communication satellitaire vous évoquez moi le minintérieur voilà et quand même le parent pauvre quand on regarde ce que capable de faire le ministère des armées sur ce point sur le premier point alors les les questions budgétaires on sait pas totalement à quel SAU nous serons tous collectivement mangés madame la la députée mais nous avons pris soin que dans les restrictions budgétaires souhaité par le gouvernement dans les conditions que que vous connaissez la sécurité civile ne soit point touchée euh avec un décalage de quelques lignes mais vraiment pour des raisons parfois d'ailleurs même d'opportunités industriell donc ça nous arrangeait bien mais on ne remet pas en cause ni la la formisque supplémentaire ni les moyens aéroportés que vous nous avez octroyés ni les journées de résilience pour parler du cas précis que vous évoquez aujourd'hui dans les classe d'éducation nationale qui a un rôle particulier évidemment dans ce sujet et dans les RSMA la généralisation des gestes de premiers secours est importante moi je redis que il y a aussi un travail à faire dans le monde de l'entreprise qui doit apprendre les risques voilà et la jeunesse c'est bien mais mais la jeunesse avant qu'elle devienne adulte il se passe du temps donc les risques ça peut être demain je pense que les entreprises n'ont pas tous conscience de ça en outremè je le dis je pense que nous découvrirons alors que beaucoup d'entreprises ne font pas les gestes n'expliquent pas comment ça se passe et cetera euh auss cas des collectivités locales qui qui peut-être qui sont des groses employeuses vous savez en are mare comme partout et qui mériteraiit de de pouvoir aussi bien habituer leur leurs employés peut-être pour terminer pour redire que si le le projet du gouvernement de SNU va va va jusqu'au bout c'estàd si la la généralisation du SNU va jusqu'au bout vous qu' l' expérimentation qui touche aussi les territoir ultramarins je pense que ce serait en tout cas moi j'ai porté cette demande auprès du président de la République qu'il y ait une demi-journée où une journée dans le SNU dans dans les le nombre de jours que quand le SNU sera obligatoire pour une cororte de gens qui entre 16 et 18 ans je sais pas quel sera l'arbitrage génér final mais après l'idée puisse être une journée japonaise une journée des risques en général voilà et donc là je pense que si on arrivait à imposer ça budgétairement bon c'est c'est c'est pas grand chose puisque le SNU c'est c'est les gens seront là à disposition si je dire de de l'État autant leur apprendre aussi ce qui servira et ce qui fait la la nation la culture résiliante de la nation et là les pompiers les policiers les gendarmes peuvent tout à fait intervenir en tout cas ils sont le à disposition pour faire cette cette cette journée enfin peut-être pour dire que euh sur l'information euh le travail interministériel moi je le trouve plutôt bon euh c'est pas sur les risques que nous avons plus de difficultés avec nos collègues des autres ministères dans dans dans le cadre ultramarin je pense que tout le monde a bien conscient que les risques notre mère nous apprennent aussi de nos risques dans l'Hexagone euh c'est sur d'autres sujets peut-être voilà qui qui sont plus long terme de de d'investissement euh ou ou d'intérêt ou ou d'attractivité de la la fonction publique mais sur les risques moi je trouve mes collègues du gouvernement très très attentifs en général à la demande des des préfets merci Monsieur le Ministre euh moi j'ai j'ai une une enfin une intervention euh forme de deux petites questions euh c'est au sujet de des observatoires des sites volcaniques notamment l'Observatoire aux Antill à la Réunion euh lorsque nous avons auditionné les responsables ils nous ont fait part de certain nombre de difficultés notamment ils nous ont expliqué que euh les permanences étaient assurées par du bénévola parce que toujours comme partout des problèmes budgétaires et nous considérons que sans doute on peut saluer ce bénévolat mais on peut peut-être aussi améliorer parce que assurer l'Observatoire enfin les phénomènes à travers les observatoires parfois avec des temps de réaction extrêmement faibles euh il nous paraît important que une réflexion soit faite pour améliorer ces situations deuxème observation que je ferai c'est les plans les les les différents plans plan HSE et autres euh vous avez dit tout à l'heure très justement que c'était d'abord la compétence de du de laadal enfin des ministères de la transition écologique et des collectivités même si les préfet doivent avoir une impulsion nous avons beaucoup souffert à Mayotte à propos de la crise de l'eau et je veux à travers ce que je dis là saluer le travail qui a été fait la mobilisation qui a été faite par le gouvernement par vous à tête personnel mais aussi par le ministre Vigier bref par l'État euh ce qui a été fait est considérable sauf que on a été j'ai trouvais qu'on était limité par un certain nombre de fait lié au fait qu'en réalité à il y a pas de plan je le dis l'État n'est pas en mesure de l'affirmer il peut pas à dire parce que ce serait reconnaître probablement quelque part un manque ou une faute mais je le dis parce que nous avons nous l'avons réclamé pendant bientôt 6 mois comme me communique le plan je crois même au sein de la commission l'a réclamé on l'a pas encore donc j'en déduis personnellement et ça n'engage que moi que ce plan n'existait pas comme beaucoup de plans plan risque haut plan risque volcanique plan risque et autres cyclonique donc nous souhaiterions que s'agissant de maottes je peux comprendre que Mayot arrive tardivement sur le le le le euh le cercle des de l'article 73 mais avant d'être 73 était 72 et même il compris en 72 c'était quand même une compétence une compétence euh en 74 c'était une compétence de l'État c'était pas une compétence du Département et enfin il y a la question de l'accès au fond Barnier et nous avons vu la difficulté à à Saint-Martin h euh à sbatre lorsqu'il y a eu le cyclone Irma euh nous avons encore aujourd'hui des des dégâts qui n'ont pas pu être pris en charge parce que les populations n'étaient pas assurées or pour avoir c'est une condition d'accès au fond barniers que d'être euh d'être assuré et les assurances au trouè sont il y a des départements où c'est c'est relativement intéressant jusqu'à 70 % je crois 68 à la Réunion c'était le le territoire le plus assuré mais à Mayotte on tombe à 6 %. et c'est des territoires où effectivement les risques vous l'avez dit à plusieurs reprises les risques sont extrêmement importants que faire pour arriver à à d'abord à sensibiliser et je comprends quand on quand on a des constructions qui sont pas assez solides quand on vit sous le se de pauvreté ainsi de suite bon on a la première réaction qu'on a c'est pas tant d'aller assurer la case c'est de de s'assurer qu'on pourra donner à manger aux enfants quand on aura 430 € de de de de fonds ASPA ou de fonds euh enfin des solidarités donc que faire pour que on améliore la situation parce que améliorer la situation de la situation de de assuranciel ça permet d'assurer euh d'assurer également derrière l'intervention du fond Barnier oui al je je partage sur le fond Barnier incontestablement après là je ne peux que vous dire que c'est évidemment des critères qui relèvent du ministre de la transition écologique mais ce fond Barnier quand il est bien d'abord il il y a de l'argent et quand il est bien utilisé il aide beaucoup voilà et il est beaucoup les transformations et il a sans doute des préventions des risques ou des investissements qu'on ne peut pas faire sans ces critères à modifier que vous avez vous avez évoqué sur les plans je dois vous avouer bien volontiers que je ne connais pas pas l'état des des plans de la préfecture de de Mayot on va relancer le préfet nouveau préfet de Mayotte pour qu'évidemment il puisse répondre à la commission d'enquête qui a répondre que il n'y a pas de plan parce qu'évidemment il vous le doit je ne peux pas je peux pas vous dire ce qui est sûr quand même pour la question de la sécheresse que nous avons connu à Mayotte c'est que des phénomènes de sécheresse qui succèdent liign àia sansap fréatique avec les difficultés de la langue du temps de la sécheresse plus des réserves d'eau qui vous le savez monsieur le Président était déjà très basse ajouter au fait que un syndicat etcheminement de l'eau pouvait être dysfonctionnel voilà fait que à maot il y a eu des choses peut-être que même un plan très bien fait aurait du mal à imaginer bon mais il faut l'imaginer c'est principe de ces plans donc on va relancer la préfecture de Mayot non mais sur les observatoires je pense que dis-moi alors je comprends queil y a un projet euh puisque là il s'agit manifestement aussi d'un d'un petit sujet euh transition écologique euh sont sous l'autorité de la transition écologique donc pas de mon ministère mais je comprends qu'il a un travail en cours pour permettre de fiabiliser les remontées d'information me dit-on via ces observatoires en professionnalisant les analystes voilà donc une partie peut-être des gens qui travaillent dans ces observatoire mais je pense que là aussi ministère de la transition écologique serit mieux passé que moi s'agissant de ces compétences monsieur lateur alors juste pour rester un tout petite seconde sur ce point et c'est fait partie des sujets qui sont la lisière en réalité comme beaucoup de de sujets quand on parle de de de de risque naturel ce sont des personnelsobservatoires qui donc dépendent en effet son sous de l'autorité du ministère du du MDD qui assure des permanences simplement la continuité et pour l'instant il y a pas de cadre mais c'est une des réflexion que nous avons fait aussi évidemment au ministre Béchu et qu'on reprendra je pense qu'il est important clarifier même pour une question non seulement de rémunération parce que c'est assez juste quand les gens font cet effort mais aussi de responsabilité juridique par rapport à une alerte qui est déclenchée ou pas je pense ce serait aussi bien dans le questionnaire qu'on a envoyé nous avons abordé la question des sargas alors l'eau n'est pas un risque naturel le vent pas forcément non plus par contre l'excès d'eau qui fait inations les plus torencieles et les cyclones c'est pareil les sargas je ne sais pas si c'est un risque naturel en tant que tel par contre il y a des effets qui peuvent relever des dégâts associé des risques naturels et nous aurions aimé votre sentiment en la matière parce que on voit bien que derrière c'est aussi ce sont des régimes de d'indemnisation et de prise en charge des des des travaux de de de prévention qui qui peuvent qui peuvent être sollicités bah la difficulté d'abord on a un sujet général dans notre pays de régime catastrophe naturelle il est plus très adapté au système des enfin au constat des catastrophes naturelles et parfois un peu compliqué avec l'assurance donc de manière générale nous réfléchissons beaucoup avec le ministère de l'économie finance et ministère de la transition écologique au renouveau des catastrophes naturelles euh pour que ce soit plus lisible pour les élus et pour les habitants et et plus en lien avec la modernité des des catastrophes le problème des sargas c'est que c'est pas la sargas qui qui qui est la catastrophe naturelle c'est la décomposition de la sargas c'est le fait qu'on les enlève pas en tout cas pas trop pas plus rapidement et que cette décomposition crée les difficultés que l'on connait et donc à ma connaissance les commissions que je ne préside pas on les on les convoque et puis après interministériel puis voilà on réagit à des règles bah on constate que les sargas l'eau qui amène les sargas n'est pas en soit sur ce risque naturel il y a pas il y a pas de lien donc on répond aux difficultés par d'autres dispositifs qui ont d'ailleurs été très large augmentation et un plan de 36 millions d'euros par exemple sur 4 ans vous le savez qui a été abondé qui a été réabondé d'ailleurs en lo de finance 2023 et 2024 pour faire face aux difficultés des des sargas des collectes en mer par exemple 2 million d'euros de plus plus l'année dernière pour éviter que les sargas n'arrive sur le territoire entier euh les mises au normes des capteurs de gaz en 2023 ça coûte quand même plusun million à chaque fois par an le soutien complémentaire à la pose de barrage et au zones de stockage parce qu'il faut à la fois mettre des barrages pour éviter que s gas arrive quand vous passez en avion en hélicoptère C on voit bien d'ailleurs les les différences et puis en même temps il faut les stocker avec déjà descositions donc pour l'instant notre sujet il n'est pas réponse c'est pas la catenat euh c'est l'aide budgétaire classique en lien avec les collectivités et aussi les entreprises qui sont concernées par ces échouements ont pu bénéficier de dette fiscale et sociale par les URSAF et par la DG FIP mais encore une fois c'est pas un sujet un sujet catnat donc est-ce qu'il faut rentrer d'ailleurs dans le nouveau régime des catnat des risques comme ceuxl en étant peut-être un peu plus prospectifant que le sujet n'est pas le lien direct entre l'intempérie et le drame mais la conséquence de l'intempérie qui amène le drame donc là en l'occurrence la décomposition des sargas on je suis pas seul à décider puisque c'est essentiellement un sujet de sous et un sujet de constat écologique et souvent le l'apanage du ministère de l'Économie et minère transition écologique en tout cas nous il faut qu'on soit plus plus plus clair pour caractériser les phénomènes qui permettent aujourd'hui de répondre à l'état de catastrophe naturelle sinon les Français comprennent pas pourquoi on déclenche pas catastrhe naturelle et quand on le déclenche pourquoi on n'est pas éligible ça cré c'est frustration d'ailleurs la problématique pourra être c'est pour ça que l'outreemire est toujours intéress dans ce sens qu'elle aide aussi le travail évidemment hexagonal des algues vertes en Bretagne qui connait à peu près à peu près le même le même cheminement donc voilà nous on est prêt à étudier C ces modalités nouvelles des catenates en France en général et donc aussi en en particulier et notamment sur la question des des sargas merci beaucoup il y a un autre aspect c'est sur la les cyclones euh la catastrophe naturelle doit être non le ouis le euh déclare au-dessus des 120 kmh de tête et pour pouvoir y avoir accès euh il faut que le les vents dépassent les 180 km/h donc il y a je pe permettre monsieur le Président durant un certain temps c'est que c'est non seulement il y a la pointe et par ailleurs il doit y avoir un certain temps et la difficulté quand notamment à la Réunion c'est que c'est les pointes Météo France qui sont prises et il y a pas des pointes météo partout sur le territoire de La Réunion donc on se fit euh évidemment au point de Météo France mais des agriculteurs que j'ai rencontré m'ont dit mais attendez nous on sait qu'on a eu des points beaucoup plus haut d'ailleurs on a nos propres stations météo ils en ont parfois des pro météo mais mais c'est pas reconnu par de l'État donc il une frustration parce que non seulement il faut que ce soit qualifié comme un certain vent pendant un certain temps mais par ailleurs il faut qu'on ait les bons instruments de mesure comme il y a pas d'instruments de mesure partout sur toutes les montagnes dans tous les circles de la de la Réunion et que les les agriculteurs les entreprises mettent parfois leur propre station météo et qu'on le reconnaît pas ça crée de la fr tion parce que bah oui moi j'ai les services de l'État m'ont dit il y a sans doute des vents à plus de 200 km à l'heure sur les ses de la Réunion voilà on le pense mais on l'a pas mesuré et du coup ce que font les commissions pour répondre à votre interpellation c'est qu'ell regarde les stations météo météo en France et regarde pas les stations météo des des particuliers donc il faut qu'on y travaille aussi et qu'on simplifie sans doute aussi voilà delta est extrêmement important entre le le niveau qui conduit au déclenchement de la catastrophe et le le niveau où on peut avoir accès il est considérble on peut peut-être réduire ce délai je sais pas réfléchir en tout cas nous travaillons à la refonte du régime catnat et on est bien conscient qu'il y a un peu de frustration et parfois un peu de bon sens à mettre dans tout ça je constate qu'il n'y a plus des questions des collègues il me reste à vous remercier puison pile po puisqu'il est 16h le temps qui nous était imparti c'est du bon travail il ne me reste qu'à vous remercier de cette disponibilité et à travers vous vos équipes qui vous accompagnent et nous vous souhaitons une bonne continuation d'une journée que j'imagine que il ne fait que commencer elle ne fait pas que commencer mais elle n'est pas terminée AZ raison merci beaucoup au revoir Cécile
Gérald Darmanin